(37) Bulletin saisonnier : Tour d’horizon des initiatives

7oasisIl ne reste plus beaucoup de feuilles sur les arbres, la nature entre en sommeil. Mais les initiatives continuent de fleurir dans l’Indre-et-Loire, comme partout ailleurs. J’aimerai partager avec vous […]

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(44) Des nouvelles de l’Escampette de Saffré et de sa cuisine collective en terre crue !!

capture-decran-2016-11-24-a-18-36-42L’Escampette, à Saffré (44) a été le lieu d’accueil des Rencontres Nationales de Permaculture 2015. Lors de ces RNP 2015, le fil rouge choisit fut la construction d’une cuisine exterieure […]

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L’importance du cycle de l’azote en permaculture

C’est quoi l’azote ?

C’est Antoine Lavoisier qui choisit le nom de ce gaz, à la fin du 18e siècle, en le composant du préfixe A (privatif) et du radical grec Zôt (vivant).

Portrait de Lavoisier inventeur de la chimie moderne à qui ont doit la découverte de l'azote

Azote signifie donc « privé de vie ». Or vous allez voir que, contrairement à son étymologie et à son histoire (l’azote a longtemps été considéré comme un gaz inerte), l’azote est extrêmement important dans le cycle de la vie, et notamment pour tous ceux qui s’intéressent au jardin, à la permaculture et à l’agroécologie… 

Son symbole est N, à cause de son ancien nom latin Nitrogenium.

 

À quoi sert l’azote ?

L’azote est une des clés de la structure, du fonctionnement, et de la reproduction des êtres vivants.

Mais pour ce qui nous intéresse ici, c’est-à-dire la production de notre nourriture, on peut résumer l’azote à un nutriment : en gros « à manger » pour que nos plantes deviennent fortes, grandes et résistantes aux maladies.
II est aussi un des composants de l’humus, le grand garde-manger de l’humanité et de la vie en général, qui, au passage, si on compare notre planète à une orange, ne représente que sa peau…
L’azote joue donc un rôle fondamental dans la croissance des végétaux, et dans la structure et la fertilité de notre sol, et c’est là qu’en tant que permaculteur on tend l’oreille, n’est-ce pas ? 😃

Comment ça marche au jardin ou dans les champs ?

Le petit hic, c’est que l’azote, contrairement au carbone, n’est pas assimilable par les plantes sous forme gazeuse. C’est un petit « vicelard » cet azote, car il entre dans le grand jeu de la vie de manière indirecte. C’est en partie pour ça que l’on n’a pas tout de suite compris son rôle dans le cycle du vivant…
Bon il y a bien les pluies d’orage qui nous amène de l’azote assimilable (sous forme nitrique) mais ça ne représente 10kg/ha/an.

Il est assimilable par nos plantes seulement par voie minérale, sous forme de nitrates*, après avoir subi des transformations et phénomènes (ammonification, nitrification) permettant sa minéralisation.

Et qui effectue ces transformations  dans le sol ? Les bactéries, vous savez celles que l’on veut tout le temps éliminer dans les pubs pour les produits d’entretien. Et d’ailleurs, les types de bactéries qui participent au cycle de l’azote sont très restreints et essentiels à préserver! Si elles venaient à disparaître, l’ensemble de la vie s’arrêterait… Alors attention avec les produits bactéricides, notamment agricoles, comme ceux que les grands groupes (type Bayer-Monsanto) vendent…

L'azote est essentiel à la vie et la fertilité de nos jardins en permaculture car c'est un nutriment pour la croissance de nos plantes.
Crédit photo : fr.wikipedia.org

Ces bactéries, responsables de la minéralisation de l‘azote sont majoritairement aérobies, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’air et plus spécifiquement du dioxygène présent dans l’air pour vivre. Leur milieu de vie doit donc être aéré… Vous commencez à comprendre ce que cela implique ?
Ce processus de minéralisation de la matière organique est le principal mécanisme de régénération de l’azote nécessaire à la nutrition de vos végétaux.

Toutefois, une autre voie est utilisée par certaines plantes. Elles sont capables de court-circuiter ce processus en captant directement l’azote atmosphérique : il s’agit de la grande famille des fabacéaées qui comprends des plantes herbacées (luzernes, pois, haricots) mais aussi des plantes ligneuses (qui fond du bois) : genets, acacia, févier d’Amérique…, ainsi que d’autres plantes plus localisées…

Nous avons une fois de plus à faire à un partenariat gagnant-gagnant mis en place par la nature : les racines des fabacéaées hébergent des bactéries spéciales, dans des petites loges ou boules que l’on appelle des nodosités. Ces bactéries ont la capacité de fixer l’azote de l’air présent dans le sol, et de le transformer en azote assimilable par les plantes. En échange de ce bon azote assimilable fourni par ces bactéries, la plante leur donne des sucres et des nutriments vitaux pour elles. N’est-ce pas beau cette collaboration présente dans la nature ?

Les scientifiques ont appelé cela une association symbiotique, eh oui fallait bien que ça fasse scientifique quand même…

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que le cycle se déroule bien ?

