L'agriculture régénératrice redéfinie

Depuis plusieurs années j’enseigne et partage ma passion pour la permaculture et l’agriculture régénératrice partout au Québec. Il y a quelques semaines, je suis tombé sur cet excellent article par Ethan Roland Soloviev qui permet de vraiment mettre en lumière ce qu’est l’agriculture régénératrice ainsi que les bases de sa mise en place. J’en ai fait la traduction avec la permission de l’auteur et je vous l’offre aujourd’hui. La permaculture est un coffre à outils extraordinaire pour concevoir ce type de système. Comme l’auteur le mentionne, cette définition n’est que le début de la conversation, mais quelle conversation importante pour l’avenir de l’humanité!

L'agriculture régénératrice redéfinie
par Ethan Roland Soloviev. Traduit et adapté par Wen Rolland.

Le terme agriculture régénératrice apparaît partout ces temps-ci. De nouvelles mentions sur internet arrivent presque quotidiennement dans des articles, des blogues, des mots cliques et des gazouillis sur les agriculteurs, les entreprises et les fondations qui attirent l’attention vers ce nouveau sujet chaud : l'agriculture régénératrice.

Il est merveilleux de voir une telle conversation à grande échelle sur l'agriculture, la santé des écosystèmes et le carbone du sol. Malheureusement, dans tout le « buzz », certaines des définitions de l'agriculture régénératrice qui ont émergé ne sont pas à la hauteur de son plein potentiel. Beaucoup se concentrent uniquement sur le carbone du sol, en ignorant la biodiversité, les cycles de l'eau et le bien-être humain. Même s’il est vrai que la fertilité des sols et la séquestration du carbone sont extrêmement importantes pour la capacité de notre planète à cultiver des aliments, c’est la pointe de l'iceberg de ce que l'agriculture régénératrice peut signifier et faire pour nous.
Après des mois de consultation avec des centaines d'agriculteurs, d’éleveurs, de designers et d’entreprises à travers le monde, Terra Genesis International a développé une nouvelle définition holistique de l'agriculture régénératrice:
  • L'agriculture régénératrice est un système de principes et de pratiques agricoles qui augmente la biodiversité, enrichit les sols, améliore les cycles de l'eau et améliore les services écosystémiques.
  • L'agriculture régénératrice vise à capturer le carbone dans le sol et la biomasse aérienne, en inversant les tendances mondiales actuelles d'accumulation atmosphérique. En même temps, elle offre des rendements accrus, une résilience devant l'instabilité climatique et une plus grande santé et vitalité pour les communautés agricoles.
  • Le système s'appuie sur des décennies de recherches scientifiques et appliquées par les communautés mondiales d'agriculture biologique, d'agroécologie, de gestion holistique, d'agroforesterie et de permaculture.

Toutes les pratiques agricoles régénératrices sont guidées par des principes qui sont appliqués de manière unique à chaque climat et biorégion:
  1. Améliorer progressivement les agroécosystèmes dans leur totalité (sol, eau et biodiversité);
  2. Créer des conceptions spécifiques au contexte et prendre des décisions holistiques qui expriment l'essence de chaque ferme (ou projet);
  3. Assurer et développer des relations justes et réciproques entre toutes les parties prenantes;
  4. Permettre le développement et l’évolution continuelle des individus, des fermes et des communautés afin de réaliser leur plein potentiel.

De ces quatre principes émerge une grande diversité de pratiques qui ont été plus largement définies et étudiées pour le premier principe que nous proposons. La définition que nous offrons présente les pratiques agricoles régénératrices les plus explorées, laissant de l'espace pour articuler dans le futur les pratiques à mettre de l’avant pour les autres principes.

Certaines des pratiques agricoles régénératrices qui peuvent progressivement améliorer les agroécosystèmes dans leur totalité sont l'agriculture sans labour, l’agriculture organique annuelle, le thé de compost et le compostage, le biocharbon et la Terra Preta, culture de pâturage, la gestion holistique (Savory), l'intégration d’animaux, l’aquaculture, les cultures vivaces, les pratiques silvopastorales et l’agroforesterie. (Voici la liste de Sheldon Frith pour plus détails sur certaines de ces pratiques.)
Une liste complète et une description des pratiques agricoles régénératrices spécifiques au climat est disponible dans The Carbon Farming Solution: A Global Toolkit of Regenerative Agriculture (Toensmeier, 2016).

L'agriculture régénératrice se développe à partir du système vivant de connexion entre les humains et leur écosystème à travers l'agriculture. Comme les systèmes vivants, l'agriculture régénératrice évoluera et grandira. Cette définition est un point de départ: nous accueillons avec joie la conversation mondiale qui permettra de continuer à développer et à améliorer cette définition afin que nous puissions réellement inverser le changement climatique et régénérer la planète.

Quelles sont vos réflexions sur l'agriculture régénératrice? Que se passera-t-il si la définition ne comprend que le carbone du sol? Quelle est l'action la plus importante que vous pouvez prendre pour favoriser l'adoption de l'agriculture régénératrice dans le monde?
Lien vers l’article en version original anglaise.

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(76) Lancement des initiations à la Permaculture aux Voies du Héron !

Capture d’écran 2017-05-21 à 14.49.54Le premier week-end de mai dernier s’est déroulé à Héronchelles  la première initiation à la Permaculture proposée par Les Voies du Héron, nouveau lieu de promotion de la Permaculture en […]

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Jardiner tout au long de la Vie – venez découvrir les ateliers


Qu’est-ce qu’une plante bio-indicatrice et que dit-elle sur votre sol ?

Le sol est un énorme réservoir de graines. Certaines sont périmées, d’autres en attente des conditions idéales pour sortir de terre.

Lorsque les conditions de sol et de climat sont réunies, ces graines vont germer, c’est ce que l’on appelle la levée de dormance. Ainsi lorsqu’on a une dominance de certaines plantes, on peut en déduire les conditions du sol dans lequel elles ont poussé et la dynamique de celui-ci. On peut ainsi connaître les premiers gestes à effectuer pour en améliorer la fertilité, la structure (trop argileuse, trop sableuse…)

Attention, avant d’agir, il faut observer et comprendre, en tant que permaculteur, on doit être des observateurs avant d’être des acteurs !
La nature tend toujours vers l’équilibre et il est important de comprendre que les plantes bio-indicatrices sont une première réponse de la nature pour ramener le milieu vers son équilibre.
Ce que l’on souhaite faire, c’est simplement accélérer l’action des plantes et amener l’environnement vers un stade qui va être propice aux plantes qui nous intéressent, à savoir, le plus souvent, le stade du potager et du verger.

