Les Nouvelles des Permaculteurs http://planet.permacultureweb.fr/ 2026-02-22T18:04:28Z Author Le sens de l'humus : Février 2026 au Sens de l’Humus https://senshumus.wordpress.com/2026/02/03/fevrier-2026-au-sens-de-lhumus/ 2026-02-03T11:04:21+00:00 giuliaherzenstein PermacultureDesign : Comment créer un potager dans un jardin-forêt ?     https://www.permaculturedesign.fr/potager-jardin-foret/ 2026-01-15T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Intégrer un véritable potager dans un jardin-forêt intrigue beaucoup de jardiniers.

Est-ce possible ? Est-ce productif ?

Comment gérer la lumière, les racines, les densités et les variétés ?

Dans cette vidéo tournée chez Franck Nathié, l’expert français du jardin-forêt, on découvre une méthode simple, réaliste et reproductible pour cultiver efficacement des légumes au cœur d’un système arboré.

Vous verrez comment organiser des haies potagères, quelles variétés choisir, comment densifier sans épuiser le sol, et pourquoi certaines associations fonctionnent mieux que d’autres.

Le tout, appuyé par plus de vingt-cinq années de recherche et d’observation de terrain.

Découvrez en vidéo les explications de Franck Nathié sur le potager dans un jardin-forêt 👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi intégrer un potager dans un jardin-forêt ?

L’intérêt des haies potagères

Plutôt que de disséminer des légumes annuels dans tout le jardin-forêt, Franck crée des « haies potagères ».

Ce sont des bandes dédiées où il concentre exclusivement les plantes à cycle court : tomates, salades, betteraves, radis, céleri, haricots…

Ce choix apporte plusieurs avantages :

  • simplicité de gestion ;
  • travail du sol facilité ;
  • circulation de la lumière optimisée ;
  • meilleure maîtrise des associations.

Soleil, clairières et gestion de la lumière

Les légumes annuels, particulièrement les solanacées (tomates, poivrons, aubergines), ont besoin de beaucoup de soleil.

Dans un jardin-forêt mature, ce n’est pas toujours évident.

La solution utilisée ici : créer une clairière, puis organiser les haies potagères dans cette zone lumineuse.

C’est un compromis idéal entre productivité et respect de la structure arborée.

Un système productif, même sur petites surfaces

Avec une bonne organisation des strates et un choix intelligent de variétés, la production peut être bluffante.

Ce type de disposition permet d’utiliser chaque mètre carré au maximum, tout en gardant un système vivant, esthétique et riche en biodiversité.

Récolte cucamelon dans un potager dans un jardin-forêt.

Les bases pour réussir un potager en jardin-forêt

Comprendre l’espace : clairière, haies et zones dédiées

Dans un jardin-forêt, tout ne peut pas être potager.

Franck choisit donc une zone dédiée, où rien ne vient gêner la circulation ou le travail du sol : pas de romarin, de thym ou de vivaces pérennes dans cette bande.

Résultat :

un espace clair, productif, facile à gérer, sans conflits racinaires.

Pourquoi privilégier des annuelles dans ces zones

Les vivaces possèdent des systèmes racinaires puissants et durables.

Les annuelles, à l’inverse, nécessitent de travailler légèrement le sol, d’amender, de repiquer, d’arroser régulièrement.

En les séparant, on évite :

  • la concurrence racinaire,
  • les blessures involontaires sur vivaces,
  • les pertes de rendement.

Respecter la morphologie de chaque plante

Une règle simple : laisser à chaque plante l’espace nécessaire pour s’exprimer.

Une betterave serrée produit une petite racine.

Une laitue écrasée ne donne jamais une belle pomme.

Les plantes grimpantes doivent disposer d’un support clair.

Cette logique structure toute l’organisation de Franck.

Salade potager jardin-forêt.

Ce travail d’observation et d’adaptation progressive reflète directement le principe « observer et interagir », essentiel lorsqu’on installe un potager au cœur d’un jardin-forêt.

Les principes basiques

Observer et interagir.

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Variétés utilisées par Franck : productives, rustiques et sans traitement

Tomates résistantes : Montfavet, De Berao

Franck cultive ses tomates sans traitement, même en extérieur.

Son secret : choisir des variétés rustiques, dont il sélectionne lui-même les graines chaque année. Une acclimatation progressive renforce encore leur résistance au mildiou.

Comment créer un potager dans un jardin-forêt ?    

Salades polyvalentes : focus sur la Radichetta

La Radichetta est une salade extraordinaire :

  • comestible même montée en graines,
  • presque sans amertume,
  • très productive (équivalente à 3 ou 4 laitues par plant),
  • résistante aux limaces,
  • se ressème facilement.

Un incontournable dans une haie potagère.

Légumes racines : betteraves, céleri, navets, céleri-rave…

Ces légumes occupent bien l’espace, remplissent les « trous » entre les cultures à croissance lente et améliorent considérablement la densité productive.

Lianes et plantes grimpantes : haricots, tomates, cucamelon

Les lianes valorisent la verticalité du système :

  • haricots vivaces ou annuels
  • cucamelon
  • variétés grimpantes de tomates…
Récolte de cucamelons dans une une main dans un jardin-forêt.

Concombres robustes : le concombre d’Arménie

Très résistant, il produit jusqu’aux gelées sans traitement.

Un choix idéal pour les zones en haies potagères.

 

Le choix de variétés adaptées et résilientes s’inscrit dans les principes de permaculture « Obtenir une récolte » et «Utiliser et valoriser la diversité », deux piliers d’un système productif et stable dans un jardin-forêt et jardin en permaculture.

Les principes basiques

Obtenir une récolte.

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Les principes basiques

Utiliser et valoriser la diversité

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Lier productivité et simplicité : mélanger strates, densités et cycles

Organiser lianes, couvre-sol et rotations rapides

Une même zone peut produire en continu si l’on planifie des cycles courts.

Pendant qu’une laitue s’installe, on peut semer radis ou roquette autour pour « boucher les trous ».

Gestion fine de la densité

Le principe : occuper l’espace, mais sans étouffement.

Des cultures trop serrées deviennent sensibles aux maladies.

Des cultures trop espacées laissent de la place aux adventices.

Pourquoi la rotation n’est pas toujours nécessaire

Chez Franck, certaines haies accueillent les mêmes légumes depuis sept ans.

Les associations, la diversité, le sol vivant et le choix des variétés rendent les rotations classiques presque inutiles dans ce contexte.

Légumes dans un potager dans un jardin-forêt.

La disposition intelligente de chaque plante selon ses besoins — lumière, espace, support — illustre parfaitement les 2 principes de permaculture suivant :

Les principes basiques

Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes.

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Les principes philosophiques

Intégrer plutôt que séparer.

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Le retour d’expérience : 7 ans de potager en haies

  • Rendement stable d’année en année
  • Très peu de maladies
  • Aucun traitement
  • Un système qui s’équilibre progressivement grâce à la biodiversité

Un excellent exemple de réussite du modèle « jardin-forêt + potager ».

Ces résultats démontrent aussi le principe de permaculture « Un élément remplit plusieurs fonctions » : l’arbre support joue ici un rôle structurel, microclimatique et productif.

Les principes basiques

Un élément remplit plusieurs fonctions.

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L’importance d’expérimenter (et d’accepter de rater)

Dépasser la culture de l’échec

En France, l’échec est mal perçu.

Mais en permaculture : tester = apprendre.

Cette démarche expérimentale, faite de tests et d’ajustements, incarne pleinement « Accepter les feedbacks et réagir de manière créative », un principe fondamental de la permaculture.

Les principes philosophiques

Accepter les feedbacks, les limites et réagir de manière créative.

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Franck Nathié dans un potager dans un jardin-forêt.

Tester variétés, densités, expositions

Chaque région, chaque climat, chaque sol réagit différemment.

Impossible de réussir sans essais réguliers.

Produire ses plants pour expérimenter sans risque

Faire ses semis, multiplier ses plants, bouturer : cela réduit le coût des tests et encourage la découverte.

Un principe simple et vrai, qui résume parfaitement la philosophie de Franck.

Qui ne se plante jamais n’a aucune chance de pousser !

Aller plus loin : créer votre propre micro jardin-forêt productif

Si vous souhaitez reproduire cette approche, mais avec une méthode complète, structurée et adaptée aux petites surfaces, nous avons développé une formation avec Franck Nathié.

