Planter sa pharmacie naturelle

Planter sa pharmacie naturelle, quels intérêts pour vous ?

Gagner en autonomie pour être plus résilient(e) face aux diverses crises actuelles vous intéresse ?

Aujourd’hui, on va se pencher plus particulièrement sur votre autonomie au niveau de votre santé et de la gestion des petits maux 🤧 🤕 du quotidien.

On va, donc, parler plantes médicinales et pharmacie naturelle avec Fabien Gordon, producteur professionnel de plantes médicinales dans le Béarn, formé à l’Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales (ELPM). Fabien est aussi un permaculteur et un ami de longue date.

Apprenez à cultiver et utiliser 11 plantes médicinales de base, sur seulement 9 m²

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Fabien nous partage sa passion et nous donne ses conseils en cette vidéo :

Pour commencer, voyons plus en détail 4 bonnes raisons de planter votre pharmacie naturelle chez vous !

1. Les plantes médicinales cultivées chez vous seront complémentaires à la cueillette sauvage

L’abondance de la nature fait qu’il y a énormément de plantes sauvages qui sont aussi médicinales. Cependant, selon la région où l’on se trouve, il est très compliqué, voire impossible, de trouver, en sauvage, certaines plantes incontournables pour leurs vertus médicinales.

Le thym commun, une plante médicinale et aromatique incontournable.

Le thym commun, une plante médicinale et aromatique incontournable qu’il n’est pas toujours possible de trouver à l’état naturel selon la région où l’on se trouve.

C’est pourquoi installer sa propre pharmacie naturelle permet de pallier ce manque dans notre environnement en cultivant une sélection de plantes qu’on ne pourrait pas trouver par ailleurs en cueillette sauvage. Cela permet aussi de minimiser les risques de pollutions qui peuvent parfois se poser sur les lieux de cueillette sauvage.

En installant la plante chez soi, on maitrise mieux son environnement et on n’a, en général, pas ce problème de pollution.

2. Avoir votre propre pharmacie naturelle pour prendre facilement soin de vous au quotidien

Installer votre propre culture de plantes médicinales, c’est l’assurance de :

  • avoir toujours à disposition ce dont vous avez besoin (en préventif)
  • avoir des plantes de qualité que vous aurez cultivées avec amour 😉
  • pouvoir faire vos cueillettes au bon moment et régulièrement pour profiter au maximum des principes actifs des plantes (par exemple pour les cueillettes de fleurs, il faut atteindre le bon stade de développement et récolter pratiquement tous les jours le moment venu)
Fleurs de soucis, calendula officinalis, cueillies au bon stade d’épanouissement et de façon quasi quotidienne en saison !

Exemple de fleurs intéressantes dans votre pharmacie naturelle : les fleurs de soucis, Calendula officinalis, qui doivent être cueillies au bon stade d’épanouissement et de façon très régulière, voire quotidienne, en saison !

3. Avoir votre propre pharmacie naturelle permet d’être plus autonome dans la gestion des petits maux du quotidien

Installer chez vous les plantes médicinales désirées, c’est faire un pas vers plus d’indépendance et d’autonomie.

Ainsi, vous êtes sûr(e) de les avoir dans le temps et de ne pas subir les manques dus à des interdictions futures (par exemple, la lavande ou encore l’armoise annuelle sont dans le viseur des laboratoires pharmaceutiques car très efficaces et trop facilement accessibles gratuitement.)

Les avoir sous la main se révèle rapidement très économique.

Et comme la plupart des plantes médicinales sont vivaces, elles seront en plus là pour de nombreuses années.

Cela permet également d’acquérir des compétences ancestrales de base que vous pourrez ensuite étendre à d’autres plantes au fur et à mesure de vos apprentissages.

Cela a un côté très rassurant de gagner ainsi en autonomie en étant capable de faire par soi-même.

Préparation d‘un macérat huileux de fleurs séchées, ici des fleurs de soucis, Calendula officinalis.

Exemple de compétence ancestrale de base facile à acquérir : l’art de bien faire un macérat huileux de fleurs séchées, ici des fleurs de soucis, Calendula officinalis.

4. Installer sa pharmacie naturelle : l’intérêt par rapport à son design

On va parler maintenant des intérêts d’installer ses plantes médicinales dans son design car ils sont très nombreux et on ne pouvait pas passer à côté !

Pour plus de résilience, faites vous-même le design en permaculture de votre jardin !

Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.
Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

Tout d’abord, ce sont généralement des plantes de culture facile, très souvent vivaces, qui ne nécessitent que peu d’entretien.

Les plantes médicinales sont incroyablement multifonctions :

En permaculture, on cherche toujours à donner le plus de fonctions possible aux éléments que l’on souhaite installer au jardin, c’est d’ailleurs un principe de permaculture fondamental à garder en tête quand on fait son design.

Or les plantes médicinales nous offrent à ce niveau-là un éventail de fonctions très large et très intéressant.

Elles peuvent notamment servir à :

  • composer une haie brise-vent (Ex. : l’aubépine, le sureau, le noisetier)
  • couvrir le sol (Ex. : la camomille romaine, le lierre terrestre, la menthe, l’ail des ours en zones humides et ombragées)
  • complémenter vos récoltes nourricières, car beaucoup sont comestibles et délicieuses (Ex. : cassis, framboises, baies de goji, orties…)
  • apporter une valeur esthétique à un coin de jardin avec des touches de couleurs vives (Ex. : échinacées, soucis, bleuets…)
Très belles fleurs d’échinacées cultivées en permaculture.

Très belles fleurs d’échinacées qui apportent une touche esthétique intéressante dans un jardin en permaculture.

  • repousser certains ravageurs des cultures (Ex. : les plantes de la famille des alliacées comme l’ail, l’oignon, ou encore la ciboulette éloignent de nombreux parasites, la mélisse éloigne les moustiques…)
  • attirer de la biodiversité qui vous procurera plus de résilience grâce à l’installation dans votre jardin d’auxiliaires prédateurs naturels d’indésirables (Ex. : les pucerons du sureau attirent les coccinelles qui pourront ensuite vous aider au potager, le sureau, l’aubépine, le noisetier attirent les oiseaux qui pourront ensuite manger de nombreux insectes indésirables de votre jardin…)
  • fixer l’azote atmosphérique dans le sol et donc contribuer à sa fertilité (Ex. : trèfle rouge, réglisse, argousier…)
  • soutenir une culture en tant que plante compagne (Ex. : le souci, calendula officinalis, avec son action nématicide, est une excellente plante compagne des tomates, des fraisiers…)
  • attirer les insectes pollinisateurs grâce à leur intérêt mellifère (Ex. : l’hysope, la consoude)
  • parfumer vos préparations culinaires grâce à leur puissance aromatique (Ex. : le thym, le romarin, la sauge, l’origan…)
  • produire de la biomasse et notamment du bois et du BRF (Ex. : le sureau, l’aubépine, le noisetier pour le bois, la consoude, l’ortie pour le mulch à base de parties aériennes herbacées…)
  • accumuler des minéraux dans leurs parties aériennes qu’on pourra apporter ensuite à divers endroits du jardin grâce à la technique du « couper/déposer ». (Ex : la consoude est une des meilleures accumulatrices de minéraux grâce à sa grande racine puissante qui plonge très profondément dans le sol pour en extraire des minéraux souvent uniquement accessibles en profondeur tel que le phosphore)
La consoude, une plante médicinale formidable aux très nombreuses autres fonctions dans un jardin en permaculture.

La consoude, une plante médicinale formidable aux très nombreuses autres fonctions dans un jardin en permaculture : mellifère, accumulatrice de minéraux, activatrice de compost, base pour des purins, pour le mulch, etc.

  • préparer des purins (extraits fermentés de plantes) et autres macérats ou infusions pour soigner les plantes par les plantes et servir d’activateur de compost (Ex. : la consoude et l’ortie, en purin, infusion ou macération auront de nombreuses vertus comme stimuler la germination, la maturation de certains légumes, activer le compost, renforcer les plantes, favoriser la photosynthèse, éloigner les pucerons, éliminer certains acariens…)
  • créer un ensemble ornemental (la diversité des ports, des feuillages et floraisons des plantes médicinales permet une grande créativité dans les agencements pour réaliser des massifs qui seront à la fois une pharmacie naturelle et un espace ornemental, car l’un n’empêche pas l’autre !)

Une palette végétale hyper large pour composer votre pharmacie naturelle

Non seulement les plantes vivaces sont multifonctions, mais elles sont aussi d’une diversité assez folle !

Et ça tombe bien puisqu’en permaculture, on attache une attention particulière au fait de « favoriser la diversité ».

Avec les plantes médicinales, il y en a pour tous les goûts et on en trouve dans toutes les strates de végétation, des couvre-sol aux arbres en passant par les plantes herbacées ou encore les plantes grimpantes… il y a vraiment de quoi s’amuser en créant la composition végétale de votre pharmacie naturelle !

Cette richesse de palette végétale permet aussi d’en trouver pour tout type de biotope !

Vous pourrez donc trouver des plantes médicinales qui seront parfaitement adaptées pour les zones sèches, pauvres et rocailleuses, on pense ici tout particulièrement aux plantes de milieux méditerranéens comme le thym, le romarin, la lavande…

D’autres plantes seront à l’inverse parfaitement adaptées aux zones humides comme la reine des prés, l’acore, la salicaire…

Salicaire en fleurs, une plante médicinale de zones humides.

La salicaire, une plante médicinale qui affectionne tout particulièrement les zones humides !

Comment débuter l’installation d’une pharmacie naturelle chez soi ?

Comment choisir les plantes médicinales qui composeront votre pharmacie naturelle idéale ?>

Devant cet « embarras du choix » parmi les plantes médicinales, comment faire pour bien choisir celles qui composeront votre pharmacie naturelle ?

Le conseil de Fabien est de d’abord faire le point sur les maux que vous rencontrez régulièrement dans votre quotidien.

S’agit-il, dans votre cas, de maux dûs :

  • au stress
  • à la digestion
  • aux refroidissements hivernaux
  • aux cycles menstruels
  • au manque de sommeil
  • à des tensions musculaires ?…

Ce premier point vous permettra de mieux cerner vos besoins en termes de propriétés médicinales et donc de rechercher plus spécifiquement les plantes à même d’y répondre.

Dans un second temps, vous affinerez votre sélection en choisissant de préférence les plantes :

  • faciles à cultiver
  • difficiles à trouver en sauvage
  • productives sur un petit espace
  • travaillant sur plusieurs systèmes
  • faciles à récolter
  • faciles à transformer

Cela vous fera déjà une bonne base de départ pour votre pharmacie naturelle !

Comment choisir l’emplacement où vous installerez votre pharmacie naturelle au jardin ?

Nous avons vu que la diversité des plantes médicinales permet de pouvoir en installer à peu près partout !

Cependant, si vous voulez vraiment produire vos remèdes, le plus simple est de regrouper vos cultures de plantes médicinales pour vous faciliter la récolte.

Cueillette des fleurs de bleuets, une plante médicinale intéressante pour ses vertus digestives, diurétiques, anti-inflammatoires et calmantes pour les yeux.

Pour la cueillette des fleurs notamment, mieux vaut que vos plantes médicinales soient regroupées en un seul et même endroit. Ici, la cueillette des fleurs de bleuets.

Par exemple, la cueillette des fleurs de plantes médicinales doit se faire au bon moment par rapport à l’épanouissement des fleurs et quand les floraisons commencent, les récoltes doivent être quasi quotidiennes !  Si vos fleurs sont éparpillées en divers endroits du jardin, leur cueillette va vite devenir fastidieuse sans compter que vous manquerez sans doute beaucoup de fleurs car vous ne les aurez pas ramassées au bon moment !

En plus de regrouper vos cultures de plantes médicinales, leur placement aura aussi son importance !

La plupart des plantes médicinales auront besoin d’un bon ensoleillement pour produire un maximum de principes actifs.  C’est pourquoi on privilégiera un emplacement très bien ensoleillé, comme on le ferait pour un potager !

On choisira également un emplacement proche de la maison qu’on fréquente régulièrement pour être sûr(e) d’avoir sa pharmacie naturelle à l’oeil, non pas parce qu’elle réclame beaucoup d’interventions et de soin, mais plutôt parce qu’elle demande de l’observation régulière pour voir où en est son développement, l’avancement des floraisons et donc savoir quand c’est le bon moment pour telle ou telle récolte !

En termes de choix de supports, la culture sur planches permanentes, paillées est simple et très efficace.

De plus, il n’est pas nécessaire d’avoir une grande surface de culture pour avoir une belle pharmacie naturelle productive.

Moins de 10 m2 peuvent suffire pour commencer !

On espère que cela vous aura donné envie de planter votre pharmacie naturelle sans attendre pour pouvoir ensuite réaliser vous-même vos remèdes maison.

Remède fait maison : un baume apaisant pour la peau à base de macérat huileux de soucis, Calendula officinalis et de cire d’abeille.

Exemple de remède simple à faire maison : un baume apaisant pour la peau à base de macérat huileux de calendula et de cire d’abeille avec une touche d’huile essentielle ;) !

Une formation sur les plantes médicinales pour planter votre première pharmacie naturelle

Et si vous souhaitez agir sans attendre et sans passer par votre propre phase de documentations et recherches de plantes, remède, etc., nous avons conçu avec Fabien, une formation en ligne pour vous accompagner de A à Z dans la création de votre première pharmacie naturelle.

L’objectif de cette formation est de vous donner les clés de la culture, de l’entretien et de l’utilisation de 11 plantes médicinales de base, faciles à installer chez vous, sur seulement 9 m² de jardin.

Je veux découvrir le contenu détaillé de la formation

Grâce à cette formation, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Une formation complète et très pédagogique dans laquelle vous retrouverez Fabien qui vous expliquera en détail et en vidéo :

  • comment planter, récolter, entretenir et conserver vos plantes médicinales en toute autonomie,
  • comment préparer vos remèdes maison facilement dans votre cuisine, avec du matériel courant que vous avez sûrement déjà et comment utiliser ces remèdes à bon escient dans votre quotidien.

En termes de remèdes, vous apprendrez notamment à composer des tisanes pour répondre à différents petits maux, faire des macérations, des alcoolatures, un baume, une huile de massage ou encore un sirop thérapeutique à partir de vos récoltes de plantes médicinales dans votre propre pharmacie naturelle, à disposition, sur le pas de votre porte ;) !

