L’importance du cycle de l’azote en permaculture

C’est quoi l’azote ?

Portrait de Lavoisier inventeur de la chimie moderne à qui ont doit la découverte de l'azoteC’est Antoine Lavoisier qui choisit le nom de ce gaz, à la fin du 18e siècle, en le composant du préfixe A (privatif) et du radical grec Zôt (vivant).

Azote signifie donc « privé de vie ». Or vous allez voir que, contrairement à son étymologie et à son histoire (l’azote a longtemps été considéré comme un gaz inerte), l’azote est extrêmement important dans le cycle de la vie, et notamment pour tous ceux qui s’intéressent au jardin, à la permaculture et à l’agroécologie…
Son symbole est N, à cause de son ancien nom latin Nitrogenium.

À quoi sert l’azote ?

L’azote est une des clés de la structure, du fonctionnement, et de la reproduction des êtres vivants.

Mais pour ce qui nous intéresse ici, c’est-à-dire la production de notre nourriture, on peut résumer l’azote à un nutriment : en gros « à manger » pour que nos plantes deviennent fortes, grandes et résistantes aux maladies.
II est aussi un des composants de l’humus, le grand garde-manger de l’humanité et de la vie en général, qui, au passage, si on compare notre planète à une orange, ne représente que sa peau…
L’azote joue donc un rôle fondamental dans la croissance des végétaux, et dans la structure et la fertilité de notre sol, et c’est là qu’en tant que permaculteur on tend l’oreille, n’est-ce pas ? 😃

Comment ça marche au jardin ou dans les champs ?

Le petit hic, c’est que l’azote, contrairement au carbone, n’est pas assimilable par les plantes sous forme gazeuse. C’est un petit « vicelard » cet azote, car il entre dans le grand jeu de la vie de manière indirecte. C’est en partie pour ça que l’on n’a pas tout de suite compris son rôle dans le cycle du vivant…
Bon il y a bien les pluies d’orage qui nous amène de l’azote assimilable (sous forme nitrique) mais ça ne représente 10kg/ha/an.

Il est assimilable par nos plantes seulement par voie minérale, sous forme de nitrates*, après avoir subi des transformations et phénomènes (ammonification, nitrification) permettant sa minéralisation.

Et qui effectue ces transformations  dans le sol ? Les bactéries, vous savez celles que l’on veut tout le temps éliminer dans les pubs pour les produits d’entretien. Et d’ailleurs, les types de bactéries qui participent au cycle de l’azote sont très restreints et essentiels à préserver! Si elles venaient à disparaître, l’ensemble de la vie s’arrêterait… Alors attention avec les produits bactéricides, notamment agricoles, comme ceux que les grands groupes (type Bayer-Monsanto) vendent…

L'azote est essentiel à la vie et la fertilité de nos jardins en permaculture car c'est un nutriment pour la croissance de nos plantes.

Crédit photo : fr.wikipedia.org

Ces bactéries, responsables de la minéralisation de l‘azote sont majoritairement aérobies, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’air et plus spécifiquement du dioxygène présent dans l’air pour vivre. Leur milieu de vie doit donc être aéré… Vous commencez à comprendre ce que cela implique ?
Ce processus de minéralisation de la matière organique est le principal mécanisme de régénération de l’azote nécessaire à la nutrition de vos végétaux.

Toutefois, une autre voie est utilisée par certaines plantes. Elles sont capables de court-circuiter ce processus en captant directement l’azote atmosphérique : il s’agit de la grande famille des fabacéaées qui comprends des plantes herbacées (luzernes, pois, haricots) mais aussi des plantes ligneuses (qui fond du bois) : genets, acacia, févier d’Amérique…, ainsi que d’autres plantes plus localisées…

Nous avons une fois de plus à faire à un partenariat gagnant-gagnant mis en place par la nature : les racines des fabacéaées hébergent des bactéries spécialesdans des petites loges ou boules que l’on appelle des nodositésCes bactéries ont la capacité de fixer l’azote de l’air présent dans le sol, et de le transformer en azote assimilable par les plantes. En échange de ce bon azote assimilable fourni par ces bactéries, la plante leur donne des sucres et des nutriments vitaux pour elles. N’est-ce pas beau cette collaboration présente dans la nature ?

Les scientifiques ont appelé cela une association symbiotique, eh oui fallait bien que ça fasse scientifique quand même…

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que le cycle se déroule bien ?

Idée recette :

  • De l’air = grâce à la faune du sol et/ou à un travail superficiel à la grelinette par exemple
  • Des apports de matières organiques variées
  • Un maximum de micro-organismes pour assurer le travail de déconstruction des matières organiques
  • De l’eau, élément vital de tout être vivant, du plus grand au plus petit…
  • La présence de plantes légumineuses dans l’espace proche (sous plusieurs formes), ou dans le temps (rotation)

Limites :

L’azote minéral non utilisé par les plantes sera stocké dans le sol si et seulement si, celui-ci bénéficie d’une bonne structure, d’une bonne couverture, de la présence d’humus, et de la présence de plantes en permanence sur celui-ci… Ce qui est rarement le cas dans nos pratiques agricoles ou de jardinage classique. Si l’azote minéralisé est en excès, il sera lessivé par les eaux de pluie ou d’irrigation, et conduit directement dans les rivières et nappes phréatiques. Il produira donc des pollutions aux nitrates qui sont de plus en plus fréquentes et complexes à gérer. Et surtout, ces nitrates en excès arrivent jusque dans nos corps, perturbant notre respiration cellulaire et provoquant cancers et maladie du nourrisson*…
En France, l’utilisation d’engrais nitratés en excès, mais aussi les mauvaises pratiques des jardiniers et agriculteurs, comme le travail du sol à de mauvais moments, peut engendrer ce genre de problèmes… y compris en agriculture biologique…

Nous rajouterons donc dans notre recette :

  • Une couverture permanente du sol par des mulchs ou encore mieux des végétaux vivants
  • Une présence de l’arbre pour récupérer une partie des nutriments lessivés dans les sous-sols.
  • Un sol humifère
  • S’il y a travail du sol, qu’il soit bien timé et planifié, en relation avec le contexte de climat et de la nature de sol.
*Nitrates : Minéraux renfermant de l’azote.

*Sources sur les pollutions aux nitrates :

Crédits photos : Nodosités sur racines de Haricots – D. Blancard (INRA) – http://ephytia.inra.fr

Apprenez à mieux connaître votre sol !

Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à tester votre sol, en différents points de votre lieu afin d’en connaître la teneur en argile, sable et limon. Pour cela, téléchargez gratuitement notre fiche technique « Tester son sol » en cliquant sur l’image ci-dessous.

Tester facilement votre sol

Cette fiche gratuite vous indiquera comment analyser de façon simple et empirique les principales composantes minérales de votre sol. Connaître votre sol sera une des clés pour mettre en place des stratégies et techniques permacoles véritablement adaptées à votre contexte.

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Livre Vivre avec la terre

« Vivre avec la terre » est le deuxième livre sur la permaculture de Perrine et Charles Hervé-Gruyer de la ferme du Bec Hellouin. Leur premier livre « Permaculture. Guérir la terre, nourrir les hommes » sorti chez l’éditeur Actes Sud en 2014 était plutôt focalisé sur leurs parcours, et les principes généraux de la permaculture. Nous vous invitons à lire l’article que nous lui avions consacré en cliquant ici.

Si le premier livre s’adressait, selon nous, à un public plus restreint, ce deuxième ouvrage qui est, en fait, un coffret de 3 livres totalisant quelque 1043 pages a vraiment toutes les chances de devenir un incontournable de la permaculture tant par la richesse de son contenu que par son focus sur l’application concrète de la permaculture, en particulier avec la création d’une microferme.

Sorti en mai 2019, toujours chez l’éditeur Actes Sud, ce coffret de 3 livres remarquables est le fruit de l’expérience acquise au fil des années par Perrine et Charles sur leur ferme du Bec Hellouin, lieu de référence pour la permaculture francophone.

Contenu du livre de Perrine et Charles Hervé-Gruyer

Les 3 tomes réunis dans ce coffret « Vivre avec la terre » ont été réalisés avec beaucoup de soins pour un rendu très qualitatif avec de belles illustrations et photos, ce qui en fait un superbe cadeau à s’offrir à soi ou à un proche intéressé par le sujet !

Les 3 livres inclus dans le superbe coffret « Vivre avec la terre » écrit par Perrine et Charles Hervé-Gruyer de la ferme du Bec Hellouin.

Contenu du superbe coffret « Vivre avec la terre » écrit par Perrine et Charles Hervé-Gruyer de la ferme du Bec Hellouin.

Le tome I, intitulé « Permaculture, écoculture : la nature nous inspire. » comporte 4 chapitres : il revient d’abord sur les fondamentaux de la permaculture et initie à la notion d’écoculture plutôt que d’agriculture. Il fait ensuite la part belle au professeur de tout permaculteur à savoir la Nature et l’importance de son observation. Il explicite ensuite l’étape incontournable à la création d’une ferme : le design, en abordant des points de méthodologie tout en se basant sur leurs exemples concrets à la ferme du Bec. Ce premier tome se termine sur un chapitre consacré au sol et à sa fertilité avec une approche évidemment naturelle.

