Les meilleures plantes mellifères pour nourrir vos abeilles toute l’année !

Qu’est-ce qu’une plante mellifère ?

Dans les temps plus anciens, les hommes croyaient que les abeilles récoltaient le miel dans les fleurs… d’où le nom melli (miel) fère (produire) pour ces plantes. Nectarifères serait plus juste, car les fleurs produisent principalement du nectar butiné par les abeilles.

L’appellation mellifère est bien plus large, en plus des nectarifères, elle englobe les plantes qui fournissent du pollen, de la propolis et du miellat.

« Plantes d’intérêt apicole » serait un terme plus approprié.

Les différents produits des plantes dites « mellifères »

Le nectar :

Élaboré par les fleurs « nectarifères », le nectar est composé d’eau et de plusieurs sucres. Les proportions de glucose et de fructose sont différentes d’une fleur à l’autre et détermineront la consistance du miel. Plus il y a de fructose, plus le miel sera liquide (miel d’acacia) plus il y aura de glucose il sera cristallisé (miel de bruyère).

La butineuse récolte le nectar avec sa langue, le stocke dans son jabot, et le ramène à la ruche. La longueur de la langue orientera le choix de fleurs à butiner. Malgré sa bonne production de nectar, le buddleia, aussi appelé arbre aux papillons, n’est pas visité par les abeilles domestiques de nos ruches, car leur langue est trop courte, c’est pourquoi d’autres espèces d’abeilles et les papillons dotés d’une trompe plus longue s’en chargent.

Lorsqu’une abeille rentre de mission, elle dépose le contenu de son jabot auprès de receveuses. Puis ce nectar est transmis de bouche en bouche où il est enrichi de sécrétions salivaires de chaque ouvrière. Le miel est donc le résultat d’un savant mélange de nectar et de salive de nombreuses abeilles.

Les meilleures sources de nectar : érable champêtre, colza, châtaigner, clémentinier, cotonéaster, vipérine, eucalyptus, framboisier, lavande, salicaire, luzerne, mélilot, vigne vierge, phacélie, brunelle, amandier, rhododendron, framboisier, moutarde, sophora du japon, pissenlit, sauge, thym, trèfle incarnat, trèfle blanc…

Le pollen :

Produit par les étamines des fleurs « pollinifères », le pollen est récolté par les abeilles sous forme de petites pelotes qu’elles transportent dans les corbeilles de leurs deux pattes arrière, mais aussi sur leur corps pourvu de poils.
Le pollen est la source de protéines indispensable à la colonie. Les nourrices le mélangent à de l’eau et du miel afin d’en faire du pain d’abeille qui nourrira les larves. Quand les butineuses font une bonne rentrée de pollen, la reine est stimulée par cette poussière de fleur et pond de plus belle.

Les meilleures sources de pollen : bouleau, marronnier, noisetier, aubépine, bourdaine, tournesol, coquelicot, brunelle, merisier, saule marsault, renouée du japon, bouillon blanc…

Le miellat

Récolté sur les arbres et les arbustes infestés de pucerons, ce sont les excrétions sucrées de ces incestes parasites qui sont butinées et transformées en miel. Cette substance, riche en sucres et acides aminés, est moins chargée en eau que le nectar des fleurs, mais n’empêche pas d’en faire un miel fort réputé. Les Anglo-saxons le nomment « rosée de miel ». Le miellat de Metcalfa tire son nom de la Cicadelle blanche (Metcalfa pruinosa), un insecte originaire d’Amérique qui vit aussi sur le pourtour méditerranéen. C’est le seul miel qui porte le nom d’un animal. Le miellat du maquis corse est lui aussi une pure merveille.

Les meilleures sources de miellat : le sapin blanc, les chênes.

La propolis

Récoltée par les abeilles sur les conifères et les bourgeons des arbres, la résine est transformée en propolis dans la ruche. Mélangée avec de la cire et des sécrétions salivaires, la résine devient, grâce aux abeilles, un véritable mastic.
La propolis est utilisée par les ouvrières pour lisser les alvéoles, rigidifier les rayons et boucher les entrées d’air.
Ses propriétés fongicides et bactéricides servent aussi de médicament pour la colonie.
Les meilleures sources de propolis : lierre grimpant, le peuplier tremble, les résineux.

Liste des meilleures plantes mellifères pour nourrir les abeilles avec des floraisons toute l’année

Le lierre grimpant est une formidable source de propolis disponible en hiver, période sensible pour les abeilles. Photo © Pierre Javaudin

Les plantes mellifères à privilégier à proximité de la ruche :

Les abeilles ont un rayon de butinage d’environ 3 km. À moins de se trouver dans un désert mellifère, il n’y a pas de souci à se faire pour vos butineuses pendant l’été, car elles devraient trouver bons nombres de fleurs dans leur zone d’action.