D’autres vidéos gratuites à venir sur la pharmacie naturelle

On se retrouve prochainement avec Fabien pour de nouvelles vidéos où nous parlerons :

  • des différentes formes d’utilisations plantes médicinales
  • d’une sélection de livres sur les plantes médicinales pour débuter
  • de 11 plantes médicinales faciles à cultiver pour commencer

Si vous voulez en savoir plus sur Fabien et son activité de producteur de plantes médicinales, rendez-vous sur la page Facebook de sa marque Caubraque, La Ferme des Médicinales.

À bientôt, pour les prochains articles et vidéos de Permaculture Design, en attendant, plantez vos pharmacies naturelles, et prenez soin de vous !

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Micro-ferme en permaculture, retour d’expérience de Sophie et Yoann

En mai 2019, nous étions allés filmer le début d’installation du lieu de vie de Sophie et Yoann qui avaient suivi notre formation en ligne, pour apprendre à concevoir son jardin en permaculture.

Dans cette vidéo, vous allez découvrir l’évolution de leur lieu et vous allez voir que cela a vraiment bien changé.

Yoann et Sophie nous livrent également leur retour d’expérience très intéressant sur la mise en place de leurs projetset tout ce qu’ils ont traversé au fil des années.

Allez, c’est parti !

Comme Sophie et Yoann, concevez pas à pas votre projet en permaculture grâce à notre formation vidéo en ligne !

Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.
Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Micro-ferme en permaculture : l’évolution en 3 ans

Est-ce que c’est rentable, si tu prends le vieux précepte de l’économie où tu rentres de l’énergie et tu sors du financement ? Non !

Si c’est rentable par contre où tu rentres de l’énergie et tu ressors à manger pour toi et une communauté assez proche, voisinage, etc. voilà…

Alors là, oui, c’est très efficace ; parce que ça crée du tissu social et tu vois, il y a des gens qui viennent, ça discute et ça à mon avis c’est plus important pour les années qui viennent, que savoir le rendement de énergie/finances.

La ferme Carrassonne : une micro-ferme familiale avec du maraichage, des plantes médicinales, des animaux…

Ça s’appelle toujours la ferme Carrassonne du coup et donc, on a continué à travailler sur la ferme, continué à diviser, à morceler le terrain pour faire plein de petits espaces.

👉 Pour voir la vidéo de notre première visite chez Sophie et Yoann, c’est par ici.

Donc là, on est dans la partie parking, accueil donc bienvenue !

Quelques animaux en plus, quelques activités en moins, en plus enfin voilà.  Un jour par semaine pour le moment, on fait la vente en direct à la ferme.  Donc c’est le mardi.

Espace de vente sur la micro-ferme en permaculture

Espace de vente en direct sur la micro-ferme en permaculture de Sophie et Yoann

On fonctionne pas mal avec les réseaux aussi, le bouche-à-oreille.

Ça reste une petite activité très locale et c’est le voisinage et puis assez proche quoi !

Comment Sophie et Yoann ont-ils créé leur micro-ferme pédagogique ?

Donc là, on est dans la partie accueil à proprement dit, donc c’est la partie qu’on a dédiée pour les gens qui viennent… c’est la partie un peu ludique, accessible.

C’est une corde qu’on a rajoutée à l’arc aussi.

On reçoit des écoles qui viennent, on a fait un petit programme pédagogique et on a plusieurs cycles qui viennent visiter la ferme, ça va des maternelles jusqu’au CM2.

Et, ce qui est chouette, c’est que c’était un programme où en fait, ces mêmes classes venaient trois fois.

Donc là, on les accueille bientôt pour la dernière fois donc ils ont pu voir comment est la vie de la ferme l’hiver donc quand tout est endormi, au printemps quand tout se réveille pour planter les légumes.

Et là, ils vont venir voir… on est quasiment en été, le plein boom de la ferme et c’est hyper chouette de partager ça avec eux.

Ils ont des yeux comme ça !

Panneau pédagogique sur la micro-ferme

Exemple de panneau pédagogique sur la micro-ferme pour les enfants des écoles primaires.

En tout cas, les maîtresses, les accompagnants sont super contents et les gamins ils ne veulent pas partir et puis quand ils reviennent, ils sont hyper contents donc je pense que c’est assez évocateur du résultat.

Ils sont curieux, ils posent des questions hyper pertinentes, je veux dire, ils ont soif d’apprendre quoi !

Quand ils nous ont planté, à l’époque, les fèves dans la serre là, puis en plein champ, mais ils étaient trop contents de pouvoir les planter, de savoir que la fève, c’était des grosses graines.

Enfin, moi ça m’avait touché ce moment-là.

Quand ils sont revenus là, ils ont pu les manger donc ils étaient contents aussi et du coup, ils découvrent aussi vu que c’est à la ferme et puis qu’ils ont participé, tout ça, ils se laissent aller à goûter des trucs.

Je leur ai fait manger du chou-fleur cru ou du chou Kale cru…

Les parents qui accompagnent, ils disent : « T’as intérêt à les manger à la maison maintenant que tu les as goûtés crus et que tu aimes ! »

Les petits pois aussi… C’était drôle !

Les animaux de la micro-ferme pédagogique

Du coup, pour les écoles, on a mis ça en place.  C’est des petits enclos ludiques. On a des poules d’ornement qui sont en autonomie, elles peuvent sortir quand même. On avait cloisonné au départ ; c’est pour quand il y a les enfants, mais sinon, on laisse ouvert.  Elles tracent dans le jardin et puis des petites lapines aussi c’est que des lapines. Comme ça, on n’a pas de surpopulation.

Maman poule et ses poussins, dans un enclos

Maman poule et ses poussins, isolés dans un enclos à part pour plus de tranquillité.

On a des petits poussins là… on a eu des naissances, c’est la période, c’est le printemps.  On les a mis là pour pas qu’ils se fassent trop embêter. Des petits piou-piou. C’est trop chou.

Leur changement de stratégie sur le poulailler principal de la ferme

Le poulailler qu’on avait construit en palette a rencontré ses limites quand on a augmenté le nombre de poules.  Ce n’était pas encore énorme, on est passé juste à une trentaine de poules et en fait, on a trouvé les limites pas tant sur la place, là, la taille est cohérente.

Par contre, la surpopulation a fait qu’on a eu un développement de poux : des poux de poules ; les poux rouges.

Dans le poulailler en bois, c’était une lutte infernale.  C’est un poulailler maintenant en acier galvanisé, c’est moins joli que le bois évidemment, mais par contre, ça rencontre beaucoup d’avantages.

Poulailler en acier galvanisé, surélevé avec fond en caillebotis.

Nouveau poulailler en acier galvanisé, surélevé avec fond en caillebotis permettant de recueillir les fientes en dessous qui iront ensuite fertiliser les planches de cultures de la micro-ferme.

Déjà, il n’y a plus d’interstices et du coup, dès qu’on voit qu’il commence à y avoir une attaque de poux, bon ben là, l’acier a l’avantage de résister au feu, donc on passe au chalumeau et là, les poux, ils n’aiment pas.

Ça règle le problème assez radicalement.

Il n’y a pas de diminution de ponte.  Elles ne se font pas embêter, ça, c’est chouette.

Oui parce que quand il y avait vraiment une surpopulation de poux, on voyait, elles étaient en anémie, la crête n’était plus rouge.

Là, elles sont en super bonne santé.

Elles sont contentes.

On a un fond en caillebotis.  Du coup, les excréments passent à travers puis nous on peut les récupérer pour réintégrer les fientes au jardin… Voilà…

Gestion des animaux sur la micro-ferme : les ânes et ces coquines de chèvres

Les chèvres ont déménagé parce que déjà on a des ânes et du coup, elles tiennent compagnie aux ânes

Chèvres et ânes sur la micro-ferme en permaculture.

Sur la micro-ferme, les chèvres cohabitent maintenant avec les ânes au lieu de partager l’enclos des poules comme lors de notre première visite.

Bébert et Alto ! Bébert le gris et Alto le foncé et puis les chèvres qui sont toujours là, ces coquines !

Je dis ces coquines parce qu’elles nous ont fait des bêtises quand même, malgré tout.

Là, on les avait dans l’ancien poulailler, elles arrivaient toujours à s’échapper quand même et donc là, on a opté pour la clôture électrique.  C’est ce qui est le plus radical.

On a eu juste un problème où ça a été débranché pendant un temps, on ne s’en était pas aperçu et du coup, elles se sont échappées.

Ça a été assez vite, elles ne se sont pas échappées huit jours, mais elles se sont échappées un après-midi.

On avait des jeunes arbres qu’on avait plantés, là, des scions qui avaient bien pris pourtant…

Ben voilà, un facteur limitant de plus.

La plantation de haies sur la micro-ferme, pour soutenir son extension

Parce qu’on essaie de mettre en place des haies entre chaque nouvelle parcelle qu’on incorpore dans le jardin.

Plantation de haies d’arbres et arbustes entre les différentes zones de la micro-ferme.

Plantation de haies d’arbres et arbustes entre les différentes zones de la micro-ferme de Sophie et Yoann.

Parce que là, on est sur une logique du coup extensive.

On agrandit un petit peu plus tous les ans le jardin, c’est en ça que je dis que c’est extensif.

Et à chaque fois qu’on agrandit, on remet une haie.

Le rôle des ânes sur la micro-ferme

Les ânes ont été acquis dans un objectif de les utiliser à la ferme. C’est des petites utilisations, on ne fait pas de la charrue, mais ils font des petits travaux de griffage.

On essaye là avec Bébert qui est un peu plus costaud à passer là, dans les rangs de patates, donc on s’essaye, on fait pas mal de bêtises, on arrache un petit peu les pieds tout ça, mais c’est fonctionnel quand même.

Il dit ça parce qu’il s’est entraîné sur une de mes planches où je venais de planter mes fleurs et puis voilà, ça a moins rigolé là !

Ce n’était pas vraiment droit quoi.  Donc là, on fait les patates.  Je préfère !

Et donc ouais bon, on fait avec moi qui ne sait pas faire, lui qui apprend et puis des outils qu’on a récupérés, il n’y a à peu près rien qui va bien, mais plus ça va, mieux ça va et je pense qu’on finira par arriver à un truc qui va !

Vieille charrue de récupération

Vieille charrue de récupération avec laquelle Yoann s’exerce en compagnie de l’âne Bébert, au griffage superficiel du sol.

Tu ne sais pas faire ? Tu avais quand même fait la formation traction animale sur les ânes maraîchers ! C’est hyper efficace.  Si en plus de ça l’âne est éduqué ; c’est parfait.

Par contre après, les petits travaux de traction, s’il y a quelque chose à tirer, pour récolter les courges, on charge sur un chariot, et puis après, eux ils ramènent.

Ça évite les allers-retours à la brouette et puis voilà parce que l’année dernière, on a ramassé en Butternut et en Potimarron : pas une tonne, mais un bon 800 kg donc les allers-retours brouette, ça commençait à suffire.

Et là, ils sont efficaces et à chaque fois qu’on peut utiliser un âne, on économise le paysan ou le fermier du moins et puis on ne démarre pas le tracteur.

C’est plutôt bien.

La partie maraichage et cultures de la micro-ferme : ce qui a changé au fil du temps

Là, on rentre sur la partie vraiment jardin à proprement dit.

On était sur la partie accueil animaux.

L’année dernière, on a vraiment travaillé à fond sur les légumes. On en avait eu beaucoup. Ça nous a pris beaucoup de temps.

Nouvelles activités avec les plantes aromatiques, médicinales et petits fruits

Cette année, on a réduit la cadence sur les légumes parce qu’on s’est aussi beaucoup consacré sur la mise en place des aromatiques et sur une nouvelle activité aussi qu’on voulait mettre en place, c’est les fruits rouges : on va aller faire un tour.

Culture de framboisiers sur la micro-ferme

Nouvelle activité en devenir sur la micro-ferme en permaculture de Sophie et Yoann : la culture des petits fruits tels que les framboises, les cassis, les fraises…

Et donc, on a planté des framboises, des cassis, des mûres, des fraises, des rhubarbes et donc, on a pris un peu de retard sur les légumes et en plus de ça, on voulait en faire moins et il y a les conditions aussi du moment qui ne sont pas bonnes.

L’eau comme facteur limitant sur la micro-ferme

On a toujours un facteur limitant qui est l’eau sur le terrain et là cette année, plus que d’habitude puisqu’on est fin mai et il y a eu en trois mois peut-être deux, trois jours de pluie…

Au bout d’un moment, on peut pailler et faire ce qu’on veut pour garder l’humidité, mais il faut qu’elle soit là quand même au départ. On retarde en fait la période de plantation parce qu’on aimerait qu’il y ait des pluies et bon peut-être va falloir qu’on s’en occupe.

Féveroles, pucerons et coccinelles : la biodiversité au service de la micro-ferme

Et du coup, la féverole qu’on avait jetée à la volée, ça s’est éparpillé, on en a jusqu’au fond du champ.

Ça, c’est pas mal parce que mine de rien tu vois, ça fait de la masse et surtout en fait, c’est une légumineuse la féverole, qui arrive très tôt dans la saison, et du coup, elle attire une surpopulation de pucerons très tôt dans la saison.

Pucerons et coccinelle.

Les pucerons, attirés par les féveroles, attirent à leur tour les coccinelles qui seront ensuite déjà là pour contrôler les pucerons sur les autres cultures à visées maraichères de la micro-ferme.

Donc ce n’est pas problématique parce que c’est pas une plante qu’on mange ou qu’on utilise.

Par contre, vu qu’il y a une surpopulation de pucerons avant que tout le reste arrive, on a une surpopulation de coccinelles aussi qui arrive dans la foulée et quand on plante nos légumineuses à nous : les petits pois, les haricots, les fèves, bon ben… les coccinelles sont déjà là et en fait elles font le travail de gardien assez rapidement.

La grande serre maraichère gérée sans aucun travail du sol

Dans la grande serre qui était en construction la dernière fois. Donc là, elle est finalisée.

C’est ce qu’on avait dit, on faisait les tomates, les aubergines, les poivrons et donc là, on a une petite ligne de fraises sur le devant aussi.

Dans la serre, il n’y a jamais eu un outil de passé dedans.

C’était de la prairie et c’est resté juste avec l’apport de matière organique et bâchage et donc là, on fait les fèves, on les couche, on les bâche et on plante dedans.

Elles y sont depuis un petit moment. Et les tomates, il y a eu du foin dessous.

L’année dernière, on en avait mis trop du coup là, on a espacé cette année. On avait un pied de tomates tous les 50 cm, c’était beaucoup trop, c’était la jungle dans la serre.

Ça pousse énormément, les tomates qui montaient jusqu’au toit là, puis ça passait sous les fils de tente !

Du coup là, on en a mis un tous les mètres et puis on a placé les concombres cette année, on verra bien.

Et devant, on a mis des basilics dans les trous qui sont existants.

