Les ressources et leur recyclage en permaculture

Nous avons une bonne nouvelle pour vous?! 😜

Si vous avez un projet qui vous tient à coeur et que vous vous demandez avec quels moyens vous allez bien pouvoir le réaliser, nous allons vous montrer que, sans le savoir, vous avez sans doute déjà plus de ressources disponibles que vous ne le pensez.

Comment concrétiser son projet avec peu de moyens ?

Une caractéristique que l?on retrouve chez beaucoup de permaculteurs, c?est la volonté de concrétiser leurs projets. Cela est souvent lié à un changement de vie, une envie de cohérence et cela va passer par la réalisation d?un projet :

  • création ou transformation d?un lieu
  • création d?une association
  • d?un lieu partagé
  • d?une entreprise
  • changement d?activité ou de métier
  • production de nourriture
  • ?

Bref, ce n?est souvent pas un hasard si la rencontre avec la permaculture se fait à ce moment-là. En effet, la permaculture est une méthode de conception éthique qui va vous permettre de réaliser vos projets en tenant compte de votre contexte, c?est ce qui en fait tout sa force et sa pertinence.

Cette démarche de conception qui tient compte des éthiques et des principes universels de permaculture, va ensuite s?appuyer sur une analyse très poussée de votre contexte et de vos objectifs.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Schéma illustrant le processus de design qui doit absolument s?appuyer sur les éthiques et principes universels de la permaculture puis sur votre contexte propre !

C?est pendant cette phase d?analyse qu?on appelle le « Design de permaculture » que vous allez rechercher les « ressources » disponibles pour vous aider dans la réalisation de votre projet.

Ne pas connaitre ses ressources disponibles est un énorme gâchis

Il est très rare, lorsqu?on a un projet à concrétiser, d?avoir le temps, l?énergie, les compétences et les finances de disponibles immédiatement. Ces moments de grâce se comptent généralement sur les doigts d?une main?

Alors, comment faire quand on n?a pas tout ce « contexte facilitant » pour réaliser son projet ?

Si vous apprenez à repérer vos ressources disponibles, mais aussi à vous en créer, vous disposerez là d?une aide précieuse, une vraie mine d?or pour vous aider dans la réalisation de tous vos projets.

Cela vous permettra de faire des économies en temps, en argent et facilitera la mise en place de ce que vous souhaitez réaliser.

Est-ce facile de repérer ses ressources ?

Ce n?est pas compliqué, mais, comme pour toutes les autres phases d?un design, cela nécessite une vraie méthodologie, si vous voulez en tirer toute l?efficacité.

Ce n?est d?ailleurs pas un hasard si nous y avons consacré un module entier dans notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin?! ».

Avec la pratique, cela devient vite un réflexe dans la vie de tous les jours, et permet de repérer des ressources partout !!!

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Illustration des différents types de ressources recherchées dans le cadre d?un projet en permaculture.

Il existe plusieurs types de ressources :

  • financières
  • matérielles
  • physiques
  • humaines

Comme précisé, plus haut, il y a beaucoup à dire sur chaque type de ressources, mais nous allons vous donner des pistes pour commencer dès aujourd?hui à en repérer certaines.

Nous allons nous focaliser ensemble sur les « ressources physiques ».

Identifier vos ressources physiques

Dans cette catégorie de ressources, nous allons trouver, par exemple :

  • la gravité
  • les ressources naturelles du site
  • l?orientation du terrain et son exposition
  • la récupération d?objets ou de matériaux

Hou là, on vous a fait peur d?un coup ! Pas de panique, restez !!! 😅

Commençons par le plus simple : la récupération d?objets ou de matériaux.

Mais comme on est joueur 😆 on va coupler cette recherche avec un principe de permaculture qu?on aime particulièrement « Tout déchet est une ressource inexploitée ». Allez c?est parti?

Nous allons prendre comme exemple l?un de nos sites expérimentaux, où la première étape a été l?installation de la zone 0 à savoir « le lieu de vie ou d?activité principale ». Dans notre cas, il s?agissait d?une ancienne ruine que nous avons éco-rénovée en maison d?habitation familiale. Elle se situe dans une ancienne propriété viticole qui a été divisée au niveau de ses bâtiments, ce qui entraîne un voisinage proche de plusieurs personnes qui ont également rénové leurs biens.

Exemple de ressources physiques avec la démolition d?un toit

La partie centrale d?un toit au centre du bâtiment a donné naissance à un tas de déchets : planches, poutres, étanchéité goudron? Déchets ? Non ! Ressources !!

Alors c?est sûr qu?en l?état, le premier réflexe est d’évacuer en déchetterie ce type de matériaux, car plusieurs planches sont cassées, d?autres ont pris l?humidité, ou ont été grignotées par divers insectes et il y a des clous et vis partout?

Avec un peu d?huile de coude, un marteau de charpentier et un pied-de-biche, on peut transformer ce tas de déchets en une véritable ressource. Seuls les bouts les plus petits ou inutilisables ainsi que les matériaux de toiture goudronnée sont partis à la déchetterie. 95 % de ce tas de bois a été nettoyé de ses vis, trié et mis de côté pour des réalisations futures.

Un casque avec des podcasts d?émissions intéressantes 😉 aide quand même pas mal à passer le temps, pour ce travail pas forcément des plus épanouissants?

Comment recycler ce tas de bois récupéré de la démolition ?

Lorsque nous avons trié ce bois, nous ne connaissions pas encore sa destination. Quelques semaines après il a fallu créer des toilettes sèches d?extérieur sur ce site? Magique, nous avions quasiment tout de disponible immédiatement. Hormis la porte et les vis, tout est issu du site (y compris une palette pour le sol et les tôles pour la toiture). Si nous avions dû acheter ce bois cela nous aurait fait une sacrée facture vu le prix du bois en ce moment dans les magasins de bricolage.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Ces toilettes sèches et les deux bancs sur les côtés ont été réalisés à partir des matériaux récupérés de la démolition de notre toit?

À noter également que les 2 bancs, à côté de ces toilettes sèches, sont réalisés avec des vieilles poutres et des pierres issues de la démolition. Les poutres étaient trop endommagées par les insectes pour les réutiliser en structure porteuse cela aurait pu être un problème. Par contre pour s?assoir dessus, elles sont idéales : Le problème est la solution !

Dans quelques années, lorsqu?elles seront vraiment trop friables, nous les composterons simplement à côté de là. Ces poutres très anciennes n?étant pas traitées, nous pourrons même les mettre dans des zones de culture. Ici, on utilise le principe « Un élément remplit plusieurs fonctions », mais avec une gestion qui s?étale dans le temps. 😃

Principe de permaculture : Un élément remplit plusieurs fonctions

Une partie du bois récupéré de la démolition du toit a aussi été transformé en jolies portes rustiques. Plutôt sympa le rendu, vous ne trouvez pas ?

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Exemple de porte faite en bois récupéré de la démolition de notre toit !

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Exemple de porte faite en bois récupéré de la démolition de notre toit !

Les déchets des uns peuvent être les ressources des autres : l?exemple de nos voisins !

Nos voisins avaient, eux aussi, fait des travaux de leur côté. L?un d?eux avait dans son jardin une montagne de pierres issues de sa démolition qu?il cherchait désespérément à évacuer en déchetterie sans que cela lui coûte trop d?efforts.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Le tas de pierres du voisin qu?on a récupéré en partie avec plaisir ! L?autre partie va servir à la construction du mur entre nos deux propriétés?

Quelle chance !!! Des beaux moellons et quelques pierres de taille. Idéal pour créer différents petits ouvrages tels que des murets?

Il a donc été proposé au voisin de récupérer tout son stock de « déchets ». Celui-ci voulait également faire une clôture pour son jardin, nous avons pris ensemble la décision de réaliser un petit mur qui nous permettrait de marquer la limite, mais pas d?empêcher nos enfants de circuler entre nos deux terrains. Nous avons donc créé un passage plus bas au milieu du mur qui sert à la fois de passage pour les enfants, mais aussi de banc pour discuter entre voisins. 😉

 

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Mur en construction d?un commun accord entre chez nous et nos voisins, avec les pierres issues de ses travaux?

