Comment fabriquer une ruche horizontale à partir de palettes et matériaux de récupération ?

Fabriquer une ruche avec du bois de palettes est à la portée de tous. Avec des outils de bricolage basiques, on fabrique une ruche pour un faible coût. En installant une ruche naturelle au fond de votre jardin, vous participez à une meilleure pollinisation des fruits et des légumes de votre environnement proche ainsi qu’à la sauvegarde des abeilles. Cela vous permet, en plus, de déguster un miel incomparable, celui de vos abeilles !

Quel type de palette faut-il récupérer pour la fabrication d’une ruche horizontale ?

Savoir reconnaître les bonnes palettes pour fabriquer votre ruche

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Palette de type « cimentière », non traitée, idéale pour la fabrication de votre ruche. © Pierre Javaudin

En France, on trouve différents types de palettes :

  • les palettes non marquées servant au transport de matériaux légers à lourds à l’intérieur du territoire, elles ne sont pas traitées, elles ne contiennent donc pas de produits chimiques toxiques. Dans cette catégorie de palettes non marquées, on trouve ce qu’on appelle les palettes de type « cimentières » utilisées pour les transports de matériaux de construction lourds. Ce sont les plus solides de cette catégorie.
  • les palettes marquées EUR EPAL, destinées au transport des marchandises à l’étranger (import et export). Celles-ci ne sont plus traitées avec des produits chimiques, mais uniquement à haute température (60° pendant 30 min), vous pouvez vous en assurer en vérifiant le marquage certifié HT (Heat Treatment, seul traitement actuellement autorisé dans l’Union européenne) inscrit sur la ligne du bas du cartouche de la palette. Les autres marquages situés au-dessus de celui-ci indiquent notamment le pays et la région de fabrication de la palette. Le marquage DB, que vous pourrez parfois voir sur la même ligne que le marquage HT, signifie simplement que le bois utilisé pour fabriquer la palette a été écorcé, il ne s’agit nullement d’un traitement chimique.

Notez cependant que, jusqu’en mars 2010, un traitement par fumigation au bromure de méthyle (MB), toxique, était autorisé en Europe. Il n’est donc pas impossible que vous trouviez encore ce type de palette même si elles se font de plus en plus rares. Mais, là encore, pas d’inquiétudes, car elles seront facilement identifiables puisqu’elles porteront sur leur cartouche le marquage MB à la place de HT. Dans ce cas, abstenez-vous de les utiliser.
De même, il vaut mieux s’abstenir d’utiliser des palettes colorées (souvent rouges ou bleues) dont les peintures peuvent être toxiques et qui sont des palettes de location, consignées pour lesquelles il faut un accord de l’entreprise de location avant utilisation.

Choisir des palettes robustes pour la fabrication de votre ruche horizontale

Cinq palettes de type « cimentières » seront parfaites pour fabriquer une ruche horizontale.
C’est une palette très répandue dans le milieu du bâtiment, car elle permet le transport des matériaux lourds. C’est ainsi que sont livrés sur les chantiers les parpaings, les briques, les sacs de ciment, les sacs d’enduit, les ardoises, les pavés, le carrelage, etc.
Dans la catégorie des palettes non marquées, la palette de type « cimentière » se différencie d’une palette de type « alimentation » par des chevrons utilisés pour assembler les planches à la place des petits cubes de bois.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Les chevrons des palettes de type « cimentières » serviront pour réaliser les pieds de la ruche horizontale. © Pierre Javaudin

Le bois utilisé pour les lames est également de meilleure qualité sur les palettes de type « cimentières ». Celles-ci sont fixées sur les chevrons par des pointes striées en acier, cette fixation évite l’arrachement lors des manutentions. En revanche, même si ça n’a rien d’insurmontable, cette robustesse complique la tâche de celui qui les démonte !

Se servir d’un pied de biche pour les démonter est donc une fausse bonne idée… La tête des pointes passera au travers de la planche que l’on soulèvera…
Les professionnels qui reconditionnent ces palettes, utilisent une scie sabre pour séparer les planches des chevrons. C’est aussi ce que je vous recommande !

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

La scie sabre est ce qu’il y a de plus pratique pour démonter une palette de type « cimentières ». © Pierre Javaudin

Comment sont faites les différentes parties de la ruche horizontale ?

La ruche finalisée mesure environ d’un mètre de long et permet d’accueillir 26 lattes sur lesquelles les abeilles pourront s’accrocher pour construire leurs rayons.

Pourquoi des façades inclinées à 120° ?

Il est important que les façades de la ruche (côtés les plus longs qui forment le corps de la ruche) soient inclinées à 120°. De cette manière, les rayons construits naturellement par les abeilles n’adhéreront pas sur les parois inclinées à 120°. Cette particularité, qui correspond à l’angle des alvéoles bâties par les abeilles, facilite le travail sur la ruche. Ce n’est pas au degré près bien sûr, mais il est préférable de respecter cet angle.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Rayon fabriqué naturellement avec une inclinaison à 120°par les abeilles dans une ruche horizontale. © Pierre Javaudin

Les différents éléments à prévoir dans la fabrication de votre ruche horizontale

La baie vitrée : elle permet d’observer régulièrement l’intérieur de la ruche sans l’ouvrir. Cette fenêtre sera décalée vers le pignon de la porte d’entrée afin d’observer la construction des premiers rayons et de suivre l’évolution du couvain tout au long de l’année.

Les pignons : le pignon équipé de la porte d’entrée sera exposé au soleil, la colonie s’installera naturellement contre celui-ci. La réserve de miel s’étendra vers l’arrière de la ruche après la partie couvain. Cette configuration d’entrée en pignon simplifie la conduite et la récolte.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Assemblage des morceaux de palettes pour faire le pignon qui inclura l’entrée de la ruche horizontale. © Pierre Javaudin

L’entrée : l’entrée sur le pignon est constituée une fente d’environ 9 mm de haut. L’installation d’une porte métallique optimise la défense contre les intrus. L’avantage de placer l’entrée en pignon permet de réduire le pillage par des abeilles d’autres ruches. Après avoir franchi les gardiennes, les voleuses doivent traverser, à l’aller et au retour, toute la colonie pour chaparder le miel qui se trouve vers l’arrière de la ruche…

La planche d’envol : elle permet aux sentinelles de mieux surveiller les allées et venues. C’est aussi un lieu d’observation unique pour l’apiculteur ! Mais attention cette terrasse peut vite se transformer en piège dans les régions où il neige, si celle-ci elle n’est pas évacuée régulièrement.

La marquise : placée au-dessus de la porte d’entrée, elle permet de l’abriter de la neige et de la pluie permettant un envol dès la fin de l’averse. C’est aussi une source d’ombre non négligeable pour la porte d’entrée et la piste d’envol.

Le fond de ruche : Un fond de ruche avec une grille permet une bonne ventilation de la ruche, et d’éliminer une partie des varroas (parasites de l’abeille). Si cette grille ne fait pas toute la surface du fond, elle sera installée au milieu de celui-ci. Positionner ainsi il permettra d’aérer ainsi une partie du couvain de même qu’une partie réserve de miel. En hiver, quand la ruche est réduite par le séparateur, l’entrée d’air froid est limitée. En cas de grands froids il est possible d’obstruer cette grille avec un voilage anti gel pour plantes. Quelques punaises plantées dans le bois, sous la ruche, suffiront à maintenir cette protection.

Les barrettes : enduites de cire, elles offrent un guide précieux pour la régularité des rayons. Une largeur de 35 mm est à respecter, pour nos abeilles européennes. Une languette enduite de cire permet une excellente base d’accrochage pour les abeilles cirières. Cette amorce peut être insérée dans un trait de scie (les cagettes pour fruits et légumes fournissent d’excellentes amorces quand elles sont droites).

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Ruche horizontale TBH en cours de fabrication, on voit bien ici les 26 barrettes sur lesquelles les abeilles pourront construire leur rayon une fois la ruche terminée. © Pierre Javaudin

Les parois extérieures : recouvrir l’ensemble des parois extérieures avec de la peinture pour bois extérieur (microporeuse), ou avec de l’huile de lin chauffée dans une vieille casserole ou bien encore une peinture naturelle fabriquée par vos soins.

Les parois intérieures : elles seront laissées nature, sans un seul coup de pinceau, mais peuvent être frottées avec un morceau de cire, de propolis ou de miel.

Le toit : le modèle en palettes présenté ici ne permet pas d’obtenir un toit étanche, celui-ci sera donc recouvert d’un revêtement étanche évitant à l’eau de passer au travers des planches de palette.

Fabrication du toit de la ruche en atelier. Une fois finalisé, ce toit devra être rendu étanche par l’ajout d’un revêtement adéquat. © Pierre Javaudin

Fournitures et plans de fabrication détaillés pour votre ruche horizontale

Comptez une journée pour découper les planches et assembler votre ruche. Idéalement, les palettes seront démontées la veille, vous laissant ainsi une journée plus cool pour fabriquer votre ruche !

Liste des fournitures à réunir :

  • 5 palettes cimentières en bon état.
  • 5 cagettes à fruits et légumes.
  • 1 plaque de contreplaqué (50 X 50 X 0,8 cm)
  • 2 m2 de revêtement étanche pour le toit.
  • 80 cm de chute d’un montant à placo.
  • 1 tube de 250 gr de colle à bois extérieur (type PU D4).
  • 1 petit tube de mastic pour menuiserie.
  • 1 sachet de 200 vis à bois 4x30 ou 3,5 X30.
  • 8 vis à bois à tête large, pour les pieds (6X80).
  • 1 grille inox 50 cm x 10 cm.
  • 1 plaque de Plexiglas 50 x 15 x 0,5 cm.
  • 2 charnières.
  • 2 litres d’huile de lin
Ces Ruches fabriquées en palettes et matériaux de récupération ont fière allure une fois terminées ! © Pierre Javaudin

Les plans de fabrication de votre ruche horizontale en PDF :

En cliquant sur l’image ci-dessous, vous pourrez télécharger le PDF complet avec les étapes de fabrication de chaque élément de votre ruche ainsi que la façon de les agencer pour un résultat optimal !