Elle vous aidera à :

  • comprendre les strates,
  • choisir les variétés adéquates,
  • organiser l’espace,
  • éviter les erreurs de débutant,
  • créer un système productif, même sur très petite surface.

👉 Découvrir la formation « Le micro jardin-forêt productif »

Multiplication – Taille & ressources variétales

Multiplication – Taille & ressources variétales

Franck Nathié

La Forêt nourricière – 2022.
28 €

La Forêt Nourricière Librairie permaculturelle

Conclusion

Associer potager et jardin-forêt est non seulement possible, mais extrêmement productif lorsqu’on respecte la lumière, les racines, l’espace et les variétés.

C’est une approche qui récompense la patience, l’observation et l’expérimentation.

À vous de tester, de rater un peu… puis de récolter beaucoup ! 🌱

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Le sens de l'humus : Janvier 2026 au Sens de l’Humus https://senshumus.wordpress.com/2026/01/13/janvier-2026-au-sens-de-lhumus/ 2026-01-13T11:03:56+00:00 giuliaherzenstein Le sens de l'humus : Le Sens de l’Humus recrute un.e Chargé.e d’insertion socioprofessionnelle https://senshumus.wordpress.com/2025/12/19/le-sens-de-lhumus-recrute-un-e-charge-e-dinsertion-socioprofessionnelle/ 2025-12-19T07:37:54+00:00 giuliaherzenstein PermacultureDesign : Installer une ruche dans son jardin : bonne idée ou fausse bonne idée ? https://www.permaculturedesign.fr/ruche-dans-son-jardin/ 2025-12-18T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Beaucoup de jardiniers rêvent d’avoir une ruche chez eux.

C’est beau, symbolique, on imagine le miel maison… et l’idée de « sauver les abeilles » revient partout.

Mais une ruche, c’est aussi environ 40 000 abeilles qui arrivent d’un coup dans un écosystème parfois fragile.

Alors… est-ce vraiment une bonne idée ?

Ou une fausse bonne idée qui pourrait nuire aux autres pollinisateurs de votre jardin ?

Dans cet article, nous faisons le point avec Thierry Masson, spécialiste de l’apiculture naturelle, et deux familles qui ont installé une ruche chez elles.

Vous aurez ainsi une vision claire pour décider en conscience.

Découvrez cet article en vidéo
👇👇👇

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Une envie esthétique, symbolique… ou écologique

Pour beaucoup, la ruche représente un geste pour la nature.

C’est aussi un objet rassurant : on imagine les abeilles comme des alliées, utiles et douces.

Les idées reçues à dépasser

  • « Avoir une ruche, ça aide forcément les abeilles. »
  • « Ça améliore la pollinisation partout. »
  • « C’est simple à gérer. »

Dans la réalité, ces affirmations ne sont vraies qu’à certaines conditions.

Les bonnes questions à se poser

  • Mon jardin peut-il vraiment nourrir une colonie ?
  • Y a-t-il déjà des ruches près de chez moi ?
  • Suis-je prêt à observer, apprendre, m’adapter ?
Ruche dans un jardin en permaculture.

Les principes de permaculture utiles pour décider d’installer une ruche

Observer et interagir

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Avant d’installer une ruche, il est essentiel d’observer son lieu : diversité florale, pollinisateurs présents, ressources disponibles, continuité des floraisons, dynamique générale du vivant.

Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables & biologiques

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Les abeilles — domestiques et sauvages — fournissent un service essentiel : la pollinisation. L’objectif n’est pas d’ajouter artificiellement plus d’abeilles, mais de soutenir un écosystème équilibré.

Utiliser et valoriser la diversité

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La diversité végétale et structurelle du jardin conditionne l’équilibre : arbres, arbustes, herbacées, haies, friches, zones humides… Plus la diversité est forte, plus la ruche trouve sa place sans pression sur les autres espèces.

Utiliser et valoriser l’effet de bordure.

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Lisières, haies, zones non tondues et micro-habitats sont des espaces extrêmement riches en pollinisateurs. Ils améliorent la disponibilité des ressources tout au long de la saison.

Les principes philosophiques

Intégrer plutôt que séparer.

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Une ruche n’est pas un objet isolé. Elle doit s’intégrer dans un système complet : floraisons étalées, refuges pour pollinisateurs sauvages, zones de friche, points d’eau, diversité d’essences.

Le problème est la solution.

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Manque de pollinisateurs ? Le réflexe n’est pas d’ajouter une ruche, mais de refleurir, laisser des zones sauvages, planter des espèces endémiques et restaurer les habitats.

Travailler avec la nature et non contre elle.

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Privilégier des abeilles locales, éviter la surdensité, respecter le rythme naturel des colonies : l’apiculture naturelle s’aligne avec les dynamiques du vivant.

Les bénéfices réels d’une ruche au jardin

Pollinisation et production de fruits

Une colonie active peut booster la fructification, surtout dans un jardin déjà riche en plantes mellifères.

Dynamique du vivant : énergie et présence

Les abeilles apportent une énergie unique au lieu.

Observer leur activité crée un lien fort avec le vivant.

Un outil pédagogique pour toute la famille

Une ruche, c’est un formidable support d’apprentissage pour petits et grands.

Témoignage n° 1 : diversité végétale et impact positif

Dans un terrain de 20 ha pensé en permaculture, la ruche cohabite parfaitement avec d’autres pollinisateurs : floraisons étalées, diversité d’arbres, habitats multiples…

Bourdon qui butine une fleur dans un jardin en permaculture.

Les limites qu’on oublie (et qui changent tout)

Une ruche = 40 000 abeilles

C’est un apport massif. Sans ressources suffisantes, cela met en difficulté les pollinisateurs sauvages.

Le risque de sur concurrence

Une trop forte densité de ruches entraîne une compétition directe pour les ressources.

Les dérives de la transhumance

Ramener 40–50 ruches pour la miellée crée une pression énorme sur l’écosystème local.

Témoignage n° 2 : cohabitation, émotions et équilibre

Une famille raconte comment la ruche a trouvé sa place grâce à un jardin riche en diversité, sans conflit entre insectes.

Réchauffement climatique : un contexte qui complique l’équilibre

Des floraisons qui se compactent

La saison de butinage est plus courte, avec des floraisons plus rapprochées.

Sorties précoces → manque de nourriture

Les abeilles sortent plus tôt, mais les fleurs ne sont pas encore là.

Réserves en baisse

Moins de butinage, plus de consommation : les colonies sont fragilisées.

Ce que dit un spécialiste de l’apiculture naturelle

Le bon nombre de ruches

Pour Thierry :

  • chez un particulier : 3 à 5 ruches max
  • chez un professionnel : 20 ruches max en sédentaire, avec refloraison active

Quels types d’abeilles privilégier ?

L’abeille locale, croisée naturellement, reste la meilleure option.

Ne pas opposer abeilles domestiques et pollinisateurs sauvages

Les deux cohabitent si l’environnement est équilibré.

Le rôle essentiel des plantes locales

Plus les floraisons sont variées, étalées et adaptées au climat, plus l’écosystème est résilient

Ruches dans un jardin en permaculture.

Comment savoir si votre jardin peut accueillir une ruche ?

Ce qui compte réellement

Pas la taille du jardin, mais sa richesse : haies, zones humides, friches, arbres, fleurs…

Présence d’autres ruches dans le voisinage

La pression s’accumule.

Capacité florale

Le jardin offre-t-il du nectar et du pollen de mars à juillet ?

Le test simple

Observer les pollinisateurs sauvages déjà présents : bourdons, papillons, abeilles solitaires.

Abeille charpentière qui butine une fleur dans un jardin en permaculture.

Que faire si votre lieu n’est pas prêt ?

Planter pour étaler les floraisons

Prunellier, pissenlit, amélanchier, saule, noisetier, châtaignier…

Créer des habitats pour pollinisateurs sauvages

Souches, hautes herbes, bois morts, zones non tondues.

Repenser la gestion du jardin

Moins de contrôle, plus de vie.

Alternatives à la ruche

Bandes fleuries, hôtels à insectes, micro-habitats.

Plantes mellifères pour accueillir une ruche dans un jardin en permaculture.

Si vous installez une ruche : les bonnes pratiques essentielles

Bien placer la ruche

À l’abri du vent, hors du passage, exposition douce.