Ce n’est pas parce que vous allez laisser une plante monter en graines et se ressemer toute seule que les graines de celle-ci vont effectivement lui succéder la saison suivante, car, si vous avez modifié la structure de votre sol (en l’aérant, en l’amendant…), il est possible que les conditions de germinations de la plante ne soient plus réunies. Cela signifie aussi qu’une plante arrivée dans votre jardin sans votre intervention a une raison d’être là, ce n’est pas parce que vous ne l’avez pas plantée qu’elle ne sera pas utile pour vous. Les plantes sauvages arrivent pour améliorer et protéger votre milieu. Elles peuvent aider à régler un problème au niveau de votre sol, donc, avant de les arracher sans vous poser de questions, observez-les, identifiez-les et écoutez ce qu’elles ont à vous dire. Que signifie l’arrivée de cette plante ? En « lisant » les plantes bio-indicatrices sur votre terrain, vous pourrez donc savoir ce qui se passe dans votre sol et savoir quoi faire pour corriger ou non la situation.

Par conséquent, en théorie, quand une plante sauvage vous « gêne » au jardin, il suffira de l’identifier pour connaître ses besoins, ses conditions idéales de levée de dormance et d’évolution et de changer votre contexte de milieu pour que ses conditions idéales ne soient plus réunies afin qu’elle ne revienne pas.

Comment savoir qu’une plante est bio-indicatrice de l’état de votre sol ?

Pour qu’une plante soit considérée comme bio-indicatrice dans un milieu, il faut qu’elle soit en dominance par rapport aux autres espèces présentes, c’est-à-dire au moins 5 à 10 sujets par mètre carré ou au moins 70 % de l’espace occupé par la même plante. C’est une logique de dominance de la plante parmi les autres.

Il y a plusieurs types de plantes bio-indicatrices : certaines indiquent des excès, d’autres des carences, d’autres le taux de vie du sol… Chaque plante a son caractère indicateur propre.
Pour vous aider dans cette observation et l’identification des plantes bio-indicatrices, plusieurs outils existent :

  • L’application PlantNet : pour vous aider à identifier les plantes que vous observerez grâce à votre mobile (pas infaillible, mais très intéressante quand même) Pour téléphones ANDROIDAPPLE
  • Une bonne flore, c’est-à-dire un ouvrage pour l’identification des plantes, par exemple : Le Guide Delachaux des fleurs de France et d’Europe
  • Des forums de botanique ou encore des associations de passionnées qui partagent localement ou en ligne leur savoir.

Une fois l’identification faite, nous utilisons ensuite l’encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf pour connaître, très précisément, le caractère indicateur de la plante identifiée. Cette encyclopédie comporte 3 volumes. Vous trouverez, en fin d’article, les références de ces ouvrages. Gérard Ducerf a fait un formidable travail avec ces encyclopédies très détaillées qui contiennent toutes les réponses dont vous pourriez avoir besoin pour faire votre propre diagnostic de sol en fonction des plantes observées.

Quelques exemples de plantes bio-indicatrices et leurs indications sur le sol dans lequel elles poussent :

Observer les plantes bio-indicatrices donne de nombreux renseignements sur la composition et l’état des sols dans lesquels elles poussent.

Mouron blanc – Stellaria media

  • Le mouron blanc — Stellaria media : indique une terre équilibrée en bonne santé… c’est une des rares plantes avec ce caractère indicateur d’équilibre, si vous en avez, vous pouvez vous en réjouir 🙂
Observer les plantes bio-indicatrices donne de nombreux renseignements sur la composition et l’état des sols dans lesquels elles poussent.

Renoncules rampantes – Ranunculus repens

  • La renoncule rampante — Ranunculus repens : indique un engorgement des sols en eau et matière organique. La dégradation des matières organiques ne peut pas se faire correctement à cause de l’excès d’eau (hydromorphisme). La matière organique ne peut pas être décomposée, elle n’est donc plus accessible pour vos plantes et cela entraîne des problématiques.
    Si vous avez un compactage du sol, notamment par temps humide, vous allez vous retrouver dans ce même type de situation avec un sol hydromorphe. Il faudra alors l’aérer en passant la grelinette ou en utilisant des plantes au pouvoir décompactant comme certains engrais verts (lin bleu, potier corniculé, sainfoin, trèfle incarnat…). On va pouvoir ainsi changer le milieu, le drainer si nécessaire ou encore trouver la source d’eau (ruissellement ou autre) qui en amont produit cet engorgement. On va donc pouvoir répondre aux problématiques indiquées par la plante bio-indicatrice pour ramener notre sol à un équilibre ou à une situation favorable à ce que l’on souhaite, pour un potager ou un verger par exemple.
Observer les plantes bio-indicatrices donne de nombreux renseignements sur la composition et l’état des sols dans lesquels elles poussent.

Liseron des haies – Calystegia sepium

  • Le liseron des haies — Calystegia sepium : indique un sol qui contient trop de matières organiques et trop d’eau. Cette plante apparaît souvent quand il y a eu un excès de fumier sur un sol frais et humide qui bloque la décomposition de la matière organique et entraîne diverses problématiques. C’est aussi une plante nitritophile donc qui aime tous les dérivés de l’azote. Pour s’en débarrasser, il faut donc réduire les quantités d’azote dans le sol à cet endroit : on peut, pour cela, répandre en surface quelques cm de bois broyé. Les micro-organismes du sol vont alors utiliser l’azote présent en excès dans le sol pour décomposer ce bois broyé. On va également décompacter le sol à la grelinette, vérifier s’il n’y a pas un problème de ruissellement d’eau en amont à traiter et implanter des légumes gourmands en azote (les légumes feuilles : épinard, chou, brocoli, salades…, les légumes fruits : tomates, aubergine, courge, concombre, courgette, melon…) pour qu’ils en prélèvent un maximum dans ce sol où il y en a en excès afin de retourner vers un équilibre.

Lancez-vous dans l’observation de vos plantes bio-indicatrices, votre sol vous en remerciera 😉

Nous espérons que vous aurez compris l’intérêt de l’observation des plantes bio-indicatrices et que vous allez vous en servir chez vous dès maintenant.

