C’est quoi une baissière (swale) de permaculture ?

Aujourd’hui, voyons ce qu’est la baissière ou « Swale » en anglais !
Qu’est-ce que ce vocabulaire un petit peu particulier ?

C’est quoi une baissière ?

C’est un outil qui peut être très efficace pour lutter contre l’érosion, et donc, la fuite des nutriments et particules de sol qui peuvent partir quand ils sont exposés à l’eau et au vent. Les baissières peuvent être aussi un support de culture très intéressant.

Mais avant, on vous rappelle que vous pouvez télécharger gratuitement notre guide du permaculteur débutant.

Découvrez la baissière en vidéo👇👇👇

Les baissières sont seulement une technique !

Pour savoir si elles sont adaptées à votre contexte, où et comment les placer, vous devez passer par la conception globale de votre jardin. C’est ce qu’on appelle faire « son design ».

Transcription de la vidéo

Exemple de régénération de paysage grâce aux baissières

Ici, nous nous trouvons sur un coteau qui était extrêmement dégradé quand on est arrivé.

Évidemment, c’est une pente, il était pâturé par des animaux herbivores donc évidemment quand il pleuvait là-dessus, et bien vous pouvez imaginer que toutes les particules de sol s’en allaient vers le bas et que la fertilité de ce lieu disparaissait petit à petit.

C’est ce qui se passe sur la majorité de nos terres agricoles.

Swales (baissières) vues du ciel.

Vue du ciel, on voit les baissières qui suivent les courbes de niveaux.

On a petit à petit mis en place des stratégies pour régénérer cet endroit et le rendre de plus en plus fertile et prospère pour la culture de végétaux nourriciers, notamment : principe numéro un, les swales. Donc, on a coupé cette érosion, cette fuite des nutriments due à l’entraînement par l’eau, en creusant des noues, des espèces de fossés sur la courbe de niveau, auquel succède une butte sur ses « swales », on appelle ça des « swales » ou baissières. Sur ces « swales », on a planté des arbres plus grands sur cette zone-là et des arbustes et des plantes plus petits sur cette zone-là.

Culture entre 2 baissières.

L’espace entre deux baissières (swales) est un espace idéal pour la culture car protégé du vent.

Pourquoi ? Parce ce que le sud est ici, donc, on a un rayonnement solaire qui se fait d’est en ouest et donc, on ne voulait pas ombrager nos végétaux les uns aux autres et puis qu’est-ce que sa forme petit à petit tout ça ? Bien entendu, par des fauchages tardifs, ça retient les nutriments sur place, ça retient l’eau sur place, ça coupe les différents flux et entraînement de fertilité, et petit à petit l’environnement se régénère et puis par la pousse des végétaux, on forme de véritables pièges à soleil, on brise le vent, on accueille un petit peu plus ce soleil qui est aussi reflété par les feuilles de nos végétaux qui se trouvent derrière nous et on crée des environnements intercalaires qui sont très propices à la culture.

Détail d’une baissière ou swale.

Une baissière est composée d’un creux, suivi d’une butte plantée.

Ce type d’environnement, il est reproductible à très petite échelle.

Vous pouvez le faire dans vos jardins d’une centaine de mètres carrés, deux cents, mille mètres carrés et on peut le faire sur de très grandes propriétés comme celui-ci.

Autre point positif, les haies qui se plantent sur les cultures multi étagées et que l’on plante sur ces buttes qui précèdent cette noue qui freine le flux d’eau, nous permettent aussi d’héberger quantités d’auxiliaires qui vont pouvoir agir sur nos cultures intercalaires.

Vue générale sur des baissières.

Sur cette photo, on voit bien l’espacement entre chaque baissière.

Et ça, c’est vraiment très intéressant. Et puis elles vont aussi, bien entendu, briser le vent sur l’ensemble de la zone.

On a vraiment, ici, petit à petit, au fil des années, transformé un espace qui était complètement dégradé, en un espace qui se régénère progressivement et qui devient extrêmement intéressant en termes de fertilité et de conditions favorables pour cultiver.

Voilà un exemple d’un outil, bien sûr, qui correspond à un contexte particulier.

On ne peut pas faire ça partout pour amener des solutions de la régénération à la place de la dégénérescence dans nos aménagements en permaculture.

À bientôt, 👋

L’équipe du Bureau d’étude Permaculture Design

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Livre Je construis mon séchoir solaire

Le séchoir solaire est l’outil low tech idéal, pour conserver efficacement les fruits et légumes séchés tout en étant économe en énergie.

C’est un déshydrateur alimentaire que vous pouvez autoconstruire très simplement et utilisant l’énergie solaire.

Utiliser un séchoir solaire vous permettra :

  • de préserver les qualités nutritionnelles et gustatives de vos fruits et légumes
  • de profiter d’une énergie gratuite et inépuisable : le soleil
  • de transformer différemment vos productions en découvrant de nouvelles saveurs et textures
  • de gagner en autonomie avec une conservation durable des aliments
  • d’avoir une corde de plus à votre arc dans la transformation de vos productions

Mais avant de l’utiliser, encore faut-il le construire, ce qui peut sembler compliqué. Heureusement deux passionnés de low tech, Joseph Chauffrey et Vincent Bourges, nous partagent ce savoir-faire dans leur livre « Je construis mon séchoir solaire ».

Voyons ensemble le contenu de cet ouvrage et s’il est adapté à vos attentes.

 

Qui sont les auteurs ?

Auteur du livre Séchoir solaire.

Portrait de Joseph Chauffrey

Joseph Chauffrey  est un permaculteur urbain très expérimenté qui s’est notamment fait connaitre au travers de son petit jardin de ville de 150 m2 en banlieue de Rouen où il a développé un écosystème en permaculture ultra productif. Nous vous l’avons présenté plus en détail dans un précédent article sur un autre de ses livres « J’optimise l’espace au potager » à découvrir ici.

Séchoir solaire, rotation des clayettes

Vincent Bourges devant le séchoir solaire en train de faire une rotation de clayettes.

Vincent Bourges est ingénieur en électronique éthique et passionné de low tech. Depuis de nombreuses années, il s’implique dans le milieu associatif pour mener des projets solidaires à l’international afin d’y apporter son savoir-faire et aider le plus grand nombre à se doter de technologies écologiques, sobres en énergie et autoconstruites.

Amis de longue date, les deux hommes ont souhaité partager leur expérience et surtout donner les clés de la construction et de l’utilisation de ce séchoir solaire low tech formidable pour que chacun puisse se l’approprier ! Un grand merci à eux 🙂 !

Contenu du livre de Joseph Chauffrey et Vincent Bourges

Après une rapide introduction sur l’énergie solaire et la façon dont elle est utilisée par la nature, le premier chapitre est consacré aux caractéristiques précises du modèle de séchoir solaire que ce livre va nous apprendre à construire.

Il s’agit d’un modèle spécifique développé par l’association Inti qui œuvre pour développer et promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables dans les pays en voie de développement.

Les points clés d’une bonne utilisation du séchoir clôturent ce premier chapitre.

On entre dans le vif du sujet avec le chapitre suivant qui porte sur la construction en elle-même du séchoir solaire.

L’ensemble des fournitures et outils nécessaires ainsi que toutes les étapes de la construction y sont détaillés de façon claire et précise avec de nombreuses photos explicites pour ne rien laisser au hasard.

Deux variantes du modèle de séchoir solaire initial y sont même proposées pour répondre aux attentes et moyens d’un maximum de personnes.

Le dernier chapitre est judicieusement consacré aux idées recettes pour une utilisation gourmande et astucieuse de votre séchoir !

Vos fruits et légumes déshydratés, via des transformations parfois surprenantes comme les cuirs de fruits, n’ont pas fini de surprendre vos papilles et celles de vos convives !

Les dernières pages du livre sont des annexes sur des mesures de performances, des comparatifs de modèles et des informations sur l’association Inti à l’origine du modèle.

Enfin, bonus non négligeable, le livre inclut les plans de construction complets sous forme de livret détachable avec toutes les mesures des différents éléments nécessaires à l’autoconstruction de votre séchoir solaire.

À qui s’adresse ce livre sur la construction d’un séchoir solaire ?

Ce livre s’adresse en priorité à ceux qui veulent :

  • élargir l’éventail de leurs solutions de conservations des fruits et légumes
    • 👉 principe de permaculture : une fonction est remplie par plusieurs éléments
  • être plus économes en énergie et plus résilients dans leurs procédés de conservations
    • 👉 principe de permaculture : utiliser et valoriser les ressources renouvelables
  • transformer davantage leurs surplus de productions légumière et fruitière
    • 👉 principe de permaculture : obtenir une récolte
  • favoriser les low tech dans leur quotidien
    • 👉 principe de permaculture : faire de petites actions pour de grands changements
  • aller vers plus de sobriétés dans leurs pratiques
    • 👉 principe de permaculture : privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes

Notre avis sur le livre « Je construis mon séchoir solaire. »

Si vous n’êtes pas bricoleur.euse :

Si vous n’avez pas la fibre du bricolage, cet ouvrage ne vous concerne pas directement, même s’il vous ouvre la porte vers des solutions d’apprentissage comme des stages d’autoconstruction encadrés, notamment par l’association Inti.

💡Il peut cependant être un support intéressant à acquérir au sein d’associations locales par exemple pour organiser collectivement des ateliers de construction low tech où des non-initiés pourraient se faire aider par des bricoleurs expérimentés afin de réaliser, sur la base de son contenu, un séchoir solaire partagé par la communauté 😉 !

Si vous êtes bricoleur.euse :

Si vous êtes bricoleur.euse et branché.e low tech, ce livre est idéal pour vous, car c’est le seul, en français, qui permette véritablement l’autoconstruction d’un modèle éprouvé et très efficace de séchoir solaire ! ****Il devrait donc combler vos attentes et vous permettre de vous lancer sereinement en toute autonomie.

Pour nous, c’est le livre qui manquait pour démocratiser un outil simple, pratique et de plus en plus pertinent dans une société en recherche d’économie d’énergie !

Bien écrit par deux passionnés qui savent transmettre leur enthousiasme, richement illustré de photos et de schémas explicatifs et très détaillé à chaque étape, cet ouvrage est un « must-have » pour quiconque veut se lancer dans la construction de son propre séchoir solaire ☀️.

Allez plus loin

Vous pouvez lire l’article « Séchoir solaire, le déshydrateur alimentaire lowtech » de Joseph Chauffrey qui vous fera un excellente introduction sur ce sujet.