Observer plutôt qu’intervenir

Approche respectueuse et centrée sur le vivant.

Rester modéré

Une ou deux ruches suffisent largement.

Se former

Indispensable pour ne pas fragiliser le système.

Ruche tronc dans un jardin en permaculture.

Conclusion : la ruche peut être une bonne idée… à certaines conditions

Installer une ruche n’est ni une évidence ni une erreur.

C’est un geste puissant — à condition d’être préparééclairé, et d’avoir un jardin qui peut réellement soutenir une colonie.

Si l’équilibre est là, l’expérience peut être magnifique.

Avant tout : pourquoi veut-on une ruche ?

Abeille qui butine une fleur dans un jardin en permaculture.

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

Retrouvez Thierry Masson sur son site web :
https://lesbutineursdubonheur.com

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PermacultureDesign : Comment associer vivaces et annuelles en jardin-forêt https://www.permaculturedesign.fr/comment-associer-vivaces-annuelles-jardin-foret/ 2025-12-04T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Associer des plantes vivaces et des plantes annuelles dans un jardin-forêt fait rêver beaucoup de jardiniers.

Mais dans la pratique, ce mélange peut vite devenir complexe : concurrence racinaire, densité excessive, besoins alimentaires différents, récoltes qui abîment les racines…

Pourtant, bien pensé, ce mariage offre une productivité remarquable, même sur une très petite surface.

Dans cet article, nous allons voir pourquoi c’est parfois compliqué, les principes clés pour réussir, puis un exemple concret chez Franck Nathié où une simple association sous un poirier a permis d’obtenir plus de 50 kg de fruits et légumes sur environ 2 m².

Découvrez en vidéo les associations vivaces et annuelles en jardin-forêt
👇👇👇

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Pourquoi mélanger vivaces et annuelles peut être compliqué

Les différences fondamentales entre vivaces et annuelles

  • Vivaces : plantes installées pour plusieurs années, parfois des décennies. Elles développent un système racinaire puissant et stable.
  • Annuelles : plantes qui effectuent leur cycle complet en une seule année (voire quelques semaines dans certains biotopes).

Ces dynamiques opposées créent parfois des tensions : les vivaces n’apprécient pas toujours que l’on perturbe leurs racines, spécialement pour les récoltes de tubercules.

Des besoins et comportements très différents

  • Les annuelles demandent un sol travaillé, amendé, riche et souvent irrigué.
  • Les vivaces préfèrent généralement une fertilité plus douce, sans perturbations fréquentes du sol.

Le risque de concurrence racinaire

Lorsque l’on mélange ces plantes sans préparation, les annuelles puisent dans la même zone superficielle que les vivaces. Résultat :

  • concurrence pour les nutriments,
  • croissance ralentie,
  • récoltes difficiles,
  • vivaces abîmées involontairement.
Associations de plantes vivaces et annuelles en jardin-forêt.

Les principes essentiels pour réussir vos associations

1. Connaître la morphologie adulte des plantes

Une erreur courante consiste à planter trop serré. Connaître l’envergure adulte évite la densification excessive et les zones d’ombre non désirées.

2. Comprendre les zones racinaires

Les plantes n’occupent pas le sol de la même manière.

Pour éviter les conflits, il faut :

  • identifier les racines latérales de votre arbre ou arbuste,
  • réserver une zone de 25 à 30 cm de profondeur pour vos annuelles,
  • empêcher les vivaces de coloniser cet espace réservé.

3. Séparer le potager (annuelles) des massifs vivaces

Pour la productivité, il reste conseillé d’avoir :

  • une zone dédiée aux légumes annuels,
  • une zone jardin-forêt vivace,
  • quelques annuelles « pour boucher les trous » dans les vivaces, mais pas pour le gros de la production.

4. Intégrer quelques annuelles dans un massif vivace

Franck Nathié l’explique clairement :

on peut ajouter quelques tomates ou cyclanthères dans un massif de vivaces, mais ce n’est pas une zone de forte production.

L’objectif est plutôt d’optimiser l’espace et la lumière résiduelle.

5. Gérer la fertilité et l’eau

  • paillage abondant,
  • broyat,
  • apport organique seulement dans la zone des annuelles,
  • arrosage concentré sur la zone réservée.

Tout ce que les annuelles n’absorbent pas profite aux vivaces enracinées plus profondément.

Franck Nathié sous un poirier dans un jardin forêt.

Exemple réel : l’association sous un poirier (50 kg sur 2 m²)

Le contexte : un poirier comme structure principale

Le poirier sert ici :

  • de support aux plantes grimpantes,
  • de structure pour organiser les strates,
  • de puits racinaire profond qui récupère l’eau non utilisée par les annuelles.

Les strates utilisées

  • Arbre support : poirier
  • Lianes : cyclanthère géant, haricot vivace
  • Couvre-sol : poire de terre, ocas du Pérou, crosnes du Japon
  • Annuelles/bisannuelles : tomates, blettes (souvent en semis spontané), cyclanthère

Cette superposition permet une optimisation maximale de la lumière et de l’espace.

Comment éviter la concurrence racinaire

Franck a creusé en périphérie du poirier pour :

  • repérer les racines latérales,
  • les couper proprement,
  • réserver une zone de 25–30 cm sans racines d’arbre,
  • créer un espace strictement dédié aux annuelles.

Cette étape est déterminante : sans cela, la concurrence planterait l’association.

Le résultat : plus de 50 kg récoltés

Sur environ 2 m², en cumulant :

  • poires,
  • tomates,
  • cyclanthères,
  • ocas,
  • crônes,
  • poire de terre,
  • fruits grimpants et légumes divers,

Franck a obtenu un rendement d’environ 25 kg/m²,

soit 2,5 fois plus que certaines productions intensives conventionnelles (betteraves, blé, pommes industrielles…).

La clé :

strates superposées + eau optimisée + concurrence racinaire éliminée.

Associations de plantes vivaces et annuelles en jardin-forêt.

Comment reproduire cette approche chez vous

1. Choisir un arbre support adapté

Poirier, pommier, prunier, pêcher : choisissez un arbre à développement modéré.

2. Organiser les strates autour de lui

  • liane,
  • couvre-sol,
  • quelques annuelles stratégiques,
  • zones réservées.

3. Créer une zone racinaire pour les annuelles

Trouvez une zone de 1 à 2 m² autour du tronc, dégagez les racines superficielles, et créez une zone « potager productif » intégrée dans votre jardin-forêt.

4. Sélectionner des plantes compatibles

Plantes grimpantes + couvre-sol + tubercules peu invasifs = excellente base.

5. Gérer l’eau intelligemment

L’arrosage des annuelles profite aussi à l’arbre, qui va récupérer l’excès.

C’est l’un des grands avantages des jardins-forêt.

Associations de plantes vivaces et annuelles en jardin-forêt.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Mettre une plante racinaire au pied d’une vivace sensible

Exemple :

Pomme de terre sous une plante vivace → récolte = racines détruites.

Oublier où sont les vivaces

Sans étiquetage, on abîme immanquablement une racine en repiquant une annuelle.

Planter trop serré

La densité excessive = concurrence + maladies + stress hydrique.

Ne pas tenir compte des variétés

Certaines plantes, mal sélectionnées, ne sont pas adaptées à votre climat ou à votre sol.

Tester, observer… et accepter de rater

Même avec une méthode solide :

  • certaines plantes ne prendront pas,
  • certaines années seront meilleures que d’autres,
  • le climat influencera toujours le résultat.

Comme le dit Franck : « rater jovialement ».

C’est le cœur même de la permaculture.

Associations de plantes vivaces et annuelles en jardin-forêt.

Aller plus loin : créer un micro jardin-forêt productif

Si vous souhaitez aller plus loin, structurer votre projet et apprendre une méthode complète et reproductible, nous avons conçu avec Franck la formation :

👉 « Le micro jardin-forêt productif »

Une approche claire, reproductible et adaptée aux petites surfaces.

Elle vous guide de A à Z pour installer des associations déjà conçues pour vous, et vous permet d’éviter :

  • à devoir choisir les plantes,
  • organiser les strates,
  • les erreurs de débutant.

Découvrez également les meilleures variétés avec ce livre de référence écrit par Franck Nathié.

Livre Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Franck Nathié

La Forêt nourricière – 2025.
29,9 €

La Forêt Nourricière

Conclusion

Associer vivaces et annuelles dans un jardin-forêt n’est pas seulement possible : c’est un formidable levier de productivité et de résilience.