Pour vous aider à vous lancer, retrouvez, ci-dessous, en téléchargement direct, un PDF réunissant quelques-unes des plantes bio-indicatrices les plus connues.

Cliquez simplement sur l’image ci-dessous pour le télécharger.

Ce PDF à télécharger est proposé par EPLEFPA de Carcassonne,  http://www.epl.carcassonne.educagri.fr

Pour aller plus loin, nous vous conseillons fortement l’encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf (voir références ci-dessous). C’est un vrai investissement plus que rentable sur le long terme à avoir dans sa bibliothèque !!!

Également cette émission de radio de 2014 « Terre à terre » par Ruth Stégassy avec Gérard Ducerf sur les plantes bio-indicatrices : écouter l’émission en cliquent sur ce texte

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 1

« L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols »

Volume 1

Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2008.

Prix : environ 60 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 2

« L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols »

Volume 2

Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2014.

Prix : environ 60 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 3

« L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols »

Volume 3

Gérard Ducerf
352 pages, édité par Promonature en mars 2013.

Prix : environ 60 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Fascicule des conditions de levée de dormance des plantes bio-indicatrices

« Fascicule des conditions de levée de dormance des plantes bio-indicatrices »

Conditions de levée de dormance des principales plantes bio-indicatrices

Gérard Ducerf
40 pages, édité par Promonature en 2015.

Prix : environ 12 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Envie d’aller plus loin en faisant votre design de permaculture ?

On vient de le voir, observer les plantes bio-indicatrices permet de faire un diagnostic de son sol. Or l’observation de votre contexte est primordiale pour arriver à travailler avec la nature et non contre elle. C’est pourquoi le module 3 de notre formation « Invitez la permaculture dans votre jardin » porte sur l’observation et la lecture du paysage, étape indispensable à la réalisation d’un design de permaculture. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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permaculture, design, permacultureDesign, plante, bio-indicatrice, gestion, sol, composition, argileux, limoneux, sableux, lourd, matière organique, hydromorphisme, diagnostic, observer, observation, pionnières, graines, levée, dormance, conditions, encyclopédie, Gérard Ducerf, adventices, équilibre

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Créer collectivement un jardin-forêt en permaculture : épisode 2, les premières plantations

Comme je l’ai évoqué dans l’article consacré à la genèse de notre forêt-jardin ; en décembre 2016, nous avons alloué un budget à la forêt comestible pour l’année 2017. Avec une enveloppe de 2 100 euros, il ne restait plus qu’à s’y mettre pour de bon. Voici un aperçu...

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(54) Bulletin saisonnier de Stephan Rambour

Capture d’écran 2017-05-15 à 22.29.32Médiathèque de Vandoeuvre, 24 Février à 20h00 : Causerie autour de l’agriculture et de l’alimentation. Suite à la présentation du Film Demain, les médiathèques de la communauté urbaine de Nancy […]

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Créer collectivement un jardin-forêt en permaculture : épisode 2, les premières plantations

Comme je l’ai évoqué dans l’article consacré à la genèse de notre forêt-jardin ; en décembre 2016, nous avons alloué un budget à la forêt comestible pour l’année 2017. Avec une enveloppe de 2 100 euros, il ne restait plus qu’à s’y mettre pour de bon. Voici un aperçu de ce qui s’est passé en décembre, janvier et février derniers.

On plante, on plante, on plante au jardin-forêt ?!

Avant de planter, il faut concevoir correctement ! Si le micro design, dans notre cas, est déjà pris en charge par les guildes végétales de Permaculture Design, il a fallu voir comment intégrer ces guildes entre elles, et avec les différents points de contact de la parcelle choisie. Un premier plan (visible dans l’article précédent) avait certes été établi en novembre 2016, mais rien ne résiste à l’épreuve du terrain !
Mi-janvier, Lisa et Kenny ont commencé à baliser les guildes sur la parcelle, et ô surprise ! Ça ne s’est pas passé comme prévu…

Suivi de la création d’un jardin forêt comestible en permaculture.

Lisa en pleine mesure de la guilde du prunier.
© Grégor Alécian

En cause, une déformation d’images satellites et un empilement de petites approximations lors de la conception. Rien ne remplace les mesures sur le terrain ! Conséquence : certaines guildes ont dû être un peu déplacées. Du bon côté des choses, nous nous sommes retrouvés avec un peu plus de place que prévu, ce qui a permis de caler la guilde partielle (partielle, car amputée de moitié en surface) du cerisier dans la bordure Est.
Voici le plan actuel de la forêt-jardin en année 1, mis à jour il y a peu par Lisa.

Suivi de la création d’un jardin forêt comestible en permaculture.

Parenthèse technique : seules cinq guildes seront complètes en année 1 (2017). Les autres seront incomplètes (arbres et arbustes uniquement), à la fois pour cause de limites budgétaires, mais aussi pour pouvoir évaluer la reprise des plantes sélectionnées sur notre sol, et mesurer la quantité de travail nécessaire à tout implanter et ne pas se surcharger. Quand on voit le travail que cela nous a déjà demandé, on ne regrette pas d’avoir limité nos ardeurs cette première année !

Je reviens au balisage : celui-ci s’est terminé le 19 janvier 2017. Les guildes étaient délimitées, et n’attendaient plus que leurs membres !

« Bon, on plante ? » Bientôt, bientôt. Mais pendant ce temps, et tout au long de l’hiver, un travail au moins aussi important que le design a dû précéder toutes les commandes.

Les bons comptes font les bons semis.

Il a fallu affiner les budgets et répartir les achats entre les fournisseurs.

Ce dernier point a été un de nos plus gros chantiers, de fin décembre 2016 à fin mars 2017. La grande diversité d’essences proposées dans les guildes végétales implique de bien s’organiser si l’on veut choisir soi-même ses fournisseurs.

Une des raisons pour laquelle nous avons pris cette décision cette année est que nous avons voulu choisir spécifiquement nos cultivars, et diversifier la provenance de nos fruitiers. Une partie des fruitiers ont été commandés déjà conduits (déjà « formés » par un pépiniériste) et vieux de six ans. D’autres ont été commandés auprès du conservatoire végétal régional pour des variétés locales. Pour finir, nous avions quelques scions de pêche de vigne qui végétaient collés les uns contre les autres au potager depuis l’an dernier, c’était l’occasion de les mettre en terre correctement.
Pour chaque arbuste, chaque plante herbacée, nous avons compulsé une multitude de données de fournisseurs. Pour finir, nous avons regroupé les commandes sur un minimum de fournisseurs pour les centraliser au maximum et limiter les frais de port.
Je vous laisse imaginer la quantité de travail que ça représente pour environ 70 espèces de plantes différentes ! L’usage intensif d’un tableur nous a bien aidé.