Le tome II entre dans le vif du sujet avec le titre évocateur de « Cultures vivrières et forêts-jardins ». Découpé en 6 chapitres, c’est le plus dense des 3 ouvrages avec plus de 400 pages. Très concret, il décrit avec précisions différentes méthodes et étapes essentielles de la culture vivrière, comment densifier et associer ces cultures et cultiver toute l’année. Il passe en revue les principales cultures légumières classiques ainsi que des cultures plus spécifiques comme les vivaces, les fleurs comestibles, les plantes sauvages ou encore les champignons… et se termine par un chapitre dédié aux forêts-jardins.

Le tome III s’adresse plus spécifiquement à tous ceux qui souhaitent « Créer une microferme » qui est d’ailleurs le titre de ce troisième volet. Le chapitre le plus dense de l’ouvrage est ainsi dédié au parcours pour devenir paysan, trouver sa ferme, créer et entretenir son activité. Ce tome se concentre sur des éléments essentiels au fonctionnement d’une microferme au travers de chapitres traitant de la multiplication des végétaux, la santé et la biodiversité au jardin, les animaux et la traction animale, les foins, les céréales ou encore les outils !

Vous l’aurez compris, un contenu très enrichissant et abouti créé par deux passionnés expérimentés qui ont à cœur de diffuser largement leur message pour voir se multiplier les microfermes et émerger l’écoculture en remplacement d’un système à bout de souffle afin « d’inventer, ensemble, une nouvelle manière d’habiter la terre » inspirée par la nature !

Pour qui ?

Le prix du coffret peut paraitre cher au premier abord et nous comprenons qu’il soit, pour certains, prohibitif, mais au regard du travail accompli, de la qualité du rendu et de la richesse du contenu des 3 ouvrages, ce prix est, en fait, plus que raisonnable.

Écrit dans un langage simple à comprendre même quand on débute et avec une narration soignée et agréable, ce coffret comblera les attentes de beaucoup de permaculteurs. Clairement, si vous découvrez la permaculture, que vous êtes en début de parcours ou que vous avez un projet de microferme en permaculture, c’est un coffret qui nous semble indispensable à avoir sous la main ! Il vous évitera, en plus, l’achat de plusieurs autres ouvrages, car il regroupe énormément d’informations essentielles à connaître en plus des nombreux retours d’expériences de Perrine et Charles.

Pour les permaculteurs plus expérimentés, ayant déjà une expérience de microferme par exemple et/ou une bibliothèque bien fournie, ce coffret reste quand même intéressant à découvrir pour ses retours d’expériences et la vision d’avenir qu’il propose.

Vivre avec la terre

Livre de Perrine et Charles Hervé-Gruyer
Environ 1043 pages, Édité par Les Éditions Actes Sud en 2019.

Prix : environ 79,00 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   FNAC

Réalisez facilement, par vous-même, le design de votre projet en permaculture !

Comme le précise Perrine et Charles dans un chapitre entier de leur ouvrage « Vivre avec la terre », faire le design de son projet, de sa microferme est une étape indispensable, véritable prérequis à votre réussite ! Pour le réaliser, par vous-même, facilement, suivez pas à pas notre formation en ligne dédiée. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Livre Plantes grimpantes

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L’été arrive, le blé jaunit, et les nouvelles moissons de Brin de Paille s’annoncent belles !

blé  Le CA de Brin de Paille s’est réuni ce week end, au Domaine de Danne, à Saint Martin du Bois (49). Nous y avons rencontré l’association  l’Arbre qui Marche […]

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Livre Plantes grimpantes

La maison d’édition Horticolor n’est pas un éditeur connu du grand public, mais plutôt orienté vers les professionnels de l’horticulture (pépinières, revendeurs de plantes…). Elle propose très peu d’ouvrages à ce jour : 9 guides de végétaux et 2 livres axés sur des techniques (taille et moins d’eau au jardin), mais ce sont vraiment des livres références pour nous, indispensables dans votre bibliothèque de permaculteur.

Même si ce ne sont pas des livres conçus au départ pour les permaculteurs car certains critères de choix qui nous intéressent plus particulièrement en général (exemple : fixateur d’azote, productions comestibles et/ou utilitaires) n’y sont pas systématiquement notés, ils sont, en revanche, très complémentaires, car ils permettent, notamment, une recherche visuelle facile et rapide ou encore une recherche par type d’utilisation comme nous le verrons ci-dessous.

Contenu du livre d’Horticolor

Le titre du livre ne laisse planer aucun doute, il est entièrement consacré aux choix des plantes grimpantes. Si vous cherchez des livres spécialisés pour créer votre jardin-forêt, celui-ci sera un indispensable complément pour la strate végétale des plantes grimpantes.

Il contient 700 variétés !!!

Si vous ne trouvez pas votre bonheur avec, posez-vous des questions sur votre exigence 😀.

Il est constitué au début de quelques pages théoriques et pratiques (généralités, plantation, utilisations, tailles, soins, périodes de floraisons…) et tout le reste de l’ouvrage est dédié uniquement à la description de toutes ces plantes grimpantes avec toujours au moins une photo.

Pour nous, la grande force de cet ouvrage est de permettre le choix d’une plante grimpante via des critères particuliers parmi les 700 variétés présentées.

Dans ce livre sur les plantes grimpantes, vous pourrez par exemple choisir :

  • par visuel de la plante
  • par type de sols (calcaire, acides, frais, très secs…)
  • par exposition (ensoleillé, ombres, chaudes…)
  • par type de feuillage (persistant ou caduque)
  • par grosseur de fleurs
  • par coloris de fleur
  • par période de floraison
  • par floraison parfumée
  • pour des petits jardins
  • pour des bacs et vasques (jardins ou terrasses)

Pour qui ?

Si vous aimez la diversité ou si vous envisagez la création d’un jardin-forêt, alors ce livre sera pour vous un atout précieux.

Si vous souhaitez choisir votre plante grimpante sur son apparence visuelle et vérifier immédiatement si ses critères de culture correspondent à votre contexte, vous ne trouverez pas d’ouvrage aussi complet que celui-ci.

Ce guide, grâce à ces différents critères originaux et variés, sera d’une excellente aide pour choisir ou confirmer votre choix de plantes grimpantes.

Il sera aussi un formidable outil pour découvrir de nouvelles plantes de la strate de végétation des grimpantes ou constituer de magnifiques jardins en permaculture, riches en biodiversité, colorés, parfumés, à floraisons décalées… bref un superbe livre à laisser traîner sur sa table basse ou de chevet pour le simple plaisir de le feuilleter ou pour choisir les futures plantes grimpantes de son jardin en permaculture.

Comment les choisir et les cultiver facilement

Livre de Horticolor
Environ 174 pages, Édité par Les Éditions Horticolor en 2014.

Prix : environ 29,9 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre

Créez votre propre jardin-forêt pour un maximum de biodiversité chez vous !

En plus d’une grande variété de plantes grimpantes à choisir dans ce livre d’Horticolor, découvrez nos guildes autour des arbres fruitiers pour créer un jardin-forêt chez vous avec un maximum de biodiversité pour plus de récoltes, d’autonomie et de résilience !

Invitez la permaculture dans votre jardin

Avec nos fiches techniques détaillées, démultipliez vos récoltes tout en favorisant la vie sous toutes ses formes grâce aux guildes autour des arbres fruitiers.

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Nous cherchons deux volontaires pour des missions de service civique

Le Sens de l’Humus propose deux missions de service civique pour une durée de 12 mois à partir de mi-septembre (24h par semaine).

Les missions proposées permettront de répondre aux objectifs d’intérêts généraux suivants :
– accueil d’un public en difficulté social et psychologique dans le cadre du jardin solidaire
– aide au fonctionnement d’un dispositif d’accueil de personnes en difficulté et d’insertion sociale et professionnelle
– soutien des encadrants du jardin dans l’ensemble de leurs activités culturales : entretien d’une parcelle horticole, développement d’une parcelle maraîchère
– aide à l’animation d’ateliers de formation à dimension écologique (auprès de publics variés)
– aide à des activités de terrain pour la section compostage

La 1ère mission, « Soutien au développement d’activités d’éducation à l’environnement et appui à la communication au sein de l’association », implique les activités suivantes:

– Appui à l’accueil hebdomadaire de classes scolaires et préparation des programmes pédagogiques pour chaque séance
– Mise en place de la communication sur le fonctionnement du jardin et de la communication visuelle au jardin : création de panneaux indicatifs et pédagogiques / vulgarisation de la charte du jardin diffusion de l’information concernant ce lieu
– Aide au suivi des ressources matérielles et pédagogiques pour le jardin : approvisionnement en matériels divers, recherches thématiques, créations d’outils pédagogiques…
– Participation à l’aménagement d’une salle dédiée à l’accueil de familles (constitution d’une bibliothèque, espace détente, etc)
– Participation à l’organisation d’événements, d’ateliers et de visites pour le jardin, et aide au fonctionnement du jardin solidaire
– Participation à la programmation et à l’animation de portes ouvertes mensuelles

La 2ème mission, « Soutien au fonctionnement d’un jardin patrimonial solidaire et soutien à la création d’une parcelle en agriculture urbaine », implique les activités suivantes:

– Aider au fonctionnement du jardin solidaire (organisation, mise en œuvre, suivi, bilan); mission d’appui au fonctionnement dans tous ses aspects, ce qui permettra au volontaire à la fois d’avoir une vision et une participation globale à ce projet et à l’association d’avoir des aides ponctuelles fiables sur des aspects de l’activité qui en nécessitent
– Faciliter le contact avec les publics accueillis : aide au suivi du public du jardin solidaire et aide à l’accueil du public scolaire
– Participation à l’organisation d’événements, d’ateliers et de visites pour le Jardin,
– Participation à la programmation et à l’animation de portes ouvertes mensuelles
– Participation aux activités de terrain pour la section compostage: renfort pour les opérations broyage de quartier, assistance lors d’animations et de prospections de nouveaux lieux de compostage, aide dans la gestion du réseau de composteurs existants
– Participation aux chantiers d’aménagement d’une nouvelle parcelle en agriculture urbaine (1700m²) : création de bac de culture, installation de serre
– Participation à l’élaboration d’un plan de culture et à un plan de vente des productions

N’hésitez pas à nous envoyer votre candidature (CV et lettre de motivation) à l’adresse lesensdelhumus@laposte.net et/ou à faire circuler cette offre!