Idée recette :

De l’air = grâce à la faune du sol et/ou à un travail superficiel à la grelinette par exemple
Des apports de matières organiques variées
Un maximum de micro-organismes pour assurer le travail de déconstruction des matières organiques
De l’eau, élément vital de tout être vivant, du plus grand au plus petit…
La présence de plantes légumineuses dans l’espace proche (sous plusieurs formes), ou dans le temps (rotation)

Limites :

L’azote minéral non utilisé par les plantes sera stocké dans le sol si et seulement si, celui-ci bénéficie d’une bonne structure, d’une bonne couverture, de la présence d’humus, et de la présence de plantes en permanence sur celui-ci… Ce qui est rarement le cas dans nos pratiques agricoles ou de jardinage classique. Si l’azote minéralisé est en excès, il sera lessivé par les eaux de pluie ou d’irrigation, et conduit directement dans les rivières et nappes phréatiques. Il produira donc des pollutions aux nitrates qui sont de plus en plus fréquentes et complexes à gérer. Et surtout, ces nitrates en excès arrivent jusque dans nos corps, perturbant notre respiration cellulaire et provoquant cancers et maladie du nourrisson*…
En France, l’utilisation d’engrais nitratés en excès, mais aussi les mauvaises pratiques des jardiniers et agriculteurs, comme le travail du sol à de mauvais moments, peut engendrer ce genre de problèmes… y compris en agriculture biologique…

Nous rajouterons donc dans notre recette :

Une couverture permanente du sol par des mulchs ou encore mieux des végétaux vivants
Une présence de l’arbre pour récupérer une partie des nutriments lessivés dans les sous-sols.
Un sol humifère
S’il y a travail du sol, qu’il soit bien timé et planifié, en relation avec le contexte de climat et de la nature de sol.

*Nitrates : Minéraux renfermant de l’azote.

*Sources sur les pollutions aux nitrates :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/07_pollution.htm
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/toxicChim.html

Crédits photos : Nodosités sur racines de Haricots – D. Blancard (INRA) – http://ephytia.inra.fr

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Construction Ossature Bois, c’est parti!

Enfin! Il était temps… Après plus d’un an à maçonner des blocs de béton, une partie agréable commence: La construction de la structure ossature bois.Cela fait des jours, des semaines et certainement plusieurs mois que je peaufine les plans de la structure avec le logiciel gratuit Sketchup: http://www.sketchup.com/fr C’est très utile voir indispensable en autoconstruction […]

Enseigner autrement avec la pédagogie Montessori.

De plus en plus d’initiatives privées voient le jour pour un enseignement alternatif, plus à l’écoute des besoins et des particularités de chaque enfant pour développer l’autonomie, la confiance en soi, la concentration, la créativité…

Dans la petite commune bio-engagée de St Pierre de Frugie, deux femmes, Céline et Jessica, ont choisi de se lancer dans cette aventure en créant une école maternelle alternative, basée sur la pédagogie Montessori.

Pour notre rubrique permaculture humaine, Aurélie vous fait partager leur expérience à travers l’interview vidéo ci-dessous :

Pour en savoir plus sur cette école en particulier, les soutenir ou vous proposer comme intervenant extérieur, rendez-vous sur leur site : http://ambrelatourrose.wix.com/ecole ou sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100011319855738&fref=ts

Pour vous former à la pédagogie Montessori et peut-être monter votre propre projet d’école alternative ou tout simplement utiliser ces méthodes avec vos enfants, à la maison, en famille, rendez-vous sur le site de l’association papachapito : http://www.montessori-formations.fr/

Enfin, pour tous ceux qui découvrent ces méthodes pédagogiques et qui voudraient une idée de lecture sur ce thème, nous vous conseillons le livre de Charlotte Poussin « Apprends-moi à faire tout faire seul : la pédagogie Montessori expliquée aux parents »

La pédagogie Montessori expliquée aux parents

« Apprends-moi à faire tout faire seul : la pédagogie Montessori expliquée aux parents » de Charlotte Poussin
224 pages, 2e édition, éditée par Eyrolles, en octobre 2016, prix : environ 17 €
Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Lien Amazon
Lien Decitre

permaculture, design, permacultureDesign, maternelle, enfants, éducation, éduquer, pédagogie, enseignement, apprendre, manipuler, formation, éveil, développement, physique, social, intellectuel, spirituel, sensibilité, sensoriel, créativité, initiative, matériel adapté, pédagogique, toucher, les 5 sens, concentration, liberté, autonomie, confiance en soi, apprentissage, relationnel, communauté, enthousiasme, épanouissement, alternative

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(35) Bulletin saisonnier : Légume du moment et film

capture-decran-2016-11-15-a-15-47-33Novembre et la pluie, nous sommes au coeur de l’automne. Une bonne soupe après une grosse journée de travail nous fera le plus grand bien. Je vous propose le velouté […]

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Picardie : Terre fertile pour les RNP 2017 !

coucyLe week end du 22, 23 & 24 octobre, les membres du CA de Brin de paille se sont réunis à Coucy-le-Château Auffrique (60) suite à l’invitation de Perm’api (association […]

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Qu’est-ce qu’une guilde ?

En tant que « professeur principal » en permaculture, la nature nous montre la voie à suivre pour un maximum de résilience, d’efficacité énergétique et de productivité.

Les guildes de permaculture sont, en fait, le fruit de l’observation attentive et de l’imitation du « professeur Nature »

Par l’observation contextuelle de la nature, on retrouve des associations naturelles récurrentes de plantes sauvages qui ne sont pas dues au hasard. Ayant choisi de pousser naturellement ensemble, ces plantes sauvages sont plus fortes que si elles poussaient séparément grâce aux services mutuels et diversifiés qu’elles se rendent, par exemple :