Suivi de la création d’un jardin forêt comestible en permaculture.

Un des (nombreux) tableaux auxquels nous avons eu recours pour nous organiser…

Au final, nous n’avons pas de regret sur ce mode de fonctionnement, même si nous l’ajusterons pour l’an prochain. Il nous a permis, tout en faisant nos recherches de fournisseurs, d’approfondir nos connaissances sur chaque plante prévue dans les guildes.

Les mains dans la terre, enfin.

Le premier lot de plants est arrivé vers le 20 janvier 2017, et a été planté dans la foulée. Douze baguenaudiers et un sureau, répartis entre les guildes des pêchers, cerisier, et noisetier. Premiers plants, première erreur ! Nous les avons stockés dans une serre délabrée en pleine vague de froid… Résultat : lors de la plantation, les mottes étaient à moitié gelées ! Les baguenaudiers ont peu apprécié même s’ils s’en sont remis depuis (… pour la plupart).

Fin janvier, nous avons également planté nos premiers fruitiers (ceux du conservatoire végétal). Trois pruniers, deux pêchers (néctariniers), un cerisier. C’est bon pour le moral !

Suivi de la création d’un jardin forêt comestible en permaculture.

Les plants ont commencé à se multiplier au milieu de l’hiver – © Grégor Alécian

Parenthèse technique : notre protocole de plantation est simple : pour chaque plante, nous faisons un trou (bêche et/ou pioche) deux à trois fois plus large que le godet, ou aussi au moins aussi large que les racines nues (quand elles sont massives et étalées) ; et un tiers plus profond que les racines ou la motte. Puis nous griffons les bords du trou (notre terre est argileuse et se tasse vite à la bêche). Nous ajoutons une pincée/poignée (en fonction du plant) de corne broyée au fond et nous comblons en émiettant au mieux les mottes. Un peu de terreau est ajouté et incorporé en surface. On arrose, on paille, et on place la protection anti-chevreuil si besoin (manchon ou surtronc). La terre de surface (la « semelle ») est retournée en arc de cercle, en bordure aval de la plantation. Cela détruit les herbes qui poussaient dessus, et à un effet de rétention d’eau quand il pleut, car la parcelle de notre forêt comestible est en pente.

Février : l’avalanche végétale au jardin-forêt.

Pendant les dix premiers jours de février, Chaabi et moi sommes allés achever notre formation chez Fermes d’Avenir, ce qui m’a permis de présenter le projet de forêt-jardin là-bas et d’affiner ses objectifs dans ma tête (production nourricière pour TERA, support de formations ultérieures en permaculture, visites pédagogiques…). J’en ai également profité pour lancer les premières commandes d’arbustes, afin de pouvoir procéder à leur plantation dès mon retour.

Pendant ce temps à la ferme de Lartel, les pêchers déjà en notre possession ont été déplantés et replacés dans les guildes. Une haie de cassissiers (visible sur le plan ci-dessus) a aussi été mise en place entre le vieux verger et les guildes.

Tout le reste du mois de février 2017, nous avons travaillé fort avec la « Team Forêt-Jardin » (Lisa, Olivier, Kenny et moi), ainsi qu’avec une partie des permanents et volontaires de passage de TERA, pour planter le gros des arbres et arbustes des guildes.

Avec toutes les protections anti-chevreuils que nous avons mises en place, et les plants encore dépourvus de feuilles pour la plupart, la forêt-jardin commençait à ressembler à la guilde du plastique. À l’arrivée des fruitiers de six ans, la vue s’est nettement améliorée. Quand on part d’une prairie pour faire pousser une forêt-jardin, le facteur psychologique est important. Avec ces beaux arbres qui ont déjà une silhouette formée, la parcelle a pris une autre allure.

Suivi de la création d’un jardin forêt comestible en permaculture.

La team forêt-jardin à l’œuvre pour planter les grands fruitiers de six ans !
© Grégor Alecian / © Kenny Alami

Nous avons déplanté quelques groseilliers égarés ailleurs sur nos terres pour les amener dans la forêt-jardin, et apporté une petite modification au design de la guilde du pommier en ajoutant des plantes dans les coins (deux pommiers que nous possédions déjà et que nous avons transplantés, suivis plus tard de deux groseilliers à maquereau).

Ces premières semaines de plantation ont été l’occasion de rentrer dans la matière, avec la concrétisation de ce que nous imaginions depuis longtemps dans nos têtes. Nos techniques ont vite évolué au fil de nos premières expériences. Nous avons progressivement amélioré notre processus de plantation (pour arriver à l’encart ci-dessus), et avons mis en place quelques règles pour ne pas trop piétiner le sol ou encore pour économiser nos protections (hauteur des manchons divisée par 2 quand les plants sont minuscules). Ça n’est que le début d’un long apprentissage !

La prochaine fois, je vous raconterai la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps, avec la densification et l’explosion de vie de la forêt-jardin !

D’ici là, restez permacools. 🙂

Grégor Alécian

Grégor Alécian, citoyen en transition, permaculteur, initiateur du projet de forêt-jardin et membre de la commission communication chez TERA.

TERA est un projet expérimental qui vise à construire un écovillage pour relocaliser à 85 % la production vitale à ses habitants. TERA valorisera cette production en monnaie citoyenne locale, émise via un revenu d’autonomie pour chacun de ses habitants.

Retrouvez le projet TERA sur leur site : http://www.tera.coop

« Faire ensemble »

Outils participatifs pour le collectif

Livre de Robina Mac Curdy
Édité par Les Éditions Passerelle Éco en 2013.

Prix : environ 15 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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 Créer un jardin-forêt

« Créer un jardin-forêt »

Une forêt comestible de fruits, légumes, aromatiques et champignons au jardin

Livre de Patrick Whitefield

192 pages, édité par Imagine un colibri, sortie en 2011

Prix : environ 22 €

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Créer votre propre forêt comestible, ça vous tente ?