Grande serre avec cultures de tomates, aubergines, poivrons, basilics, concombres.

Sur la micro-ferme, la grande serre est entièrement cultivée sans aucun travail du sol sur le principe du maraîchage sur sol vivant.

On a une terre qui est hyper meuble sans jamais avoir rentré un outil dedans.

Donc ça, c’est intéressant.

Les choix de Sophie et Yoann sur le brevet professionnel, les formations, le financement et l’organisation de leur micro-ferme

On n’a pas de formation agricole non plus au départ. On a failli, je m’étais inscrit et puis finalement on ne l’a pas fait.  On a fait plein de petites formations, mais pas de BPREA.

On connaît des gens du coup justement qui ont fait ces formations-là…

Je trouve que ça formate beaucoup dans le sens où les idées de départ qui étaient permaculturelles se sont transformées en plan de financement avec ces trucs tout ça, etc.

C’est un truc sur lequel en fait, on en avait parlé la dernière fois, c’est essayer de faire sur du fond propre et sans passer par des banques. C’est un choix et une philosophie quoi !  Nous, ça nous convient.

Sans les banques et sans aides du département, tout ça, qu’on pourrait avoir, tu fais un BPREA et ils t’envoient le pognon. Par contre après derrière, tu as des obligations de rendements si ton banquier t’a prêté des sous, bon ben, il faut lui rendre.

Et pareil pour les aides, c’est à condition que.

Donc nous, en fait, c’est beaucoup plus long, mais ça nous offre une liberté qui est assez grande, dans le sens où si les haricots cette année, ça a été dévasté par les pucerons, on a perdu des semences de haricots : ça va, c’est compensable.

Par contre, il n’y a pas de banquier qui vient me dire…

Si tu as le banquier ou si tu as une obligation derrière, tu vas être tenté de retourner dans les vieux démons et de dire, bon bah, allez, c’est lequel le produit finalement qu’il faut mettre et puis bon c’est parti, après dans la boucle où quand tu commences comme ça à mon avis, après tu es bloqué.

On se laisse le droit de chercher des façons de cultiver différemment et ça c’est confortable.

Sophie en train de faire sa cueillette des fleurs dans son jardin d’aromatiques.

Sophie en train de faire sa cueillette des fleurs pour sa nouvelle activité autour des plantes aromatiques et médicinales.

Alors oui par contre, on travaille, j’ai un autre boulot à côté, on est souvent dans le jardin et plus ça avance plus on est efficient. Je veux dire, moins d’énergie pour le même résultat et donc ce qui nous permet, tu vois, de quand même rester une famille, avec des enfants, des activités à côté.

Toujours garder en tête les objectifs à travers ce projet de micro-ferme en permaculture

D’avoir le temps de prendre ce temps pour la famille, c’est l’objectif de départ, et ça, ça ne partira pas quoi. Et dès qu’on se fait un petit peu rattraper par l’envie d’être au jardin tout le temps ; parce qu’on est de grands passionnés tous les deux et c’est compliqué. Eh bien, à chaque fois, si ce n’est pas moi, c’est toi, si ce n’est pas toi c’est moi, on se dit : Oh là ! Tranquille, rappelle-toi pourquoi on fait ça et ça, c’est constamment.

On se le redit et puis c’est vraiment un objectif voilà.

Ça, c’est un des points justement tu sais qui est aussi dans la formation Permaculture Design, c’est définir les objectifs.

C’est quasiment un des premiers points de la formation et quand tu fais la formation tu le vois, tu le lis, tu fais ce que tu veux, tu passes au-dessus, tu dis : « Alors comment on fait pour faire des buttes ? »

Et bon en fait, c’est hyper important

C’est un des points majeurs, ils appuient dessus, mais c’est vrai, on est parti, nous on avait quand même vu nos objectifs.

Ne zappez aucune étape clé du design de permaculture grâce à notre formation vidéo en ligne !

Avec cette formation accessible 24h/24, laissez-vous guider pas à pas, à votre rythme, sans rien oublier d’essentiel comme vous fixer des objectifs SMART, observer, analyser et bien plus encore ! Vous pourrez ainsi concevoir correctement votre projet en permaculture résilient et durable !

T’as beau être tous les deux d’accord sur la permaculture, sur les stratégies… on adore le jardin, on y passe tout notre temps et malgré tout, en fait quand on est parti, on a deux tempéraments différents et là, on se retrouve à être un couple mari/femme, un couple parents avec les enfants et ça c’est déjà une étape tu vois !

Tout le monde est d’accord avec ça et il y a le « couple jardin ».

On travaille en plus de ça, on est en plus collègues et du coup, on était parti en occultant cette partie-là de l’objectif.

Du moins des façons d’arriver à l’objectif et avec deux vitesses différentes.

Moi j’étais plutôt en mode bulldozer, on y va, on bouge tout dans tous les sens et Sophie plutôt avec des sensibilités, d’autres envies et en fait, c’était mal parti au départ.

Donc là en fait, ça nous a servi de leçon et du coup, on est reparti sur quelque chose de plus pérenne effectivement en termes de communication, on a ciblé et on voit où est-ce qu’on a nos limites et on se retrouve moins souvent dans ce type de problème là.

Ça fait un moment, c’est vrai, qu’on y est passé, mais ça fait un moment qu’on les a dépassés.

Une nouvelle organisation du rôle de chacun dans les activités de la micro-ferme

Moi j’ai bien décroché sur le pôle Maraîchage, on va dire ça, où tu as la main mise complètement. Moi je fais les petites mains et c’est vrai qu’avant on était vraiment à deux dessus.

Et maintenant qu’il y a les aromatiques, les fleurs, c’est vraiment moi qui ai la main mise là-dessus et tu es mes petites mains.

Et du coup, c’est vrai que c’est chouette comme ça.

Les deux propriétaires de la micro-ferme en permaculture tout sourire.

Après avoir traversé des difficultés de communication et d’objectifs, Sophie et Yoann sont aujourd’hui heureux de leur nouvelle organisation et façon de gérer leurs activités sans oublier de prendre du temps pour leur famille ! Un grand merci à eux pour ce partage !

Parce qu’on s’entraide dans nos deux activités qui ne sont en fait qu’une activité, mais on s’épanouit chacun de notre côté avec nos appétences et nos sensibilités.

Et après, on a un œil nouveau chacun sur l’autre : c’est chouette.

C’est hyper complémentaire et j’aime beaucoup ça.

Relier les différents espaces de la micro-ferme : des chemins à la fois physiques et spirituels

Ça rejoint… Tu sais ? Vous aviez fait une vidéo chez une autre élève du groupe permaculture et je me rappelle sa vidéo.

Elle disait qu’elle avait créé plein de coins, d’îlots, d’endroits et qu’en fait, tout était entré en place au moment où en fait, je sais plus qui lui avait dit ou avait fait remarquer, qu’il fallait faire des chemins et en fait tu vois, c’est ça.

Là c’est pareil, on était parti un peu… Voilà, les légumes, machin, on avait zoné et tout ça, et là tout se rassemble et puis aussi il y a…

Ça passe juste des fois par un chemin, ou un grigri, tu vois ?

Va comprendre pourquoi, dans un jardin, un carillon fait que tu te sens bien.

Un petit truc ou une phrase positive écrite quelque part et c’est là où tu vois…

Je ne sais pas comment dire, la lumière, elle rentre dans le jardin ! C’est ça !

Exemple de message positif sur la micro-ferme.

Exemple de message positif sur la micro-ferme qui fait du bien à l’âme et au cœur !

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Jardiner avec les ronces

Jardiner avec les ronces

Dans la plupart des jardins, les ronces ne sont pas les bienvenues et beaucoup d’énergie est dépensée pour les éradiquer partout où elles apparaissent. Pourtant les ronces sont des végétaux formidables 🤩 qui ont de nombreux avantages très précieux dans un...

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Jardiner avec les ronces

Dans la plupart des jardins, les ronces ne sont pas les bienvenues et beaucoup d’énergie est dépensée pour les éradiquer partout où elles apparaissent.

Pourtant les ronces sont des végétaux formidables 🤩 qui ont de nombreux avantages très précieux dans un jardin en permaculture notamment pour la biodiversité 🐝🐞🦋🦔.

Afin de faire évoluer notre regard sur les ronces au jardin 🧐, Magalie, membre de notre bureau d’études, nous partage en vidéo sa vision des ronces et sa façon de les gérer sur son terrain pour mieux cohabiter avec cette mal-aimée des jardins 😉.

Au bonheur des plantes

Apprenez à reconnaitre et utiliser les plantes sauvages comestibles dans votre quotidien !

« Au bonheur des plantes » de Florence Laporte est LA formation en ligne idéale pour débuter facilement dans l’utilisation des plantes sauvages et devenir plus autonome et plus résilient.e notamment aux niveaux alimentaire et de la santé. Ce qui n’est pas négligeable en ces temps troublés !
Alors, n’attendez plus pour vous former et enfin pouvoir vous régaler avec des goûts surprenants, boostez votre santé et allégez vos dépenses tout en vous reconnectant à la nature.

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Les atouts de la ronce dans un jardin en permaculture

Les ronces sont souvent mal vues par les jardiniers, ça gêne, ça fait pas propre, ça pique, donc c’est généralement un végétal qu’on souhaite éliminer à tout prix.

Globalement dans un jardin en permaculture, on va plutôt faire l’inverse parce que la ronce est en fait, un super végétal pionnier qui a énormément de qualités.

Elle prépare un sol à la venue prochaine, notamment de jeunes arbres pour transformer un milieu en forêt et du coup, elle a énormément d’avantages.

Feuilles de ronce, mûres, fleurs… et tellement plus encore !

Il serait vraiment dommage de s’en priver que ce soit :

  • en termes de propriétés médicinales au niveau des feuilles de ronce qu’on peut faire en infusion,
  • au niveau des fruits,
  • au niveau de l’attraction aussi pour les insectes, les pollinisateurs au niveau des fleurs.
Papillon butinant une fleur de ronce.

Les fleurs de ronce sont une formidable source de nourriture très appréciée de nombreux insectes pollinisateurs essentiels au jardin en permaculture.

En complément des atouts évoqués en vidéo, on peut rajouter notamment que :

  • la ronce peut également servir à faire de la vannerie sauvage,
  • elle fait une excellente haie défensive, pouvant aussi être brise-vent et brise-vue.
  • elle sert d’abri à de nombreux oiseaux sauvages et petits mammifères comme les hérissons qui sont de super auxiliaires au jardin.
  • son système racinaire est en plus une véritable interface entre les réseaux mycéliens des champs et des forêts

Bref, sous leur allure austère, les ronces sont, en fait, tout bonnement incroyables et indispensables à la vitalité de nos écosystèmes !

La ronce, végétal pionnier extrêmement résistant

En fait, on a beaucoup plus à gagner à garder les ronces chez soi qu’à essayer de les éradiquer à tout prix !

Parce que c’est en plus souvent, un combat perdu d’avance, si on n’utilise pas évidemment de la chimie lourde.

Tiges, fruits et feuilles de ronces dans un jardin en permaculture.

Enchevêtrement de ronces aux tiges vigoureuses formant un roncier impénétrable avec de très nombreux fruits.

La ronce est extrêmement résistante et elle va revenir : on la coupe et elle revient.

Alors, on peut s’en débarrasser si vraiment on fait des coupes très régulières, fréquentes et qu’on s’acharne sur un endroit.

Mais ça reste quand même un végétal compliqué à enlever.

Nous, on les aime beaucoup donc, on les garde.

La ronce, mère des chênes

On a plusieurs endroits comme ça sur le terrain où vraiment on les a laissées se développer, faire leur vie.

Là, par exemple, on voit que déjà on va avoir pas mal de fruits cette saison et puis il y a plein de jeunes arbres qui poussent au travers de ce roncier.

Bon là, on a un noyer, là on a des petits chênes, il y a aussi des petits cerisiers

Amas de ronces protectrices d’où émergent de jeunes arbres.

Ronces ayant protégé et permis la croissance, à l’abri des cervidés, de plusieurs jeunes arbres tels qu’un noyer, des chênes, des cerisiers dans le jardin en permaculture de Magalie.

La ronce, on l’appelle aussi souvent « la mère des chênes » ou « la mère des petits arbres » parce qu’elle permet aux jeunes arbres de germer, de se développer et d’être à l’abri des attaques de cervidés ou de lièvres par exemple.

Pour nous, elle a énormément d’avantages et elle contribue à la résilience de tout notre écosystème donc on la garde.

Maîtriser la ronce sur les chemins et accès

Par contre, c’est vrai qu’on la maîtrise par endroits.

C’est-à-dire qu’on ne se laisse pas complètement envahir par la ronce sinon on ne pourrait plus circuler chez nous.

Donc, tout simplement, quand elle est sur une zone où elle ne nous convient pas, elle va gêner le passage, on coupe la partie qui dépasse et c’est fini.

À part ça, on la regarde pousser et on attend avec impatience les fruits mûrs 😋 !

Mûres, fruits délicieux des ronces sauvages.

Les mûres des ronces sauvages ont un goût intense, délicieux et de nombreuses propriétés nutritionnelles intéressantes. C’est une récolte certes périlleuse, mais qui vaut vraiment le coup !

Pour aller plus loin sur les ronces, leurs usages et bienfaits

Si vous voulez vraiment découvrir la ronce sous un nouveau jour, mieux comprendre ce formidable végétal, en apprendre plus sur sa tumultueuse relation avec les hommes à travers l’histoire, mais aussi ses utilisations artisanales, médicinales, culinaires… on vous conseille de lire le livre de Bernard Bertrand aux Éditions de Terran intitulé « Pour l’amour d’une ronce ».

Il y a fort à parier qu’après cette lecture, vous ne considèrerez plus du tout la ronce de la même manière !

BRF (Bois Raméal Fragmenté)

Pour l’amour d’une Ronce

Livre de Bernard Bertrand
1 pages, édité par Éditions Terran en 2003

Prix : environ 12 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |  Decitre

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Stage de jardinage naturel 26 septembre – 30 novembre

Réunion publique nouveaux composteurs de quartier jeudi 15 septembre 18h30 à la BOM

Les Estivales de la Permaculture, un festival à ne pas manquer!

Comment récupérer les graines de tomates ?

Récupérer les graines de vos tomates favorites pour être de plus en plus autonome dans la production de vos plants de tomates au fil du temps est une chose simple à faire, sans prise de tête, qui a de nombreux avantages.