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Banc réalisé dans le mur de séparation entre chez nous et les voisins. Sa faible hauteur permet de marquer la limite sans empêcher les enfants de circuler d?un jardin à l?autre et permet aux adultes de se retrouver pour discuter entre voisins ;).

Ici nous utilisons le principe « Intégrer plutôt que séparer » à la fois sur l?espace mais également sur l?aspect social.

De plus, ce mur va nous permettre de créer des microclimats intéressants et pourra être le support de plantes dans le futur.

Des ressources insoupçonnées, il peut y en avoir partout !!!

Ces deux exemples contextuels sont là pour vous sensibiliser sur l?omniprésence des ressources tout autour de nous. Dans notre cas, nous n?avions pas de projet précis, mais avons su repérer ces opportunités lorsqu?elles se sont présentées. Nous vous encourageons à faire de même.

En repérant ce type d?opportunités, vous allez également stimuler votre créativité en réalisant des structures qui n?auraient sans doute pas existé sous cette forme, et même parfois créer du lien social.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Autres utilisations des bois et pierres de récupération : création de bordures diverses pour des plate-bandes qui génèrent des micro-climats et offrent des abris à biodiversité ;).

De l?or sous les pieds : un exemple de ressources à portée de main pour qui se donne la peine de bien regarder !!!

Une petite anecdote pour finir qui résume bien l?intérêt de connaître ses ressources lorsqu?on a un projet à réaliser.

Un client qui nous consultait pour la réalisation de son design, avait déjà bien en tête une certaine vision de son projet. Le projet qu?il souhaitait mettre en place était ambitieux : 3 ha d’arboriculture, 6 000 m2 de maraichage, des baissières partout? le tout sur un terrain très dégradé?

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Fleurs et boutons de millepertuis (Hypericum Perforatum) dont les propriétés médicinales sont très nombreuses et très utilisées en phytothérapie !

Au vu de l?investissement que nécessitait ce projet, et le temps pour en recueillir les fruits, notre mission était de faire le design afin d?optimiser tout cela. Or en analysant ses ressources, nous nous sommes rendu compte qu?il était en train de marcher sur 3 ha de millepertuis qui ne demandait qu?à être ramassé pour être convertis en argent. Quasiment aucun investissement à faire pour une récolte immédiate. Il avait de l?or sous les pieds et ne le savait pas. Cela aurait été dommage de passer à côté, non ?

En conclusion, les ressources physiques peuvent être simples à trouver, à identifier et peuvent vous rendre de nombreux services pour réaliser votre projet. Nous espérons que cet article vous donnera l?envie de vous familiariser avec cette étape importante du design qui peut vous rapporter gros.

À vous de jouer maintenant 😜 !

Apprenez à repérer l?ensemble de vos ressources disponibles?

Savoir repérer l?ensemble de vos ressources disponibles est un exercice incontournable dans un projet en permaculture. C?est pourquoi nous y consacrons un module entier dans notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! » qui vous permettra de réaliser, vous-même, le design en permaculture de votre projet quelqu?il soit ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Permaculture, Ressources , Recyclage , récupération, recycler, réutiliser, déchets, matériaux, travaux, démolition, voisin, lien social, observation, opportunité, échange, système D, formation, permaculture, design, permacultureDesign

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Chantier participatif et atelier de jardinage durable

– Actuellement le Sens de l’Humus est en train d’aménager un jardin partagé dans le quartier du Bel Air, en pied d’immeuble. Nous avons besoin de bras pour remplir des potagers surélevés que nous allons assembler, avec 11 mètres cubes de terre. Nous lançons donc un chantier participatif mardi 21 mai 2019.
Rendez-vous le matin à 9h00 au jardin Pouplier.

> Si nous n’avons pas fini le remplissage durant la journée, nous poursuivrons le lendemain.

– L’atelier de jardinage durable mensuel qui était initialement prévu le mercredi 22 mai 2019 de 14h à 16h30 est reporté à la semaine suivante, le mercredi 29 mai 2019 de 14h00 à 16h30, du fait de ce chantier.
Initialement cet atelier devait traiter des associations de plantes au jardin, il sera remplacé par la construction de bacs à réserve d’eau (wicking bed).
Pour ce dernier nous avons besoin de différents types de contenants vides tel que des seaux en plastique alimentaire de 10 litres avec couvercle ou des bidons d’huile. On trouve ces matériaux aisément dans les fromageries, boulangeries, kebabs… En général, ils contiennent du ketchup, de la mayonnaise, de la crème fraiche, des olives, de l’huile…
Merci de nous en amener un maximum au jardin, nous les utiliserons pour des cultures hors sol.

Inscription obligatoire auprès de christophe.humus@gmail.com

Pour le retour à une apiculture naturelle…

L?abeille est apparue sur la terre il y a plus de 100 million d?années. L?homo sapiens lui, est apparu il y a 0,25 million d?années? L?abeille sait donc parfaitement se débrouiller sans ce mammifère bipède qui a la prétention de gérer la nature !

L?apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d?abeilles.

Détail d?un rayon de miel. ©Pierre Javaudin

Les tout premiers apiculteurs

De tout temps, l?homme a « élevé des abeilles ». D?abord à la recherche de la cire, dans les troncs creux qui abritaient les colonies, les hommes ont vite installé des ruches près de leurs habitations.

Durant de milliers d?années, chaque région a adapté son modèle de ruches. Certaines en paille, d?autres en terre, en osier, en bois, elles étaient fabriquées avec les matériaux disponibles localement. Leur principal défaut était l?obligation de supprimer la colonie d?abeilles, par l?utilisation du soufre ou par noyade, afin de récolter le miel et la cire. Les abeilles construisant leurs rayons en s?accrochant dans la structure, il était impossible de faire autrement.

La naissance de l?apiculture « intensive »

 

L?apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d?abeilles.

Ruche Dadant ©Pierre Javaudin

La ruche Dadant

Créée en 1890, en pleine période où la société à dominante agricole s?oriente vers une société industrielle, la ruche Dadant devient rapidement la référence en apiculture. Charles Dadant est considéré comme l?un des pères de l?apiculture moderne. L?utilisation de cadres garnis de cire gaufrée et l?extraction à l?aide de centrifugeuses ont permis d?optimiser le travail des apiculteurs et d?augmenter les rendements. L?apiculture intensive était née?

Cette ruche marque un véritable tournant dans l?histoire de l?apiculture, elle a enfin permis de récolter le miel sans supprimer la colonie.

Des méthodes de pros?

La ruche Dadant est équipée de 10 ou 12 cadres selon le modèle. L?élément du bas abrite la colonie, les étages qui sont ajoutés au-dessus servent pour les réserves de miel. Le dernier étage est un nourrisseur et le tout est couvert d?un toit métallique qui rend l?ensemble bien étanche. Garnie d?une espèce d?abeille populeuse et productive, une ruche conduite par un professionnel peut produire jusqu?à 25 kg de miel/an.

Des amateurs aux méthodes de pros

En France, 25 000 apiculteurs possèdent moins de 10 ruches, cela représente de 70 % des apiculteurs?! Souvent formés par les ruchers-écoles, ces amateurs éclairés sont avant tout des passionnés. Ils utilisent les mêmes abeilles, les mêmes ruches et souvent les mêmes méthodes que les pros? Un peu comme si pour quelques plants de tomates et de salades dans un jardin, un amateur utilisait le même matériel et les mêmes méthodes qu?un horticulteur professionnel. Une apiculture intensive dans le jardin en quelque sorte.

Des pratiques allant à l?encontre du fonctionnement naturel des abeilles

Imposer de la cire gaufrée préfabriquée

Dans les ruches conventionnelles, les apiculteurs installent des cires préfabriquées souhaitant que les abeilles passent leur temps à butiner plutôt que de le perdre à construire des rayons. Or les abeilles bâtisseuses sont de jeunes abeilles qui ne sortent pas de la ruche à cet âge?!

Dans la nature, les jeunes abeilles produisent de la cire et deviennent bâtisseuses. Cette fonction est indispensable à la cohérence de la colonie : elles décident ainsi le nombre de rayons à construire, mais aussi le nombre de cellules mâles que la colonie produira. Le préfabriqué n?existe pas dans la nature, chaque colonie agence ses rayons en fonction de ses besoins.