En comprenant la morphologie des plantes, en préparant le sol intelligemment et en observant année après année, vous pouvez créer une petite oasis productive digne des meilleurs exemples de terrain.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous trouverez notre formation avec Franck une méthode complète pour réussir votre propre micro jardin-forêt.

Bonne expérimentation… et belles récoltes ! 🌱

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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PermacultureDesign : Les 5 clés pour associer vos plantes en jardin-forêt https://www.permaculturedesign.fr/association-plantes-jardin-foret/ 2025-11-27T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Créer un jardin-forêt, c’est composer un système vivant où chaque plante trouve naturellement sa place.

Dans la vidéo, Franck Nathié partage 5 principes fondamentaux observés au fil de 25 années de pratique.

Cet article les reprend fidèlement, afin d’éclairer toutes celles et ceux qui souhaitent concevoir des associations de plantes cohérentes et durables dans leurs jardins-forêts.

Découvrez les 5 clés pour associer les plantes dans un jardin-forêt
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Associer les plantes en jardin-forêt : une clé du design vivant

L’expression « association de plantes » revient souvent dans le monde du jardinage, mais Franck rappelle que dans un jardin-forêt, ces associations sont bien plus profondes que de simples couples « amis/ennemis ».

Elles reposent sur des relations réelles, naturelles, entre les plantes : formes, signaux chimiques, organisation sociale et compatibilités.

Ces termes — association de plantes et jardin-forêt — reflètent directement les notions que Franck décrit lorsqu’il explique le fonctionnement d’un système forestier.

Comprendre ces interactions permet d’abandonner la logique des listes toutes faites et de se baser sur des principes observables, ancrés dans le vivant afin de créer un jardin-forêt réellement productif, capable de sortir de 10 à 25 kg/m² cultivés comme dans la formation que nous avons créé ensemble : « Le micro jardin-forêt productif ».

Clé N°01. Respecter la morphologie des plantes

Avant toute association de plantes, Franck rappelle l’essentiel : une plante possède une morphologie qui conditionne tout.

Racines, feuillage, port, architecture… ces caractéristiques déterminent ce que la plante peut supporter et comment elle interagit avec ses voisines, d’ailleurs cette logique valable pour le jardin-forêt l’est également pour le potager en Permaculture.

Respecter cette morphologie permet :

  • d’éviter la concurrence directe,
  • de placer les plantes aux bons endroits,
  • d’assurer leur capacité à croître et à se régénérer,
  • de laisser chacune « exprimer » son potentiel.

Dans un jardin-forêt, négliger la morphologie conduit à des plantes étouffées, stressées ou improductives.

À l’inverse, une plantation qui respecte ces formes crée immédiatement de l’harmonie et favorise la production élévée de fruits et légumes.

Associations de plantes dans un jardin-forêt.

 

Clé N°02. Le partenariat alimentaire : comment les plantes accèdent à la nourriture

Le deuxième principe indispensable pour associer les plantes dans une forêt-jardin, concerne ce que Franck appelle le partenariat alimentaire.

Il ne s’agit pas de nutriments échangés volontairement, mais de la manière dont certaines plantes permettent à d’autres d’accéder plus facilement à la nourriture disponible.

Ce principe repose sur :

  • l’architecture des racines,
  • la manière dont les plantes explorent le sol,
  • la complémentarité des systèmes racinaires.

Deux plantes qui occupent exactement la même « niche alimentaire » risquent de se concurrencer.

Deux plantes aux besoins et aux enracinements différents peuvent au contraire se soutenir.

Associations de plantes dans un jardin-forêt.

Clé N°03. Le partenariat chimique : interactions invisibles mais déterminantes

Franck présente le troisième partenariat pour réussier ses associations de plantes de son jardin-forêt : le partenariat chimique.

Il explique que les plantes émettent des substances qui influencent leurs voisines.

Ces émissions peuvent :

  • stimuler la croissance d’une autre plante,
  • freiner son développement,
  • ou même empêcher son installation.

Franck insiste sur un point essentiel : ces phénomènes sont réels, observables sur le terrain, et permettent de comprendre pourquoi deux plantes placées côte à côte ne réagissent pas de la même manière selon leur voisinage.

Ce partenariat chimique rappelle qu’en plus de la lumière, de l’eau ou du sol, les plantes interagissent aussi par des signaux invisibles, qui influencent directement leur capacité à pousser ensemble

Associations de plantes dans un jardin-forêt.

Clé N°04. Le partenariat sociologique : la façon dont les plantes « vivent ensemble »

Le quatrième partenariat est décrit par Franck comme une relation liée à tout ce qui gravite autour des plantes dans le vivant.

Il parle de chaîne trophique, d’insectes, d’auxiliaires et de prédateurs qui interagissent autour des végétaux.

Il montre que chaque plante, par sa simple présence, peut :

  • attirer certains insectes,
  • favoriser la venue de prédateurs utiles,
  • soutenir un cortège d’organismes bénéfiques,
  • ou au contraire, attirer des nuisibles qui déséquilibrent l’ensemble.

Ce partenariat relève donc du rôle qu’une plante joue dans la dynamique globale du petit écosystème.

Certaines plantes participent à installer un équilibre naturel, d’autres peuvent, si elles sont mal placées, créer des perturbations.

Comprendre ce principe permet d’associer les plantes de manière à renforcer l’équilibre vivant autour d’elles : attirer les bons auxiliaires, limiter les ravageurs et favoriser une régulation naturelle du jardin-forêt.

Doryphore dans un jardin-forêt.

Clé N°05. Le partenariat sexuel : pollinisation et compatibilités

Enfin, Franck aborde un principe maleureusement souvent méconnu par les débutants des jardin-forêt : la compatibilité sexuelle.

Certaines espèces ont besoin :

  • d’un individu mâle et d’un individu femelle,
  • ou de deux variétés compatibles pour assurer la pollinisation.

Il cite l’exemple du kiwi :

  • planter deux mâles → aucun fruit,
  • planter deux variétés incompatibles → aucun fruit.

Sans respect de ce partenariat, la production est compromise, même si les plantes semblent vigoureuses.

Associations de plantes dans un jardin-forêt.

Vers un jardin-forêt cohérent et productif

Ces cinq principes — morphologie, alimentation, chimie, sociologie, sexualité — permettent de comprendre pourquoi certaines associations de plantes fonctionnent et d’autres non, au-delà des listes toutes faites d’« amis/ennemis » que l’on voit souvent dans les livres.

Ils constituent une base solide pour concevoir un jardin-forêt où :

  • les plantes expriment leur nature,
  • les interactions sont harmonieuses,
  • le système gagne en autonomie,
  • la productivité découle de la cohérence du design.

Pour aller plus loin dans la mise en pratique, Franck propose un cadre complet d’accompagnement dédié au micro-jardin forêt productif, fondé sur les mêmes principes observés sur le terrain.

Aller plus loin sur le jardin-forêt

Découvrez notre formation créée avec Franck et installez chez vous, même sur petite surface, un micro jardin-forêt productif.

Découvrez également les meilleures variétés avec ce livre de référence écrit par Franck Nathié.

Livre Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Franck Nathié

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La Forêt Nourricière

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

 

 

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PermacultureDesign : Créer une mare naturelle : la clé d’un jardin vivant https://www.permaculturedesign.fr/creer-une-mare-naturelle-jardin-vivant/ 2025-10-23T13:30:00+00:00 PermacultureDesign La mare naturelle est un pilier du jardin vivant.

Bien plus qu’un simple point d’eau, elle devient un écosystème complet où la biodiversité s’épanouit, tout en régulant le climat et en favorisant l’autonomie du jardinier.

Découvrez comment créer une mare naturelle facilement, étape par étape.

Découvrez en vidéo
pourquoi ne pas avoir de mare dans votre jardin, est une erreur
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Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi installer une mare naturelle dans son jardin ?

La mare naturelle n’est pas un simple élément de décoration : c’est un véritable moteur de vie.

Dans un jardin, elle attire les insectes pollinisateurs, les batraciens et les oiseaux, tous essentiels à l’équilibre de l’écosystème.

Une mare favorise aussi l’apparition d’une microfaune invisible qui participe à la fertilité du sol et à la décomposition naturelle de la matière organique.