Les plantes grimpantes en permaculture : le guide complet

Dans un jardin en permaculture, les plantes grimpantes sont parmi les plantes les plus intéressantes.
Elles poussent, généralement, extrêmement vite, sur très peu d’espace, sont souvent vivaces (vivent plusieurs années) et ne nécessitent, pour la plupart, que peu, voire pas d’entretien du tout.

Vous auriez vraiment tort de ne pas vous y intéresser ;).

 

Dans cet article, on vous explique ce que vous devez absolument savoir et comprendre avant de penser à installer des plantes grimpantes chez vous, car apprêtez-vous après la lecture de cet article à vouloir en installer partout : potager, jardin-forêt, clôture, pergolas, arbres, sur vos murs…partout on vous dit ! 😉

Vous pouvez également regarder cette vidéo qui contient une partie de ce qui est dit dans cet article, mais pas tout. Nous vous encourageons donc à lire l’article en entier également pour ne rater aucune information.

Les plantes grimpantes, indispensable dans un jardin en permaculture ?

En permaculture, on cherche à densifier un maximum le nombre de plantes sur un même endroit. Pour cela on utilise différentes strates de végétations qui utilisent différents espaces en hauteur. On cherche finalement à imiter ce que fait la nature tous les jours.

Les plantes grimpantes sont sans doute parmi les plus faciles à installer, car elles prennent généralement peu de place au sol, poussent en hauteur avec l’espace disponible, et remplissent souvent plusieurs fonctions (mellifère, comestible, esthétique, accueil de biodiversité)…

La seule chose à savoir, c’est qu’elle nécessite un support « adapté » pour optimiser leur croissance.

C’est ce que nous allons vous expliquer dans ce guide.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

La strate de végétation grimpante est celle des plantes nécessitant un support pour se développer, ce sont souvent des lianes.

Donc que vous ayez un balcon, un patio, ou un très petit jardin, les plantes grimpantes n’ont aucune raison de ne pas avoir leur place chez vous.

Mais du calme, jeune « jedi » de la permaculture ;), avant d’en planter partout il est important d’en apprendre un peu plus sur elles, car il existe quelques particularités à connaitre.

Quelle chance ! C’est exactement ce dont nous allons voir maintenant…

Les différentes plantes grimpantes

Il existe deux grands groupes, les plantes grimpantes herbacées, et les plantes grimpantes ligneuses.

Les plantes grimpantes herbacées

Dans ce groupe, il y a 2 sous-catégories :

Les vivaces : quand vient l’hiver, seule la partie souterraine va perdurer et toutes les parties aériennes vont mourir (tiges, fleurs et feuilles). La végétation repartira d’elle-même au printemps suivant, vous n’aurez donc pas de nouvelle plantation à faire. Voici quelques exemples :

  • la glycine tubéreuse
  • le houblon

Ce sont des plantes très intéressantes pour constituer votre jardin-forêt.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Fleur de glycine tubéreuse, une belle grimpante vivace aux tubercules comestibles. ©Malte CC BY-SA 3.0

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Plant femelle de houblon portant les fameux cônes à la base de la préparation de nombreuses boissons, plats et remèdes. ©Matt Lavin

Les annuelles : quand vient l’hiver ces plantes disparaissent complètement, vous devrez donc refaire un semis ou racheter un plant chaque année.

Ce n’est donc pas forcément les plus intéressantes pour des emplacements fixes. Ces plantes atterrissent souvent au potager, car elles nécessiteront chaque année du temps et de l’énergie, et un sol préparé. Quelques exemples :

  • les courges
  • les haricots grimpants
  • Les petits pois…
Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Exemple de plante annuelle grimpante, le petits pois. ©Rasbak

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Exemple de plante annuelle grimpante, le haricot à rames.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Illustration de la différence entre les plantes grimpantes annuelles et vivaces.

Les plantes grimpantes ligneuses

Les plantes de ce groupe vont créer des tiges dures, du bois (la lignine).

Chaque année, en effet, les nouvelles pousses souples se transformeront en tiges rigides et serviront de support aux prochaines de l’année suivante.

Ces plantes grimpantes peuvent avoir un feuillage persistant (les feuilles ne tombent pas en hiver) ou caduc (feuilles qui tombent en hiver).

Ces plantes grimpantes vivaces sont donc intéressantes sur le long terme.

Quelques exemples :

  • kiwis
  • kiwaï
  • chèvrefeuille
  • vignes
  • glycines
  • passiflore…
Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Illustration de la croissance des plantes grimpantes ligneuses au fil des années.

Les différents types de croissance chez les plantes grimpantes ?

Si vous voulez savoir comment faire un support adapté et durable pour votre plante grimpante, il faut comprendre comment celle-ci se développe et grandit sur un tuteur, et donc comment elle grimpe.

Pour faire simple, il y a 3 types de croissances chez les plantes grimpantes.

1. Les plantes à crampons ou ventouses.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Le lierre utilise des « crampons » pour grimper sur un support. C’est un des modes de croissance des plantes grimpantes.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

La vigne vierge utilise des « ventouses » pour grimper sur un support. C’est un des modes de croissance des plantes grimpantes.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Détails d’une plante grimpante avec système de croissance à ventouses.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Détails d’une plante grimpante avec système de croissance à crampons.

Ce sont les plantes qui sont capables de s’accrocher directement sur le tuteur à l’aide de petits filaments nommés crampons (parfois appelés aussi racines adhérentes) ou alors en utilisant des ventouses (ou coussinets adhérents).

L’exemple le plus connu est le lierre (formidable plante pour un jardin en permaculture en passant…).

D’autres exemples sont :

  • la vigne vierge (vraie ou commune)
  • la bignone ou jasmin de virginie
  • l’hortensia grimpant
  • le fusain de fortune

Ce type de croissance a un avantage : c’est que la plante se débrouille toute seule pour s’attacher et trouver le chemin optimal pour elle.

Mais elle a aussi un inconvénient : c’est qu’elle laisse des marques. En effet, le jour où elle est morte ou que vous souhaitez l’enlever, les ventouses ou racines resteront sur le mur. Dans le cas d’un arbre, ce n’est pas forcément grave, mais sur votre superbe mur en pierre que vous venez de rénover, il parait pertinent de se poser la question avant d’implanter une plante grimpante de ce type…

2. Les plantes volubiles

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Plante grimpante avec système de croissance à tige volubile.

Ce sont les plantes qui grimpent en s’entourant autour d’un tuteur.

Sur certaines plantes grimpantes ce sont seulement les « tiges » qui s’enroulent et assure l’ascension vers le haut, exemples :

  • la glycine
  • le chèvrefeuille
  • la passiflore

Attention ! Certaines de ces plantes, en s’entourant autour d’un objet, vont le serrer de plus en plus, au fil de leur croissance. Cela peut provoquer de gros dégâts à leur support.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

La glycine utilise sa tige volubile pour s’accrocher à un support.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

La passiflore utilise sa tige volubile pour s’accrocher à un support.

Exemple, une glycine pourra étrangler un jeune arbre ou casser un fil de fer pourtant très résistant.

Une des solutions pour minimiser cela est de faire courir les tiges, non pas « autour » mais « devant » le support et de l’attacher à celui-ci (voir photo).

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Conduite des tiges d’une glycine « parallèle » au câble pour éviter que cette plante grimpante s’enroule autour de celui-ci et ne l’endommage.

L’autre solution est d’installer un support très résistant comme un système de câbles en inox, prévu pour encaisser de fortes pressions et charges lourdes.

Enfin, dernière stratégie : avoir un support qui résiste plusieurs années afin que la plante grimpante grossisse et fasse son propre tronc. Ainsi une glycine ou une vigne pourra s’autoporter sur sa base au bout de quelques années. Donc si le tuteur se casse à la base, cela n’aura que peu d’importance. Par contre, attention la partie la plus loin de la base (raisin pour la vigne ou hampes de fleurs pour la glycine) auront toujours des charges importantes à supporter.

Sur d’autres plantes grimpantes, c’est seulement le pétiole (partie entre la tige et la feuille) qui est volubile et qui permet à la plante de grimper. Généralement ces plantes-là ne développent pas de grosses tiges. Ex : les clématites

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Plante grimpante avec système de croissance à « pétiole » volubile.