L?apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d?abeilles.

Rayons de cire naturellement construit par les abeilles bâtisseuses à l?intérieur d?une ruche horizontale. ©Pierre Javaudin

Le nourrissement à base de sucre

Les abeilles fabriquent du miel pour se nourrir et non pour l?apiculteur. Ce miel est constitué de glucides, de protides, de sels minéraux, d?acides organiques, de nombreuses vitamines, des lipides, des minéraux, des oligo-éléments, enzymes et antibiotiques. C?est une nourriture complète et indispensable à la bonne santé de la colonie.

Préférant piller leurs réserves avant l?hiver, l?apiculteur conventionnel offre, en échange, une nourriture (nourrissement) à base de sucre (saccharose) qu?il installe dans le nourrisseur situé sous le toit de la ruche. Cette nourriture est très pauvre et n?apporte pas les éléments indispensables à la bonne santé de l?abeille. Un être mal nourri est toujours plus faible et moins résistant face aux maladies.

Pour une apiculture plus naturelle, laissons donc du miel aux abeilles ?

L?apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d?abeilles.

Rayon de miel en cours de maturation, tel qu?on peut en trouver dans les ruches horizontales. ©Pierre Javaudin

L?insémination artificielle

Cette intervention humaine n?a pas lieu d?être dans une démarche d?apiculture naturelle à moins qu?elle serve un but de sauvegarde d?une espèce menacée comme l?abeille noire. Dans ce cas particulier, l?insémination artificielle peut parfois être nécessaire pour favoriser le repeuplement du territoire par cette espèce endémique.

Autrement, dans la nature, quand une jeune reine s?envole de la ruche pour se faire féconder, elle rejoint un bal dans un lieu éloigné de sa ruche. À plusieurs dizaines de mètres du sol, des milliers de mâles font la course pour féconder la reine. Après l?accouplement, le mâle meurt et la reine continue le bal. Elle se fera féconder par une quinzaine de mâles avant de retourner à la ruche pour ne plus en ressortir, sauf lors d?un essaimage. La reine stocke le sperme des mâles dans un réceptacle appelé spermathèque. Elle pourra ainsi garder pendant environ 4 ans la semence afin de féconder ses ?ufs.
Dans une ruche toutes les abeilles sont donc les filles de la reine et sont demi-s?urs, car de pères différents.

Le traitement des parasites aux insecticides

Le principal parasite de l?abeille est le varroa. Cette puce de l?abeille suce l?hémolymphe de sa victime. Ce parasite a été introduit par les apiculteurs en important des abeilles asiatiques dans les années 1980. Aucune ruche n?y échappe, les mâles, volant de ruche en ruche, rependent les varroas dans les colonies qui en sont exemptes.

Les traitements chimiques préventifs sont légion dans les ruches. L?un des produits les plus utilisés est constitué d?une substance active (l?amitraze) interdite en agriculture?!

Plutôt que d?introduire des insecticides dans une ruche abritant des insectes, véritable non-sens, l?utilisation d?huiles essentielles (thymol, eucalyptus) ou de médicaments plus adaptés sera moins nocive pour les abeilles.

Le clippage pour empêcher l?essaimage

L?essaimage est un phénomène naturel vécu comme un cauchemar par la plupart des apiculteurs. Lorsque la moitié des abeilles s?envolent avec la reine, il ne reste plus que l?autre moitié dans la ruche. Cette moitié de colonie, c?est deux fois moins de butineuses pendant plusieurs semaines et en pleine saison? La récolte risque donc d?être moins importante. Afin d?éviter l?envol de la reine, certains apiculteurs n?hésitent pas à lui couper une aile (clippage) afin qu?elle ne quitte pas la ruche.

Or l?essaimage est le mode naturel de reproduction et dispersion des colonies d?abeilles dans l?espace. Certes, la production peut en pâtir, mais grâce à ce départ, une nouvelle colonie est créée et prête à s?installer dans une nouvelle ruche.

L?apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d?abeilles.

Ruche horizontale idéale pour la pratique d?une apiculture naturelle. ©Pierre Javaudin

Se mettre à l?apiculture naturelle

Dans une démarche d?apiculture naturelle, le bien-être de l?abeille est au centre des préoccupations de l?apiculteur.
Certaines ruches sont plus propices à cette pratique. La ruche horizontale est parfaite pour une utilisation familiale et de loisir. Pas de cire gaufrée, pas de nourriture au sucre, pas d?insémination artificielle?

Les abeilles ?uvrent en toute liberté et à leur rythme.
L?apiculteur laisse ses abeilles se nourrir avec leur miel. Celles-ci en stockent toujours plus que nécessaire, il en restera quelques kilos pour l?apiculteur?

En conclusion, vous l?aurez compris, l?apiculture naturelle se conjugue au verbe ÊTRE et non au verbe AVOIR?!

Pierre Javaudin.

« Une ruche dans mon jardin »

Pour une apiculture naturelle et familiale

Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016
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Prix : environ 12,90 ?
?
Références complètes (éditeur, ISBN?), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque   |   Fnac

Spécialiste en l?apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin. Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

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Arrêtons le gaspillage !

Arrêtons le gaspillage & devenons riches ! Nous, humains des pays occidentaux, sommes devenus des prédateurs de la Terre. Même les plus écolos des écolos, mêmes les décroissants, même les permaculteurs, nous ne nous rendons pas compte à quel point nous gaspillons les ressources de la planète pour les transformer en pollutions. Quelques rares permaculteurs sont parvenus à éviter cette hémorragie de ressources gaspillées en les réutilisant précieusement à l’intérieur de leur lieu. La société de consommation est tellement ancrée dans nos cerveaux, dans nos habitudes de vie au quotidien, que nous sommes presque tous aveugles devant nos gaspillages.

L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul.

disait Gandhi

J’écoute et je lis. Je me force à lire et à écouter, les vrais chiffres des dégâts de la société occidentale, de la société économique & financière mondialisé à laquelle nous participons de gré ou de force, sur le système Terre. Depuis bien longtemps, je suis une écolo avertie. Depuis plus de 20 ans, je trie mes poubelles, je diminue mes besoins en eau potable, prenant des douches à la place des bains, voire même le gant de toilette à la place de la douche, je composte, j’achète bio, je me soigne par les plantes, avec aussi l’objectif « zéro déchet », donc aucun emballage plastique car je ne veux plus participer à l’agrandissement du 7e continents. Certes, j’ai diminué mon empreinte écologique, je consomme (ou plutôt consommais) moins d’une planète, mais je reste une prédatrice de la planète.

Pourquoi je reste une prédatrice ?

La planète se réchauffe, il en découle des phénomènes de sècheresse & d’inondation pour réguler ce climat qui s’emballe un peu plus chaque année. La biodiversité chute drastiquement, au point que les scientifiques parlent de la sixième extinction. Les sols agricoles sont de plus en plus infertiles, au point d’aller couper des millions d’hectare de forêts (Amazonie, Thaïlande, après l’avoir fait massivement en Europe & en Afrique) pour continuer à nourrir nos appétits voraces, en viande & huile de palme. Certes, j’ai aussi arrêté de manger de l’huile de palme & drastiquement diminué ma consommation de viande.

Mais je ne voyais toujours pas l’ampleur du problème que je génère malgré tous mes choix de vie. Trois points importants que je ne voulais pas voir, sont la source d’un énorme gâchis. Pourquoi mes yeux & mon cerveau pourtant avertis n’y parvenait pas ?

