Stage de jardinage naturel 26 septembre – 30 novembre

Réunion publique nouveaux composteurs de quartier jeudi 15 septembre 18h30 à la BOM

Les Estivales de la Permaculture, un festival à ne pas manquer!

Comment récupérer les graines de tomates ?

Récupérer les graines de vos tomates favorites pour être de plus en plus autonome dans la production de vos plants de tomates au fil du temps est une chose simple à faire, sans prise de tête, qui a de nombreux avantages.

Cela vous permettra de :

  • faire des économies en n’ayant pas à racheter des graines tous les ans
  • gagner en autonomie au potager
  • avoir des graines on ne peut plus locales, adaptées à votre terroir et votre façon de jardiner
  • avoir des graines qui donneront des plants plus résistants selon les événements ou maladies auxquels leur pied mère a survécu l’année de leur production (développement possible d’une résistance au mildiou, à la sécheresse, à l’excès d’eau…)
  • contribuer à la sauvegarde de semences de tomates anciennes reproductibles
  • partager cela avec votre entourage en offrant des sachets de graines autour de vous 🎁 !
    • Éthique de permaculture : redistribuer les surplus ! 😉

Magalie, membre de notre bureau d’études, et grande fan de tomates 🍅 vous partage en vidéo sa méthode simple et efficace 👍 pour récupérer les graines de ses tomates et notamment celles de ses tomates anciennes reproductibles.

🔎 Découvrez aussi en fin d’article notre conseil de lecture pour produire vos graines potagères et pas seulement celles de vos tomates.

Envie de faire votre potager en permaculture pour produire des légumes sains et gouteux pour votre famille ?

Nous avons conçu pour vous un potager-école pour vous permettre d’apprendre pas à pas à réaliser et gérer votre potager en permaculture au fil des mois. On vous dit tout ce que vous avez à faire, tous les 15 jours, pendant 3 ans : quoi semer, quoi planter, quoi récolter, où, quand et comment, mais aussi comment amender, tailler si nécessaire, arroser, tuteurer… avec cette formation vidéo en ligne, vous deviendrez un.e jardinier.ière confiant.e et expérimenté.e qui pourra enfin régaler ses proches avec des légumes sains aux goûts inimitables !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

On a eu la chance en arrivant en 2013 ici, dès le départ, de rencontrer via une association dans le village des collectionneurs de tomates anciennes. Donc là, ça a été l’explosion de saveurs pour nous : on a découvert des couleurs, des formes, des variétés, qu’on n’imaginait même pas.

Récolte de tomates anciennes dont on va récupérer les graines

Petit échantillon de tomates anciennes aux formes et couleurs diverses dont on va récupérer les graines : il y en a des rondes, des allongées, en forme de poivrons, de poires, des jaunes, des vertes, des roses, des bigarrées, des indigos parsemées de rouge 🤩…

Les tomates anciennes : des variétés idéales pour récupérer les graines

En fait, je fais mes graines tous les ans, depuis 8 ans, et donc ce sont des variétés reproductibles* et c’est super parce que ça donne toujours de très bonnes tomates.

🧐 * Dire qu’une variété est reproductible signifie que ses graines donneront une plante identique à la plante dont la graine est issue au niveau de ses caractéristiques botaniques. On peut noter que toutes les graines issues de variétés de type F1 hybride ne sont pas reproductibles, car elles ne permettent pas de donner des plants identiques à la plante dont ils sont issus.

En gros, sur ce jardin, entre le potager ici où on a quand même un peu plus d’une vingtaine de plants de tomates, même presque 30, il y en a également un peu plus loin dans la partie qu’on appelle mandala où il y a un peu plus de vivaces, on a quand même de la tomate et on a également une culture de tomates en serre.

Quand on est sur de la tomate ancienne reproductible et qu’on a un fruit qui nous plaît, moi je conseille vraiment de commencer à faire ses graines parce que c’est très simple.

Récupération des graines de tomates anciennes pendant la préparation de tomates séchées.

Récupération des graines de tomates anciennes pendant la préparation de tomates séchées : ici une variété de grosse tomate ananas délicieuse, la ‘Burracker’s favorite’.

Et la tomate c’est hyper gratifiant parce que quoi qu’il arrive même s’il y a eu une hybridation entre deux tomates anciennes (ce qui est assez rare) ça redonnera de toute façon une tomate à priori qui peut être délicieuse voire surprise quoi et donc du coup c’est tellement simple que ce serait vraiment dommage de s’en priver.

Une méthode simple pour récupérer les graines de tomates

Donc là, par exemple, on a une tomate « Cocktail cerise » et là c’est une tomate « Noire russe », on va essayer en général de choisir les plus beaux fruits, bien mûrs, pour garder les graines.

Là en l’occurrence, je fais avec ce que j’ai parce que j’ai très peu de fruits mûrs (à l’époque où a été tournée cette vidéo, on n’avait pas encore de très beaux fruits bien mûrs, mais on l’a fait quand même pour vous montrer la méthode).

On ne gaspille pas la tomate pour autant on va la manger 😋 !

Je la coupe en quatre et là je prends un petit contenant en verre comme ça et je fais couler mes graines dedans en passant le couteau.

Et, en fait, au niveau des tomates, quand on regarde la graine, on voit qu’elle est entourée d’une petite partie gélatineuse et c’est ça qu’il va falloir éliminer pour pouvoir conserver la graine jusqu’à la saison suivante (et même pendant plusieurs années puisque les graines de tomates peuvent garder leur faculté germinative jusqu’à 10 ans).

Zoom sur l’enveloppe gélatineuse entourant les graines de tomate.

On voit bien ici l’enveloppe gélatineuse qui entoure les graines de tomate.

Donc on va les faire un petit peu fermenter dans leur jus, pas très longtemps, ça prend quelques jours donc là simplement voilà j’ai mis mes graines, je vais pouvoir manger ma tomate ensuite.

Je mets mes graines là-dedans, si jamais il n’y a pas assez de jus parce qu’il faut quand même que ce soit dans l’eau, je rajoute un tout petit peu d’eau.

Contenants avec graines de tomates anciennes en cours de récupération.

Récupération de graines de tomates anciennes en cours, les contenants sont posés sur une étagère proche de la cuisine où on passe plusieurs fois par jour, on peut donc suivre facilement l’évolution de la solution aqueuse où trempent les graines.

Ensuite, je vais laisser à l’air libre comme ça chez moi sur un endroit où je passe régulièrement où je vois régulièrement et dès que je vois apparaître en surface de mon eau cette petite pellicule blanche qui montre que ça a commencé à fermenter, à ce moment-là, je prends l’ensemble, je le vide dans un chinois ou une passoire et je rince bien pour enlever les déchets.

Processus de récupération des graines de tomates avec voile blanc en surface de l’eau à gauche et rinçage en passoire à droite.

À gauche, exemple de voile blanc apparaissant en surface de l’eau où trempent les graines de tomates depuis plusieurs jours (il peut y avoir aussi parfois quelques moisissures en surface). À droite, les mêmes graines de tomate en cours de rinçage pour pouvoir ensuite être bien séchées à plat.

Je retrouve mes graines qui sont, cette fois, complètement dépourvues de l’enveloppe gélatineuse et ça me donne des graines que je peux ensuite sécher à plat sur un sopalin ou sur un support pour que, vraiment, elles sèchent bien et qu’il n’y ait pas de pourrissement derrière.

J’emballe et c’est fini.

Graines de tomates anciennes séchées et mises en sachets papier.

Une fois séchées, les graines de tomates anciennes peuvent être mises en sachets. Ici, Magalie utilise de petits sachets papier faciles à faire et très pratiques (cf. lien ci-dessous).

Un gabarit pour vos graines

Ce sachet est inspiré d’un modèle proposé par Sandra Willauer sur son site spécialisé en contenus didactiques.

Récupérer les graines de vos tomates préférées en favorisant la diversité !

Les tomates c’est vraiment un légume ou fruit (c’est plus un fruit), qui est la star chez nous au potager parce que vraiment ça plait à toute la famille et c’est vraiment un fruit qui peut être surprenant parce qu’on est habitué, quand on en consomme, quand on achète dans divers endroits c’est souvent de la tomate rouge ronde, mais, en fait, c’est inimaginable le nombre de variétés qu’il y a, les striées, les en forme de poivrons…

Enfin vraiment c’est énorme en termes de variétés et bon, moi, je trouve que c’est une culture qui est quand même relativement facile à mener de la graine au plant.

Donc je conseille vraiment à tout le monde de s’y essayer.

Globalement, je pense que c’est un petit peu le but de toute personne qui fait un potager, c’est avoir ses tomates et ce qu’il y a c’est qu’une fois qu’on a goûté aux tomates de son jardin qui ont un goût vraiment inimitable, c’est impossible de revenir en arrière.

Donc voilà, les tomates, c’est vrai que ça peut avoir des maladies, c’est vrai qu’il faut s’en occuper, mais c’est vraiment top, vraiment délicieux et quand on les fait pousser soi-même c’est encore plus riche en nutriments en plus donc on a tout à y gagner !

Récolte de diverses variétés de tomates anciennes dont on va récupérer les graines.

Belle récolte de tomates anciennes très diversifiées : on récupère les graines des plus beaux fruits pour faire de nouveaux semis et plants de nos variétés préférées à la saison suivante !

Pour aller plus loin dans votre apprentissage…

🧐 Comme on vient de le voir, vous pouvez commencer à produire de vos propres semences en récupérant les graines de vos tomates préférées.

Cependant, pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient aller plus loin et tester cela pour d’autres légumes, fleurs et même plantes aromatiques, nous vous conseillons l’excellent livre de Christian Boué intitulé « Produire ses graines bio » aux Editions Terre Vivante.

Très complet, cet ouvrage revient sur les fondamentaux à connaître pour la production de semences de qualités (quasi professionnelle !) voire même la création de variétés 🤩, le matériel nécessaire… il vous donnera en plus de bonnes notions de génétique !

Il détaille sous forme de fiches très complètes la production de semences pour plus de 30 légumes et aromatiques indispensables au jardin et une vingtaine de fleurs !

Bref, de quoi assouvir les envies de l’apprenti semencier qui sommeille en vous !

Produire ses graines bio

« Produire ses graines bio »

 Légumes, fleurs et aromatiques

Livre de Christian Boué
270 Pages, édité par Terre Vivante en 2012.

Prix : environ 28 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Comment appliquer la permaculture dans son jardin

La permaculture est un processus de conception durable qui aide les gens à cultiver de la nourriture, à construire des abris et à prendre soin de l’environnement. Il s’agit d’une approche de l’utilisation des terres qui comprend des principes de conception tels que les...

Commencer un potager quand on est débutant

Vous démarrez une nouvelle activité. Et comme tout dans la vie, lorsqu’on commence quelque chose, on ne sait pas ce qui est le mieux. On ne sait pas si on devrait planter une graine et apprendre sur le tas ou s’il vaudrait mieux lire des livres pour être sûr de ne commettre aucune erreur.

Quels légumes d’hiver planter dans son potager ?

Le mois de septembre approche, et sonne pour de nombreux jardiniers la fin des semis.

Bien sûr, nos jardins sont encore très densément plantés et les récoltes y sont encore abondantes, mais nos végétaux sont sur le déclin.

L’oïdium commence à envahir nos courges, les pieds de tomates nous offrent leurs derniers fruits… les planches potagères vont progressivement être libérées et le jardinier commence à les préparer à passer l’hiver. Du paillage y est installé, des engrais verts parfois semés.

Pourtant, réussir à allonger la saison de culture est un enjeu fort pour le jardinier désireux de tendre vers une plus grande autonomie.

La productivité du potager sera fortement améliorée si celui-ci est planté de janvier à décembre ! Mais vouloir cultiver au cœur de l’hiver demande d’apprivoiser certaines techniques et d’être efficace dans la planification de son année jardinière.

Maîtriser la culture des légumes d’hiver au potager : des avantages certains

Avant toute chose, commençons par un brin de sémantique.

Quand j’évoque dans cet article les « légumes d’hiver », je ne parle pas des légumes semés au printemps ou en été, qui se développent à la belle saison et que vous récoltez dans le courant de l’hiver, comme cela serait le cas pour les poireaux, les choux de Bruxelles, les betteraves et carottes de conservation ou les panais.

Je parle ici des légumes que l’on sème en fin d’été ou en automne, qui vont passer l’hiver au jardin pour être récoltés au printemps suivant, durant la période dite « de soudure ».

Cette période, qui s’étend globalement de mars à juin, signe la fin des légumes de conservation que nous avons consommés tout l’hiver (courges, légumes racines…) alors que les légumes primeurs ne sont pas encore récoltés (pois, fèves, carottes primeurs…).

Photo de légume d’hiver : chou fleur ‘Tardif d’Angers’

Ce magnifique chou-fleur ‘Tardif d’Angers’ forme sa pomme au mois d’avril après avoir passé l’hiver au jardin ! © Joseph Chauffrey

Travailler à la culture des légumes d’hiver offre donc entre autres avantages de :

  • Produire durant la période de soudure
  • Profiter de la saison hivernale, généralement bien arrosée, pour y cultiver des légumes exigeants en eau (les choux par exemple), réduisant le besoin d’arrosage estival.
  • Optimiser la captation de l’énergie solaire.
  • Profiter d’une période où le potager est moins dense pour y cultiver des légumes de grande taille (choux, fèves…).
  • Ne pas laisser le sol à nu, la culture d’hiver remplissant alors les rôles de l’engrais vert : protection du sol, fragmentation de celui-ci, enrichissement grâce aux réseaux racinaires, rétention des éléments nutritifs…

Pour autant, la lecture de ces avantages ne doit pas vous faire sauter sur votre boite à graines au risque de faire face à de cuisants échecs.

L’automne/hiver au potager : une période délicate pour les cultures

Deux paramètres principaux viennent compliquer la réalisation de cultures arrivant à maturité durant la période de soudure : la faible luminosité et des températures parfois très basses.

La luminosité décroit fortement à partir du mois de septembre, pour passer sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour dans le courant du mois d’octobre.

Cette diminution de la durée du jour limite le processus de photosynthèse et freine considérablement la croissance des légumes.

Eliot Coleman, un maraicher québécois spécialiste des cultures d’hiver (et dont je me suis beaucoup inspiré) estime que sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour, les végétaux entrent dans une phase où ils végètent.

À Rouen, nous passons sous cette barre le 28 octobre pour franchir à nouveau le seuil le 15 février de l’année suivante (vous trouverez facilement sur Internet des tables vous délivrant les informations du calendrier solaire en fonction de votre lieu d’habitation).

Durant près de 4 mois, les légumes installés au jardin sont donc dans un état végétatif, attendant une luminosité accrue et des températures supérieures pour reprendre leur croissance.

Quant à la température, alors qu’elle est en moyenne de 18 °C au mois de juillet à Rouen, elle n’est que de 3,8 °C au mois de janvier.

Cette chute des températures freine la croissance végétale et limite la minéralisation de la matière organique, c’est-à-dire la possibilité pour vos cultures d’accéder à la fertilité dont ils ont besoin.

Potager en permaculture avec légumes d’hiver sous la neige.

Le potager d’hiver en dormance sous quelques centimètres de neige. © Joseph Chauffrey

Enfin, la période hivernale, froide, humide et aux jours raccourcis, n’encourage pas les activités de jardinage. En résulte une moindre surveillance des cultures, facilitant l’installation des maladies et ravageurs au potager.

Mais alors, comment prendre en compte ces limites et réussir l’implantation des légumes d’hiver ?

Réussir ses cultures d’hiver avec un bon calendrier de plantations au potager

Pour survivre à l’hiver et donner des récoltes au début du printemps suivant, les plants doivent avoir atteint une taille minimale avant que la durée quotidienne d’ensoleillement passe sous le seuil des 10 heures.

Repiquées trop tôt, les plantules se développent fortement avant les premiers froids et sont alors moins résistantes au gel (plus les plantes sont jeunes et mieux elles résistent au froid).