  • Rendre accessibles en surface, les nutriments venus des profondeurs (captés grâce à un système racinaire puissant), via la perte de feuillage qui se décomposera ensuite en surface au sol.
  • Fixer l’azote de l’air dans leur racine avec l’aide de bactéries et le rendre disponible dans le sol, lorsque les racines meurent, pour les plantes voisines.
  • Décompacter, aérer le sol grâce à leurs racines.
  • Couvrir le sol et ainsi le protéger des intempéries, lessivage, évaporation… fournissant aussi un garde-manger pour la faune et microfaune du sol.
  • Favoriser les mycorhizes, ces associations symbiotiques vertueuses entre champignons et racines des plantes (le champignon rétrocède à la plante via ses racines une partie des minéraux [azote, phosphore…] et de l’eau qu’il a captée dans le sol et la plante, « en échange », fournit au champignon des glucides qu’elle a produits par photosynthèse, un magnifique exemple de partenariat gagnant-gagnant !)
  • Attirer les pollinisateurs indispensables à la reproduction de nombreux végétaux
  • Attirer les animaux favorisant la dispersion des graines
  • Repousser les ravageurs
  • Aider à lutter contre les maladies
  • Créer un « rempart » de protection contre certains herbivores
  • …etc

Cette étude des communautés de plantes sauvages s’appelle la phytosociologie. Cette discipline botanique très intéressante n’est cependant pas à la portée de tous. Heureusement, des scientifiques, permaculteurs, agriculteurs expérimentent et travaillent à rendre ce savoir accessible. Mark Shepard, par exemple, se base sur ces communautés naturelles de plantes sauvages pour développer ce qu’il appelle une agriculture de régénération, à découvrir dans son interview ici.
Et pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’étude des communautés de plantes propres à leur contexte, nous vous conseillons de consulter la base de données Sophy à l’adresse suivante : http://sophy.tela-botanica.org/aiguille.htm

En imitant ces associations sauvages naturelles, on peut ainsi former des communautés de plantes cultivées, appelées « guildes » en permaculture, semblables à celles des plantes sauvages qui, ensemble, seront plus fortes et plus prospères 😃

L’intérêt d’une guilde de permaculture est donc de créer un écosystème nourricier et utile pour les hommes qui sera résilient (résistant aux chocs : événements climatiques stressants, attaques de ravageurs, de maladies), biodiversifié (en terme de production et donc de récoltes), productif (grâce aux associations vertueuses), durable (de plus en plus autonomes année après année) et économique en terme d’énergie fossile et de travail à fournir, car les dépenses seront principalement concentrées au départ dans la mise en place de la guilde, puis, avec le temps, uniquement dans les récoltes.

Trouvant les guildes extrêmement intéressantes pour l’abondance qu’elles apportent, nous avons travaillé avec la pépinière permacole Atmosvert afin de vous permettre de mettre rapidement en place chez vous de tels systèmes durables hautement productifs. Pour cela, nous avons choisi 11 arbres fruitiers communs autour desquels nous avons conçu des guildes efficaces relativement « passe-partout », adaptées aux climats tempéré, océanique ou méditerranéen. (En revanche, elles ne seront pas adaptées aux climats d’extrêmes froids, arides ou tropicaux)
Pour en savoir plus sur les guildes autour des arbres fruitiers, voir d’autres vidéos explicatives et consulter gratuitement une de nos 11 fiches techniques sur ces guildes, rendez-vous à cette adresse : http://www.formations-permaculture.fr/ft005-pdv?aff=bmtnj6&cpg=56ba2

N’hésitez plus, plantez votre abondance, grâce aux guildes de permaculture !!!

guilde, permaculture, association, plantes, design, PermacultureDesign, végétaux, arbres, arbustes, fruitiers, champignons, strates, observer, imiter, optimiser, associer, planter, compagnes, communauté, polyculture, jardin, forêt, biodiversité, jardinage, naturel, nature, agroforesterie, ensemble, service, mutuel, bénéfique, vertueuse, succession écologique, climacique, climax, architecture végétale, multi-étagée, mycorhize, phytosociologie, aménagement, comestibles, médicinaux, utiles, modèle agricole, pérennes, vivaces

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On embauche!

Le Sens de l’Humus propose un poste pour accompagner la mise en place des compostières de quartier.

Pour connaître les détails de l’offre, cliquez sur le lien:

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La gestion de l’eau en permaculture

L’eau douce, une denrée rare…

L’eau est source de vie, tout le monde le sait, pourtant bien peu de gens semblent réellement s’en préoccuper.
L’eau douce, indispensable aux besoins humains, est présente en quantité très limitée sur notre planète : elle représente moins de 3 % de la ressource en eau totale*. Et sur ce faible pourcentage, 0.028 % seulement sont disponibles pour les besoins humains *, autant dire que la ressource est extrêmement rare et demande à être soigneusement préservée. Ce qui est loin d’être le cas actuellement puisque nous pouvons constater que diverses pollutions dues aux activités humaines* touchent de plus en plus les eaux de surfaces et de nombreuses nappes de faible profondeur aussi.

L’agriculture conventionnelle et son lot de traitements chimiques ainsi que les activités industrielles polluantes sont en partie responsables de ce phénomène.
Le gaspillage gigantesque de l’eau douce (potable en plus !!!) via nos toilettes « modernes » augmente aussi de façon significative la raréfaction de cette précieuse ressource et le réchauffement climatique n’arrange rien à la situation ! On peut donc prévoir, sans trop se tromper, que l’accès à l’eau douce va être de plus en plus difficile et compliqué !

Ce qui nous amène à cette maxime que nous aimons beaucoup au bureau d’études : « la première chose à cultiver dans vos permacultures, c’est l’eau ! »

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !
Source : FAO, Nation unies, World Resources Institute (WRI) Copyright © 2008, United Nations Environment Programme &Philippe Rekacewicz (Le Monde diplomatique)

Une ressource indispensable

En permaculture, l’eau a de nombreuses fonctions :

  • irrigation des cultures
  • usages domestiques
  • production d’énergie
  • aquaculture
  • distribution d’éléments nutritifs
  • loisirs, tourisme, spirituel, beauté
  • zone tampon pour créer des microclimats
  • création de » bordures »
  • hébergements de biodiversité
  • zone de reproduction pour certains animaux et insectes
  • attraction des animaux et insectes auxiliaires
  • protection contre les incendies…

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau d’où qu’elle provienne est donc primordial !