Enfin pour les non-bricoleurs qui voudraient quand même installer une TBH dans leur jardin, sachez que la « scierie le coucou » fabrique, vend et fait livrer partout en France des ruches TBH de grande qualité. N’hésitez pas à les contacter : http://lecoucouexploitationforestiere.fr/nos-ruches/

Voici également une petite liste d’autres fabricants locaux de ruches horizontales :

Bonne fabrication aux bricoleurs et bonne installation à tous 😃
Pierre Javaudin.

Pierre Javaudin est un apiculteur passionné, auteur du livre « une ruche dans mon jardin », il prône une apiculture naturelle.

Pierre Javaudin à côté d’une ruche horizontale, Photo ©Olivier Ploton, Larousse

Spécialiste en l’apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin. Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

« Une ruche dans mon jardin »

Pour une apiculture naturelle et familiale

Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016

Prix : environ 12,90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque

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Évaluations de livres en vrac!

Aujourd’hui, je vous propose trois évaluations de livres. Depuis quelques années, plusieurs compagnies m’envoient des livres à évaluer. Certains ne valent pas la peine d’être lus, mais aujourd’hui, je vous propose ces 3 excellentes lectures!


Mother Earth News Almanac – A guide through the seasons : Ce classique des années 70 est épuisé depuis longtemps, mais par chance, il a maintenant été mis à jour pour les lecteurs d'aujourd'hui dans cette nouvelle édition! Ce livre est rempli de ressource pour la maison, la cuisine, la fermette, le jardin et vous y trouverez aussi des projets de recyclage, des jeux éducatifs et des façons d'économiser, que vous habitiez en ville ou en campagne! Ce livre fournit des centaines de conseils utiles dans un langage et un style très facile à lire. Vous y trouverez la sagesse de nos ancêtres et tellement plus. Tant de projets de bricolage qui sont simples et intelligents! Par exemple: comment construire un cerf-volant ou encore une couche froide pour démarrer la saison de jardinage plus tôt. Certains articles sont moins pertinents aujourd'hui que dans les années 70, mais l'ensemble reste d'une grande valeur! Vous trouverez aussi toutes sortes de solutions pratiques pour... presque tout! Ce livre a été mis à jour pour l'essentiel, mais Mother Earth News a laissé le noyau du guide intact, avec tout le charme de l'original incluant les dessins très 70s. :)



Water-smart Gardening de Diana Maranhao : Ce livre s'intéresse au jardinage (surtout ornemental) qui utilise intelligemment l'eau. Il est plein d'instructions et d'exemples de techniques pour la conservation de l'eau, y compris la construction de talus de protection, de bassins collecteurs, de terrasses et de jardins de pluie. Le but de ce livre est clair : vous donner des outils pour créer un aménagement esthétique et intelligent pour la conservation de l'eau. On y parle aussi d'irrigation et de la gestion du potager avec un minimum d'eau. C'est une livre intéressant et bien illustré. On y retrouve aussi de nombreuses images démontrant ces techniques. Une leçon importante est de regrouper les plantes avec des exigences similaires en eau et en fertilité afin de préserver les ressources que les plantes partagent tout en répondant à leurs besoins.



Heritage Gardens Heirloom Seeds par Michael B. Emery et Irwin Richman : Ce livre est particulier, car il s’adresse autant aux personnes qui aiment l’histoire qu’au jardinier. On y retrouve une trame tissant jardin et semences anciennes pour créer un tout d'une grande beauté. Vous y retrouverez plusieurs photos et illustrations anciennes de jardins ainsi que de nombreuses reproductions de l'aménagement et des cultures présentent dans ces jardins. Ce livre s'intéresse aussi à la récupération de semence et aux nombreuses variétés anciennes qui ont parfois disparu de la vente et réapparues grâce à la conservation des semences. Des plans et des suggestions pour l'aménagement de votre jardin sont inclus et vous trouverez aussi une liste de plantes patrimoniales avec description. C'est un livre intéressant et rempli d'image nous rappelant la vie d'autrefois, un super mélange d'histoire et de jardinage.

J’aimerais beaucoup évaluer des livres Québécois ou Français donc n’hésitez pas à me contacter si vous êtes auteur ou d'une maison d’édition.

Nous cherchons un volontaire pour une mission de service civique!

Le Sens de l’Humus propose une mission de service civique de 10 mois/28h par semaine, à commencer le plus tôt possible, au plus tard le 31 décembre 2017.

Le volontaire participera à l’Animation du Jardin Solidaire ainsi qu’au fonctionnement de l’association.

Description de la mission :

La mission proposée s’intègre dans un jardin patrimonial de près de 4000 m² dans le secteur des Murs à Pêches à Montreuil. Dans ce superbe jardin les fleurs et plantes ornementales côtoient le verger, le potager, la mare et la zone sauvage. Il s’agit d’un lieu d’expérimentation agroécologique mais aussi d’un Jardin Solidaire où nous accueillons des personnes en difficultés sociales et psychologique.

Cette mission permettra de répondre à ces objectifs d’intérêts généraux :

  • Participation à la conservation et à la valorisation d’un site patrimonial (jardin en site historique)
  • Accueil d’un public très varié dans le cadre d’événements de l’association
  • Participation à des ateliers de formation à dimension écologique (auprès de publics adultes et d’enfants)
  • Accueil d’un public en difficulté et soutien de l’encadrante du jardin dans son intervention auprès de ces publics

La mission implique différentes activités :

  • Co-animation des ateliers de jardinage collectif : accueil du public et accompagnement sur les activités jardinières du jour
  • Mise en place de la communication sur le fonctionnement du jardin et de la communication visuelle au jardin : création de panneaux indicatifs et pédagogiques, vulgarisation de la charte du jardin, diffusion de l’information concernant ce lieu
  • Suivi des ressources matérielles et pédagogiques pour le jardin : approvisionnement en matériels divers, recherches thématiques, créations d’outils pédagogiques, ..
  • Participation ponctuelle à l’organisation et à la diffusion d’événements de l’association
  • Appui ponctuel aux taches administratives de l’association
  • Aide à l’aménagement et à la gestion des locaux de l’association (qui font partie du jardin)

Contact : lesensdelhumus@laposte.net


Évaluation de livre - Houseplant Handbook de David Squire


Houseplant Handbook de David Squire

Au Québec, l'hiver peut être long et les plantes d'intérieurs nous apportent un peu de verdure et d'espoir pendant la saison blanche. Cependant, ces plantes peuvent être un challenge, car elles demandent des conditions bien particulières pour s’épanouir et fleurir. J’apprécie particulièrement leurs capacités à améliorer la qualité de l’air.

Ce livre est une perle! Il est beau, rempli d’image de qualité et de trucs pour avoir une oasis verdoyante dans votre maison. On y trouve beaucoup d’information pertinente sur l’entretien et la reproduction des plantes de maison. Il y a aussi un répertoire de plante pour tous les intérêts et les environnements intérieurs.

Dès le début, on nous offre un petit guide pour l’achat des plantes d’intérieur suivi d’une discussion sur les types de pots et leurs caractéristiques. On y parle aussi d’acclimatation, d’arrosage, des types de sols adaptés aux différentes catégories de plantes, des maladies, des insectes, etc. Le seul bémol est qu’on ne donne aucune option pour la fertilisation naturelle. J’utilise personnellement du vermicompost pour nourrir mes plantes d’intérieurs.

La section sur la reproduction des plantes est très complète avec des explications sur le marcottage, la division, le bouturage de tige et de feuille ainsi que des options pour reproduire les plantes succulentes et les cactus.

La dernière section, qui est aussi la plus volumineuse, vous offre des fiches détaillées pour plus de 300 espèces de plantes d’intérieur, il y en a pour tous les goûts, même des plantes insectivores. Ces fiches incluent la hauteur et la largeur des plantes en pouces et en centimètres, les températures qui leurs conviennent en Fahrenheit et Celsius, l’entretien particulier et comment les reproduire.

En conclusion, c’est un livre complet, de bonne qualité et plaisant à lire qui devrait vous aider à avoir des plantes en santé autant en été qu'en hivers!

Conseils pour créer un poulailler pratique pour les poules et les éleveurs !

Créer le poulailler idéal : utopie ou réalité ?

Le poulailler est un local dans lequel les poules passent la nuit. Il se doit donc d’être adapté aux exigences requises par les animaux (confort, mobilier, sécurité, solidité), mais aussi d’être pratique à entretenir par l’éleveur. Alors le poulailler idéal existe-t-il ? Voici quelques conseils pour tendre vers un maximum de confort et de commodité pour vos animaux et vous !

Bien choisir la taille du local pour un poulailler pratique

Un poulailler à taille humaine, dans lequel on peut pénétrer, présente de très nombreux avantages en regard de modèles plus petits. Cependant, si vous ne possédez que 2 ou 3 poules il n’est guère utile de s’engager dans l’installation d’un édifice trop grand.

Sur la photo ci-dessous, voici mon premier poulailler entièrement fait maison, il n’a coûté que le prix du bois déclassé. Comme vous pouvez le constater, il est dépourvu de fenêtre, mais une tôle translucide du plafond crée un puits de lumière à l’intérieur.
Détail important, il a fait l’objet d’un montage spécifique dit « à clin » (les planches se chevauchent les unes les autres) pour éviter tout courant d’air à l’intérieur et évacuer au mieux les eaux de ruissellement.
Le bois n’a ici jamais été traité et ce local a déjà 12 ans de bons et loyaux services derrière lui, ce qui prouve qu’un poulailler bien agencé avec des matériaux de qualité minimum est plus pérenne qu’un mauvais assemblage avec des matériaux top qualité (très chers).

Hervé Husson nous conseille pour créer un poulailler confortable et pratique pour les poules comme pour les éleveurs.

Mon premier poulailler, entièrement fait maison en bois déclassé, a plus de 12 ans d’existence grâce à un bon agencement des matériaux. © Hervé Husson

Si vous avez besoin d’un petit modèle de poulailler :

On trouve dans le commerce de très nombreux poulaillers préfabriqués à monter soi-même. La plupart d’entre eux sont loin d’être parfaits et si vous désirez un modèle durable il faudra probablement traiter le bois, renforcer les assemblages principaux de la structure avec des équerres à 45° et remplacer la quincaillerie trop fragile (charnières, verrous).