Créez une niche écologique et quelqu’un viendra l’habiter !

— Bill Mollison

C’est un espace qui évolue au fil des saisons, offrant un spectacle permanent et une connexion unique avec la nature.

Mais au-delà de la beauté, la mare rend de nombreux services : elle stocke l’eau de pluie, régule les excès d’humidité, et crée un point d’observation privilégié pour comprendre les cycles naturels.

Les principes basiques

Un élément remplit plusieurs fonctions.

www.permaculturedesign.fr

En permaculture, l’eau est considérée comme un élément structurant du paysage : elle soutient la productivité, la résilience et la fraîcheur du lieu.

Aucune autre installation ne concentre autant de bénéfices dans un si petit espace.

Oiseau dans une mare naturelle.

Les bénéfices écologiques et climatiques d’une mare

Créer et installer une mare, c’est contribuer activement à la restauration du vivant.

En période de canicule, elle joue le rôle de régulateur thermique, apportant fraîcheur et humidité aux plantes environnantes.

En hiver, elle conserve la chaleur et devient un refuge pour la faune.

Chaque espèce qui s’y installe participe à un équilibre global : les libellules régulent les moustiques, les grenouilles consomment les limaces, les oiseaux s’abreuvent et contrôlent les ravageurs.

Une mare bien conçue réduit aussi les besoins en arrosage du potager : l’humidité ambiante profite aux cultures proches et favorise des microclimats propices à la diversité végétale.

Ce petit écosystème devient ainsi un maillon fort de la transition écologique du jardin.

Libellule dans une mare naturelle.

 

Les clés d’un bon design de mare en permaculture

Paliers mare naturelle.

Avant de se lancer, il faut penser design.

Une mare en permaculture n’est jamais laissée au hasard.

Sa forme doit s’intégrer naturellement dans le terrain et profiter des flux d’eau existants.

Idéalement, on la place dans la partie la plus basse du jardin, où convergent les eaux de ruissellement.

La conception prend en compte la profondeur, la pente des berges, la diversité des zones d’ombre et de lumière, et le choix des plantes aquatiques.

Privilégiez les matériaux naturels : argile, pierres locales, bois bruts. Variez les niveaux d’eau pour créer des niches écologiques adaptées à chaque espèce.

Enfin, pensez aux usages :

  • stockage pour l’irrigation gravitaire
  • zone d’observation
  • baignade des oiseaux
  • culture de plantes comestibles comme le cresson ou la menthe aquatique

En design, une mare est unique : elle doit répondre à vos besoins tout en restant autonome.

Erreurs courantes à éviter

La plus fréquente ? Vouloir aller trop vite.

Beaucoup creusent sans plan ni réflexion sur les écoulements naturels.

D’autres utilisent des bâches inadaptées ou des matériaux polluants.

Une mare réussie repose sur la compréhension du sol, des microclimats et du fonctionnement de l’eau.

Autres erreurs : un emplacement trop ombragé, une profondeur uniforme, ou l’absence de zones de vie (plantes, abris, racines).

Ces choix réduisent la biodiversité et peuvent transformer la mare en simple cuvette d’eau stagnante.

Enfin, ne craignez pas la faune !

Les grenouilles, tritons et insectes ne sont pas des nuisibles, mais vos alliés.

Laisser la nature faire son œuvre, c’est la clé d’un équilibre durable.

Une mare vivante se régule naturellement sans produits chimiques ni filtration artificielle.

Créer une mare naturelle.

Aller plus loin : formation « Créer une mare naturelle de A à Z »

Conseils pour créer une mare naturelle.

Vous souhaitez franchir le pas ?

Notre formation en ligne « Créer une mare naturelle de A à Z » vous accompagne dans chaque étape : de la conception à la réalisation, en passant par le choix des plantes et la gestion de l’eau.

Vous y apprendrez à concevoir une mare résiliente, adaptée à votre sol et à votre climat, et à comprendre les dynamiques écologiques qui la rendent autonome.

Des exemples concrets, des vidéos pédagogiques et des retours d’expérience vous guideront pour éviter les erreurs classiques et réussir votre projet.

Que vous ayez un petit jardin urbain ou un grand terrain rural, cette formation vous donnera toutes les clés pour faire de votre mare un véritable joyau vivant.

Un vrai plongeon dans le design écologique appliqué à l’eau !

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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PermacultureDesign : Jardin en permaculture : comment réussir sur sol sableux ? https://www.permaculturedesign.fr/jardin-permaculture-sol-sableux/ 2025-10-16T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Faire un jardin en permaculture avec un sol sableux, c’est souvent la bête noire du jardinier.

L’eau y file à toute vitesse, la terre est pauvre, et les cultures peinent à s’y installer.
Pourtant, bien conçu et bien géré, ce type de sol peut devenir un vrai atout : léger, réactif, rapide à réchauffer, il se prête parfaitement à la démarche permaculturelle.

Voici comment transformer un terrain sableux en écosystème vivant et nourricier !

Découvrez en vidéo notre design et nos conseils
👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Comprendre les limites et les atouts d’un sol sableux

Un sol sableux est principalement constitué de grosses particules minérales.
Ce qui en fait un sol très drainant, facile à réchauffer, mais vite appauvri.
À la main, on le reconnait immédiatement : il glisse entre les doigts et est impossible à modeler — en bref, il a une très faible cohésion.
Si vous voulez en savoir plus sur la texture du sol chez vous, nous vous recommandons ces tests simples :

Fiche tester la texture de son sol

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Cette fiche pratique vous attend en téléchargement immédiat !
Rejoignez gratuitement L’Atelier pour la récupérer, explorer nos autres ressources offertes et poser vos questions à une communauté de passionnés.

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Les principales contraintes

  • Faible rétention d’eau : l’eau s’infiltre vite, le sol s’assèche dès que le vent souffle ou que le soleil pointe son nez.
  • Pauvreté nutritive : les minéraux et l’humus sont continuellement lessivés.
  • Structure instable : les racines s’y ancrent mal et la vie biologique peine à se développer.
Sol sableux

Des atouts à valoriser

  • Légèreté et aération : parfait pour les légumes racines et cultures à enracinement profond (carottes, topinambours, panais).
  • Sol réactif : il se réchauffe rapidement au printemps, ce qui favorise un démarrage tôt dans l’année de votre potager.
  • Travail souple : il se façonne facilement, même sans outils lourds.

Le défi n’est pas de “corriger” le sol, mais d’apprendre à travailler avec sa nature, en enrichissant progressivement sa résilience.

Le problème est la solution.

www.permaculturedesign.fr

Créer et retenir la fertilité

La clé sur sable : la matière organique. Ce sol doit être nourri en continu, jamais laissé nu.

  • Paillage permanent : plus qu’une couverture, c’est un bouclier vital. Utilisez paille, tonte, broyat, feuilles mortes… En 5 à 10 cm d’épaisseur, et renouvelez à mesure qu’il se décompose.
  • Compost de surface : les déchets ménagers et matières brunes (cartons, feuilles) stimulent les micro-organismes sans bêcher ni retourner.
  • Plantes bio-accumulatrices : consoude, ortie, luzerne, mais aussi phacélie ou sarrasin — elles enrichissent le sol et améliorent la structure.

Astuce pro : l’ajout de biochar (charbon végétal microporeux) permet de retenir durablement eau et nutriments dans les sables légers.

L’objectif à moyen terme : créer un horizon humifère — ce terreau sombre et vivant où eau et vie se maintiennent naturellement.

Fleur de consoude dans un jardin en permaculture

Gérer l’eau intelligemment

L’eau, sur sol sableux, est le nerf de la guerre : il faut la freiner, la stocker, la valoriser.

  • Mares naturelles : véritables atouts, elles stabilisent le microclimat (température et humidité) et attirent la faune. Une étanchéité adaptée est immanquablement nécessaire, souvent à l’aide d’une bâche EPDM dans le sable (mais pas d’inquiétude, c’est un chantier accessible à tout le monde avec les bons conseils).
  • Baissières et rigoles douces : creusées sur courbes de niveau, elles ralentissent le ruissèlement et infiltrent l’eau sans érosion.
  • Végétalisation stratégique : arbres, haies et strates végétales créent ombrage et brise-vent, limitant l’évaporation.

Conseil design : chaque goutte qui quitte le site est une ressource perdue. Orientez toujours votre aménagement pour ralentir, stocker et infiltrer l’eau.