En fait, vivre dans une société riche, depuis des générations, nous habitue à trouver normal d’utiliser de l’eau & la rejeter, acheter des aliments même s’ils font des milliers de kilomètre, dépenser de l’énergie & des ressources pour rester connecter. Certes, les aliments que je mange & viennent de très loin sont réduits : le chocolat & le café, le gingembre & le curcuma. Ils sont bio, équitables au maximum. Bref, je me prends pour le Roi Soleil qui envoyait ses caravelles parcourir les mers pour lui rapporter ces aliments exotiques qu’il nous est toujours impossible de produire à moins de 1000 km d’ici. Deuxièmement, je limite certes mes besoins en eau, mais je « chie » dans de l’eau potabilisée, et je rejette cette eau sans la rendre à la Terre, au nom de mon confort. J’imaginais un système très pratique qui pourrait être mis en place le jour où … Bref, vivant dans un lieu avec WC à eau, je trouvais toujours trop compliqué de fabriquer créer un système vertueux où mon fumier humain servirait à nourrir la terre. Alors qu’il suffit d’un seau & de sciures pour y parvenir. Et mon 3e point noir, c’est l’usage des terres rares & des clouds, nuages en anglais. Jolis mots pour signifier que l’on exploite des enfants dans les mines & qu’on construit des parcs informatiques toujours plus grands qui réchauffent encore plus la planète. Je suis souvent connectée, j’utilise un ordinateur & un smartphone, pour rester en contact, échanger avec vous, avec mes enfants, m’informer.

Comment me désintoxiquer ?

Le problème est la solution

Principe de conception Bill Mollison

Et là, je ne connais pas encore là solution qui va me permettre de m’en passer. Car il ne s’agit pas, même si je peux paraître extrême aux yeux de mon entourage, de me forcer à ces limites. Mon objectif est de vivre heureuse. Autrefois, les ordinateurs, la télévision & les téléphones portables n’existaient pas et pourtant nous vivions heureux. Alors quelle organisation de vie me permettrait de me passer de ces outils technologiques si délétère pour la planète & rester en contact avec vous, avec mes enfants. J’écrivais : « Cela va être très compliqué & prendre du temps. Je me suis fais un réseau d’ami.e.s à travers la France pour vivre cette passion pour la Nature. » En fait, encore une fois, la solution est simple & existe déjà. Je suis tellement intoxiquée & dépendante que je suis aussi aveugle !!! Une revue trimestrielle nous relie. Une revue qui n’attend que nos articles & nos annonces. Passerelle’Eco. Mon premier objectif va être de me réabonner. J’arrivais toujours à lire la revue et je m’en contentais. Aujourd’hui, je découvre à quel point cette revue est primordiale pour notre futur & notre joie de vivre.

Nuage de données simplecore.intel.com

Je ne jetterais pas mon ordinateur, ni mon smartphone, je les utiliserais jusqu’au bout, mais je n’en rachèterais pas. Les utiliserais-je jusqu’au bout ???! En voyant ce qu’est réellement un cloud, un nuage les a-t-on appelé !!! Bref, je vais réorganiser ma vie pour ne plus en être dépendante & pouvoir me passer de tous ces « conforts » avec une grande légèreté le jour venu. Quand on visualise le problème c’est beaucoup plus facile de prendre la décision. Remplacer tout ça par la création & le développement d’un réseau social local riche et soudé devient encore plus souhaitable.

Mes 3 objectifs

  • Remplacer Café, thé, chocolat, gingembre & curcuma
  • Organiser mes toilettes sèches
  • Organiser & développer un réseau social local

Et Vous ? Quel est votre objectif, quels sont vos objectifs ? Dites-le moi.

Qu’est-ce qu’une plante bio-indicatrice et que dit-elle sur votre sol ?

Le sol est un énorme réservoir de graines. Certaines sont périmées, d?autres en attente des conditions idéales pour sortir de terre.

Lorsque les conditions de sol et de climat sont réunies, ces graines vont germer, c?est ce que l?on appelle la levée de dormance. Ainsi lorsqu?on a une dominance de certaines plantes, on peut en déduire les conditions du sol dans lequel elles ont poussé et la dynamique de celui-ci. On peut ainsi connaître les premiers gestes à effectuer pour en améliorer la fertilité, la structure (trop argileuse, trop sableuse?)

Attention, avant d?agir, il faut observer et comprendre, en tant que permaculteur, on doit être des observateurs avant d?être des acteurs !
La nature tend toujours vers l?équilibre et il est important de comprendre que les plantes bio-indicatrices sont une première réponse de la nature pour ramener le milieu vers son équilibre.
Ce que l?on souhaite faire, c?est simplement accélérer l?action des plantes et amener l?environnement vers un stade qui va être propice aux plantes qui nous intéressent, à savoir, le plus souvent, le stade du potager et du verger.

Ce n?est pas parce que vous allez laisser une plante monter en graines et se ressemer toute seule que les graines de celle-ci vont effectivement lui succéder la saison suivante, car, si vous avez modifié la structure de votre sol (en l?aérant, en l?amendant?), il est possible que les conditions de germinations de la plante ne soient plus réunies. Cela signifie aussi qu?une plante arrivée dans votre jardin sans votre intervention a une raison d?être là, ce n?est pas parce que vous ne l?avez pas plantée qu?elle ne sera pas utile pour vous. Les plantes sauvages arrivent pour améliorer et protéger votre milieu. Elles peuvent aider à régler un problème au niveau de votre sol, donc, avant de les arracher sans vous poser de questions, observez-les, identifiez-les et écoutez ce qu?elles ont à vous dire. Que signifie l?arrivée de cette plante ? En « lisant » les plantes bio-indicatrices sur votre terrain, vous pourrez donc savoir ce qui se passe dans votre sol et savoir quoi faire pour corriger ou non la situation.

Par conséquent, en théorie, quand une plante sauvage vous « gêne » au jardin, il suffira de l?identifier pour connaître ses besoins, ses conditions idéales de levée de dormance et d?évolution et de changer votre contexte de milieu pour que ses conditions idéales ne soient plus réunies afin qu?elle ne revienne pas.

Comment savoir qu?une plante est bio-indicatrice de l?état de votre sol ?

Pour qu?une plante soit considérée comme bio-indicatrice dans un milieu, il faut qu?elle soit en dominance par rapport aux autres espèces présentes, c?est-à-dire au moins 5 à 10 sujets par mètre carré ou au moins 70 % de l?espace occupé par la même plante. C?est une logique de dominance de la plante parmi les autres.

Il y a plusieurs types de plantes bio-indicatrices : certaines indiquent des excès, d?autres des carences, d?autres le taux de vie du sol? Chaque plante a son caractère indicateur propre.
Pour vous aider dans cette observation et l?identification des plantes bio-indicatrices, plusieurs outils existent :

  • L?application PlantNet : pour vous aider à identifier les plantes que vous observerez grâce à votre mobile (pas infaillible, mais très intéressante quand même) Pour téléphones ANDROID ? APPLE
  • Une bonne flore, c?est-à-dire un ouvrage pour l?identification des plantes, par exemple : Le Guide Delachaux des fleurs de France et d?Europe ou encore, la toute nouvelle et magnifique Flore Photo de Gérard Ducerf
  • Des forums de botanique ou encore des associations de passionnées qui partagent localement ou en ligne leur savoir.

Une fois l?identification faite, nous utilisons ensuite l?encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf pour connaître, très précisément, le caractère indicateur de la plante identifiée. Cette encyclopédie comporte 3 volumes. Vous trouverez, en fin d?article, les références de ces ouvrages. Comme pour sa nouvelle Flore photo, Gérard Ducerf a fait un formidable travail avec ces encyclopédies très détaillées qui contiennent toutes les réponses dont vous pourriez avoir besoin pour faire votre propre diagnostic de sol en fonction des plantes observées.

Quelques exemples de plantes bio-indicatrices et leurs indications sur le sol dans lequel elles poussent :

Observer les plantes bio-indicatrices donne de nombreux renseignements sur la composition et l?état des sols dans lesquels elles poussent.

Mouron blanc – Stellaria media

  • Le mouron blanc ? Stellaria media : indique une terre équilibrée en bonne santé? c?est une des rares plantes avec ce caractère indicateur d?équilibre, si vous en avez, vous pouvez vous en réjouir ?
Observer les plantes bio-indicatrices donne de nombreux renseignements sur la composition et l?état des sols dans lesquels elles poussent.