Vous avez déjà ce livre ? N’hésitez pas à laisser votre commentaire ci-dessous 💬 😉

À bientôt, 👋

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Je construis mon séchoir solaire »

Livre de Vincent Bourges et Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante

Prix : environ 16 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |    Unithèque   |    Fnac

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Séchoir solaire, le déshydrateur alimentaire lowtech

De plus en plus de jardiniers s’intéressent à la question de la déshydratation et se tournent alors assez naturellement vers l’un des innombrables déshydrateurs alimentaires électriques que le marché nous propose. Souvent en plastique, d’une puissance comprise entre 200 et 800 watts, les différents modèles de déshydrateurs que j’ai testés ne m’ont jamais convaincu.

Bien qu’ils assurent le boulot demandé, je ne me résous pas à consommer de telles quantités d’énergie, des heures durant, pour finalement ne ressortir que quelques centaines de grammes de fruits ou de légumes séchés.

C’est donc en quête d’un outil plus sobre que je me suis intéressé au séchoir solaire.

Facile à construire sur la base de technologies Lowtech, efficace, polyvalent, maniable, économique… une petite présentation de cet outil du futur s’impose.

Construire un déshydrateur pour fruits et légumes séchés.

Le séchoir solaire proposé à l’autoconstruction. ©Joseph Chauffrey

Le séchage solaire pourquoi ?

Les écosystèmes naturels se caractérisent par l’usage du soleil comme seule source d’énergie. L’énergie solaire pénètre dans l’écosystème par les plantes.

Celles-ci sont de formidables panneaux solaires, capables de transformer cette énergie en biomasse végétale (feuilles, tiges, racines…).

Le soleil est également à l’origine des systèmes climatiques qui fournissent de l’énergie sous la forme de pluie, de vent, d’éclairs…

L’eau de pluie en est un bon exemple. Elle est une forme d’énergie solaire, car c’est la chaleur du soleil qui fait évaporer l’eau et crée l’humidité atmosphérique nécessaire aux précipitations.

Nos écosystèmes vivent donc de l’énergie solaire. Par conséquent, tenter d’imiter leur fonctionnement revient à apprendre à ne faire qu’avec l’énergie solaire, en excluant tout recours aux énergies « non renouvelables ».

Pour ce faire, il nous faut gagner en efficience dans la captation et l’usage de cette énergie. C’est d’ailleurs l’un des principes de la permaculture que de tout faire pour utiliser au maximum les énergies qui entrent sur un site avant que celles-ci ne s’en échappent. Cela passe entre autres par la plantation de nombreux végétaux, qui vont intercepter puis stocker l’énergie solaire dans leur biomasse, mais aussi par l’utilisation d’outils solaires tels que le chauffe-eau solaire, la douche solaire, le four solaire ou notre fameux séchoir solaire.

Mais au-delà de cet aspect strictement énergétique, ne perdons pas de vue qu’apprendre à faire avec le soleil est aussi une source de plaisir ! Plaisir d’expérimenter de nouvelles recettes solaires, de découvrir la saveur incroyable d’une tomate séchée, de sortir de votre sac de randonnée un cuir de fruit melon-chocolat, mais aussi plaisir de réapprendre à faire sans l’énergie électrique tant banalisée dans nos pratiques quotidiennes.

Fruits séchés au séchoir solaire.

Cuirs de fruits transportés lors de nos randonnées Alpines ©Joseph Chauffrey

Le séchage solaire pour qui ?

Les jardiniers que vous êtes savent bien que les productions de fruits et légumes d’un jardin sont inégalement réparties sur l’année.

C’est donc à vous que s’adresse le séchage solaire ! C’est en tout cas pour cette raison que j’ai commencé à m’intéresser aux différentes techniques de conservation qui s’offrent au jardinier.

Stérilisation, lactofermentation, congélation, mais aussi conservation à l’huile, pickles… sont autant de techniques qui me permettent aujourd’hui de remplir l’arrière-cuisine et ainsi de m’éviter la « disette » durant la période dite « de soudure », qui s’étale du mois de mars au mois de juin.

À cette époque, les légumes de conservation (courges, betteraves, panais, carottes…) sont généralement consommés alors que les légumes primeurs (laitues, pois, navets…) ne sont pas encore prêts à être récoltés.

Je pourrais me contenter de ces techniques de conservation, mais le côté fortement énergivore de certaines d’entre elles (stérilisation, congélation…) m’incite à les utiliser avec parcimonie.

À l’inverse, la déshydratation est une technique de conservation peu énergivore (si le séchage est solaire) et facile à mettre en œuvre. Elle permet en outre de conserver en grande partie les qualités nutritives des aliments. Le séchage ouvre la voie à d’autres textures, d’autres saveurs et d’autres odeurs.

Il permet d’obtenir des produits très caloriques (250 à 300 kcal/100g pour les fruits séchés !), légers et faciles à transporter, indéniable avantage en balade ou en randonnée !

Fruits séchés au séchoir solaire ou déshydrateur alimentaire.

Melon blanc déshydraté, une saveur incomparable ! ©Joseph Chauffrey

Chips au séchoir solaire ou déshydrateur alimentaire.

Chips de carottes et de poires, un vrai régal !©Joseph Chauffrey

C’est donc en jouant avec toute la palette des moyens de conservation dont il dispose que le jardinier-cuisinier peut marier l’efficacité au plaisir gustatif.

S’approprier les techniques de séchage solaire peut également être intéressant pour déshydrater les plantes aromatiques et médicinales. En les séchant dans des conditions adaptées de température et d’hygrométrie, elles conserveront mieux leurs arômes.

Le risque de voir s’y développer des moisissures sera par ailleurs réduit.

Principe de fonctionnement de ce déshydrateur solaire

Il existe une grande diversité de techniques pour déshydrater des fruits, des légumes ou de la viande. Dans certaines régions chaudes, il est courant de voir les populations se contenter de placer les aliments à l’air libre (au soleil direct ou non) pour obtenir une déshydratation rapide. Toutefois, l’utilisation d’un séchoir solaire permet de réduire le temps de déshydratation dans les régions plus fraîches, de protéger les aliments de la poussière, des UV, des insectes ou des oiseaux, et d’obtenir un produit de qualité constante et contrôlée.

La qualité et la rapidité du séchage dépendent de la circulation de l’air à l’intérieur du séchoir autant que de la température.

C’est en effet cette circulation qui favorise le renouvellement de l’air humide par un air plus sec nécessaire à la déshydratation.

Un air trop peu brassé, en ne permettant pas d’évacuer suffisamment l’air ambiant chargé en humidité, aura tendance à accélérer le développement des moisissures.

L’enjeu est donc de permettre une circulation constante de l’air à l’intérieur du séchoir solaire, assurée de manière naturelle grâce au simple phénomène de convection dans le collecteur solaire, et/ou forcée grâce au ventilateur.

Le modèle de séchoir solaire que mon ami Vincent Bourges et moi-même présentons dans notre ouvrage (et que nous vous invitons à auto construire !) est celui développé par l’association Inti énergies solidaires, qui diffuse des outils de cuisson écologiques et économiques dans les Andes, en Afrique et en France (http://www.boliviainti-sudsoleil.org/).

Son principe de fonctionnement est relativement simple :

Principe construction d’un déshydrateur ou séchoir solaire pour fruits et légumes.

Schéma de fonctionnement du séchoir solaire. ©Joseph Chauffrey

  • Le fond du collecteur, en skaï (cuir synthétique) de couleur noire, capte et transforme le rayonnement solaire en chaleur au sein des 3 colonnes d’air A, B et C. Le skaï s’échauffe alors et émet des rayonnements infrarouges qui sont retenus par la vitre par effet de serre.
  • Le réflecteur permet de concentrer davantage de rayonnement solaire en direction du collecteur, améliorant la performance du dispositif et offrant au séchoir solaire une puissance d’environ 140 W.
  • L’air extérieur pénètre ainsi dans le séchoir par les ouvertures 1 situées sous la caisse. Cet air se réchauffe et monte naturellement par les colonnes d’air A et C, l’air chaud étant plus léger que l’air froid.
  • Cet air chauffé pénètre dans la chambre de séchage des aliments par les ouvertures 2 en haut du séparateur, puis traverse les clayettes dans un mouvement descendant (grâce au phénomène de tirage décrit ci-dessous), se chargeant au passage de l’humidité contenue dans les aliments.
  • L’air humide est aspiré vers l’extérieur de la chambre de séchage (ouverture 3) par l’air réchauffé lors de sa remontée dans la colonne centrale B (phénomène de tirage), avant de s’extraire du séchoir par l’ouverture supérieure 4.

Pour compléter ce phénomène d’aspiration naturelle, ou pour prendre le relais lorsque le soleil est masqué – la convection naturelle n’étant à l’œuvre que lorsque le soleil réchauffe l’air présent dans les colonnes d’air A, B et C – un ventilateur équipe le séchoir solaire d’Inti. Il peut être alimenté par un petit panneau solaire (en journée ensoleillée), une batterie externe de téléphone portable branchée en USB ou le courant électrique grâce à un simple branchement du câble USB sur une prise secteur. Cette modularité dans l’alimentation électrique permet de répondre aux différents besoins des utilisateurs.

Pour auto construire ce modèle tel que décrit dans notre ouvrage (le livre ayant pour objectif de guider le bricoleur pas à pas dans les étapes de construction), il vous faudra compter 2 jours à 2 personnes, un budget d’environ 150 euros et les outils de base composant toute bonne caisse à outils.

Alors à vos scies et tournevis !

Déshydrateur alimentaire pour légumes séchés, comme les raisins.

Raisins secs en provenance directe du jardin ! ©Joseph Chauffrey

Pour aller plus loin sur les séchoirs solaires

Joseph Chauffrey a consacré un livre sur le séchoir solaire présenté dans cet article (voir références ci-dessous) co-écrit avec Vincent Bourges.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Je construis mon séchoir solaire »

Livre de Vincent Bourges et Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante

Prix : environ 16 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Envie de transformer des fruits et légumes en version séchée pour profiter de leurs vitamines en hiver  ?

Ok mais avec vos propres récoltes…
Pour avoir de belles récoltes issues de votre potager même si vous n’y connaissez encore rien, suivez notre formation de potager-école.

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Les ventes de plantes reprennent au Jardin Pouplier!