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !

Les principes de permaculture pour nous guider dans nos actions :

Plusieurs principes de permaculture incitent directement ou indirectement à une bonne gestion de la ressource en eau.

On pourra citer notamment :

Principe-de-permaculture_Collecter-et-stocker-energie

Collecter et stocker l’énergie

L’eau est considérée en permaculture comme un flux énergétique précieux qu’il faut savoir collecter et stocker de façon pertinente pour pouvoir ensuite répondre plus facilement aux besoins de son écosystème cultivé. De nombreux systèmes permettent notamment la récupération des eaux de pluie. Vous trouverez d’ailleurs, dans notre dernier article sur ce sujet, une fiche technique gratuite à télécharger pour connaître le volume d’eau de pluie que vous pouvez récupérer chez vous à l’année.

D’autres systèmes facilitent les infiltrations d’eau de pluie sur nos terrains pour le plus grand bonheur de nos sols, nos arbres et nos plantes. C’est le cas, par exemple des swales (baissières) qui sont des ouvrages suivant les courbes de niveau d’un terrain et qui permettent à la fois de prévenir l’érosion des sols, de cultiver des plantes pérennes et de stocker l’eau par infiltration 😃

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !
Baissière en cours de création sur la ferme expérimentale de la Goursaline.
Principe-de-permaculture_Conserver-energie-recycler-faire-circuler-et-optimiser

Conserver l’énergie (recycler, faire circuler et optimiser)

Ce principe rejoint le précédent en y rajoutant plus explicitement la notion de cycle, circulation et optimisation. On s’appliquera, en effet, dans un système en permaculture à capter au mieux (au plus proche de sa source) l’eau entrant sur notre site (quelle que soit son origine : pluie, cours d’eau, réseau d’eau domestique…), à la faire circuler pertinemment dans celui-ci pour qu’elle profite à un maximum d’autres éléments, en s’aidant si possible de la gravité pour plus d’autonomie du système.

Et surtout on s’appliquera à la rendre aussi propre voire plus en sortie de notre système qu’elle ne l’était en y entrant !

Pour ce qui est de l’optimisation, l’eau peut aussi être utilisée comme un formidable moyen de régénérer des sols dégradés. On peut utiliser pour cela la fameuse charrue Yeomans du nom de son génial inventeur, Percival-Alfred Yeomans, à qui l’on doit notamment l’étude et le développement de la méthode des « Keylines », fondamentale dans la conception en permaculture et la gestion optimale de l’eau !

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !
Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !
Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !
Principe-de-permaculture_Utiliser-et-valoriser-effet-de-bordure

Utiliser et valoriser l’effet de bordure

Qui dit milieu aquatique dit bordure ou lisière avec un autre milieu… or ces bordures ont la particularité être très fécondes et riches en vie, car elles bénéficient des bienfaits des deux milieux qui les forment en y apportant en plus une singularité particulière ! En permaculture, on va utiliser et valoriser cela au maximum, en augmentant, par exemple autant que possible l’étendue de nos zones de bordures… ainsi au lieu de faire une mare ronde ou carrée, on fera une mare aux bordures ondulées.

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !
Principe-de-permaculture_Un-travail-a-fournir-est-le-resultat-besoin-non-rempli-par-le-systeme-que-vous-avez-cree

Un travail à fournir est le résultat d’un besoin non rempli par le système que vous avez créé.

Ce principe incite à réfléchir à chacun de nos « travaux » récurrents et à se demander comment ces travaux pourraient être réduits voire disparaître de nos « to do list » si les besoins qu’ils comblent étaient remplis par notre écosystème… ce principe stimule généralement la créativité, car il pousse à réfléchir sur des sujets très divers et à trouver des solutions souvent audacieuses auxquelles on n’aurait pas pensé de prime abord.

Or la gestion de l’eau sur votre site doit aussi être passée au crible avec l’aide de ce principe ! Par exemple, l’arrosage qui est une tâche récurrente et contraignante pour tout jardinier dont le système n’est pas optimisé, pourra faire l’objet d’une réflexion en ce sens afin de l’intégrer au mieux dans notre système et s’économiser beaucoup de temps et d’énergie.

On va s’arrêter là, même si l’eau entre en jeu dans d’autres principes de permaculture par exemple « Planifier l’efficacité énergétique », « Observer et interagir » ou encore « Obtenir une récolte »… l’important est de garder à l’esprit que sa gestion doit être mûrement réfléchie avant toute mise en place d’ouvrage impliquant une utilisation de cette ressource afin de ne pas gaspiller votre temps, votre énergie et votre argent !

Pratiquer une bonne gestion de sa ressource en eau est primordial en permaculture !

Bien gérer l’eau sur son site : une affaire de Design

Vous l’aurez compris, bien gérer l’eau sur votre site est primordial pour pouvoir tendre vers plus de résilience et d’autonomie de l’ensemble de votre écosystème, quel qu’il soit. C’est un élément vital essentiel qui devra être observé, réfléchi et optimisé en fonction de vos objectifs, votre contexte unique et de l’ensemble des autres éléments devant interagir avec. Pour y parvenir, le meilleur moyen est de réaliser votre design de permaculture global avec comme grandes lignes directrices au niveau de la gestion de l’eau :

  • Réduire votre consommation en analysant et modifiant si nécessaire vos habitudes d’utilisation de la ressource en eau
  • La capter au plus près de sa source, de son point d’entrée sur votre site, puis la stocker.
  • La distribuer efficacement en fonction des autres éléments de votre design
  • La purifier pour tenter de la rendre plus propre en sortie de votre système qu’elle ne l’était en y entrant 😃

Alors, à vous de jouer !