Renoncules rampantes – Ranunculus repens

  • La renoncule rampante ? Ranunculus repens : indique un engorgement des sols en eau et matière organique. La dégradation des matières organiques ne peut pas se faire correctement à cause de l?excès d?eau (hydromorphisme). La matière organique ne peut pas être décomposée, elle n?est donc plus accessible pour vos plantes et cela entraîne des problématiques.
    Si vous avez un compactage du sol, notamment par temps humide, vous allez vous retrouver dans ce même type de situation avec un sol hydromorphe. Il faudra alors l?aérer en passant la grelinette ou en utilisant des plantes au pouvoir décompactant comme certains engrais verts (lin bleu, potier corniculé, sainfoin, trèfle incarnat?). On va pouvoir ainsi changer le milieu, le drainer si nécessaire ou encore trouver la source d?eau (ruissellement ou autre) qui en amont produit cet engorgement. On va donc pouvoir répondre aux problématiques indiquées par la plante bio-indicatrice pour ramener notre sol à un équilibre ou à une situation favorable à ce que l?on souhaite, pour un potager ou un verger par exemple.
Observer les plantes bio-indicatrices donne de nombreux renseignements sur la composition et l?état des sols dans lesquels elles poussent.

Liseron des haies – Calystegia sepium

  • Le liseron des haies ? Calystegia sepium : indique un sol qui contient trop de matières organiques et trop d?eau. Cette plante apparaît souvent quand il y a eu un excès de fumier sur un sol frais et humide qui bloque la décomposition de la matière organique et entraîne diverses problématiques. C?est aussi une plante nitritophile donc qui aime tous les dérivés de l?azote. Pour s?en débarrasser, il faut donc réduire les quantités d?azote dans le sol à cet endroit : on peut, pour cela, répandre en surface quelques cm de bois broyé. Les micro-organismes du sol vont alors utiliser l?azote présent en excès dans le sol pour décomposer ce bois broyé. On va également décompacter le sol à la grelinette, vérifier s?il n?y a pas un problème de ruissellement d?eau en amont à traiter et implanter des légumes gourmands en azote (les légumes feuilles : épinard, chou, brocoli, salades?, les légumes fruits : tomates, aubergine, courge, concombre, courgette, melon?) pour qu?ils en prélèvent un maximum dans ce sol où il y en a en excès afin de retourner vers un équilibre.

Lancez-vous dans l?observation de vos plantes bio-indicatrices, votre sol vous en remerciera 😉

Nous espérons que vous aurez compris l?intérêt de l?observation des plantes bio-indicatrices et que vous allez vous en servir chez vous dès maintenant.

Pour vous aider à vous lancer, retrouvez, ci-dessous, en téléchargement direct, un PDF réunissant quelques-unes des plantes bio-indicatrices les plus connues.

Cliquez simplement sur l?image ci-dessous pour le télécharger.

Ce PDF à télécharger est proposé par EPLEFPA de Carcassonne,  http://www.epl.carcassonne.educagri.fr

Pour aller plus loin, nous vous conseillons fortement l?encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf (voir références ci-dessous). C?est un vrai investissement plus que rentable sur le long terme à avoir dans sa bibliothèque !!!

Également cette émission de radio de 2014 « Terre à terre » par Ruth Stégassy avec Gérard Ducerf sur les plantes bio-indicatrices : écouter l?émission en cliquent sur ce texte

L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 2

« La Flore Photo »

Flore de France et des contrées limitrophes – Volume 1 – Clés des familles

Gérard Ducerf
1029 pages, édité par Promonature en décembre 2018.
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L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 1

« L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols »

Volume 1

Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2008.
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L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 2

« L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols »

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Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2014.
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L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 3

« L?encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols »

Volume 3

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352 pages, édité par Promonature en mars 2013.
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Fascicule des conditions de levée de dormance des plantes bio-indicatrices

« Fascicule des conditions de levée de dormance des plantes bio-indicatrices »

Conditions de levée de dormance des principales plantes bio-indicatrices

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40 pages, édité par Promonature en 2015.
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Envie d?aller plus loin en faisant votre design de permaculture??

On vient de le voir, observer les plantes bio-indicatrices permet de faire un diagnostic de son sol. Or l?observation de votre contexte est primordiale pour arriver à travailler avec la nature et non contre elle. C?est pourquoi le module 3 de notre formation « Invitez la permaculture dans votre jardin » porte sur l?observation et la lecture du paysage, étape indispensable à la réalisation d?un design de permaculture. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Mon design de vie

Il débute en 2007, quelques jours après le retour de ma formation initiale à la Permaculture CCP* avec Steve Page, je comprends que mon mari me trompe. Séparation puis divorce s’en suivent, dans les mois & années ultérieures.

Déjà en mauvaise santé, je dois en premier lieu me reconstruire. Le premier objectif a été de réparer les dégâts émotionnels de la séparation.

Le second fut de créer des revenus économiquement fiables en adéquation avec ma raison d’être & mes valeurs. Je créais alors l’association Gourmandises Sauvages en 2010, pour montrer comment la Nature a toujours été là pour nous nourrir à travers les plantes sauvages comestibles, source d’une alimentation favorisant une meilleure santé, nécessitant une bonne connaissance des milieux dans lesquels elles poussent ; et la Permaculture qui permet de régénérer les milieux.

Le troisième objectif, fut avant de vendre la maison familiale, de régler les problèmes d’inondation de la maison apparus en 2002. Inondations qui pouvaient dévaster le sous-sol. D’y créer les aménagements basiques permettant une autorégulation du flux très variable d’eau, permettant de répartir l’eau, qui de temps à autre, quelques jours par an, dévalait le coteau côté terrasse. Ce fut fait en février 2014, après plusieurs années de recherches & d’observations, grâce à des baissières végétales vivantes. La maison est vendue en Décembre 2015.

En 2016, j’arrive dans un lieu très intéressant & accueillant pour moi mais qui n’est qu’une location & sans terrain. Il s’agit donc de trouver les moyens d’accéder à un terrain permettant l’installation de mon projet de vie, une École des Plantes et de la Nature. L’emplacement géographique est idéal, en pleine Nature proche d’une grande ville avec une vue exceptionnelle sur une campagne de bocage & 5 départements. Le lieu est majestueux & accueillant mais pas de terrain. Je développe le réseau de la Permaculture à Chambéry, co-créant les Perm’Apéro mensuels du vendredi dans un bistrot alternatif avec 3 autres permaculteurs.

En 4 ans, la recherche d’un terrain permettant la création d’une École des Plantes & de la Nature s’est poursuivi mais n’aboutit pas.

2019 Réalisant que vivre seule ne permet pas d’œuvrer efficacement pour une vie résiliente et autonome, j’emménage dans une colocation qui se trouve être sur le territoire du Voironnais quitté 4 ans auparavant. Le lieu est très propice au développement de l’activité de l’association Gourmandises Sauvages & à la mise en œuvre d’un design complet. En effet, ce lieu a 40 ans d’existence, quelques panneaux photovoltaïques, des fruitiers, des ruches, un poulailler & même des jardins partagés sont déjà là. Cependant, même si la pratique de la culture bio serait déjà une amélioration du lieu. Certes l’autonomie alimentaire pour des raisons économiques voire traditionnelles sont déjà organisées, par contre l’autonomie globale & la résilience ne sont pas encore la culture du lieu.

Par ailleurs, en 2019 nous, humains occidentaux vivant sur la planète Terre, sommes de plus en plus confrontés aux limites & à sa dégradation rapide, pour ne pas dire exponentielle. Les chiffres pleuvent, s’aggravent, la conscience globale s’amplifie mais n’est toujours pas à la hauteur des enjeux. Il y a suffisamment d’actrices & d’acteurs aujourd’hui dans la région, il s’agit donc pour moi de développer & soutenir les démarches de conscientisation par l’action locale. J’ai appris ces derniers mois ce qu’étaient les actions gagnant-gagnant-gagnant en campagne, grâce à l’organisation de missions saisonnières, comme les missions : Ail des ours, jus de pomme. Je vais aussi initier celle autour de la noix puisque c’est le territoire. Une monnaie complémentaire se déploie sur l’Isère & je suis l’action de Steve Read « Permaculture Ma commune en action » pour m’en inspirer aussi.