Lors de votre choix, posez-vous la question : « Vais-je pouvoir le nettoyer facilement et accéder à tous les endroits, jusqu’au moindre recoin ? »

Si vous optez pour une fabrication maison, tentez autant que faire se peut de suivre les conseils ci-après sur les fondations, la ventilation…

Si vous avez besoin d’un grand modèle de poulailler :

J’ai fait l’expérience, pour mon second poulailler d’un modèle commercial en kit de 4 m². Au niveau de son installation, la trappe d’accès pour les poules (côté gauche) est placée contre le sens des vents dominants pour éviter les pluies battantes. La porte et son hublot font face au soleil levant (voir photo ci-dessous).

Hervé Husson nous conseille pour créer un poulailler confortable et pratique pour les poules comme pour les éleveurs.

Mon second poulailler fait à partir d’un modèle commercial en kit de 4 m². © Hervé Husson

Au niveau de l’emplacement, à l’intérieur du parcours réservé aux poules, le poulailler est situé dans un endroit majoritairement ombragé pour rester frais en période chaude. Cette précaution autorise l’utilisation de tôles ondulées pour la toiture, sans risque de surchauffe en été ou de surcharge de neige en hiver.

Hervé Husson nous conseille pour créer un poulailler confortable et pratique pour les poules comme pour les éleveurs.

Emplacement du poulailler en zone majoritairement ombragée pour rester frais en période chaude. © Hervé Husson

Cependant, au lieu de choisir un modèle commercial ou de tenter d’en reproduire un, vous pouvez opter pour un modeste cabanon de jardin que vous aménagerez vous-même de façon efficace et économique.

L’extrême simplicité du local (un cube) permet une surveillance totale des lieux depuis l’intérieur. Avec un peu d’habitude, le simple fait de pénétrer au moins une fois par jour dans le bâtiment permet :

  • d’en apprécier l’état de propreté d’un coup d’œil
  • de détecter facilement une invasion parasitaire, notamment celle de poux rouges, car les endroits stratégiques où ils se replient dans la journée sont peu nombreux et localisés
  • de déceler d’éventuelles infiltrations d’eau et prévoir les réparations en conséquence.

Une cabane de jardin n’est pas forcément plus chère qu’un grand modèle de poulailler. Elle est en revanche plus simple à monter ou à fabriquer pour les plus bricoleurs d’entre nous.

Paradoxalement, un bon poulailler se doit d’être à la fois exempt de courant d’air, mais bien aéré. En général, les cabanes de jardin ont une jonction imparfaite avec la toiture à cause de la forme des tôles. Cette imperfection permet en fait une aération tout à fait satisfaisante.

Hervé Husson nous conseille pour créer un poulailler confortable et pratique pour les poules comme pour les éleveurs.

La jonction imparfaite au niveau de la toiture procure une aération tout à fait satisfaisant au poulailler. © Hervé Husson

Si la jointure ne présente aucun défaut, il vous suffira de percer une ouverture au sommet de deux parois opposées.

Si la cabane dispose d’un plancher, inutile de couler une dalle en béton armé pour la recevoir. Quatre plots en ciment surmontés d’un cadre en bastaings suffiront à faire une fondation fiable, et dans certains cas on peut même se permettre de la poser sur de simples parpaings.
Ainsi surélevé, le local est à l’abri des remontées d’humidité, des parasites et des rongeurs.

Mais il faut savoir que les poules vont immanquablement gratter autour des fondations, générant une érosion précoce et néfaste. Pour éviter ce phénomène, chaque plot de béton est entouré de rondins de bois (ou de tout autres objets adéquats) comme illustré sur la photo ci-dessous.

Hervé Husson nous conseille pour créer un poulailler confortable et pratique pour les poules comme pour les éleveurs.

Comme on le voit ici sur mon second poulailler, chaque plot des fondations est entouré de rondins de bois pour empêcher les poules de gratter directement autour et d’abîmer ces fondations. © Hervé Husson

Avantages et inconvénient de créer un poulailler à taille humaine :

Les autres avantages de créer un poulailler à taille humaine sont que :

  • les animaux ont suffisamment d’espace pour que chacun trouve sa place sans risquer d’enfreindre les règles hiérarchiques du groupe, ce qui permet d’éviter moult règlements de compte !
  • l’entretien régulier et le nettoyage en profondeur sont aisés
  • le local est réaménageable à souhait puisque le mobilier est déplaçable et modulable.

Le point faible du poulailler à taille humaine :
Dans un poulailler de faible volume, lorsqu’il fait très froid, les volailles réchauffent l’air ambiant grâce à la chaleur corporelle qu’elles dégagent. Ce phénomène n’a malheureusement aucune incidence dans un local de volume important. Si vous habitez dans une région aux hivers rigoureux, prévoyez un abri avec un bois plus épais qu’à l’accoutumée pour ce genre de structure.

Dans un prochain article, je vous décrirai les divers types d’équipements, intérieurs et extérieurs, pour créer ce poulailler idéal pour vos poules et pour vous ! À bientôt.

Hervé Husson

Portrait d'Hervé Husson

Portrait d'Hervé Husson

Hervé Husson
Passionné par les volailles et leur élevage depuis 2007, Hervé HUSSON propose une approche concrète et pratique de la basse-cour qui privilégie le bien-être des bêtes et les interactions entre les différentes espèces, tout comme le relationnel entre l’éleveur et ses animaux. Fondés sur ses réussites mais aussi ses échecs, ses ouvrages passent en revue tout ce qu’il faut savoir pour bien conduire son petit élevage traditionnel et familial.

Pour aller plus loin dans votre apprentissage de l’élevage de poules, nous vous conseillons la lecture du livre d’Hervé Husson : « Poules — Guide complet de l’éleveur amateur » à découvrir plus en détail dans cet article.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Poules »

Guide complet de l’éleveur amateur

Livre de Hervé Husson
256 pages, édité par Ulmer le 5 février 2015.

Prix : environ 26 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre  |  Ulmer

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Livre La forêt-jardin : créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance

Martin Crawford, spécialiste de l’agroforesterie et la permaculture, donne les clés de la mise en place d’une forêt comestible autonome, résilience et ultra productive dans son livre « La forêt-jardin ».

Portrait de Martin Crawford dans sa forêt-jardin en permaculture du Devon, au sud de l’Angleterre. © Josef Davies-Coates

Fondateur et directeur de la fondation Agroforestery Research Trust, impliquée dans la recherche sur l’agroforesterie en milieu tempéré, Martin Crawford s’intéresse depuis plus de 20 ans à la culture et à l’usage des plantes pérennes dans l’alimentation humaine. S’interrogeant sur l’utilité et l’efficacité des plantations annuelles, il s’est lancé dans la mise en place d’un jardin-forêt dans le Devon au Royaume-Uni.

S’appuyant sur sa grande expérience (enseignement de l’agriculture biologique, restauration des jardins d’un manoir, producteur et fournisseur de légumes biologiques pour un hôtel de l’île d’Iona) et influencé par le travail d’un de ses compatriotes, Robert Hart, pionnier du jardin-forêt en Angleterre, il publie plusieurs ouvrages sur les plantes vivaces, les noix, les arbustes et sur la plantation de forêts comestibles. L’un de ses livres les plus vendus, publié en 2010 « Creating a Forest Garden » vient (enfin !) d’être traduit et édité aux Editions Ulmer (Octobre 2017).

Contenu du livre de Martin Crawford

Préfacé par Charles Hervé-Gruyer (ferme du Bec Hellouin) et Rob Hopkins (enseignant permaculteur britannique, initiateur du mouvement des villes en transition), l’ouvrage de 352 pages au sous-titre évocateur, « Créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance » peut être désormais considéré comme la référence francophone sur ce sujet.

On y trouvera une méthodologie simple et accessible pour vous lancer sereinement dans la création d’un jardin-forêt ainsi qu’un catalogue de 500 plantes utiles à cet écosystème résilient. Illustré avec 250 photos, le livre de l’expert en agroforesterie, Martin Crawford vous fera cheminer dans les méandres luxuriants de votre future forêt comestible. Ce véritable manuel vous donnera des outils pour transformer votre jardin en forêt-verger où la nourriture se trouve à tous les étages. De la strate canopée, à la strate herbacée en passant par la strate arbustive et la rhizosphère, Martin Crawford vous guidera pour augmenter la fertilité chez vous en imitant l’écosystème forestier autonome grâce à des végétaux tous cultivables en France et plus largement en milieu tempéré.

Vous apprendrez aussi dans ce très bel ouvrage à préparer votre sol, produire vos propres plantes, installer des haies brise-vent et choisir les espèces (annuelles, arbres, plantes grimpantes, vivaces, bisannuelles) de chacun des étages de votre jardin extraordinaire personnalisé. Et si affinités, vous pourrez cultiver des champignons (shiitake, pleurotes) et installer une mare, écosystème indispensable dans la forêt-jardin pour accueillir les auxiliaires et augmenter la biodiversité.

Qui dit forêt et arbres, dit balades en forêt, c’est pourquoi, Martin Crawford dédie un chapitre aux accès et cheminements et un autre à l’aménagement de clairières dans cette jungle abondante et luxuriante.
Et puisqu’il faudra récolter et conserver la production de votre forêt comestible, vous lirez dans ce guide des informations utiles sur les moyens de faciliter la récolte des baies et autres fruits (outils appropriés, techniques simplifiées, astuces, calendriers des récoltes…) sans oublier la fameuse (et gourmande) étape de la conservation.

Retrouvez notre interview vidéo de Martin Crawford ici.

Pour qui ?

La Forêt-Jardin de Martin Crawford sera une véritable encyclopédie pour tous les permaculteurs en climat tempéré.
Très complet et détaillé, il apportera des outils techniques et des conseils nourris d’expériences à tous ceux qui rêvent de créer une forêt comestible chez eux, mais se sentent démunis face à l’ampleur du projet. L’expertise de l’auteur permettra, même aux novices, d’oser mettre progressivement en place un jardin d’Eden forestier chez eux.

Ce livre sera aussi une source d’inspiration très utile aux permaculteurs confirmés, paysagistes et professionnels pour toutes leurs prescriptions en lien avec des aménagements forestiers.

Ce livre plaira également aux survivalistes et, plus généralement, à tous ceux qui se sont engagés dans une démarche de recherche de l’autonomie alimentaire avec pas moins de 500 références de végétaux majoritairement comestibles pour créer leur système forestier autonome et résilient.