Et si vous souhaitez être guidé dans la réalisation de votre design de permaculture, notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin » est faite pour vous. Véritable mode d’emploi du design de permaculture, cette formation vous apportera une méthodologie efficace, à suivre pas à pas, applicable partout, car elle s’adaptera à votre climat, votre contexte, la taille de votre terrain et votre projet où que vous vous trouviez.

* Sources :
http://www.cieau.com/les-ressources-en-eau/dans-le-monde/ressources-en-eau-monde
http://www.cieau.com/les-ressources-en-eau-2/en-france/l-etat-des-ressources
http://www.greenfacts.org/fr/ressources-eau/ressources-eau-foldout.pdf

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Le retour au Saltus (2/2)

Recréer un système agronomique artificiel : ager/saltus/silva   Cette hyper fertilité (matières organiques, minéraux, associations microbiennes et fongiques) présente sur place est conditionnée par la présence d’un couvert forestier à un stade suffisamment avancé. La disparition de la Silva va entraîner une crise de cette fertilité. Les hommes ont mangé leur pain blanc et vont […]

Cet article Le retour au Saltus (2/2) est apparu en premier sur Prise de Terre.

Changer de vie grâce au design de permaculture

Le design de permaculture, un moteur, une méthode pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être !

Dans le cadre de l’éthique « Être attentif à l’humain », en lien avec la permaculture humaine et philosophique, j’aimerais vous parler de l’utilisation des méthodologies de design au-delà de l’aménagement du territoire ou du paysage.
En effet, cette méthodologie de design est utilisable pour résoudre des problèmes, et amener de la durabilité dans de nombreux domaines qui font société, et là où cela vous étonnera peut-être, c’est qu’elle peut être utile jusque dans votre vie personnelle.
Pour ma part, cette méthodologie m’a permis de dépasser de nombreuses situations d’échecs ou d’impasse en les transformant en des situations créatrices et bénéfiques. J’ai ainsi pu transformer ma vie.

Le design de permaculture peut vous aider à changer de vie et vous épanouir

Partager ces expériences et cette vision avec vous me tient tout particulièrement à cœur, car ces méthodes de design ont été très puissantes et bénéfiques dans ma vie. J’espère que vous n’y verrez pas de tendances New Age ou autres, car nous en sommes très loin. Il s’agit tout simplement d’utiliser la méthodologie de design comme outil de développement de l’humain et de la communauté.

Il est tout à fait avéré, en tout cas pour moi, car je le vis, que le design de permaculture peut amener beauté, productivité, abondance, santé et amour dans nos vies au même titre que dans un jardin ou sur une propriété.

Beaucoup de permaculteurs sont axés sur la terre et sa culture, et c’est très bien. J’estime, personnellement, qu’un humain, un « moi », un « nous », équilibré et harmonieux avec son environnement (y compris dans l’environnement social, avec ses contemporains), a toute son importance dans une société où les frustrations, les égos, les déséquilibres intérieurs, produisent autant d’actes aux répercussions dramatiques sur notre planète.
Un des principes de permaculture de David Holmgren est « accepte les feedbacks, si ça ne va pas, change ». Pourtant beaucoup d’entre nous reçoivent chaque jour des signes de déséquilibres et de nécessité de changement dans leur vie (maladies et événements notamment), sans pour autant se remettre en question.

J’ai commencé le design de ma vie il y a quelques années en me basant sur plusieurs méthodes, et sur le travail de plusieurs mentors, tous en rapport de près ou de loin avec la permaculture. Je suis encore, et tous les jours, surpris de l’efficacité que cela produit dans mon quotidien. J’en ai ressorti une pratique qui me convient pleinement, et je suis persuadé que beaucoup d’entre vous y trouveront aussi leur bonheur.

Le design de permaculture peut vous aider à changer de vie et vous épanouir
Trouver le bon équilibre n’est pas toujours chose facile !

Quelques pistes pour commencer à changer de vie grâce au design de permaculture

Vous savez peut-être que la méthodologie de design en permaculture qui constitue le cœur de cette démarche éthique se déroule en plusieurs étapes. Je vous propose d’en voir quelques-unes, et d’en tirer des pistes pour « designer » votre propre vie.

Savoir se fixer des buts :

Croyez-vous qu’un humain qui s’éparpille, se disperse, ne sait pas vraiment où il va et pourquoi, et qui tâtonne, va être aussi efficace que quelqu’un qui a un ou plusieurs objectifs précis, bien en tête ? Il y a de grandes chances que non. Nous avons tous des buts dans nos vies, conscients ou inconscients.
Poser des objectifs, c’est savoir où on va, par quels moyens, en combien de temps, et c’est surtout s’assurer un maximum de chances de succès.
Pour cela, j’utilise la même méthode que pour concevoir le design d’une ferme ou d’un lieu chez un client : la méthode SMART.
Souvent, j’entends « je veux être autosuffisant sur mon lieu ». Ok, ceci est votre vision, votre souhait profond, mais vous êtes-vous fixé des buts clairs pour concrétiser celle-ci ? Si la réponse est non, il est fort probable que vous vous dirigiez dans une impasse. 80 % des projets que nous voyons dans notre entourage et qui échouent ou s’arrêtent sont dus à une mauvaise définition des buts.