Enfin, toujours dans la catégorie des plantes grimpantes à croissance volubile, il y a celles qui utilisent des vrilles pour grimper :

  • la vigne
  • la clématite
  • la passiflore…
Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

La vigne utilise des vrilles pour s’accrocher sur les supports et grimper.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Plante grimpante avec système de croissance à « vrille » volubile.

3. Les plantes grapinantes

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Plante grimpante avec système de croissance dit « grapinant ».

Ce sont les plantes grimpantes qui utilisent des épines comme des grappins, d’où le nom de plantes grimpantes « grapinantes » (ou lianes grapinantes).

Quelques exemples :

  • le rosier
  • la ronce
  • le jasmin d’hiver
  • le buisson ardent
  • certaines clématites buissonnantes

Pour maintenir ces plantes et permettre leur croissance, souvent les fils horizontaux seront les plus adaptés. Les épines étant en forme de courbe vers le bas, elles se stabiliseront très facilement sur ces appuis.

Maintenant que vous connaissez les différents types de croissance qu’utilisent les plantes grimpantes pour s’accrocher et grimper, nous allons parler du support ou du tuteur qu’elles nécessitent.

Choisir un tuteur adapté pour vos plantes grimpantes

Les plantes grimpantes ont donc besoin d’un support pour grandir, oui mais lequel ?

Comme souvent la réponse est contextuelle !

Si vous êtes dans un jardin en permaculture, les arbustes et les arbres sont les supports auxquels vous devez penser en premier.

Ensuite, et cela est valable aussi en contexte urbain, toutes les structures déjà présentes sur votre site peuvent convenir :

  • poteaux
  • clôtures
  • pergolas
  • garde-corps
  • gouttières
  • cuve de récupération des eaux de pluie
  • bref tout ce qui est vertical peut convenir.

Mais il y a un autre élément structurel qui présente un intérêt immense ce sont tous les murs :

  • Ils sont présents partout (cabanon, maison, clôture…).
  • Ils représentent une surface très importante sur laquelle on peut cultiver des plantes grimpantes, que ces murs soient à l’ombre ou au soleil.
  • Ils font office de microclimat de par leur capacité à stocker la chaleur ou la fraîcheur.

Les plantes grimpantes c’est super, on peut en mettre partout, surtout sur les parties verticales, mais comment on les accroche ?

Attention au poids d’une plante grimpante

Un problème qui n’est pas souvent anticipé, c’est le poids que prendra une plante grimpante vivace au fil des ans et de sa croissance, ou de sa fructification.

Et un support qui se casse ou se descelle d’un mur avec une plante grimpante dessus, c’est difficilement rattrapable sans couper la plante très vigoureusement à la base, et repartir pour plusieurs années d’attentes pour obtenir la même croissance.

Si quelques clous et une ficelle contre un mur peuvent suffire pour lancer une vigne, au bout de 3 ans ce support sera complètement inadapté au poids des grappes.

Il faut donc un support adapté au poids final de la plante grimpante que l’on peut envisager dans quelques années.

Ne vous embêtez pas à faire des calculs scientifiques 😉 pour cela, demandez-vous juste si la plante dans 5 ans sera :

  • Légère
  • Moyennement lourde
  • Lourde

Et si c’est une plante que vous allez tailler régulièrement, diminuant ainsi son poids régulièrement.

Tailler ou pas les plantes grimpantes ?

Là encore, pas de réponses type, tout est lié à vos objectifs.

De plus, la plupart de ces plantes poussant très vite, vous ne prenez aucun risque en les taillant, même très vigoureusement !

Seules les plantes grimpantes que vous voulez mener sur une direction précise ou pour produire plus de fruits (comme une vigne conduite sur 1 ou 2 cordons par exemple) doivent attirer votre vigilance et nécessite de se renseigner sur leurs tailles.

Les différents types de tuteurs pour plantes grimpantes.

Récapitulons, pour que votre plante grimpante s’épanouisse, il lui faut un support adapté :

  • il faut savoir si c’est une plante herbacée ou ligneuse
  • connaitre son type de croissance, et donc sa façon de s’accrocher pour grandir
  • évaluer le poids possible à maturité
  • savoir si vous allez la tailler et suivant quelle direction

Et une fois que vous connaissez ces critères, vous pouvez envisager le choix de votre tuteur, et valider leur emplacement.

On l’a vu pour les plantes à crampons ou ventouses, n’importe quel mur ou surface verticale fera l’affaire. Donc rien à faire… yahou !!!!!!

Pour les plantes volubiles

  • jeunes arbres
  • arbustes
  • grillage
  • bambous
  • fil de fer
  • treillis bois
  • fer à béton
  • piquets/poteaux fins
  • système de câble
  • objets recyclés…
Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Ce vieux sommier de matelas a été détourné pour devenir un futur support de plantes grimpantes !

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Exemple de système de câble inox sur un mur capable de porter de lourdes charges.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Un treillis de fer à béton est un support tuteur très économique pour les plantes grimpantes.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Un treillis de fer à béton est un support tuteur très économique pour les plantes grimpantes.

Pour les plantes grimpantes du potager, vous en connaissez sans doute la plupart. Voici une liste non exhaustive en image :

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Exemples de tuteurs pour plantes grimpantes dans son potager en permaculture, tels que courges, haricots à rames, concombre, petits pois…

Des plantes grimpantes en guise de couvre-sol ?

Vous le savez, on vous le répète tout le temps, il faut couvrir son sol ! Soit avec un paillage (un mulch), soit avec une couverture de plantes (dites plantes couvre-sol) qui se développent de manière horizontale et couvrent rapidement beaucoup de surface empêchant les adventices de se développer (voir strate de végétation couvre-sol).

Petite astuce à connaître pour votre jardin en permaculture : vous pouvez détourner certaines plantes grimpantes pour les utiliser également comme couvre-sol, simplement en les privant de tuteur. Comme elles se développent très vite, c’est une utilisation très intéressante pour votre jardin en permaculture.

Les plantes grimpantes sont très intéressantes dans un jardin en permaculture.

Exemple d’utilisation du lierre grimpant comme strate couvre-sol…

En plus, vous pouvez en trouver à côté de chez vous comme le lierre, ce qui vous évitera d’acheter des plantes en jardinerie.

Comment choisir et placer les plantes grimpantes dans son jardin en permaculture

Vous venez de voir, dans ce guide, les principales données à connaitre pour pouvoir implanter de manière efficace et pérenne les plantes grimpantes dans votre jardin en permaculture.

Mais, comme nous vous le rappelons sans cesse, il est indispensable de faire le design de son jardin. Car votre contexte est unique (sol, vent, ensoleillement, surface de votre jardin…) et vos objectifs aussi (peu de temps disponible, beaucoup de plantes comestibles… ) C’est uniquement en faisant cela que vous pourrez concevoir un jardin d’Eden très productif et abondant, et qui ne ressemblera à aucun autre.

 

Pour lire notre article sur le livre d’Horticolor ci-dessous, cliquez ici

Plantes grimpantes

Comment les choisir et les cultiver facilement

Livre de Arnaud Travers et Didier Willery
Environ 95 pages, Édité par Les Éditions Eugen Ulmer en 2001.

Prix : environ 15 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Ulmer    |   Unithèque

Plantes grimpantes

Livre de Horticolor
Environ 174 pages, Édité par Les Éditions Horticolor en 2014.

Prix : environ 29,9 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre

Trouver le bon emplacement pour vos grimpantes 😉

Pour installer de façon efficace et pérenne des plantes grimpantes dans son jardin en permaculture, la meilleure solution sera de faire le design global de votre projet et votre jardin. Pour cela, il suffit de suivre, pas à pas, la méthodologie expliquée dans notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ». Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Quatrième porte ouverte au jardin Pouplier !

Retrouvez-nous pour cette quatrième porte ouverte ! On a plein de choses à fêter : l’été, les dahlias qui poussent, les plants de notre nouvelle parcelle de production, dite parcelle Herry… et le classement du jardin au titre de « jardin remarquable » !

JPO juillet 2019-DJ.jpg

Sortie du Film « Permaculture, la voie de l’autonomie

VOIE_SCOPECe nouveau film sur la permaculture est actuellement sur vos écrans ! Brin de Paille est partenaire de ce film , alors nous comptons sur vous pour partager sur vos […]

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Créer collectivement un jardin-forêt en permaculture : épisode 7

Troisième année du jardin-forêt en permaculture : construction, transformation, développement !

Voilà un an que j’ai écrit mon dernier article sur l’avancée de la forêt comestible de la ferme de Lartel. Ce ne sont pas les sujets qui manquent, pourtant, mais plutôt mon temps disponible qui est réduit, dans le constant bouillonnement du projet TERA ! Rentrons dans le vif du sujet : à quoi ressemble une forêt-jardin qui entre dans sa troisième saison ?

De nouveaux éléments pour supporter l’ampleur du projet de jardin-forêt en permaculture.