Enfin, tous les jardiniers lassés par le dur labeur des cultures annuelles seront ravis de trouver dans le livre de Martin Crawford des idées de plantations issues de l’agroforesterie pour récolter plus en travaillant moins !

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« La forêt-jardin »

Créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance

Livre de Martin Crawford, préfacé par Rob Hopkins et Charles Hervé-Gruyer
352 pages, édité par Ulmer en 2017.

Prix : environ 35 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre  |  Ulmer

Créez facilement votre jardin-forêt grâce à nos guildes en permaculture !

Découvrez nos fiches guildes autour des arbres fruitiers pour créer votre jardin-forêt sans prise de tête : pour chaque arbre fruitier étudié, nous avons recherché quels végétaux pérennes utiles y associer et comment les implanter ensemble pour créer un maximum d’interactions positives et de résilience ! Grâce à ces modèles à suivre, planter votre abondance devient un jeu d’enfant 😉
Cliquez ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Avec nos fiches techniques détaillées, démultipliez vos récoltes tout en favorisant la vie sous toutes ses formes grâce aux guildes autour des arbres fruitiers.

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Livre La forêt-jardin : créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance

Fondateur et directeur de la fondation Agroforestery Research Trust, impliquée dans la recherche sur l’agroforesterie en milieu tempéré, Martin Crawford s’intéresse depuis plus de 20 ans à la culture et à l’usage des plantes pérennes dans l’alimentation humaine....

Livre Poules, guide complet de l’éleveur amateur

Hervé Husson, passionné par l’élevage des poules depuis 2007, nous propose son livre sous le titre « Poules — le Guide complet de l’éleveur amateur ». Fruit de son expérience personnelle et du partage avec d’autres éleveurs, l’auteur nous présente au travers de 256...

Livre Graines de Permaculture

D’origine britannique, Patrick Whitefield, était l’un des pionniers de la permaculture sous nos climats européens. Il a écrit plusieurs livres devenus des références, dont Graines de Permaculture en 2000 qui a été traduit par l’association Passerelle Éco en 2007....

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Formation au potager naturel, sans travail du sol. le samedi 09 décembre et le dimanche 10 décembre 2017.

formation jardin Yann Lopez affiche(1)-page-001
Proposé par Yann Lopez, maraicher en Haute Vienne, cette approche vous permettra la conception d’un potager via la techiique du Maraichage sur Sol Vivant (MSV) et l’utilisation des couverts végétaux.
Début février, Yann et sa famille ont perdu l’intégralité de leurs serres à cause d’une tempête, ruinant la possibilité d’une saison de production. C’est pourquoi il propose aujourd’hui cette formation. En plus d’acquérir un savoir important auprès d’un professionnel, vous soutenez un maraicher respectueux du sol et du vivant.
La ferme de Yann située prés de Limoge occupe un hectare et possède la particularité d’être en agriculture naturelle : aucun travail du sol (vraiment AUCUN), sans fertilisation, aucun produit (pas même un purin d’ortie), avec une rotation de couverts végétaux (ou engrais vert); ce qui permet d’avoir un sol toujours couvert et jamais travaillé.
Le maraîchage occupe 5000 m2, et la vente se fait en AMAP où il founit 30 paniers hebdomadaires. Le maraîchage est certifié AB, n’utilise aucun hybride, et une soixantaine de légumes différents sont présents dans son jardin.
Depuis deux ans Yann intervient également dans un écocentre (Le battement d’Aile en Corrèze) où il propose des formations pour jardiniers, des suivis de projet de transition agricole vers le non travail du sol, des aides à la création de projets (jardins, fermes, écolieux…)
Le but de cette formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique… mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.
La formation s’adresse à un public amateur ou averti. Vous trouverez le détail ci-dessous

Le coût de la formation est de 60€ pour le week end, soit 30€ la journée ! 
Attention, le nombre de places est limité. Réservations obligatoires auprès de eva.humus@laposte.net
La formation aura lieu à la Maison des murs à pêche, 89 rue pierre de Montreuil, 931000 Montreuil.
—————————————————————————
Formation au potager naturel sur deux jours :
samedi 09 décembre matin 9h00-12h30 : Les bases de l’agronomie
– Présentation des participants et vue d’ensemble de la formation.
– Découvrir le fonctionnement du sol: sa vie, sa mort, ses lois, l’état du sol dans le monde, la désertification, l’enjeu de l’agriculture moderne.
– La nutrition des plantes.
– Petite histoire de l’agriculture dans le monde
– Découvrir le Ver de Terre et le complexe argilo humique
12h30-14h00 : repas en mode auberge espagnol (pensez à amener vos couverts
samedi 09 décembre après-midi 14h00-17h00 : De la théorie à la conception d’un jardin naturel
– Planifier la fertilisation et la fertilité, et comprendre leurs différences
– Le cycle de l’azote et du carbone, le C/N
– Savoir ce qu’est un compost, du mulch, l’engrais, le purin d’ortie etc et comment les utiliser ou pas.
– Gestion de l’enherbement
– Les Plantes bio-indicatrices
– Gestion des « ravageurs » et « maladies » au jardin naturel
dimanche 10 décembre matin 9h00-12h30 : Les couverts végétaux, la solution pour un jardin toujours couvert et jamais travaillé
– Les différentes espèces de couvert végétaux
– Comment semer un couvert végétal
– Comment le détruire
– Les rôles des couverts
– Faire des mélanges de graines et définir ses objectifs en réponse à son jardin
12h30-14h00 : repas en mode auberge espagnol (pensez à amener vos couverts
dimanche 10 décembre après-midi 14h00-17h00 : Des légumes au jardin
– Modes de semis et de plantation sur sol couvert
– Tour des principaux légumes et leur mode de culture
– Questions réponses
CV de Yann Lopez rendant compte de ses différentes expériences :
2016 : création de l’AMAP « le ver de terre et son orchestre » (légumes, fromage, yaourt, pain, viande et oeufs).
2015 : Auto-Construction de la maison (matériaux naturels)
2014 : Installation en maraîchage
2015-2016 : Gérant de l’école Montessori « les Papillons » en Haute Vienne
2013-2014 : Employer agricole en maraîchage bio
2013 : Formation en permaculture (CCP)
2012 : Producteur de figues bio à Perpignan
2011 : Traversée du Mexique en famille, a cheval et a pied durant 9 mois en autonomie
2006-2009 : Création de « la Fabrik’à Braques à Elne 66, une friche industrielle tranformé en lieu artistique culturel et social
Yann a 31 ans et est père de deux enfants.

Vidéo sur les RNP 2017

CaptureVoici la première vidéo réalisée et diffusée par France 3 Picardie sur les « Rencontres Nationales de la Permaculture 2017 » qui ont été co-organisées par Brin de Paille, Perm’api et la […]

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Copyright © Brin de paille [Vidéo sur les RNP 2017], All Right Reserved. 2017.

Prochaine initiation à la permaculture les 25 et 26 novembre

Attention l’adresse e-mail où envoyer votre demande de réservation est :

jeremie.ancelet@orange.fr

Initiation_permaculture25-26_novembre_2017_corrige


Le fraisier des Indes

Petite contrefaçon réussie des fraises des bois, le fraisier des Indes, ne brille pas par la saveur de ses fruits, mais cela ne l’empêchera pas de rendre de bons services au jardin notamment comme couvre-sol.

Attention

Permaculture Design décline toute responsabilité en cas d’usage autre qu’informatif de ces données. Il vous appartient de vérifier ces informations précisément.

Données sur le contexte de développement de la plante : elles décrivent un contexte considéré par nos sources ou notre expérience comme idéal pour le développement de celle-ci. Cela ne veut pas dire que dans d’autres contextes ces plantes ne pourront pas vivre. N’hésitez pas à tester chez vous, la nature nous réserve toujours des surprises 😉

Comestibilité : vérifiez toujours les informations avec des ouvrages spécialisés. De même, des plantes aux apparences similaires à celles que vous allez mettre en place peuvent arriver naturellement à côté de celles-ci (oiseaux, auxiliaires...), il convient donc d’être toujours vigilant et de ne pas les consommer si vous avez le moindre doute.

Fonctions écologiques du Fraisier des Indes

Accueil de biodiversité : les oiseaux aiment les fruits du fraisier des Indes.

Usages humains du Fraisier des Indes

Couvre-sol : le Fraisier des Indes peut être utilisé comme couvre-sol supportant les piétinements et remplaçant avantageusement la pelouse avec un minimum d’entretien.
Il peut aussi attirer les limaces et les escargots loin des fraisiers cultivés.

Comestibilité de la plante

Fruits : les fruits sont plutôt insipides, mais en situation de survie, ils peuvent apporter de la Vitamine C.  Cependant, ingérés en grande quantité, ils peuvent provoquer des troubles gastro-intestinaux. Leur consommation excessive est donc déconseillée, mieux vaut les laisser aux oiseaux, limaces et autres petits habitants du jardin 😉
Feuilles : les feuilles fraîches peuvent être mangées en salades ou cuites comme des épinards. Sèches, on peut les utiliser en infusion.

Médicinal

Nommé « She mei » chez les Chinois, le fraisier des Indes est utilisé de la racine à la fleur en passant par la tige et les feuilles. Frais ou séché, il est réputé pour être antiseptique, anticancéreux, anticoagulant, dépuratif et fébrifuge
Feuilles fraîches : servent pour faire des cataplasmes soignants les abcès, furoncles, piqûres d’insectes et morsures de serpent.
Feuilles sèches : en préparation huileuse, elles soigneront les brûlures et les poussées d’eczéma.
Associé avec d’autres plantes : on le trouve en prescription contre certaines formes de cancer et des études sont réalisées pour connaître son action éventuelle sur le virus HIV.

Le saviez-vous ?

Le fraisier Duchesnea indica a de sacrées références ! « Indica » indique que le fraisier vient du pays des maharadjas (Inde) et Duchesnea rend hommage à Antoine Nicolas Duchesne, un royal botaniste, auteur d’un ouvrage sur l’histoire naturelle des fraises et jardinier au château de Versailles.