En effet, comment aller vers cette vision si vous ne savez pas quel chemin vous allez devoir arpenter ? Comment allez-vous mesurer votre réussite ou les choses à améliorer ? Où sont les étapes ? Comment savoir si vous êtes réaliste et en rapport avec ce que vous pouvez faire ?

La méthode SMART nous aide à définir nos objectifs : ils doivent être Spécifiques, Mesurables, Acceptés, Réalistes et inscrits dans le Temps.

Des exemples :

« Je veux créer ma propre activité d’artisan menuisier, dans l’année 2013, sur les bases de mon cap menuiserie. »

« Je veux réduire mon activité professionnelle d’un tiers en temps, dans les 6 mois, grâce à l’économie réalisée en faisant 75 % de ma nourriture dans mon potager. »

« Je veux quitter mon emploi, retrouver une activité professionnelle plus cohérente avec mon moi profond et la nature. Je dispose de deux ans d’économies et d’aides, je devrais donc remplir cet objectif pendant cette période. » (ça, c’était un de mes objectifs, il y a une dizaine années, je peux dire aujourd’hui qu’il est atteint ;-))

Pourquoi ne pas sortir la tête du guidon pour réfléchir un peu?
Pourquoi ne pas sortir la tête du guidon pour réfléchir un peu?

Pas d’objectifs ? Ou vous n’en êtes pas là ?

Vous avez envie de changer de vie ou de changer des choses dans votre vie, mais vous ne savez pas quels objectifs vous fixer pour le moment.
Un outil que j’utilise beaucoup dans ce genre de cas est la visualisation du futur : « l’essentiel n’est pas de voir quelque chose tel qu’il est, mais tel qu’il pourrait devenir » c’est David Holmgren qui dit cela, appliquez-le aussi à vous-même !
Le design est un outil parfait pour voir nos rêves se réaliser aussi bien sur le terrain, que dans nos vies.
Quels sont mes 5 principaux rêves ? Si je n’avais aucune limite, quels seraient mes rêves les plus fous ?
L’imagination n’a aucune limite alors ne vous en imposez pas, et essayez de visualiser quel serait la personne que vous aimeriez être et devenir, et dans quel environnement dans deux ans, dans 5 ans, dans 20 ans ! Ceci vous permettra ensuite de poser des objectifs et des étapes pour y répondre, car il est fort probable que ces rêves vous soient accessibles.

Quand nous voulons un sandwich, nous nous organisons inconsciemment pour atteindre ce but, étape par étape. Quand nous voulons créer une forêt nourricière ou un potager, nous faisons de même, on acquiert les plantes ou les semences, on conçoit tout cela, et on le fait devenir réalité. Alors pourquoi n’en serait-il pas de même avec nos vies ?
Il y a tellement d’aventures à vivre loin de tout ce que l’on veut bien nous faire croire, nous imposer, que ce soit dans le monde ultra-consumériste ou dans le monde ultra-écologiste.
Nous avons besoin de changer nos modèles de croyance, pour devenir responsables de nos propres vies et apporter le meilleur de nous au monde. Tout cela passe par une phase d’introspection importante et une juste définition de ce que nous voulons être, faire et avoir.

O comme observation

Le challenge, évidemment, c’est de savoir par où commencer après s’être fixé ces objectifs.
Cela commencera par une phase d’observation de son propre « terrain ». C’est un peu comme observer votre climat intérieur et extérieur : ce que je suis maintenant, ce que je fais maintenant, ce que je pense et ce que j’ai maintenant, par exemple.
On peut creuser chacune de ces thématiques en tentant d’établir un état des lieux, plus ou moins exhaustif selon votre sensibilité et qui vous amènera à comprendre d’où vous partez, pour mieux comprendre comment rejoindre vos objectifs.

Un très bon outil sur le terrain, comme dans nos vies, pour collecter les données est tout simplement l’agenda-calepin, où vous pourrez répertorier vos actions quotidiennes, achats, temps passé pour chaque activité, contenu des repas, etc (au lieu des écoulements d’eau, de l’orientation de vents, ou des différents biotopes remarquables dans le cadre d’un design de lieu)… Rappelez-vous, au même titre qu’un design de terrain, que, même si le temps pour réaliser un design peut paraître long et fastidieux, l’efficacité qui en découle vous fera rattraper cela au centuple… Vous pouvez aussi y noter votre niveau d’énergie, votre forme. Vous remarquerez certainement de fortes interrelations entre certaines de vos activités (sport, nourriture, sommeil) et votre santé mentale ou physique par exemple.

Le design de permaculture peut vous aider à changer de vie et vous épanouir

R comme ressources

Une autre des premières activités du design de permaculture lors de la phase d’observation est d’identifier et de répertorier les ressources présentes sur le site donc en vous si on applique le design à votre propre vie.
Savoirs, savoir-faire, compétences, finance, relations et familles, environnement proche, etc.
Vous pouvez ici lister toutes les ressources dont vous et votre environnement disposez pour mener à bien les objectifs de vie que vous avez décidés.

L comme limites

Quels sont les obstacles et les facteurs limitants que j’ai à dépasser ? Les croyances limitatives avec lesquelles je m’autosabote ? Les facteurs physiques que je peux améliorer comme l’alimentation et le soin à mon corps, etc. À l’instar des ressources, vous pouvez dans cette phase faire un bilan de toutes les limites visibles ou invisibles que vous devrez dépasser pour atteindre vos objectifs.