Plantes sauvages, aromatiques, potagères, fleurs, terreau, etc. Le mercredi : Tous les mercredis de mai et juin, entre 16h et 19h30 Le weekend : Les samedis 7 et 21 mai, entre 14h et 18h Le weekend du 4-5 juin (festival des Murs à Pêches) et le samedi 18 juin, entre 14h et 18h Le samediLire la suite "Les ventes de plantes reprennent au Jardin Pouplier!"

Créer une petite mare dans son jardin en permaculture

La mare naturelle ou bassin de jardin est un élément clé dans l’attraction de biodiversité dans votre jardin en permaculture.

Facile à installer et entretenir, dès sa mise en place, la mare attirera très vite de nouveaux petits animaux et insectes utiles au jardin comme au potager.

Avec les haies champêtres ou autres haies comestibles utiles à la biodiversité, la mare est vraiment un ouvrage incontournable dès qu’on veut favoriser la biodiversité dans son jardin.

Découvrez le retour d’expérience de Magalie, membre de notre bureau d’études, sur la création de sa mare naturelle dans son jardin en permaculture.

Comme Magalie, concevez votre jardin en permaculture !

Concevoir et transformer son lieu de vie en jardin d’éden demande un minimum de méthode pour savoir comment faire et par quoi commencer.
Et si nous vous accompagnions grâce à notre formation en ligne ?

La mare, un formidable attracteur de biodiversité

On est ici devant un élément qui a été essentiel pour nous au niveau du retour d’énormément de biodiversité.

C’est la mare ! Alors la mare, c’est vraiment pour nous le top pour vraiment créer de l’attraction au niveau de tout un panel d’animaux et d’insectes.

On a souhaité faire une mare la plus naturelle possible.

On a quand même fait une étanchéité avec du géotextile et de la bâche EPDM parce qu’on n’avait pas assez d’argile dans notre terre pour pouvoir faire uniquement avec un fond à l’argile. Donc, c’est vrai qu’il y a de la bâche, mais sinon voilà on a créé cette mare ici, parce qu’en termes de design, on a fait une analyse à l’exclusion, c’est : Où est-ce qu’on peut la mettre ?

Ici, pas là, pas là, et elle s’est retrouvée au final dans un petit coin de verdure.

Mare naturelle dans jardin permaculture.

La petite mare naturelle de Magalie.

Comment créer une mare naturelle ?

On est en bout de terrain et on a voulu la faire de manière à ce qu’elle puisse héberger un maximum de monde donc elle a des profondeurs graduées qui descendent en escalier.

On a du 20, du 40, 60 et 80 cm.

Donc là, on a un démarrage aussi en pente douce.

Pente douce sur mare naturelle.

Aménagement de pente douce pour l’accès à la mare des petits animaux.

C’est-à-dire que là, on n’est pas sur de l’escalier pour que s’il y a des animaux qui viennent, il n’y ait pas de risque de noyade, qu’ils puissent remonter facilement.

On a mis de petites tuiles au fond pour que ça adhère, que ce ne soit pas directement la bâche.

Donc, on a différents niveaux, différents milieux, qui nous permettent d’avoir, comme ça, cette diversité des microclimats différents. Et donc elle date d’un an et demi à peu près cette mare. Mais très vite après sa mise en eau en 2020, on a tout de suite vu arriver les libellules, les grenouilles sont venues toutes seules. Enfin très vite, la vie s’est emparée de cet endroit et ça c’est juste génial à observer en fait.

Bassin de jardin : les différentes hauteurs à respecter.

Principe d’aménagement d’une mare naturelle.

Livre sur la vie autour d’une mare

Pour ceux qui justement sont intéressés pour découvrir tout ce qu’ils peuvent observer au niveau d’une mare naturelle, moi je conseille des livres sur les mares qui sont édités chez « Terre Vivante » d’un monsieur qui s’appelle Gilles Leblais.

A la base, il est ornithologue, photographe, naturaliste, enfin il a tout un panel à son actif. Et donc, c’est un petit bouquin qui s’appelle « la vie secrète de ma mare », j’observe la nature à fleur d’eau. C’est super bien fait parce qu’il y a déjà de très belles photos qui sont des photos que fait Gilles Leblais. Il explique bien les différentes variétés d’animaux qu’on peut voir, les insectes etc.

Et du coup, on en apprend énormément sur tout ce qu’on découvre autour de la mare.

Parce que par exemple ici, un matin, j’ai découvert des exuvies de libellules alors c’est tout simplement la mue de la libellule quand la larve est montée s’agripper à un plan et qu’elle est sortie pour s’envoler.

Libellule au-dessus d’une mare naturelle.

Les libellules font partie des premiers habitants de la mare.

Au départ, je ne connaissais pas, je ne savais pas ce que c’était, j’étais très intriguée. Et dans ce petit bouquin, ça permet d’apprendre plein de choses comme ça sur sa mare et c’est très chouette.

Livre sur l’aménagement d’une mare dans son jardin

Et il en a fait un autre toujours du même auteur et ça, c’est pour ceux qui veulent apprendre à faire une mare naturelle. C’est : « J’aménage ma mare naturelle » et c’est très facile à lire, c’est simple d’accès et ça peut aider à établir comme ça, un super milieu aquatique qui va foisonner de vie.

Quelles plantes pour son bassin ou mare naturelle ?

On a donc mis un panel assez diversifié de plantes aquatiques qui ont besoin de différentes profondeurs d’eau pour se sentir bien.

Certaines, on les a installées et d’autres sont venues toutes seules. Donc là, par exemple, nous on a installé au départ des Massettes donc c’est Typha latifolia.

On en avait mis dans le fond et celle-ci là, les grandes qu’on voit en fleurs, on les a installées et celles-ci, je ne sais pas d’où elles sortent… alors, peut-être qu’il y avait un bout de rhizome dans un pot quelque part, mais ça, on l’a pas installé. Nous, on a installé sinon les Myriophylles là en tant que plante oxygénante. Alors, ce n’est pas la variété invasive et on a donc installé également à la plus importante des profondeurs à 80 cm des nénuphars. Donc là, on a le rose qui est en fleurs, on en a aussi un fushia et on a également installé des papyrus qu’on voit dans le fond.

On a également mis deux iris et d’autres sont venus tout seuls alors, enfin, tout seul, ils ont bien dû arriver par un bout de rhizome à un moment donné, mais on ne les a pas installés. Donc voilà, les Iris ne sont plus en fleurs, on en a un petit peu là. Et tout autour, c’est de la plante sauvage, on voit, il y a de l’Ortie, de la Tanaisie qui est arrivée toute seule. En bord là, on a de la Véronique aquatique aussi.

Mare et moustiques

Là, on a également mis en place un petit système d’oxygénation de l’eau en plus des plantes. Donc c’est tout simplement un tuyau avec un bulleur rond qui va envoyer de l’air. Il est actionné par un petit moteur qu’on a dans une petite caisse en bois là et qui tire son énergie du petit panneau solaire qui est juste ici.

Alors au départ, on avait mis ça en se disant, ça fera du mouvement à la surface de l’eau aussi et ça limitera les pontes de moustiques. Et je tiens à dire qu’on n’a aucun souci de moustiques depuis qu’on a mis cette mare en place, tout simplement parce qu’elle héberge de toute façon suffisamment de vie pour que les larves de moustiques soient mangées.

Anti-moustique naturel : la grenouille.

La grenouille est un anti-moustique naturel très efficace.

On a systématiquement des vols de chauve-souris à la tombée du jour qui du coup, nous gobent tous moustiques qui auraient pu survivre et aller au-delà de l’état de larve.

Vraiment, on n’a aucun problème à ce niveau-là et on laisse quand même cette petite oxygénation qui se fait de toute façon par panneau solaire.

Voilà, ça fait un mouvement en plus et c’est sympathique.

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Jardiner avec les limaces

Les limaces et les escargots font des dégâts dans votre potager en permaculture ? 🐌 Vous cherchez un anti-limace naturel car vous êtes sensible à la biodiversité et ne voulez pas les tuer ?

Oui mais il faut bien que vos légumes puissent passer à travers leurs appétits voraces… 😤

Olivier, membre de nos formations en permaculture, nous partage son retour d’expérience avec sincérité, sans occulter les erreurs qu’il a pu faire sur la gestion des limaces dans son jardin en permaculture, avant de trouver des solutions anti limace naturels très efficaces chez lui.

Merci à Olivier de nous avoir partagé ce témoignage et ses astuces. 🙏

Comme Olivier, créez votre jardin en permaculture.

Il a suivi et appliqué notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin » pour créer son jardin d’éden, tout en préservant un maximum la biodiversité.

Retranscription de la vidéo :

Au tout départ où j’ai commencé à faire de la permaculture, je me suis retrouvé avec une explosion de limaces et d’escargots.

Les conséquences des anti-limaces du commerce

Un jour j’ai craqué, j’ai foutu des granulés et j’ai empoisonné un hérisson.

Donc j’ai essayé de l’emmener chez le vétérinaire ; il l’a euthanasié parce qu’il ne pouvait plus le sauver.

Limaces dans potager en permaculture.

Peu de potagers en permaculture évitent les invasions des limaces.

Ça m’a fait méchamment réfléchir, parce que je ne voulais pas tuer justement la biodiversité et là, qu’est ce que j’ai fait !

Je l’ai tué ! Donc maintenant, c’est banni ! Même les p’tits bonbons bleus, non, ça, j’y touche pas et donc j’ai essayé de trouver d’autres solutions.

Anti-limace naturel : mettre des copeaux de bois dans les allées du potager

Ici le sol il est fait avec de la… ben là, on les voit plus trop parce que ça se dégrade, mais toutes mes allées, je les ai faites avec des copeaux de bois que me donne justement le voisin parce qu’il ne sait pas quoi en faire.

Anti limace naturel : copeaux de bois dans allée d’un potager en permaculture.

Les allées en copeaux de bois sont un anti limace naturel.

Donc ça me permet d’enrichir mon sol, le fait d’enrichir le sol, ça permet d’avoir des plantes qui poussent, mais ça maintient aussi une humidité.

Les copeaux de bois se compostent très vite.

Les copeaux de bois des allées sont vite transformés en matières organiques…

Et comme ça maintient une humidité, ça attire les limaces et j’ai nettement moins de limaces dans mes plantations depuis que je fais ce système avec le sol.

Avant pendant plusieurs années où j’arrachais les mauvaises herbes, je les jetais sur le sol de mon potager, et le fait de le jeter ici dans l’allée comme on marche dessus, on les piétine, on les détruit, les limaces, c’est des détrivores, elles mangent ce qui est en train de pourrir.

👉 Elles sont plus attirées par ici.