Le chantier majeur de la seconde partie de 2018 a été l’installation du réseau d’irrigation, ainsi que la création de sa routine d’utilisation. Déjà évoqué précédemment, ce réseau répond à l’agrandissement de la forêt-jardin au fil des ans. Un arrosage manuel devenait intenable, avec plusieurs milliers de m2 de guildes végétales et autres plantations à couvrir. Nous avons donc installé une conduite principale de 50 mm le long de l’implantation de la forêt comestible, d’où nous avons fait partir dix-sept lignes d’irrigation (15 en 2018 + 2 supplémentaires début 2019), « en peigne », avec voies de goutte-à-goutte, et voies de micro aspersion. L’approvisionnement de cette conduite principale (qui sera sans doute étendue en longueur, quand nous aurons fini toute l’implantation du jardin-forêt) est actuellement assuré par une ancienne fosse à lisier (qui a été curée l’an dernier), que nous remplissons avec un filet d’eau continu, issu du puits de la maison. Une pompe et un raccord mobile (car un chemin goudronné sépare la forêt-jardin du reste de la ferme) viennent transférer l’eau, pour, au minimum, un arrosage hebdomadaire pendant la belle saison.

Point sur la troisième année d’évolution du jardin-forêt comestible en permaculture créé dans le cadre du projet collectif TERA.

Mise en place du réseau d’irrigation : à gauche, la conduite primaire, à  droite, deux lignes d’irrigation en prise dessus. ©Gregor Alécian

À terme, pour plus de sources d’alimentation et donc plus de résilience (Principe de permaculture : la même fonction est remplie par plusieurs éléments !), je prévois que la conduite principale de la forêt-jardin puisse être également alimentée par le haut de la pente (bassin de rétention sur le coteau supérieur, avec approvisionnement gravitaire), et par le bas (bassin de rétention en bas de la parcelle, avec pompe). Cette seconde option va d’ailleurs peut-être se concrétiser dès cette année. Notez que dans les deux cas, ces bassins sont prévus pour servir aussi d’autres fonctions : biodiversité, alimentation conjointe jardin-forêt/maraîchage séparés par les bâtiments, lutte contre l’incendie dans le cas du bassin supérieur, etc. (Principe de permaculture : un élément remplit plusieurs fonction !)

Le chantier plus récent qui occupe l’équipe forêt-jardin en ce printemps 2019 est la construction de la cabane à outils. Située entre la haie de petits fruits et la guilde du kiwi, elle occupe une position idéale, à la croisée de la grande allée qui traverse la forêt-jardin de haut en bas, et du cheminement naturel qui la relie aux bâtiments de la ferme. Nous la construisons en bois et en tuiles (avec finalement un pare-pluie posé entre la tuile et la volige, après un premier essai un peu optimiste…). Cet abri dont les travaux viennent de s’achever (grâce à la mobilisation et la coopération de nombreux membres de TERA), va héberger les outils et consommables spécifiques à la forêt comestible, pour mieux les retrouver, mieux les entretenir, y avoir accès et les ranger en des temps réduits.

Point sur la troisième année d’évolution du jardin-forêt comestible en permaculture créé dans le cadre du projet collectif TERA.

Les différentes étapes de la construction de l’abri de jardin-forêt. ©Gregor Alécian

L’organisation du travail et le design du site s’adaptent aux ressources collectives et aux besoins futurs.

Sur le terrain, il y a toujours de l’enthousiasme et de la participation lors des chantiers, et c’est grâce à la participation régulière des permanents, amis, voisins, que le projet peut continuer à un bon rythme. En 2018 cependant, je me suis retrouvé un peu esseulé en temps que porteur et concepteur du projet. J’ai pris le temps de repenser aux principes de mise en œuvre d’une forêt comestible vivrière. Par essence non marchande (bien qu’« économique », dans le sens où l’on mesurera les récoltes et qu’elles feront économiser de l’argent au gîte de la ferme), elle ne peut représenter une activité à temps plein pour une personne qui a besoin par ailleurs d’autonomie financière. La solution réside au cœur même du projet : y consacrer un temps limité ET collectif. Dans cette optique, une nouvelle équipe « forêt-jardin » est en train de voir le jour, sur le principe d’une autonomisation de ses membres sur des aspects choisis du projet, afin que la charge globale soit répartie sur de plus nombreuses épaules, et l’idée de se donner des jours fixes dans la semaine pour travailler ensemble. Lisa gère toujours la cartographie, Thibaud et Émilie intègrent progressivement l’équipe en explorant ce qui leur plaît ou non, et le groupe est amené à grandir encore. Toujours dans cette optique, un travail que j’ai commencé l’an dernier et qui va se poursuivre à plusieurs est de formaliser certaines tâches récurrentes (entretiens, arrosages, récoltes), pour les rendre accessibles au plus grand nombre (autres permanents du projet TERA, et volontaires de passage). Le jour où les récoltes deviendront importantes, elles seront proposées en autonomie pour les personnes/structures ayant accès au jardin-forêt. Pour faciliter cette approche, les prochaines extensions de plantations se feront peut-être sur le modèle du verger permaculturel de Stefan Sobkowiak, avec des allées diversifiées plantées selon leur calendrier de récolte. En les ajoutant aux guildes de Permaculture Design, nous pourrons explorer plusieurs approches du jardin-forêt au même endroit, pour maximiser nos retours d’expérience.

La permaculture incitant à tenir compte des rétroactions, et à s’adapter aux ressources disponibles plutôt que de forcer les choses en volontariste, il est apparu que maintenir la plantation et l’entretien des plantes herbacées au même rythme que celui des plantes ligneuses n’était pas soutenable pour le moment en termes de temps de travail et d’énergie disponible. Aussi, depuis fin 2018 toutes les nouvelles plantations se concentrent sur les arbres, arbustes et ligneux grimpants, jusqu’à ce que l’équipe se renforce assez pour se consacrer davantage aux petites vivaces et pourquoi pas à certaines annuelles. Une autre stratégie envisagée est de suspendre les plantations l’an prochain pour renforcer l’entretien de l’existant.

Point sur la troisième année d’évolution du jardin-forêt comestible en permaculture créé dans le cadre du projet collectif TERA.

Plan actuel avec nouveaux éléments en rouge : C = Cabane, AX = Allée exotique, ZD = Zone de déchargement, FC = Framboisiers et cassissiers. Les lignes bleues fines représentent le réseau d’irrigation. ©Gregor Alécian

La forêt comestible s’agrandissant, ses besoins en amendements croissent également. Une zone de déchargement et de stockage attenante à la route a été dessinée pour être facile à approvisionner depuis l’extérieur, facile à repérer grâce à un demi-cercle d’arbustes fruitiers à feuillages persistants (feijoas et goyaviers), entre lesquelles seront préservés plusieurs accès de brouette pour acheminer paille, broyat, fumier, feuilles mortes, dans toutes les directions à l’intérieur du jardin-forêt.

Plantations exotiques, multiplications végétatives et entretiens du jardin-forêt en permaculture.

En plus de ce que j’ai cité plus haut, un ajout notable pour cette troisième saison, a été la création d’une grande allée de fruitiers diversifiée un peu plus exotique, dans le prolongement des guildes existantes. Elle a été pensée en tenant compte des cheminements présents et à venir, et dans l’idée que les espaces qui séparent les arbres pourront être densifiés de petits fruits et vivaces si les ressources humaines du projet le permettent. Des fruitiers relativement rustiques (argousiers, asiminiers, néfliers du Japon, grenadiers) y côtoient des expérimentations un peu plus risquées, principalement des agrumes greffés sur poncirus trifoliata : deux mandariniers Satsuma, un pomelo Enzo, un clémentinier Clemenules. Ces variétés sont données rustiques à -10 °C, ce qui reste jouable pour le Lot-et-Garonne, mais demande un peu de prudence. Des barrières anti-vent, en paille tressée autour de bambous, protègent le côté nord des fruitiers les plus sensibles.

Pour finir, cette allée est ponctuée de fixateurs d’azote comme le robinier ou la coronille arbuste, ainsi que de deux Cedrelas Sinensis. Cet arbre, appelé aussi Acajou de Chine, est à la fois alimentaire (les jeunes feuilles se mangent comme légume vert), aromatique (les feuilles âgées s’utilisent comme un substitut de thé), médicinal (propriétés styptiques, carminatives, fébrifuges…). Son bois est noble et est aussi utilisé comme encens. Il pousse très bien sous nos latitudes.

Pour finir sur le registre de l’exotisme, je fais également un test de bananier de l’Himalaya (Dajiao Musa), rustique à -8 °C, avec trois plants sous serre. Si nous trouvons un endroit bien abrité dans le jardin-forêt, nous ferons des tentatives d’implantation en pleine terre dans les années qui viennent.

Point sur la troisième année d’évolution du jardin-forêt comestible en permaculture créé dans le cadre du projet collectif TERA.

Plantation de l’allée exotique. Au premier plan, Thibaud, Nico et deux volontaires plantent un néflier du Japon. Derrière eux, à droite, un mandarinier est protégé du vent côté nord. ©Gregor Alécian

Après l’allée exotique, dans le prolongement de la pente, nous avons installé deux kakis, des cormiers ainsi que des framboisiers (qui s’accommoderont mieux du sol plus profond, plus riche, et plus frais, du bas de la parcelle).

Par ailleurs, nous avons remplacé la plupart des pertes de la saison dernière à la forêt-jardin. Devant la difficulté à comprendre les facteurs d’échec ou de réussite des baguenaudiers sur notre terrain, nous les avons remplacés par des caraganiers de Sibérie et des coronilles arbustives (la coronille a l’avantage d’avoir une taille adulte similaire au baguenaudier), dans les guildes des pêchers. En parlant d’eux, les pêchers les plus atteints par la cloque ont été déplacés dans la haie, et remplacés par des amandiers et des grenadiers, qui ont très bien repris.