A comme analyse

Principe-de-permaculture_Conserver-energie-recycler-faire-circuler-et-optimiser

Après avoir collecté toutes ces données sur vous et votre environnement de vie, nous pouvons très bien transposer de nombreux principes de permaculture pour nos vies, par exemple : « conserver, recycler, faire circuler et optimiser l’énergie »
Une des activités de design (sur le terrain) des plus importantes, est d’identifier où sont les fuites d’énergie(s), et de cycler et d’optimiser ensuite celles-ci afin d’obtenir plus avec moins.

À travers l’observation, nous pouvons essayer de voir où nous perdons ou gaspillons de l’énergie.

Quelles énergies sont gaspillées ? Le temps, par la procrastination (remettre toujours au lendemain), l’argent, les objets, les émotions, ou d’autres habitudes improductives dont on aimerait bien se défaire…
Concernant notre propre personne, quelles sont nos principales ressources qui permettraient de « boucher les trous » ? De bloquer ses fuites ? Peut-être que des compétences ou des outils, des proches, pourraient nous permettre d’augmenter notre efficacité…
En préservant l’énergie gaspillée ou perdue, celle-ci pourrait être employée à servir nos véritables desseins, autrement dit : nos objectifs, que nous avons identifiés précédemment.

Nous pourrions aussi parler de nombreux autres principes très pertinents dans nos vies, qui parlent d’eux-mêmes :

Principe-de-permaculture_Commencez-au-pas-de-votre-porte
Principe-de-permaculture_Commencez-petit-puis-etendez-vous
Principe-de-permaculture_Faire-de-petites-actions-pour-de-grands-changements
Principe-de-permaculture_Partir-des-structures-ensemble-pour-arriver-aux-details
Principe-de-permaculture_Utiliser-et-valoriser-la-diversite-
Principe-de-permaculture_Utiliser-et-valoriser-effet-de-bordure

— Commencer au pas de sa porte
— Commencez petit puis étendez-vous si nécessaire
— Partir des structures d’ensemble pour aller vers le détail
— Faire de petites actions pour de grands changements
— Utiliser et valoriser la diversité et l’effet de bordure
— Et bien d’autres encore…

Ensuite, la phase d’analyse nous encourage à trouver les synergies entre les éléments et pratiques que vous aimeriez mettre en place. Créer des systèmes qui tendent à s’autosuffire peut aussi être très intéressant : les besoins des uns sont les produits des autres.

D comme design

Pourquoi ne pas construire un vrai plan d’action et de vie comme un design de terrain ?
À vous maintenant de construire votre plan avec tout cela, où et quand placer vos éléments en rapport avec vos « zones » : le physique, l’émotionnel, le mental, le relationnel, le rapport au monde… et avec les secteurs qui traversent votre « terrain » : l’angoisse, la peur, vos zones de confort à faire exploser, etc.
Un travail inspirant, n’est-ce pas ?

Pour l’Installation, la Maintenance et l’Évaluation, je crois que vous aurez compris que c’est à vous de jouer, alors je vous laisse prendre ce qui vous convient dans cette expérience personnelle, sans surtout vous prendre la tête, prenez du plaisir à tout cela, ou bien ne le faites pas !!!
Amicalement

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Benjamin Broustey

Si vous souhaitez comprendre la méthode du design appliquée au jardin également, retrouvez notre formation vidéo « Invitez la permaculture dans votre jardin ! » en cliquant ici.

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Le retour au Saltus (1/2)

Je vous propose aujourd’hui une tentative de mise en contexte de la permaculture au niveau historique. Rien moins que ça. En remontant le temps et l’évolution des techniques agricoles nous allons tenter de comprendre ce qu’il se passe actuellement, dans cette transition agricole qui émerge peu à peu sur les ruines de l’ancienne. Nous allons […]

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Pourquoi vous faut-il des nuisibles dans votre jardin ?

Dès qu’une bestiole, quelle qu’elle soit, se sert dans les cultures que vous avez tant bichonnées, réduisant à néant vos efforts, vous la classez sans doute automatiquement dans la catégorie « nuisible ». Parmi les habitués de cette classification, on pourrait citer les limaces, les escargots, les taupes, les campagnols, les mulots, les doryphores, les pucerons…
Cette notion très humaine d’animaux et insectes nuisibles est communément répandue chez les jardiniers. Elle entraîne souvent tout un arsenal de réponses plus ou moins nocives pour l’environnement dans le but de « lutter contre », voire d’éradiquer totalement de votre terrain la bestiole en question, très subjectivement étiquetée comme « nuisible ».

Et si on parlait d’indésirables plutôt que de nuisibles…

Dans cette nouvelle vidéo de la série « La Minute de PermacultureDesign », nous vous proposons de poser un regard différent sur ces êtres vivants qui peuplent votre jardin…

Pour identifier et mieux connaître les espèces vivantes de votre jardin et pour travailler avec elles plutôt que contre elles en accueillant un maximum de biodiversité, nous vous conseillons le livre de Vincent Albouy : « Jardinez avec les insectes ». Le plus de cet ouvrage est qu’il a été rédigé dans l’optique de « Faire vivre plutôt que tuer » et qu’il présente des fiches descriptives très complètes sur les insectes et autres invertébrés du jardin. Même s’il contient une dizaine de pages (sur 360 pages) avec des méthodes de lutte contre des « espèces à problème », celles-ci sont toujours écologiques et le reste du livre met clairement l’accent sur l’accueil de biodiversité et les solutions naturelles.

Les nuisibles au jardin ou plutôt les indésirables sont en fait utiles à notre écosystème cultivé

« Jardinez avec les insectes » de Vincent Albouy
360 pages, édité par Éditions de Terran, en novembre 2009, prix : environ 23 €
Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Lien Amazon
Lien Decitre
Lien Unithèque

Et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, voici une vidéo bonus qui met en lumière cette évidence : les insectes sont nos amis… 😉

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Les plantes sauvages au service de la santé des sols et des hommes !