Exposition Ombre, mi-ombre
Texture de sol
Humidité du sol Frais, humide
Besoin en matière organiques Normal
PH du sol
Rusticité USDA Jusqu’à -24°C
Largeur 40 cm
Hauteur 10 cm
Racine Stolon
Strate Strate couvre-sol
Durée de vie Pionnier : <15ans
Croissance Rapide
Avis du designer Il est parfois compliqué de trouver de chouettes couvre-sols avec une utilité immédiate pour l’homme. Duchesnea indica en fait partie. Même si ses fruits sont anecdotiques, son pouvoir couvrant est excellent et elle trouvera sa place dans vos guildes, et autres massifs pérennes, et ce dans toutes les zones.
À noter que cette plante a un caractère invasif, elle peut concurrencer et prendre le pas sur d’autres couvre-sols, comme le fraisier sauvage par exemple, si sa progression n’est pas contenue.
Cycle de reproduction Vivace
Type de feuillage Semi-caduque/Semi-persistant
En savoir plus...

Besoins écologiques

Exposition

L’exposition correspond à la luminosité considérée comme la plus adéquate pour le développement optimal de la plante, ou de sa fructification.

Texture de sol

La texture de sol décrite ici correspond à celle considérée comme la plus adéquate pour le développement optimal du réseau racinaire de la plante. Pour connaitre la texture de votre sol, cliquez ici.

Humidité du sol

Les différents types d’humidité du sol qui ne limite pas le développement normal de la plante.

PH du sol

Le PH (potentiel hydrogène) de sol décrit ici correspond à la valeur considérée comme la plus adéquate pour le développement optimal du réseau racinaire. Très acide : de 0 à 4 Acide : de 4 à 5,5 Légèrement acide : de 5,5 à 7 Neutre : 7 Légèrement basique : de 7 à 8,5 Basique : de 8,5 à 10 Très basique : de 10 à14

Zone de rusticité

Température maximale exceptionnelle supportée par la plante.


Architecture

Les largeurs (diamètres) et les hauteurs des plantes indiquées sont celles atteintes à maturités (en mètres) sous nos contrées sans taille ou contrôle de la forme.


Design

Strates

Strate(s) de végétation à laquelle appartient selon nous cette plante pour la création d’un jardin-forêt. Pour en savoir plus sur les différentes strates, cliquez ici.

Durée de vie

Il s’agit de la durée de vie estimée du végétal. Pour facilité le choix nous l’avons classé en trois grandes catégories liées au cycle de la succession écologique. : Pionnier : moins de 15 ans Forêt secondaire : entre 15 et 100 ans Forêt primaire : 100 ans et plus

Croissance

La croissance correspond à la longueur de croissance d’un jeune pousse sur une année. Très rapide : plus de 4 m/an Rapide : au moins 2 m/an Moyenne : entre 30 cm et 2 m/an Lente :  moins de 0,3 m/an

Avis du designer

L’avis de notre bureau d’études sur cette plante.


Caractéristiques

Cycle de reproduction

Annuel Les plantes annuelles sont des plantes dont le cycle de vie, (c’est à dire de la graine à la production de nouvelles graines) ne dure qu’une année. Bisannuel Les plantes bisannuelles sont des plantes dont le cycle de vie, (c’est à dire de la graine à la production de nouvelles graines) s’effectue en général sur 2 années. Pérenne Une plante pérenne, ou plante vivace est une plante pouvant vivre plusieurs années (herbacées ou arbres).

Feuillage

Caduc Si une plante perd la totalité de ces feuilles dans l’année (généralement en automne) et le renouvelle ensuite (généralement au printemps), ont dit que la plante à un feuillage caduc. Persistant Si une plante garde son feuillage toute l’année, on parle de feuillage persistant Semi-persistant Lorsqu’une plante conserve une partie de son feuillage toute l’année, mais si les feuilles sont souvent remplacées à belle saison.

Nom botanique Duchesnea indica ou potentilla indica
Nom commun Fraisier des Indes
Autres appellations Fraisier de Duchesne, Fraisier à fleurs jaunes, duschesnée ou faux fraisier, fraise marron, fraise crapaud ou fraise d’l’eau (à la Réunion)
Nom anglais Mock Strawberry, Indian strawberry
Famille Rosaceae
Genre Duchesnea
Le Fraisier des Indes est une plante issue d’Asie méridionale et orientale. On la trouve en Afghanistan, Inde, Indonésie, Japon, Corée et Nord de la Chine.

Arrivée en Europe au XVIIe siècle comme plante ornementale, sa répartition géographique actuelle est très étendue sur tout le contiennent européen ainsi qu’aux États-Unis. On en trouve aussi sur l’île de la Réunion.
Les principaux types d’habitats où se rencontre le Fraisier des Indes sont les sous-bois et lisières, en montagne et dans les parcs.

Aucune vulnérabilité
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sép. Oct. Nov. Déc.
fleurs
fruit
fleurs
fruits
fleurs
fruits
fleurs
fruits
fleurs
fruits

Culture du fraisier des Indes

Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
semis
direct
semis en
serre froide
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Propagation Bouturage des racines
Division des stolons
Conseils de plantation Avant d’implanter le fraisier des Indes chez vous, assurez-vous que cela est autorisé dans votre région et veillez à en contenir la propagation aux seules zones que vous souhaitez recouvrir. À cause de son caractère fortement invasif, l’implantation du fraisier des Indes est, en effet, interdite dans certaines régions du globe. C’est le cas par exemple en région Wallonne.

Plantations en pots en hiver

Astuce du pépiniériste

Où trouver cette plante ?

Chez votre pépiniériste local ou sur les jardineries en ligne ci-dessous :

Le fraisier des Indes
Jardin du pic vert

Retrouvez d’autres fiches plantes classées par strates de végétation sur notre page :
« Choisissez vos plantes pour créer votre jardin-forêt »

Mots clés

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Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Aimez vos plantes invasives »

Mangez-les !

Livre de François Couplan
144 pages, édité par Edition Quae en 2015.

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Rien ne perd, rien ne se crée, tout se transforme. Atelier gratuit sur le compostage le 22 novembre au jardin Pouplier.

En ce temps de feuilles mortes, voici venir notre prochain atelier de jardinage durable, ou comment mettre en pratique la célèbre maxime de Lavoisier. Inscription nécessaire auprès de giuliahumus@gmail.com , le nombre de places est limité.

Atelier Jardin Pouplier novembre-page-001


Réussir son installation de maraîchage en permaculture : l’importance d’un bon design

Après avoir lu pendant plusieurs années des articles — très inspirants — sur ce blog, j’ai été invité à y écrire pour vous parler de moi (un peu), de ma microferme (un peu plus) et de son design (surtout) 🙂 et enfin, quelques conseils que j’aurais aimé connaître quand je me suis installé pour développer le maraîchage en permaculture.

De l’industrie au maraîchage en permaculture

Il y a une quinzaine d’années, je travaillais comme ingénieur dans l’industrie du meuble. Et même si j’y trouvais du plaisir au début, ça n’a pas duré longtemps. Alors entre lassitude d’un côté, et envie d’autonomie, de bien-être et d’adéquation entre mes idées et mes actes de l’autre, j’ai bien vite entamé une reconversion professionnelle pour devenir maraîcher.

Tandis que j’avais déjà découvert la permaculture quelques années auparavant, et que je m’y étais formé, j’ai choisi de compléter mes connaissances par un BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole). Ce brevet permet, en France, de justifier de votre Capacité Professionnelle Agricole et d’obtenir ainsi des aides à l’installation, aspect très important pour quiconque veut s’installer professionnellement en agriculture (se rapprocher des Chambres d’Agriculture pour plus d’informations sur le BPREA). En plus, cela a donné une certaine légitimité à mon projet et a certainement facilité pas mal d’étapes.

Évidemment, en tant que néo-rural, je n’avais pas de terre. Et à chaque fois que je visitais un lieu, j’y créais très sommairement, dans ma tête, un design. Quand j’ai trouvé LE lieu, et qu’on a entamé les démarches d’achat, j’ai juste mis sur papier le design que j’avais en tête. Ça a été ma première grosse erreur : croire que grâce à ma « maîtrise du sujet » (ça faisait 5 ans que je me formais à la permaculture et lisais tout ce qui existait — en français — sur le sujet), je pouvais me passer de toute la démarche de création d’un design !

Mon premier design en permaculture, mes premières erreurs

Pour vous expliquer mes erreurs, voici un plan de mon terrain avec 4 grandes parcelles A, B, C et D. Sur l’image ci-dessous, vous pouvez voir le design tel qu’il est actuellement après corrections, et évolutions.

Réussir son installation de maraîchage en permaculture est avant tout une affaire de design pour éviter les erreurs.

Vue complète du design de la microferme de Jérôme en 2016 (après évolution) © Jérôme BOISNEAU, Le Permaraicher

Mais il n’en a pas toujours été ainsi et mes débuts ont été l’occasion de faire mes premières erreurs…

Pour vous décrire rapidement les parcelles :

  • Les champs A et B, proches de la rivière, sont plats, en bas-fond, argilo-limoneux, profonds, froids et humides l’hiver et frais en été.
  • Les champs C et D sont en coteaux avec des pentes de 5 à 10 %, argilo-calcaires, peu profonds, et très secs l’été (et dans le Gers, l’été peut être très long).

Lors de mon installation, n’ayant pas suffisamment pris le temps d’observer l’ensemble de mes parcelles (on veut toujours se lancer trop vite !!!), il m’a semblé inévitable de placer les cultures maraîchères sur la parcelle B où la terre était plus riche et profonde. De plus, j’y bénéficiais de 2 sources d’eau pour arroser facilement.

La parcelle C, centrale et proche de B accueillerait les bâtiments ; et le verger serait en D. C’est ainsi que j’ai commencé à m’installer.

Mais si j’étais allé au-delà de ces évidences, et si j’avais pris le temps de l’observation, étudié les circulations d’énergies, accès, etc., j’aurais sans doute anticipé ce que mes 3-4 premières années d’installation m’ont appris :

  • La parcelle B, en bas-fond, est une poche de froid. Les gels y sont plus fréquents et plus forts qu’ailleurs. Les solanacées (tomate aubergine poivron) y poussaient donc vraiment mal.
  • Je savais que ce champ était inondable, mais je n’avais pas anticipé que, lors d’inondation, l’eau mettrait plusieurs jours à retourner dans le lit de la rivière à cause des digues…
  • Depuis les bâtiments, je descendais les mains vides (ou avec quelques plants ou graines) et je remontais chargé de récoltes. Heureux, mais fatigué de pousser plusieurs fois par jour une brouette chargée de courgettes, tomates et autres légumes.
Réussir son installation de maraîchage en permaculture est avant tout une affaire de design pour éviter les erreurs.