Cela vous permettra de :

  • faire des économies en n’ayant pas à racheter des graines tous les ans
  • gagner en autonomie au potager
  • avoir des graines on ne peut plus locales, adaptées à votre terroir et votre façon de jardiner
  • avoir des graines qui donneront des plants plus résistants selon les événements ou maladies auxquels leur pied mère a survécu l’année de leur production (développement possible d’une résistance au mildiou, à la sécheresse, à l’excès d’eau…)
  • contribuer à la sauvegarde de semences de tomates anciennes reproductibles
  • partager cela avec votre entourage en offrant des sachets de graines autour de vous 🎁 !
    • Éthique de permaculture : redistribuer les surplus ! 😉

Magalie, membre de notre bureau d’études, et grande fan de tomates 🍅 vous partage en vidéo sa méthode simple et efficace 👍 pour récupérer les graines de ses tomates et notamment celles de ses tomates anciennes reproductibles.

🔎 Découvrez aussi en fin d’article notre conseil de lecture pour produire vos graines potagères et pas seulement celles de vos tomates.

Envie de faire votre potager en permaculture pour produire des légumes sains et gouteux pour votre famille ?

Nous avons conçu pour vous un potager-école pour vous permettre d’apprendre pas à pas à réaliser et gérer votre potager en permaculture au fil des mois. On vous dit tout ce que vous avez à faire, tous les 15 jours, pendant 3 ans : quoi semer, quoi planter, quoi récolter, où, quand et comment, mais aussi comment amender, tailler si nécessaire, arroser, tuteurer… avec cette formation vidéo en ligne, vous deviendrez un.e jardinier.ière confiant.e et expérimenté.e qui pourra enfin régaler ses proches avec des légumes sains aux goûts inimitables !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

On a eu la chance en arrivant en 2013 ici, dès le départ, de rencontrer via une association dans le village des collectionneurs de tomates anciennes. Donc là, ça a été l’explosion de saveurs pour nous : on a découvert des couleurs, des formes, des variétés, qu’on n’imaginait même pas.

Récolte de tomates anciennes dont on va récupérer les graines

Petit échantillon de tomates anciennes aux formes et couleurs diverses dont on va récupérer les graines : il y en a des rondes, des allongées, en forme de poivrons, de poires, des jaunes, des vertes, des roses, des bigarrées, des indigos parsemées de rouge 🤩…

Les tomates anciennes : des variétés idéales pour récupérer les graines

En fait, je fais mes graines tous les ans, depuis 8 ans, et donc ce sont des variétés reproductibles* et c’est super parce que ça donne toujours de très bonnes tomates.

🧐 * Dire qu’une variété est reproductible signifie que ses graines donneront une plante identique à la plante dont la graine est issue au niveau de ses caractéristiques botaniques. On peut noter que toutes les graines issues de variétés de type F1 hybride ne sont pas reproductibles, car elles ne permettent pas de donner des plants identiques à la plante dont ils sont issus.

En gros, sur ce jardin, entre le potager ici où on a quand même un peu plus d’une vingtaine de plants de tomates, même presque 30, il y en a également un peu plus loin dans la partie qu’on appelle mandala où il y a un peu plus de vivaces, on a quand même de la tomate et on a également une culture de tomates en serre.

Quand on est sur de la tomate ancienne reproductible et qu’on a un fruit qui nous plaît, moi je conseille vraiment de commencer à faire ses graines parce que c’est très simple.

Récupération des graines de tomates anciennes pendant la préparation de tomates séchées.

Récupération des graines de tomates anciennes pendant la préparation de tomates séchées : ici une variété de grosse tomate ananas délicieuse, la ‘Burracker’s favorite’.

Et la tomate c’est hyper gratifiant parce que quoi qu’il arrive même s’il y a eu une hybridation entre deux tomates anciennes (ce qui est assez rare) ça redonnera de toute façon une tomate à priori qui peut être délicieuse voire surprise quoi et donc du coup c’est tellement simple que ce serait vraiment dommage de s’en priver.

Une méthode simple pour récupérer les graines de tomates

Donc là, par exemple, on a une tomate « Cocktail cerise » et là c’est une tomate « Noire russe », on va essayer en général de choisir les plus beaux fruits, bien mûrs, pour garder les graines.

Là en l’occurrence, je fais avec ce que j’ai parce que j’ai très peu de fruits mûrs (à l’époque où a été tournée cette vidéo, on n’avait pas encore de très beaux fruits bien mûrs, mais on l’a fait quand même pour vous montrer la méthode).

On ne gaspille pas la tomate pour autant on va la manger 😋 !

Je la coupe en quatre et là je prends un petit contenant en verre comme ça et je fais couler mes graines dedans en passant le couteau.

Et, en fait, au niveau des tomates, quand on regarde la graine, on voit qu’elle est entourée d’une petite partie gélatineuse et c’est ça qu’il va falloir éliminer pour pouvoir conserver la graine jusqu’à la saison suivante (et même pendant plusieurs années puisque les graines de tomates peuvent garder leur faculté germinative jusqu’à 10 ans).

Zoom sur l’enveloppe gélatineuse entourant les graines de tomate.

On voit bien ici l’enveloppe gélatineuse qui entoure les graines de tomate.

Donc on va les faire un petit peu fermenter dans leur jus, pas très longtemps, ça prend quelques jours donc là simplement voilà j’ai mis mes graines, je vais pouvoir manger ma tomate ensuite.

Je mets mes graines là-dedans, si jamais il n’y a pas assez de jus parce qu’il faut quand même que ce soit dans l’eau, je rajoute un tout petit peu d’eau.

Contenants avec graines de tomates anciennes en cours de récupération.

Récupération de graines de tomates anciennes en cours, les contenants sont posés sur une étagère proche de la cuisine où on passe plusieurs fois par jour, on peut donc suivre facilement l’évolution de la solution aqueuse où trempent les graines.

Ensuite, je vais laisser à l’air libre comme ça chez moi sur un endroit où je passe régulièrement où je vois régulièrement et dès que je vois apparaître en surface de mon eau cette petite pellicule blanche qui montre que ça a commencé à fermenter, à ce moment-là, je prends l’ensemble, je le vide dans un chinois ou une passoire et je rince bien pour enlever les déchets.

Processus de récupération des graines de tomates avec voile blanc en surface de l’eau à gauche et rinçage en passoire à droite.

À gauche, exemple de voile blanc apparaissant en surface de l’eau où trempent les graines de tomates depuis plusieurs jours (il peut y avoir aussi parfois quelques moisissures en surface). À droite, les mêmes graines de tomate en cours de rinçage pour pouvoir ensuite être bien séchées à plat.

Je retrouve mes graines qui sont, cette fois, complètement dépourvues de l’enveloppe gélatineuse et ça me donne des graines que je peux ensuite sécher à plat sur un sopalin ou sur un support pour que, vraiment, elles sèchent bien et qu’il n’y ait pas de pourrissement derrière.

J’emballe et c’est fini.

Graines de tomates anciennes séchées et mises en sachets papier.

Une fois séchées, les graines de tomates anciennes peuvent être mises en sachets. Ici, Magalie utilise de petits sachets papier faciles à faire et très pratiques (cf. lien ci-dessous).

Un gabarit pour vos graines

Ce sachet est inspiré d’un modèle proposé par Sandra Willauer sur son site spécialisé en contenus didactiques.

Récupérer les graines de vos tomates préférées en favorisant la diversité !

Les tomates c’est vraiment un légume ou fruit (c’est plus un fruit), qui est la star chez nous au potager parce que vraiment ça plait à toute la famille et c’est vraiment un fruit qui peut être surprenant parce qu’on est habitué, quand on en consomme, quand on achète dans divers endroits c’est souvent de la tomate rouge ronde, mais, en fait, c’est inimaginable le nombre de variétés qu’il y a, les striées, les en forme de poivrons…

Enfin vraiment c’est énorme en termes de variétés et bon, moi, je trouve que c’est une culture qui est quand même relativement facile à mener de la graine au plant.

Donc je conseille vraiment à tout le monde de s’y essayer.

Globalement, je pense que c’est un petit peu le but de toute personne qui fait un potager, c’est avoir ses tomates et ce qu’il y a c’est qu’une fois qu’on a goûté aux tomates de son jardin qui ont un goût vraiment inimitable, c’est impossible de revenir en arrière.

Donc voilà, les tomates, c’est vrai que ça peut avoir des maladies, c’est vrai qu’il faut s’en occuper, mais c’est vraiment top, vraiment délicieux et quand on les fait pousser soi-même c’est encore plus riche en nutriments en plus donc on a tout à y gagner !

Récolte de diverses variétés de tomates anciennes dont on va récupérer les graines.

Belle récolte de tomates anciennes très diversifiées : on récupère les graines des plus beaux fruits pour faire de nouveaux semis et plants de nos variétés préférées à la saison suivante !

Pour aller plus loin dans votre apprentissage…

🧐 Comme on vient de le voir, vous pouvez commencer à produire de vos propres semences en récupérant les graines de vos tomates préférées.

Cependant, pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient aller plus loin et tester cela pour d’autres légumes, fleurs et même plantes aromatiques, nous vous conseillons l’excellent livre de Christian Boué intitulé « Produire ses graines bio » aux Editions Terre Vivante.

Très complet, cet ouvrage revient sur les fondamentaux à connaître pour la production de semences de qualités (quasi professionnelle !) voire même la création de variétés 🤩, le matériel nécessaire… il vous donnera en plus de bonnes notions de génétique !

Il détaille sous forme de fiches très complètes la production de semences pour plus de 30 légumes et aromatiques indispensables au jardin et une vingtaine de fleurs !

Bref, de quoi assouvir les envies de l’apprenti semencier qui sommeille en vous !

Produire ses graines bio

« Produire ses graines bio »

 Légumes, fleurs et aromatiques

Livre de Christian Boué
270 Pages, édité par Terre Vivante en 2012.

Prix : environ 28 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Comment appliquer la permaculture dans son jardin

La permaculture est un processus de conception durable qui aide les gens à cultiver de la nourriture, à construire des abris et à prendre soin de l’environnement. Il s’agit d’une approche de l’utilisation des terres qui comprend des principes de conception tels que les...

Commencer un potager quand on est débutant

Vous démarrez une nouvelle activité. Et comme tout dans la vie, lorsqu’on commence quelque chose, on ne sait pas ce qui est le mieux. On ne sait pas si on devrait planter une graine et apprendre sur le tas ou s’il vaudrait mieux lire des livres pour être sûr de ne commettre aucune erreur.

Quels légumes d’hiver planter dans son potager ?

Le mois de septembre approche, et sonne pour de nombreux jardiniers la fin des semis.

Bien sûr, nos jardins sont encore très densément plantés et les récoltes y sont encore abondantes, mais nos végétaux sont sur le déclin.

L’oïdium commence à envahir nos courges, les pieds de tomates nous offrent leurs derniers fruits… les planches potagères vont progressivement être libérées et le jardinier commence à les préparer à passer l’hiver. Du paillage y est installé, des engrais verts parfois semés.

Pourtant, réussir à allonger la saison de culture est un enjeu fort pour le jardinier désireux de tendre vers une plus grande autonomie.

La productivité du potager sera fortement améliorée si celui-ci est planté de janvier à décembre ! Mais vouloir cultiver au cœur de l’hiver demande d’apprivoiser certaines techniques et d’être efficace dans la planification de son année jardinière.

Maîtriser la culture des légumes d’hiver au potager : des avantages certains

Avant toute chose, commençons par un brin de sémantique.

Quand j’évoque dans cet article les « légumes d’hiver », je ne parle pas des légumes semés au printemps ou en été, qui se développent à la belle saison et que vous récoltez dans le courant de l’hiver, comme cela serait le cas pour les poireaux, les choux de Bruxelles, les betteraves et carottes de conservation ou les panais.

Je parle ici des légumes que l’on sème en fin d’été ou en automne, qui vont passer l’hiver au jardin pour être récoltés au printemps suivant, durant la période dite « de soudure ».

Cette période, qui s’étend globalement de mars à juin, signe la fin des légumes de conservation que nous avons consommés tout l’hiver (courges, légumes racines…) alors que les légumes primeurs ne sont pas encore récoltés (pois, fèves, carottes primeurs…).

Photo de légume d’hiver : chou fleur ‘Tardif d’Angers’

Ce magnifique chou-fleur ‘Tardif d’Angers’ forme sa pomme au mois d’avril après avoir passé l’hiver au jardin ! © Joseph Chauffrey

Travailler à la culture des légumes d’hiver offre donc entre autres avantages de :

  • Produire durant la période de soudure
  • Profiter de la saison hivernale, généralement bien arrosée, pour y cultiver des légumes exigeants en eau (les choux par exemple), réduisant le besoin d’arrosage estival.
  • Optimiser la captation de l’énergie solaire.
  • Profiter d’une période où le potager est moins dense pour y cultiver des légumes de grande taille (choux, fèves…).
  • Ne pas laisser le sol à nu, la culture d’hiver remplissant alors les rôles de l’engrais vert : protection du sol, fragmentation de celui-ci, enrichissement grâce aux réseaux racinaires, rétention des éléments nutritifs…

Pour autant, la lecture de ces avantages ne doit pas vous faire sauter sur votre boite à graines au risque de faire face à de cuisants échecs.

L’automne/hiver au potager : une période délicate pour les cultures

Deux paramètres principaux viennent compliquer la réalisation de cultures arrivant à maturité durant la période de soudure : la faible luminosité et des températures parfois très basses.

La luminosité décroit fortement à partir du mois de septembre, pour passer sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour dans le courant du mois d’octobre.

Cette diminution de la durée du jour limite le processus de photosynthèse et freine considérablement la croissance des légumes.

Eliot Coleman, un maraicher québécois spécialiste des cultures d’hiver (et dont je me suis beaucoup inspiré) estime que sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour, les végétaux entrent dans une phase où ils végètent.

À Rouen, nous passons sous cette barre le 28 octobre pour franchir à nouveau le seuil le 15 février de l’année suivante (vous trouverez facilement sur Internet des tables vous délivrant les informations du calendrier solaire en fonction de votre lieu d’habitation).

Durant près de 4 mois, les légumes installés au jardin sont donc dans un état végétatif, attendant une luminosité accrue et des températures supérieures pour reprendre leur croissance.

Quant à la température, alors qu’elle est en moyenne de 18 °C au mois de juillet à Rouen, elle n’est que de 3,8 °C au mois de janvier.

Cette chute des températures freine la croissance végétale et limite la minéralisation de la matière organique, c’est-à-dire la possibilité pour vos cultures d’accéder à la fertilité dont ils ont besoin.

Potager en permaculture avec légumes d’hiver sous la neige.