Comme Grégor et son groupe du projet TERA, vous pouvez commencer facilement, dès maintenant, à créer votre jardin-forêt en installant des guildes végétales autour de vos arbres fruitiers. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

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Avec nos fiches techniques détaillées, démultipliez vos récoltes tout en favorisant la vie sous toutes ses formes grâce aux guildes autour des arbres fruitiers.

En savoir plus sur ces guildes
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Samedi 13 mai : Qu’est ce qu’on est bien au jardin

MW Portes ouvertes Jardin Pouplier - Mai 2017-page-001


10 et 11 juin 2017 : Cours d’introduction à la permaculture

10 et 11 juin 2017 : Cours d’introduction à la permaculture : jardin potager, verger, lieu de vie, comprendre et concevoir un lieu en permaculture.

Deux jours d’initiation pour mieux comprendre ce qu’est la permaculture et comment l’appliquer chez soi.

Initiation permaculture 10 et 11 juin 2017 2-page-001
Samedi 10 juin toute la journée 9h à 18h
Matin : philosophie, éthique et principes de lapermaculture
Après midi : Observation en extérieur (comprendre et utiliser les modèles naturels) et atelier pratique
Dimanche 11 juin toute la journée 9h à 18h
Matin : méthodologie du design en permaculture
Après midi : exercice de design en salle en groupe

Le tarif, sur le mode de la participation consciente, est estimé à 100€ par personne. Cette formation est ouverte à toute personne souhaitant découvrir la permaculture.

Le stage sera animé par Jérémie Ancelet formateur certifié et designer en permaculture aussi que Christophe Bichon formateur certifié en permaculture. Autre intervenant : Frédéric Géral, membre plus qu’actif de l’association Le Sens de l’Humus !

Inscription obligatoire auprès de : Jérémie ANCELET – jimancelet@hotmail.com ou au 03 86 56 44 32.

Informations pratiques :
Lieu : maison des murs à pêche au 89 rue Pierre de Montreuil. Bus 121 ou 102, arrêt Danton.

Repas du midi sous forme de pique nique ou auberge espagnol. Pensez à apportez couverts et gobelets.


Boostez vos assaisonnements avec une recette saine et facile !

Une recette santé simple, économique et source de diversité

Le « permasel » d’Aurélie, c’est tout simplement du sel aux herbes que vous pouvez faire très facilement vous-même. Cela permet de limiter ses achats en produits manufacturés et de réduire les doses de sels utilisées pour l’assaisonnement tout en apportant saveurs et bienfaits des plantes à vos plats quotidiens.

Les bénéfices du permasel :

  • économique et rapide à faire
  • personnalisable à l’envie, vous pouvez laisser parler votre sensibilité et votre créativité avec des mélanges originaux et uniques en fonction des herbes dont vous disposez
  • Très accessible à tous, car si vous n’avez pas d’aromatiques chez vous, vous pouvez en trouver très facilement dans votre entourage (voisins, grands-parents, amis) et dans la nature avec sa multitude de plantes sauvages comestibles.

Les ingrédients et ustensiles de cette recette santé

Les ingrédients :

C’est très simple, il suffit de réunir du sel et les herbes de votre choix.

Un des principes de permaculture est de favoriser la diversité, vous pouvez donc faire des mélanges de plusieurs herbes et vous faire plaisir.

Pour sa recette dans cette vidéo, Aurélie a choisi d’utiliser comme ingrédients :

  • du sel
  • du laurier sauce
  • du thym
  • de la sauge
  • du romarin
  • de la menthe
  • de l’aneth
  • du cerfeuil
  • de la poudre de graines de coriandre
  • du persil

Les ustensiles :

Pour finaliser le mélange, vous aurez juste besoin d’un mixeur dans lequel vous mélangerez selon vos goûts tous vos ingrédients. Chacun mettra les quantités qui lui conviennent pour son mélange.

Rubrique permaculture humaine : une recette économique et simple pour profiter des bienfaits des plantes sur votre santé au quotidien.

Les principaux ustensiles pour la recette santé d’Aurélie, praticienne en permaculture humaine.

Aurélie utilise dans la vidéo des mixeurs des années 70 dénichés sur des brocantes. Ils sont robustes, fonctionnent très bien et sont très simples d’utilisation.

Nous espérons que cette recette très simple et économique vous aura donné envie de faire vos propres mélanges aromatiques, en laissant parler votre créativité pour booster vos assaisonnements au quotidien !

Si vous souhaitez faire pousser vos propres plantes aromatiques pour vos préparations culinaires tout en vous essayant à la permaculture sur une petite parcelle de votre terrain, découvrez notre formation vidéo en ligne « Le potager 3P ». Elle vous apprendra à créer facilement et rapidement, selon les principes de permaculture, votre Premier Potager Permanent qui, en plus d’être esthétique et nourricier, sera un excellent support pédagogique d’observation.

Bonne permaculture à tous. À bientôt.

Praticienne de permaculture humaine, formée à l’Ayurveda et au développement personnel.

Faites pousser vos plantes pour votre « permasel » …

Dans sa recette, Aurélie ajoute à son sel diverses plantes aromatiques. Si vous souhaitez vous essayer à la permaculture sur une petite parcelle de votre terrain tout en produisant vos plantes pour votre permasel, découvrez notre formation vidéo intitulée « le Potager 3P », votre Premier Potager Permanent esthétique et nourricier. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

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Profitez de l’abondance de la nature en créant facilement chez vous un jardin-potager efficace et durable suivant les principes de permaculture !

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Le Krameterhof : la ferme en permaculture de Sepp Holzer

Là-haut dans les montagnes, une ferme en permaculture

À 100 kilomètres au sud de Salzbourg, dans le Lungau, accrochée au mont Schwarzenberg à 1500 mètres d’altitude, se trouve la ferme de Sepp Holzer, pionnierde la permaculture. Situé dans « la petite Sibérie autrichienne », le Krameterhof, domaine de plus de 40 hectares est accessible depuis Ramingstein, le village natal de Sepp Holzer grâce à une route sinueuse mal carrossée et serpentant à flanc de montagne. C’est dans ce désert de sapins que Sepp Holzer, à peine âgé d’une vingtaine d’années va créer un laboratoire d’agriculture biologique à ciel ouvert et une ferme hors du commun.

La ferme en permaculture de Sepp Holzer est un exemple remarquable de ce que peut donner une conception permacole réussie.