En revanche, dès que les conditions météo se dégradent (pluie, vent, froid) les abeilles s’éloignent moins de la ruche. C’est là tout l’intérêt des plantes de proximité. Si leur floraison intervient en plus pendant la période de disette (de novembre à mars), cela sera encore mieux pour vos abeilles.

Au début du printemps : il fait encore frais, mais les butineuses sont à la recherche de pollen afin de le transformer en nourriture pour les larves. Quand le pollen rentre régulièrement dans la ruche, la reine démarre sa ponte. S’il n’y a pas de pollen à proximité et si la météo n’est pas favorable, la colonie ne démarrera pas à temps lors de l’éclosion du printemps.

Un noisetier à quelques dizaines de mètres de la ruche permettra à la colonie de préparer un bataillon de butineuses pour l’arrivée des fleurs de fruitiers. En plus de nourrir la ruche, il fournira des noisettes à récolter en août et ses scions serviront au jardinier pour faire des tuteurs (principe de permaculture : un élément, plusieurs fonctions 😉 ).

Un prunus en fleur fournira du nectar et du pollen dès les premiers beaux jours.

Liste des meilleures plantes mellifères pour nourrir les abeilles avec des floraisons toute l’année

Floraison d’un prunus, en tout début de printemps, une aubaine pour nourrir la colonie au sortir de l’hiver.
Photo © Pierre Javaudin

Pour la saison d’hiver, il faut privilégier les rares plantes qui fleurissent en cette saison :
le laurier-tin, le lierre grimpant, le Mahonia
Ce sont, en plus, des plantes rustiques et n’ayant pas besoin d’entretien.

Liste des meilleures plantes mellifères pour nourrir les abeilles avec des floraisons toute l’année

Avec une floraison s’étalant de novembre à avril, le laurier-tin est un précieux « garde-manger » hivernal pour vos abeilles.
Photo © Pierre Javaudin

On peut noter que les plantes aromatiques comme le thym, la menthe, le romarin, la ciboulette, le fenouil, la sarriette sont très appréciées des butineuses.

De même, évitez de tondre les plantes sauvages comme le pissenlit, le trèfle blanc dans certaines parties du jardin, cela sera apprécié de vos butineuses…

Les trios gagnants :

Certains végétaux fournissent à la fois du pollen, du nectar et du miellat : les plus communs sont l’érable champêtre, le châtaignier, le pommier, le merisier, le poirier, le tilleul.

Le lierre grimpant n’est pas visité par les pucerons, mais il fournira nectar, pollen, propolis a une période sensible.

Le peuplier tremble, lui, offrira du miellat, du pollen et de la propolis.

Alors, n’hésitez plus, plantez de quoi nourrir toute l’année vos abeilles, elles sauront vous en remercier.

Pierre Javaudin.

« Une ruche dans mon jardin »

Pour une apiculture naturelle et familiale

Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016

Prix : environ 12,90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Spécialiste en l’apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin. Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

Offrez le gîte et le couvert aux abeilles !

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La haie des abeilles

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Atelier jardinage durable le 30 novembre

C’est le retour des ateliers jardinage durable ! Pour la 3ème année consécutive nous proposons un cycle de neuf ateliers théorique et pratique un mercredi par mois avec une thématique dédiée. Le premier aura donc pour thème les engrais vert. Retrouvez l’ensemble du cycle ainsi que les autres ateliers proposés par l’association sur l’agenda !

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La Paresse est de retour au jardin Pouplier

Paresseuses et paresseux du monde entier, pour sa 7ème édition, voici venu le jour du rassemblement annuel de la fête de la Paresse !

Une invitation à la paresse dans un lieu mag(nif)ique, une invitation à ralentir, une invitation à repenser le travail et sa part dans nos vies. Venez paresser avec nous !

 

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Livre Manuel de culture sur butte

Fervent défenseur de la biodiversité, Richard Wallner expérimente, depuis plus de 10 ans, différentes méthodes de culture sur butte sans produits chimiques sur sa ferme expérimentale charentaise « Au Petit Colibri ».

Suite à de très bons résultats dans ses productions, Richard a décidé de partager, à travers son livre, son expérience de la culture sur butte pour aider à démocratiser ces méthodes de culture écologiques et inciter de plus en plus de personnes à s’y mettre.

 

Richard Wallner sur sa ferme expérimentale Au petit colibri

Contenu du livre de Richard Wallner

Ce « Manuel » assez dense débute par une partie générale sur le vivant et les fonctionnements naturels qui régissent la fertilité d’un sol. Il passe ensuite en revue les intérêts de la culture sur butte et les différents types de buttes possibles avant d’entrer dans le détail des buttes telles que Richard les conçoit sur sa ferme.

Très précis, avec de nombreux schémas explicatifs, ce livre vous donnera toutes les informations nécessaires à la construction de vos propres buttes, à leur intégration pertinente dans votre jardin en allant jusqu’à leur composition complète en tenant compte des associations positives entre plantes et des rotations à opérer d’une année sur l’autre.