Le potager d’hiver en dormance sous quelques centimètres de neige. © Joseph Chauffrey

Enfin, la période hivernale, froide, humide et aux jours raccourcis, n’encourage pas les activités de jardinage. En résulte une moindre surveillance des cultures, facilitant l’installation des maladies et ravageurs au potager.

Mais alors, comment prendre en compte ces limites et réussir l’implantation des légumes d’hiver ?

Réussir ses cultures d’hiver avec un bon calendrier de plantations au potager

Pour survivre à l’hiver et donner des récoltes au début du printemps suivant, les plants doivent avoir atteint une taille minimale avant que la durée quotidienne d’ensoleillement passe sous le seuil des 10 heures.

Repiquées trop tôt, les plantules se développent fortement avant les premiers froids et sont alors moins résistantes au gel (plus les plantes sont jeunes et mieux elles résistent au froid).

Trop tard, les graines ont à peine le temps de germer avant l’hiver et vous ne récolterez les légumes primeurs que tardivement au printemps suivant.

C’est donc généralement dès la fin d’été et le début d’automne que les semis doivent être planifiés.

Prenez par ailleurs en compte qu’à cette période de l’année, les températures baissent, allongeant fortement les temps de levée et de croissance de vos plantules.

Or, à cette période, le potager est souvent très densément planté !

Pour pallier cette difficulté, il vous faudra jouer sur plusieurs tableaux :

  • Réaliser vos semis de légumes d’hiver en contenants pour laisser le temps aux légumes d’été de terminer leur cycle avant que les légumes d’hiver soient repiqués.
  • Démarrer précocement les cultures d’été (ce qui implique des semis précoces au printemps) pour être en mesure de les récolter et de libérer des planches de culture avant la mi-septembre.
  • Pratiquer le chevauchement des cultures : la culture qui s’apprête à passer l’hiver au jardin est alors repiquée au milieu de la culture estivale qui termine son cycle de production.

C’est en jonglant avec ces trois techniques que vous réussirez à implanter à temps les légumes qui passeront l’hiver au potager pour vous offrir leurs productions au printemps suivant.

Attention toutefois, tous les légumes ne supportent pas les conditions hivernales. La palette des légumes que vous pouvez envisager de semer en fin d’été ou à l’automne est fortement réduite par rapport à la diversité de nos légumes d’été.

Vous souhaitez créer votre potager en permaculture, mais ne savez pas comment vous y prendre, ou par quoi commencer ?

Notre formation en ligne « Le Potager Perma+ », destinée aux débutants, vous apprend à installer et bien gérer votre potager en permaculture avec un calendrier de plantations/semis mois par mois qui vous accompagne pendant 3 ans. Laissez-vous guider pas à pas et récoltez vos légumes sains et savoureux.

Quelques exemples de légumes d’hiver au potager en permaculture

Les quelques éléments de temporalité que je vous livre ci-dessous sont naturellement adaptés à mon contexte climatique (Normandie).

Il vous faudra faire vos propres essais pour, année après année, déterminer les dates optimales de semis-repiquage de vos légumes d’hiver.

Les verdures asiatiques :

Verdures asiatiques sous serre en hiver

Les verdures asiatiques sont nombreuses sous la serre en hiver. © Joseph Chauffrey

Moutarde douce ‘Wild Garden’, moutarde japonaise ‘Mizuna Purple’, moutarde japonaise ‘Tokyo Bekana’, ‘Pak Choy nain’ (ou de Shanghai), moutarde japonaise ‘Yakina Savoy’…  les verdures asiatiques sont des légumes feuilles de la famille des brassicacées.

J’adore les consommer crues, en salade. Leur récolte s’effectue généralement feuille à feuille, au fur et à mesure des besoins, en coupant les tiges à leur base.

Elles peuvent être semées toute l’année, mais c’est en hiver qu’elles présentent le plus grand intérêt en raison de leur croissance rapide et de leur bonne résistance au froid.

Elles supporteront aisément des températures de -3 °C en extérieur, voire moins si elles sont protégées par un tunnel ou un simple voile de protection.

Pour la culture hivernale, je sème les verdures en plaques de culture de fin septembre à mi-octobre et je les repique 3 semaines plus tard (25 cm en tous sens).

Elles me régalent dès le mois de janvier si l’hiver est clément, mars ou avril en conditions plus rigoureuses.

Le chou cabus :

Ce chou, particulièrement résistant au froid, est très adapté pour passer l’hiver au jardin.

Semés en contenants en première quinzaine de septembre, repiqués au jardin 1 mois plus tard, les choux cabus n’auront pas le temps de se développer fortement avant l’hiver.

Ils ne devraient pas dépasser les 20 ou 30 cm au cœur de l’hiver.

Surveillez-les donc bien contre les limaces et les chenilles de noctuelles !

Puis sa croissance explose à partir du mois d’avril et les pommes se densifient alors rapidement. Je récolte chez moi les variétés ‘Précoce de Louviers’, ‘Cœur de bœuf des Vertus’ et ‘Acre d’or’ aux alentours de la fin mai.

Les carottes :

Ne vous privez pas des semis tardifs de carottes, permettant une récolte dès le début du mois de mai de l’année suivante.

Ainsi, je sème chaque année des carottes précoces (’Marché de Paris’, ‘Nantaise à forcer’…) en première quinzaine d’octobre.

Un semis plus précoce risque de donner des racines moins résistantes et susceptibles de monter en graines au printemps.

Cette temporalité permet par ailleurs d’éviter le vol de la mouche de la carotte, parfois problématique dans certaines régions.

Autres légumes d’hiver à essayer :

Plant de coriandre.

Un pied de coriandre au cœur de l’hiver. Il n’en sera que moins sujet à la montée en graines ! © Joseph Chauffrey

Au-delà de ces trois légumes, vous pouvez également tenter, entre les mois de septembre et de novembre, des semis de fève, betteraves, coriandre, blettes…

De quoi vous régaler au printemps prochain !

Joseph Chauffrey

Joseph Chaufrrey

Joseph Chauffrey

Joseph Chauffrey est un jardinier expérimentateur urbain qui a à cœur de partager ses observations et expérimentations avec le plus grand nombre. Formateur en permaculture et jardinage durable, auteur de différents livres et chroniqueur, il consacre son quotidien à la transmission de valeurs, techniques et outils qui nous permettront collectivement de construire une société plus résiliente. Pour en savoir plus, retrouvez-le sur son site.

Pour les personnes expérimentées qui veulent aller plus loin sur l’optimisation de l’espace dans leur potager

Le deuxième livre de Joseph Chauffrey, (voir références ci-dessous) s’adresse aux personnes ayant déjà une bonne expérience au potager.

Il se consacre à l’optimisation de l’espace tout au long de l’année pour produire plus sur moins d’espace.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage édité chez Terre vivante, découvrez notre revue sur ce livre J’optimise l’espace de mon potager ici.

J'optimise l'espace au potager, vers une meilleure productivité et plus de diversité

J'optimise l'espace au potager

Vers une meilleure productivité et plus de diversité

Livre de Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante en 2020

Prix : environ 14 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |    Unithèque   |    Fnac

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Tadelakt : l’enduit écologique par excellence

Le tadelakt est un enduit naturel remarquable et très performant.

Souvent associé à la salle de bain, il peut être utilisé de bien des manières quand on connait ses secrets.

Attention cependant à ne pas se faire avoir par des produits étiquetés “Peintures tadelakt” qui n’ont rien à voir avec le tadelakt traditionnel marocain.

Gautier, spécialiste des enduits naturels et co-créateur d’une formation sur le tadelak, nous propose un article pour bien comprendre l’origine et l’intérêt du vrai tadelakt marocain.

L’origine du tadelakt

Le tadelakt traditionnel est un revêtement noble originaire de Marrakech.

Carte du Maroc avec Marrakech, ville d’origine du tadelakt

Le véritable tadelakt est originaire de Marrakech au Maroc.

 

Cet enduit marocain dont l’origine remonte à des siècles est reconnu aujourd’hui dans le monde de la décoration pour son esthétisme unique.

Son aspect soyeux et brillant lui procure une apparence proche du marbre. C’est pourquoi il s’affiche dans les plus grands palais orientaux.

Outre sa composition singulière à base de chaux de Marrakech, son application est née d’un savoir-faire ancestral bien gardé.

Sans plus attendre, plongeons dans les secrets du tadelakt, un enduit décoratif et naturel à nul autre pareil !

L’histoire du tadelakt, cet enduit marocain tant convoité

Le tadelakt est un enduit traditionnel découvert il y a des milliers d’années par les Bédouins de Marrakech.

À cette époque, la ville rouge devait s’approvisionner en eau dans les montagnes de l’Atlas. La technique du tadelakt a donc d’abord été développée pour stocker et acheminer l’eau dans de bonnes conditions.

Le tadelakt traditionnel est réalisé à base de chaux que l’on travaille longtemps avec du savon noir pour faire briller et révéler sa vertu déperlante.

Cette propriété a été utilisée pour construire de grandes canalisations partant des reliefs de l’Atlas jusqu’à la cité.

Ce matériau a également été façonné pour fabriquer des cuves afin d’y conserver l’eau.

Cet enduit jouait donc plutôt un rôle de protection à l’origine.

Il sera ensuite remplacé par le ciment plus simple à mettre en œuvre.

Mais, il traversa les siècles jusqu’à nos jours pour se décliner en stuc décoratif.

On l’emploie désormais comme revêtement mural.

Artisan marocain entretenant un mur enduit au tadelakt avec du savon noir.

Artisan marocain entretenant un mur enduit au tadelakt avec du savon noir.

 

🧐 Le saviez-vous ?
L’origine du mot tadelakt vient de la composition du verbe arabe « dalaka » se traduisant par masser, caresser, polir en berbère, auquel est ajouté le préfixe « kt  » signifiant métier.

Le tadelakt, idéal pour la salle de bain…

Lissé et travaillé jusqu’à le rendre imperméable, la résistance du tadelakt à l’eau a beaucoup été mise à profit sur les murs et le sol des hammams et dans les riads du Maroc.

Il s’avère donc particulièrement adapté aux pièces humides comme la salle de bain.

Salle de bain avec tadelakt comme enduit mural pour la cabine de douche.

Salle de bain avec tadelakt comme enduit mural pour la cabine de douche.

Avec son aspect lisse et minéral, le tadelakt affole les chroniques déco et devient la tendance à suivre en matière de revêtement écologique.

Le tadelakt présente d’autres propriétés très intéressantes :

  • une perméabilité à la vapeur d’eau, qui permet aux surfaces de respirer et d’évacuer l’humidité contenue dans les murs, parfois source de pathologies.
  • une résistance aux intempéries autorisant son usage en extérieur dans les climats non sujets aux risques de gel.
  • des vertus thermiques évitant la sensation de paroi froide.
  • des qualités antibactériennes et fongicides propres à la chaux.
  • une souplesse et une élasticité qui s’adaptent à toutes les formes.
  • un vaste panel de nuances grâce à l’ajout de pigments naturels.
  • l’absence de composés organiques volatils et de substances nocives.

Toutes ces caractéristiques contribuent au confort, aux économies d’énergie et à la protection environnementale.

Les nombreuses utilisations possibles du tadelakt

Aussi, cette faculté déperlante et sa capacité respirante font du tadelakt un matériau très intéressant en construction écologique. Car rappelons qu’une maison vivante est une maison qui respire !

Poêle de masse avec enduit tadelakt

Poêle de masse avec enduit tadelakt réalisé par Bruno Gouttry, co-créateur de la formation tadelakt avec Gautier.

 

On peut donc utiliser l’enduit tadelakt un peu partout en respectant le bon support :

  • sur une hotte de cheminée
  • un balcon
  • dans un bassin
  • sur la crédence du plan de travail dans la cuisine
  • dans la salle de bain
  • dans la douche
  • autour de la baignoire…

En somme, il peut remplacer le carrelage.

Dans un autre registre, cette matière peut également revêtir des objets de vie courante comme des plats, des lampes ou des cadres décoratifs.

Cadre décoratif avec enduit tadelakt

Cadre décoratif avec enduit tadelakt réalisé par Bruno Gouttry, co-créateur de la formation tadelakt avec Gautier.

Utilisation du tadelakt en extérieur

Cet enduit traditionnel marocain peut effectivement être utilisé en extérieur en raison de sa propriété déperlante.

En revanche, étant perméable à la vapeur d’eau, l’humidité circulant dans l’enduit risque de le faire éclater en cas de gel.

Il est donc préférable de réserver cet usage dans les régions chaudes à l’abri de grandes variations de température.

 

Mur extérieur en tadelakt

Mur extérieur en tadelakt

Peinture tadelakt : attention aux imitations !

Le recours à un effet « tadelakt » est devenu un phénomène de mode alors que sa technique, issue d’une tradition ancestrale, reste mal maîtrisée en Europe.

Notez que l’achat d’un joli pot de « peinture tadelakt » prête à l’emploi ne vous permettra pas d’obtenir un résultat comparable à l’authentique enduit marocain ni d’avoir les mêmes propriétés, au contraire !

Alors pour éviter les désillusions, attention à ne pas confondre la « peinture tadelakt » avec le vrai tadelakt marocain !

La véritable recette du tadelakt traditionnel

Vous l’aurez compris, l’ingrédient principal du tadelakt est la chaux.

Et pour fabriquer cet ingrédient, il faut cuire à haute température du calcaire. À Marrakech, cette roche carbonatée est bien présente, mais avec une particularité.

Elle contient :

  • un peu d’argile,
  • de la silice,
  • du quartz
  • et d’autres minéraux propres à cette région.

Par conséquent, la cuisson de ce calcaire n’est pas homogène.

Ajoutez à cela que les fours à chaux artisanaux marocains sont parfois loin de la rigueur industrielle de nos usines locales et vous comprenez que la chaux de Marrakech contient des parties non cuites chargées d’agrégats.

De ce fait, on ne peut la qualifier ni d’hydraulique ni d’aérienne, elle est un peu les deux.

C’est donc une chaux impure à partir de laquelle on réalise des merveilles dans les plus beaux palais.

En réalité, la chaux de Marrakech possède à la fois la faculté de durcir dans l’eau et de pouvoir être enduite en épaisseur grâce à ces agrégats naturellement présents.

Alors qu’avec de la chaux classique, nous sommes obligés d’y ajouter de la charge à base de sable, de poudre de marbre ou de concassés pour éviter que l’enduit ne fissure.

Le vrai tadelakt est donc un mélange de :

  • chaux de Marrakech
  • eau
  • pigment naturel

Cependant, cette chaux si particulière ne se trouve pas en magasin. Sur Internet, seuls certains fournisseurs spécialisés en distribuent.

Partant de ce fait, il s’avère parfois plus économique de fabriquer soi-même un stuc qui, bien que tout aussi technique, reste une variation du tadelakt traditionnel.