Anti-limace naturel : la limace tigre qui mange les autres limaces

Donc après, j’ai une voisine (la potière), elle fabrique des bars à limaces, mais bon ça détruit.

Alors que les limaces, elles ont leur rôle. Par exemple, je sais que j’ai des limaces grises, mais j’ai aussi de la limace tigre et je sais aussi que cette limace, ça bouffe les autres, voilà !

Anti limace naturel : la limace tigre.

La limace tigre mange ses congénères, ce qui en fait un excellent anti limace naturel.

Anti-limace naturel : les autres prédateurs des limaces

Et après, je remarque aussi beaucoup de coquilles d’escargots qui sont cassées.

Alors, soit elles sont cassées par les pies, parce qu’il n’y a pas mal de pies ici ou des corvidés et les hérissons et après j’ai aussi pas mal de vers luisants

Et les vers luisants et bien je sais qu’ils mangent aussi les limaces.

Au début, ils étaient tout près de la terrasse et pourquoi est-ce qu’ils étaient sur la terrasse ?

Parce que c’est un endroit, c’est un spot à escargots.

Les escargots, et bien je ne les détruis pas, c’est-à-dire que quand je récupère les escargots, je les envoie dans la grange et ils se retrouvent où il y a les ronces dans le roncier.

Ils auront de quoi se nourrir et puis j’essaye d’éviter de détruire les choses, parce que j’en ai détruites et c’est pareil, dans la grange, j’ai eu une mauvaise expérience aussi, parce qu’une année, donc on a été envahi par les ronces, j’ai dit : je vais faire le nettoyage, je mets le feu et en fin de compte, j’ai tué un bébé hérisson et avec sa mère.

Donc, on a réussi à sauver la mère mais on n’a pas réussi à sauver le bébé hérisson.

Voilà ! Donc c’est des choses que maintenant on ne touche plus, on fait plus, enfin, je ne le fais plus.

Allez plus loin

Beaucoup de problèmes au jardin comme les limaces peuvent être réglés dans le temps grâce à la mise en place d’un véritable écosystème.

C’est toute la force de la permaculture, plus votre écosystème sera stable et mature, moins vous aurez d’interventions à faire, et vos productions augmenteront.

La cohabitation avec le vivant est vraiment la démarche à avoir selon nous.

Si vous concevez votre jardin avec la méthodologie que propose la permaculture, ce qu’on appelle le « design », vous économiserez beaucoup de temps et d’ennuis.

Pour cela, notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin » est parfaite pour vous aider à créer facilement ce jardin d’éden où vous pourrez produire de la nourriture en quantité tout en préservant la biodiversité.

Vous pouvez aussi commencer simplement en installant des haies sur vos limites séparatives avec vos voisins (ou dans le jardin) grâce à nos formations en ligne « Les haies de permaculture » ou « La haie des abeilles ».

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Comment transformer un jardin « classique » grâce à la permaculture ?

Vous avez un jardin classique et vous souhaitez en faire un jardin ou potager en permaculture ?

Un jardin en permaculture, c’est avant tout la mise en place d’un écosystème accueillant le maximum de biodiversité faunistique et floristique.

Découvrez la transformation du jardin de Magalie, membre de l’équipe de notre bureau d’études, grâce à la méthodologie du design de permaculture et son retour d’expérience après plus de 8 ans.

Allez Mag, à toi pour la vidéo👇

Merci à Mag, pour ce témoignage et son retour d’expérience après plus de 8 ans. 🙏

Comme Magalie, concevez votre jardin en permaculture !

Concevoir et transformer son lieu de vie en jardin d’éden demande un minimum de méthode pour savoir comment faire et par quoi commencer.
Et si nous vous accompagnions grâce à notre formation en ligne ?

Retranscription de la vidéo :

Nous sommes ici sur la commune de Coussac-Bonneval.

On a emménagé sur ce terrain qui fait environ 5200 m2, il y a huit ans, et quand on est arrivé, on avait évidemment envie d’un jardin en permaculture avec plein d’idées en tête.

Le jardin avant la permaculture

On cherchait un endroit avec de l’eau, avec déjà un peu d’existants, des arbres, etc. Ici, quand on est arrivé, ce qui nous a plu, c’est qu’il y avait beaucoup de bâtis.

Il y avait déjà un puit avec quelques arbres fruitiers, mais quand on revoit les photos de quand on est arrivé, on se rend compte que vraiment, c’était un endroit qui était quand même très tondu ras donc, il n’y avait pas du tout d’adventices qui poussaient quasi nulle part.

Jardin sans design de permaculture.

Le jardin de Magalie à son arrivée.

On voyait qu’il y avait eu pas mal d’herbicides sur certaines zones avec des pelouses jaunies, très peu de biodiversité, très peu d’insectes, on voyait de la pelouse tondue à ras à perte de vue avec quelques arbres qui sortaient de-ci de-là, et évidemment quand on est arrivé tout de suite, on a voulu faire du potager.

Le problème des ravageurs au début

Très vite on a eu de gros soucis de ravageurs parce qu’il y avait effectivement des invasions de limaces, d’escargots, donc les deux premières années ont été très très galères et puis petit à petit, on a arrêté de tondre.

Passage à la tonte différenciée

On a fait plutôt de la tonte différenciée, et tout de suite, les herbes sauvages sont revenues. Avec elles, les papillons, les abeilles, les araignées, les guêpes, les coléoptères, toute une ribambelle d’insectes sont très vite venus même jusqu’aux abords du potager. On a fait exprès de laisser tout autour de cette zone, en potager classique, où on trouve des légumes annuels, énormément de plantes ressources et de plantes sauvages.

Il y a de la consoude, de la bourrache et on laisse tout ce qui est ortie, lierre. Toutes les adventices qui veulent bien pousser, sont les bienvenues sur les abords dans les allées comme vous pouvez voir, c’est un peu à la sauvageonne.

Ce n’est pas très tondu, pas très nettoyé on va dire, mais c’est ce qu’on aime et là en huit ans, on a vraiment vu la différence.

Tonte différenciée dans un jardin en permaculture.

Utilisation de la tonte différenciée pour favoriser la biodiversité.

Petit à petit l’écosystème du jardin en permaculture se met en place

C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on vit avec les escargots et les limaces qui ne nous posent plus aucun problème parce qu’ils sont régulés, parce qu’on a des visites régulières de hérissons, parce qu’on a vu des Carabes, parce qu’on a cette biodiversité qui est revenue. Sachant que la différence, on l’a vu surtout après cinq ans. Nous, au bout de la cinquième année, on s’est dit « ouf, enfin », cela peut se gérer  « tout seul ». On est super content 🤩.

Et puis, c’est un émerveillement de tous les jours, il y a toujours quelque chose à regarder quelque part.

Ici, on est en plein cœur du potager d’annuelles où je fais les tomates, les courgettes, les haricots, les carottes, etc.

Finalement les ravageurs ne posent plus aucun soucis

J’insiste vraiment là-dessus parce que pour moi, c’est vraiment ce qui a fait qu’aujourd’hui, on n’a plus trop à s’embêter avec les ravageurs notamment, c’est qu’on a exprès laissé beaucoup de zones sauvages, de mini zones 5 auxquelles on ne touche pas du tout, aux abords directs du potager puisque là j’ai ma butte avec des tomates, des haricots.

Là, j’ai une butte avec des salades qui sont montées en fleurs, quelques betteraves en fleurs, il y a des carottes, des brocolis, etc., et tout de suite derrière cette zone-là, c’est en fait une zone de mini forêt on va dire, qui est tout de suite accolée au potager.

Zone 05 de permaculture autour du potager.

Zone sauvage à côté du potager.

Elle était existante quand on est arrivé, mais beaucoup plus réduite et on a laissé faire. Qui se retrouve maintenant avec des pruniers, un roncier, énormément de plantes sauvages, des orties, etc., qui sont venus tout seuls et qui sont juste à côté et permettent d’attirer beaucoup d’oiseaux et beaucoup d’insectes qui derrière, vont aussi me manger des éventuelles piérides du chou, etc. Ça permet surtout aux oiseaux de nicher et d’être au plus près du potager pour pouvoir se régaler de ce qu’ils peuvent trouver ici.

Ça arrive qu’ils me mangent quelques jeunes plants de haricots qui viennent juste de sortir de terre parce qu’ils aiment bien ou des graines, etc., mais c’est négligeable, c’est un partage et ça ne dérange pas au final, il y en a pour tout le monde.

Et pour nous c’est vraiment ce qui a fait qu’ici, on a pu être vraiment beaucoup plus serein sur la gestion des « nuisibles » au potager parce qu’on avait ces zones sauvages vraiment très près des zones de culture.

Plus de problème de limaces au potager.

Les limaces et autres « nuisibles » ne sont plus un souci.

Le design de ce jardin en permaculture

Il y avait dans ce jardin déjà un zoning qui nous convenait, c’est-à-dire qu’il y avait un potager en dur avec des allées bétonnées qui sont bien pratiques pour pas patauger l’hiver avec la brouette et qui était juste en face de la cuisine, on a trouvé ça super. Et il y avait quand même, même si c’était tondu à ras, un verger avec des fruitiers qui donnaient déjà des récoltes, ce qui n’était pas négligeable et qui était placé pour nous dans une zone 3 plutôt en fond de terrain et qui nous convenait bien.

Plan jardin en permaculture.

Vue globale du jardin.

Notre décision ici ça a été évidemment au départ d’observer, laisser pousser, laisser venir et travailler avec l’existantdonc si un noisetier apparaissait là, et bien on le laissait là où il avait voulu pousser et grandir. Et puis petit à petit, on a évidemment rajouté des végétaux qu’on avait sélectionnés et qui nous plaisaient pour apporter des récoltes, parce qu’un de nos objectifs, c’était de planter principalement des choses qui pouvaient se consommer, soit pour de l’alimentaire, soit pour du médicinal.

Petit à petit, on a essayé d’aider l’existant à être plus en forme parce qu’il y avait quand même un manque de nourriture dans le sol.

On voyait que les arbres peinaient.

Donc, on a beaucoup travaillé sur tout ce qui était apport de matière organique au niveau des arbres sur toute cette partie verger et puis, favoriser ce qui existait, ce qui voulait pousser et venir par lui-même, pareil, en apportant de la matière organique.

Plan potager en permaculture.

Détail d’une partie du potager en permaculture.

Petit à petit notre volonté, c’est de faire ici vraiment un ensemble où on va avoir énormément de végétaux différents qui se côtoient de manière dense.