Lorsque (voir plus haut), nous avons décidé de limiter l’implantation d’herbacées pour nous concentrer sur les ligneux, nous en avons profité pour densifier en fruitiers la guilde de la vigne, très étendue, en ajoutant des poiriers au centre.

Les années passant, nous montons aussi en compétence sur la multiplication végétative, pour, à terme, avoir une pépinière de renouvellement efficace. Des boutures de petits fruits (cassis et groseilles) remplacent les pertes des années passées. Thibaud s’est lancé dans différentes techniques de marcottage pour les figuiers (au sol et aérien) et j’ai commencé à me former à la greffe au conservatoire végétal d’Aquitaine. Mes deux premiers scions de pommier et poirier (greffés « à l’anglaise compliquée ») ont bien repris et seront définitivement implantés l’an prochain.

Au niveau de l’entretien, nous avons également progressé sur la taille et l’arcure des fruitiers. Les premiers essais sont prometteurs, et nous avons ouvert en 2018 le port de plusieurs fruitiers pour favoriser leur fructification future.

Les épandages de broyat de l’an dernier dans les guildes ont abouti à un développement mycélien important, avec l’apparition de nombreux sporophores (partie aérienne des champignons) à l’automne 2018 pour la première fois depuis le début du projet.

Point sur la troisième année d’évolution du jardin-forêt comestible en permaculture créé dans le cadre du projet collectif TERA.

La vie dans les couches supérieures du sol se développe avec les amendements successifs. ©Gregor Alécian

Si les désherbages manuels au pied des plantations sont régulièrement nécessaires (surtout au printemps), nous limitons de plus en plus les débroussaillages de guildes et d’allées, au maximum deux fois par an. La première fauche intervient maintenant au plus tôt en juin, afin de laisser au maximum insectes et prairie faire leur cycle.

Lisa a fabriqué et installé plusieurs nichoirs dans le vieux verger et sur le bord boisé nord-est de la parcelle. Ils accueilleront mésanges, rouges-queues, et autres passereaux.

Enfin, Émilie a construit des pièges à carpocapse à base de bière et de mélasse dans le vieux verger, pour lutter contre le ver de la pomme. Elle a ainsi piégé un bon nombre d’individus adultes, et nous verrons cet été si les fruits sont moins abîmés que les années précédents.

Silence, ça pousse !

Après deux ans et demi d’existence, le jardin-forêt a surtout besoin de travail et de patience. Le vieux verger ainsi que les vivaces utilitaires et les petits fruits qui commencent à donner, aident à accepter le temps que prendra le plein épanouissement du projet. On ne tire pas sur les feuilles des arbres pour les faire pousser plus vite ! Le rythme naturel de développement du végétal (et de la faune associée) est un spectacle tellement dense d’apprentissage et de beauté, qu’on aurait de toute façon tort de vouloir le précipiter.

Chaque saison apporte son lot de nouvelles récoltes, symboliques au début, puis de plus en plus nourrissantes. Cet été, nous aurons pour la première fois quelques dizaines de pêches et nectarines (elles se comptaient sur les doigts d’une main lors des deux premières saisons) malgré toutes les difficultés que nous traversons encore avec la cloque du pêcher. Avec de la patience et du travail, tout vient à point.

Je ne sais pas où en sera la forêt-jardin la prochaine fois que j’écrirais, je lui laisse le soin de nous surprendre et de nous apprendre.

Et d’ici là bien sûr, restez permacools ! : )

Grégor Alécian

Grégor Alécian

Grégor Alécian, citoyen en transition, permaculteur, initiateur du projet de forêt-jardin et membre de la commission communication chez TERA.

TERA est un projet expérimental qui vise à construire un écovillage pour relocaliser à 85 % la production vitale à ses habitants. TERA valorisera cette production en monnaie citoyenne locale, émise via un revenu d’autonomie pour chacun de ses habitants.

Retrouvez le projet TERA sur leur site : http://www.tera.coop

« Faire ensemble »

Outils participatifs pour le collectif

Livre de Robina Mac Curdy
Édité par Les Éditions Passerelle Éco en 2013.

Prix : environ 15 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Unithèque

 Créer un jardin-forêt

« Créer un jardin-forêt »

Une forêt comestible de fruits, légumes, aromatiques et champignons au jardin

Livre de Patrick Whitefield

192 pages, édité par Imagine un colibri, sortie en 2011

Prix : environ 22 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« La forêt-jardin »

Créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance

Livre de Martin Crawford, préfacé par Rob Hopkins et Charles Hervé-Gruyer
352 pages, édité par Ulmer en 2017.

Prix : environ 35 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre  |  Ulmer  |  Fnac

Créer votre propre forêt comestible, ça vous tente ?

Comme Grégor et son groupe du projet TERA, vous pouvez commencer facilement, dès maintenant, à  créer votre jardin-forêt en installant des guildes végétales autour de vos arbres fruitiers. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

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Atelier Jardinage Durable Ce Mercredi 19 Juin !

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Comment bien choisir vos poules pour votre élevage ?

Poules de race, hybrides industriels, poules naines, poules d’ornement… en matière de poules, le choix est si vaste qu’un amateur peu averti a vite fait de perdre pied dans cet imbroglio. Voici donc quelques explications sur le sujet qui, je l’espère, éclaireront votre lanterne.

Que choisir pour votre élevage : les poules de races, naines, d’ornement ou hybrides ?

Les poules de race

Il en existe deux types : les races anciennes, dont on retrouve des traces à travers l’histoire (Crèvecœur, Houdan…), parfois jusqu’au XIIIe siècle (Poule Soie), et les races modernes créées à partir de la seconde moitié du XIXe siècle (Wyandotte, Sussex, Orpington…). La quasi-totalité des races anciennes a bien souvent disparu des poulaillers de nos aïeux au profit des races modernes plus productives. Elles furent pour la plupart reconstituées dans le courant du XIXe siècle par de petits groupes de passionnés soucieux de préserver ce patrimoine. La réapparition des races anciennes implique cependant que ces dernières ne bénéficient plus (ou très peu) des acquis génétiques de leurs ancêtres, notamment en terme de rusticité. Elles ont malgré tout profité d’une sélection moderne permettant d’afficher d’honorables performances de ponte ou de qualité de chair. La très grande diversité des races requiert une certaine connaissance pour savoir quelles sont les meilleures pour la ponte, la chair, la reproduction ou l’ornement.

La poule Araucana, par exemple, est plébiscitée par de nombreux éleveurs pour ses fameux œufs à coquille verte. Mais elle présente des difficultés à se reproduire : mauvais taux de fécondation (dû à l’absence de queue qui induit un déséquilibre du coq lors du cochage) et présence d’un gène létal entraînant la mort de certains embryons. Bien moins contraignante, la race Marrans vous offrira des œufs tout aussi surprenants avec leur coquille couleur chocolat mais sans difficulté de reproduction. L’idéal est donc de faire quelques recherches (livres, internet…) sur les animaux susceptibles de vous attirer, ou mieux, de vous adresser à un éleveur local, professionnel ou amateur, qui reste la meilleure référence pour répondre à vos questions.

Les poules naines

Ce sont des poules de race parmi lesquelles on distingue les pures naines (Pékin, Java, Sebright, Chabo…), qui n’ont pas d’équivalent en grandes races, et les naines issues de la réduction d’une grande race déjà existante (Brahma, Sussex, Houdan…).

Les petites poules font moins de dégâts que leurs grandes sœurs, leurs déjections sont moindres, elles font de petits œufs, mais grâce à elles, il est possible d’avoir des poules même si l’on a un terrain de taille réduite. Comme pour les races reconstituées, les races réduites présentent des animaux similaires par la forme à leurs homologues de grande taille, mais elles n’ont pas forcément hérité de leur caractère ou de leurs qualités fermières.

Les poules d’ornement

À l’instar des poules naines, les sujets d’ornement sont avant tout des poules de race. On les nomme ainsi, car elles possèdent souvent une particularité remarquable qui leur est propre (couleur, forme, attribut spécifique…). Certaines ont été créées spécialement pour l’ornement (Sebright, Barbus Belges, Sabelpoot), alors que d’autres sont d’anciennes races de poules fermières jugées peu rentables, mais ayant un « look » hors du commun, souvent particularisé par une huppe (Padoue, Hollandaise Huppée, Crèvecœur, Houdan…). Quelle que soit leur origine, ces animaux n’ont pas été sélectionnés pour la ponte, mais pour leur esthétique. Leurs différents attributs (huppe, barbe, tarses emplumés) rendent souvent leur élevage plus délicat, surtout pour un débutant.