Cette prouesse est possible en remplaçant la chaux de Marrakech par un savant mélange de chaux aérienne et de poudre de marbre.

Mais, au-delà de sa fabrication, la pose de cet enduit marocain nécessite également un réel savoir-faire.

Salle de bain partiellement enduite au tadelakt.

Salle de bain partiellement enduite au tadelakt.

Une technique berbère peu maîtrisée en France

La technique du tadelakt a suscité l’intérêt des Occidentaux dans les années 1980 lorsque deux architectes, Élie Mouyal et Charles Boccara, l’ont redécouvert dans des riads marocains.

Ils ont tout de suite été charmés par ce revêtement si doux et si brillant. Son faïençage délicat associé à des teintes profondes et chaleureuses, ne laisse pas indifférent et rend cet enduit véritablement unique.

C’est ainsi que le tadelakt a dépassé les frontières de Marrakech pour atteindre l’Europe et les États-Unis.

Jusqu’à aujourd’hui, c’est devenu un matériau de décoration luxueux et prisé par les architectes.

Du coup, toutes les revues de décoration s’y intéressent. Ce qui représente une réelle opportunité d’affaires pour les artisans.

Mais, s’il est convoité, cet enduit ne peut pas être mis en œuvre correctement sans un savoir-faire technique qui ne s’improvise pas !

Comment réaliser le vrai tadelakt marocain ?

La technique du tadelakt traditionnel est encore mal maîtrisée en France. En outre, sa méthode ne tolère pas l’amateurisme, car les reprises sont quasiment impossibles.

Le mortier s’applique en 3 étapes :

  1. Une couche d’accroche (idéalement minérale tel qu’un gobetis)
  2. Une première passe de 2 mm à 2,5 mm de mortier tadelakt
  3. Une deuxième passe de même épaisseur serrée à la lisseuse puis « massée » au galet.

Ensuite, lorsque le mortier commence à sécher, il doit être frotté et travaillé avec du savon noir.

La matière est alors écrasée et travaillée une nouvelle fois au galet puis à la maryse de pâtissier, pour révéler son aspect brillant.

C’est ce travail minutieux qui donnera à notre enduit cette impression de pierre polie et qui le rendra imperméable à l’eau.

Cuisine avec crédence en tadelakt.

Cuisine avec crédence moderne réalisée en tadelakt.

De plus, ce revêtement naturel réclame également un peu d’entretien. Il nécessite d’être nourri au savon noir pour durer dans le temps.

Deux fois par an, on reviendra donc le caresser pour lui rendre sa peau de bébé.

La difficulté dans l’art du tadelakt n’est pas dans sa préparation, mais dans la lecture des signes qu’il nous transmet et des autorisations qu’il nous donne.

Aussi, il ne doit pas sécher trop rapidement, le tadelakt traditionnel a besoin de baigner dans l’humidité pour développer sa résistance maximale et ses qualités séculaires.

Passez à l’action avec une formation dédiée au vrai tadelakt

Formation en ligne sur le tadelakt

À vous les secrets du véritable tadelakt marocain !

Une formation tadelakt en vidéo unique et ultra complète pour transmettre un savoir-faire ancestral et vous permettre de réussir vous-même vos enduits tadelakt partout où vous le souhaitez !

Le tadelakt est une technique ancestrale spécifique à Marrakech. Les artisans marocains (appelés maalem) ont vraiment développé un art à part entière.

Pour obtenir un résultat proche de cet enduit typiquement marocain, il est donc impossible de se contenter d’une solution prête à l’emploi.

Se former au tadelakt représente donc :

Pour un particulier

  • L’occasion d’appliquer soi-même un enduit écologique sain aux propriétés régulatrices exceptionnelles.
  • La chance d’avoir un revêtement à l’esthétisme remarquable et original à moindre coût.

Pour un professionnel

  • Un bon moyen de mettre en avant un savoir-faire unique.
  • L’opportunité de valoriser son travail sur une gamme de prestation haut de gamme.

Pour cela, nous avons décidé de créer une formation en ligne au tadelakt traditionnel disponible sur mon blog Faisons-le-mur.com.

Bruno Gouttry, artisan et auteur au service de la construction écologique depuis 1985 s’est associé à moi, Gautier, artisan en écoconstruction et animateur du blog Faisons-le-mur.com, pour dispenser les secrets de réalisation et d’application de ce stuc oriental.

Grâce à cette formation, vous apprenez les notions théoriques allant de la découverte des supports compatibles au travail des pigments, jusqu’aux gestes à appliquer sur le chantier.

Portrait des co-créateurs de la formation sur le véritable tadelakt marocain.

Gautier (à gauche) et Bruno (à droite), co-créateurs de la formation sur le tadelakt traditionnel intitulée « Les Secrets du Véritable Tadelakt Marocain »

L’apprentissage se réalise pas à pas en commençant par des mises en œuvre sur de petits objets (plaque de fermacell, vasque…), pour ensuite s’attaquer à des supports muraux.

Dans cette formation en 7 modules, vous retrouverez plus de 70 vidéos de cours qui vont à l’essentiel.

Mais la valeur ajoutée de ce programme, c’est un accompagnement individuel et bienveillant pour répondre à toutes vos questions et garantir la réussite de chaque élève.

Notre credo : s’efforcer de garantir des enseignements digestes, compréhensibles et applicables par tous.

Car, pour ne pas perdre du temps et des nerfs avec les enduits à la chaux et les stucs, le mieux reste de se former.

Cela permet d’une part d’anticiper les pièges les plus courants et d’autre part, d’obtenir des résultats que personne ne pourra s’empêcher de venir caresser.

Allier charme d’orient, tendance, esthétisme, performance énergétique, confort et écologie, c’est possible grâce à la transmission du savoir-faire ancestral sur le tadelakt que nous vous proposons dans notre formation en ligneintitulée « Les Secrets du Véritable Tadelakt Marocain ».

Formation en ligne sur le tadelakt

Une formation exceptionnelle sur le tadelakt pour vous transmettre les secrets d’un savoir-faire ancestral

Gautier

Artisan spécialisé en « maçonnerie douce » et auteur principal du blog Faisons le Mur sur la construction écologique, Gautier est un professionnel expérimenté et curieux qui a à cœur de transmettre sa passion pour aider un maximum de personnes à s’affranchir des activités trop souvent polluantes dans le bâtiment ! Il a créé plusieurs formations sur l’écoconstruction et notamment sur les enduits naturels à la chaux pour accompagner dans la joie et la bonne humeur toutes celles et ceux qui souhaitent se lancer dans un projet de rénovation écologique ou d’écoconstruction.

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Que faire pour lutter contre la sécheresse dans votre jardin en permaculture ?

Les épisodes de sécheresse et de canicule 🥵 ☀️ sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Or la plupart des jardins ne sont pas du tout préparés à les affronter !

Dans la plupart des cas, si rien n’a été anticipé, la terre se craquelle et devient un désert sans vie, beaucoup de végétaux, annuels comme vivaces, dépérissent à vue d’œil, ne supportant ni la chaleur ni le manque d’eau.

On voit ainsi les palettes végétales de nos jardins évoluer avec une sélection naturelle brutale de végétaux, souvent « exotiques », à même de s’adapter à ce type de phénomènes au détriment de ceux, plus traditionnels et donc plus courants dans nos jardins, qui ne sont pas armés pour y survivre seuls !

Toute la faune se met en mode survie : les insectes, les oiseaux, les petits mammifères cherchent désespérément des points d’eau pour boire et se rafraîchir. Malheureusement, beaucoup n’y parviennent pas du fait de la raréfaction des zones humides et des points d’eau.

Bref, quand arrivent sécheresses et canicules (qui vont souvent de paire), c’est l’hécatombe au jardin !

Petits pois desséchés au jardin sans eau

Culture de petits pois desséchée au jardin, n’ayant pas supportée la sécheresse et les fortes chaleurs.

Pourtant, des solutions existent en permaculture pour réduire l’impact de ces phénomènes climatiques extrêmes sur votre jardin et l’aider à passer ces moments difficiles !

Voyons ensemble les outils et astuces qui vont vous permettre d’augmenter la résilience de votre jardin en permaculture face à ces périodes compliquées.

Solutions pour économiser l’eau dans votre jardin en permaculture

C’est peut-être une évidence, mais il reste bon de rappeler qu’un jardin sans eau suffisante pour affronter les grosses chaleurs sera un jardin sans vie !

Il est donc primordial d’économiser l’eau, la stocker et la faire circuler au mieux, ce qui est faisable avec des gestes simples à mettre en place.

Le paillage, un élément aux multiples fonctions, essentiel dans votre jardin en permaculture

Le paillage ou mulch joue un rôle essentiel dans les économies d’eau au jardin en permaculture !

Paillage au jardin en permaculture à base d’un mélange de matières organiques.

Paillage au jardin potager en permaculture à base d’un mélange de matières organiques vertes (plutôt azotées) et brunes (plutôt carbonées) pour protéger le sol de la sécheresse.

Il existe un éventail assez large de matières avec lesquelles il peut être réalisé et selon les matières, les effets ne seront pas forcément les mêmes.

Consultez notre article dédié pour une revue complète sur les types de paillages et leurs nombreux rôles au jardin.

Pour aider votre jardin en permaculture à affronter sécheresse et canicule, nous vous conseillons la mise en place de paillages épais à base de matières organiques.

En respectant le principe de permaculture qui nous invite à favoriser la diversité, et en vous procurant les matières pour votre paillage sur votre terrain ou localement, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour aider votre jardin à supporter la sécheresse.

Mélangez grosso modo moitié-moitié des matières vertes (plutôt azotées) avec des matières sèches (plutôt carbonées) et vous obtiendrez un paillage diversifié, nourrissant et protecteur qui conviendra à la plupart des sols.

Un tel paillage aura pour effet de :

  • réduire la concurrence sur la ressource en eau dans le sol

    • En réduisant le nombre d’adventices (« mauvaises herbes ») avec lesquelles vos plantes cultivées devront partager l’eau.
  • limiter très significativement les évaporations d’eau en surface

    • Le paillage protège votre sol du soleil et du vent, principaux responsables des évaporations.

      Par conséquent, les besoins en arrosages sont réduits et donc vous économisez beaucoup d’eau ! Sous le paillage, le sol reste humide beaucoup plus longtemps !

  • empêcher la création d’une couche de battance imperméable en surface du sol

    • Cette couche de battance quand elle se crée sur sol à nu empêche les infiltrations d’eau dans le sol et accentue l’érosion des sols.
  • favoriser la vie du sol qui, par son travail incessant dans les premiers centimètres du sol, contribue à le rendre plus perméable et donc plus à même de stocker l’eau lors de vos arrosages ou d’épisodes pluvieux.

Sol vivant et humide sous le paillage du jardin en permaculture.

Au jardin en permaculture, sous le paillage, le sol reste humide, souple et plein de vie à commencer par les vers de terre.

👉 A noter que le paillage épais ne doit pas être installé sur un sol déjà très sec.

Si c’est le cas chez vous et qu’aucune pluie n’est prévue, procédez à un arrosage conséquent avant de le mettre en place !

 

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

Favoriser la vie du sol

Nous venons de le voir, avoir un sol vivant permet à celui-ci d’être plus perméable et donc de mieux stocker l’eaudans le sol au lieu de la voir partir dans le caniveau !

Cette eau stockée sera ensuite disponible pour vos plantes au lieu de finir en station d’épuration !

C’est pourquoi il faut choyer les habitants du sol.

Vers de terre, cloportes, limaces (eh oui, elles ont aussi leur rôle au jardin !), champignons, insectes, bactéries et autres micro-organismes peuplent un sol vivant et y « travaillent » en permanence avec une efficacité sans égal !

Microfaune peuplant un sol vivant au jardin en permaculture.

Exemple de microfaune peuplant un sol vivant : ici un symphyle, genre de petit mille-pattes à gauche et un collembole à droite, tous deux contribuent à la transformation des matières organiques et à la porosité du sol. ©Marshal Hedin – CC BY 2.0

Pour que toute cette vie se développe, elle a besoin :

  • d’eau :
    • En mettant en place, de manière réfléchie, les diverses astuces et stratégies décrites dans cet article, vous fournirez à la vie du sol, l’eau dont elle a besoin !
  • de nourriture :
    • Au menu, une diversité de matières organiques à décomposer sera idéale pour satisfaire un maximum d’habitants !C’est pourquoi nous vous conseillions précédemment l’apport d’un paillage diversifié 😉.
  • d’air :
    • Les habitants du sol en charge de la transformation de la matière organique en éléments assimilables par les plantes et en humus sont des formes de vie très majoritairement aérobies, c’est-à-dire ceux qui ont besoin d’oxygène pour vivre.

👉 Si votre sol est tassé, compacté et manque d’air, vous pouvez l’aérer mécaniquement avec un outil indispensable en permaculture : la grelinette.

Vous favoriserez ainsi le retour de la vie dans votre sol 🤩 !

Créer une ombre protectrice ciblée

Installer des ombrières pour protéger vos plantes et votre sol des trop fortes chaleurs est aussi une stratégie intéressante à ajouter au panel des solutions de survie aux sécheresses et canicules !

Ces ombrières peuvent être :

  • mécaniques :
    • Installation temporaire de parasols, de draps tendus entre des piquets, de cagettes en bois tournées à l’envers

      Vous pouvez ainsi choisir de protéger ponctuellement et de façon assez flexible telle ou telle plante ou zone de culture aux heures les plus chaudes de la journée.

      Ce type de solution d’urgence est très simple et rapide à mettre en place !

  • végétales :
    • Vous pouvez choisir d’installer une structure de type pergola et y faire pousser des plantes grimpantes vivaces à feuilles caduques, résistantes à la sécheresse et qui en plus peuvent être comestibles : vignes, akébie à 5 feuilles, muroisier tayberry…

      Vous formerez ainsi un super parasol végétal à même d’ombrager une zone en particulier.

      👉 Cependant, ce type d’installation nécessite un minimum d’anticipation et de réflexion, car c’est une solution demandant du temps à la mise en place et ensuite pour que les grimpantes se développent suffisamment pour remplir leur rôle.

      De plus, c’est un élément fixe, son emplacement doit donc être réfléchi pour être pertinent sur le long terme.

      Pour ne pas vous tromper dans l’installation de votre structure ombrière, le mieux est de faire votre design global et de l’inclure dedans comme un élément à part entière !

      C’est un élément très intéressant pour profiter sur toute la saison chaude d’un espace couvert plus frais, mais qui laissera quand même passer un peu de lumière pour permettre à d’autres plantes de se développer en-dessous !