Trop tard, les graines ont à peine le temps de germer avant l’hiver et vous ne récolterez les légumes primeurs que tardivement au printemps suivant.

C’est donc généralement dès la fin d’été et le début d’automne que les semis doivent être planifiés.

Prenez par ailleurs en compte qu’à cette période de l’année, les températures baissent, allongeant fortement les temps de levée et de croissance de vos plantules.

Or, à cette période, le potager est souvent très densément planté !

Pour pallier cette difficulté, il vous faudra jouer sur plusieurs tableaux :

  • Réaliser vos semis de légumes d’hiver en contenants pour laisser le temps aux légumes d’été de terminer leur cycle avant que les légumes d’hiver soient repiqués.
  • Démarrer précocement les cultures d’été (ce qui implique des semis précoces au printemps) pour être en mesure de les récolter et de libérer des planches de culture avant la mi-septembre.
  • Pratiquer le chevauchement des cultures : la culture qui s’apprête à passer l’hiver au jardin est alors repiquée au milieu de la culture estivale qui termine son cycle de production.

C’est en jonglant avec ces trois techniques que vous réussirez à implanter à temps les légumes qui passeront l’hiver au potager pour vous offrir leurs productions au printemps suivant.

Attention toutefois, tous les légumes ne supportent pas les conditions hivernales. La palette des légumes que vous pouvez envisager de semer en fin d’été ou à l’automne est fortement réduite par rapport à la diversité de nos légumes d’été.

Vous souhaitez créer votre potager en permaculture, mais ne savez pas comment vous y prendre, ou par quoi commencer ?

Notre formation en ligne « Le Potager Perma+ », destinée aux débutants, vous apprend à installer et bien gérer votre potager en permaculture avec un calendrier de plantations/semis mois par mois qui vous accompagne pendant 3 ans. Laissez-vous guider pas à pas et récoltez vos légumes sains et savoureux.

Quelques exemples de légumes d’hiver au potager en permaculture

Les quelques éléments de temporalité que je vous livre ci-dessous sont naturellement adaptés à mon contexte climatique (Normandie).

Il vous faudra faire vos propres essais pour, année après année, déterminer les dates optimales de semis-repiquage de vos légumes d’hiver.

Les verdures asiatiques :

Verdures asiatiques sous serre en hiver

Les verdures asiatiques sont nombreuses sous la serre en hiver. © Joseph Chauffrey

Moutarde douce ‘Wild Garden’, moutarde japonaise ‘Mizuna Purple’, moutarde japonaise ‘Tokyo Bekana’, ‘Pak Choy nain’ (ou de Shanghai), moutarde japonaise ‘Yakina Savoy’…  les verdures asiatiques sont des légumes feuilles de la famille des brassicacées.

J’adore les consommer crues, en salade. Leur récolte s’effectue généralement feuille à feuille, au fur et à mesure des besoins, en coupant les tiges à leur base.

Elles peuvent être semées toute l’année, mais c’est en hiver qu’elles présentent le plus grand intérêt en raison de leur croissance rapide et de leur bonne résistance au froid.

Elles supporteront aisément des températures de -3 °C en extérieur, voire moins si elles sont protégées par un tunnel ou un simple voile de protection.

Pour la culture hivernale, je sème les verdures en plaques de culture de fin septembre à mi-octobre et je les repique 3 semaines plus tard (25 cm en tous sens).

Elles me régalent dès le mois de janvier si l’hiver est clément, mars ou avril en conditions plus rigoureuses.

Le chou cabus :

Ce chou, particulièrement résistant au froid, est très adapté pour passer l’hiver au jardin.

Semés en contenants en première quinzaine de septembre, repiqués au jardin 1 mois plus tard, les choux cabus n’auront pas le temps de se développer fortement avant l’hiver.

Ils ne devraient pas dépasser les 20 ou 30 cm au cœur de l’hiver.

Surveillez-les donc bien contre les limaces et les chenilles de noctuelles !

Puis sa croissance explose à partir du mois d’avril et les pommes se densifient alors rapidement. Je récolte chez moi les variétés ‘Précoce de Louviers’, ‘Cœur de bœuf des Vertus’ et ‘Acre d’or’ aux alentours de la fin mai.

Les carottes :

Ne vous privez pas des semis tardifs de carottes, permettant une récolte dès le début du mois de mai de l’année suivante.

Ainsi, je sème chaque année des carottes précoces (’Marché de Paris’, ‘Nantaise à forcer’…) en première quinzaine d’octobre.

Un semis plus précoce risque de donner des racines moins résistantes et susceptibles de monter en graines au printemps.

Cette temporalité permet par ailleurs d’éviter le vol de la mouche de la carotte, parfois problématique dans certaines régions.

Autres légumes d’hiver à essayer :

Plant de coriandre.

Un pied de coriandre au cœur de l’hiver. Il n’en sera que moins sujet à la montée en graines ! © Joseph Chauffrey

Au-delà de ces trois légumes, vous pouvez également tenter, entre les mois de septembre et de novembre, des semis de fève, betteraves, coriandre, blettes…

De quoi vous régaler au printemps prochain !

Joseph Chauffrey

Joseph Chaufrrey

Joseph Chauffrey

Joseph Chauffrey est un jardinier expérimentateur urbain qui a à cœur de partager ses observations et expérimentations avec le plus grand nombre. Formateur en permaculture et jardinage durable, auteur de différents livres et chroniqueur, il consacre son quotidien à la transmission de valeurs, techniques et outils qui nous permettront collectivement de construire une société plus résiliente. Pour en savoir plus, retrouvez-le sur son site.

Pour les personnes expérimentées qui veulent aller plus loin sur l’optimisation de l’espace dans leur potager

Le deuxième livre de Joseph Chauffrey, (voir références ci-dessous) s’adresse aux personnes ayant déjà une bonne expérience au potager.

Il se consacre à l’optimisation de l’espace tout au long de l’année pour produire plus sur moins d’espace.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage édité chez Terre vivante, découvrez notre revue sur ce livre J’optimise l’espace de mon potager ici.

J'optimise l'espace au potager, vers une meilleure productivité et plus de diversité

J'optimise l'espace au potager

Vers une meilleure productivité et plus de diversité

Livre de Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante en 2020

Prix : environ 14 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Pourquoi s’intéresser au survivalisme ?

Le survivalisme est une forme d’autonomie qui cherche à se préparer à des catastrophes potentielles, souvent catastrophiques, causées par l’homme ou naturelles. Les survivalistes stockent généralement de la nourriture, de l’eau et des fournitures en vue d’un tel événement. Ils s’entraînent également eux-mêmes et...

Tadelakt : l’enduit écologique par excellence

Le tadelakt est un enduit naturel remarquable et très performant.

Souvent associé à la salle de bain, il peut être utilisé de bien des manières quand on connait ses secrets.

Attention cependant à ne pas se faire avoir par des produits étiquetés “Peintures tadelakt” qui n’ont rien à voir avec le tadelakt traditionnel marocain.

Gautier, spécialiste des enduits naturels et co-créateur d’une formation sur le tadelak, nous propose un article pour bien comprendre l’origine et l’intérêt du vrai tadelakt marocain.

L’origine du tadelakt

Le tadelakt traditionnel est un revêtement noble originaire de Marrakech.

Carte du Maroc avec Marrakech, ville d’origine du tadelakt

Le véritable tadelakt est originaire de Marrakech au Maroc.

 

Cet enduit marocain dont l’origine remonte à des siècles est reconnu aujourd’hui dans le monde de la décoration pour son esthétisme unique.

Son aspect soyeux et brillant lui procure une apparence proche du marbre. C’est pourquoi il s’affiche dans les plus grands palais orientaux.

Outre sa composition singulière à base de chaux de Marrakech, son application est née d’un savoir-faire ancestral bien gardé.

Sans plus attendre, plongeons dans les secrets du tadelakt, un enduit décoratif et naturel à nul autre pareil !

L’histoire du tadelakt, cet enduit marocain tant convoité

Le tadelakt est un enduit traditionnel découvert il y a des milliers d’années par les Bédouins de Marrakech.

À cette époque, la ville rouge devait s’approvisionner en eau dans les montagnes de l’Atlas. La technique du tadelakt a donc d’abord été développée pour stocker et acheminer l’eau dans de bonnes conditions.

Le tadelakt traditionnel est réalisé à base de chaux que l’on travaille longtemps avec du savon noir pour faire briller et révéler sa vertu déperlante.

Cette propriété a été utilisée pour construire de grandes canalisations partant des reliefs de l’Atlas jusqu’à la cité.

Ce matériau a également été façonné pour fabriquer des cuves afin d’y conserver l’eau.

Cet enduit jouait donc plutôt un rôle de protection à l’origine.

Il sera ensuite remplacé par le ciment plus simple à mettre en œuvre.

Mais, il traversa les siècles jusqu’à nos jours pour se décliner en stuc décoratif.

On l’emploie désormais comme revêtement mural.

Artisan marocain entretenant un mur enduit au tadelakt avec du savon noir.

Artisan marocain entretenant un mur enduit au tadelakt avec du savon noir.

 

🧐 Le saviez-vous ?
L’origine du mot tadelakt vient de la composition du verbe arabe « dalaka » se traduisant par masser, caresser, polir en berbère, auquel est ajouté le préfixe « kt  » signifiant métier.

Le tadelakt, idéal pour la salle de bain…

Lissé et travaillé jusqu’à le rendre imperméable, la résistance du tadelakt à l’eau a beaucoup été mise à profit sur les murs et le sol des hammams et dans les riads du Maroc.

Il s’avère donc particulièrement adapté aux pièces humides comme la salle de bain.

Salle de bain avec tadelakt comme enduit mural pour la cabine de douche.

Salle de bain avec tadelakt comme enduit mural pour la cabine de douche.

Avec son aspect lisse et minéral, le tadelakt affole les chroniques déco et devient la tendance à suivre en matière de revêtement écologique.

Le tadelakt présente d’autres propriétés très intéressantes :

  • une perméabilité à la vapeur d’eau, qui permet aux surfaces de respirer et d’évacuer l’humidité contenue dans les murs, parfois source de pathologies.
  • une résistance aux intempéries autorisant son usage en extérieur dans les climats non sujets aux risques de gel.
  • des vertus thermiques évitant la sensation de paroi froide.
  • des qualités antibactériennes et fongicides propres à la chaux.
  • une souplesse et une élasticité qui s’adaptent à toutes les formes.
  • un vaste panel de nuances grâce à l’ajout de pigments naturels.
  • l’absence de composés organiques volatils et de substances nocives.

Toutes ces caractéristiques contribuent au confort, aux économies d’énergie et à la protection environnementale.

Les nombreuses utilisations possibles du tadelakt

Aussi, cette faculté déperlante et sa capacité respirante font du tadelakt un matériau très intéressant en construction écologique. Car rappelons qu’une maison vivante est une maison qui respire !

Poêle de masse avec enduit tadelakt

Poêle de masse avec enduit tadelakt réalisé par Bruno Gouttry, co-créateur de la formation tadelakt avec Gautier.

 

On peut donc utiliser l’enduit tadelakt un peu partout en respectant le bon support :

  • sur une hotte de cheminée
  • un balcon
  • dans un bassin
  • sur la crédence du plan de travail dans la cuisine
  • dans la salle de bain
  • dans la douche
  • autour de la baignoire…

En somme, il peut remplacer le carrelage.

Dans un autre registre, cette matière peut également revêtir des objets de vie courante comme des plats, des lampes ou des cadres décoratifs.

Cadre décoratif avec enduit tadelakt

Cadre décoratif avec enduit tadelakt réalisé par Bruno Gouttry, co-créateur de la formation tadelakt avec Gautier.

Utilisation du tadelakt en extérieur

Cet enduit traditionnel marocain peut effectivement être utilisé en extérieur en raison de sa propriété déperlante.

En revanche, étant perméable à la vapeur d’eau, l’humidité circulant dans l’enduit risque de le faire éclater en cas de gel.

Il est donc préférable de réserver cet usage dans les régions chaudes à l’abri de grandes variations de température.

 

Mur extérieur en tadelakt

Mur extérieur en tadelakt

Peinture tadelakt : attention aux imitations !

Le recours à un effet « tadelakt » est devenu un phénomène de mode alors que sa technique, issue d’une tradition ancestrale, reste mal maîtrisée en Europe.

Notez que l’achat d’un joli pot de « peinture tadelakt » prête à l’emploi ne vous permettra pas d’obtenir un résultat comparable à l’authentique enduit marocain ni d’avoir les mêmes propriétés, au contraire !

Alors pour éviter les désillusions, attention à ne pas confondre la « peinture tadelakt » avec le vrai tadelakt marocain !

La véritable recette du tadelakt traditionnel

Vous l’aurez compris, l’ingrédient principal du tadelakt est la chaux.

Et pour fabriquer cet ingrédient, il faut cuire à haute température du calcaire. À Marrakech, cette roche carbonatée est bien présente, mais avec une particularité.

Elle contient :

  • un peu d’argile,
  • de la silice,
  • du quartz
  • et d’autres minéraux propres à cette région.

Par conséquent, la cuisson de ce calcaire n’est pas homogène.

Ajoutez à cela que les fours à chaux artisanaux marocains sont parfois loin de la rigueur industrielle de nos usines locales et vous comprenez que la chaux de Marrakech contient des parties non cuites chargées d’agrégats.

De ce fait, on ne peut la qualifier ni d’hydraulique ni d’aérienne, elle est un peu les deux.

C’est donc une chaux impure à partir de laquelle on réalise des merveilles dans les plus beaux palais.

En réalité, la chaux de Marrakech possède à la fois la faculté de durcir dans l’eau et de pouvoir être enduite en épaisseur grâce à ces agrégats naturellement présents.

Alors qu’avec de la chaux classique, nous sommes obligés d’y ajouter de la charge à base de sable, de poudre de marbre ou de concassés pour éviter que l’enduit ne fissure.

Le vrai tadelakt est donc un mélange de :

  • chaux de Marrakech
  • eau
  • pigment naturel

Cependant, cette chaux si particulière ne se trouve pas en magasin. Sur Internet, seuls certains fournisseurs spécialisés en distribuent.

Partant de ce fait, il s’avère parfois plus économique de fabriquer soi-même un stuc qui, bien que tout aussi technique, reste une variation du tadelakt traditionnel.

Cette prouesse est possible en remplaçant la chaux de Marrakech par un savant mélange de chaux aérienne et de poudre de marbre.

Mais, au-delà de sa fabrication, la pose de cet enduit marocain nécessite également un réel savoir-faire.

Salle de bain partiellement enduite au tadelakt.

Salle de bain partiellement enduite au tadelakt.

Une technique berbère peu maîtrisée en France

La technique du tadelakt a suscité l’intérêt des Occidentaux dans les années 1980 lorsque deux architectes, Élie Mouyal et Charles Boccara, l’ont redécouvert dans des riads marocains.

Ils ont tout de suite été charmés par ce revêtement si doux et si brillant. Son faïençage délicat associé à des teintes profondes et chaleureuses, ne laisse pas indifférent et rend cet enduit véritablement unique.

C’est ainsi que le tadelakt a dépassé les frontières de Marrakech pour atteindre l’Europe et les États-Unis.

Jusqu’à aujourd’hui, c’est devenu un matériau de décoration luxueux et prisé par les architectes.

Du coup, toutes les revues de décoration s’y intéressent. Ce qui représente une réelle opportunité d’affaires pour les artisans.

Mais, s’il est convoité, cet enduit ne peut pas être mis en œuvre correctement sans un savoir-faire technique qui ne s’improvise pas !

Comment réaliser le vrai tadelakt marocain ?

La technique du tadelakt traditionnel est encore mal maîtrisée en France. En outre, sa méthode ne tolère pas l’amateurisme, car les reprises sont quasiment impossibles.