Bref, un véritable guide, bourré de conseils pratiques et astuces pour un jardinage sur butte efficace, écologique et durable sans produits chimiques ni mal de dos ;).

Pour qui ?

Ce manuel ravira, sans doute, tous les adeptes des buttes de culture ! Il se veut un livre accessible aux jardiniers amateurs comme aux professionnels souhaitant s’installer en microferme non mécanisée.

Cependant, il nous semble plus adapté à un public de professionnels ou d’amateurs avec un minimum d’expérience du jardinage, car les grands débutants risquent « d’avoir les yeux plus gros que le ventre » en voulant mettre en œuvre tout ce que Richard préconise dans son livre sans arriver à tout gérer par la suite.

Alors si vous êtes novice, mais que ce livre vous tente quand même, gardez bien en tête ces principes de permaculture fondamentaux : « Commencez petit puis, si nécessaire, étendez-vous ! » et « Commencez au pas de votre porte » 🙂

 

« Manuel de culture sur butte »

Une démarche permaculturelle. Pas de labour, pas de produits chimiques, des légumes bons, sains et bios !

Livre de Richard Wallner
224 pages, édité par Rustica, sortie en 2013

Prix : environ 30 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Envie d’aller plus loin ?

Ce livre permet d’avoir une vision très précise de ce que l’on va pouvoir semer et planter mois après mois dans ses buttes mais, pour réussir, tout cela devra être adapté à VOS objectifs et VOTRE contexte propre. C’est pourquoi savoir se fixer des objectifs réalistes est une étape primordiale dans tout projet en permaculture, et c’est pour cela que le deuxième module de notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! » se nomme : « Se fixer des objectifs » ;).

Pour en savoir plus sur cette formation vidéo, cliquez ci-dessous.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Livre Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi

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Lors de vos balades dans la nature, vous risquez de passer à côté d’une foule de plantes délicieuses si vous n’avez pas entre les mains un bon guide des plantes sauvages comestibles ! Publié aux Éditions Ulmer dans la collection « Pratique poche » en 2012, « Plantes...

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Atelier antigaspi’ alimentaire !

Deuxième atelier sur le cycle des 18 ateliers anti-gaspillage alimentaire au jardin Pouplier :

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Atelier antigaspi’ au jardin Pouplier

Cette année nous allons animer 18 ateliers anti-gaspillage alimentaire. Ça commence dès ce mercredi au jardin Pouplier !

 

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Plus d’informations sur ce cycle d’ateliers :

Chaque atelier aura une thématique dédiée (cuisiner avec les fanes de légumes, utiliser le pain rassis, réaliser des jus, les techniques de conservation, etc). Ces ateliers auront lieu le plus souvent au jardin Pouplier mais nous en animerons également chez des voisins (centre social du Bel-Air, café des Filles du Facteur, etc). De même, la plupart de ces ateliers se dérouleront les mercredis après-midi mais nous programmerons certains sur d’autres créneaux (soirs, weekend). Ce sont des ateliers pratique où l’on cuisinera ensemble en petit groupe, maximum une vingtaine de participant·e·s. Ces ateliers sont en participation libre et l’inscription est obligatoire : auprès de giuliahumus@gmail.com

Avec le soutien d’Est Ensemble

 

Porte ouverte au jardin Pouplier !

Dans le cadre des journées du Patrimoine
Tandis que l’automne arrive à petits pas,
et que nous reprenons nos activités à grands pas…
Les dahlias fleurissent de jour en jour et nous travaillons d’arrache pied
afin que le jardin retrouve sa superbe après un mois de pause estivale.

JPO Septembre 2019low.jpg

⤳ Inauguration de la plaque jardin remarquable, label obtenu par le jardin Pouplier ainsi que d’autres jardins des Murs à Pêches, en présence de membre de la Ville et du Département le midi.

⤳ Le Sens de l’Humus initie la vente de plants sur sa nouvelle parcelle de production ! Vous pourrez trouver des plants cultivés avec passion et patience : différentes variétés de choux, salades, chicorée sauvage, roquette sauvage, verveine officinale, ciboulette, ciboule ishikura, coquelourde, iris mignardise, oeillet à delta, hémérocalle & autres.
Et comme d’habitude les graines du jardin Pouplier (fleurs principalement) ainsi que quelques bouquets que nous réaliserons pour l’occasion.

Le Krameterhof : la ferme en permaculture de Sepp Holzer

Là-haut dans les montagnes, une ferme en permaculture

À 100 kilomètres au sud de Salzbourg, dans le Lungau, accrochée au mont Schwarzenberg à 1500 mètres d’altitude, se trouve la ferme de Sepp Holzer, pionnier de la permaculture. Situé dans « la petite Sibérie autrichienne », le Krameterhof, domaine de plus de 40 hectares est accessible depuis Ramingstein, le village natal de Sepp Holzer grâce à une route sinueuse mal carrossée et serpentant à flanc de montagne. C’est dans ce désert de sapins que Sepp Holzer, à peine âgé d’une vingtaine d’années va créer un laboratoire d’agriculture biologique à ciel ouvert et une ferme hors du commun.