    Pergola en cours de création dans un jardin en permaculture.

    Pergola en cours de création sur une zone que l’on souhaite ombrager en période estivale sur la ferme familiale en permaculture Merci Nature.

  • Vous pouvez aussi faire croitre, à des endroits stratégiques, des herbacées hautes résistantes à la sécheresse et comestibles comme des topinambours, du sorgho ou du quinoa qui formeront en été de super ombrières pour les cultures placées à l’est de celles-ci.

👉 Olivier, stagiaire de nos formations en ligne, a par exemple mis cela en place le long de sa serre.

Cette ombrière végétale fournit, tout l’été, une ombre salvatrice pour ses cultures sous serre !

Ombrière végétale temporaire adossée à la serre d’un jardin en permaculture.

Dans le jardin en permaculture d’Olivier, une ombrière végétale temporaire est adossée à la serre pour éviter la surchauffe de celle-ci et elle aura, en plus, une fonction nourricière en produisant des récoltes 😉 !

Installer des brise-vents

Briser le vent pour éviter qu’il assèche encore plus votre sol est aussi essentiel pour économiser l’eau, sans compter que le vent est un important facteur limitant pour la pousse de la plupart des végétaux.

Après avoir déterminé où entrent les vents principaux sur votre terrain, par vos observations sur site et par vos recherches de données météo, vous serez à même de choisir les emplacements les plus judicieux pour installer vos brise-vents.

Là encore, nous vous conseillons fortement d’inclure cela dans une démarche globale de design pour un maximum d’efficacité !

Une fois ces emplacements déterminés, vous devrez choisir le type de brise-vent que vous installerez.

Il pourra s’agir de :

  • filets brise-vents du commerce :
    Filets brise-vent du commerce pour protéger rapidement et efficacement une pépinière de jeunes arbres.

    Filets brise-vent du commerce installés par Martin Crawford pour protéger rapidement et efficacement sa pépinière de jeunes arbres. Image extraite de sa formation en ligne « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford  »

    • Cette solution est sans doute la plus rapide à mettre en place pour protéger une zone et elle sera efficace si vous ne bâclez pas l’étape d’installation des poteaux qui soutiendront ce filet.

      Ils devront être solidement ancrés au sol pour résister à la pression du vent sur les filets.

      Cette solution sera cependant assez coûteuse, selon le type de filet choisi et la longueur nécessaire et n’aura guère d’autre fonction que briser le vent, mais elle reste une option non négligeable qui peut répondre à vos objectifs ou contextes particuliers.

  • haies mortes ou haie de Benjes :
    Branchages et bois coupés au jardin.

    Les branchages et bois coupés au jardin sont une ressource formidable qui peut notamment servir à réaliser une haie morte ou haie de Benjes.

    • Beaucoup plus économique que les filets du commerce mais nécessitant cette fois une grande quantité de matières organiques, bois et branchage notamment, une haie morte ou haie de Benjes peut faire un excellent brise-vent.

      Elle remplira en plus de nombreuses autres fonctions dans votre jardin en permaculture !
       

      Simple à réaliser, elle peut s’installer partout, être très esthétique et structurante dans votre jardin et surtout elle sera un véritable trésor pour la biodiversité, ce qui est, selon nous, un atout essentiel !

      Sa hauteur reste cependant plus faible qu’une haie vive
      , la zone de protection créée avec une haie morte sera donc plus réduite que celle d’une haie vive.

  • haies brise-vent constituées de végétaux capables de supporter le vent :
    Explications sur la perméabilité des haies brise-vents au jardin en permaculture.

    Pour être efficace et protéger une surface conséquente de terrain, une haie brise-vent doit être semi-perméable pour filtrer le vent et non le bloquer.

    • Une haie brise-vent se compose de plantations de végétaux de différentes strates pour être à même de « filtrer » le vent efficacement sans le bloquer entièrement.

      En effet, un vent qui rencontre un obstacle total va provoquer en retombant derrière des turbulences aux effets dévastateurs, à éviter à tout prix.


      C’est pourquoi, quand on plante une haie brise-vent, on ne cherche pas à bloquer le vent mais plutôt à
      le filtrer avec différentes hauteurs de végétaux et différentes densités de feuillages pour qu’il perde en force et ne soit plus gênant pour le reste du jardin.

      Cette solution nécessite généralement plusieurs années avant d’être efficace, le temps que tous les végétaux de la haie soient bien installés et suffisamment développés !

      Mais une fois en place, elle est redoutablement efficace, et ce pour très longtemps, sans compter qu’elle remplira aussi de nombreuses autres fonctions comme l’attraction de biodiversité en offrant le gîte et le couvert à une ribambelle d’insectes, oiseaux et autres animaux utiles au jardin en permaculture.

      Elle pourra aussi vous fournir des récoltes nourricières, de la biomasse pour le paillage, du bois d’œuvre, de chauffage…bref un véritable élément multifonctions comme on les aime tant en permaculture !

Stocker l’eau dans votre jardin en permaculture grâce à divers éléments utiles et interconnectés

Dans votre jardin en permaculture, la fonction de collecte/stockage de l’eau devra être remplie par plusieurs élémentspour ne plus vous retrouver avec un jardin sans eau et donc vous assurer plus de résilience.

Pour ce faire, ces éléments doivent être déployés et mis en synergie afin d’être les plus efficaces possibles avec le moins d’effort et d’énergie dépensée de votre part !

Il s’agit ici d’éléments qui devront donc être pensés sur le papier avant d’être réalisés sur le terrain.

Nous ne sommes pas là dans des solutions d’urgence pour contrer la canicule et la sécheresse une fois qu’elles sont déjà là mais bien sur des solutions portant leurs fruits à moyen et long terme.

L’urgence ici est à la réflexion sur leur installation future 😅 !

Les principaux éléments pouvant remplir cette fonction de collecte/stockage de l’eau :

  • Les récupérateurs d’eau de pluie et cuves de récupération
    • Toute surface dure, imperméable est une surface qui peut permettre de récupérer les ruissellements d’eaux pluviales. Les toitures sont l’exemple le plus parlant et là où les récupérateurs d’eau peuvent être mis en place très facilement au niveau des descentes de gouttière.

      Il est, en effet, beaucoup plus intéressant de récupérer l’eau de pluie et de la stocker en bac de récupération plutôt que de la laisser partir au tout à l’égout 😱 !!!

    Bac de récupération d’eau de pluie.

    Exemple de récupérateur d’eau de pluie connecté à une conduite d’écoulement de gouttière le long d’une maison.

    • Il existe une diversité de récupérateurs d’eau à la contenance et l’esthétique variable selon vos besoins.

      Pour vous aider à déterminer notamment la contenance dont vous auriez besoin pour optimiser votre collecte d’eau de pluie, découvrez notre document PDF gratuit en cliquant sur le lien ci-dessous.

      Celui-ci vous permettra de calculer assez précisément le volume d’eau de pluie récupérable chez vous, selon votre contexte !

  • Au niveau des synergies avec d’autres éléments, vous pourrez réfléchir aux endroits où vous souhaiteriez envoyer le trop-plein de vos cuves de récupération afin que la circulation de l’eau soit anticipée au mieux sur votre terrain et sans que vous ayez besoin de vous en soucier une fois votre système en place.

    Les trop-pleins peuvent, selon vos objectifs et besoins, envoyer les surplus d’eau dans d’autres systèmes de stockage que nous allons voir ci-dessous.

  • Les éléments favorisant l’infiltration de l’eau dans le sol
    • Les noues d’infiltration sont des ouvrages de terrassement pouvant avoir des dimensions très diverses selon l’échelle des projets et qui ne sont pas forcément placées strictement sur des courbes de niveau.

      Les noues d’infiltration sont des dépressions (sorte de fossés) creusées dans le sol, de faible profondeur, aux abords en pente douce qui permettent le recueil et l’infiltration des eaux de pluie dans le sol, le tout à ciel ouvert.

      Elles sont donc inondables en période pluvieuse, mais au sec le reste du temps, permettant notamment des cheminements sur celles-ci.

      Les chemins et accès pouvant emprunter le tracé d’une noue d’infiltration peuvent être renforcés par des poses de pas japonais, des fonds drainants remplis de pierres ou de gravier ou encore avec des dalles alvéolées perméables pouvant être engazonnées ou remplies de graviers…

    • Les baissières ou « swale » en anglais sont des noues d’infiltration un peu particulières qui sont positionnées le long des courbes de niveau dans une pente afin de stopper la fuite des nutriments et de l’eau lors d’épisodes pluvieux.
      Schéma explicatif du principe de baissière en permaculture.

      Schéma explicatif du principe de baissière pour favoriser l’infiltration de l’eau et limiter l’érosion et la fuite des nutriments au jardin en permaculture.

      Elles sont constituées d’un creux, réalisé sur la courbe de niveau, et suivi d’une butte de terre en aval du creux de recueillement des eaux.

      Cette butte est généralement façonnée avec la terre retirée pour faire le creux de la baissière.

      Les baissières permettent ainsi de réduire l’érosion des sols en pente et de favoriser le stockage de l’eau de pluie dans le sol tout en permettant, sur leur butte, des plantations arbustives et vivaces très diverses aux multiples fonctions (brise-vent, nourricier, attraction de biodiversité…) !

      🎥 👉 Découvrez en vidéo un exemple de baissières.
    • Le « keyline design » est aussi très intéressant pour rendre à un sol compacté sa capacité d’absorption et stockage de l’eau.

      Il s’applique notamment aux surfaces assez grandes à régénérer, mais peut également être inspirant à plus petite échelle.Les « Keylines » sont des « lignes clés » que l’on détermine dans une pente et qui suivent les courbes de niveau pour maximiser l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol dont l’écoulement se fait toujours à 90° de la courbe de niveau.

      Il s’agit d’un travail de design assez simple et dont l’efficacité sur l’infiltration de l’eau et le retour de la vie dans le sol est impressionnante !

      Ce travail consiste, notamment, sur les lignes clés, déterminées à l’avance sur le terrain, à ramener de l’air dans le sol assez profondément sans pour autant bouleverser les horizons du sol.

      Cela se fait généralement à l’aide d’un outil appelé une sous-soleuse Yeomans du nom de son génial inventeur Percival-Alfred Yeomans, pionnier dans la régénération des sols.

      Griffes d’une sous-soleuse Yéomans pour la régénération des sols compactés.

      Zoom sur les griffes d’une sous-soleuse Yéomans qui permettent d’aérer le sol en profondeur sans perturber les horizons et ainsi d’accélérer sa régénération et améliorer sa capacité d’absorption de l’eau.

      👉 Pour plus d’informations sur la méthodologie des Keylines, découvrez le livre de Mark Shepard « Agriculture de régénération » qui explique cette formidable technique.

  • La mare ou l’étang sont aussi des éléments de stockage de l’eau quasi indispensables dans un jardin en permaculture.

    Vraiment multifonctions et attracteur d’une biodiversité remarquable, une mare ou un étang doit être pensé en amont pour être pertinent dans ses différentes fonctions et favoriser les synergies avec les autres éléments de son jardin :

    • L’approvisionnement en eau de la mare peut se faire, en partie, via des trop-pleins de récupérateurs d’eau de pluie par exemple…
    • La gestion du trop-plein de la mare en elle-même peut alimenter des noues d’infiltration ou d’autres mares en contrebas…
    • La mare peut servir de régulateur thermique pour une zone de culture proche via la création de microclimats, de pièges à soleil…
    • Elle peut être un réservoir d’eau temporaire en période de sécheresse pour arroser des cultures sensiblesou tout simplement pour aider la faune sauvage à survivre à ce genre d’événements difficiles en leur offrant de quoi boire et se rafraîchir !

👉 Découvrez un exemple de mare dans le jardin en permaculture de Magalie, membre du bureau d’études PermacultureDesign.

Petite mare au jardin en permaculture

Petite mare au jardin en permaculture qui sert notamment de stockage d’eau et d’élément attracteur de biodiversité.

Optimiser l’efficacité des arrosages pour réduire les gaspillages

L’arrosage, notamment au potager, peut être une cause très importante de gaspillage de l’eau quand il est mal géré.

Arroser par aspersion en pleine sécheresse sous une chaleur torride est par exemple une aberration qui conduit à l’évaporation d’une quantité non négligeable d’eau avant même qu’elle ait pu profiter aux végétaux qu’on voulait arroser avec !

C’est pourquoi nous vous conseillons plutôt :

  • L’arrosage par installation d’un système de goutte-à-goutte. Ce type de microarrosage ciblé est très intéressant, notamment en période de sécheresse pour optimiser la ressource en eau et faire en sorte que la moindre goutte d’eau versée soit utile aux plantes qui la reçoivent !

    Il est important, dans ces cas-là, de choisir des systèmes de goutte-à-goutte de qualité pour qu’ils durent dans le temps et soient vraiment efficaces (éviter les goutteurs premier prix).

    Il existe de nombreux systèmes pouvant permettre notamment une automatisation de l’arrosage goutte-à-goutte avec des programmateurs permettant de définir les durées, fréquences et quantité d’arrosage selon vos besoins.

    Là encore, cela devra être bien réfléchi en amont pour établir un plan d’installation efficace dans vos supports de cultures.

    Mais les économies d’énergie par la suite seront très appréciables que ce soit en termes d’eau bien sûr, mais aussi en termes de temps et d’efforts physiques pour vous, en vous épargnant bon nombre d’allers-retours avec les arrosoirs chargés d’eau !

  • Les oyas sont également un système d’arrosage économe en eau.
    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau.

    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau et les arrosages trop fréquents grâce à une diffusion lente et régulière de l’eau dans le sol.

    Beaucoup plus ancien (déjà utilisés en Chine ancienne) et Low Tech que le goutte-à-goutte, le principe de l’oya est d’utiliser un contenant en terre cuite microporeuse que l’on enterre dans le sol et que l’on remplit périodiquement.

    Ce contenant appelé oya ou olla est surmonté d’un couvercle pour limiter l’évaporation de l’eau.

    Disposés judicieusement dans vos plates-bandes de cultures et autres massifs, les oyas forment un réservoir d’eau distribuant celle-ci lentement dans le sol.

    Les racines des végétaux n’ont plus qu’à se développer autour de l’oya pour profiter d’un arrosage lent et continu qui permettra un développement harmonieux des plantes.

🎥 Découvrez la vidéo de Stéphanie, membre des formations Permaculture Design, sur les oyas :

Installer des végétaux adaptés à la sécheresse et aux fortes températures

Autre solution intéressante pour aider nos jardins à survivre à des sécheresses et des canicules de plus en plus fréquentes : planter des végétaux adaptés à ce type de conditions climatiques extrêmes !