Bref c’est le moment du déploiement des énergies collectives, de la conscientisation par l’action. Quoi de mieux pour convaincre que d’agir, de créer : des WC sec avec une vue majestueuse, des pots d’ail des ours fabriqués ensemble & échangés avec son entourage, des pommes récoltées dans les vergers abandonnés avec l’accord des paysans qui s’émeuvent de les voir revivre, des soirées traditionnelles de concassage des noix ou de la fabrication du vin de noix.

Pour convaincre les campagnes, rien de mieux qu’allier tradition, entraide & économie locale. Ces actions, souvent festives, rassemblent et permettent de fédérer la culture de l’autonomie & de la résilience si elles sont au cœur d’une action plus globale de sensibilisation à la création de nouveaux mode de vie harmonieux avec la planète.

*CCP : Cours, Certifié ou, de Conception en Permaculture

Fertilisez avec vos toilettes sèches !

Aujourd?hui, le monde entier s?accorde sur le fait que la ressource en eau douce est de plus en plus en danger. Eau qui est source de toute forme de vie comme chacun le sait. Autre constat évident : les pertes de fertilité des sols cultivés sont des problématiques tout aussi importantes que celles liées à l?eau, et ce au jardin comme dans les champs. Ces problèmes nous poussent à utiliser la chimie dont les bilans environnementaux et humains sont très discutables. L?ensemble de ces constats nous amène aujourd?hui à parler d?une des solutions : l?utilisation des toilettes sèches, qui, à elles seules, règlent l?ensemble de ces situations. En n?utilisant pas d?eau pour les toilettes tout d?abord, et en nous permettant, ensuite, de conserver notre fertilité sur place et de la valoriser.

Un petit calcul que nous avons fait pour vous faire plaisir 😉

Les habitants de la communauté urbaine de Bordeaux, soit 795 000 personnes, passent chaque jour en moyenne environ 40 litres d?eau potable dans leurs toilettes (source : http://www.planetoscope.com/consommation-eau/1359-consommation-d-eau-par-les-chasse-d-eau-des-wc-en-france.html)? soit à la louche 30 millions de litres au quotidien?! Imaginez ce que cela coûte à l?environnement, et au contribuable en matière de traitement, puis de repotabilisation derrière?
Ce chiffre ne tient pas compte des collectivités, voyez un peu. Tout cela sans bien sûr oublier toute la fertilité dédiée naturellement au retour vers les sols, qui s?en va dans nos chers tuyaux, vers l?inconnu?

Un constat

L?utilisation de toilettes sèches à litières biomaîtrisées est à l?heure actuelle une solution très intéressante et la plus efficace du moment pour pallier à ces problèmes de société. Néanmoins, les vidanges régulières de celles-ci et la maîtrise nécessaire de la technique du compostage classique peuvent être des freins au passage à l?action et cela peut se comprendre.
De plus, ce processus de compostage induit une perte importante des nutriments par voie gazeuse. L?apport d?une faune exotique sur notre sol peut aussi entraîner d?autres déconvenues.

Les principes de permaculture comme outil de résolution de problèmes

Dans l?installation de nos designs, nous sommes en perpétuelle réflexion sur comment optimiser l?existant. En utilisant les principes de permaculture suivants : « le problème est la solution » et « tout déchet est une ressource inutilisée », nous nous sommes demandés pourquoi ne pas déposer directement nos résidus de toilettes sèches à la surface du sol. Tout en réduisant notre travail, cela permettrait d?une part de nourrir et de fertiliser le sol grâce aux matières à tendance plutôt azotées (favorisant la croissance des végétaux) présentes dans nos toilettes sèches, urines notamment, et d?autre part de « construire » de l?humus grâce aux matières plutôt carbonées que nous utilisons, notamment la sciure de bois.

Des essais plutôt intéressants sur trois contextes :

Nous avons décidé d?expérimenter ce dépôt direct de nos résidus de toilettes sèches sur trois contextes différents à la ferme de la Goursaline :

  • un arbre fruitier quasi mort, fortement attaqué par le gel,
Essai sur l?utilisation de nos résidus de toilettes sèches pour fertiliser un arbre fruitier

Arbre laissé pour mort sujet de notre expérience

  • un kiwi qui végétait depuis plusieurs années à 30?40 cm de hauteur et ne produisait que très peu de pousses
Essai sur l?utilisation de nos résidus de toilettes sèches pour fertiliser un arbre fruitier

Un kiwi, deuxième sujet de notre expérience, deux ou trois seaux (20l) de toilettes ont été apportés.

  • une plate-bande de jardin potager?

Comment??

L?idée était donc d?épandre nos seaux de toilettes sèches directement sur le sol aux endroits présélectionnés. Il est évident qu?avant tout, notre souhait était d?avoir des conditions environnementales et hygiéniques satisfaisantes. Nous avons donc été attentifs au fait que le sol soit bien vivant et capable d?assimiler une telle quantité de nutriments et avons donc choisi le printemps pour lancer notre essai, moment où l?activité biologique du sol démarre et devient de plus en plus importante. Nous nous sommes assurés de ne prendre aucun risque de lessivage ou d?écoulement vers une nappe (même temporaire), une source ou un cours d?eau. Concernant la chimie présente dans nos déchets (ou ressources), la question n?a pas posé de problèmes majeurs, car nous ne prenons jamais de médicaments, contraceptifs, etc. Enfin, nous avons, à chaque fois, paillé généreusement notre offrande afin qu?elle soit hors de portée des animaux de passage et insectes, et que les feuilles ou tiges des végétaux ne soient pas directement en contact avec les effluents pour les protéger des pathogènes?
On peut, dès lors, avoir une petite pensée pour nos légumes issus des circuits traditionnels où tant de précautions ne sont certainement pas prises?! Je pense notamment aux épandages des boues d?épurations, de purins, ou de déchets papetiers qui sont légion sur nos terres cultivées françaises, effrayant parfois bien moins qu?un simple « caca » issu d?une alimentation saine et vivante. On relativise donc par la même les conditionnements que l?on a reçu, même si, bien sûr, la « conscience » dans ce que l?on fait reste de mise?

Le résultat??

Eh bien on peut dire qu?il a été sans appel?! Le fruitier que nous donnions pour mort renaît de ses cendres. Une écorce craquelée, se disloquant complètement, attaquée par le champignon et où trois ou quatre feuilles subsistaient péniblement, a laissé place à un arbre en pleine vigueur, avec des pousses de plus de 40 cm, un tronc réparé (nous avons aussi utilisé un badigeon d?argile pour l?aider), et des feuilles d?un vert splendide qui ne mentent pas sur l?état de santé du sujet.

Essai sur l?utilisation de nos résidus de toilettes sèches pour fertiliser un arbre fruitier

Repousses récentes liées à l?application des toilettes sèches.

Le kiwi a explosé à notre grande surprise, il fait actuellement des lianes qui gagnent des dizaines de centimètres chaque semaine et on peut penser qu?il va fleurir pour la première fois l?année prochaine. En 4 ans, depuis notre arrivée sur ce lieu d?habitation et d?expérimentations, nous ne l?avions vu prendre que quelques centimètres durant la saison.

Essai sur l?utilisation de nos résidus de toilettes sèches pour fertiliser un arbre fruitier

Le deuxième sujet en pleine explosion avec des pousses de parfois plusieurs dizaines de centimètres en quelques jours.

La future plate-bande potagère, de quelques mètres carrés, et sur laquelle nous avions disposé une dizaine de centimètres de résidus de toilette, suit, elle aussi, la même direction. Nous ne la mettrons en culture qu?en fin de saison, de manière à ce qu?une assimilation suffisante des matières soit faite par les artisans du sol. Mais aujourd?hui, nous avons déjà une couche humifère prête à recevoir des plantes, pleine de vers et de vie, qui ne demande qu?à nous aider à produire?!
Aucun signe de maladie ou de problème n?a donc été détecté, bien au contraire?

Et si on rêvait??