Un peu sur le principe d’une guilde de permaculture, comme on peut en parler sur le blog ou dans nos formations.

Avec différentes strates de végétations pour avoir un ensemble dense, parce que dès qu’on a ce type de biodiversité, en fait, on voit que ça attire tout de suite énormément d’insectes, d’animaux. Et plus on complexifie l’écosystème qu’on a chez nous et plus ça fonctionne sans soucis, sans qu’on ait à s’inquiéter des maladies, des ravageurs et des choses comme ça. Et donc là, aujourd’hui de plus en plus, on se retrouve avec un jardin qui foisonne de vie pour notre plus grand plaisir.

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Les différentes méthodes de culture des pommes de terre

Comment planter des pommes de terre sans se fatiguer dans un jardin en permaculture ?

Cultiver des pommes de terre n’est pas une chose compliquée, mais il existe plusieurs méthodes plus ou moins efficaces. Découvrez le retour d’expérience de Magalie, membre de notre bureau d’études.

Vous débutez en permaculture ?

Téléchargez gratuitement notre guide du permaculteur débutant.

Retranscription de la vidéo :

Ici, on est à l’endroit où on cultive nos patates cette année.

Parce qu’évidemment, d’une année sur l’autre, on essaye tant que faire se peut, de ne pas les remettre au même endroit pour éviter qu’il y ait des maladies ou des ravageurs qui reviennent trop vite parce qu’on en a encore.

Planter des pommes de terre avec la technique « classique »

Donc là, cette année, on a fait les patates en terre. C’est-à-dire de manière relativement classique.

On a enterré nos tubercules dans le sol et ensuite on a rajouté le mulch par-dessus.

Ça, c’est une des méthodes qui est assez pratique pour la période de culture, mais qui au niveau de la période de récolte est un petit peu plus galère que la méthode « patate gazon », puisque là, on est obligé quand même de bien farfouiller dans la terre et que la récolte est un petit peu plus difficile quand les tubercules ont été enterrés.

Toute cette année, dans l’ensemble des buttes qu’on peut voir là, on a donc enterré nos tubercules dans le sol.

Plantation pommes de terre sans se fatiguer.

La méthode « classique » de plantation de pommes de terre.

La technique de culture « patates gazon »

Sinon, en termes de culture de patates, on a beaucoup privilégié au départ notamment, la technique des « patates gazon ».

  • on choisit une zone où l’on tond
  • puis on pose les tubercules directement sur la pelouse
  • et on les recouvre.

Nous, on mettait un petit peu de compost sur chaque tubercule, histoire de bien lancer la machine et puis ensuite, on les recouvre d’une bonne épaisseur de mulch.

On laisse faire.

Plantation pommes de terre sans se fatiguer à désherber.

La méthode « patates gazon » donne de bonnes récoltes sans aucun désherbage préalable.

Avantages de la technique « patates gazon »

Cette méthode « patate gazon », elle est géniale quand on veut préparer une zone de culture.

Puisqu’en fait, elle permet de partir d’une pelouse et d’avoir très vite une terre qui après la culture des pommes de terre est utilisable pour faire de la culture potagère autre. Plus besoin de s’embêter à désherber, etc., et en plus, ça fournit une récolte donc c’est tout bénéfice.

Inconvénient de la technique « patates gazon »

Le petit inconvénient de la technique des « patates gazon », c’est qu’il faut bien veiller à remettre du mulch autour des plants au fur et à mesure qu’ils se développent, pour ne pas avoir le phénomène de patates qui deviennent vertes et donc, qui deviennent impropres à la consommation.

Mais en dehors de ça, c’est vraiment une super méthode et cette année, on ne l’a pas fait parce que les buttes qui sont là étaient déjà formées, elles étaient déjà avec de la terre dedans et on n’avait pas besoin d’utiliser cette méthode-là.

La tour à patates, une technique à éviter…

Sinon, on avait aussi testé au tout début où on est arrivé – parce qu’on avait vu des vidéos et on s’était renseigné – on voulait faire une tour à patates donc on avait fait une tour en grillage et donc ça montait bien à un mètre, un mètre cinquante de haut et donc, petit à petit, on avait rajouté du bois broyé, des matières pour que notre plant de patates monte.

On s’imaginait qu’il nous ferait des kilos et des kilos de pommes de terre…

Pour nous, ça a été un échec assez cuisant parce que finalement, on n’a pas eu grand-chose et on a complètement abandonné ça. Voilà donc, les pommes de terre ici, on en fait beaucoup parce qu’on adore ça déjà.

Et puis parce que ça nous permet, entre les récoltes de primeurs et les récoltes de conservation, quand le plant a bien séché, d’être quasi autonomes en pommes de terre à l’année.

Il y a qu’à partir du mois de mars où en général on finit les stocks et on est bien content.

Ça fonctionne super bien. C’est vraiment une culture qui est très gratifiante même quand on débute.

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Soirée decroissance avec Vincent Liegey lundi 28 mars

Le collectif Permamontreuil vous invite à une soirée/rencontre autour de la décroissance avec une conférence de Vincent Liegey   le lundi 28 mars 2022 de 19h00 à 22h00aux Epernons 14, rue des Epernons – 93100 Montreuil   Déterminer s’il est encore possible et souhaitable d’appuyer sur l’accélérateur de l’économie mondiale est aujourd’hui une question majeure. Concilier la préservation de laLire la suite "Soirée decroissance avec Vincent Liegey lundi 28 mars"

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Nichoirs oiseaux : les accueillir dans son potager en permaculture

Accueillir les oiseaux des jardins est un vrai plus pour le potager en permaculture.

Les petits passereaux sont, sans aucun doute, d’excellents régulateurs des populations de certains insectes un peu envahissants.

Faut-il installer des nichoirs oiseaux dans son jardin ?

Les oiseaux du jardin au service du jardinier

Les mésanges, par exemple, se sont spécialisées dans les chenilles et arpentent tous les végétaux, du plus petit au plus gros, à la recherche de ce mets juteux apprécié des oisillons comme des adultes.

Chenille mangée par une mésange charbonnière.

Mésange charbonnière avec une chenille dans le bec.

Rappelons qu’en pleine période de nourrissage, c’est 600 allers-retours au nid… La bergeronnette grise, elle, fera les 100 pas dans votre pelouse, coupée pas trop ras, à la recherche d’insectes adultes se déplaçant au sol.

Photo oiseau de bergeronnette grise.

Bergeronnette grise.

Enfin, la rougequeue noire fera le guet au sommet de son piquet favori, prêt à fondre sur le moindre insecte en vol.

Photo oiseau de rougequeue noir femelle.

Rougequeue noir femelle.

Avec ces 3 espèces d’oiseaux, vous avez ainsi une protection importante contre les insectes, quel que soit leur mode de vie ou leur stade de développement. Vous comprendrez aisément qu’à l’automne, ces oiseaux profitent du fruit de leur travail… en picorant quelques raisins, pommes et autres fruits juteux qu’ils ont sauvés en partie. Juste retour des choses, répondant à l’adage : « tout travail mérite salaire ».

Le meilleur nichoir pour oiseaux dans votre jardin en permaculture… c’est votre jardin

Avant d’aborder le sujet des nichoirs oiseaux proprement dit, rappelons que, le nichoir idéal dans votre jardin, c’est votre jardin.

Je vous l’ai sans doute déjà dit pour les mangeoires oiseaux, mais le raisonnement est ici le même.

Plus votre jardin s’approchera d’un état naturel, moins il sera nécessaire de pallier les manques par des structures artificielles.

Conserver les vieux arbres creux, planter des haies, laisser tranquille cette lame de bardage dont le nœud de bois a sauté permettant l’accès au grenier.

Laisser libre accès au cabanon du jardin en faisant un trou à la scie cloche dans la porte.

Laisser une zone d’herbes folles et hautes au fond du jardin pour les oiseaux nichant à terre, un tas de branches, un tas de bois, feront également l’affaire.

Installer une « trappe à vie » sur la porte de la remise, ou celle du garage.

Passage pour hirondelle dans porte de garage.

Pose de trappe à vie pour l’hirondelle rustique.

Il s’agit d’une chatière posée à l’envers, à 1,70m de haut et à 80 cm du bord.

L’été, la porte reste ouverte et permet aux oiseaux de s’installer à l’intérieur, l’hiver, porte fermée, cela évite les courants d’air.

Cela marche bien pour les hirondelles rustiques, par exemple, qui trouvent trop souvent porte close dans nos régions.

Difficile quand on a l’habitude de bâtir son nid de terre à l’intérieur des bâtiments.

Le triple effet nichoir : aide biodiversité, aide-jardinier, outil pédagogique.

Installer des nichoirs oiseaux se fait pour compenser les éléments naturels trop peu présents ou trop jeunes pour jouer leur rôle d’habitat pour l’avifaune. Les nichoirs ont également un rôle pédagogique, car ils facilitent l’observation et permettent de mieux accepter les fientes des mésanges sur le mobilier de jardin quand on a observé la quantité de chenilles qu’elles ont pu débarrasser au verger, comme au potager en permaculture.

Enfin, le nichoir oiseau permet à toutes ces espèces en déclin, de trouver des oasis où habitat et nourriture abondent.

Merci pour eux !

Nichoir et mangeoire ne font pas bon ménage

Rappelons que les nichoirs-mangeoires vendus dans le commerce ne sont pas recommandés.

Ces boîtes couteau suisse, ne font bien, ni l’un, ni l’autre.

Un nichoir oiseaux qui fait également mangeoire, à ne pas acheter.

Ni mangeoire, ni nichoir, à éviter absolument.

L’entrée d’un nichoir se faisant par le haut, celui d’une mangeoire se situant en bas, il y a toujours un trou de trop…

De plus, les oiseaux commençant à chercher une cavité en février, quand une activité intense a encore lieu à la mangeoire, il y a peu de chance qu’un oiseau installe sa marmaille si près d’un tel raffut.

Dans le cas contraire, il va s’épuiser à repousser tous les assaillants hors du territoire jusqu’à fin mars, fermeture officielle des mangeoires.

Oublions l’idée, elle n’est pas bonne.

Si la mangeoire peut être bariolée à votre goût, il n’en est rien des nichoirs.

Cette simple boite va contenir ce qu’il y a de plus précieux et de plus fragile pour les oiseaux : leur progéniture.

Les nichoirs en forme de « petites-maisons dans la prairie aux volets bleus » n’ont pas leur place dans le jardin, où ils sont la risée des prédateurs de tous poils et plumes.

Ce nichoir pour oiseaux est trop voyant.