La ferme en permaculture de Sepp Holzer est un exemple remarquable de ce que peut donner une conception permacole réussie.

Sepp Holzer, l’agriculteur « rebelle » sur sa ferme en permaculture

La ferme en permaculture de tous les possibles

Reçu en héritage de ses parents en 1962, le Krameterhof, va devenir, entre les mains de celui que l’on a nommé depuis « l’agriculteur rebelle », en 50 ans et malgré sa situation, son climat et sa végétation originelle défavorisés, une terre nourricière et porteuse de promesses pour les agriculteurs soucieux de l’environnement. Alors que ses voisins et l’administration régionale pensaient que le projet de ferme écologique au Krameterhof serait voué à l’échec, Sepp Holzer a prouvé le contraire en misant sur la biodiversité et en coopérant avec la nature au lieu de tenter de la soumettre et de la combattre par la violence. Aujourd’hui des agriculteurs du monde entier viennent à la ferme du Krameterhof pour voir de leurs propres yeux ce miracle de la permaculture réalisé par les mains d’un homme plein de volonté. Sepp Holzer y organise aussi des séminaires afin de partager sa vision et de la rendre accessible à tous.

Vivre en symbiose avec la Nature selon Sepp Holzer

Au Krameterhof, il n’est pas question d’épuiser les sols à force de fertilisants ou d’insecticides, pas de monoculture non plus, mais plutôt une large diversité de productions végétales et animales qui s’entremêlent et vivent en pleine harmonie entre elles et avec l’homme. Sepp Holzer a observé l’interdépendance entre la faune et la flore pour être efficace dans les cultures sur sa ferme.

S’appuyant sur les cycles naturels, le permaculteur autrichien a réussi, contrairement aux autres modes d’agriculture, à ce que son sol devienne plus riche année après année. Transformant sa montagne en une succession de terrasses inspirées des rizières d’Asie, Sepp Holzer a trouvé pour sa ferme des solutions permettant d’endiguer le ruissellement des eaux de pluie et la perte des précieux éléments nutritifs. Cette technique de permaculture a façonné le Schwarzenberg pour en faire un lieu de vie, un paradis fertile où mares et terrasses regorgent de nourriture saine pour plusieurs générations.

La ferme en permaculture de Sepp Holzer est un exemple remarquable de ce que peut donner une conception permacole réussie.

Une gestion de l’eau remarquable avec étangs et terrasses à flan de montagne est une des clés de la réussite de la ferme en permaculture de Sepp Holzer

De terre, de pierre et d’eau

Chaque promenade dans la ferme en permaculture du Krameterhof est une réserve de découvertes. Le moindre m2 fournit des récoltes et vous croiserez des laitues côtoyant des digitales le long des sentiers, des courges s’épanouissant sur des amoncellements de pierres, des variétés anciennes de pommes de terre ou de maïs noir. Sepp Holzer a appris de son expérience de la permaculture que plus il y a de variétés de plantes, moins il y a de parasites et plus le système est stable. Chaque parcelle de terre libérée est ensemencée d’un mélange de 40 à 50 plantes différentes (graines de légumes, plantes associées, fleurs sauvages dont certaines sont très rares) dont le réseau de racines va stabiliser le terrain et empêcher l’érosion, tout comme la préservation de haies et buissons. Dans son modèle de permaculture, Sepp Holzer a souhaité utiliser de façon intelligente et respectueuse du biotope, les différentes énergies renouvelables présentes au Krameterhof. L’eau sans laquelle la vie ne serait pas possible y a été traitée en invitée de marque. Les sources ont été canalisées, plus de 70 mares, lacs et étangs ont été conçus dans un objectif double ; disposer d’une énergie hydraulique fournissant l’électricité à l’ensemble de la ferme, mais aussi posséder une importante réserve piscicole où se développent de nombreuses variétés de poissons et d’écrevisses. De véritables microclimats ont été créés grâce à l’alternance de terrasses, de plans d’eau et de dépressions rocheuses. Dans ses pièges à énergie calorifique, la chaleur s’accumule dans la journée pour être diffusée pendant la nuit et éviter les trop gros écarts de température. C’est grâce à cette technique que l’on trouve au Krameterhof, terre d’alpage située à plus de 1000 mètres d’altitude, 15 sortes de cerisiers donnant pendant 5 mois de l’année, des citronniers et des kiwis ou bien encore des cultures de variétés anciennes de céréales.

La ferme en permaculture de Sepp Holzer est un exemple remarquable de ce que peut donner une conception permacole réussie.