Sepp Holzer, l’agriculteur « rebelle » sur sa ferme en permaculture

La ferme en permaculture de tous les possibles

Reçu en héritage de ses parents en 1962, le Krameterhof, va devenir, entre les mains de celui que l’on a nommé depuis « l’agriculteur rebelle », en 50 ans et malgré sa situation, son climat et sa végétation originelle défavorisés, une terre nourricière et porteuse de promesses pour les agriculteurs soucieux de l’environnement. Alors que ses voisins et l’administration régionale pensaient que le projet de ferme écologique au Krameterhof serait voué à l’échec, Sepp Holzer a prouvé le contraire en misant sur la biodiversité et en coopérant avec la nature au lieu de tenter de la soumettre et de la combattre par la violence. Aujourd’hui des agriculteurs du monde entier viennent à la ferme du Krameterhof pour voir de leurs propres yeux ce miracle de la permaculture réalisé par les mains d’un homme plein de volonté. Sepp Holzer y organise aussi des séminaires afin de partager sa vision et de la rendre accessible à tous.

Vivre en symbiose avec la Nature selon Sepp Holzer

Au Krameterhof, il n’est pas question d’épuiser les sols à force de fertilisants ou d’insecticides, pas de monoculture non plus, mais plutôt une large diversité de productions végétales et animales qui s’entremêlent et vivent en pleine harmonie entre elles et avec l’homme. Sepp Holzer a observé l’interdépendance entre la faune et la flore pour être efficace dans les cultures sur sa ferme.

S’appuyant sur les cycles naturels, le permaculteur autrichien a réussi, contrairement aux autres modes d’agriculture, à ce que son sol devienne plus riche année après année. Transformant sa montagne en une succession de terrasses inspirées des rizières d’Asie, Sepp Holzer a trouvé pour sa ferme des solutions permettant d’endiguer le ruissellement des eaux de pluie et la perte des précieux éléments nutritifs. Cette technique de permaculture a façonné le Schwarzenberg pour en faire un lieu de vie, un paradis fertile où mares et terrasses regorgent de nourriture saine pour plusieurs générations.

La ferme en permaculture de Sepp Holzer est un exemple remarquable de ce que peut donner une conception permacole réussie.

Une gestion de l’eau remarquable avec étangs et terrasses à flan de montagne est une des clés de la réussite de la ferme en permaculture de Sepp Holzer

De terre, de pierre et d’eau

Chaque promenade dans la ferme en permaculture du Krameterhof est une réserve de découvertes. Le moindre m2 fournit des récoltes et vous croiserez des laitues côtoyant des digitales le long des sentiers, des courges s’épanouissant sur des amoncellements de pierres, des variétés anciennes de pommes de terre ou de maïs noir. Sepp Holzer a appris de son expérience de la permaculture que plus il y a de variétés de plantes, moins il y a de parasites et plus le système est stable. Chaque parcelle de terre libérée est ensemencée d’un mélange de 40 à 50 plantes différentes (graines de légumes, plantes associées, fleurs sauvages dont certaines sont très rares) dont le réseau de racines va stabiliser le terrain et empêcher l’érosion, tout comme la préservation de haies et buissons. Dans son modèle de permaculture, Sepp Holzer a souhaité utiliser de façon intelligente et respectueuse du biotope, les différentes énergies renouvelables présentes au Krameterhof. L’eau sans laquelle la vie ne serait pas possible y a été traitée en invitée de marque. Les sources ont été canalisées, plus de 70 mares, lacs et étangs ont été conçus dans un objectif double ; disposer d’une énergie hydraulique fournissant l’électricité à l’ensemble de la ferme, mais aussi posséder une importante réserve piscicole où se développent de nombreuses variétés de poissons et d’écrevisses. De véritables microclimats ont été créés grâce à l’alternance de terrasses, de plans d’eau et de dépressions rocheuses. Dans ses pièges à énergie calorifique, la chaleur s’accumule dans la journée pour être diffusée pendant la nuit et éviter les trop gros écarts de température. C’est grâce à cette technique que l’on trouve au Krameterhof, terre d’alpage située à plus de 1000 mètres d’altitude, 15 sortes de cerisiers donnant pendant 5 mois de l’année, des citronniers et des kiwis ou bien encore des cultures de variétés anciennes de céréales.

La ferme en permaculture de Sepp Holzer est un exemple remarquable de ce que peut donner une conception permacole réussie.

Portail à l’entrée de la ferme en permaculture de Sepp Holzer.

La ferme en permaculture, une alternative qui marche face aux fermes conventionnelles

La ferme réalisée au Krameterhof aura permis à Sepp Holzer de prouver que l’agriculture durable et la permaculture dans des conditions extrêmes sont possibles en s’appuyant sur des semences de variétés anciennes reproductibles dont la robustesse et la valeur nutritive ne sont plus à démontrer le tout en respectant l’environnement. L’autonomie alimentaire et énergétique ont été acquises en maintenant un équilibre naturel où tous les acteurs vivant dans les alpages (faune, flore, éléments, humains,) coopèrent en synergie pour le respect de l’écosystème. Vous n’y trouverez aucune plante hybride (qui font de l’agriculteur un otage des semenciers), ni mauvaise herbe (car toutes les plantes ont une utilité), ni produit phytosanitaire et engrais chimiques. Aujourd’hui, plusieurs acteurs de la communauté du Lungau convaincus souhaitent étendre ce paradis né de la permaculture dans toute la région. Des expériences similaires de fermes en permaculture ont vu le jour partout dans le monde. Pari gagné pour ce rebelle aux mains vertes !

Si vous souhaitez en savoir plus sur les méthodes de Sepp Holzer, découvrez notre article sur son livre : « La permaculture de Sepp Holzer »

livre « La permaculture de Sepp Holzer »

« La permaculture de Sepp Holzer »

Livre de livre Sepp Holzer »
220 pages. Édité par Imagine un Colibri.

Prix : environ 25,00 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decrite  |  Unithèque

Et pour ceux qui voudraient voir des vidéos complémentaires sur la ferme en permaculture de Sepp Holzer :

Vous aussi, maximisez la biodiversité chez vous

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Créer collectivement un jardin-forêt en permaculture : épisode 2, les premières plantations

Comme je l’ai évoqué dans l’article consacré à la genèse de notre forêt-jardin ; en décembre 2016, nous avons alloué un budget à la forêt comestible pour l’année 2017. Avec une enveloppe de 2 100 euros, il ne restait plus qu’à s’y mettre pour de bon. Voici un aperçu...