Les hybrides

Bien que développés à l’origine à partir de croisement de poules de race, on ne peut parler de races chez les hybrides car ces volatiles, créés et privatisés par les grands laboratoires à partir des années 1950, sont en perpétuelle évolution pour pondre toujours plus d’œufs et engraisser le plus rapidement possible. Ce sont, avant tout, des animaux de rapport destinés à être rentables, sur lesquels l’homme a effectué en moins de cent ans plus de mutations que ne l’aurait fait la nature en cent mille ans.
Principalement exploités par l’industrie alimentaire, ils sont néanmoins accessibles au grand public et très faciles à trouver puisque vendus sur tous les marchés de France. Il existe deux types d’hybrides :

  • les poules pondeuses, de gabarit moyen, représentées par la célèbre « poule rousse » ainsi qu’une poule noire à camail doré
  • les poules à deux fins (ponte et chair), de gabarit lourd. Elles pondent moins que les précédentes, mais présentent de bonnes aptitudes à l’engraissement. Parmi elles, on trouve des poules de coloris blanc herminé noir (souvent appelée Sussex, mais sans en être, même si la race Sussex est à l’origine de cet hybride), de coloris bleu (gris), ou encore coucou.

Hervé Husson, éleveur passionné, vous guide pour bien choisir les poules de votre petit élevage familial traditionnel.

Des hybrides industriels à ne pas confondre avec des poules de race. On retrouve ici des coloris blanc herminé noir (Sussex hybride), coucou et bleu (gris). © Hervé Husson

Les critères pour vous aider à choisir les bonnes poules en fonction du type d’élevage souhaité

Pour vous aider dans le vaste choix qui vous est proposé, voici une série de critères qui vont vous permettre d’éliminer bon nombre de prétendants en fonction du type d’élevage que vous souhaitez développer :

La taille et le poids :

Il existe 3 gabarits de poule : petit (nain), moyen, grand (lourd). Les plus petites poules pèsent 500g et les plus grosses atteignent 5 kg.
Les premières nécessitent environ 8-10 m² d’espace au sol contre 20 m² minimum pour les plus grandes. Si vous ne disposez que d’un petit terrain, les races naines s’en accommoderont.

Vole ou ne vole pas :

Les capacités de vol conditionnent la hauteur des grillages, et par conséquent le budget. Les gabarits lourds (Brahma, Orpington, Cochinchinoise…) ont peu de disposition pour le vol et peuvent être contenus avec une clôture de 1,5 m de hauteur. Il faut passer à au moins 2 m pour les gabarits moyens, et envisager la pose d’un filet ou l’utilisation d’une volière pour les races naines les plus véloces.

Le prix :

De nos jours, il faut dépenser de 10 à 13 € pour une poule hybride, de 20 à 40 € pour des individus de race commune (ornement, ponte, chair), et bien davantage pour des races plus rares. Les prix donnés sont ici ceux d’animaux adultes. Il est possible de les acheter plus jeunes pour moins cher, mais ils demanderont plus d’attention de la part de l’éleveur jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte.

Le climat :

En région humide, les races barbues et/ou huppées, à cause de leurs attributs trop souvent mouillés, risquent plus de maladies respiratoires. De même, les races courtes sur pattes (Chabo, Pékin) ont le plumage ventral trop souvent trempé par l’humidité de l’herbe mouillée, ce qui les fragilise.
En région chaude, évitez les animaux aux tarses fortement emplumés (les pattes servant en partie à l’évacuation de la chaleur), mais privilégiez les animaux à grande crête, cette dernière jouant le rôle de régulateur thermique.
À l’inverse, les crêtes très développées sont plus sensibles au gel dans les régions froides.

La ponte :

Les pondeuses hybrides sont les championnes toute catégorie avec 300 œufs par an pendant les 2 premières années. La ponte diminue ensuite pour s’interrompre totalement au cours de la 3e ou 4e année.
Les hybrides à deux fins ont une ponte moins régulière d’environ 200 œufs/an. Ces volailles sont souvent vendues « prêtes à pondre » et sont donc rapidement rentables, mais à court terme seulement.
Les meilleures pondeuses de race, avec leur rendement de 150 à 180 œufs par an, ont donc du mal à rivaliser avec les hybrides. Les poules naines et d’ornement, non sélectionnées en général pour la ponte, affichent des moyennes variant de 80 à 120 œufs/an.
De plus, chez les poules de race, la ponte est naturellement interrompue lors de la mue à la fin de l’été ainsi que pendant la pause hivernale. En contrepartie, les œufs étant pondus à un rythme beaucoup moins soutenu, la ponte s’étend sur un nombre d’années plus important (6 à 8 ans). Chez les poules naines, les œufs pèsent 30 à 40 g contre 60 à 70 g chez les poules de moyenne et grande taille.

La chair :

Ce sont cette fois les poules de race qui remportent la palme, surtout celles spécialement réputées à cet effet telle que la Faverolles, la Houdan, la Bresse Gauloise, la Cou nu du Forez, la La Flèche et bien d’autres encore. Bien sûr, une poule hybride élevée en bio à la maison reste meilleure qu’un poulet industriel bon marché acheté en grande surface, mais elle n’aura jamais la finesse d’une race de chair renommée.

Hervé Husson, éleveur passionné, vous guide pour bien choisir les poules de votre petit élevage familial traditionnel.

Race Faverolles. © FermedeKeres.com

La reproduction naturelle :

Lorsqu’une poule se décide à couver, elle interrompt sa ponte pendant les 21 jours d’incubations des œufs, puis pendant au moins les deux mois qui suivent l’éclosion pour s’occuper de l’éducation des petits. Ceci étant jugé non productif par les industriels, ils ont rendu les poules hybrides inaptes à la couvaison. Obtenir des poussins avec ce type d’animaux uniquement est donc très difficile, sauf à utiliser un incubateur artificiel. Heureusement, la grande majorité des poules de race savent couver puis élever leur portée sans que l’éleveur n’ait grand-chose à faire en dehors d’observer tout ce petit monde.

En conclusion, favorisez la diversité 😉

L’œuf est en général le premier but recherché dans un petit élevage traditionnel. Il est alors intéressant de mixer poules hybrides et poules de race. Le caractère familier des premières en fait des animaux faciles à gérer pour débuter et elles assureront une ponte régulière au long de l’année. Les secondes apporteront, en plus de leurs formes et de leur coloris variés, une diversité dans la ponte avec des œufs de taille, de forme et de couleur différentes (coquille blanche, rosée, bleu/vert, chocolat…).

Portrait d'Hervé Husson

Portrait d'Hervé Husson

Hervé Husson
Passionné par les volailles et leur élevage depuis 2007, Hervé HUSSON propose une approche concrète et pratique de la basse-cour qui privilégie le bien-être des bêtes et les interactions entre les différentes espèces, tout comme le relationnel entre l’éleveur et ses animaux. Fondés sur ses réussites mais aussi ses échecs, ses ouvrages passent en revue tout ce qu’il faut savoir pour bien conduire son petit élevage traditionnel et familial.

Glossaire

  • Cochage : du verbe cocher ou côcher, lorsque le coq grimpe sur la poule pour la féconder
  • Tarse : partie écailleuse de la patte située entre le pied et la cuisse
  • Camail : plumage situé sur le cou d’une poule
  • Blanc herminé noir : coloris blanc dont le camail est orné de taches noires appelées hermines
  • Coucou : coloris de plumage ressemblant à celui d’un coucou constitué par des plumes blanches barrées de noir

Pour aller plus loin dans votre apprentissage de l’élevage de poules, nous vous conseillons la lecture du livre d’Hervé Husson : « Poules — Guide complet de l’éleveur amateur » à découvrir plus en détail dans cet article.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Poules »

Guide complet de l'éleveur amateur

Livre de Hervé Husson
256 pages, édité par Ulmer le 5 février 2015.

Prix : environ 26 €

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Bulletin n°2 – Alpes Maritimes

Voici le bulletin d’information des CorLocs des Alpes-Maritimes. Téléchargez ICI … Bonne lecture à tous ! Tags:   Del.icio.us Facebook TweetThis Digg StumbleUpon Comments:  0 (Zero), Be the first to leave a […]

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Un CA salé à Guérande !

IMG_9745Un weekend au bord de mer, pour le CA !! Après la campagne poitevine, les monts de dordogne, direction pour la côte sud  bretonne !! Enfin n’en déplaise à certains, c’était le […]

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Installation en maraichage : savoir garder la santé !

Une des trois éthiques de permaculture est d’être attentif à l’humain. Or, pour pouvoir être attentif aux autres, il faut d’abord être soi-même bien dans son corps et dans sa tête ! Tout un programme, en définitive 😉

Nous laissons la parole aujourd’hui à Jérôme Boisneau, permaculteur maraîcher depuis plusieurs années, qui nous partage son expérience et ses astuces pour prendre soin de lui afin de pouvoir, ensuite, être attentif aux autres et pratiquer sans problèmes son activité de maraîchage en permaculture ;) !!  

L’expérience de Jérôme lors de son installation en tant que permaculteur maraîcher :

Lors de ma première année d’installation en maraîchage, si j’avais su prendre soin de moi, j’aurais gagné beaucoup. Beaucoup de temps, pas mal d’argent, et une bonne dose de bien-être. Je le savais pourtant, mais je ne l’ai pas fait. Pourquoi ? Que m’est-il arrivé ? Et qu’aurais je pu faire ?

Voici un condensé de ce qui pourra vous aider à économiser beaucoup tout en produisant plus et mieux.

Prendre soin de soi : un apprentissage par la douleur lors de mon installation en maraîchage

En 2009, suite à une reconversion professionnelle, je passe d’une activité de type « bureau-souris-clavier » à « maraîcher-bâtisseur ».