Le mortier s’applique en 3 étapes :

  1. Une couche d’accroche (idéalement minérale tel qu’un gobetis)
  2. Une première passe de 2 mm à 2,5 mm de mortier tadelakt
  3. Une deuxième passe de même épaisseur serrée à la lisseuse puis « massée » au galet.

Ensuite, lorsque le mortier commence à sécher, il doit être frotté et travaillé avec du savon noir.

La matière est alors écrasée et travaillée une nouvelle fois au galet puis à la maryse de pâtissier, pour révéler son aspect brillant.

C’est ce travail minutieux qui donnera à notre enduit cette impression de pierre polie et qui le rendra imperméable à l’eau.

Cuisine avec crédence en tadelakt.

Cuisine avec crédence moderne réalisée en tadelakt.

De plus, ce revêtement naturel réclame également un peu d’entretien. Il nécessite d’être nourri au savon noir pour durer dans le temps.

Deux fois par an, on reviendra donc le caresser pour lui rendre sa peau de bébé.

La difficulté dans l’art du tadelakt n’est pas dans sa préparation, mais dans la lecture des signes qu’il nous transmet et des autorisations qu’il nous donne.

Aussi, il ne doit pas sécher trop rapidement, le tadelakt traditionnel a besoin de baigner dans l’humidité pour développer sa résistance maximale et ses qualités séculaires.

Passez à l’action avec une formation dédiée au vrai tadelakt

Formation en ligne sur le tadelakt

À vous les secrets du véritable tadelakt marocain !

Une formation tadelakt en vidéo unique et ultra complète pour transmettre un savoir-faire ancestral et vous permettre de réussir vous-même vos enduits tadelakt partout où vous le souhaitez !

Le tadelakt est une technique ancestrale spécifique à Marrakech. Les artisans marocains (appelés maalem) ont vraiment développé un art à part entière.

Pour obtenir un résultat proche de cet enduit typiquement marocain, il est donc impossible de se contenter d’une solution prête à l’emploi.

Se former au tadelakt représente donc :

Pour un particulier

  • L’occasion d’appliquer soi-même un enduit écologique sain aux propriétés régulatrices exceptionnelles.
  • La chance d’avoir un revêtement à l’esthétisme remarquable et original à moindre coût.

Pour un professionnel

  • Un bon moyen de mettre en avant un savoir-faire unique.
  • L’opportunité de valoriser son travail sur une gamme de prestation haut de gamme.

Pour cela, nous avons décidé de créer une formation en ligne au tadelakt traditionnel disponible sur mon blog Faisons-le-mur.com.

Bruno Gouttry, artisan et auteur au service de la construction écologique depuis 1985 s’est associé à moi, Gautier, artisan en écoconstruction et animateur du blog Faisons-le-mur.com, pour dispenser les secrets de réalisation et d’application de ce stuc oriental.

Grâce à cette formation, vous apprenez les notions théoriques allant de la découverte des supports compatibles au travail des pigments, jusqu’aux gestes à appliquer sur le chantier.

Portrait des co-créateurs de la formation sur le véritable tadelakt marocain.

Gautier (à gauche) et Bruno (à droite), co-créateurs de la formation sur le tadelakt traditionnel intitulée « Les Secrets du Véritable Tadelakt Marocain »

L’apprentissage se réalise pas à pas en commençant par des mises en œuvre sur de petits objets (plaque de fermacell, vasque…), pour ensuite s’attaquer à des supports muraux.

Dans cette formation en 7 modules, vous retrouverez plus de 70 vidéos de cours qui vont à l’essentiel.

Mais la valeur ajoutée de ce programme, c’est un accompagnement individuel et bienveillant pour répondre à toutes vos questions et garantir la réussite de chaque élève.

Notre credo : s’efforcer de garantir des enseignements digestes, compréhensibles et applicables par tous.

Car, pour ne pas perdre du temps et des nerfs avec les enduits à la chaux et les stucs, le mieux reste de se former.

Cela permet d’une part d’anticiper les pièges les plus courants et d’autre part, d’obtenir des résultats que personne ne pourra s’empêcher de venir caresser.

Allier charme d’orient, tendance, esthétisme, performance énergétique, confort et écologie, c’est possible grâce à la transmission du savoir-faire ancestral sur le tadelakt que nous vous proposons dans notre formation en ligneintitulée « Les Secrets du Véritable Tadelakt Marocain ».

Formation en ligne sur le tadelakt

Une formation exceptionnelle sur le tadelakt pour vous transmettre les secrets d’un savoir-faire ancestral

Gautier

Artisan spécialisé en « maçonnerie douce » et auteur principal du blog Faisons le Mur sur la construction écologique, Gautier est un professionnel expérimenté et curieux qui a à cœur de transmettre sa passion pour aider un maximum de personnes à s’affranchir des activités trop souvent polluantes dans le bâtiment ! Il a créé plusieurs formations sur l’écoconstruction et notamment sur les enduits naturels à la chaux pour accompagner dans la joie et la bonne humeur toutes celles et ceux qui souhaitent se lancer dans un projet de rénovation écologique ou d’écoconstruction.

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Que faire pour lutter contre la sécheresse dans votre jardin en permaculture ?

Les épisodes de sécheresse et de canicule 🥵 ☀️ sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Or la plupart des jardins ne sont pas du tout préparés à les affronter !

Dans la plupart des cas, si rien n’a été anticipé, la terre se craquelle et devient un désert sans vie, beaucoup de végétaux, annuels comme vivaces, dépérissent à vue d’œil, ne supportant ni la chaleur ni le manque d’eau.

On voit ainsi les palettes végétales de nos jardins évoluer avec une sélection naturelle brutale de végétaux, souvent « exotiques », à même de s’adapter à ce type de phénomènes au détriment de ceux, plus traditionnels et donc plus courants dans nos jardins, qui ne sont pas armés pour y survivre seuls !

Toute la faune se met en mode survie : les insectes, les oiseaux, les petits mammifères cherchent désespérément des points d’eau pour boire et se rafraîchir. Malheureusement, beaucoup n’y parviennent pas du fait de la raréfaction des zones humides et des points d’eau.

Bref, quand arrivent sécheresses et canicules (qui vont souvent de paire), c’est l’hécatombe au jardin !

Petits pois desséchés au jardin sans eau

Culture de petits pois desséchée au jardin, n’ayant pas supportée la sécheresse et les fortes chaleurs.

Pourtant, des solutions existent en permaculture pour réduire l’impact de ces phénomènes climatiques extrêmes sur votre jardin et l’aider à passer ces moments difficiles !

Voyons ensemble les outils et astuces qui vont vous permettre d’augmenter la résilience de votre jardin en permaculture face à ces périodes compliquées.

Solutions pour économiser l’eau dans votre jardin en permaculture

C’est peut-être une évidence, mais il reste bon de rappeler qu’un jardin sans eau suffisante pour affronter les grosses chaleurs sera un jardin sans vie !

Il est donc primordial d’économiser l’eau, la stocker et la faire circuler au mieux, ce qui est faisable avec des gestes simples à mettre en place.

Le paillage, un élément aux multiples fonctions, essentiel dans votre jardin en permaculture

Le paillage ou mulch joue un rôle essentiel dans les économies d’eau au jardin en permaculture !

Paillage au jardin en permaculture à base d’un mélange de matières organiques.

Paillage au jardin potager en permaculture à base d’un mélange de matières organiques vertes (plutôt azotées) et brunes (plutôt carbonées) pour protéger le sol de la sécheresse.

Il existe un éventail assez large de matières avec lesquelles il peut être réalisé et selon les matières, les effets ne seront pas forcément les mêmes.

Consultez notre article dédié pour une revue complète sur les types de paillages et leurs nombreux rôles au jardin.

Pour aider votre jardin en permaculture à affronter sécheresse et canicule, nous vous conseillons la mise en place de paillages épais à base de matières organiques.

En respectant le principe de permaculture qui nous invite à favoriser la diversité, et en vous procurant les matières pour votre paillage sur votre terrain ou localement, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour aider votre jardin à supporter la sécheresse.

Mélangez grosso modo moitié-moitié des matières vertes (plutôt azotées) avec des matières sèches (plutôt carbonées) et vous obtiendrez un paillage diversifié, nourrissant et protecteur qui conviendra à la plupart des sols.

Un tel paillage aura pour effet de :

  • réduire la concurrence sur la ressource en eau dans le sol

    • En réduisant le nombre d’adventices (« mauvaises herbes ») avec lesquelles vos plantes cultivées devront partager l’eau.
  • limiter très significativement les évaporations d’eau en surface

    • Le paillage protège votre sol du soleil et du vent, principaux responsables des évaporations.

      Par conséquent, les besoins en arrosages sont réduits et donc vous économisez beaucoup d’eau ! Sous le paillage, le sol reste humide beaucoup plus longtemps !

  • empêcher la création d’une couche de battance imperméable en surface du sol

    • Cette couche de battance quand elle se crée sur sol à nu empêche les infiltrations d’eau dans le sol et accentue l’érosion des sols.
  • favoriser la vie du sol qui, par son travail incessant dans les premiers centimètres du sol, contribue à le rendre plus perméable et donc plus à même de stocker l’eau lors de vos arrosages ou d’épisodes pluvieux.

Sol vivant et humide sous le paillage du jardin en permaculture.

Au jardin en permaculture, sous le paillage, le sol reste humide, souple et plein de vie à commencer par les vers de terre.

👉 A noter que le paillage épais ne doit pas être installé sur un sol déjà très sec.

Si c’est le cas chez vous et qu’aucune pluie n’est prévue, procédez à un arrosage conséquent avant de le mettre en place !

 

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

Favoriser la vie du sol

Nous venons de le voir, avoir un sol vivant permet à celui-ci d’être plus perméable et donc de mieux stocker l’eaudans le sol au lieu de la voir partir dans le caniveau !

Cette eau stockée sera ensuite disponible pour vos plantes au lieu de finir en station d’épuration !

C’est pourquoi il faut choyer les habitants du sol.

Vers de terre, cloportes, limaces (eh oui, elles ont aussi leur rôle au jardin !), champignons, insectes, bactéries et autres micro-organismes peuplent un sol vivant et y « travaillent » en permanence avec une efficacité sans égal !

Microfaune peuplant un sol vivant au jardin en permaculture.

Exemple de microfaune peuplant un sol vivant : ici un symphyle, genre de petit mille-pattes à gauche et un collembole à droite, tous deux contribuent à la transformation des matières organiques et à la porosité du sol. ©Marshal Hedin – CC BY 2.0

Pour que toute cette vie se développe, elle a besoin :

  • d’eau :
    • En mettant en place, de manière réfléchie, les diverses astuces et stratégies décrites dans cet article, vous fournirez à la vie du sol, l’eau dont elle a besoin !
  • de nourriture :
    • Au menu, une diversité de matières organiques à décomposer sera idéale pour satisfaire un maximum d’habitants !C’est pourquoi nous vous conseillions précédemment l’apport d’un paillage diversifié 😉.
  • d’air :
    • Les habitants du sol en charge de la transformation de la matière organique en éléments assimilables par les plantes et en humus sont des formes de vie très majoritairement aérobies, c’est-à-dire ceux qui ont besoin d’oxygène pour vivre.

👉 Si votre sol est tassé, compacté et manque d’air, vous pouvez l’aérer mécaniquement avec un outil indispensable en permaculture : la grelinette.

Vous favoriserez ainsi le retour de la vie dans votre sol 🤩 !

Créer une ombre protectrice ciblée

Installer des ombrières pour protéger vos plantes et votre sol des trop fortes chaleurs est aussi une stratégie intéressante à ajouter au panel des solutions de survie aux sécheresses et canicules !

Ces ombrières peuvent être :

  • mécaniques :
    • Installation temporaire de parasols, de draps tendus entre des piquets, de cagettes en bois tournées à l’envers

      Vous pouvez ainsi choisir de protéger ponctuellement et de façon assez flexible telle ou telle plante ou zone de culture aux heures les plus chaudes de la journée.

      Ce type de solution d’urgence est très simple et rapide à mettre en place !

  • végétales :
    • Vous pouvez choisir d’installer une structure de type pergola et y faire pousser des plantes grimpantes vivaces à feuilles caduques, résistantes à la sécheresse et qui en plus peuvent être comestibles : vignes, akébie à 5 feuilles, muroisier tayberry…

      Vous formerez ainsi un super parasol végétal à même d’ombrager une zone en particulier.

      👉 Cependant, ce type d’installation nécessite un minimum d’anticipation et de réflexion, car c’est une solution demandant du temps à la mise en place et ensuite pour que les grimpantes se développent suffisamment pour remplir leur rôle.

      De plus, c’est un élément fixe, son emplacement doit donc être réfléchi pour être pertinent sur le long terme.

      Pour ne pas vous tromper dans l’installation de votre structure ombrière, le mieux est de faire votre design global et de l’inclure dedans comme un élément à part entière !

      C’est un élément très intéressant pour profiter sur toute la saison chaude d’un espace couvert plus frais, mais qui laissera quand même passer un peu de lumière pour permettre à d’autres plantes de se développer en-dessous !

    Pergola en cours de création dans un jardin en permaculture.

    Pergola en cours de création sur une zone que l’on souhaite ombrager en période estivale sur la ferme familiale en permaculture Merci Nature.

  • Vous pouvez aussi faire croitre, à des endroits stratégiques, des herbacées hautes résistantes à la sécheresse et comestibles comme des topinambours, du sorgho ou du quinoa qui formeront en été de super ombrières pour les cultures placées à l’est de celles-ci.

👉 Olivier, stagiaire de nos formations en ligne, a par exemple mis cela en place le long de sa serre.

Cette ombrière végétale fournit, tout l’été, une ombre salvatrice pour ses cultures sous serre !

Ombrière végétale temporaire adossée à la serre d’un jardin en permaculture.

Dans le jardin en permaculture d’Olivier, une ombrière végétale temporaire est adossée à la serre pour éviter la surchauffe de celle-ci et elle aura, en plus, une fonction nourricière en produisant des récoltes 😉 !

Installer des brise-vents

Briser le vent pour éviter qu’il assèche encore plus votre sol est aussi essentiel pour économiser l’eau, sans compter que le vent est un important facteur limitant pour la pousse de la plupart des végétaux.

Après avoir déterminé où entrent les vents principaux sur votre terrain, par vos observations sur site et par vos recherches de données météo, vous serez à même de choisir les emplacements les plus judicieux pour installer vos brise-vents.

Là encore, nous vous conseillons fortement d’inclure cela dans une démarche globale de design pour un maximum d’efficacité !

Une fois ces emplacements déterminés, vous devrez choisir le type de brise-vent que vous installerez.

Il pourra s’agir de :

  • filets brise-vents du commerce :
    Filets brise-vent du commerce pour protéger rapidement et efficacement une pépinière de jeunes arbres.

    Filets brise-vent du commerce installés par Martin Crawford pour protéger rapidement et efficacement sa pépinière de jeunes arbres. Image extraite de sa formation en ligne « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford  »

    • Cette solution est sans doute la plus rapide à mettre en place pour protéger une zone et elle sera efficace si vous ne bâclez pas l’étape d’installation des poteaux qui soutiendront ce filet.

      Ils devront être solidement ancrés au sol pour résister à la pression du vent sur les filets.

      Cette solution sera cependant assez coûteuse, selon le type de filet choisi et la longueur nécessaire et n’aura guère d’autre fonction que briser le vent, mais elle reste une option non négligeable qui peut répondre à vos objectifs ou contextes particuliers.

  • haies mortes ou haie de Benjes :
    Branchages et bois coupés au jardin.

    Les branchages et bois coupés au jardin sont une ressource formidable qui peut notamment servir à réaliser une haie morte ou haie de Benjes.

    • Beaucoup plus économique que les filets du commerce mais nécessitant cette fois une grande quantité de matières organiques, bois et branchage notamment, une haie morte ou haie de Benjes peut faire un excellent brise-vent.