Mare naturelle dans un jardin en permaculture

Favoriser la biodiversité utile

Un sol sableux retrouve sa fertilité en recréant un réseau de vie.

  • Haies comestibles et brise-vent : arbustes à fruits, plantes mellifères et espèces fixatrices d’azote stabilisent la structure tout en offrant nourriture et abri.
  • Verger naturel stratifié : associez arbres, arbustes, vivaces, lianes et couvre-sols pour occuper tous les étages et espaces du sol.
  • Zones refuges : tas de bois, herbes hautes, abris pour amphibiens et insectes.

Astuce terrain : les premiers auxiliaires arrivent toujours par les zones « non entretenues ». Laissez des marges en friche pour que la vie colonise d’elle-même.

Couleuvre dans une niche écologique

Créez une niche écologique et quelqu’un viendra l’habiter !

— Bill Mollison

Adapter les plantations au lieu

La palette végétale est essentielle. Miser sur la résilience, la tolérance à la sècheresse et la diversité fonctionnelle.

  • Arbres et arbustes : amandier, figuier, pistachier, grenadier, olivier — adaptés au drainage rapide. Ce ne sont que des exemples parmi d’autres, raisonnez toujours suivant votre zone climatique.
  • Aromatiques : romarin, lavande, origan — alliés des sols secs.
  • Légumes racines : asperges, carottes, poireaux, topinambours — parfaits sur sol meuble.
  • Couvre-sols : trèfle blanc, luzerne, sainfoin — lient les agrégats et nourrissent le sol.

Le bon design ne cherche pas à imposer un modèle, mais à épouser la dynamique naturelle du lieu.

Lavandes dans un potager en permaculture dans un sol sableux

Étude de cas : un sol sableux transformé en oasis comestible

En Gironde, un couple possédait un terrain de 5 000 m², très sableux, inondable à certains endroits, sans aucune structure. Peu d’humus, beaucoup de ronces, un tableau typique.

Le design global

Avec notre accompagnement, le site a été structuré comme un réseau vivant :

  • Une mare pour la biodiversité, la contemplation, la régulation de la température et de l’humidité.
  • Un verger nourricier abrité par des haies brise-vent.
  • Un potager sur buttes plates paillées pour limiter l’assèchement.
  • Des zones ressources : compost, broyat, consoude.
Buttes en permacultures avec du paillage

Les résultats après trois ans

  • Le retour des amphibiens et d’une faune abondante.
  • Un sol plus sombre, grumeleux, qui retient l’eau pendant des semaines.
  • Une production de fruits variée et stable malgré les étés secs.
  • Un terrain grouillant de vie avec du végétal et du comestible partout.

Constat professionnel : la résilience se construit plus vite qu’on ne le croit — dès la deuxième année, la structure du sol et la dynamique du jardin avaient changé visiblement.

Potager en permaculture avec serre, structures et mare naturelle

Les leçons à retenir pour votre propre projet

  1. Observez avant d’agir : repérez les flux d’eau, d’ombre et de vent.
  2. Nourrissez votre sol localement : chaque feuille, chaque tonte compte.
  3. Pensez design global avant technique : définissez vos objectifs et organisez les zones avant d’amender ou de faire quoi que ce soit.
  4. Acceptez le temps long : la transformation du sol est un processus vivant.
  5. Faites-vous accompagner : un regard expert raccourcit les années d’essais-erreurs.

Conclusion

Un sol sableux n’est pas une fatalité, c’est une promesse de rapidité et de souplesse.

La permaculture lui offre ce qu’il lui manque : la capacité de retenir et redistribuer la vie.

L’enjeu n’est pas de le dompter, mais de l’orchestrer en jouant notamment sur ses forces. Comme un sable qui devient fertile, tout projet bien pensé finit par porter ses fruits.

Si vous souhaitez aller plus loin, Permaculture Design vous accompagne dans la conception et la mise en œuvre de votre propre oasis résiliente.

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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PermacultureDesign : Transformer son jardin (et une vieille piscine) en havre de biodiversité grâce à la permaculture https://www.permaculturedesign.fr/transformer-jardin-permaculture/ 2025-09-25T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Derrière certaines haies de thuyas bien taillées et quelques massifs décoratifs sans âme, se cachent parfois des jardins sans vie, sans usage… et sans plaisir.

C’était exactement le cas du jardin que nous vous présentons ici : un espace entièrement bétonné, dominé par une ancienne piscine à l’abandon, que ses propriétaires fuyaient plutôt qu’ils ne l’habitaient.

Face à ce désert végétal, une idée simple, mais puissante a émergé :

Transformer ce jardin en permaculture

Dans cet article — et dans la vidéo associée — on vous emmène découvrir une transformation radicale, réalisée près de Bordeaux : celle d’un jardin et d’une piscine devenue naturelle, où chaque élément a été pensé pour la biodiversité, le confort et la beauté.

Un projet 100 % pris en main par notre équipe, de la conception jusqu’à la réalisation sur le terrain.

👉 Si vous aussi vous rêvez de transformer votre jardin ou de faire appel à nous pour un projet sur mesure, découvrez nos accompagnements.

Découvrez en vidéo la transformation de ce jardin et de sa piscine
👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi transformer son jardin en permaculture ?

Un jardin conventionnel : source de frustration

Les propriétaires étaient clairs : ce jardin n’était pas agréable, ni esthétiquement, ni émotionnellement.

Il dévalorisait même leur maison, au point de poser problème à la revente.

Une piscine hors d’usage en béton, des haies monotones, une absence totale de vie…

L’espace était devenu un poids plus qu’un plaisir.

Jardin et piscine avant leurs transformations grâce à la permaculture.

La permaculture comme solution globale

La permaculture, bien plus qu’une méthode de jardinage, propose une approche systémique, écologique et humaine de l’aménagement.

Elle permet de créer des écosystèmes fonctionnels où cohabitent biodiversité, esthétique, comestible et bien-être.

Elle répond ici parfaitement au besoin de redonner du sens, de la beauté et de la vie à ce jardin abandonné.

Les 3 éthiques au cœur de la permaculture

Les étapes clés d’un design de jardin en permaculture

Transformer un jardin en permaculture ne s’improvise pas.

Voici comment ce projet a été pensé :

Comprendre les habitants

La première étape a été d’écouter :

  • que veulent les habitants ?
  • que font-ils dans leur jardin ?

Ici, les besoins étaient clairs : de la biodiversité, des zones de vie, des aliments, et une vue apaisante depuis la maison.

Observer et analyser le lieu

Où sont les vues, le soleil, l’eau ? Quelles sont les contraintes ?

Cette piscine, bien que disgracieuse, était un volume intéressant.

La haie existante, difficile à arracher, a été intégrée via une nouvelle strate végétale devant pour l’adoucir.

Concevoir en zones et en flux

Circulations naturelles, proximité des zones de vie, cohérence d’usage…

Le design a permis d’articuler efficacement les différentes fonctions du jardin.

Et tout cela dans un esprit esthétique et vivant.

De la piscine béton à la baignade naturelle

Avant travaux - Piscine traditionnelle Après travaux - Piscine naturelle
☝ Déplacez le curseur pourvoir la différence avant et après travaux ! ☝

Un élément transformé au lieu d’être détruit

Plutôt que de détruire la piscine, elle a été reconvertie en piscine naturelle.

Le béton a été retiré pour créer un bassin avec une eau pure, sans chlore, filtrée naturellement par des graviers et des plantes.

Travaux transformation piscine naturelle.

Une mare comme prolongement vivant

En plus de la baignade, une mare naturelle a été aménagée proche des baies vitrées.

Cela permet une observation directe de la faune (oiseaux, insectes, amphibiens), depuis l’intérieur de la maison.

L’eau devient un fil conducteur du jardin.

Mare collée à piscine naturelle.

Un jardin comestible, mellifère et nourricier

Potager en bacs surélevés

Pour jardiner facilement, des bacs ergonomiques ont été installés.

Parfaits pour les légumes, ils s’intègrent harmonieusement dans le paysage tout en facilitant les soins au quotidien.

Potager en permaculture.

Arbres fruitiers en gobelet et en espalier

Afin de favoriser la pollinisation et augmenter les récoltes, plusieurs fruitiers ont été ajoutés.

Des arbres en gobelet pour maximiser l’espace, et des fruitiers en espalier le long des murs pour optimiser les zones peu profondes.