Récolte de courges à remonter à la brouette avant la modification du design de la microferme © Jérôme BOISNEAU, Le Permaraicher

Il m’a fallu plusieurs années pour m’apercevoir de tout ça, mais surtout pour accepter de faire évoluer mon design. J’avais tellement investi d’énergie dans cette zone B que je n’avais pas envie d’en bouger, malgré ses défauts. Heureusement, 2 inondations successives m’ont aidé à accepter mes erreurs et à me lancer dans l’amélioration de mon design.

L’évolution de mon design en permaculture

4 ans après mes débuts donc, je bénéficiais de plus d’expérience et de connaissances du lieu. Mais en revanche, je devais désormais composer avec certains éléments inamovibles comme les arbres fruitiers… et les bâtiments.

J’ai donc décidé de concentrer toutes les activités agricoles dans la même zone (maraîchage, ruches, poulailler et verger) comme on le voit sur le dessin ci-dessous. Cette évolution m’a permis, en plus de résoudre les problèmes de départ (légumes en zone froide et inondable, problème de circulation…), de :

  • diminuer mon nombre de km parcourus chaque jour (grosse économie d’énergie pour moi ;)),
  • faciliter la surveillance du verger — où je n’allais que très rarement auparavant — et en conséquence augmenter les soins et la production de fruits,
  • diminuer le temps passé à l’entretien des zones « non-productives » car, grâce à la densification, ces zones avaient diminué.
Réussir son installation de maraîchage en permaculture est avant tout une affaire de design pour éviter les erreurs.

Design détaillé de la microferme de Jérôme en 2016 © Jérôme BOISNEAU, Le Permaraicher

C’est juste après ces changements que j’ai vraiment pu libérer du temps pour commencer à diversifier mes activités et par conséquent mes revenus, pour plus de résilience économique. D’abord en intégrant quelques ruches, puis en augmentant le verger, en créant un blog et enfin en installant un poulailler. Les bâtiments étaient (presque) finis et j’avais donc plus de temps à consacrer à cette phase importante qu’est la diversification.

Conseils de base pour réussir l’installation de sa microferme

Vous envisagez de créer un jour votre microferme ? Pour vous donner toutes les chances de réussir votre installation, voici quelques clés qui, à mon avis, sont vraiment très utiles :

  • Bien définir vos objectifs dans ce futur lieu de vie et d’activité. Les mettre par écrit pour pouvoir les relire. Car même si vos objectifs peuvent évoluer (tout comme le design), c’est toujours bon de pouvoir revenir à vos fondamentaux. Pour vous aider dans cette étape primordiale, vous pouvez utiliser la méthode SMART.
  • Prendre le temps de bien observer votre terrain, d’étudier vos circulations/accès et la gestion de l’eau
  • Pour la partie administrative, définition des objectifs et des moyens, se faire accompagner par des acteurs locaux. Les chambres d’agriculture ont souvent (mais pas toujours) du mal avec les projets atypiques, mais les ADEAR sont souvent plus ouvertes à ce genre d’installation.
  • Profiter de votre période d’installation, où vous aurez parfois beaucoup de temps libre entre 2 démarches administratives, pour vous former. En design, évidemment, mais aussi dans les domaines que vous souhaitez pratiquer (maraîchage, arboriculture, élevage, boulangerie, apiculture, etc.). Les formations VIVEA sont gratuites pour les agriculteurs, mais aussi pour les porteurs de projets même s’il est de plus en plus difficile de voir son dossier de financement accepté tant les demandes sont nombreuses pour des formations en permaculture.
  • Savoir vous concentrer sur l’essentiel, surtout au début, quand on déborde d’idées et d’énergie.
  • Et tous les jours, méditer les différents principes de conception en permaculture et notamment : « Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes. »
  • Lire et relire les meilleurs livres de permaculture et microfermes.

Jérôme Boisneau

Jérôme Boisneau

Paysan maraîcher en permaculture depuis 2009, Jérôme BOISNEAU a gardé de sa formation d’ingénieur l’esprit de recherche et d’expérimentations. Il a créé en 5 ans une microferme résiliente et économiquement viable, et partage tout ça à la fois sur son blog www.permaraicher.com et dans des vidéos, conférences ou formations.

Conseils de lecture pour aller plus loin…

Dans la continuité du dernier conseil de Jérôme sur les lectures, vous trouverez ci-dessus quelques livres intéressants notamment pour celles et ceux qui veulent se lancer dans une activité professionnelle permacole pour laquelle la réalisation d’un design sera indispensable à leur réussite :

Pour lire notre article sur le livre ci-dessous, rendez-vous ici !
Méthodologie et outils clefs du design en permaculture

« Méthodologie et outils clefs du design en permaculture »

Qu’est-ce que la permaculture ? Comment la pratiquer ? Des outils clairs et concis pour bien débuter.

Livre de Benjamin Broustey et Christophe Curci
200 pages, édité par Imagine un colibri en 2017.

Prix : environ 23 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Pour lire notre article sur le livre ci-dessous, rendez-vous ici !

« Agriculture de régénération »

Livre de Mark Shepard
302 pages, édité par Imagine un colibri en mai 2016

Prix : environ 22 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Pour lire notre article sur le livre ci-dessous, rendez-vous ici !
L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 1

Une ferme résiliente et productive pour vivre à la campagne :

une approche innovante de la permaculture et de la conception globale de systèmes conduite avec le regard de l’habitant, du fermier, de l’architecte et du paysagiste.

Ben Falk
290 pages, édité par Imagine un colibri en mars 2013.

Prix : environ 30 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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La permaculture de Sepp Holzer

« La permaculture de Sepp Holzer »

Guide pratique pour jardins et productions agricoles diversifiées

Livre de Sepp Holzer

220 pages, édité par Imagine un colibri, sortie en 2011

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Pour découvrir la ferme de Jean-Martin Fortier, auteur du livre ci-dessous, rendez-vous ici !
Le jardinier-maraîcher : Manuel d’agriculture biologique sur petite surface

« Le jardinier-maraîcher »

Manuel d’agriculture biologique sur petite surface

Jean-Martin Fortier
200 pages, édité par Ecosociété en 2012.

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Pour ne manquer aucune étape clé de votre design…

Comme a pu le constater Jérôme à ses dépens, la précipitation est rarement bonne conseillère. Pour vous lancer sereinement dans la conception en permaculture de votre projet, qu’il soit personnel ou professionnel, laissez-vous guider étape par étape par notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin », vous serez ainsi certain(e) de ne rien oublier. Pour en savoir plus sur cette formation, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Livre La forêt-jardin : créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance

Fondateur et directeur de la fondation Agroforestery Research Trust, impliquée dans la recherche sur l’agroforesterie en milieu tempéré, Martin Crawford s’intéresse depuis plus de 20 ans à la culture et à l’usage des plantes pérennes dans l’alimentation humaine....

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Comment fabriquer une ruche horizontale avec des matériaux de bricolage simples ?

Petit rappel sur ce qu’est une ruche horizontale ou TBH

L’histoire de cette ruche non conventionnelle

Les ruches conventionnelles datent de la fin du 19e siècle et portent le nom de leur inventeur (Langstroth 1851, Dadant 1865, Voirnot 1890, Warré 1940). Elles sont constituées d’éléments superposés les uns au-dessus des autres. Ces éléments sont équipés de cadres de bois à l’intérieur desquels sont fixées des feuilles de cire gaufrée préfabriquées.
La ruche horizontale, inspirée des ruches traditionnelles grecques, slovènes et corses, a été conçue à la demande d’une ONG qui souhaitait développer l’apiculture dans des pays en voie de développement. Cette ruche est construite avec des matériaux simples et la récolte de miel s’effectue sans outils spécifiques. S’adressant à des personnes n’ayant pas de connaissance en apiculture, la gestion de cette ruche est ainsi très accessible.
En 1975, les premiers retours du Kenya, premier pays à être équipé de cette ruche, sont très positifs et certains apiculteurs des États-Unis l’adoptent à leur tour. N’ayant pas de nom d’inventeur, elle est nommée TBH ou Top Bar Hive (ruche en toit de lattes).

Présentation de la ruche horizontale

La ruche horizontale TBH mesure environ 1 m de long, les parois sont inclinées à un angle de 120°. Cette inclinaison, identique à celle d’une alvéole de cire, évite l’adhérence des rayons sur les côtés de la ruche.
Dans cette ruche horizontale, les abeilles construisent ellesmêmes leurs rayons de cire comme dans la nature. Pas de cadre, pas de cire gaufrée, la ruche est donc vide lorsqu’on installe un essaim à l’intérieur. Les abeilles s’accrochent aux lattes (35 mm de large) qui forment le plafond pour construire leurs rayons. Les fonctions naturelles des abeilles sont préservées, participant ainsi à leur bonne santé.

Les avantages à fabriquer une ruche horizontale TBH

De fabrication simple, elle se construit avec des planches pour plancher ou des lames de volet. Sa position haute permet de travailler confortablement en évitant de se baisser et de porter des éléments. Les personnes souffrant du dos ou à mobilité réduite apprécient de travailler à la hauteur d’une table. L’éloignement du sol permet aussi une meilleure ventilation, gage d’habitat plus sain. Une des façades est équipée d’une baie vitrée permettant d’observer l’activité de la colonie sans ouvrir la ruche.
La récolte est effectuée sans outils spécifiques, pas de désoperculateur, pas d’extracteur, pas de maturateur… Un saladier, une passoire et un couteau suffisent à extraire le miel d’une ruche horizontale.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour fabriquer une ruche horizontale avec des matériaux de bricolage simples

Matériaux achetés en magasin de bricolage pour fabriquer une ruche horizontale. (voir liste détaillée plus bas) © Pierre Javaudin

Les inconvénients de la ruche horizontale TBH

Cette ruche n’a pas que des avantages, la ruche idéale n’existant pas. Contrairement aux ruches conventionnelles, une fois installée, elle ne se déplace pas facilement à cause de son encombrement et son poids. Cette ruche demande plus d’attention et de gestion pendant les premières semaines de l’installation de la colonie. Une surveillance particulière est apportée afin d’éviter la construction irrégulière des rayons de cire, la fredaine (lorsque les abeilles construisent de travers). La manipulation de ces rayons demande de la délicatesse, car ils sont plus fragiles que ceux des ruches conventionnelles qui sont préfabriqués et dans un cadre.