      Elle remplira en plus de nombreuses autres fonctions dans votre jardin en permaculture !
       

      Simple à réaliser, elle peut s’installer partout, être très esthétique et structurante dans votre jardin et surtout elle sera un véritable trésor pour la biodiversité, ce qui est, selon nous, un atout essentiel !

      Sa hauteur reste cependant plus faible qu’une haie vive
      , la zone de protection créée avec une haie morte sera donc plus réduite que celle d’une haie vive.

  • haies brise-vent constituées de végétaux capables de supporter le vent :
    Explications sur la perméabilité des haies brise-vents au jardin en permaculture.

    Pour être efficace et protéger une surface conséquente de terrain, une haie brise-vent doit être semi-perméable pour filtrer le vent et non le bloquer.

    • Une haie brise-vent se compose de plantations de végétaux de différentes strates pour être à même de « filtrer » le vent efficacement sans le bloquer entièrement.

      En effet, un vent qui rencontre un obstacle total va provoquer en retombant derrière des turbulences aux effets dévastateurs, à éviter à tout prix.


      C’est pourquoi, quand on plante une haie brise-vent, on ne cherche pas à bloquer le vent mais plutôt à
      le filtrer avec différentes hauteurs de végétaux et différentes densités de feuillages pour qu’il perde en force et ne soit plus gênant pour le reste du jardin.

      Cette solution nécessite généralement plusieurs années avant d’être efficace, le temps que tous les végétaux de la haie soient bien installés et suffisamment développés !

      Mais une fois en place, elle est redoutablement efficace, et ce pour très longtemps, sans compter qu’elle remplira aussi de nombreuses autres fonctions comme l’attraction de biodiversité en offrant le gîte et le couvert à une ribambelle d’insectes, oiseaux et autres animaux utiles au jardin en permaculture.

      Elle pourra aussi vous fournir des récoltes nourricières, de la biomasse pour le paillage, du bois d’œuvre, de chauffage…bref un véritable élément multifonctions comme on les aime tant en permaculture !

Stocker l’eau dans votre jardin en permaculture grâce à divers éléments utiles et interconnectés

Dans votre jardin en permaculture, la fonction de collecte/stockage de l’eau devra être remplie par plusieurs élémentspour ne plus vous retrouver avec un jardin sans eau et donc vous assurer plus de résilience.

Pour ce faire, ces éléments doivent être déployés et mis en synergie afin d’être les plus efficaces possibles avec le moins d’effort et d’énergie dépensée de votre part !

Il s’agit ici d’éléments qui devront donc être pensés sur le papier avant d’être réalisés sur le terrain.

Nous ne sommes pas là dans des solutions d’urgence pour contrer la canicule et la sécheresse une fois qu’elles sont déjà là mais bien sur des solutions portant leurs fruits à moyen et long terme.

L’urgence ici est à la réflexion sur leur installation future 😅 !

Les principaux éléments pouvant remplir cette fonction de collecte/stockage de l’eau :

  • Les récupérateurs d’eau de pluie et cuves de récupération
    • Toute surface dure, imperméable est une surface qui peut permettre de récupérer les ruissellements d’eaux pluviales. Les toitures sont l’exemple le plus parlant et là où les récupérateurs d’eau peuvent être mis en place très facilement au niveau des descentes de gouttière.

      Il est, en effet, beaucoup plus intéressant de récupérer l’eau de pluie et de la stocker en bac de récupération plutôt que de la laisser partir au tout à l’égout 😱 !!!

    Bac de récupération d’eau de pluie.

    Exemple de récupérateur d’eau de pluie connecté à une conduite d’écoulement de gouttière le long d’une maison.

    • Il existe une diversité de récupérateurs d’eau à la contenance et l’esthétique variable selon vos besoins.

      Pour vous aider à déterminer notamment la contenance dont vous auriez besoin pour optimiser votre collecte d’eau de pluie, découvrez notre document PDF gratuit en cliquant sur le lien ci-dessous.

      Celui-ci vous permettra de calculer assez précisément le volume d’eau de pluie récupérable chez vous, selon votre contexte !

  • Au niveau des synergies avec d’autres éléments, vous pourrez réfléchir aux endroits où vous souhaiteriez envoyer le trop-plein de vos cuves de récupération afin que la circulation de l’eau soit anticipée au mieux sur votre terrain et sans que vous ayez besoin de vous en soucier une fois votre système en place.

    Les trop-pleins peuvent, selon vos objectifs et besoins, envoyer les surplus d’eau dans d’autres systèmes de stockage que nous allons voir ci-dessous.

  • Les éléments favorisant l’infiltration de l’eau dans le sol
    • Les noues d’infiltration sont des ouvrages de terrassement pouvant avoir des dimensions très diverses selon l’échelle des projets et qui ne sont pas forcément placées strictement sur des courbes de niveau.

      Les noues d’infiltration sont des dépressions (sorte de fossés) creusées dans le sol, de faible profondeur, aux abords en pente douce qui permettent le recueil et l’infiltration des eaux de pluie dans le sol, le tout à ciel ouvert.

      Elles sont donc inondables en période pluvieuse, mais au sec le reste du temps, permettant notamment des cheminements sur celles-ci.

      Les chemins et accès pouvant emprunter le tracé d’une noue d’infiltration peuvent être renforcés par des poses de pas japonais, des fonds drainants remplis de pierres ou de gravier ou encore avec des dalles alvéolées perméables pouvant être engazonnées ou remplies de graviers…

    • Les baissières ou « swale » en anglais sont des noues d’infiltration un peu particulières qui sont positionnées le long des courbes de niveau dans une pente afin de stopper la fuite des nutriments et de l’eau lors d’épisodes pluvieux.
      Schéma explicatif du principe de baissière en permaculture.

      Schéma explicatif du principe de baissière pour favoriser l’infiltration de l’eau et limiter l’érosion et la fuite des nutriments au jardin en permaculture.

      Elles sont constituées d’un creux, réalisé sur la courbe de niveau, et suivi d’une butte de terre en aval du creux de recueillement des eaux.

      Cette butte est généralement façonnée avec la terre retirée pour faire le creux de la baissière.

      Les baissières permettent ainsi de réduire l’érosion des sols en pente et de favoriser le stockage de l’eau de pluie dans le sol tout en permettant, sur leur butte, des plantations arbustives et vivaces très diverses aux multiples fonctions (brise-vent, nourricier, attraction de biodiversité…) !

      🎥 👉 Découvrez en vidéo un exemple de baissières.
    • Le « keyline design » est aussi très intéressant pour rendre à un sol compacté sa capacité d’absorption et stockage de l’eau.

      Il s’applique notamment aux surfaces assez grandes à régénérer, mais peut également être inspirant à plus petite échelle.Les « Keylines » sont des « lignes clés » que l’on détermine dans une pente et qui suivent les courbes de niveau pour maximiser l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol dont l’écoulement se fait toujours à 90° de la courbe de niveau.

      Il s’agit d’un travail de design assez simple et dont l’efficacité sur l’infiltration de l’eau et le retour de la vie dans le sol est impressionnante !

      Ce travail consiste, notamment, sur les lignes clés, déterminées à l’avance sur le terrain, à ramener de l’air dans le sol assez profondément sans pour autant bouleverser les horizons du sol.

      Cela se fait généralement à l’aide d’un outil appelé une sous-soleuse Yeomans du nom de son génial inventeur Percival-Alfred Yeomans, pionnier dans la régénération des sols.

      Griffes d’une sous-soleuse Yéomans pour la régénération des sols compactés.

      Zoom sur les griffes d’une sous-soleuse Yéomans qui permettent d’aérer le sol en profondeur sans perturber les horizons et ainsi d’accélérer sa régénération et améliorer sa capacité d’absorption de l’eau.

      👉 Pour plus d’informations sur la méthodologie des Keylines, découvrez le livre de Mark Shepard « Agriculture de régénération » qui explique cette formidable technique.

  • La mare ou l’étang sont aussi des éléments de stockage de l’eau quasi indispensables dans un jardin en permaculture.

    Vraiment multifonctions et attracteur d’une biodiversité remarquable, une mare ou un étang doit être pensé en amont pour être pertinent dans ses différentes fonctions et favoriser les synergies avec les autres éléments de son jardin :

    • L’approvisionnement en eau de la mare peut se faire, en partie, via des trop-pleins de récupérateurs d’eau de pluie par exemple…
    • La gestion du trop-plein de la mare en elle-même peut alimenter des noues d’infiltration ou d’autres mares en contrebas…
    • La mare peut servir de régulateur thermique pour une zone de culture proche via la création de microclimats, de pièges à soleil…
    • Elle peut être un réservoir d’eau temporaire en période de sécheresse pour arroser des cultures sensiblesou tout simplement pour aider la faune sauvage à survivre à ce genre d’événements difficiles en leur offrant de quoi boire et se rafraîchir !

👉 Découvrez un exemple de mare dans le jardin en permaculture de Magalie, membre du bureau d’études PermacultureDesign.

Petite mare au jardin en permaculture

Petite mare au jardin en permaculture qui sert notamment de stockage d’eau et d’élément attracteur de biodiversité.

Optimiser l’efficacité des arrosages pour réduire les gaspillages

L’arrosage, notamment au potager, peut être une cause très importante de gaspillage de l’eau quand il est mal géré.

Arroser par aspersion en pleine sécheresse sous une chaleur torride est par exemple une aberration qui conduit à l’évaporation d’une quantité non négligeable d’eau avant même qu’elle ait pu profiter aux végétaux qu’on voulait arroser avec !

C’est pourquoi nous vous conseillons plutôt :

  • L’arrosage par installation d’un système de goutte-à-goutte. Ce type de microarrosage ciblé est très intéressant, notamment en période de sécheresse pour optimiser la ressource en eau et faire en sorte que la moindre goutte d’eau versée soit utile aux plantes qui la reçoivent !

    Il est important, dans ces cas-là, de choisir des systèmes de goutte-à-goutte de qualité pour qu’ils durent dans le temps et soient vraiment efficaces (éviter les goutteurs premier prix).

    Il existe de nombreux systèmes pouvant permettre notamment une automatisation de l’arrosage goutte-à-goutte avec des programmateurs permettant de définir les durées, fréquences et quantité d’arrosage selon vos besoins.

    Là encore, cela devra être bien réfléchi en amont pour établir un plan d’installation efficace dans vos supports de cultures.

    Mais les économies d’énergie par la suite seront très appréciables que ce soit en termes d’eau bien sûr, mais aussi en termes de temps et d’efforts physiques pour vous, en vous épargnant bon nombre d’allers-retours avec les arrosoirs chargés d’eau !

  • Les oyas sont également un système d’arrosage économe en eau.
    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau.

    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau et les arrosages trop fréquents grâce à une diffusion lente et régulière de l’eau dans le sol.

    Beaucoup plus ancien (déjà utilisés en Chine ancienne) et Low Tech que le goutte-à-goutte, le principe de l’oya est d’utiliser un contenant en terre cuite microporeuse que l’on enterre dans le sol et que l’on remplit périodiquement.

    Ce contenant appelé oya ou olla est surmonté d’un couvercle pour limiter l’évaporation de l’eau.

    Disposés judicieusement dans vos plates-bandes de cultures et autres massifs, les oyas forment un réservoir d’eau distribuant celle-ci lentement dans le sol.

    Les racines des végétaux n’ont plus qu’à se développer autour de l’oya pour profiter d’un arrosage lent et continu qui permettra un développement harmonieux des plantes.

🎥 Découvrez la vidéo de Stéphanie, membre des formations Permaculture Design, sur les oyas :

Installer des végétaux adaptés à la sécheresse et aux fortes températures

Autre solution intéressante pour aider nos jardins à survivre à des sécheresses et des canicules de plus en plus fréquentes : planter des végétaux adaptés à ce type de conditions climatiques extrêmes !

De nombreux végétaux sont, en effet, capables de résister à la sécheresse sur une période plus ou moins longue évidemment.

C’est le cas de nombreux végétaux de milieu méditerranéen par exemple comme le romarin, le thym, le poireau perpétuel, l’arbousier ou encore l’amandier…

Pour vous aider à trouver des plantes résistantes à la sécheresse et à faire vos choix de compositions végétales, n’hésitez pas à profiter gratuitement de notre base de données de plantes intitulée l’Atelier de PermacultureDesign.

Recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne.

Exemple de recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne, l’Atelier de PermacultureDesign.

Ce formidable outil en ligne vous permettra de faire une recherche accompagnée de plantes par spécificité liée aux éléments dans lesquelles vous trouverez le critère « Résiste à la sécheresse » (voir image ci-dessous).

Le moteur de recherche vous donnera alors accès à une liste assez importante de végétaux ayant cette capacité ! Vous devriez y trouver de quoi vous satisfaire !

🎥 Pour vous inspirer, découvrez également le témoignage de Romain, membre de nos formations en ligne, qui a utilisé cette stratégie pour planter des haies diversifiées sur son lieu :

La solution ultime pour un jardin résistant à la sécheresse : le design de permaculture

Comme vous avez pu le voir, il existe bien sûr des solutions d’urgence pour aider votre jardin à survivre à la sécheresse et aux canicules, mais cela reste des « pansements » temporaires qui ne permettent pas d’acquérir une vraie résilience sur le long terme.

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez vraiment avoir un jardin en permaculture qui puisse supporter sécheresses et canicules quasiment sans interventions de votre part, la clé sera d’en faire le design de permaculture global !

Vue aérienne d’un jardin en permaculture.

Vue aérienne du jardin en permaculture conçu et réalisé par Stéphanie, membre de nos formations en ligne.

Comment ? En suivant pas à pas une méthodologie simple, accessible à tout le monde et incroyablement efficace.Cette méthodologie a été créée à la base par les fondateurs de la permaculture eux-mêmes et fait toute la force de la permaculture !

Alors, n’hésitez plus et passez à l’action en concevant enfin le jardin autonome et résilient dont vous rêvez 😉 en vous laissant guider pas à pas par notre formation en ligne à découvrir ci-dessous !

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

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Pourquoi et comment commencer un potager ?

Un potager est une parcelle de terrain où sont cultivés des légumes, des fruits, des fleurs et des herbes. C’est une partie importante de l’industrie agricole. Cela peut être aussi petit qu’un jardin ou aussi grand qu’un terrain de football. Il peut également être...

Mangez des fleurs comestibles : hémérocalle, bourrache…

🌸 Qu’elles soient cultivées comme les hémérocalles ou sauvages comme la bourrache, les fleurs comestibles gagnent vraiment à être connues et utilisées, car elles ont beaucoup à nous offrir !

Elles apportent de la beauté, des couleurs, des goûts surprenants, mais aussi des nutriments et de la diversité dans nos assiettes 😋 pour une alimentation saine qui vous remplira à la fois l’estomac, le cœur et l’esprit.

Magalie, membre de notre bureau d’études, vous partage en vidéo quelques-unes de ses fleurs comestibles préférées cultivées ou glanées dans son jardin en permaculture.

🔎 Découvrez aussi ses conseils de lecture pour commencer sereinement à cueillir et utiliser des fleurs comestibleset plus généralement des plantes sauvages comestibles.

Envie de cultiver des fleurs comestibles en permaculture avec d’autres plantes vivaces nourricières, le tout sur une toute petite surface ?

Nous avons conçu pour vous « Le potager 3P », un petit potager de 12 m2 constitué principalement de plantes vivaces comestibles et mettant en œuvre plusieurs principes de permaculture pour plus de résilience et d’autonomie. Un excellent moyen de s’initier à la permaculture sur une petite surface tout en produisant facilement des récoltes surprenantes, dont de magnifiques hémérocalles !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Depuis trois, quatre ans à peu près, je me suis intéressée aux fleurs comestibles.

J’ai commencé à regarder ce qu’on pouvait installer au jardin et qui avait vraiment un intérêt en terme culinaire.

L’hémérocalle, une fleur comestible aussi belle que bonne !