C?est sûr qu?en voyant cela, on peut se prendre à rêver à de nouvelles expériences, qui vont être menées dès cet automne à la Goursaline pour aller plus loin dans cette optique. Nous sommes aujourd?hui très positifs sur les effets futurs que pourrait avoir l?épandage de toilettes sèches sur nos sols. Épandage « raisonné » dans le dosage bien évidemment et dans le contexte pédoclimatique choisi, car comme vous le savez en tant que permaculteur, toute accumulation de nourriture ou d?énergie trop importante ou concentrée à un même endroit, devient une pollution, et peut transformer la solution en nouvelle nuisance?!
Prendre en référence les chiffres d?épandage de lisier agricole peut être une bonne base : 200 kg d?azote (N) par hectare et par an. Selon Joseph Országh et le site Eautarcie : « Pour épandre donc, avec l?urine et les fèces, les 5 kg d?azote que ?produit? annuellement une personne, il faut un jardin ou une surface d?au moins 2.5 ares (250 m²). Une famille de 4 personnes devrait dont disposer d?une surface de 10 ares (1000 m²). En dessous de cette valeur, il y a dépassement des normes. »

Mais nous pouvons d?ores et déjà penser que ce genre de pratique pourrait être très utile dans de nombreux domaines :

  • Amélioration de sols incultes, trop argileux ou trop sableux?
  • Formation de sol sur des supports stériles : urbains, roche?
  • Construction rapide de massifs, plates-bandes, jardins florissants?
  • La valorisation agricole à plus grande échelle pourrait être tout à fait envisagée?
  • Etc.

Chacun fera ses choix en conscience, mais une chose est sûre : si vous ne savez pas quoi faire de votre caca, faites-en donc des jardins fertiles?!!!

Urine, de l?or liquide au jardin

« Un petit coin pour soulager la planète »

Toilettes sèches et histoires d?eau

Livre de Christophe Elain
288 pages, édité par Association Eauphilane en 2007.
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Prix : environ 10 ?
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Références complètes (éditeur, ISBN?), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Envie d?aller plus loin ?

Cette expérience de fertilisation avec les toilettes sèches vous a inspiré ? Avant de penser à la reproduire, vous devrez connaître parfaitement votre terrain, sa topographie, votre sol, le cycle de l?eau… afin de ne pas créer de pollutions au cours de vos expériences. Pour cela, le mieux sera, avant tout, de faire votre design de permaculture ! Cliquez ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

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Porte ouverte au jardin Pouplier le 11 mai

Pour cette seconde porte ouverte annuelle au jardin Pouplier, l’association donne carte blanche au collectif artistique Artemisia ! Le collectif investit le jardin et vous propose :

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【 Au programme

◉ 15h – 17h Atelier sérigraphie
⤳ apportez vos t-shirt ou autres textiles pour les sérigraphier !
◎ 15h-17h30 Atelier d’éducologie urbaine de l’association les Les fourmis vertes : les éco-gestes et le Zéro déchet
◉ 16h Visite guidée du jardin Pouplier
◎ 17h – Danse, avec les élèves du Conservatoire de Montreuil qui présenteront un extrait du Sacre du printemps
◉ 18h Visite guidée du jardin Pouplier
◎ 19h – Musique : Troubadours sans Orchestre
◉ 20h – Restauration : assiettes gourmandes préparées par les jardinier·e·s – cuisinier·e·s du le Sens de l’Humus

【 Et en continu
⦿ Exposition collective
⦿ Poésie
⦿ Vente de graines, plants et bouquets du jardin Pouplier
⦿ Buvette et bonne humeur !

【 Et en bonus : les nouveautés du jardin Pouplier et du Sens de l’Humus
⤳ La première serre de la Parcelle Herry est terminée ! La production va commencer : bientôt une multitude de plantes sauvages à vendre.
⤳ Un pan de mur à pêches a été restauré grâce à un chantier participatif entre le 23 et le 26 avril selon les techniques de maçonnerie de restauration traditionnelle. Merci aux bénévoles et venez admirer leur travail !
⤳ L’occasion de vous tenir au courant des prochains événements, ateliers et chantiers participatifs de l’association le Sens de l’Humus.

☼ Amenez le soleil ! ☼

Dates des prochaines ouvertures du jardin Pouplier :
◉ 8 et 9 juin dans le cadre du Festival des Murs à Pêches 19ème Edition – 8 et 9 juin
◉ 6 juillet
◉ 14 et 15 septembre dans le cadre des Les Estivales de la Permaculture
◉ 5 octobre Fête de la paresse

Le miscanthus, une plante vivace multifonction très permaculture !!!

Le Miscanthus, aussi appelée « Herbe à Eléphant », « Eulalie » ou « Roseau de Chine », est une plante herbacée vivace de la famille des Poaceae (Graminées) originaire d?Afrique et d?Asie du sud. Issue des marais, pentes et flanc de collines, c?est une plante robuste qui n?est sujette ni aux maladies, ni aux attaques de rongeurs ou autres ravageurs.

Il en existe une vingtaine d?espèces aux couleurs et aux caractéristiques très différentes : les plus courtes font à peine 35 cm de haut, alors que les plus grandes peuvent atteindre 3,5m à 4m de hauteur ! Certaines variétés sont stériles à multiplication végétative quand d?autres ont des graines fertiles ou un système racinaire traçant, il faut donc veiller pour ces dernières à ce qu?elles ne deviennent pas trop envahissantes.

D?allure proche de la canne à sucre, le miscanthus assure sa pérennité grâce à ses rhizomes, organes de réserve souterrains à partir desquels des bourgeons se forment et se développent en tiges (ou cannes) tous les ans. Il pousse très tard en mai et son feuillage élégant passe de la couleur verte en l?été au jaune, orange, rouge ou chocolat en automne selon le cultivar. Les cannes se développent pendant l?été et ce n?est qu?à l?automne que les fleurs éclatent en épis soyeux pour y persister durant tout l?hiver. A la fin de l?hiver, lorsque les cannes sèchent, il y a déplacement de l?azote des parties aériennes vers les rhizomes, qui constituent ainsi des réservoirs d?azote pour le cycle végétatif suivant. C?est le bon moment pour récolter les cannes qui auront en plus permis à la plante de mieux survivre au froid hivernal (si vous les coupez à l?automne la plante risque de ne pas s?en remettre !). C?est également en fin d?hiver que le miscanthus perd son feuillage. Celui-ci constituera un mulch épais, protecteur et nourrissant pour les futures pousses.
Le miscanthus est très intéressant en permaculture car, en plus de sa valeur ornementale, il remplit plusieurs fonctions :

  • Il peut servir à la création de haies qui seront rapidement hautes et touffues (selon l?espèce).
  • C?est un élément de lisière fixe favorable à la faune qui permet la circulation, notamment des insectes polyphages comme les carabes, précieux auxiliaires du jardin.
  • En place toute l?année, avec une riche microfaune, c?est également un bon couvert faunistique permettant le refuge et la nidification pour les oiseaux et petits animaux.
  • Ses cannes, récoltées en fin d?hiver, contiennent moins de 17% d?humidité, elles peuvent donc servir de combustible sans avoir besoin d?une période de séchage (Le pouvoir calorifique du miscanthus est plus élevé que celui de la plaquette de bois et peu émetteur de CO2). Tout cela convient aussi très bien au rocket-stove !
  • Les cannes, brouillées, font un excellent paillage très efficace contre les adventices et pour retenir l?humidité car leurs fibres spongieuses ont un fort pouvoir absorbant. Se décomposant bien, elles enrichiront aussi la terre de leurs nutriments.
  • Le pouvoir absorbant des cannes en font également une bonne matière pour la litière des animaux de ferme ou domestiques.
  • Les cannes peuvent aussi être utilisées comme isolant en écoconstruction seules ou mélangées à d?autres matériaux.

Et ses atouts ne s?arrêtent pas là : une des espèces, le miscanthus giganteus x (croisement naturel du miscanthus sinensis et du miscanthus sacchariflorus) est devenue attractive pour l?agro-industrie car, en plus des utilisations ci-dessus, on peut produire à partir de ses cannes de l?éthanol (biocarburant), de la biomasse à méthaniser, des fibres pour la fabrication de papier, panneaux de particule, matériaux d?emballage, pots biodégradables et même pour remplacer le PVC dans de très nombreuses applications (stylo bille, volant de voiture, enjoliveurs?) !