Chez nos ancêtres, les plantes sauvages comestibles avaient leur place quotidienne dans l’assiette. Ils maniaient ainsi leurs vertus nutritives, médicinales et guérisseuses selon leurs besoins et selon les saisons. Les plantes sauvages comestibles sont ainsi tombées aux oubliettes, pour faire place à des fruits et légumes cultivés, importés ou locaux. Cela a permis de belles découvertes gustatives, mais aussi la perte de connexion avec la nature qui nous entoure, et les nutriments qu’elle nous offre avec abondance à portée de mains.

Car qui dit plante sauvage, dit propriétés et bienfaits nutritifs exceptionnels pour vos cellules, et votre santé. Ces plantes qui poussent sans aide de la main de l’homme, mais se nourrissent essentiellement de lumière, d’air, d’eau et des nutriments de la terre, poussent souvent dans des conditions extrêmes, ce qui potentialise leurs vertus, leur puissance et leur résistance.
Si on connaît leur langage, on observera souvent qu’elles se révèlent curatives et nutritives pour des faiblesses humaines s’apparentant aux faiblesses du sol dans lequel elles poussent.

Les plantes sauvages comestibles et médicinales sont des trésors de nutriments et de soins pour notre santé.

Prenons, par exemple, la prêle (Equisetum arvense) : elle pousse sur des sols déstructurés ou non encore structurés, des sols alluvionnaires jeunes et témoigne de la présence d’une nappe d’eau ou des sols engorgés d’eau, comme on peut le voir dans « L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales » de Gérard Ducerf (voir références des trois volumes de cette encyclopédie en fin d’article).
Parallèlement, pour l’homme, les propriétés de la prêle, reminéralisantes et structurantes sont exceptionnelles, grâce à sa haute teneur en silice, calcium, fer, potassium, magnésium, mais elle a aussi des propriétés anti-inflammatoires, lutte efficacement contre les œdèmes et est efficace dans les problèmes urinaires
Incroyable non ? La faiblesse du sol où elle pousse et sur lequel elle joue un rôle s’apparente à une faiblesse chez l’homme qu’elle peut accompagner sur le chemin de la guérison.

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Il ne reste plus alors qu’à appliquer un des principes fondamentaux de la permaculture : l’observation. Car si vous observez votre environnement et ce qui y pousse, vous découvrirez des pépites vertes pour vous nourrir et prendre soin de vous, tout cela offert généreusement par la nature. Du vrai bon sens à reconnecter…

L’ortie, que tout le monde qualifie de « mauvaise herbe » est une plante sauvage fantastique, dotée d’une teneur exceptionnelle en Vitamine C (4 fois les apports journaliers recommandés dans 100 gr de feuilles, soit 6 à 7 fois plus que l’orange), en vitamine A, en minéraux comme le fer, le calcium, mais aussi en protéines complètes (équilibrée en acides aminés essentiels au corps). C’est au printemps que sa teneur en bons nutriments est à son apogée. Elle est idéale pour complémenter les végétaliens, mais aussi après les cycles féminins, elle est reminéralisante, alcalinisante (PRAL* : -66,41) et dépurative. Pour les animaux, elle est aussi extrêmement bénéfique puisqu’elle stimule la reproduction, notamment la ponte des poules.
Elle pousse en général sur des sols acides riches en azote, ou en potasse ou en excès de matière organique animale qui mériteraient une action alcalinisante et dépurative, comme chez l’homme ( 😉 et la boucle est bouclée…).

Ces remarquables pépites vertes et bien d’autres encore vous attendent près de chez vous 😃

On pourrait parler aussi de la Consoude, du plantain, du pissenlit, de l’Amaranthe, du Chénopode, de l’ail des ours… toutes des gourmandises végétales et nutritionnelles.
Des lectures passionnantes comme le « Guide Nutritionnel des plantes sauvages et cultivées » de François Couplan (voir référence du livre en fin d’article), présentent ces pépites vertes et leurs fabuleuses vertus.

Mais comme l’observation est avant tout nécessaire, nous vous proposons d’aller à la découverte et la reconnaissance des plantes sauvages comestibles et médicinales grâce à la formation « Au bonheur des plantes » de Florence Laporte, qui saura vous communiquer sa passion et son savoir. Florence vous guide pas à pas sur le chemin des plantes sauvages, d’une manière simple et avec bon sens, elle vous délivre ses secrets pour reconnaître simplement les plantes sauvages près de chez vous, régaler vos papilles et vos cellules.

Les plantes sauvages comestibles et médicinales sont des trésors de nutriments et de soins pour notre santé.
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Sabine Curci, praticienne en permaculture humaine.

* Le PRAL (Potential Renal Acid Load) est un indice mis au point par deux spécialistes allemands, Thomas REMER et Friedrich MANZ, afin de mesurer le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un aliment. Il évalue la quantité d’éléments acides qu’un aliment consommé génère dans les urines (plus l’indice est haut, plus l’aliment est dit acidifiant).

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« Guide Nutritionnel des plantes sauvages et cultivées » de François Couplan
255 pages, édité par Delachaux et Niestlé en mars 2011, prix : environ 25 €
Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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« L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 1 » de Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2008, prix : environ 60 €
Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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« L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 2 » de Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2014, prix : environ 60 €
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livre-les-plantes-bio-indicatrices-gerard-ducerf-permaculture-design-volume-03_300

« L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 3 » de Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2013, prix : environ 60 €
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