Portail à l’entrée de la ferme en permaculture de Sepp Holzer.

La ferme en permaculture, une alternative qui marche face aux fermes conventionnelles

La ferme réalisée au Krameterhof aura permis à Sepp Holzer de prouver que l’agriculture durable et la permaculture dans des conditions extrêmes sont possibles en s’appuyant sur des semences de variétés anciennes reproductibles dont la robustesse et la valeur nutritive ne sont plus à démontrer le tout en respectant l’environnement. L’autonomie alimentaire et énergétique ont été acquises en maintenant un équilibre naturel où tous les acteurs vivant dans les alpages (faune, flore, éléments, humains,) coopèrent en synergie pour le respect de l’écosystème. Vous n’y trouverez aucune plante hybride (qui font de l’agriculteur un otage des semenciers), ni mauvaise herbe (car toutes les plantes ont une utilité), ni produit phytosanitaire et engrais chimiques. Aujourd’hui, plusieurs acteurs de la communauté du Lungau convaincus souhaitent étendre ce paradis né de la permaculture dans toute la région. Des expériences similaires de fermes en permaculture ont vu le jour partout dans le monde. Pari gagné pour ce rebelle aux mains vertes !

Si vous souhaitez en savoir plus sur les méthodes de Sepp Holzer, découvrez notre article sur son livre : « La permaculture de Sepp Holzer »

La permaculture de Sepp Holzer

« La permaculture de Sepp Holzer »

Guide pratique pour jardins et productions agricoles diversifiées

Livre de Sepp Holzer

220 pages, édité par Imagine un colibri, sortie en 2011

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   Fnac

Et pour ceux qui voudraient voir des vidéos complémentaires sur la ferme en permaculture de Sepp Holzer :

Vous aussi, maximisez la biodiversité chez vous

Si, comme Sepp Holzer, vous souhaitez introduire un maximum de biodiversité dans votre jardin pour plus de récoltes, d’autonomie et de résilience, découvrez nos guildes autour des arbres fruitiers en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Invitez la permaculture dans votre jardin

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Le Verger en Permaculture

Quel délice de déguster les fruits de son verger ! D’autant plus que l’arbre fruitier, comme toute plante pérenne, nous apporte sa production inlassablement chaque année (ou un an sur deux), avec une maintenance très limitée, sans labour, semis ou autres dépenses d’énergies diverses…Un véritable exemple de permanence !

Découvrez un verger en permaculture existant, retour d'expériences, arbres fruitiers utilisés, les bonnes associations, comment procéder...

Image extraite du film « Le Verger Permaculturel : au-delà du Bio »

Malheureusement le constat de la production fruitière et de l’arboriculture rejoint la plupart du temps celui de l’agriculture conventionnelle : utilisation de pesticides, fongicides, insecticides, bactéricides, herbicides et engrais de toutes sortes. Pas moins de 35 traitements phytosanitaires sont en moyenne utilisés sur des vergers de pomme par exemple en une saison de culture.

Cela entraine une perte de diversité, par la monoculture de quelques variétés, supportant la mécanisation et l’ensemble de ces traitements. Tout ceci nous conduit à une production de fruits à très faible valeur nutritive, à haute teneur en produits dangereux pour les consommateurs et pour les producteurs, avec des façons culturales ne respectant ni les sols, ni les ressources en eau et fossiles diverses, ni la diversité biologique.

Le problème est qu’on peut se demander comment lutter contre les ravageurs du verger, les rats taupiers par exemple ou le carpocapse, sans utiliser cette batterie de solutions chimiques.

On peut très vite être déçu par des essais infructueux, des récoltes insignifiantes ou des problèmes de ravageurs si on tente le « laisser-faire » complet dans ce genre de situation. Le témoignage de Masanobu Fukuoka, pionnier de l’agroécologie et de la permaculture dans son livre « La révolution d’un seul brin de paille » est, à ce sujet, assez éloquent.

Le constat est habituel et récurrent, mais comment faire ? Est-ce qu’aujourd’hui l’outil permaculture peut nous aider dans cette tâche ? Peut-on créer un verger en permaculture ?

L’idée en permaculture est de concevoir des « agro-éco-systèmes » calqués sur le modèle naturel : des écosystèmes cultivés. Et pour cela, oui, la permaculture peut être un outil très pertinent.

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Image extraite du film « Le Verger Permaculturel : au-delà du Bio »

Un design soigné

Le design ou la conception de votre verger en permaculture sera donc essentiel, comme tout projet en permaculture. Il est primordial de définir les buts de votre verger en permaculture, observer et diagnostiquer votre site, choisir vos éléments, analyser les différentes synergies possibles entre ceux-ci et les placer de manière à diminuer les consommations énergétiques et humaines sur site. Si «Ô malheur » vous n’êtes pas passé par cette phase design, vous ratez le plus important. Rendez-vous sur notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin » où vous serez guidé pas à pas pour apprendre à réaliser votre design.