Haie fruitière jardin en permaculture.

Massifs mellifères et haies vivantes

Des plantes locales, fleuries, nectarifères ont été choisies pour attirer les pollinisateurs et les papillons.

Cela transforme le jardin en véritable réserve de biodiversité.

Massifs permaculture.

Un poulailler sous les noyers

Dans une zone ombragée, trois noyers abritent désormais un poulailler spacieux, où les poules profitent d’ombre, d’herbe et fertilisent naturellement le sol.

En retour, elles apportent œufs, rires, et déparasitage pour les fruitiers.

Poulailler intégré dans un jardin en permaculture.

Créer des zones de vie fonctionnelles et agréables

Une circulation fluide entre les espaces

Le jardin a été pensé pour que chaque déplacement soit agréable, avec des sentiers bordés de fleurs, des rambardes en bois naturel et une hiérarchie claire entre les espaces : repos, production, vie animale, technique.

Terrasses, coins repas, lieux de contemplation

Des espaces de détente ont été créés : une table à l’ombre des oliviers, un coin soleil en hiver, un bord de piscine pour les baignades d’été.

Chaque zone a été conçue pour un usage spécifique, tout en gardant une harmonie d’ensemble.

Observer la nature depuis la maison

Un des objectifs majeurs était de pouvoir contempler le jardin depuis l’intérieur.

Grâce à la mare naturelle et aux massifs fleuris visibles depuis le salon et le bureau, les habitants peuvent suivre au fil des saisons l’évolution de la vie dehors.

Ce qu’il faut retenir pour transformer votre jardin en permaculture

  • 🌿 Commencez par observer votre lieu et vos besoins : chaque jardin est unique.
  • 🛠 Pensez en amont la conception: circulation, usages, points de vue, sol, eau.
  • 🌸 Multipliez les strates de végétation : arbres, arbustes, fleurs, couvre-sol.
  • 🍎 Ajoutez du comestible : potager, fruitiers, poules, aromatiques.
  • 💧 Valorisez l’eau : mare, récupération, infiltration, baignade naturelle.
  • 👁 Créez des lieux de vie : pour jardiner, se détendre, observer.
  • 🤝 Faites-vous accompagner si besoin : conception, réalisation ou formation.

Conclusion : un jardin transformé, une vie transformée

En moins d’un an, ce jardin est passé de stérile et invivable à nourricier, vivant et contemplatif.

Ce n’est pas un miracle, c’est le résultat d’une vision permaculturelle rigoureuse, sensible et adaptée au lieu et à ses habitants.

Et si vous aussi, vous rêvez de transformer votre jardin, vous pouvez vous former ou vous faire accompagner pour le faire de manière durable et joyeuse.

Allez plus loin sur la transformation de votre jardin en oasis de biodiversité

Méthodologie et outils clefs du design en permaculture

Méthodologie et outils clefs du design en permaculture

Qu’est-ce que la permaculture ? Comment la pratiquer ? Des outils clairs et concis pour bien débuter.

Christophe Curci et Benjamin Broustey

Éditions Imagine un colibri – 2017.
23 €

Librairie permaculturelle Amazon FNAC

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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PermacultureDesign : Piscine naturelle : transformez votre ancienne piscine en oasis vivante https://www.permaculturedesign.fr/transformer-piscine-en-piscine-naturelle/ 2025-09-11T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Votre ancienne piscine est devenue un gouffre financier et écologique ?

Elle nécessite un entretien constant, des produits chimiques agressifs, et vous n’y trouvez plus le plaisir d’autrefois ?

Et si elle devenait un bassin de baignade naturelle, vivant, esthétique et sans chlore ?

Dans cet article, nous allons vous expliquer comment nous avons transformé une piscine classique en une oasis naturelle, pleine de vie, avec une filtration 100 % biologique, et sans équipements coûteux.

Un projet qui s’intègre parfaitement dans une démarche de permaculture et de design résilient pour votre jardin.

Alors prêt pour transformer votre ancienne piscine en piscine naturelle et écologique ?

 

Découvrez en vidéo la transformation d’une ancienne piscine en piscine naturelle 👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

 

Pourquoi transformer une piscine en piscine naturelle ?

Avant travaux - Piscine traditionnelle Après travaux - Piscine naturelle
☝ Déplacez le curseur pourvoir la différence avant et après travaux ! ☝

Une eau saine, vivante, sans chimie

Exit le chlore, les pH minus et les bromes : l’eau d’une piscine naturelle est douce, agréable au contact de la peau, ne pique pas les yeux et respecte l’écosystème.

La piscine est filtrée naturellement par des plantes et des micro-organismes, sans recours à des produits agressifs.

Une biodiversité qui s’invite dans votre jardin

Grenouilles, libellules, notonectes, oiseaux, microfaune : une piscine naturelle devient rapidement un véritable réservoir de biodiversité.

Et contrairement aux idées reçues, les moustiques y sont absents, car leurs larves sont dévorées par les autres habitants du bassin.

Un espace esthétique, toute l’année

Fini le rideau d’hivernage gris qui gâche la vue depuis vos baies vitrées.

Une piscine naturelle, débâchée toute l’année, évolue avec les saisons, accueille des floraisons, change de couleur… et devient un spectacle vivant.

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

Une solution résiliente

Vous pouvez connecter l’eau de pluie au bassin, l’entretenir sans contrainte de réglementation, et garder l’usage de votre robot de nettoyage.

Le tout avec un impact réduit sur l’environnement.

 

Les grandes étapes techniques de transformation

1. Séparer les zones : baignade et filtration

On commence souvent par construire un mur intérieur à la piscine existante pour séparer la zone de baignade de la future zone de filtration.

Si vous souhaitez conserver la surface de baignade, il faudra agrandir la surface globale du bassin, ce qui implique de lourds travaux.

Autre solution : réduire la zone de baignade, comme dans l’exemple de la vidéo.

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

2. Refaire l’étanchéité

Un nouveau liner spécifique est posé.

En général, un liner en PVC souple, soudé sur mesure par un professionnel, garantit une excellente durabilité (plus de 50 ans).

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

3. Créer la zone de filtration

Cette zone est remplie de plusieurs couches de graviers de différentes granulométries.

Au fond, de gros cailloux, puis des plus petits, jusqu’à un substrat fin qui accueillera les plantes filtrantes.
Cette zone doit avoir un volume équivalent à celui de la zone de baignade.

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

4. Installer une pompe simple

Pas de filtres UV, pas de filtre à sable, pas de chimie.

Une simple pompe, immergée dans un puits d’aspiration, ou dans un local technique remonte l’eau filtrée mécaniquement et biologiquement vers les refoulements.

L’entretien est simplifié au maximum.

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

5. Finaliser les abords

Margelles, terrasse en bois, plantations : vous pouvez aménager l’espace autour de la piscine selon vos goûts.

Le bassin devient un élément paysager majeur dans votre jardin.

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

6. Planter la zone filtrante

On intègre une grande diversité de plantes aquatiques locales qui joueront un rôle essentiel dans la filtration de l’eau : phragmites, iris, menthes aquatiques, typhas, etc.

Image d'une piscine classique, transformée en piscine naturelle.

Les contraintes et choix à anticiper pour transformer sa piscine

  • Surface disponible : réduction de la zone de baignade ou agrandissement du bassin ?
  • Budget : les transformations structurelles, le liner, le gravier et les plantations représentent un investissement.
  • Réglementation : vérifiez les obligations locales, notamment pour les rejets d’eaux pluviales et les bassins enterrés.

Les avantages au quotidien d’une piscine naturelle

Une piscine naturelle offre de nombreux avantages, les principaux sont :

  • Une eau propre, douce, sans chimie
  • Zéro piqûre, zéro irritation
  • Plus besoin de bâche
  • Esthétique toute l’année
  • Entretien simplifié
  • Connexion à l’eau de pluie possible
  • Compatible avec robot de nettoyage
  • Un lieu de vie pour la biodiversité
Image plante filtrante d'une piscine naturelle.

Peut-on le faire soi-même ?

Oui, mais…

Ce type de projet nécessite des compétences techniques, notamment en étanchéité et en hydraulique.

Pour les bricoleurs avertis, des systèmes plus simples à construire existent, notamment « la mare baignade ».