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Livre La permaculture de Sepp Holzer

Publié en avril 2011 aux éditions Imagine un colibri, le livre « La permaculture de Sepp Holzer » a été traduit en français par Patricia Bourguignon. L’auteur y raconte son expérience et ses réussites dans le domaine de l’agriculture biologique et la permaculture. Âgé d’une vingtaine d’années, Sepp Holzer reprend en 1962, l’exploitation agricole de ses parents située dans la montagne autrichienne à Krameterhof. S’appuyant pour commencer sur des méthodes traditionnelles d’agriculture, il se rend très vite compte qu’elles ne lui permettront pas de mener à bien son projet. Il décide alors de tester des pratiques agricoles écologiques et développe des techniques de permaculture (avant qu’on les nomme ainsi) en altitude dans les monts autrichiens situés entre 1100 et 1500 mètres.

Sepp Holzer, l’agriculteur « rebelle » sur sa ferme en permaculture
Source photo : http://www.krameterhof.at/cms60/index.php?id=151

Contenu du livre de Sepp Holzer

Pionnier de la permaculture, devenu aujourd’hui une référence dans l’agriculture respectueuse de l’environnement ainsi qu’un expert international et un pédagogue reconnu, Sepp Holzer nous propose plus qu’un livre, c’est un « Précis de permaculture » qui s’offre aux lecteurs.

Découpé en 6 parties, l’ouvrage donne des conseils sur l’aménagement paysager (emplacement des parcelles, création de zones aquatiques, stockage d’humus…) puis fait un tour de l’exploitation alternative et de ses possibilités appliquées par exemple aux arbres fruitiers (greffage, transplantation, etc.. ). Il faut dire qu’en matière d’arbre, l’auteur s’y connaît puisqu’il en aurait plus de 14 000 !
Un chapitre entier est dédié aux divers types de culture des champignons. Une section complète dévoile les stratégies mises en place par Sepp Holzer dans le jardin potager et dresse une liste précise des légumes, plantes aromatiques et médicinales à cultiver et de leurs exigences.

Enfin dans une ultime partie, l’auteur évoque différents projets de permaculture auxquels il a collaboré un peu partout dans le monde. De nombreux schémas, illustrations, tableaux, photographies et croquis viennent agrémenter cet opus très didactique qui deviendra une véritable Bible pour ceux qui voudraient se lancer dans la permaculture de grande envergure.

Pour qui ?

Ce livre très détaillé s’adresse à des personnes possédant une grande surface à cultiver plutôt qu’à des jardiniers amateurs. Les exemples et schémas proposés sont évidemment transposables, mais souvent sur de grandes surfaces agricoles. Il sera très utile à ceux qui veulent par exemple se lancer dans le maraîchage bio ou les jardiniers confirmés souhaitant se diriger vers l’agriculture écologique. Conseils à suivre, écueils à éviter, astuces pratiques et vérifiées permettront aux passionnés de nature et de culture respectueuse de l’environnement de s’adonner à leur passion en marchant dans les pas d’un maître en la matière.

Nous vous conseillons vivement la lecture de notre article sur sa ferme en permaculture : le Krameterhof ;).

livre « La permaculture de Sepp Holzer »

« La permaculture de Sepp Holzer »

Livre de livre Sepp Holzer »
220 pages. Édité par Imagine un Colibri.

Prix : environ 25,00 €

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3ème Conseil d’Animation de 2017 –> direction le Périgord vert

CA perigordLe conseil d’animation (CA) s’est réuni au lieu dit Le Teillaud chez Jérôme du samedi 22 au lundi 24 avril 2017. Etaient présents : Louise, Jérôme, Colin, Bastien, Jérémy et […]

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Formation au potager naturel 29 et 30 avril

2017-04-21 13_37_28-Program ManagerLe Sens de l’Humus vous convie à un week end de formation exceptionnel :

une formation au potager naturel, sans travail du sol

le samedi 29 mai et le dimanche 30 avril 2017

Proposé par Yann Lopez, maraicher en Haute Vienne, cette approche vous permettra la conception d’un potager via la techique du Maraichage sur Sol Vivant (MSV) et l’utilisation des couverts végétaux.

Début février, Yann et sa famille ont perdu l’intégralité de leurs serres à cause d’une tempête, ruinant la possibilité d’une saison de production. C’est pourquoi il propose aujourd’hui cette formation. En plus d’acquérir un savoir important auprès d’un professionnel, vous soutenez un maraicher respectueux du sol et du vivant.

La ferme de Yann située prés de Limoge occupe un hectare et possède la particularité d’être en agriculture naturelle : aucun travail du sol (vraiment AUCUN), sans fertilisation, aucun produit (pas même un purin d’ortie), avec une rotation de couverts végétaux (ou engrais vert); ce qui permet d’avoir un sol toujours couvert et jamais travaillé.

Le maraîchage occupe 5000 m2, et la vente se fait en AMAP où il founit 30 paniers hebdomadaires. Le maraîchage est certifié AB, n’utilise aucun hybride, et une soixantaine de légumes différents sont présents dans son jardin.

https://leversdeterreetsonorchestre.jimdo.com/

Depuis deux ans Yann intervient également dans un écocentre (Le battement d’Aile en Corrèze) où il propose des formations pour jardiniers, des suivis de projet de transition agricole vers le non travail du sol, des aides à la création de projets (jardins, fermes, écolieux…)

Le but de cette formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique… mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.

La formation s’adresse pour un public amateur ou averti. Vous trouverez le détail ci-dessous

Le cout de la formation est de 50€ pour le week end, soit 25€ la journée !

Attention, le nombre de places est limité. Réservations obligatoires auprès de evalavie1@gmail.com

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêche, 89 rue pierre de Montreuil, 931000 Montreuil.

—————————————————————————

Formation au potager naturel sur deux jours :

samedi 29 avril matin 9h00-12h30 : Les bases de l’agronomie

– Présentation des participants et vue d’ensemble de la formation.

– Découvrir le fonctionnement du sol: sa vie, sa mort, ses lois, l’état du sol dans le monde, la désertification, l’enjeu de l’agriculture moderne.

– La nutrition des plantes.