Cueillette de fleurs comestibles d’hémérocalles

Cueillette d’hémérocalles, des fleurs comestibles à la fois belles et délicieuses à manger.

Vraiment, je suis tombée amoureuse de tout ce qui est hémérocalle parce que c’est une fleur qui a une très grande diversité dans les couleurs, les textures, avec des goûts aussi différents.

Toutes les hémérocalles sont comestibles et c’est vraiment super beau donc, on peut les mettre en déco comme ça dans un plat, une salade, pour le côté spectaculaire de la fleur. Mais c’est aussi une fleur qui a un intérêt gustatif en termes de texture et avec laquelle on peut faire des choses très très sympas.

Donc moi, j’adore les farcir avec du fromage frais et de l’estragon notamment et en faire comme ça, des petites poêlées qui sont à la fois très belles à regarder et délicieuses à goûter.

Fleurs comestibles d’hémérocalles farcies au fromage frais estragon et basilic.

Préparation de fleurs d’hémérocalles farcies au fromage frais avec de l’estragon et du basilic : un vrai délice !

Ce qui est chouette avec les hémérocalles, c’est qu’il en existe vraiment une très grande variété. Et du coup, on peut en goûter vraiment beaucoup de différentes.

Donc ici, j’en ai une toute petite, mini collection. Là, on a quatre variétés et j’ai deux autres variétés ailleurs au jardin, mais qui aujourd’hui ne sont plus en fleurs parce que ce sont des variétés plus précoces qui arrivent en fleur vers fin mai début juin. Donc là, il n’y a plus de fleurs.

L’hémérocalle, c’est ce qu’on appelle « le lys d’un jour » parce que la fleur en fait, ne reste épanouie qu’une journée et après elle se fane. Donc il faut vraiment les récolter au fur et à mesure quand la fleur est toute belle, toute épanouie* et ça ressemble à une fleur de lys.

** En Asie, les boutons floraux avant éclosion sont aussi très prisés en cuisine (crus ou cuits à la vapeur, sautés ou encore confits au vinaigre…). Les jeunes tubercules et les jeunes pousses sont également comestibles ;) !*

Alors évidemment, il faut être sûr que c’est de l’hémérocalle avant de la ramasser et de la consommer, parce que le lys, c’est toxique, on ne va pas le manger.

Voilà, je trouve que c’est une fleur comestible très intéressante, mais ce n’est pas la seule.

Exemples d’autres fleurs comestibles que l’on peut cultiver au jardin en permaculture :

La bourrache : fleur comestible au léger goût de concombre

Fleur de bourrache comestible

Magnifique fleur de bourrache au léger goût de concombre, idéale pour agrémenter une salade d’été !

On a aussi pas mal de bourraches qu’on aime bien consommer comme ça, plus pour le côté décoratif, parce que bon, la bourrache a un tout petit goût (de concombre), mais vraiment c’est très léger comparé à l’hémérocalle qui est quand même plus goûtue et qui a plus de texture. Mais c’est quand même sympa de mettre un petit peu de bourraches dans des plats et des salades.

Le souci : un éclat de soleil dans l’assiette

Décoration d’un pesto aux pétales de fleurs de soucis comestibles.

Avec leur couleur jaune orangé très lumineuse, les pétales de soucis sont comme des éclats de soleil dans nos plats !

On utilise aussi pas mal, tout ce qui est pétales de calendula : les soucis. Alors après, c’est une amertume qui peut être quand même assez importante. Donc, tout le monde n’aime pas, mais c’est pareil, ça donne de la couleur, c’est quand même important dans l’assiette aussi et ça amène de la diversité.

Les fleurs de sauges, de monardes, de tulbaghia : des goûts relevés surprenants

Fleur de monarde comestible

Les fleurs de monarde sont comestibles et ont un goût légèrement épicé très surprenant qui donne du peps aux plats qu’elles agrémentent.

On a tout ce qui est petites fleurs de sauge aussi qui sont très sympa en goût et donc là, il y a beaucoup de variétés de sauge, il y a de quoi faire. Là récemment, on a également installé de la monarde dont le goût est assez surprenant et sympathique avec un petit côté épicé. Donc au niveau des fleurs qu’on peut cultiver à titre comestible, il y a des choses intéressantes et là je vais bientôt m’intéresser aussi au tulbaghia. Je n’en ai pas encore, mais ça me titille parce qu’apparemment, ça a un goût un peu d’ail et c’est quelque chose que j’aime beaucoup donc on va tester ça très prochainement.

Et bien d’autres fleurs comestibles cultivées à découvrir…

Boutons de fleurs comestibles de capucine tubéreuse, aussi appelée mashua.

Boutons de fleurs de capucine tubéreuse (aussi appelée mashua), une autre fleur comestible cultivée haute en couleur et en goût !

Magalie aurait aussi pu vous parler dans la vidéo d’autres fleurs comestibles cultivées dans son jardin et très intéressantes comme les capucines qu’elles soient tubéreuses ou non, les roses, les lilas, les fleurs de courgettes… mais cela aurait nécessité un format vidéo beaucoup plus long 😅 !

Les fleurs comestibles sauvages : un monde formidable à explorer

 

En plus des fleurs cultivées, il y a toute une ribambelle de fleurs sauvages très intéressantes aussi. Donc forcément, ici, je profite des deux.

Des récoltes plus précoces avec les fleurs comestibles sauvages

En général, les cultivées, c’est plus tardivement qu’on peut avoir les récoltes et les toutes premières, c’est sur les plantes sauvages. Donc moi j’aime particulièrement au niveau des sauvages, tout ce qui va être le trèfle, la marguerite, la pâquerette. On met parfois aussi un peu de pissenlit donc ce sont vraiment des choses toutes simples qu’on peut trouver partout.

Puis ici, j’ai beaucoup d’achillées millefeuille, pas mal de mauves aussi que j’utilise, de la centaurée

Fleurs sauvages comestibles : trèfles, pâquerettes, pissenlits, achillée, mauve, centaurée…

Quelques exemples de fleurs sauvages comestibles très courantes et sympas à utiliser en cuisine : trèfles, pâquerettes, pissenlits, achillée, mauve, centaurée…

Dès qu’on se plonge en fait un peu dans ce milieu des fleurs sauvages, c’est un monde entier qui s’ouvre à nous et c’est infini.

Des livres simples d’accès pour débuter avec les fleurs comestibles sauvages

Du coup, à ce sujet parce que souvent les gens ont un petit peu peur d’utiliser les plantes sauvages comestibles parce qu’on ne connaît pas, on craint les intoxications, etc., moi, j’ai commencé avec un bouquin qui s’appelle « Plantes sauvages comestibles ».

Alors ça, c’est une édition un peu ancienne, la couverture a changé depuis. C’est co-écrit par trois personnes : Steffen Guido Fleischhauer, Jürgen Guthmann, Roland Spiegelberger, aux éditions Ulmer.

C’est un bouquin qui m’a beaucoup aidé au départ, on voit que j’ai tous mes petits Post-it : dès que j’avais identifié une plante de chez moi, je me la notais.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en fait, c’est un bouquin qui va de suite alerter quand il y a un risque de confusion avec un petit attention en rouge et qui va expliquer qu’il y a un risque, car il faut être sûr à 100 %. Il y a beaucoup de schémas vraiment très explicatifs pour identifier la plante à coup sûr. Donc je l’ai trouvé super parce qu’il a un format qui se met dans le sac à dos. C’est pratique quand on part en balade ou quand on est sur son terrain pour vérifier.

Livre « Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages ».

Extrait du livre « Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages », un ouvrage très intéressant pour débuter dans l’apprentissage des fleurs sauvages comestibles.

Et ça, c’est le même, des mêmes auteurs, mais au lieu d’avoir 200 plantes comme celui-ci, il y a un focus sur 50 des principales plantes comestibles toujours chez Ulmer.

Les photos sont beaucoup plus grandes et plus nombreuses donc ça peut aussi aider à l’identification. Parce qu’un petit schéma, ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

Bref, tout ça pour dire qu’avec des bouquins tout simples comme ça, on peut vraiment commencer à se faire plaisir au jardin avec de la fleur sauvage. Et du coup, profiter en plus, de l’énorme quantité de nutriments que ça apporte, comparé à d’autres choses plus cultivées.

C’est vraiment très très intéressant et moi, je suis fan à la fois de fleurs sauvages et de mes belles cultivées aussi qui sont vraiment très agréables à manger et à regarder.

Pour aller plus loin dans votre apprentissage…

🧐 Pour pouvoir profiter au quotidien, sans danger, des nombreuses fleurs comestibles et autres parties de plantes sauvages que la nature met à notre disposition, il faut savoir reconnaître les principales plantes toxiques pour éviter toute confusion, identifier à coup sûr les plantes comestibles les plus intéressantes, et savoir quoi récolter, où, quand, comment puis apprendre à les cuisiner !

La formation vidéo de Florence Laporte « Au bonheur des plantes » est idéale pour cela !

Formation en ligne sur les plantes sauvages comestibles et leurs utilisations.

La formation vidéo en ligne de Florence Laporte est idéale pour se lancer sereinement dans l’utilisation des plantes sauvages comestibles au quotidien.

Elle vous permettra de passer, à votre rythme, de la théorie à la pratique régulière en toute sérénité en vous apprenant à reconnaître et utiliser plus de 50 plantes sauvages courantes dans votre quotidien !

Guide nature depuis plus de 20 ans et auteure des nombreux livres sur les plantes et les traditions druidiques, Florence est une passionnée qui sait partager ses connaissances avec simplicité et générosité.

Sa formation en ligne est donc accessible à toutes et tous, même si vous n’y connaissez rien pour l’instant ! Nous vous la recommandons chaleureusement !

Au bonheur des plantes

Faites entrer les plantes sauvages dans votre quotidien pour améliorer votre alimentation et votre santé !

« Au bonheur des plantes » de Florence Laporte est LA formation en ligne idéale pour débuter facilement dans l’utilisation des plantes sauvages et devenir plus autonome et plus résilient.e notamment aux niveaux alimentaire et de la santé. Ce qui n’est pas négligeable en ces temps troublés ! Alors, n’attendez plus pour vous former et enfin pouvoir vous régaler avec des goûts surprenants, boostez votre santé et allégez vos dépenses tout en vous reconnectant à la nature.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi »

« Les reconnaitre, les récolter, les utiliser »

Livre de S. Guido FLEISCHHAUER, J. GUTHMANN, et R. SPIEGELBERGER
248 pages, édité par Edition Eugen Ulmer en 2019.

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |   Unithèque   |   Fnac   |   Ulmer

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages »

« Les 50 plantes essentielles et leurs usages »

Livre de S. Guido FLEISCHHAUER - J. GUTHMANN - R. SPIEGELBERGER
256 pages, édité par Edition Eugen Ulmer en 2018.

Prix : environ 16.90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |   Fnac   |   Ulmer

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Comment commencer un jardin en permaculture ?

Commencer un jardin en permaculture peut faire peur, tant les connaissances à acquérir peuvent sembler une montagne. Souvent, les débutants ne savent pas par quoi commencer, quoi faire en premier… et c’est normal. Faut-il installer le potager en premier ou faire la conception générale de son jardin ? Rassurez-vous, on va partager notre expérience de bureau d’études et d’accompagnateur de projets en permaculture dans cet article pour vous aider à passer à l’action.

Pourquoi vous ne parvenez pas à commencer votre jardin en permaculture ?

Les raisons qui vous freinent dans la réalisation du jardin en permaculture de vos rêves vous semblent des barrières infranchissables, vous faisant abandonner avant même d’avoir réellement commencé. Voici les principales raisons que, souvent, vous évoquez :

« Je manque de connaissances, de savoir-faire »

La permaculture est, en effet, pour beaucoup d’entre vous, un concept compliqué qui nécessite une somme importante de connaissances et de savoir-faire avant de pouvoir être mis en œuvre… Du coup, vous vous sentez désarmé.e et ne faites rien. 😭

« Je ne sais pas par quoi commencer »

Interrogation sur jardin permaculture.

Même quand on a certaines connaissances de la nature, la mise en œuvre de la permaculture reste quelque chose de flou et inaccessible :

  • Par quoi commencer dans son jardin en permaculture ?
  • Dans quel ordre agir ?
  • Comment prioriser mes actions ? 
  • Selon quel calendrier ?

On touche ici à la réalisation d’une feuille de route concrète pour la mise en œuvre de votre jardin en permaculture…

« J’ai essayé plusieurs techniques sans succès »

Nos réseaux sociaux préférés débordent de photos et de vidéos alléchantes sur des techniques permacoles ayant donné des résultats hors du commun et des récoltes extraordinaires, le tout apparemment sans effort !

Cela vous a peut-être convaincu de tester telle ou telle technique dans votre jardin.

Seulement voilà, pour vous, ça n’a pas du tout été comme dans la vidéo ou le super reportage photo qui vous avait inspiré !

Déçu.e, vous n’avez pas envie de persévérer… Vous vous dites peut-être que la permaculture, ce n’est pas pour vous !

Butte de permaculture.

La butte est juste une « technique » ce n’est pas de la « permaculture ».

« J’ai peur de me tromper »

La peur de se tromper peut être paralysante !

Pourtant, les erreurs font entièrement partie de l’apprentissage et elles sont même souvent plus instructives que les réussites, car elles forcent à se remettre en question ! En fait, même quand on est en échec, on est gagnant 😉 !

Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends

La bonne attitude pour bien commencer son jardin en permaculture

Ne pas céder à la précipitation

Lorsqu’on mène un projet, on aimerait que celui-ci soit réalisé complètement le plus rapidement possible. On veut planter ou récolter tout de suite 🤪 Si nous avons un seul conseil à vous donner, le voici :

👉 Pas de précipitation, le temps n’est pas votre ennemi, mais votre allié.

Un des principes de permaculture est d’ailleurs de commencer petit puis de s’étendre si nécessaire.

 

Prenez le temps d’y aller par étapes sans vouloir tout réaliser en une fois.

Ce sera la meilleure façon de concrétiser votre jardin en permaculture dans de bonnes conditions.

👉  « chi va piano va sano »*

* celui qui va doucement va sainement !

S’adapter au rythme de la nature

Travailler avec des éléments naturels implique de faire preuve de patience, car le rythme de la nature n’est pas du tout celui de nos vies quotidiennes effrénées 😉.

Mieux vaut en prendre conscience et accepter de s’y adapter, car, à l’inverse, la nature ne va pas accélérer pour nous faire plaisir 😅 !

Accepter d’attendre parfois plusieurs années pour commencer à profiter du travail mis en œuvre fait aussi partie de la démarche de permaculture qui nous invite à travailler avec la nature et non contre elle !

 

Accepter de ne pas tout contrôler dans son jardin : savoir lâcher prise

Implanter des végétaux, c’est accepter que tout n’est pas sous notre contrôle !

Il y a, en effet, tellement de facteurs externes qui entrent en ligne de compte quand on installe un jardin en permaculture qu’il est inévitable de perdre certains végétaux après implantation, même quand on a “tout bien fait”.

Pour ne pas se décourager là-dessus, il faut apprendre à lâcher prise.

C’est finalement à l’image de la nature elle-même : sur tous les glands d’un chêne, très peu passeront toutes les étapes pour devenir à leur tour un chêne puissant et centenaire…

Tout se jardine, y compris nous-mêmes 😉 !

Faire un jardin en permaculture, ça veut dire quoi ?

Utiliser des techniques de jardinage comme le paillage, les buttes ou la spirale aromatique sans réflexion ni cohérence globale, ce n’est pas faire un jardin en permaculture !

👉 Faire son jardin en permaculture, c’est concevoir et aménager son lieu de vie pour qu’il devienne un véritable écosystème cultivé résilient, productif et autonome qui régénère la nature et favorise la biodiversité tout en répondant à nos objectifs et en comblant un maximum de nos besoins (légumes, fruits, petits fruits… mais aussi bien-être…).

Or, cela est possible à toutes les échelles, du balcon au territoire de plusieurs hectares !