J’avais tenté de préparer mon corps à ce changement, mais sans doute pas assez. Et au cours de l’automne 2009, des douleurs aux articulations sont apparues. Mais « Je ne pouvais pas m’arrêter », car je « devais finir certains travaux avant l’hiver ». Alors j’ai ignoré ces douleurs et continué à bosser, en prenant ça pour un dépassement de soi. Les endomorphines (antidouleurs naturellement produits par le corps) m’aidaient bien. Et quand, enfin, les derniers travaux prévus ont été finis, je me suis posé et reposé. Mais c’était trop tard : les tendinites étaient là.

Après plusieurs erreurs commises lors de son installation en maraîchage, Jérôme, maraîcher en permaculture, dévoile ses méthodes pour prendre soin de lui au quotidien !

Illustration d’une tendinite du coude ou tennis elbow. © « Tennis elbow / golf elbow » by Injurymap.

Coudes, genoux et une cheville étaient touchés. C’était tellement intense que je ne pouvais plus marcher. Malgré le repos, les médecins de tout type, les anti-inflammatoires et tutti quanti, il m’a fallu 3 mois pour retrouver une marche sans douleur, et un an pour porter un arrosoir à une seule main !

10 ans après, les douleurs aux coudes se réveillent encore lors d’efforts répétés.

Les 2 ou 3 semaines gagnées à l’automne 2009 valaient-elles ces douleurs durables et ces mois de repos forcés ? Certainement pas.

Cet épisode m’a, en revanche, permis d’apprendre, et voici aujourd’hui comment je fais pour prendre soin de moi.

 

Apprendre à s’écouter même lorsqu’on démarre son projet de maraîchage en permaculture !

S’écouter n’est pas facile, surtout lorsqu’on démarre un projet, plein de l’énergie débordante propre à l’excitation des débuts. Aujourd’hui, pour y arriver, « je » le fais à deux, avec ma femme, 3 ou 4 fois par semaine. Après avoir couché les enfants, on prend 3 à 10 minutes pour discuter tranquillement de notre journée passée, et de celle(s) à venir. Et c’est là une très bonne occasion de s’écouter. En effet, on s’entend mieux en parlant à voix haute, et si malgré tout on ne s’écoute pas, alors l’autre entendra le message et pourra vous aider.

Ce moment est à la fois un moment d’écoute ET de recherche de solutions, qui évidemment doit se faire dans un cadre de bienveillance et de confiance mutuelle. En plus d’être bénéfique pour soi, ce rituel sera aussi très profitable au couple et à la famille ;).

 

Mes 8 clés pour prendre soin de moi — corps et esprit

Faut-il séparer le corps et l’esprit ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils sont liés. Le bonheur et le bien-être apportent (ou conservent) la santé physique. Et vice-versa. Alors, prenons soin des deux !

Le chlorure de magnésium : un remède (presque) miracle !

Après plusieurs erreurs commises lors de son installation en maraîchage, Jérôme, maraîcher en permaculture, dévoile ses méthodes pour prendre soin de lui au quotidien !

Un ouvrage pratique très instructif pour savoir utiliser ce produit simple et très puissant !

Je trouve le chlorure de magnésium sous forme de nigari en magasin bio. J’ai tout appris sur le chlorure de magnésium dans ce petit livre de Marie-France Muller intitulé « Le chlorure de magnésium : Un remède miracle méconnu », et je l’utilise aujourd’hui de deux manières. En externe pour accélérer les cicatrisations. Sur les petites comme sur les grandes plaies, et c’est impressionnant. En gros, la chair et la peau repoussent plus vite, et la plaie se referme quasi sans croûte. En interne, pour booster le système immunitaire et diminuer les fatigues lors de périodes difficiles. Lisez ce livre et essayez.

 

La cure d’ortie ou comment vous faire du bien simplement !

En infusion, un litre par jour pendant 2 semaines me fait le plus grand bien. En général, je fais cette cure une fois au printemps, et une fois à l’automne. Chez moi, il n’y avait pas d’ortie : j’en ai planté rien que pour ça !

 

Apprendre à faire la sieste

J’ai appris ce grand art (que je maitrise encore mal) de s’endormir en quelques minutes pour seulement 10 à 15 minutes de sommeil, juste après le déjeuner. Ce temps passé à dormir est loin d’être perdu : mes après-midis sont ainsi plus efficaces tout en augmentant mon bien-être.

 

Veiller à préserver ses mains, outil premier du maraîcher en permaculture !

Après plusieurs erreurs commises lors de son installation en maraîchage, Jérôme, maraîcher en permaculture, dévoile ses méthodes pour prendre soin de lui au quotidien !

Une lame de couteau contre son pouce : un geste à bannir absolument, surtout en maraîchage où les mains sont très sollicitées ! ©Jérôme Boisneau

Très sollicitées par tous les métiers manuels, elles doivent être particulièrement soignées. D’abord en évitant les gestes blessants. Typiquement chez les maraîchers, le couteau provoque plein de microcoupures sur la pulpe du pouce à chaque fois qu’on y appuie la lame pour couper une ficelle, des racines, des fanes, etc. Or c’est un geste à bannir, parole de permaraicher expérimenté ! Avec un couteau très bien affuté, on n’a plus besoin de l’appui du pouce.

Enfin, il faut bien soigner et sans attendre, même les plus petites plaies, surtout au niveau des mains. J’applique une solution de Chlorure de magnésium, ainsi qu’une crème réparatrice. J’utilise principalement la crème aux plantes médicinales de chez Weleda contre les gerçures, peaux sèches et abimées, car elle est très efficace.

 

Se protéger du soleil au jardin

Alors que l’hiver, les bienfaits de ses rayons nous manquent, je profite des beaux jours de décembre et janvier pour travailler torse nu (30 à 40 minutes maximum). En revanche, d’avril à septembre, je porte des t-shirts à manches longues en permanence. C’est la meilleure protection solaire et la moins chère. Et j’ajoute l’indispensable chapeau et les lunettes quand le soleil brille encore plus.

 

Varier les activités de maraîchage régulièrement

Pour éviter les gestes répétés, source d’inflammation, je varie les activités (désherbage manuel, puis palissage des tomates, puis plantation de laitues…) et j’essaie de varier les gestes au sein d’une même activité : pour manipuler le fumier, la fourche peut être tenue main gauche en bas ou main droite en bas, et je passe souvent de l’une à l’autre position.

 

Un maraicher bien hydraté = un maraîcher efficace

L’hydratation est aussi importante qu’évidente, et pourtant elle est souvent négligée. Le plus facile pour y penser, est d’avoir, en permanence, une gourde avec soi. Car s’il faut marcher ne serait-ce que 200 mètres pour aller boire, alors… on ira plus tard, puis plus tard… Et on finit par se déshydrater, avoir des maux de tête voire pire, résultat : on n’est pas efficace dans son travail ! Et cela est évidemment valable pour toutes les activités, pas seulement en maraîchage. 😉

 

Ne pas oublier de célébrer en toute bonne occasion !!

Prendre soin du corps est important, prendre soin de l’esprit l’est tout autant ! Alors, à chaque fois qu’une bonne occasion se présente (fin de plantation des tomates, première récolte de fraises, record de vente sur le marché…), on en profite pour se faire un petit ou un grand plaisir. Ça peut être un simple apéro avec les enfants, un resto en amoureux, etc.

Il y a évidemment de nombreuses autres raisons de prendre soin de soi, et aussi de nombreux autres moyens.

Prendre soin de moi, c’est aussi prendre soin de ma famille. Avoir une famille épanouie, cela m’aide au quotidien dans mon jardin.

Alors, j’espère que cet article vous aidera à ne pas négliger cette partie essentielle de l’éthique de la permaculture « être attentif à l’humain », c’est-à-dire vous-même, car cela influera sur la réussite de votre installation en maraîchage bien plus qu’on ne le pense généralement.

Jérôme Boisneau

Jérôme Boisneau

Paysan maraîcher en permaculture depuis 2009, Jérôme BOISNEAU a gardé de sa formation d’ingénieur l’esprit de recherche et d’expérimentations. Il a créé en 5 ans une microferme résiliente et économiquement viable, et partage tout ça à la fois sur son blog www.permaraicher.com et dans des vidéos, conférences ou formations.

« Le chlorure de magnésium »

Un remède miracle méconnu

Marie-France Muller
95 pages, édité par Éditions Jouvence, 2018

Prix : environ 4,95 €

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Porte ouverte au jardin Pouplier !

Troisième porte ouverte
au jardin Pouplier !

Dans le cadre du 19ème festival des Murs à Pêches
dont vous retrouverez le programme ici et la jolie affiche en bas du mail !

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Quoi de nouveau au jardin Pouplier ?

Le Sens de l’Humus initie la vente de plants sur sa nouvelle parcelle de production ! Vous pourrez trouver des plants de : salades, fenouils, tomates, choux rave et frisés, courges, concombres, basilics, coquelourdes, bourraches et d’autres encore, et comme d’habitude les graines du jardin Pouplier (fleurs principalement).

Intéressé·e·s par l’achat de plants ? Contactez-nous ! cette année nous lançons cette nouvelle activité. Nous réfléchissons aux possibilités de vente (vente sur site, vente aux professionnels de l’aménagement, collectivités, particuliers, commerçant·e·s, etc).
Toute suggestion est bienvenue !

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