Un fonctionnement respectueux de l’abeille pour une apiculture plus naturelle

Une colonie d’abeille installée dans une ruche horizontale construit ses rayons et consomme son miel l’hiver. Dans les ruches conventionnelles, des sachets de sucre viennent remplacer le miel dans les réserves de la ruche. Les utilisateurs de ruche TBH ont une autre approche de l’apiculture, le miel est souvent récolté au printemps, quand les butineuses commencent à faire de nouvelles réserves de miel. Certes, la récolte sera inférieure à une ruche classique, mais ses habitantes seront en meilleure santé, car nourries avec du miel et non du sucre à base de saccharose.

Fabriquer soi-même sa ruche horizontale avec des matériaux de bricolage simples :

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour fabriquer une ruche horizontale avec des matériaux de bricolage simples

Schéma « éclaté » montrant l’ensemble des pièces à assembler pour fabriquer la ruche horizontale © Pierre Javaudin

Ci-dessous plans détaillés et mesures (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Quels matériaux de bricolage pour la fabrication de cette ruche ?

Le plus simple et le plus rapide est d’utiliser des lames pour volets, brutes et non traitées, disponibles au rayon « fenêtres » des grandes surfaces de bricolage. Ces lames sont très résistantes, d’épaisseur idéale (27 mm), facile à manipuler et à couper. Ces lames font généralement 240 mm de long et 90 mm de large. Il en faut 3 pour faire les façades inclinées à 120°. Une de ces façades recevra une plaque de Plexiglas® de 5 mm d’épaisseur pour voir à l’intérieur de la ruche sans l’ouvrir.

Une vitre insérée dans l’une des façades inclinées de la ruche horizontale permettra de voir les abeilles sans ouvrir la ruche

Les deux pignons (partie triangulaire soutenant le toit) seront découpés dans une planche épaisse (de 25 à 30 mm) soit en bois brut soit en contre-plaqué extérieur.

Le toit peut être constitué de lames de bardage en bois brut non traité, ou de planches de bois recouvertes d’une couche étanche aux intempéries.

Fabrication des lattes de la ruche, des détails importants

Des lattes forment le plafond de la ruche (un lattis), et servent de point d’accrochage pour les rayons. Il est impératif de respecter la largeur des lattes, elles sont de 35 mm pour les abeilles européennes.

Ces lattes devront comporter une rainure en leur milieu afin d’y insérer une languette de bois formant une arête de 2 ou 3 cm de haut. Cette languette de bois insérée au milieu de chaque latte facilitera pour les abeilles le démarrage de la construction de leurs rayons de cire. L’une des extrémités de chaque latte sera plantée d’un clou de tapissier servant ainsi de repère permettant de ne pas inverser le sens des lattes lors de leurs manipulations sur la ruche.

Qu’est-ce que le séparateur et à quoi sert-il dans la ruche

Il s’agit d’une planche de bois en forme de trapèze qui coulisse et permet de varier le volume de la ruche. Ce curseur se déplace au rythme des saisons, il agrandit l’espace en période de miellée, il réduit le volume pour le couvain l’hiver. Cette pièce mobile sera différenciée sur le dessus afin de la repérer facilement. Son épaisseur, sous la latte, fera idéalement 25 mm (correspondant à l’épaisseur d’un rayon construit).

Liste des courses pour fabriquer votre ruche horizontale TBH

Le modèle de ruche horizontale TBH, présenté ci-dessous, est réalisable par toute personne disposant d’outils basiques de bricolage (visseuse sans fil, scie égoïne, cutter, mètre ruban) de la bonne volonté et un jeton pour pousser un chariot chez le Brico-Costo du coin !

Votre liste de courses :

  • 10 lames de volet en (2400 x 90 x 27 mm) soit :
  • 5 lames pour le toit,
  • 3 lames pour le corps de ruche,
  • 2 pour les pieds de la ruche.

7 tasseaux de 2400 x 35 x 25 mm (pour les lattes).
8 baguettes demi-ronde de 2500 x 13 mm (pour les amorces des lattes).
30 pointes de tapissier (détrompeur pour les lattes)
1 porte métallique de ruchette (20 cm) en magasin spécialisé
1 champ plat des 110 x 50 mm (pour la règle d’emplacement)
2 charnières pour le toit
2 charnières pour la fenêtre
8 écrous (70 x 0,8 mm) de fixation des pieds + 16 rondelles larges
32 vis 70 x 50 mm. (12 pour lames/pignons) + (20 pour le toit/pignons)
1 poignée de pointes à tête plate (ou agrafeuse) pour fixation de la grille au fond de la ruche.
1 biberon de colle à bois pour l’extérieur PUD4 (250 gr)
1 cornière d’angle de 120 cm en PVC pour le faîtage du toit (largeur 6 cm minimum).
(Utilisée pour les angles des murs pour l’électricité ou pour plaques de plâtre).
1 Grillage de fond de ruche (en magasin spécialisé sinon grillage de garde-manger en maille de 2 mm) métal ou plastique.
1 Plexis-Glass® (épaisseur 5 mm) de 500 mm X 90mm
1 planche de 190 x 105 mm pour le fond de la ruche
1 planche de 190 x 130 mm pour l’entrée de la ruche
2 planches de 500 x 300 x 25 mm pour les pignons avant et arrière de la ruche.
1 planche de contre-plaqué 800 x 120 x 12 mm (existent aussi en 13, pour le volet de la baie vitrée).
1 planche de contre-plaqué de 500 x 60 x 12 mm (pour le doublage intérieur du volet de la baie)
1 planche de contre-plaqué de 500 x 300x 25 mm (pour y découper le séparateur)
1 planche de contre-plaqué de 460 mm x 460 mm, épaisseur 25mm. Coupée dans sa diagonale pour obtenir deux triangles de 460 mm X 460 mm X 660 mm (les 2 pignons de la toiture).
1 petit biberon de « joint menuiserie extérieur » (pour fixer la baie vitrée)

Éléments ne se trouvant que dans des magasins spécialisés en apiculture :

  • le grillage du fond de ruche (long 1000 mm X larg 200 mm)
  • la porte métallique pour l’entrée (large 200 mm)
  • Un bloc de cire (500 gr) pour amorcer les lattes sur lesquelles les abeilles construiront ensuite les rayons.

Voici les principales boutiques en ligne, connaissant la ruche horizontale et chez qui vous pourrez acheter le matériel spécifique listé ci-dessus :

Assemblage de votre ruche horizontale TBH

Gabarit avec mesures et montage du corps de la ruche horizontale

Pour le toit comme pour le corps de la ruche, les lames de volet recevront un filet de colle PUD4 dans la rainure avant assemblage. Cette colle est expansive, au bout d’une heure tous les interstices seront comblés et l’ensemble sera rendu très rigide. Bien veiller à laisser la colle agir sur les lames assemblées à plat, la face extérieure sur l’établi pour éviter les débords de colle à l’intérieur de la ruche.

Les deux lames qui recevront la grille de fond de ruche seront amputées de la joue femelle de la rainure qui se trouvera à intérieur de la ruche. Le profil ainsi obtenu permet de pointer très facilement et surtout bien tendre le fond de ruche grillagé. Pour cette opération, le ciseau à bois fait bien l’affaire !

Pour pouvoir bien tendre le grillage de fond de ruche, il faut enlever la joue femelle de la rainure de la latte qui se trouve vers l’intérieur de la ruche.

Il ne vous reste plus qu’à trouver où l’installer et patienter jusqu’au printemps prochain pour y mettre un essaim qui va s’installer tranquillement dans cette ruche et dès le premier jour commencer à construire des rayons de cire…

Enfin pour les non-bricoleurs qui voudraient quand même installer une TBH dans leur jardin, sachez que la « scierie le coucou » fabrique, vend et fait livrer dans toute la France des ruches TBH de grande qualité. N’hésitez pas à les contacter en précisant que vous venez de la part de PermacultureDesign pour avoir 5 % de remise sur votre achat chez eux. De plus, leurs ruches bénéficient du label du Ministère de l’Environnement « j’agis pour la biodiversité », et 2 % du prix d’achat de chaque ruche sont reversés à l’association La voix de l’enfant.

Voici également une petite liste d’autres fabricants locaux de ruches horizontales :

Bonne fabrication aux bricoleurs et bonne installation à tous 🙂

Pierre Javaudin est un apiculteur passionné, auteur du livre « une ruche dans mon jardin », il prône une apiculture naturelle.

Pierre Javaudin à côté d’une ruche horizontale, Photo ©Olivier Ploton, Larousse

Spécialiste en l’apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin. Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

« Une ruche dans mon jardin »

Pour une apiculture naturelle et familiale

Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016

Prix : environ 12,90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Offrez le gîte et le couvert aux abeilles !

Pour créer, chez vous, des havres de paix avec des floraisons toute l’année pour vos abeilles, mais aussi pour de nombreux autres insectes pollinisateurs, auxiliaires du jardin, découvrez notre composition végétale « La haie des abeilles » en cliquant sur le bouton ci-dessous.

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Augmentez et protégez vos récoltes fruitières et légumières de façon significative en attirant dans votre jardin un maximum de pollinisateurs grâce à « la haie des abeilles » !

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Fondateur et directeur de la fondation Agroforestery Research Trust, impliquée dans la recherche sur l’agroforesterie en milieu tempéré, Martin Crawford s’intéresse depuis plus de 20 ans à la culture et à l’usage des plantes pérennes dans l’alimentation humaine....