Une gestion de l’eau correcte et un terrassement si nécessaire

L’approvisionnement en eau est, et va devenir, de plus en plus crucial pour votre verger. Retenues d’eau et mares, baissières, accès et circulations non érosifs voire régénérateurs, drains de diversion et irrigation si nécessaire, votre plan eau devra être pensé dans votre design et les terrassements qui l’accompagnent aussi (ces derniers devront être très précis, prudence là-dessus)…Les petites mares vous rendront aussi de grands services.

Favoriser la diversité

Un choix de cultivars judicieux sera aussi un passage obligé dans la création de votre verger en permaculture. Variétés hâtives et tardives afin de prolonger les périodes de récoltes. Fruits à coques, noyaux, à couteaux, à compotes, de garde ou à consommer de suite…Bref, vous nous avez compris : la diversité est votre alliée et pour qu’elle vous serve au mieux, elle devra être planifiée dans votre design.

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Image extraite du film « Le Verger Permaculturel: au-delà du Bio »

Utiliser et valoriser les ressources et services biologiques

Les fixateurs d’azote et les plantes compagnes ont tous leur place dans le verger en permaculture. La capacité de certains végétaux à fixer l’azote de l’air (élément nutritif très important pour les plantes) dans des nodosité (petites boules) auprès de leurs racines, profite à l’ensemble des végétaux voisins. Intercaler des fixateurs d’azote tels que le Caragana Arborescens ou le Gleditsia Triacanthos peut donc être très utile, d’autant qu’ils possèdent eux aussi des vertus de comestibilité. Les plantes compagnes qui vont favoriser la pollinisation, qui vont servir à remonter des nutriments, à repousser les ravageurs, ont, elles aussi, tout intérêt à être présentes dans le verger en permaculture, d’autant plus qu’elles constituent aussi souvent une récolte supplémentaire à valoriser. La consoude en est un excellente exemple qui a toute sa place dans un verger en permaculture !

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Image extraite du film « Le Verger Permaculturel: au-delà du Bio »

Les animaux pâtureurs

Intercalés entre les rangs d’arbres ou sous eux, les animaux pâtureurs trouveront une bonne herbe et de l’ombre, tandis qu’ils apporteront contrôle des adventices et enrichissement du sol en matière organique, précieuse pour nos arbres. Certains animaux peuvent se nourrir de fruits tombés ou pourris et ainsi rompre le cycle de certains ravageurs comme le carpocapse par exemple. Volailles, moutons, etc. y sont donc les bienvenus.

Les abeilles, autres insectes et faune…

L’une des clés pour réussir est de favoriser la présence d’abeilles par le biais de ruches, mais aussi d’autres insectes pollinisateurs en leur offrant un gîte convenable comme des fagots, des tas de pierre, des hôtels à insectes, à chauve-souris, des nids à oiseaux… Soyez le plus exhaustif possible afin de remplir le plus possible de niches écologiques et de stabiliser au maximum votre système de verger en permaculture.

Le verger permaculturel

Nous pourrions parler du verger en permaculture pendant de nombreuses journées, mais vous comprenez déjà dans cet article comment appliquer les principes de permaculture à cette échelle. Un Quebecquois, Stefan Sobkowiak, expérimente nombre de ces principes dans son verger en permaculture de l’autre côté de l’Atlantique. Il témoigne de son expérience et explique comment son verger fonctionne dans un film très intéressant « le verger permaculturel » que vous pouvez vous procurer en DVD ou en streaming (visionnage direct en ligne) en cliquant sur ce lien.

Nous vous souhaitons donc de belles expériences autour des fruits et des arbres en général et n’hésitez pas à partager avec nous vos expériences en la matière dans les commentaires et sur Facebook !

La révolution d'un seul brin de paille

« La révolution d'un seul brin de paille »

Une introduction à l'agriculture sauvage

Livre de Masanobu Fukuoka

202 pages, édité par Guy Tredaniel, sortie en 2005.

Prix : environ 16 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   Fnac

Vous aussi, plantez votre abondance avec les guildes de permaculture!

Avoir un verger en permaculture vous fait envie ? Commencez facilement votre propre jardin-forêt dès maintenant en installant des guildes autour de vos arbres fruitiers pour démultiplier vos récoltes. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Avec nos fiches techniques détaillées, démultipliez vos récoltes tout en favorisant la vie sous toutes ses formes grâce aux guildes autour des arbres fruitiers.