Magnifique photo jardin en permaculture.

Très beau jardin de Stéphanie, l’une de nos stagiaires (voir vidéos et articles sur notre blog).

Faut-il commencer par un potager en permaculture ?

Avec les successions de crises que nous traversons ces dernières années, vous êtes de plus en plus nombreux à souhaiter développer une certaine autonomie alimentaire et à découvrir la permaculture via le potager.

Est-ce pour autant le premier élément par lequel commencer chez vous ?

Selon nous, non, ce n’est vraiment pas la première chose à faire quand on veut se lancer en permaculture.

Pourquoi ?

Car faire un potager de plantes annuelles classiques (tomates, courgettes, concombre, haricots, salades, etc.) est ce qui demande le plus d’énergie, de temps et d’attention dans un jardin en permaculture. C’est également à recommencer chaque année inlassablement ! 😓

👉 Il nous semble plus pertinent de :

  • commencer par faire la conception globale de son jardin (ce qu’on appelle le design)
    • s’intéresser d’abord aux plantes vivaces et aux arbres fruitiers qui produiront sans intervention de votre part (ou très peu) et ce pour de nombreuses années…

Plantes vivaces dans potager en permaculture.

Plantes vivaces (artichauts et rhubarbe) dans le jardin de Sébastien, également un des nos stagiaires.

De plus, commencer à installer un potager chez soi sans avoir réfléchi au design global de son jardin peut vous conduire à mal choisir son emplacement ainsi que son dimensionnement.

Ça n’a l’air de rien, dit comme ça, mais un potager mal placé en termes de zone, trop grand par rapport à vos besoins et déconnecté de toute synergie avec son environnement, peut vite devenir un vrai cauchemar où vous allez dépenser une énergie folle, mais aussi du temps et de l’argent pour des résultats décevants !

Cela peut même vous donner envie d’abandonner votre rêve de jardin en permaculture.

Du coup, pas de potager en premier ?

Si vous ne pouvez résister à l’envie de mettre les mains dans la terre tout de suite en attendant de faire votre design, rassurez-vous, c’est quand même possible, mais pas n’importe comment…

Après tout, « obtenir une récolte » est aussi un principe de permaculture 😉 et il est bien légitime de vouloir au plus tôt déguster ses propres légumes sains et délicieux !

Dans ce cas, commencez avec notre potager-école « le potager Perma+ » qui vous permettra de :

  • éviter les grosses erreurs de placement sur votre terrain
  • avoir des plans de plantations tout prêts pour toute l’année (pas que l’été)
  • comprendre et mettre en application plusieurs principes de permaculture
  • apprendre pas à pas à faire votre potager en permaculture de l’installation des supports de cultures aux gestes techniques spécifiques (semer, éclaircir, mulcher, tailler…).
  • faire votre expérience sereinement grâce à un suivi de 3 ans de cultures associées et une sélection de légumes rustiques.
  • installer un écosystème qui sera plus qu’un simple potager avec notamment des zones de biodiversité pour attirer les auxiliaires et insectes pollinisateurs.

Photo de potager en permaculture.

Vue global du potager en permaculture de nos stagaires Selim et Jed.

De plus, les principes et compétences acquises avec ce potager-école vous seront très utiles pour la suite de la création de votre jardin en permaculture :

  • les associations de plantes
  • les gestes techniques de jardinage
  • les mises en place de plantes vivaces comestibles et utiles autour du potager
  • comment préparer et rendre son sol fertile
  • la gestion de l’eau
  • la gestion de l’ensoleillement
  • la production de plantes fertilisantes

Et bien plus encore !

Là, vous mettez toutes les chances de votre côté pour commencer correctement votre création de jardin, tout en produisant immédiatement vos premières récoltes et en étant guidé sur 3 ans.

Potager permaculture facile à faire.

un « Potager Perma + » de nos stagiaires.

Un potager-école pour bien commencer sans se planter !

Dans le potager Perma+, vous êtes guidé.e de A à Z : on vous dit précisément quoi faire, tous les 15 jours pendant 3 ans ! Alors si vous êtes pressé.e de vous y mettre, c’est pour vous le meilleur moyen de ne pas vous planter !
En suivant nos conseils pas à pas, vous allez enfin pouvoir produire vos propres légumes sains et gouteux même si vous n’avez aucune expérience au jardin !

Le secret, c’est le « design » de permaculture !

Mais revenons au jardin dans son ensemble.

Pour la conception d’un jardin en permaculture, il faut suivre une méthodologie et avancer dans l’ordre pour éviter un maximum d’erreurs et de pertes de temps, de motivation et d’argent.

👉 Cette phase de conception s’appelle en permaculture « le design » et permet de mettre tout cela en cohérence et en synergie.

Malheureusement, le plus souvent, le mot design rebute, du coup, on zappe cette étape essentielle et dans presque tous les cas, on se plante royalement !

Pour éviter la déconfiture, il suffit simplement de démystifier le mot design et de se dire que c’est une méthodologie à suivre, dans l’ordre, étape par étape !

Jardin en permaculture vue de haut.

Photo d’une partie du jardin de Magalie, membre de l’équipe du bureau d’études.

Christophe, co-fondateur et gérant de notre Bureau d’études, et anciennement architecte bioclimaticien, explique souvent cela à nos clients par une métaphore très parlante :

🏡 « Quand on veut construire sa maison, on ne monte pas les murs avant d’avoir fait les fondations ! »

  • on pose d’abord son rêve ou sa vision (je veux quoi pour ma maison, combien de pièces, quel style…).
  • on examine ses ressources et ses contraintes (budget, réglementation, possibilité du site, vues…) et on confronte son rêve à la réalité
  • on conçoit ensuite globalement sa maison et on valide le projet
  • puis après on conçoit en détail (plans de fabrication)
  • et enfin seulement on construit (et en commençant dans l’ordre par les fondations 😂).

La conception d’un jardin en permaculture, c’est comme une maison, il faut faire ça avec logique et méthode.

Vous l’avez compris sans suivre cette méthode du « design », vous êtes sûr.e de vous planter.

Alors, pourquoi ne pas simplement vous laisser guider par cette méthode pour concevoir votre jardin ?

Convaincu.e ? On vous dit comment faire ci-dessous.

Alors on se rejoint dès maintenant dans la formation ?

Comme Myriam, Marie, Sébastien et plus de 6000 autres personnes qui ont sauté le pas, rejoignez-nous dans cette formation pour concevoir et aménager l’ensemble de votre jardin en permaculture !
Pour cela, laissez-vous guider pas à pas par notre formation en ligne et réalisez enfin le jardin d’Eden dont vous rêvez !!

Les 8 étapes clés pour créer votre jardin en permaculture.

Illustration design de permaculture.

Les grandes étapes de la méthodologie de design en permaculture

Voici grosso modo un résumé de la méthodologie de conception en permaculture pour débuter et réussir votre jardin en permaculture.

1. Je pose mes objectifs : je veux quoi comme jardin ?

Par quoi commencer jardin en permaculture.Avant toute chose, replacez-vous au cœur de votre projet et posez vos objectifs :

  • pour installer un lieu qui réponde vraiment à vos besoins et vos envies
  • pour vous y sentir bien et avoir plaisir à y vivre
  • pour produire ce que vous aimez en termes de nourriture physique (inutile de planter plein de pommiers si vous n’aimez pas les pommes), mais aussi de nourriture spirituelle (besoins d’esthétisme, d’émerveillement, de contemplation, de connexion à la nature…) !

👉 L’objectif de cette phase est de clarifier ce que vous souhaitez VRAIMENT pour ce jardin en permaculture, et une fois que c’est clair, il sera beaucoup plus facile de trouver les solutions pour y arriver.

D’ailleurs, Sébastien qui a suivi notre formation « Invitez la permaculture dans votre jardin » résume bien l’intérêt de poser ses objectifs.👇👇

👨‍🌾 Sébastien s’est donné minimum 3 ans pour installer son design familial sur 629 m2 et dès 2019, il avait déjà de belles productions avec 115 kg de légumes sur ses 50 m2 dédiés au potager :

2. J’observe mon jardin

C’est une partie où vous allez prendre des notes dans un cahier ou sur des plans, car ces informations que vous allez recueillir vont vous être très précieuses pour la suite.

Concrètement vous allez :

  • regarder votre lieu et votre paysage différemment
  • écouter vos ressentis en déambulant sur votre terrain
  • analyser simplement votre sol, votre topographie, votre climat
  • observer votre végétation existante, la vie déjà présente, les vents, les zones d’ombres ou au contraire très ensoleillées…

Bref, vous allez passer par toute une série d’observations, expliquées pas à pas dans la méthode de design, rien de compliqué, là il faut juste être scolaire 😂, et faire cette série d’exercices.

👉  L’objectif de cette phase est d’aboutir à une connaissance très poussée de votre terrain, de ses forces et de ses faiblesses !

Carte synthèse observation jardin en permaculture.

Carte de synthèse de l’état des lieux de son jardin.

3. Je conçois et dessine un plan global de mon jardin

C’est là que vous allez comprendre toute la force de la permaculture et pourquoi vous n’y arriviez pas avant.

Grâce à divers outils d’analyse mis à disposition par la méthodologie de design, vous allez lister et mettre en synergie les différents éléments que vous avez choisis d’y intégrer en fonction de vos objectifs (potager, mare, poulailler, verger, zone de jeu pour les enfants, zone de repos…).

Et là, tout prend sens ! 🤩

Machine à compost dans un jardin en permaculture.

Exemple de synergie dans un jardin en permaculture avec une « machine à compost ».

Vous êtes en train de créer un lieu efficace, résilient et où l’abondance va être au rendez-vous juste en appliquant pas à pas la méthode.

Votre jardin prend une direction que vous n’aviez jamais imaginée, et en plus ça vous plait drôlement. 🤣

En plus, rassurez-vous, il n’est pas du tout nécessaire de savoir dessiner pour réussir cette partie ! Chacun peut représenter comme bon lui semble tel ou tel élément, pas besoin d’avoir fait les beaux-arts ;) !

Vous trouverez ci-dessous des exemples de design fait par nos stagiaires de la formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

👉 Le but est d’arriver à un plan global qui regroupe tout ça pour avoir une vision à long terme du jardin que vous souhaitez et visualiser comment celui-ci va fonctionner.

C’est votre fil rouge pour les prochaines années.

Indispensable pour savoir où vous allez et comment faire.

Plans jardin en permaculture.

Exemples de dessins de nos stagiaires sur leur design de jardin en permaculture.

4. Je choisis les éléments que je vais installer la première année

Maintenant que vous savez à quoi va ressembler votre jardin et pourquoi vous en êtes arrivé.e à ces choix, vous allez vous intéresser à la future installation de tout cela.

L’installation d’un jardin en permaculture s’étale généralement sur plusieurs années, donc, dites-vous bien que vous n’allez pas tout faire en un an !

D’expérience, ce n’est pas vraiment possible sans se tuer à la tâche, ce qui n’est pas souhaitable si vous voulez conserver une partie plaisir dans cet aménagement ! Vous devez donc choisir par quoi vous allez commencer !

Ce choix peut être :

  • lié à des priorités indispensables pour rendre la suite possible
    • installer une haie brise-vent pour pouvoir endiguer ce facteur très gênant pour la croissance de nombreux végétaux
    • régénérer un sol dégradé et le préparer pour de futures plantations
    • mettre en place des chemins d’accès durables
    • faire des terrassements (accès, stockage de l’eau…)
  • lié à des objectifs qui sont pour vous prioritaires à installer en année 1
    • un poulailler
    • une ruche
    • un parterre de plantes médicinales
    • une haie mellifère
    • une haie brise-vue avec les voisins (qui pourra en plus être comestible 😉)

👉 Le but de cette phase est de savoir quels sont les éléments que vous allez installer en premier dès cette année.

Haie brise-vent en forme de « piège à soleil ».

5. Je prépare les premiers éléments à installer

Une fois votre liste d’éléments déterminée pour l’année 1, vous pouvez préparer chacun d’entre eux sans vous disperser, en y allant, encore une fois par étapes !

Vous allez donc, pour chaque élément choisi :

  • rentrer dans le détail de ce que vous devez installer
    • s’il y a lieu, vous choisissez les végétaux qui vont composer cet élément à installer en année 1. D’ailleurs, si vous voulez vous constituer facilement une palette végétale pour une haie multiétagée, un parterre de plantes ornementales ou autre, rendez-vous dans notre base de données gratuite en cliquant sur le lien suivant : l’Atelier de Permaculture Design
    • vous quantifiez tout cela : outils nécessaires, matériaux, plantes
    • vous listez ce que vous devez acheter, louer, emprunter ou récupérer autour de vous.
    • vous listez aussi les procédés / actions à mettre en œuvre : creuser, planter, mulcher…
  • vous renseigner sur les procédés à employer que vous ne maitrisez pas encore
    • comment planter un arbre ?
    • comment mulcher ?
    • comment installer une clôture bois ?, etc.

    Vous avez, pour cela de supers ressources gratuites sur ce blog mais aussi sur notre chaîne YouTube, profitez-en 😉 ! Vous pouvez vous abonner à notre chaîne YouTube en cliquant directement ici 😉.

  • planifier votre passage à l’action
    • vous allez noter dans vos agendas vos disponibilités pour réunir tout ce dont vous allez avoir besoin (allez acheter tel végétal, passer récupérer tel outil chez papy…)
    • Une fois tous les éléments réunis, vous pouvez commencer à planifier les semaines d’installation à venir en notant dans votre agenda tous les moments où vous serez disponible pour vous y consacrer à 100%.

👉 Le but de cette phase est de vous permettre de bien vous organiser tant au niveau matériel et technique qu’au niveau planning, et cela en amont de l’installation en elle-même.

Vous serez ainsi beaucoup plus efficace, car vous aurez anticipé, pour chaque élément choisi, tout ce dont vous aurez besoin le moment venu !

Photos plantes pour jardin en permaculture.

Préparation des premières plantes à installer dans son jardin en permaculture.

6. J’installe mes premiers éléments choisis

Ça y est, le jour J est arrivé, vous avez réuni tout ce qu’il vous faut, vous savez comment vous allez vous y prendre et la plage horaire est réservée dans votre agenda, vous êtes fin prêt.e !

Vous allez enfin pouvoir :

  • concrétiser ce que vous avez réfléchi sur papier et l’appliquer grandeur nature !
  • mettre les mains dans la terre et ressentir la joie du travail bien accompli.

En général, c’est par là que vous voulez commencer avant même d’avoir posé vos objectifs, mais vous voyez bien maintenant que ça n’est pas possible sans faire n’importe quoi…

👉 Le but de cette phase est véritablement le passage à l’action concrète avec un maximum de sérénité et un minimum d’erreurs et de contretemps.

Elle est la récompense tant attendue après toutes les étapes de réflexions et de préparations successives !

Plantes avant plantation jardin permaculture.

Positionnement des plantes avant la plantation définitive.

7. À la fin de l’année, je fais le bilan

Personne n’est omniscient. Par conséquent, nous pouvons tous nous tromper, avoir oublié de prendre en compte certains paramètres ou bien avoir des objectifs qui ont évolué en cours de route.

C’est pourquoi il est primordial de faire régulièrement un bilan complet sur ce que vous avez installé.

Suite à ce bilan sur ce qui fonctionne ou pas pour vous, vous pouvez :

  • optimiser les éléments qui en ont besoin et leurs synergies
  • ajouter des fonctions que vous n’aviez pas envisagées au départ
  • remettre en cause certains choix si nécessaire

En procédant ainsi, vous êtes sûr.e de bien faire les choses et c’est facile, car vous n’avez qu’à suivre la méthode pas à pas, en prenant votre temps !

👉 Le but de cette phase est d’améliorer votre design au fil du temps pour qu’il continue d’être efficace pour vous en répondant réellement à vos besoins même quand ceux-ci évoluent !

Poules et poulaillier en permaculture.