De nombreux végétaux sont, en effet, capables de résister à la sécheresse sur une période plus ou moins longue évidemment.

C’est le cas de nombreux végétaux de milieu méditerranéen par exemple comme le romarin, le thym, le poireau perpétuel, l’arbousier ou encore l’amandier…

Pour vous aider à trouver des plantes résistantes à la sécheresse et à faire vos choix de compositions végétales, n’hésitez pas à profiter gratuitement de notre base de données de plantes intitulée l’Atelier de PermacultureDesign.

Recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne.

Exemple de recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne, l’Atelier de PermacultureDesign.

Ce formidable outil en ligne vous permettra de faire une recherche accompagnée de plantes par spécificité liée aux éléments dans lesquelles vous trouverez le critère « Résiste à la sécheresse » (voir image ci-dessous).

Le moteur de recherche vous donnera alors accès à une liste assez importante de végétaux ayant cette capacité ! Vous devriez y trouver de quoi vous satisfaire !

🎥 Pour vous inspirer, découvrez également le témoignage de Romain, membre de nos formations en ligne, qui a utilisé cette stratégie pour planter des haies diversifiées sur son lieu :

La solution ultime pour un jardin résistant à la sécheresse : le design de permaculture

Comme vous avez pu le voir, il existe bien sûr des solutions d’urgence pour aider votre jardin à survivre à la sécheresse et aux canicules, mais cela reste des « pansements » temporaires qui ne permettent pas d’acquérir une vraie résilience sur le long terme.

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez vraiment avoir un jardin en permaculture qui puisse supporter sécheresses et canicules quasiment sans interventions de votre part, la clé sera d’en faire le design de permaculture global !

Vue aérienne d’un jardin en permaculture.

Vue aérienne du jardin en permaculture conçu et réalisé par Stéphanie, membre de nos formations en ligne.

Comment ? En suivant pas à pas une méthodologie simple, accessible à tout le monde et incroyablement efficace.Cette méthodologie a été créée à la base par les fondateurs de la permaculture eux-mêmes et fait toute la force de la permaculture !

Alors, n’hésitez plus et passez à l’action en concevant enfin le jardin autonome et résilient dont vous rêvez 😉 en vous laissant guider pas à pas par notre formation en ligne à découvrir ci-dessous !

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

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Mangez des fleurs comestibles : hémérocalle, bourrache…

🌸 Qu’elles soient cultivées comme les hémérocalles ou sauvages comme la bourrache, les fleurs comestibles gagnent vraiment à être connues et utilisées, car elles ont beaucoup à nous offrir !

Elles apportent de la beauté, des couleurs, des goûts surprenants, mais aussi des nutriments et de la diversité dans nos assiettes 😋 pour une alimentation saine qui vous remplira à la fois l’estomac, le cœur et l’esprit.

Magalie, membre de notre bureau d’études, vous partage en vidéo quelques-unes de ses fleurs comestibles préférées cultivées ou glanées dans son jardin en permaculture.

🔎 Découvrez aussi ses conseils de lecture pour commencer sereinement à cueillir et utiliser des fleurs comestibleset plus généralement des plantes sauvages comestibles.

Envie de cultiver des fleurs comestibles en permaculture avec d’autres plantes vivaces nourricières, le tout sur une toute petite surface ?

Nous avons conçu pour vous « Le potager 3P », un petit potager de 12 m2 constitué principalement de plantes vivaces comestibles et mettant en œuvre plusieurs principes de permaculture pour plus de résilience et d’autonomie. Un excellent moyen de s’initier à la permaculture sur une petite surface tout en produisant facilement des récoltes surprenantes, dont de magnifiques hémérocalles !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Depuis trois, quatre ans à peu près, je me suis intéressée aux fleurs comestibles.

J’ai commencé à regarder ce qu’on pouvait installer au jardin et qui avait vraiment un intérêt en terme culinaire.

L’hémérocalle, une fleur comestible aussi belle que bonne !

Cueillette de fleurs comestibles d’hémérocalles

Cueillette d’hémérocalles, des fleurs comestibles à la fois belles et délicieuses à manger.

Vraiment, je suis tombée amoureuse de tout ce qui est hémérocalle parce que c’est une fleur qui a une très grande diversité dans les couleurs, les textures, avec des goûts aussi différents.

Toutes les hémérocalles sont comestibles et c’est vraiment super beau donc, on peut les mettre en déco comme ça dans un plat, une salade, pour le côté spectaculaire de la fleur. Mais c’est aussi une fleur qui a un intérêt gustatif en termes de texture et avec laquelle on peut faire des choses très très sympas.

Donc moi, j’adore les farcir avec du fromage frais et de l’estragon notamment et en faire comme ça, des petites poêlées qui sont à la fois très belles à regarder et délicieuses à goûter.

Fleurs comestibles d’hémérocalles farcies au fromage frais estragon et basilic.

Préparation de fleurs d’hémérocalles farcies au fromage frais avec de l’estragon et du basilic : un vrai délice !

Ce qui est chouette avec les hémérocalles, c’est qu’il en existe vraiment une très grande variété. Et du coup, on peut en goûter vraiment beaucoup de différentes.

Donc ici, j’en ai une toute petite, mini collection. Là, on a quatre variétés et j’ai deux autres variétés ailleurs au jardin, mais qui aujourd’hui ne sont plus en fleurs parce que ce sont des variétés plus précoces qui arrivent en fleur vers fin mai début juin. Donc là, il n’y a plus de fleurs.

L’hémérocalle, c’est ce qu’on appelle « le lys d’un jour » parce que la fleur en fait, ne reste épanouie qu’une journée et après elle se fane. Donc il faut vraiment les récolter au fur et à mesure quand la fleur est toute belle, toute épanouie* et ça ressemble à une fleur de lys.

** En Asie, les boutons floraux avant éclosion sont aussi très prisés en cuisine (crus ou cuits à la vapeur, sautés ou encore confits au vinaigre…). Les jeunes tubercules et les jeunes pousses sont également comestibles ;) !*

Alors évidemment, il faut être sûr que c’est de l’hémérocalle avant de la ramasser et de la consommer, parce que le lys, c’est toxique, on ne va pas le manger.

Voilà, je trouve que c’est une fleur comestible très intéressante, mais ce n’est pas la seule.

Exemples d’autres fleurs comestibles que l’on peut cultiver au jardin en permaculture :

La bourrache : fleur comestible au léger goût de concombre

Fleur de bourrache comestible

Magnifique fleur de bourrache au léger goût de concombre, idéale pour agrémenter une salade d’été !

On a aussi pas mal de bourraches qu’on aime bien consommer comme ça, plus pour le côté décoratif, parce que bon, la bourrache a un tout petit goût (de concombre), mais vraiment c’est très léger comparé à l’hémérocalle qui est quand même plus goûtue et qui a plus de texture. Mais c’est quand même sympa de mettre un petit peu de bourraches dans des plats et des salades.

Le souci : un éclat de soleil dans l’assiette

Décoration d’un pesto aux pétales de fleurs de soucis comestibles.

Avec leur couleur jaune orangé très lumineuse, les pétales de soucis sont comme des éclats de soleil dans nos plats !

On utilise aussi pas mal, tout ce qui est pétales de calendula : les soucis. Alors après, c’est une amertume qui peut être quand même assez importante. Donc, tout le monde n’aime pas, mais c’est pareil, ça donne de la couleur, c’est quand même important dans l’assiette aussi et ça amène de la diversité.

Les fleurs de sauges, de monardes, de tulbaghia : des goûts relevés surprenants

Fleur de monarde comestible

Les fleurs de monarde sont comestibles et ont un goût légèrement épicé très surprenant qui donne du peps aux plats qu’elles agrémentent.

On a tout ce qui est petites fleurs de sauge aussi qui sont très sympa en goût et donc là, il y a beaucoup de variétés de sauge, il y a de quoi faire. Là récemment, on a également installé de la monarde dont le goût est assez surprenant et sympathique avec un petit côté épicé. Donc au niveau des fleurs qu’on peut cultiver à titre comestible, il y a des choses intéressantes et là je vais bientôt m’intéresser aussi au tulbaghia. Je n’en ai pas encore, mais ça me titille parce qu’apparemment, ça a un goût un peu d’ail et c’est quelque chose que j’aime beaucoup donc on va tester ça très prochainement.

Et bien d’autres fleurs comestibles cultivées à découvrir…

Boutons de fleurs comestibles de capucine tubéreuse, aussi appelée mashua.

Boutons de fleurs de capucine tubéreuse (aussi appelée mashua), une autre fleur comestible cultivée haute en couleur et en goût !

Magalie aurait aussi pu vous parler dans la vidéo d’autres fleurs comestibles cultivées dans son jardin et très intéressantes comme les capucines qu’elles soient tubéreuses ou non, les roses, les lilas, les fleurs de courgettes… mais cela aurait nécessité un format vidéo beaucoup plus long 😅 !

Les fleurs comestibles sauvages : un monde formidable à explorer

 

En plus des fleurs cultivées, il y a toute une ribambelle de fleurs sauvages très intéressantes aussi. Donc forcément, ici, je profite des deux.

Des récoltes plus précoces avec les fleurs comestibles sauvages

En général, les cultivées, c’est plus tardivement qu’on peut avoir les récoltes et les toutes premières, c’est sur les plantes sauvages. Donc moi j’aime particulièrement au niveau des sauvages, tout ce qui va être le trèfle, la marguerite, la pâquerette. On met parfois aussi un peu de pissenlit donc ce sont vraiment des choses toutes simples qu’on peut trouver partout.

Puis ici, j’ai beaucoup d’achillées millefeuille, pas mal de mauves aussi que j’utilise, de la centaurée

Fleurs sauvages comestibles : trèfles, pâquerettes, pissenlits, achillée, mauve, centaurée…

Quelques exemples de fleurs sauvages comestibles très courantes et sympas à utiliser en cuisine : trèfles, pâquerettes, pissenlits, achillée, mauve, centaurée…

Dès qu’on se plonge en fait un peu dans ce milieu des fleurs sauvages, c’est un monde entier qui s’ouvre à nous et c’est infini.

Des livres simples d’accès pour débuter avec les fleurs comestibles sauvages

Du coup, à ce sujet parce que souvent les gens ont un petit peu peur d’utiliser les plantes sauvages comestibles parce qu’on ne connaît pas, on craint les intoxications, etc., moi, j’ai commencé avec un bouquin qui s’appelle « Plantes sauvages comestibles ».

Alors ça, c’est une édition un peu ancienne, la couverture a changé depuis. C’est co-écrit par trois personnes : Steffen Guido Fleischhauer, Jürgen Guthmann, Roland Spiegelberger, aux éditions Ulmer.

C’est un bouquin qui m’a beaucoup aidé au départ, on voit que j’ai tous mes petits Post-it : dès que j’avais identifié une plante de chez moi, je me la notais.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en fait, c’est un bouquin qui va de suite alerter quand il y a un risque de confusion avec un petit attention en rouge et qui va expliquer qu’il y a un risque, car il faut être sûr à 100 %. Il y a beaucoup de schémas vraiment très explicatifs pour identifier la plante à coup sûr. Donc je l’ai trouvé super parce qu’il a un format qui se met dans le sac à dos. C’est pratique quand on part en balade ou quand on est sur son terrain pour vérifier.

Livre « Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages ».

Extrait du livre « Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages », un ouvrage très intéressant pour débuter dans l’apprentissage des fleurs sauvages comestibles.

Et ça, c’est le même, des mêmes auteurs, mais au lieu d’avoir 200 plantes comme celui-ci, il y a un focus sur 50 des principales plantes comestibles toujours chez Ulmer.

Les photos sont beaucoup plus grandes et plus nombreuses donc ça peut aussi aider à l’identification. Parce qu’un petit schéma, ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

Bref, tout ça pour dire qu’avec des bouquins tout simples comme ça, on peut vraiment commencer à se faire plaisir au jardin avec de la fleur sauvage. Et du coup, profiter en plus, de l’énorme quantité de nutriments que ça apporte, comparé à d’autres choses plus cultivées.

C’est vraiment très très intéressant et moi, je suis fan à la fois de fleurs sauvages et de mes belles cultivées aussi qui sont vraiment très agréables à manger et à regarder.

Pour aller plus loin dans votre apprentissage…

🧐 Pour pouvoir profiter au quotidien, sans danger, des nombreuses fleurs comestibles et autres parties de plantes sauvages que la nature met à notre disposition, il faut savoir reconnaître les principales plantes toxiques pour éviter toute confusion, identifier à coup sûr les plantes comestibles les plus intéressantes, et savoir quoi récolter, où, quand, comment puis apprendre à les cuisiner !

La formation vidéo de Florence Laporte « Au bonheur des plantes » est idéale pour cela !

Formation en ligne sur les plantes sauvages comestibles et leurs utilisations.

La formation vidéo en ligne de Florence Laporte est idéale pour se lancer sereinement dans l’utilisation des plantes sauvages comestibles au quotidien.

Elle vous permettra de passer, à votre rythme, de la théorie à la pratique régulière en toute sérénité en vous apprenant à reconnaître et utiliser plus de 50 plantes sauvages courantes dans votre quotidien !

Guide nature depuis plus de 20 ans et auteure des nombreux livres sur les plantes et les traditions druidiques, Florence est une passionnée qui sait partager ses connaissances avec simplicité et générosité.

Sa formation en ligne est donc accessible à toutes et tous, même si vous n’y connaissez rien pour l’instant ! Nous vous la recommandons chaleureusement !

Au bonheur des plantes

Faites entrer les plantes sauvages dans votre quotidien pour améliorer votre alimentation et votre santé !

« Au bonheur des plantes » de Florence Laporte est LA formation en ligne idéale pour débuter facilement dans l’utilisation des plantes sauvages et devenir plus autonome et plus résilient.e notamment aux niveaux alimentaire et de la santé. Ce qui n’est pas négligeable en ces temps troublés ! Alors, n’attendez plus pour vous former et enfin pouvoir vous régaler avec des goûts surprenants, boostez votre santé et allégez vos dépenses tout en vous reconnectant à la nature.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi »

« Les reconnaitre, les récolter, les utiliser »

Livre de S. Guido FLEISCHHAUER, J. GUTHMANN, et R. SPIEGELBERGER
248 pages, édité par Edition Eugen Ulmer en 2019.

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages »

« Les 50 plantes essentielles et leurs usages »

Livre de S. Guido FLEISCHHAUER - J. GUTHMANN - R. SPIEGELBERGER
256 pages, édité par Edition Eugen Ulmer en 2018.

Prix : environ 16.90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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