– Petite histoire de l’agriculture dans le monde

– Découvrir le Ver de Terre et le complexe argilo humique

12h30-14h00 : repas en mode auberge espagnol (pensez à amener vos couverts

samedi 29 avril après-midi 14h00-17h00 : De la théorie à la conception d’un jardin naturel

– Planifier la fertilisation et la fertilité, et comprendre leurs différences

– Le cycle de l’azote et du carbone, le C/N

– Savoir ce qu’est un compost, du mulch, l’engrais, le purin d’ortie etc et comment les utiliser ou pas.

– Gestion de l’enherbement

– Les Plantes bio-indicatrices

– Gestion des « ravageurs » et « maladies » au jardin naturel

dimanche 30 avril matin 9h00-12h30 : Les couverts végétaux, la solution pour un jardin toujours couvert et jamais travaillé

– Les différentes espèces de couvert végétaux

– Comment semer un couvert végétal

– Comment le détruire

– Les rôles des couverts

– Faire des mélanges de graines et définir ses objectifs en réponse à son jardin

12h30-14h00 : repas en mode auberge espagnol (pensez à amener vos couverts

dimanche 30 avril après-midi 9h00-12h30 : Des légumes au jardin

– Modes de semis et de plantation sur sol couvert

– Tour des principaux légumes et leur mode de culture

– Questions réponses

CV de Yann Lopez rendant compte de ses différentes expériences :

2016 : création de l’AMAP « le ver de terre et son orchestre » (légumes, fromage, yaourt, pain, viande et oeufs).

2015 : Auto-Construction de la maison (matériaux naturels)

2014 : Installation en maraîchage

2015-2016 : Gérant de l’école Montessori « les Papillons » en Haute Vienne

2013-2014 : Employer agricole en maraîchage bio

2013 : Formation en permaculture (CCP)

2012 : Producteur de figues bio à Perpignan

2011 : Traversée du Mexique en famille, a cheval et a pied durant 9 mois en autonomie

2006-2009 : Création de « la Fabrik’à Braques à Elne 66, une friche industrielle tranformé en lieu artistique culturel et social

Yann a 31 ans et est père de deux enfants.


Les « crukies » : une recette de cookies crus gourmands, sains et équilibrés

Renouveler les goûters des enfants et être sûr(e)s de leur donner le meilleur, n’est pas évident. Des fruits, une poignée d’oléagineux, un gâteau maison… oui mais voilà, nos enfants sont entourés d’autres enfants qui collectionnent barres chocolatées, biscuits industriels et autres confiseries au goûter. Un peu frustrant pour les nôtres quelquefois, même si on leur explique que l’aspect ludique visuel très attirant des gouters des copains, ne rime pas forcément avec sain et équilibré.

De plus, j’évite l’utilisation des sucres raffinés à la maison, j’évite aussi le lait de vache, et tant qu’à faire la cuisson, car on sait qu’elle élimine pas mal de vitamines.

Vous me direz, pas évident de faire des biscuits ou gâteaux avec autant de contraintes ?
Et bien détrompez-vous, je suis tombée sur le livre d’Ophélie Veron, et j’ai découvert le monde de la pâtisserie crue : tartes, cheese cakes, clafoutis et autres recettes classiques revisitées en version crue et saine.

Une recette que je pratique très souvent : les CRUKIES, je les fais avec les enfants et on leur donne les formes que l’on souhaite : en barre, en boule, rondes, ou avec des formes originales.

Récapitulatif de cette recette de CRUKIES

Les ingrédients pour réaliser cette recette, très simple :

Pour une douzaine de crukies :

  • 75 gr de flocons d’avoine à mixer pour obtenir une farine
  • 100 gr de poudre d’amandes
  • 25 gr de noix à concasser (les garder en petits morceaux, pour le côté croquant)
  • 20 gr de purée de noisettes
  • 75 gr de fruits secs tendres, mes préférés les dattes Mazafati, mais on peut utiliser des raisins secs ou des cranberries, si ceux-ci datent un peu et sont trop secs, réhydratez-les quelques heures auparavant dans un bol d’eau
  • 35 gr d’huile de coco fondue, qui liera la pâte et durcira au réfrigérateur
  • 30 gr de péptes de chocolats
  • 30 gr de copeaux de coco

et pour la déco tout ce qui vous passe par la tête, qui soit coloré et ludique : fleurs de bleuets séchées, herbes séchées, fleurs, fruits, etc.

Les ustensiles nécessaires :

  • 1 mixer
  • 1 casse-noix/noisettes
  • 1 pilon et bol
  1. Vous mélangez tous les ingrédients, après avoir concassé grossièrement les noix.
  2. Vous remplissez les emporte-pièces, ou donnez la forme que vous souhaitez à votre cookies.
  3. 2h au réfrigérateur, et hop c’est prêt !

Vous pouvez également garder ces crukies 2 semaines au réfrigérateur dans un contenant hermétique.

Une recette de cookies crus faciles à réaliser pour des pauses gourmandes saines et équilibrées.

Les enfants raffolent de cette recette de cookies crus : la goûter, c’est l’adopter 😉

Cette recette est délicieuse et très riche en bons glucides, en oligo-éléments, anti-oxydants et vitamines B. Donc parfait pour la croissance, le système nerveux et pour leur donner une belle source d’énergie !

Bon appétit.
Sabine Curci

Sabine Curci

Naturopathe à Bordeaux et praticienne en permaculture humaine.
Retrouvez-la sur son site : www.merci-nature.fr

Livre "la patisserie crue" - Ophelie Veron

« La patisserie crue »

Livre de Ophélie Véron
108 pages. Édité par La Plage en 2015.

Prix : environ 13,50 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Agrémentez vos crukies avec des plantes sauvages…

Dans sa recette, Sabine rajoute sur ses crukies des fleurs de bleuets séchées mais ce pourrait être d’autres fleurs sauvages comestibles. On pourrait même les rajouter, directement dans la préparation : fleurs de lamier, de trèfle, pensées sauvages ou encore feuilles de menthe sauvage…Pour apprendre à connaître les plantes sauvages comestibles et maîtriser leurs utilisations, découvrez la formation ci-dessous.

Apprendre à identifier, récolter et préparer les plantes sauvages
Florence Laporte vous guide pas à pas sur le chemin des plantes sauvages, d’une manière simple et avec bon sens, elle vous délivre ses secrets pour reconnaître simplement les plantes sauvages près de chez vous, régaler vos papilles et vos cellules.
Découvrir cette formation vidéo
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