Si vous souhaitez en mettre dans votre jardin, il faudra, tout d?abord, bien choisir la variété en fonction de la surface disponible pour les accueillir et de l?utilisation que vous voulez en faire. L?emplacement doit aussi être mûrement réfléchi car une fois bien installé, le miscanthus est très dur à déloger !

Cette vivace aime les sols souples, frais et riches en matière organique avec une bonne exposition au soleil (au moins 8h d?ensoleillement/jour) même si elle peut tolérer un ombre légère. Il est préférable de la planter au début du printemps (les plantes cultivées en pots peuvent être replantés jusqu?à la moitié de l?automne) sur un terrain légèrement en pente (1 à 2 %) pour éviter une trop grande accumulation d?eau à la base du plant lors de la fonte des neiges. Creusez un trou, ameublissez le fond en y mélangeant de la poudre d?os et placez-y la plante puis remplissez-le avec une terre riche en compost avant d?arroser abondamment. Un arrosage en profondeur sera ensuite nécessaire pendant les semaines suivant la plantation mais une fois bien établi le miscanthus tolèrera une sécheresse modérée. 3 à 4 arrosages en été seront bienvenus si vous les plantez dans une zone sèche.

Enfin, s?il craint la concurrence des adventices la première année, il en est ensuite préservé par l?épais mulch formé par son feuillage tombant en fin d?hiver. Au bout de deux ans, le miscanthus est en général bien implanté et il pourra rester en place entre 15 et 20 ans. Il suffira simplement pour l?entretenir de lui apporter une bonne couche d?au moins 2 cm de compost à l?automne.

Dites stop aux erreurs de positionnement sur votre terrain !

Le miscanthus est une plante formidable à planter chez soi mais tellement difficile à déplacer après installation qu’il vaut mieux être sûr de soi quand on la positionne sur son terrain ! Alors, pour ne plus faire d’erreurs de positionnement, rien de tel que de faire le design global de votre lieu, vous économiserez par la même beaucoup de temps, d’énergies et d’argent. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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PermacultureDesign, design, vivace, pérenne, multifonction, utile, jardin, haie, abri faunistique, production biomasse, ornemental, mulch, combustible, paillage, insectes, refuge, canne, broyat, couverture, sol

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Création d’un nouveau lieu Permacole en Isère

Dans cet article, vous découvrirez : Les projets 2019 – La mise en place des potager – Le lieu existant – La journée Portes Ouvertes 2019

Une grande & belle nouvelle vient d’arriver ! Après avoir passé 4 ans en Savoie, je reviens dans le Voironnais (38) d’où j’étais partie. L’association Gourmandises Sauvages emménage aussi dans ce lieu où se dérouleront les futures activités. Nous, moi-même, les colocataires, les amis de passage & les participants aux activités, allons pouvoir exprimer le meilleur de la Permaculture entouré d’un grand nombre de Plantes Sauvages Comestibles.

La Croisée des chemins

Les projets de l’année 2019

Organiser des chantiers participatifs pour installer : potager sur sol fertile, cet automne : serre semi-enterrée, plantation de fruitiers complémentaires, de haies comestibles ; au cours de l’année sur place des Balades Gourmandes, des Découvertes des Plantes Sauvages Comestibles, un Stage d’Introduction à la Permaculture, des soirées à thème : Perm’Apéro, troc plantes & semences, zéro déchet, monnaie complémentaire, lessives & savons maison & autres sujets qui nous viendrons.

Je vous propose de venir participer à la transformation du lieu.

Mise en place des espaces potager

Le printemps étant déjà là, tout en observant & récoltant les informations nécessaire au futur design, je vous propose de venir démarrer le potager ensemble.

Vous pourrez ainsi observer & participer au démarrage d’un potager respectant l’éthique & les principes de Permaculture, afin de pouvoir vous inspirer de la démarche chez vous.

Les premières étapes franchies :

  • Étape 1 : Nos besoins : Nourrir 5 personnes en moyenne toute l’année (fruits, légumes & oeufs)
  • Étape 2 : Les cultures possibles dans ce lieu en fonction de l’exposition, du climat, des micro-climats, de la place disponible
  • Étape 3 : Les semences disponibles & celles à recueillir
  • Étape 4 : Les plans de culture, calendrier de semis & plantation, pour remplir nos besoins à l’année

Nous en sommes là :

  • Étape 5 : Préparer les espaces potager (niveler le terrain pour éviter les fuites de nutriments & d’eau, recouvrir le sol pour le nourrir & le protéger, créer des allées identifiables, identifier les planches de culture pour se repérer facilement,
  • Étape 6 : préparer semis & plants tout au long de l’année.
  • Étape 7 : réflexion sur la création d’un potager vivace (quelles sont les plantes vivaces que l’on peut installer pour nous nourrir tout au long de l’année ? Quels sont nos besoins alimentaires ? Quels sont nos choix de régimes alimentaires ? …)

Le lieu existant

Les poules de la colocation

Ce lieu est déjà bien installé, 40 ans d’existence : un terrain de 5000 m² avec une grande maison en colocation « La croisée des chemins », des jardins partagés « Le jardin des Chougnes », plusieurs espaces potager pour nourrir la coloc, des arbres fruitiers, un poulailler avec 4 poules, des ruches, des panneaux photovoltaïques, un ruisseau, une mare, une piscine désaffectée. Un lieu riche que l’on va rendre de plus en plus autonome avec le temps.

Pour cette première année, récolte des informations pour le futur design & expérimentations avec l’existant.

La Journée Portes Ouvertes 2019

Le dimanche 5 Mai 2019 de 11h à 17h

Thème : Installation

Attention, il y a très peu de places de parking, venez à pied, en vélo ou remplissez votre voiture au maximum. Inscrivez-vous ICI pour le covoiturage.

Si vous venez pour le moment du repas apportez votre pic-nique y compris verre & couverts.

Si vous voulez apporter votre participation pour enrichir cette belle journée de rencontres : apportez plats, rafraichissements & vaisselle, venez en avance pour préparer le lieu : pancartes, banderoles, tables, chaises, etc …
Prenez contact Merci à vous !!!

Comment obtenir des livres pdf GRATUITEMENT?

Il est en fait assez simple de recevoir gratuitement des e-books…Si comme moi, vous êtes un boulimique de lecture et que le fait de lire des livres sur un écran ne vous gène pas, voici une solution qui va vous...

Atelier graines germées ce mercredi !

alim 24 avril graines germées.jpg

PDF GRATUIT: La révolution d’un seul brin de paille

Aujourd’hui, je vous offre le livre de Masanobu Fukuoka, La révolution d’un seul brin de paille. Un livre de 208 pages sur l’agriculture sauvage, soit le début de la permaculture! Une méthode révolutionnaire qui , à l’époque, remet en cause...

Podcast, qu’en pensez-vous?

Bonjour à tous, J’aimerais savoir si le format du Podcast vous intéresserait? Envie d’en savoir plus? Il suffit de cliquer ci-dessous pour entendre le son mélodieux de ma douce voix!

Chantier participatif de réfection de deux Murs à Pêches du jardin Pouplier

 

 

 

Du mardi 23 avril au vendredi 26 avril

Matins (10h-13h) et après-midis (14h-17h)

 

Les Murs du jardin Pouplier sont pour certains en très mauvais état. Nous proposons un chantier participatif du mardi au vendredi afin de nous aider à restaurer les murs les plus abimés et éviter qu’ils ne s’effondrent prochainement. Les bénévoles sont bienvenu·e·s, pour quelques heures ou pour les quatre jours. C’est une bonne occasion de découvrir et de s’initier à la restauration traditionnelle des Murs à Pêches, encadré par un maçon et deux personnes du jardin également formées à la restauration.

Si vous êtes intéressé·e·s, envoyez nous un mail à l’adresse suivante : contact@lesensdelhumus.org en indiquant vos coordonnées et vos disponibilités.

Merci de bien nous prévenir auparavant : c’est une première pour nous, nous avons besoin de savoir combien de personne seront présentes afin d’organiser et d’encadrer le chantier au mieux. Il se peut qu’en fonction de la météo certaines matinées ou après-midi soient annulées, que certains moments ne requière pas la présence de bénévoles. Bref, prévenez-nous !

Prévoir une tenue adaptée. Les gants sont fournis.