Chez Permaculture Design, nous proposons :

Des formations en ligne dédiées aux mares

  • Des plans techniques adaptés à votre projet
  • Des prestations de conception personnalisées

Nos ressources pour vous accompagner

  • Formation en ligne sur les mares naturelles
  • Demande de devis pour conception de jardin et bassin
  • Conseils sur la conception de bassins en permaculture

Conclusion

Transformer une piscine classique en piscine naturelle, c’est bien plus qu’un changement de style : c’est un choix écologique, esthétique et durable.

C’est aussi une façon d’honorer l’eau et la vie dans votre jardin.

Chez Permaculture Design, nous vous aidons à concrétiser ce projet, que vous soyez un particulier, un professionnel ou un autoconstructeur motivé.

Contactez-nous pour en parler !

Allez plus loin sur les piscines naturelles

La piscine naturelle de A à Z

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PermacultureDesign : Changer de vie avec la permaculture : le témoignage inspirant d’Hélène et Philippe https://www.permaculturedesign.fr/changer-de-vie-permaculture-cantal/ 2025-08-28T13:30:00+00:00 PermacultureDesign Depuis quelques années, de plus en plus de citadins rêvent de changer de vie.

Fatigués du rythme effréné, du bruit et du béton, ils aspirent à une existence plus simple, en lien avec la nature.

Parmi les nombreuses voies possibles, la permaculture apparaît comme un formidable levier de transition.

Bien plus qu’une méthode de jardinage, elle représente une véritable philosophie de vie, capable d’accompagner une transformation personnelle et familiale.

C’est précisément ce qu’ont vécu Hélène et Philippe, un couple ayant quitté la région parisienne pour s’installer au cœur du Cantal.

Avec notre accompagnement, ils ont conçu un jardin comestible et transformé leur habitat pour tendre vers plus d’autonomie et de sérénité.

Leur témoignage est une source d’inspiration pour toutes celles et ceux qui rêvent de franchir le pas.

Découvrez en vidéo le changement de vie de Hélène & Philippe
👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi changer de vie avec la permaculture ?

La permaculture attire aujourd’hui ceux qui veulent redonner du sens à leur quotidien.

Elle ne se limite pas à produire ses légumes autrement : c’est une démarche globale qui vise à créer des écosystèmes humains résilients.

Changer de vie avec la permaculture, c’est :

  • retrouver une connexion avec la terre,
  • apprendre à produire une partie de sa nourriture,
  • habiter un lieu qui respecte les équilibres naturels,
  • gagner en autonomie et en sobriété,
  • mais aussi cultiver des relations sociales plus riches et authentiques.

Pour de nombreux citadins, cette transition est une réponse aux crises actuelles (écologique, alimentaire, sociale) et une manière concrète de reprendre la main sur leur avenir.

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Le parcours d’Hélène et Philippe : de la ville à la campagne

Nés et élevés en région parisienne, Hélène et Philippe ont longtemps mené une vie citadine « classique ».

Philippe a travaillé dans la banque puis dans l’immobilier avant de créer une activité de rénovation intérieure.

Hélène, de son côté, a passé 25 ans dans le BTP.

Mais au fil du temps, le désir d’une autre qualité de vie s’est imposé.

Lorsqu’ils découvrent une ancienne maison au cœur du Cantal, c’est le déclic : la beauté du lieu et la possibilité de mener un double projet – restauration et jardin en permaculture – les séduisent immédiatement.

Ils se lancent alors dans un changement de vie radical :

Un véritable pari sur l’avenir.

Créer un jardin en permaculture pour accompagner le changement de vie

Le terrain acquis par Hélène et Philippe était entièrement vierge.

Ensemble, nous avons défini les bases de leur jardin comestible.

Les choix ont été guidés par leurs envies mais aussi par les contraintes locales :

  • un potager mêlant légumes et arbres fruitiers pour tendre vers plus d’autonomie alimentaire,
  • une mare qui, dès sa mise en eau, a attiré libellules, oiseaux et batraciens, recréant un véritable écosystème,
  • une serre enterrée (walipini) pour démarrer les semis malgré le climat de moyenne montagne,
  • une organisation pensée en fonction du vent, de l’ensoleillement et de la topographie.

L’idée n’était pas de tout construire d’un coup, mais d’avancer par étapes, en conciliant rêve et réalité.

Plan jardin permaculture dans le Cantal.

Les bienfaits d’un tel projet au quotidien

Aujourd’hui, leur maison et leur jardin reflètent ce nouveau mode de vie.

Les bienfaits sont multiples :

  • un lieu inspirant où il fait bon se ressourcer,
  • des espaces d’accueil pour leurs proches, voisins et randonneurs,
  • la fierté d’avoir conçu un environnement qui nourrit autant le corps que l’esprit,
  • le plaisir des choses simples : s’asseoir dans l’herbe, écouter le silence, observer la nature.

Leur jardin est devenu un véritable havre de paix, reconnu aussi par les voisins qui viennent s’y promener, fascinés par ce que la permaculture a rendu possible.

Mare naturelle dans jardin en permaculture dans le Cantal.

Les réalités d’un changement de vie radical

Si le résultat est enthousiasmant, il ne faut pas occulter les difficultés rencontrées.

Philippe et Hélène insistent sur plusieurs points :

  • Les travaux sont longs et coûteux si l’on n’a pas les compétences pour les réaliser soi-même.
  • La vie à la campagne implique des compromis : isolement, climat rude, parfois peu de services.
  • La connexion internet et les infrastructures ne sont pas comparables à celles d’une grande ville.

Il est donc essentiel de ne pas idéaliser le changement de vie.

On ne « transpose » pas sa vie citadine à la campagne : on apprend à vivre autrement.

Travaux sur maison dans le Cantal suite changement de vie.

S’inspirer pour franchir le pas

Le témoignage d’Hélène et Philippe illustre parfaitement comment la permaculture peut accompagner un projet de vie.

Plus qu’un simple jardin, elle devient une clé de résilience, de créativité et de reconnexion.

Leur expérience montre que :

  • le changement est possible, même en partant de zéro,
  • il est précieux de se faire accompagner pour éviter erreurs et découragements,
  • avancer par étapes permet d’intégrer ce nouveau mode de vie sans se brûler les ailes.

Pour celles et ceux qui rêvent d’un tel changement, il existe des outils concrets pour passer à l’action : formations en ligne, accompagnement personnalisé, ateliers pratiques.

Changer de vie avec la permaculture n’est pas une utopie : c’est un chemin accessible, à condition d’être bien préparé et guidé.

Travaux mare et jardin en permaculture dans le Cantal.

Conclusion

Hélène et Philippe sont la preuve vivante qu’il est possible de réinventer sa vie grâce à la permaculture.

Leur projet, entre rénovation patrimoniale et création d’un jardin comestible, illustre à la fois la beauté, les défis et les immenses satisfactions d’un tel choix.

Si vous aussi, vous rêvez de franchir le pas, inspirez-vous de leur parcours et découvrez comment la permaculture peut transformer votre quotidien.

Couple heureux changement de vie grâce à la permaculture

Allez plus loin pour changer de vie grâce à la permaculture

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Brin de paille : Réunion physique au Battement d’Ailes : RNP, site internet et design de Brin de Paille https://asso.permaculture.fr/reunion-physique-au-battement-dailes-rnp-site-internet-et-design-de-brin-de-paille/ 2023-07-11T17:21:47+00:00 floflo Une dizaine de membres de Brin de Paille se sont retrouvé.es pour avancer sur les différents projets de l’asso ! Site internet, RNP, temps plenière...

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Brin de paille : Weekend de réunion BDP Avril 2023 https://asso.permaculture.fr/weekend-de-reunion-bdp-avril-2023/ 2023-05-01T09:59:51+00:00 floflo Nous voulions aujourd’hui célébrer la puissance d’utiliser les outils de la permaculture selon le prisme social et humain notamment dans sa dimension Politique*. Nous pensons que si l’on veut respecter les éthiques et les principes de la permaculture, cela nécessite d’interroger en permanence nos relations aux autres (dominant.e/dominé.e, marchand/non marchand, exploité.e/exploiteur.ice, égoïste/altruiste, méritant.e/rejeté.e-rabaissé.e, etc.), nos idéologies, nos préjugés mais aussi interroger les mécanismes moins visibles que sont les structures sociales, les institutions, les pratiques culturelles qui génèrent les privilèges et les oppressions.

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