Mots clés
permaculture, design, verger, permaculturel, arbres fruitiers, film

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Estivales de la Permaculture

Les Estivales de la Permaculture se déroulent ce weekend sur la prairie des Murs à Pêches (accès au 61 rue Pierre de Montreuil). Organisé par le collectif Permamontreuil et porté par le Sens de l’Humus, cette édition sera dense avec plus de 50 stands et 50 ateliers, 7 conférences, 3 projections et des concerts. Le tout à participation libre et consciente ! Nous avons encore besoin de bénévole, n’hésitez pas à offrir un peu de votre temps pour le bon déroulement de ce festival.

estivales.png

L’association le Sens de l’Humus y tiendra un stand entre 10h et 19h, au programme : vente de graines, de plants, de bouquets, présentation de l’association et de ses activités 2019/2020.

Pourquoi et comment produire ses propres graines ?

Autrefois, les graines de fleurs, de fruits, de légumes locaux se transmettaient de génération en génération, comme des trésors. Particulièrement adaptées à leur terroir, ces graines reçues en héritage étaient la promesse d’une belle récolte souvent salvatrice et nourricière, ce qui garantissait une certaine résilience à la famille en contribuant à son autonomie pour se nourrir, se soigner…

Rares sont ceux qui, de nos jours, ont encore accès à ce genre de graines transmises précieusement de proche en proche. Pour la majorité de ceux qui jardinent, faire des semis implique généralement de passer par la case achat de graines chez un professionnel, surtout quand on débute, car soit on n’a pas du tout de graines à disposition ou, tout du moins, pas celles que l’on souhaite, soit on ne sait pas comment produire ses propres graines à partir de ce qu’on a déjà.

Alors on va en jardinerie, en magasin spécialisé ou sur internet pour se procurer des graines. Au départ, il faudra choisir si on achète des graines hybrides de type F1* ou des non-hybrides (dans cette dernière catégorie, les rayons des commerces sont généralement moins bien achalandés, ce qui peut être un premier obstacle dans le choix !), veut-on des semences bio ou pas… au final, la facture peut être assez salée surtout si on fait le choix du bio. Et même dans le cas de graines bio, on oublie souvent que certaines de ces graines sont issues de plantes ayant poussé dans des contextes pédoclimatiques complètement différents de celui dans lequel on veut les faire germer et grandir. Par conséquent, ces graines ne seront pas forcément adaptées au contexte dans lequel on va les semer. Elles ne développeront pas leur plein potentiel donnant une sensation d’échec au jardinier.

Face à des déceptions de ce type, l’idée de faire ses propres graines peut germer, mais elle se heurte souvent au manque de connaissance en la matière, au manque de temps et aussi au fait de ne pas avoir dans son jardin de plantes issues de « bonnes » graines non hybrides que l’on pourra vraiment reproduire !

Apprendre à produire ses propres graines pour être plus autonome !

Glomérules de poirée contenant chacune plusieurs graines.

Pourquoi produire ses propres graines ?

Pourtant, produire ses propres graines a bien des avantages : c’est économique (plus besoin d’acheter ses semences tous les ans), c’est valorisant et stimulant à la fois (quelle joie et quelle fierté d’une saison à l’autre de récolter les bons fruits et légumes issus de ses propres graines).
C’est aussi une façon de se ressourcer et de retisser du lien avec la nature qui nous entoure par l’observation, la patience et l’attention que cela implique.

C’est une activité qui peut être faite par toute la familleimpliquer les enfants dans le processus (observation, récolte, stockage, semis) les éveille au cycle de la vie, aux rythmes naturels, aux saisons… et cela pourra nourrir nombre de discussions très enrichissantes (sur les petites graines😉) tout en les responsabilisant et les intéressant au jardinage et à la biodiversité !

De plus, les graines que vous récolterez sur vos lieux seront spécialement adaptées à votre contexte pédoclimatique comme à votre façon de jardiner, car elles portent en elles l’histoire de vie de la plante qui les a fait naître : dans quel sol elle a grandi, sous quel climat, comment elle a fait face aux maladies ou attaques de nuisibles, au manque ou au surplus d’eau… si bien que, année après année, avec un minimum de sélection des porte-graines, vous obtiendrez des graines ultra-performantes, car parfaitement adaptées à vous et à votre lieu !

Alors, n’hésitez plus et lancez-vous dans cette formidable aventure !

Apprendre à produire ses propres graines pour être plus autonome !

Graines de panais

Comment produire ses propres graines ?

Commencer avec des graines de qualité !

Les graines de vos voisins :

Pour commencer, il faut se procurer des graines de qualité, non hybrides, reproductibles, rustiques et adaptées le plus possible à votre terroir… L’un des meilleurs moyens pour ce faire est de vous tourner vers vos voisins qui auront peut-être dans leur « catalogue » personnel d’anciennes variétés locales hyper rustiques, reçues du grand-père ou de la mémé, et qu’ils pourront vous faire partager.

Les grainothèques :

Renseignez-vous aussi sur les « grainothèques » les plus proches de chez vous, car de plus en plus de ces lieux d’échanges permanents voient le jour dans les villages, tenus par des associations ou des municipalités soucieuses de préserver la biodiversité locale.

Exemple de grainothèque en libre service !