Les poules sont souvent ajoutées dans un second temps dans la plupart des designs.

8. Chaque année, je recommence avec de nouveaux éléments à installer

Une fois l’année 1 écoulée et le bilan fait avec les éventuelles modifications qui en auront découlé, il sera temps pour vous de plancher sur les éléments suivants à installer pour avancer vers le jardin en permaculture de vos rêves !

Pour continuer de progresser sereinement dans votre projet, la machine ne doit pas s’emballer 😅, vous allez donc :

  • recommencer à partir de l’étape 4 en choisissant, pour l’année 2, les éléments que vous installerez.
  • suivre la même méthodologie jusqu’au bilan de l’étape 7 pour l’année 2…

…et ainsi de suite les années suivantes, jusqu’à avoir installé la totalité des éléments de votre design initial !

👉 Le but de cette phase est de conserver, au fil des années, de bonnes pratiques en termes de méthodologie, de réflexions et d’installations pour vraiment réussir la mise en place globale de votre jardin en permaculture sans vous épuiser, parce que vous y serez allé.e par étapes, à votre rythme.

Plan jardin et potager en permaculture.

Exemple de design dans le jardin en permaculture de chez Stéphanie.

Passez à l’action dès maintenant

Si vous avez compris tout ce que vous avez à gagner en faisant votre propre design de jardin en permaculture EN AMONT de votre projet plutôt que de vous lancer tout de suite dans des installations hasardeuses sans cohérence globale.

Vous pouvez passer à l’action dès maintenant en vous appuyant sur notre formation en ligne dédiée à la méthodologie de design : « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

Cette formation vidéo va vous guider dans toutes les étapes du design au travers de :

  • vidéos très pédagogiques et simples à suivre, réparties en 7 modules structurant votre projet

🎥 Extrait d’une vidéo de la formation sur les tests de sol :

Pour télécharger gratuitement le PDF explicatif sur les tests de sol, cliquez ici !

  • une famille témoin de 4 personnes et leur terrain sur lequel nous vous montrons tous les exercices à faire pour avancer sereinement vers votre plan de design global

🎥 Extrait d’une vidéo de la formation sur le design de la famille Dujardin sur la partie analyse dont nous vous parlions dans l’étape clé n° 2 :

Vous devez juste faire la même chose sur un plan de votre terrain 😉 !

  • des supports de cours et d’exercices en format PDF téléchargeables et imprimables

Exemples de PDF inclus dans la formation :

Le but de la formation « Invitez la permaculture dans votre Jardin » ?

Le but est de vous amener efficacement à l’installation de votre jardin en permaculture, avec un projet bien conçu dans lequel vous savez ce que vous avez à faire et dans quel ordre pour les prochaines années.

Ils l’ont fait, pourquoi pas vous ?

Notre bureau d’études existe depuis 2012. Nous avons donc une expérience importante de la conception en permaculture que nous avons réalisée, au fil des années, aussi bien pour des particuliers que pour des professionnels, dans des contextes très variés allant du petit jardin familial de quelques centaines de mètres carrés à des domaines à vocation professionnelle sur plusieurs hectares.

Face à une demande grandissante pour des accompagnements au design à laquelle nous ne pouvions répondre par manque de disponibilité (on ne pouvait pas se cloner pour pouvoir être sur plusieurs sites en même temps 😅 !), nous avons voulu créer un outil pouvant répondre à ce besoin afin de permettre à chacun de se lancer en toute autonomie, à son rythme depuis chez soi.

💡 Nous avons donc synthétisé et rendu accessible à toutes et tous, même grand.e débutant.e, la méthodologie de design dans notre formation vidéo en ligne intitulée « Invitez la permaculture dans votre jardin » accessible 24 h sur 24 h et sans limites de temps depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone connecté à Internet.

Depuis sa sortie en 2014, plus de 6000 personnes ont suivi cette formation et se sont autonomisées dans la réalisation de leur design en permaculture ! Et ces personnes n’avaient, pour la plupart, aucune compétence au départ.

Nous avons pu rendre visite à certains d’entre eux qui ont témoigné, en vidéo, sur leur projet de jardin en permaculture et ils expliquent en quoi cette formation les avait aidés à le concrétiser sereinement. Découvrez quelques-uns de ces témoignages ci-dessous !

👩‍🌾 Chez Myriam qui a transformé 100 m2 de parking de graviers bitumineux en jardin nourricier grâce à la méthodologie de design :

👨‍🌾 Chez Marie qui a complètement changé sa façon de regarder et penser son jardin suite à nos formations et qui en a fait un lieu à la fois apaisant pour elle et foisonnant de vie :

Alors on se rejoint dès maintenant dans la formation ?

Comme Myriam, Marie, Sébastien et plus de 6000 autres personnes qui ont sauté le pas, rejoignez-nous dans cette formation pour concevoir et aménager l’ensemble de votre jardin en permaculture !
Pour cela, laissez-vous guider pas à pas par notre formation en ligne et réalisez enfin le jardin d’Eden dont vous rêvez !!

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Faire venir les insectes pollinisateurs dans votre jardin

Les insectes pollinisateurs, alliés indispensables à notre production de nourriture !

Sans qu’on s’en rende forcément compte, les insectes pollinisateurs, et pas seulement les abeilles 🐝 et les bourdons, mais aussi les coléoptères🐞🪲, les guêpes, les mouches🪰, les papillons🦋… jouent un rôle essentiel dans nos vies !

Ils assurent, en effet, mieux que n’importe qui, une étape incontournable dans notre production de nourriture : la pollinisation qui permet à une fleur de se transformer en fruit (ou en légume 😉) !

Faire venir les pollinisateurs dans votre jardin est donc primordial pour obtenir de belles récoltes au potager comme au verger. Et plus, vous aurez de la diversité dans les pollinisateurs présents chez vous, plus vous augmenterez vos récoltes 😃 !

🤔 Mais comment les attirer dans votre jardin en permaculture et faire en sorte qu’ils aient envie d’y rester ?

😃 Faire son design de permaculture est le secret de la réussite pour créer votre propre jardin d’Éden foisonnant de vie, résilient et productif ! Cela est possible grâce à une diversité d’éléments spécialement dédiés à l’attraction des pollinisateurs (haies mellifères, zones sauvages, hôtels à insectes, mare…) et placés en synergie les uns par rapport aux autres.

Magalie, membre de notre bureau d’études, vous partage en vidéo son expérience sur le retour des insectes pollinisateurs dans son jardin conçu en permaculture grâce à la méthodologie de design. Vous pouvez, vous aussi, même si vous êtes débutant.e, suivre pas à pas cette méthodologie en vous laissant tout simplement guider par notre formation en ligne, à découvrir en-dessous de la vidéo.

Magalie montre aussi comment polliniser manuellement vos cucurbitacées en attendant que les pollinisateurs prennent le relais et conseille une lecture très intéressante pour toutes celles et ceux qui souhaiteront aller plus loin dans la découverte de toutes les petites bébêtes qui peuplent leur jardin !

 

Transformez l’ensemble de votre jardin en corne d’abondance pour vous comme pour les insectes pollinisateurs !

Comme Magalie, concevez et aménagez l’ensemble de votre jardin en permaculture pour qu’il réponde concrètement à vos attentes et objectifs tout en favorisant la biodiversité ! Pour cela, laissez-vous guider pas à pas par notre formation en ligne et réalisez enfin le jardin d’Eden dont vous rêvez qui fera aussi le bonheur des insectes pollinisateurs !!

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Le retour des insectes pollinisateurs dans un jardin en permaculture

Une des choses que j’ai le plus constatée ici avec notre évolution et le fait qu’on pratique la Permaculture : c’est le retour des insectes pollinisateurs.

Halicte butinant une fleur de cosmos.

Un halicte, petite abeille et très bon insecte pollinisateur, est en train de butiner une fleur de cosmos dans le jardin en permaculture de Magalie

On a vraiment vu la différence année après année. Par exemple, au départ, quand on mettait des plants de courgettes, on avait énormément de fruits qui n’arrivaient pas à maturité et qui pourrissaient. On a effectivement vu que c’était dû à un défaut de pollinisation de la fleur femelle. C’est vrai que quand on a un jardin sans pollinisateurs, on a beaucoup moins de récoltes, beaucoup moins de fruits, beaucoup moins de légumes que ce soit potager, verger, etc.

Attirer les insectes pollinisateurs avec leurs fleurs préférées 😉

Il est important de les attirer toutes ces petites bébêtes ! Ici, c’est un pari réussi puisqu’aujourd’hui, on n’a plus aucun souci au niveau des pollinisations au potager comme au verger parce que justement, on a laissé un maximum de fleurs sauvages se développer aux alentours et on a installé des fleurs que les pollinisateurs adorent, notamment la bourrache qui est ici, qui pousse dans l’allée entre deux buttes, mais bon, comme elle ne gêne pas, on la laisse.

Abeille domestique sur fleur de bourrache.

La bourrache est une des fleurs sauvages préférées des insectes pollinisateurs et notamment des abeilles qui l’affectionnent tout particulièrement.

On a encore d’autres beaux plants juste ici avec vraiment énormément d’abeilles dessus.

Favoriser une grande diversité d’insectes pollinisateurs au jardin

On a beaucoup de Cétoines dorées, de Cétoines funestes aussi un petit peu, donc là, on est sur des coléoptères qui vont vraiment manger la fleur qu’ils viennent polliniser, mais du coup, ils font quand même un travail de pollinisation même s’ils sont assez destructeurs derrière et effectivement quand ils s’attaquent aux rosiers… on n’a plus la jolie Rose. Elle se fait tout manger, mais bon, ça ne nous dérange pas.

Et puis, on a aussi énormément de guêpes alors les guêpes, faut pas en avoir peur, il y a des guêpes qui font de la pollinisation aussi et il y en a une diversité incroyable donc ça fait beaucoup de bien aussi d’en avoir différentes sortes au jardin. Évidemment, les coccinelles. Donc, les coccinelles alors elles, elles se plaisent beaucoup au sommet des fèves en début de saison parce qu’on laisse les pucerons coloniser le haut des fèves et alors là, elles s’en donnent à cœur joie. Et on a également pas mal de syrphes alors ça, c’est très chouette, ce sont de très bons pollinisateurs également. Donc, ce sont des petites mouches qui sont rayées comme des guêpes et des Éristales aussi.

Insectes pollinisateurs dont des mouches diverses et une guêpe solitaire, Cryptus albitarsis sur fleur de carotte sauvage.

Les fleurs de plantes sauvages, ici une carotte sauvage, attirent beaucoup d’insectes pollinisateurs : des mouches, des abeilles ou encore des guêpes solitaires comme ici une Cryptus albitarsis.

Après, toute une ribambelle d’insectes que je n’ai pas encore identifiés qui se retrouvent vraiment un peu partout dans des spots fleuris au jardin et qui, en passant entre deux bourraches, passent par mes fleurs de courgettes par exemple. Donc ça, c’est très chouette parce que du coup attirer les pollinisateurs, c’est vraiment super utile et ça permet de booster les récoltes et d’avoir un jardin vivant. C’est tout ce qu’on aime.

Attirez les pollinisateurs chez vous en leur offrant le gîte et le couvert avec notre composition végétale dédiée !

Des floraisons mellifères diversifiées et étalées sur l’année, des niches écologiques simples à mettre en place, le tout implanté sur 20 m2 de surface au sol ; tout a été réfléchi dans notre composition végétale « La haie des abeilles » pour vous aider à installer facilement chez vous de quoi attirer durablement les pollinisateurs en leur offrant nourriture et abris pour se reproduire ou passer l’hiver !

Compenser le manque d’insectes pollinisateurs par de la pollinisation manuelle sur les plants de cucurbitacées

Alors évidemment, avant d’avoir tous ces pollinisateurs qui arrivent dans le jardin, on peut avoir ces fameux soucis de pollinisation notamment sur les cucurbitacées et notamment les courgettes donc en attendant que tous ces insectes arrivent et qu’on les attire avec plein de belles et bonnes fleurs, on peut très bien faire de la pollinisation manuelle des fleurs de cucurbitacées parce que c’est quelque chose de très simple à faire.

Geste de pollinisation manuelle des fleurs de courgette pour pallier le manque d’insectes pollinisateurs dans le potager.

Pollinisation manuelle des fleurs de courgette au potager : après avoir frotté l’étamine de la fleur mâle pour récupérer du pollen, Magalie va frotter le pistil de la fleur femelle pour y déposer le pollen et la féconder, ce qui permettra le développement du fruit.

On a les deux fleurs côte à côte alors celle-ci c’est la fleur mâle, alors on l’identifie, bon l’intérieur n’est pas tout à fait pareil, en plus à ce niveau-là il n’y a pas de petits fruits, il n’y a pas de forme de petit fruit, c’est directement la tige et la fleur. Et là, on a une fleur femelle qui donc n’a pas le même intérieur et qui elle, a en-dessous, une forme de fruit. C’est de la courgette ronde de Nice celle-ci. Et donc, la pollinisation, moi je la fais au doigt. Je frotte un petit peu la fleur mâle avec mon doigt et hop, je vais ensuite frotter l’intérieur de ma fleur femelle.

Apprendre à identifier les insectes pollinisateurs présents dans votre jardin en permaculture !

C’est vrai qu’au niveau des pollinisateurs, ce n’est pas toujours évident de savoir ce qu’on a chez soi.

Est-ce que c’est un auxiliaire ? Est-ce que c’est un nuisible ? Est-ce que vraiment, c’est un pollinisateur ou pas ? Etc.

Donc là, je conseille un super bouquin qui s’appelle : « Jardinez avec les insectes » de Vincent Albouy, alors là c’est l’ancienne couverture, c’est une vieille édition. La couverture a évolué, mais le titre est toujours le même. C’est aux éditions de Terran. Ce qui est bien dans ce bouquin, c’est qu’en fait, il balaye l’ensemble des insectes qu’on peut trouver au jardin et il explique bien pourquoi ces insectes se trouvent à tel endroit, qu’est-ce qu’ils font au jardin et comment on peut les gérer et donc c’est un bouquin qui dit plus : jardiner avec, que lutter contre.

Consultation du livre de Vincent Albouy « Jardinez avec les insectes » aux Éditions de Terran.

Consultation du livre de Vincent Albouy « Jardinez avec les insectes » aux Éditions de Terran, un excellent ouvrage pour comprendre le rôle des insectes au jardin, les raisons de leur présence et comment les gérer au mieux tout en favorisant la vie !

Donc, c’est très très intéressant pour commencer à vraiment mieux comprendre toute cette vie qu’on peut avoir dans le jardin et qui revient petit à petit et justement trouver des moyens de gestion quand on a vraiment de l’invasion. Alors il y aura des moyens de lutte un petit peu là-dedans par moment sur certaines espèces, mais on reste quand même sur un bouquin qui est vraiment dans l’idée d’aller dans le sens de la nature et de ne pas lutter contre. Et donc ça, c’est vraiment très très intéressant pour enlever toutes les peurs qu’on a aussi des bestioles et comprendre pourquoi elles sont là et ce qu’elles vont nous aider à faire dans le jardin.

Pour garder les insectes pollinisateurs dans votre jardin en permaculture, pensez au sauvage !

Tas de bois mort au jardin en permaculture.

Tas de bois mort laissé délibérément au jardin pour, entre autres, servir de niche à de nombreux insectes pollinisateurs !

Il faut laisser du sauvage, il faut laisser de la niche écologique, des bouts de bois, des tas de pierres, des carrés de terre où les abeilles vont pouvoir nicher directement dans le sol et de la fleur qui va les attirer : de la bourrache, de la phacélie, de la consoude, on a des bleuets, on a de la monarde, il y a du lin, il y a du souci, il y en a partout, il y a des sauvageonnes aussi qui poussent de partout. Et c’est ça qui fait qu’on va attirer toute cette vie autour de nous.

Apprendre à jardiner de façon naturelle pour nourrir sa famille sans produits chimiques dans le respect du vivant.