Exemple de nichoir oiseau, beaucoup trop visible.

Si vous les trouvez jolis, faites comme moi, mettez-les dans votre salon ! 🤣

Des oiseaux aux mœurs diverses

Vous pouvez installer tous les nichoirs que vous souhaitez, les espèces habituées à utiliser une fourche de branche n’y entreront pas.

Le chardonneret, le pinson des arbres, le merle noir, font partie de ces espèces.

Les espèces dites « cavicoles », nichaient à l’origine dans les arbres creux.

Mésanges bleues, mésanges charbonnières et consorts, sittelles torchepot, moineaux domestiques et moineaux friquet, font partie de ces espèces.

Photo oiseau de Mésange bleue.

Mésange bleue.

Photo oiseau de sittelle torchepot.

Sittelle torchepot.

Photo oiseau de moineau domestique.

Moineau domestique.

Photo oiseau de moineau friquet.

Moineau friquet

Elles apprécient les nichoirs dont l’ouverture est juste à leur taille.

Cela évite de se faire piquer la place par plus gros que soi, et que sa progéniture serve de banquet aux prédateurs comme la fouine, le geai et le pic épeiche.

Le trou d’envol doit se situer dans la partie haute du nichoir, limitant encore l’accès aux oisillons présents dans le fond du nichoir.

Quand on sait que le matelas douillet confectionné par les oiseaux peut faire jusqu’à 10 cm, il est bon de prévoir un trou d’envol à environ 15/20 cm du fond du nichoir.

Une fois encore, évitez donc les nichoirs quasi carrés du commerce avec un trou énorme au milieu de la façade.

Quel nichoir oiseau pour espèces cavicoles ?

Nichoir oiseau pour espèces cavicoles.

On évitera de placer un petit perchoir à l’entrée du trou d’envol qui n’est utile qu’aux prédateurs.

Un nichoir oiseaux ne doit pas avoir de perchoir devant l’entrée.

Évitez les perchoirs devant l’entrée du nichoir.

Les espèces dites « semi-cavicoles », nichaient à l’origine sur des falaises ou sur la rive des rivières creusée par le courant.

Elles se sont ensuite adaptées aux vieux murs des bâtisses en pierre mal jointées.

Le rougequeue noir, son cousin, le rougequeue à front blanc appelé aussi le rossignol des murailles et la bergeronnette grise font partie de ces espèces.

Photo oiseau de Rossignol des murailles.

Rossignol des murailles

Elles ont besoin de positionner leur nid à l’abri des regards indiscrets et des intempéries, mais ont besoin de plus de lumière… un peu claustrophobes ces volatiles ?

Ces nichoirs sont donc beaucoup plus ouverts et nécessitent d’être encore plus discrets dans le paysage pour ne pas risquer d’attirer l’attention des prédateurs.

Où et comment installer son nichoir à oiseaux dans son jardin en permaculture ?

Les nichoirs sont à installer sur les arbres ou contre les bâtiments.

Dans le premier cas, l’orientation n’a que peu d’importance, il n’y a pas de microclimat autour d’un tronc d’arbre, même d’une cinquantaine de centimètres de diamètre.

Sur un bâtiment, on évitera le plein nord, trop humide et trop froid, et depuis peu, changement climatique oblige, également le plein sud plein soleil toute la journée, pour ne pas laisser griller les jeunes lors d’épisodes caniculaires.

Si la façade du bâtiment ne présente pas de relief, on placera le nichoir à 80 cm d’un bord.

Cela permettra aux oiseaux d’arriver discrètement par la façade adjacente, tout en empêchant l’accès du nichoir à la fouine qui utilise les angles de murs pour grimper comme sur un tronc d’arbre.

On ne posera jamais un nichoir sur un support qui se prolonge devant lui comme une poutre ou une branche horizontale facilitant l’accès pour les prédateurs.

La hauteur idéale se situe entre 2 et 4 mètres de haut, de préférence à la verticale, sinon préférez l’inclinaison vers l’avant limitant l’entrée d’eau en cas d’intempéries.

Enfin, pour la fixation, préférez des vis ou des clous.

Il est préférable de percer 2 trous dans un arbre bouchant ainsi quelques vaisseaux de circulation de sève, que d’étrangler l’arbre avec du fil de fer, ou à la longue, l’ensemble de la circulation de la sève peut être compromise.

Les petits bouts de bois limitant cela, finissent toujours par tomber et déséquilibrer le nichoir. Concernant les clous et les vis, on peut comparer cela au perçage des oreilles…

La construction d’un nichoir

Le nichoir est en sapin ou épicéa.

Ce bois tendre est facile à travailler et résistera bien aux intempéries pendant une bonne dizaine d’années…

Attention tout de même aux poches de résine qui, s’il y en a, doivent se trouver à l’extérieur du nichoir.

L’épaisseur du bois est de 20 mm permettant un vissage aisé sur la tranche, jouant un rôle d’isolation thermique et décourageant les pics à la recherche d’oisillons à se mettre sous le bec.

Aucun traitement, ni intérieur, ni extérieur, pour permettre au bois de griser et de se fondre avec le milieu.

Photo nichoir oiseau patiné.

Nichoir oiseau naturellement grisé.

Du brou de noix maison éventuellement, mais pas de couleurs vives.

Photo nichoir oiseau patiné.

Nichoir oiseau naturellement grisé.

La paroi intérieure doit rester brute, sans ponçage, permettant aux jeunes oiseaux épris de liberté de pouvoir s’évader le moment venu.

L’étanchéité doit être parfaite au niveau du toit, c’est de là que vient la pluie…

Si le fond est moins étanche, c’est moins gênant, cela évitera un effet piscine si l’eau rentre quelque part.

Les courants d’air sont à éviter au maximum, les jeunes oisillons naissant nus.

Concernant la quincaillerie, on préférera de loin les vis, aux clous, que le travail du bois « tire » sans effort.

La colle n’est pas adaptée.

La trappe de visite pour le nettoyage automnal se fera au niveau de la façade ou de l’un des 2 côtés.

Cela permettra un nettoyage bien plus simple qu’au niveau du toit.

Le nettoyage des nichoirs

Le nettoyage annuel se fera en septembre/octobre : « rentrée des classes, sortie des nids ». Avant, vous pourriez déranger une couvée tardive, après, vous pourriez déranger des animaux installés là pour l’hiver, comme le vulcain, papillon diurne passant l’hiver sous forme adulte, dans des abris de fortune… ou de luxe, dans le cas présent.

Photo paillon Vulcain.

Photo papillon Vulcain.

La chenille de ce papillon se nourrit exclusivement d’orties, cela peut aider à prendre soin de lui…

Le nettoyage des nichoirs consiste à retirer le nid, balayer les débris restants et vaporiser du vinaigre d’entretien à 14 degrés pour le désinfecter.

Cela permet de supprimer les éventuels parasites, ou leur ponte, qui attendent bien sagement le retour des propriétaires pour les infester de nouveau.

Ainsi, les oiseaux commencent la saison avec une charge parasitaire moindre qui ne les affaiblit guère.

Epilogue

En suivant ces quelques conseils, vous pouvez donner un véritable coup de main aux oiseaux du jardin qui vous le rendront bien au verger comme au potager.

L’observation des allers et venues des oiseaux dans les allées du jardin, l’écoute des chants en particulier au printemps, en fait également des alliés de la douceur de vivre, nous permettant d’oublier un peu notre quotidien guidé par une société en perdition.

Sébastien Lazzaroni

Sébastien Lazzaroni

Naturaliste de terrain depuis l'enfance, Sébastien Lazzaroni est un amoureux de la faune et de la flore sauvage. Il explore, observe, recense et préserve la nature sauvage grâce à la confection et la pose de nichoirs et d’aménagements divers. Ancien professeur de biologie, il partage, avec pédagogie, son expérience au travers de conférences déambulées pour comprendre, d’ateliers bricolage pour agir, d’articles hebdomadaires dédiés sur son blog colocaterre, et sa page facebook colocaterre. Il conseille également les particuliers et les professionnels dans la mise en place de stratégies pour accueillir la biodiversité et en faire une alliée du jardin, du potager, des cultures, des vergers et de la douceur de vivre.

Nos haies en permaculture sont de formidables abris naturels pour héberger les oiseaux toute l’année et leur offrir également nombre d’insectes pour les stabiliser sur votre jardin.

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D’une pelouse à un potager en permaculture hyper productif

Vous avez envie de voir un beau potager en permaculture, créé par des personnes qui n’y connaissaient absolument rien 2 ans auparavant ?

Selim et Jed sont partis d’un espace enherbé classique, pour le transformer en un formidable potager productif basé sur notre formation en ligne « Le potager perma+ ».

Au bureau d’études Permaculture Design, nous sommes fiers de pouvoir participer au changement et d’aider des personnes à se former à créer leur jardin d’Éden.

Si vous aussi vous voulez passer à l’action, on vous laisse découvrir toutes nos formations en ligne.

Dans la vidéo qui suit, vous allez pouvoir regarder la présentation du potager en permaculture de Selim et Jed et connaître leur parcours. Ils nous emmènent aux États-Unis près de San Francisco où se trouve leur jardin luxuriant.

Merci à Jed et Selim pour ce témoignage très inspirant.

Retranscription de la vidéo :

Selim :
Une des choses qui me rapporte le plus de joie et de fierté quand je viens dans ce jardin en permaculture, c’est de voir le foisonnement de vie, de voir toutes les abeilles, tous les insectes, les pince-oreilles qui sont juste partout là autour de nous, je trouve ça extraordinaire parce qu’ils n’étaient pas là l’année dernière.

Jed :
L’une des choses dont je suis le plus fier dans ce jardin est la quantité de nourriture que nous avons fait pousser dans un si petit espace et je pense que les tomates en sont un excellent exemple.

Nous avons récolté des milliers de kilos de tomates tout au long de l’été et maintenant, c’est le mois d’octobre et nous avons encore toutes ces magnifiques tomates San Marzano qui poussent et je veux vous montrer une tomate vraiment spéciale pour moi.

Nous avons cultivé ces tomates anciennes.

Elles sont appelées Kellogg’s Breakfast et ce sont les plus belles grosses tomates jaunes anciennes. Elles sont sucrées et la chair est vraiment tendre.

Et nous avons fait des salades, des bruschettas et toutes sortes de choses incroyables, tout l’été. Et il n’y a pas que les tomates.

Vous pouvez faire pousser d’énormes aubergines, ici derrière nous, et des haricots, des radis, des carottes et des betteraves.