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AG du Sens de l’Humus dimanche 15 octobre à 15h

AG du Sens de l’Humus
le Dimanche 15 octobre 2017

à 15H00

avec une soupe à la Citrouille du jardin

Au Jardin Pouplier : 60 rue Saint-Antoine – au fond de l’impasse à droite

Au programme :

–          bilan 2016 & exposé de la situation morale de l’association

–          exposé du rapport financier

–          orientations de l’association pour 2018 et suivantes…

–          élection des membres du Conseil Collégial

–          élection des membres du Bureau

–          questions diverses

 


L’amélanchier du Canada

On ne vous prend pas pour une pomme en vous disant qu’il y a des pommes qui marquent l’Histoire. Il n’y a qu’à citer celles d’Adam et de Blanche Neige ! Mais la « petite pomme » que donne l’Amélanchier du Canada est toute différente. D’abord rouge vif puis pourpre noirâtre à maturité, cette baie, sucrée et agréable au palais, vous comblera tout autant que son arbre au feuillage flamboyant en automne et son bois réputé solide.

Attention

Permaculture Design décline toute responsabilité en cas d’usage autre qu’informatif de ces données. Il vous appartient de vérifier ces informations précisément.

Données sur le contexte de développement de la plante : elles décrivent un contexte considéré par nos sources ou notre expérience comme idéal pour le développement de celle-ci. Cela ne veut pas dire que dans d’autres contextes ces plantes ne pourront pas vivre. N’hésitez pas à tester chez vous, la nature nous réserve toujours des surprises 😉

Comestibilité : vérifiez toujours les informations avec des ouvrages spécialisés. De même, des plantes aux apparences similaires à celles que vous allez mettre en place peuvent arriver naturellement à côté de celles-ci (oiseaux, auxiliaires...), il convient donc d’être toujours vigilant et de ne pas les consommer si vous avez le moindre doute.

Fonctions écologiques de l’Amélanchier du Canada

Accueil de biodiversité : les oiseaux raffolent de ces « petites poires » et nichent donc souvent dans les branches de l’amélanchier.

Usages humains de l’Amélanchier du Canada

Bois : le bois de l’amélanchier du Canada est très utile pour fabriquer des manches d’outils et des cannes à pêche.
Ornemental : grâce à sa rusticité, son manque d’exigence quant à la nature des sols et l’exposition, l’amélanchier est souvent planté en massifs ou haies libres. Son feuillage d’automne flamboyant met une touche lumineuse dans le jardin.
Haie brise-vent : ainsi qu’arbre d’alignement en milieu urbain.
Divers : les baies possèdent 1,2 à 1,8 % de pectine ce qui permet d’aider à gélifier naturellement les confitures.

Comestibilité de la plante

Appelées « petites poires » au Canada, les baies de l’amélanchier canadensis sont globuleuses, rouges puis noires et se mangent crues ou cuites. On en fait des confitures, du coulis, des gâteaux, tartes et clafoutis, gelées, confitures, vins, liqueurs, sirops, crèmes glacées, vinaigre.

Médicinal

Baies : les baies de l’amélanchier du Canada sont une excellente source de vitamine C, de fer, de manganèse, de magnésium, de potassium et d’antioxydants.
Écorce et racine : une tisane fabriquée à partir de l’écorce de la racine mêlée avec d’autres plantes médicinales est utilisée comme tonique dans le traitement des saignements menstruels excessifs et aussi pour traiter la diarrhée. La décoction de ses racines aurait soigné les épidémies de dysenterie en Amérique du Nord et peut être utilisée comme astringent et désinfectant interne et externe.

Le saviez-vous ?

Le nom d’amélanchier viendrait d’un terme provençal « amélanquier » lui-même dérivant du gaulois « aball-inca » qui signifie petite pomme.

Exposition Mi-ombre, soleil
Texture de sol
Humidité du sol Frais
Besoin en matière organiques Peu
PH du sol Acide
Rusticité USDA Jusqu’à -30°C
Largeur 3 mètres
Hauteur entre 2 et 6,5 mètres
Racine Racine pivotante très développée et spiralée.
Strate Strate arbustive
Durée de vie Forêt secondaire : <100ans
Croissance Rapide : > 2 m/an
Avis du designer L’amélanchier est vraiment une plante permaculturelle par excellence. Ces fruits sont d’une saveur et d’un goût peu commun et ce végétal trouvera sa place dans vos haies fruitières ou brise-vent, jardin-forêt et autre lisière semi-forestière de votre design.
Il demande très peu d’entretien et de soin, un incontournable si votre contexte le permet.
Cycle de reproduction Pérenne
Type de feuillage Caduc
En savoir plus...

Besoins écologiques

Exposition

L’exposition correspond à la luminosité considérée comme la plus adéquate pour le développement optimal de la plante, ou de sa fructification.

Texture de sol

La texture de sol décrite ici correspond à celle considérée comme la plus adéquate pour le développement optimal du réseau racinaire de la plante. Pour connaitre la texture de votre sol, cliquez ici.

Humidité du sol

Les différents types d’humidité du sol qui ne limite pas le développement normal de la plante.

PH du sol

Le PH (potentiel hydrogène) de sol décrit ici correspond à la valeur considérée comme la plus adéquate pour le développement optimal du réseau racinaire. Très acide : de 0 à 4 Acide : de 4 à 5,5 Légèrement acide : de 5,5 à 7 Neutre : 7 Légèrement basique : de 7 à 8,5 Basique : de 8,5 à 10 Très basique : de 10 à14

Zone de rusticité

Température maximale exceptionnelle supportée par la plante.


Architecture

Les largeurs (diamètres) et les hauteurs des plantes indiquées sont celles atteintes à maturités (en mètres) sous nos contrées sans taille ou contrôle de la forme.


Design

Strates

Strate(s) de végétation à laquelle appartient selon nous cette plante pour la création d’un jardin-forêt. Pour en savoir plus sur les différentes strates, cliquez ici.

Durée de vie

Il s’agit de la durée de vie estimée du végétal. Pour facilité le choix nous l’avons classé en trois grandes catégories liées au cycle de la succession écologique. : Pionnier : moins de 15 ans Forêt secondaire : entre 15 et 100 ans Forêt primaire : 100 ans et plus

Croissance

La croissance correspond à la longueur de croissance d’un jeune pousse sur une année. Très rapide : plus de 4 m/an Rapide : au moins 2 m/an Moyenne : entre 30 cm et 2 m/an Lente :  moins de 0,3 m/an

Avis du designer

L’avis de notre bureau d’études sur cette plante.


Caractéristiques

Cycle de reproduction

Annuel Les plantes annuelles sont des plantes dont le cycle de vie, (c’est à dire de la graine à la production de nouvelles graines) ne dure qu’une année. Bisannuel Les plantes bisannuelles sont des plantes dont le cycle de vie, (c’est à dire de la graine à la production de nouvelles graines) s’effectue en général sur 2 années. Pérenne Une plante pérenne, ou plante vivace est une plante pouvant vivre plusieurs années (herbacées ou arbres).

Feuillage

Caduc Si une plante perd la totalité de ces feuilles dans l’année (généralement en automne) et le renouvelle ensuite (généralement au printemps), ont dit que la plante à un feuillage caduc. Persistant Si une plante garde son feuillage toute l’année, on parle de feuillage persistant Semi-persistant Lorsqu’une plante conserve une partie de son feuillage toute l’année, mais si les feuilles sont souvent remplacées à belle saison.

Nom botanique Amelanchier canadensis
Nom commun Amélanchier du Canada
Autres appellations Petites pommes ou petites poires pour désigner les baies.
Nom anglais Canadian serviceberry, chuckleberry, currant-tree, Juneberry, Shadblow Serviceberry, Shadblow, Shadbush, Shadbush Serviceberry, Sugarplum, Thicket Serviceberry
Famille Rosaceae
Genre Amelanchier
L’Amélanchier du Canada est un arbuste originaire du Canada (de Terre-Neuve à la Province d’Ontario) et d’Amérique du Nord (de l’État du Maine à l’Alabama).

Aujourd’hui, sa répartition géographique s’étend aussi en Europe et en Asie où il est souvent dans des zones assez humides ou en bord de rivières.

Les principaux types d’habitats où l’on rencontre l’Amélanchier du Canada sont les orées des bois, bordures de terrains boisés, sauvages ou naturels. Il se plaît bien aussi, le long des cours d’eau et des étangs.

Il résiste assez bien à la pollution atmosphérique, mais n’aime pas les sols trop secs, ni trop calcaire. Il peut aussi parfois être sujet au feu bactérien (maladie causée par une bactérie, l’erwinia amylovora, particulièrement contagieuse).
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sép. Oct. Nov. Déc.
fleurs fleurs fruits fruits

Culture de l’Amélanchier

Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Propagation Le semis en pépinière est envisageable à l’automne (à partir de graines stratifiées de préférence), suivi d’un éclaircissement au printemps et d’un repiquage à l’automne suivant. Cependant, les boutures herbacées en juin ou semi-ligneuses en août/septembre ont plus de chance d’être fructueuses. La levée peut mettre entre 90 et 120 jours. Les graines peuvent se conserver 5 ans, au-delà, elles perdent leurs propriétés germinatives.
Le marcottage se pratique à la fin de l’été ou début du printemps en ployant un long rameau effeuillé. Il sera mis en terre sur environ 6 cm et maintenu enterré avec un poids.
Conseils de plantation La plantation des repousses réussira mieux à l’automne. La plantation se fait à racine nue de fin septembre/début octobre et tout au long de l’hiver en laissant toujours 3 mètres d’espace avec ses voisins.
Astuce du pépiniériste Les deux premières années, il faudra abondamment arroser votre amélanchier après plantation pour que son système racinaire descende. Le mieux est de laisser l’arbuste 2 à 3 ans en pot avant de le mettre à sa place définitive. Au printemps, il appréciera un bon paillage pour conserver un maximum d’humidité. Il lui faut au moins 2 heures de soleil par jour.

Où trouver cette plante ?

Chez votre pépiniériste local ou sur les jardineries en ligne ci-dessous :

Amélanchier canadensis en conteneur 4L, 60 à 80 cm :
Jardin du pic vert  |  Plantes&Jardins

Amélanchier canadensis en pot 10L, 90 à 120 cm :
Plantes&Jardins

Retrouvez d’autres fiches plantes classées par strates de végétation sur notre page :
« Choisissez vos plantes pour créer votre jardin-forêt »

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