« Jardinez avec les insectes »

Livre de Vincent Albouy
360 pages, édité par Éditions de Terran, en novembre 2009.

Prix : environ 23 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   Fnac

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Tomate et mildiou : que faire ?

Le mildiou des tomates, cauchemar du potager

Phytophthora infestans est le petit nom scientifique du champignon responsable du mildiou, maladie cryptogamique ou maladie fongique très redoutée des jardiniers.ières qui cultivent des solanacées et notamment des pommes de terre et des tomates.

Beaucoup se souviendront sûrement avec amertume de la saison 2021 qui a été un véritable cauchemar pour les cultures de tomates en extérieur, ravagées par le mildiou qui s’en est donné à cœur joie, jouissant, durant tout l’été, d’une humidité régulière et de températures idéales pour son développement ! Espérons que le scénario 2021 ne se reproduira pas 🤞 !

Espérer, c’est bien, mais agir ça peut être bien aussi, afin de mettre toutes les chances de votre côté d’obtenir une belle récolte  ! Alors, que faire pour prévenir l’arrivée du mildiou et comment gérer la maladie une fois qu’elle s’est déclarée sur vos plants de tomates ?

Magalie, membre de notre bureau d’études et grande fan de tomates, vous partage en vidéo ses méthodes culturales et traitements naturels pour prendre soin de ses tomates dans son potager en permaculture 😉.

Comme Magalie, faites votre potager en permaculture !

Vous rêvez de belles récoltes de tomates colorées et juteuses, de légumes sains et savoureux en provenance directe de votre potager en permaculture… seulement, vous débutez et ne savez pas comment faire ni par quoi commencer ?
Et si vous vous laissiez guider par notre formation en ligne et son accompagnement sur 3 ans pour savoir quoi faire mois après mois sans prise de tête ?

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Quels traitements contre le mildiou des tomates dans un potager en permaculture ?

On ne peut pas venir dans mon jardin sans que je vous parle de tomates, parce que dans la famille, on est de grands fans de tomates.

Avec la météo vraiment très particulière qu’on a cette année (vidéo tournée en 2021), puisqu’aujourd’hui on a de la chance, il fait très beau, mais vous seriez venus hier, c’était temps gris et il faisait 14 degrés donc c’est un petit peu étrange… Les tomates ont eu vraiment tendance à attraper la fameuse maladie « mildiou ».

Prévenir l’arrivée du mildiou sur les tomates à l’aide du bicarbonate de soude

Équipement pour traitement contre le mildiou des tomates : pulvérisateur, bicarbonate de soude, savon noir

Équipement pour les premiers traitements, surtout en préventif, contre le mildiou des tomates : un pulvérisateur, du bicarbonate de soude, du savon noir et de l’eau de pluie !

Au fil du temps, j’ai testé différents soins : bouillie bordelaise au tout départ, mais ça, on a arrêté et puis ensuite, je suis allée plus vers de la pulvérisation donc on a un pulvérisateur qui se met en sac à dos. C’est pratique parce qu’il y a quand même de la quantité à faire, dans lequel on met un mélange avec de l’eau, du bicarbonate de soude et du savon noir : dissoudre 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude et 1 cuillère à café de savon noir dans 1 L d’eau à pulvériser sur le feuillage. On a constaté que ça fonctionne aussi bien en préventif qu’en curatif (voir en fin d’article nos retours d’expériences pour plus de détails là-dessus).

Quand vraiment il y en a beaucoup, on peut vite être débordé, si on ne fait pas suffisamment de pulvérisations suivies. Parce que dans ces cas-là, il faut en faire au moins deux fois par semaine, et s’il pleut entre temps, il faut refaire parce que, de toute façon, la pluie a lessivé le produit.

C’est quand même assez contraignant.

Soigner les plants de tomates déjà bien attaqués par le mildiou

Cette année, je suis en train de faire un test sur des plants où la tige commence à être atteinte par le mildiou, et donc où je leur passe des badigeons à base de miel, qui est déjà de base une substance antifongique.

Je rajoute des huiles essentielles qui ont aussi cette propriété antifongique.

Donc là, j’ai fait un mélange avec de la « Sarriette des montagnes », de « l’arbre à thé » et du « Romarin à Cinéole ».

Dans un litre de miel, je mets 1 millilitre d’huiles essentielles, les trois confondues.

Application d’un soin curatif sur tige de tomate atteinte par le mildiou dans un potager en permaculture.

Magalie est en train d’appliquer au doigt un badigeon de miel aux huiles essentielles sur une partie de tige de tomate atteinte par le mildiou.

Quand je tombe sur un plant qui commence à avoir des traces de maladie alors tout ce qui est feuillage, là, on voit qu’il y a une feuille qui est atteinte : je retire ! Donc on peut faire ça évidemment au sécateur. Je ne l’ai pas sur moi, je vais le faire à la main… Hop ! Ça, je retire et évidemment je ne mets pas au compost ni au pied de ma plante sinon ça ne sert à rien, la maladie va continuer de progresser : je jette.

Dès que j’ai un endroit où une partie de tige est atteinte, comme là, c’est un début de feuille, mais il y en a quand même un peu sur la tige, là, je fais le badigeon au miel. Je le fais au doigt, on peut utiliser autre chose, un pinceau ou un bout de coton pour ceux qui veulent.

Moi j’aime bien au doigt et je passe tout simplement mon badigeon de miel aux huiles essentielles, sur les endroits malades en débordant un peu plus loin que la tâche on va dire.

Premières observations suite au traitement des plants de tomates atteints par le mildiou

Alors, sur cette butte, c’est là que le mildiou est apparu en premier cette année.

Notamment sur ces plants-là qui sont des variétés qu’on appelle « à feuilles de patates ».

Donc on peut voir qu’elles ont un feuillage qui ressemble plus à un feuillage de pommes de terre qu’à un feuillage habituel de tomates et souvent, l’eau reste pas mal dans ces feuilles. C’est là qu’a commencé la maladie. Notamment sur ce plant qui a été très vite atteint au niveau des tiges. Il a été le tout premier que j’ai commencé à soigner avec le badigeon de miel. Et là, ça fait 15 jours que je lui applique ce badigeon de miel de façon assez régulière, deux fois par semaine.

On peut voir en fait que les parties qui étaient bien noires commencent à sécher.

Mildiou sur tige de tomate stoppé dans son développement par un traitement naturel à base de miel.

Suite au traitement à base de miel et huiles essentielles antifongiques sur une tige de tomate atteinte par le mildiou, la tache formée par la maladie, initialement brun foncé, commence à sécher et blanchir et surtout elle ne grandit plus…

Du coup, depuis 15 jours, la maladie n’a pas du tout progressé au niveau des tiges, c’est toujours en l’état et je n’ai plus d’attaques au niveau des feuilles.

Le développement de mon plant en hauteur est sain et du coup ça me donne bon espoir pour réussir à avoir une récolte malgré tout. Donc c’est un petit peu risqué de le garder parce qu’effectivement le mildiou peut se transmettre de plant en plant via le vent, mais comme je porte une attention vraiment particulière à cette butte-là qui est la plus infestée de mon jardin et que je vois que la maladie ne progresse pas, je conserve encore mes plants et je croise les doigts.

Tailler pour éviter l’arrivée du mildiou sur les tomates…

Sur les tomates, il y a un débat qui est récurrent chaque année : faut-il tailler ou non ses pieds de tomates ? Moi je dirais oui et non.

En fait, je conseille à tout le monde d’essayer les deux méthodes et de voir en parallèle, des plants taillés, des plants pas taillés, c’est ce qu’on fait ici, pour voir les résultats.

Parce que c’est tellement tributaire de la météo et aussi de l’espace disponible qu’on va avoir pour ses plants et de la façon dont on veut conduire sa culture, qu’en fait, il n’y a pas de dogme.

Il n’y a pas : il faut tailler ou faut pas tailler. Je pense qu’il faut expérimenter le truc. Et voir ce qu’on préfère en fonction de son contexte personnel.

Plants de tomates taillés au niveau des feuilles basses pour éviter le mildiou au potager en permaculture.

Plants de tomates dont les feuilles basses ont été systématiquement taillées pour ne pas trainer au sol ni être éclaboussées lors des arrosages afin d’éviter l’arrivée du mildiou !

Donc sur cette butte-ci, on a choisi de bien mettre des tuteurs et de couper dès le départ les feuilles qui touchaient le sol pour éviter les maladies comme le mildiou. Bon, Ben, loupé !

Du coup, celles-ci ont été taillées pas mal au départ, les feuilles qui touchaient le sol et également les gourmands qui partaient au départ des feuilles comme ici.

En revanche, j’ai certains plants de tomates que je laisse vraiment divaguer comme ils le souhaitent donc là, je ne taille pas les gourmands. Je peux éventuellement enlever deux, trois feuilles qui vraiment traînent au sol, mais c’est tout. Et à ce moment-là, souvent, ces plants-là deviennent de véritables buissons et là, par contre, ça nécessite d’avoir de l’espace disponible en termes de surface au sol parce que ça peut vite faire trois mètres carrés voire plus !

… et tailler aussi pour favoriser la mise à fruit

Moi, ce que j’aime bien pratiquer ici, souvent, je taille les variétés à gros fruits. Parce que du coup, ça facilite l’arrivée du fruit et ça pousse un peu la plante à se concentrer là-dessus. Et je laisse divaguer les variétés de tomates cerises, cocktail, tout ce qui est petit fruit, parce que là, du coup, il y a moins de difficultés pour la plante à amener son fruit jusqu’à maturité et souvent, quand on ne taille pas du petit fruit, c’est l’explosion, il y en a partout.

Plants de tomates de variétés à petits fruits non taillés qui forment de véritables buissons dans un potager en permaculture.

Plants de tomates de variétés à petits fruits non taillés qui forment de véritables buissons à la production phénoménale… tout du moins quand ils sont épargnés par le mildiou !

Conseils sur la taille des tomates

Donc la taille, c’est relativement simple, on coupe les feuilles qui touchent le sol au ras de la tige principale et pour le gourmand, c’est tout simple : soit on pince avec les doigts, soit on coupe au sécateur s’ils sont un petit peu plus développés. Par exemple, celui-ci, c’est trop tard, je n’ai pas taillé à temps et vu que la plante a perdu beaucoup de son feuillage, vu que je lui en ai enlevé beaucoup à cause du mildiou, je lui laisse le gourmand parce que quand même, elle a besoin un petit peu d’avoir du feuillage pour se remettre de tous ses petits traumatismes.

Si on taille au sécateur, on fait attention de nettoyer ses lames de sécateur avec un produit désinfectant pour éviter de transporter des maladies d’un endroit à un autre. J’utilise ici de l’alcool à 70°.

La serre, un élément essentiel pour garantir une récolte de tomates, même les pires années à mildiou !

 

Alors, on a quand même mis des tomates en serre pour être sûr d’en déguster un minimum et comme là, c’est protégé et je ne crains pas trop le mildiou, on peut le voir… je n’ai pas vraiment taillé.

Donc, on a des plants de tomates qui partent un peu dans tous les sens.

J’ai quand même dû pas mal les guider pour juste pouvoir accéder au fond.

Culture de tomates non taillées sous serre protégée du mildiou.

Culture de tomates non taillées sous serre où elle est suffisamment bien protégée du mildiou pour garantir une récolte et même la prolonger jusqu’en fin d’automne…

Et là, depuis à peu près une semaine, on commence à avoir des fruits qui mûrissent.

Il y en a une petite tomate rouge qui est la première à commencer à nous donner des récoltes donc voilà on est content.

Et on a aussi une variété noire russe là-bas, qui commence à donner également. Il faut se faufiler, c’est un peu la jungle. Et là, on est sur une noire russe qui va avoir la chair un peu plus rouge foncé.

Digression sur le murissement des tomates, un autre obstacle à la récolte

Autant l’année dernière, on avait des problèmes de mûrissement, parce qu’en fait il y a eu des canicules pile au moment où les tomates arrivent à maturité. Quand il fait trop chaud, les plants stoppent complètement le mûrissement des fruits et se mettent à l’arrêt. Au-dessus de 30 degrés, 35 degrés.

Et puis quand il fait trop froid et qu’il n’y a pas assez de luminosité, parce qu’il fait très gris, ben c’est pareil, ça ne mûrit pas donc là, on est fin juillet et on déguste des tomates et encore, en petit nombre, depuis à peine une semaine. On attend, rêvant, que celles-ci mûrissent donc ça, c’est de la « Brandywine pink » par exemple.

Elle doit devenir rose et comme on peut le voir, elle n’a même pas encore commencé à changer de couleur.

Tomates de la variété ‘Brandywine Pink’ encore vertes.

Tomates de la variété ‘Brandywine Pink’ qui ont du mal à mûrir même sous la serre notamment à cause d’une météo estivale particulièrement fraiche et peu ensoleillée…

On attend et on espère que ça va vite arriver parce que, depuis qu’on fait nos tomates, on n’achète plus de tomates du commerce et du coup, là il nous tarde vraiment d’en manger !

Retour sur les traitements anti-mildiou testés par Magalie

La saison 2021 étant terminée, nous sommes à même de vous faire un retour sur les traitements testés par Magalie.

Le traitement anti-mildiou à base de bicarbonate de soude

Clairement le bicarbonate de soude sur une année aussi catastrophique que 2021 n’a pas fait le poids face à l’ampleur de la maladie qui s’est propagée à vitesse grand V sur la quasi-totalité des plants de tomates plantés en extérieur.

Cependant, cela reste une solution intéressante et très efficace en prévention quand on a ensuite une saison estivale plutôt sèche et chaude. Cela peut vraiment éviter l’apparition de la maladie.

Cette pulvérisation est efficace en curatif uniquement en tout début d’attaque, pour limiter la propagation de la maladie. Elle doit s’accompagner d’un retrait minutieux de toutes feuilles atteintes.

Le traitement anti-mildiou à base de miel et huiles essentielles

Nous allons le tester à nouveau en 2022, car les résultats 2021 n’ont pas été concluants !

Pendant plus de 3 semaines, Magalie a choyé tous ses plants malades, leur appliquant environ 2 fois par semaine son badigeon au miel et huiles essentielles. Elle avait bon espoir que cela fonctionne, car elle a pu observer un arrêt de la progression de la maladie et un assèchement accompagné d’un changement de couleur de toutes les portions de tiges atteintes et traitées au badigeon de miel.

Son espoir résidait notamment dans un changement de météo : si, en parallèle de ce traitement, le temps était devenu plus chaud et plus sec, les résultats de ce test auraient sans doute été positifs.

Culture de tomates ravagée par le mildiou.

Culture de tomates ravagée par le mildiou.

Malheureusement, il en a été autrement, tout du moins pour Magalie en Limousin, où les pluies répétées et les températures, entre 15 et 25 °C presque tout l’été, ont déroulé le tapis rouge au mildiou. À la mi-août 2021, soit un peu plus de 2 semaines après le tournage de cette vidéo, il a fallu se rendre à l’évidence, sur cette saison-là, le mildiou l’avait emporté ! La quasi-totalité des plants installés en extérieur dans son potager en permaculture ont été arrachés et détruits 😥.

Elle a eu cependant deux variétés à petits fruits (’Sprite’ et ‘Ghost Cherry’) qui ont résisté plus longtemps que les autres à la maladie et ont même réussi à amener quelques rares fruits à maturité dont les graines ont été précieusement récoltées en vue de la saison prochaine 😉 ! En effet, les graines des fruits étant arrivées à maturité malgré la maladie pourront donner des plants développant une meilleure résistance au mildiou !

Cette mésaventure 2021 n’a cependant pas découragé Magalie qui s’est relancée en 2022 dans une nouvelle culture de tomates anciennes dans son potager en permaculture… parce que quand on est fan de tomates, c’est pour la vie 🥰 ! À suivre…

Comme Magalie, faites votre potager en permaculture !

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