Tellement, tellement, tellement génial dans un si petit espace.

Jed et Selim :
Bonjour, je m’appelle Selim et je m’appelle Jed.

Potager en permaculture climat méditerranéen.

Selim et Jed dans leur potager Perma+ en Californie.

Selim :
Je suis originaire de Tunisie, je suis coach de vie PNL en développement personnel.

Je suis passionné par la permaculture et j’adore jouer à la guitare.

Jed :
Et moi, je viens des États-Unis, je suis écrivain et je suis passionné par la comédie, l’improvisation et aussi la géographie.

Comme Selim et Jed, créez votre Potager en permaculture.

Ils ont suivi et appliqué notre formation en ligne qui les guide de A à Z pendant 3 ans.

👉Vous n’avez jamais planté de légumes ? Cette formation est pour vous, on vous dit tout ! 

Un potager en permaculture en climat méditerranéen

Nous habitons en Californie dans une petite ville qui s’appelle San Rafael très proche de San Francisco, peut-être 30 minutes au nord de San Francisco.

Selim :
Nous avons décidé de transformer un jardin enherbé en un beau potager permaculturel.

Notre contexte ici est un climat méditerranéen, il ne gèle pas en hiver, il y a très peu de pluie et en été, il ne pleut pas pendant six mois de l’année à peu près d’avril à octobre ; c’est extrêmement sec.

Pelouse avant jardin en permaculture.

Le jardin tel qu’il était au départ.

La façon dont j’ai découvert la permaculture et que je m’y suis passionné, c’était en prenant conscience un peu de ce qui se passait dans la société d’un côté et de l’autre côté, voulant moi juste m’améliorer un peu plus, découvrir, développer un peu plus ma patience, ma tolérance.

Dans mon cheminement de développement personnel qui m’a amené à être un coach, j’ai réalisé que travailler avec la nature, passer du temps avec la nature me connecter, nous aidait à juste nous sentir un peu plus connectés, un peu plus patient etc.

Et donc, j’ai voulu emprunter tout doucement ce chemin.

Je trouvais aussi ridicule le fait qu’à l’école, depuis notre plus tendre enfance, on ne nous a jamais appris à faire pousser de la nourriture.

Que tout ce qu’on sait, c’est que la nourriture, mais en fait ça pousse dans les supermarchés ; ce qui est ridicule vu que c’est un de nos besoins le plus urgent, le plus important.

Le troisième point, c’est vraiment le réchauffement climatique.

Je prenais conscience de tout ce qui se passait autour de moi, mais je me sentais extrêmement impuissant et la permaculture en fait, est venue répondre un peu à tout ça.

Comment apporter une solution par rapport au changement climatique, comment apprendre à faire pousser notre propre nourriture et apprendre aux prochaines générations aussi ?

Et enfin, passer du temps à évoluer au rythme de la nature, ça fait vraiment… ça ramène beaucoup de paix, ça ramène beaucoup de patience, de calme et j’aime beaucoup ça.

Planche de cultures des légumes annuels du potager permaculture.

Préparation des planches de cultures du « Potager Perma+ ».

Jed :
Et pour moi, c’était Selim qui m’a fait découvrir la permaculture et aussi je pense que le changement climatique c’est comme un grand problème pour le monde et je pense que j’ai pensé qu’un jardin potager, c’est une vraiment bonne idée.

Notre vision globale sur du long terme, ça serait de pouvoir produire une grande majorité de nos besoins, que se soit alimentaire, vestimentaire, que ce soit également en énergie, mais aussi de pouvoir partager ça avec le maximum de personnes.

Le volet communautaire est extrêmement important pour nous, que ce soit communautaire par rapport à la famille ou que ce soit communautaire par rapport au voisinage, que ce soit aussi communautaire globalement et aussi avec la nature et tout ce qui vit autour.

Alors maintenant, je dois changer en Anglais parce que c’est un peu trop difficile pour moi d’expliquer en français.

Réalisation de lasagnes en permaculture dans le jardin.

Premier test en permaculture : réalisation de cultures en lasagnes.

Ainsi, l’année dernière, nous avons commencé à expérimenter dans le jardin pendant la pandémie nous avons réalisé des lasagnes et des wicking beds, et nous avons acquis beaucoup d’expérience pratique, en jardinant et essayant les principes de permaculture.

Et puis l’année dernière, nous avons décidé : « d’accord, voyons un peu plus grand ».

Nous avons donc décidé de reprendre notre jardin ici, qui n’était que de l’herbe auparavant. C’était environ 70 m2 d’herbe, et nous avons décidé : « transformons cela en un jardin comestible ».

Préparation de sol potager permaculture.

Début de l’installation du « Potager Perma+ ».

Et faisons… faisons pousser de la nourriture ici.

Et essayons quelque chose d’un peu plus grand en utilisant les principes de la permaculture. »

Donc nous avions envie de faire pousser une grande diversité de fruits et légumes et en même temps pouvoir faire en sorte que le jardin puisse s’autosuffire à lui-même donc, de faire en sorte que la fertilité puisse revenir par elle-même du jardin au jardin sans avoir à aller la chercher à l’extérieur.

Nous voulions aussi pouvoir vivre en harmonie avec toute la vie autour de nous donc tous les animaux, les insectes, etc., et nous voulions aussi avoir un espace agréable où nous pourrions passer du temps.

Gestion des nuisibles dans un potager en permaculture

Jed :
Un problème majeur que nous avons rencontré dans le jardin, et je pense que la plupart des gens l’ont rencontré, c’est la question des animaux nuisibles, des animaux qui viennent et essaient soit de manger les aliments qui poussent, soit qui perturbent notre jardin.

Et le meilleur exemple était probablement un raton laveur.

Nous avions un raton laveur, et nous avions des caméras vidéo ici, donc nous le voyions la nuit, entrer dans notre jardin et creuser là où nous venions de planter des graines, parce que le raton laveur cherchait des vers, et puis nous devions remettre le sol en état et replanter les graines, c’était un énorme problème.

Raton laveur dans potager en permaculture.

Photo du raton laveur qui a posé des soucis au début.

Et nous savions que nous voulions chasser le raton laveur de notre jardin, sans avoir à le blesser ou à le tuer, mais simplement le décourager de venir.

Après avoir essayé plusieurs solutions, nous avons découvert la solution parfaite.

C’est un système d’arrosage automatique qui est déclenché par le mouvement et par la chaleur et après s’être fait arroser trois nuits d’affilée le raton laveur n’est plus jamais revenu.

Suivre des formations en permaculture

Selim :
« D’autant qu’après m’être passionné de la permaculture, j’ai découvert Permaculturedesign.fr puis j’ai regardé quelques conférences en ligne et j’ai décidé d’acquérir la formation : « Inviter la permaculture au jardin » et c’est là où j’ai vraiment énormément appris à travers cette formation.

Tous les concepts, tous les principes et comment pouvoir faire un design.

Malheureusement, sur le moment, je n’avais pas de terrain où pratiquer, j’avais nulle part où pratiquer, je vivais en appartement.

Mais ça a été vraiment extrêmement aidant pour apprendre très vite toute la théorie.

Ainsi, l’année dernière, lorsque nous souhaitions nous lancer dans l’aventure de la permaculture pendant la pandémie, nous avons fait la formation « Comment choisir son support de culture ? » et cette formation nous a aidés à décider que nous voulions essayer une lasagne.

Et donc c’était un peu notre premier véritable effort pour démarrer le jardin, ici, dans notre arrière-cour, en nous salissant les mains, et passer de la théorie de la permaculture à la pratique, et cela a été très précieux pour commencer notre voyage.

Selim :
À l’arrivée de l’automne, on a décidé de transformer ce jardin en un petit potager et c’est au même moment que Permaculture Design a mis en ligne la formation « Le potager Perma + » j’ai vu tout de suite une extraordinaire opportunité de pouvoir apprendre extrêmement rapidement sur plusieurs contextes à la fois.

Donc la fertilité, les plantes, la biodiversité, etc. Et ce en faisant le moins d’heures possible et en maximisant les résultats. Ce qui nous permet… ce qui m’a permis… ce qui NOUS a permis de garder un haut niveau de motivation.

Des récoltes à pouvoir partager en famille, c’est aussi extraordinaire.

Panier de légumes issue du potager en permaculture.

Photo des récoltes issues du « Potager Perma+ ».

Jed :
Et vous pouvez voir les résultats ici.

Je veux dire : cet incroyable jardin est le résultat de « Potager Perma+ ».

Nous avons eu accès à ce modèle pour réussir à cultiver ce qui était avant uniquement de l’herbe, et qui est maintenant… des fruits et des légumes.

Photos du « Potager Perma+ ».

Le « potager Perma+ » adapté aux formes du terrain de Jed et Selim.

Je sais que pour moi, la permaculture m’a permis de mieux apprécier à quel point tout est connecté, à quel point chaque écosystème, chaque forme de vie, de notre cour à celle du voisin, jusqu’à la communauté sont connectés.

Ce sont des choses que j’ai toujours pensé inconsciemment.

Mais maintenant, j’en suis tellement plus conscient.

Et donc, vous remarquez ces choses dans le monde et vous voyez comment tout interagit, je ne sais pas…

C’est juste une merveilleuse perspective à avoir sur le monde.

Mare dans jardin permaculture.

La petite mare prévue dans les plans du « Potager Perma+ ».

Selim :
Pour ma part, la permaculture m’a apporté beaucoup.

Déjà, je ne me sens plus impuissant face au réchauffement climatique.

J’arrive à poser des actes concrets qui font vraiment une différence à l’échelle d’une personne.

Le fait de pouvoir chaque soir venir récolter de la nourriture ici dans notre petit « jardin supermarché » et pouvoir aller cuisiner ça et manger ça en famille, c’est aussi un très bon sentiment.

Potager permaculture légumes.

Le nouveau « jardin supermarché » de Jed et Selim.

Ça a définitivement transformé quelque chose à l’intérieur de pouvoir se sentir connecté à tout ce qui nous entoure en fait, de voir comment on dépend de la vie et la vie dépend de nous aussi.

Ce sentiment de connexion est très agréable.

Ça a fait définitivement développer la patience et le calme, juste attendre et juste vivre au rythme de la nature, d’accepter que certaines choses se passent bien et que d’autres se passent un peu moins bien et quand quelque chose se passe un peu moins bien, ça nous aide à juste devenir plus flexibles et essayer quelque chose de différent et beaucoup d’apprentissages, de découvertes et on grandit avec son potager.

Jed :
Si j’avais un message à donner à un futur permaculteur : ce serait de commencer petit, où que vous soyez.

Je suis si reconnaissant que nous ayons commencé avec des projets plus petits et plus faciles à gérer au début, comme les lasagnes et les wicking beds, parce que c’est tout simplement incroyable de voir ce que vous pouvez accomplir avec les compétences de base essentielles de la permaculture, et ensuite vous pouvez construire à partir de là, et je pense que pouvoir voir cet accomplissement se produire, même sur quelque chose de simple ou une petite zone de plantation est une chose merveilleuse.

Et donc si vous cherchez à commencer petit, commencez là où vous êtes, il n’y a rien de tel pour commencer à voir.

Selim :
Depuis notre venue au monde, on a absolument tout appris par essai/erreur.

Il n’y a pas une chose qu’on savait faire dès qu’on est sorti du ventre de notre mère.

Tout se passe par essai/erreur, c’est le premier mode d’apprentissage et il faut juste aborder la permaculture de cette manière-là.

Juste penser qu’en fait, on essaie quelque chose si ça marche, on en sait plus, si ça ne marche pas, on va aller chercher l’information sur YouTube et on essaie quelque chose de différent et c’est extrêmement motivant.

Donc, je vous suggère de toujours continuer à apprendre.

Les fruits et les légumes !

C’est vraiment génial parce qu’on a passé presque un an à faire des vidéos et j’étais celui qui devrait toujours parler en anglais : c’était très difficile !

Allez plus loin :

Selim et Jed ont créé une chaine Youtube (en anglais), qui raconte l’installation de ce potager en permaculture avec bonne humeur et légèreté. On vous recommande vivement de vous y abonner, d’autant plus qu’ils vont sous-titrer leurs vidéos en français 😉.

👉 Chaine YouTube LateBloomersPermaculture

 

Les trois formations en permaculture citées et suivies par Jed et Selim :

Avec ce « potager-école » de 70 m2, inutile d’avoir de l’expérience pour déguster vos légumes bio toute l’année. Pendant 3 ans, on vous dit quoi faire tous les quinze jours, vous n’avez qu’à suivre le guide étape par étape… et récolter…😀

Suivant la qualité de la terre de votre jardin, mais aussi de vos objectifs de productions de légumes, vous devez choisir le meilleur support de culture. Cela tombe bien, c’est exactement ce que cette formation va vous aider à faire en très peu de temps et facilement…

Concevoir et transformer son lieu de vie en jardin d’éden demande un minimum de méthode pour savoir comment faire et par quoi commencer. À la fin de cette formation, vous aurez le plan final ainsi que les différentes étapes pour installer votre jardin productif en légumes et fruits, beau, fonctionnel et qui sera aussi un véritable havre de paix pour la biodiversité.

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Potagers en permaculture, 4 exemples dans un même jardin

Chaque jardin ou potager en permaculture est unique car il est adapté aux objectifs de ses propriétaires et à son contexte.

Pour se nourrir sainement et avoir de bons légumes, Stéphanie, membre des formations de notre Bureau d’études Permaculture Design, a créé pas « 1 » mais « 4 » 😅 jardins potagers en permaculture différents au fil des années. Elle nous partage ses expériences potagères dans son superbe jardin en permaculture, ouvert au public près de Guérande.

La vidéo pour découvrir ces 4 exemples de potager en permaculture 👇 👇 👇

La diversité offerte par la culture du potager en permaculture me plaît beaucoup, et je suis toujours étonnée de la diversité des légumes qu’on peut manger.

C’est ce qui m’intrigue et me motive là-dedans !

Le potager n’a pas été ma première préoccupation, mais j’en ai fait plusieurs, à différents endroits, à différentes périodes, ils ont évolué, en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs et en s’adaptant au terrain.

Ici le sol est lourd, argileux et humide, et froid en hiver. Cela signifie que la terre a de la peine à se réchauffer au printemps, donc on travaille souvent en buttes surélevées pour cultiver nos légumes. Bien sûr, l’objectif de ces potagers, c’est d’atteindre une certaine autonomie alimentaire, d’avoir des légumes qui ont du goût, d’aller les ramasser juste avant de les consommer.

Mon petit plaisir du soir, c’est d’aller manger directement dans le jardin, des fraises, quelques tomates, des fleurs…

Téléchargez gratuitement notre « guide du permaculteur débutant » !

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1. Le potager classique

Ici, c’était la première zone que j’avais investie en potager, parce que c’était un point chaud du terrain proche de la maison.

Mais on se trouve quand même en zone 2 en distance.

L’idée, c’était de monter au-dessus du terrain qui était très humide, et de permettre à la terre de se réchauffer un peu.

Comme on a de la construction, l’idée c’est que la brique de récupération au sol permette de capter la chaleur et d’empêcher l’herbe de pousser. Idem avec les paillis d’ardoises noires autour : c’est pour garder la chaleur.

Maintenant, je vais beaucoup plus vers des buttes en lasagnes, c’est très efficace. Je vais vers une multitude de matériaux que je place pour que ça se dégrade. Au début, je travaillais juste avec la terre et le compost. Maintenant, j’évolue avec diverses matières organiques que j’utilise pour nourrir mon sol.

2. Le potager en permaculture

Le deuxième essai de potager est réalisé avec des buttes peu élevées, en courbes, qui sont perpendiculaires aux courbes de niveau.

C’est un potager qu’on a désigné « permaculture » avec un arrosage par le dessous, pour éviter les maladies. En Bretagne, les tomates attrapent vite le mildiou. La conception a été réalisée sur plans, en tenant compte des principes de permaculture, pour être le plus efficace possible et pour ne pas arroser sur les feuillages des légumes, donc en arrosant par dessous, de manière à amener l’eau par la racine, pour qu’elles aillent chercher l’eau profondément. On a un robinet un peu plus loin qui vient du puits, et on met le tuyau dans le drain. Le drain part dans le potager sur une dizaine de mètres et arrose l’ensemble du potager. Il y a trois drains successifs qui rayonnent pour arroser les légumes, ça fonctionne très bien quand les légumes sont déjà installés.

On ne fait que très peu de semis, comme on est en paillage épais. Ma technique, c’est plutôt de semer en terrines ou de semer en godets et de venir repiquer dans les potagers.

3. Un potager en permaculture surélevé

Le troisième potager, c’est celui de mon ami, il est d’ailleurs plus à son échelle : les buttes sont plus grandes parce qu’il est plus grand. Il est inspiré de la méthode Wallner, avec du bois, beaucoup plus de fumier que les précédents où on a travaillé avec du compost de déchets verts. Je me suis rendue compte avec mon retour d’expérience que sans fumier, les légumes poussent beaucoup moins bien, les récoltes sont moins abondantes. L’apport de matière animale au démarrage du potager est indispensable.

Sur ce potager-ci, on a donc amené beaucoup plus de fumier au départ et on a essayé de mettre du bois en-dessous, pour avoir une longévité plus importante.

4. Le potager professionnel en permaculture

On est ici sur d’autres formes de potagers, plus professionnels, parce qu’on est plus efficaces.

La cueillette prend beaucoup de temps – déjà, au mois d’août et septembre, ça prend beaucoup de temps, mais quand les plantes sont toutes mélangées et dans tous les sens, la cueillette prend encore plus de temps.

Donc en adoptant un point de vue rationnel et professionnel, j’ai aligné et étagé la végétation, plus que dans les potagers personnels.

On a ici des boutures de rosiers de Damas, une hémérocalle que j’ai sélectionnée – qui est très bonne et que je veux mettre en culture – ici un fenouil, c’est une plante que j’utilise beaucoup, et enfin différentes buttes, différentes hauteurs…

Globalement, on garde toujours une ou deux largeurs de grelinette pour être efficaces au moment du décompactage.

C’est finalement beaucoup les animaux du sol qui font le décompactage. On le fait une ou deux fois, et ensuite on laisse travailler la vie du sol, avec la paille, le foin, le fumier, etc.

Nous avons commencé à cultiver un potager pour nous nourrir sainement, avoir de bons légumes.

À l’origine, j’étais plus dans l’ornement.

J’aime les plantes vivaces, donc dans le potager, je me tourne vers des plantes pérennes : beaucoup d’asperges, de choux perpétuels, de plantes qui se ressèment toutes seules, de bisannuelles…

Voilà, mon chemin vers le potager sera sûrement une évolution vers des plantes comme la tétragone, des plantes pérennes !

Faire les semis tous les ans, ce n’est pas mon truc, à part pour les tomates ou les choses comme ça. Fondamentalement, c’est le goût qui m’amène à ça et la curiosité de cultiver d’autres plantes, d’autres choses, comme des poires de terre, du gingembre japonais, du curcuma, des choux en tous genres…

Pour avoir cultivé des arbres, des plantes d’ornement, des arbustes, des plantes vivaces, des cactus… j’en arrive à la conclusion que le potager est vraiment le plus exigeant en temps, en nourriture du sol et en arrosage.

Donc, pour les gens qui commencent par le potager : ils commencent par la partie la plus difficile et la plus exigeante de la culture, alors il ne faut pas désespérer, vous commencez par le plus difficile d’emblée !

Si vous voulez en plus faire pousser des endives, comme ma copine Martine, vous ajoutez encore à la difficulté.

ll ne faut pas négliger le temps de récolte, qui représente entre 40 % et 50 % du temps consacré au potager !

Vous souhaitez créer votre potager en permaculture, mais ne savez pas comment vous y prendre, ou par quoi commencer ?

Notre formation en ligne « Le Potager Perma+ », destinée aux débutants, vous apprend et vous accompagne pendant 3 ans. Laissez-vous guider pas à pas et récoltez vos légumes sains et savoureux.

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Le Sens de l’Humus et l’IPAUP-93 vous invite à une soirée/rencontre autour du sol avec une conférence de Marc-André Selosse et le spectacle de Sophie Accaoui «Autour d’un ver»

le samedi 19 février 2022 de 18h00 à 23h00à l’A.E.R.I.57, rue Etienne Marcel – 93100 Montreuil     A l’interface entre sciences, culture, art et société, les cycles de rencontres IPAUP-93 (Ingénierie pédologique pour une agriculture urbaine participative) sont des espaces d’échanges visant à favoriser l’émergence d’une plus large compréhension, par le public, des enjeuxLire la suite "Le Sens de l’Humus et l’IPAUP-93 vous invite à une soirée/rencontre autour du sol avec une conférence de Marc-André Selosse et le spectacle de Sophie Accaoui «Autour d’un ver»"

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