Les bourses aux graines :

Rendez-vous sur les événements de type « bourse aux graines » qui fleurissent généralement au début du printemps quand s’éveillent jardins et jardiniers… ces lieux d’échanges temporaires entre amateurs et amoureux de la biodiversité sont souvent l’occasion de faire de belles et étonnantes rencontres tant humainement que botaniquement ! Ces premières pistes pour trouver de « bonnes » graines reproductibles et rustiques sont en plus, la plupart du temps, gratuites ou avec une simple participation consciente à hauteur de ses propres moyens !

Les semenciers :

Au-delà de ces échanges informels entre amateurs, qui ne permettent pas toujours de trouver ce que l’on cherche, si vous souhaitez acheter des graines de variétés de plantes particulières qui soient suffisamment qualitatives pour permettre de les reproduire ensuite par vous-même, voici quelques distributeurs de semences (liste non exhaustive ;)) qui pourraient vous satisfaire :

  • La Bonne Graine est une petite entreprise qui vend des graines de grandes qualités toutes testées dans leur jardin d’essai en Maine-et-Loire. Si toutes les graines vendues ne sont pas forcément labellisées bio, le grainetier met un point d’honneur à fournir des semences aux performances germinatives élevées, testées et approuvées par leur équipe de jardiniers pour une qualité professionnelle accessible à tous.
  • Le Biau Germe est un groupement d’agriculteurs passionnés basés autour de Montpezat dans le Lot et Garonne qui propose depuis plus de 30 ans un catalogue de graines bio de grande qualité à découvrir dans leur boutique en ligne.
  • La ferme de Ste Marthe est un autre grainetier bio au catalogue intéressant en terme de variétés.
  • Rachel et Pascal Poot sont des passionnés qui, eux aussi, militent pour la biodiversité dans nos assiettes. Ils ont donc lancé leur petite entreprise « Le potager de Santé » qui produit et vend des semences, plants et légumes bio sélectionnés pour leurs qualités nutritionnelles et gustatives, leurs résistances aux maladies, à la sécheresse ou aux excès d’humidité ainsi que pour leur productivité depuis plus de 20 ans.
  • L’association kokopelli, qui milite pour « la libération de la semence et de l’humus et la protection de la biodiversité alimentaire », propose un catalogue remarquablement étoffé de graines de variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales, toutes non-hybrides, non-OGM et majoritairement produites en France par des professionnels certifiés en agriculture biologique. Bien que nous soyons solidaires avec le travail remarquable fait par cette association, il faut toutefois préciser que les taux de germination sont aléatoires d’une variété à une autre.

Pour une même variété, la qualité des graines peut varier d’un semencier à l’autre pour diverses raisons (année, qualité de production, contexte de production…) mais n’oubliez pas que votre contexte aussi va beaucoup influencer la réussite de la germination.
N’hésitez pas à tester différentes semences et à partager vos expériences (bonnes ou mauvaises) dans les commentaires en dessous de l’article.

Produire ses graines selon son contexte

Il est, en effet, important de comprendre que toutes les graines que vous sèmerez ne seront pas forcément adaptées à votre contexte global unique (sol, climat, mais aussi votre contexte personnel : attention portée, temps consacré, façon de les cultiver, désherbage ou non, arrosage ou non, type d’amendement, de mulch…), seules vivront, se développeront et se reproduiront correctement celles qui auront su s’y adapter ! Comme dirait Darwin, la sélection naturelle fera son œuvre !

Cela implique qu’il faudra plusieurs saisons pour repérer et sélectionner les graines qui deviendront vraiment performantes, résistantes et productives dans votre contexte spécifique ! Rien ne sert de vouloir à tout prix reproduire les graines d’une plante qui, en fait, n’est pas adaptée chez vous, ce serait beaucoup d’effort pour un résultat bien décevant ! Dans la vidéo ci-dessous, Pascal Poot explique bien ces mécanismes de sélection. Il a, en effet, était médiatisé, pour sa façon, assez déconcertante pour un jardinier classique, de cultiver ses légumes « à la dure » sans eau.

Commencez petit puis étendez-vous…

Ce principe de permaculture illustre très bien l’attitude à adopter quand on veut commencer à produire ses propres graines ! Pour ne pas se décourager et parvenir à bien gérer sa première saison de récolte de graines, il nous semble primordial de commencer petit, par des choses simples, à la portée de tous, comme, par exemple, conserver les graines de vos courges issues de bonnes graines reproductibles que vous aurez pollinisées à la main : pour cela, choisissez un plant de courge dans votre potager dont vous souhaitez reproduire les graines, cueillez une fleur mâle (fleur avec longue tige fine sans « mini courge » sous la fleur) sur ce plant, enlevez les pétales autour pour découvrir les étamines pleines de pollen et venez les frotter sur le pistil d’une fleur femelle tout juste épanouie du jour sur ce même plant (fleur avec, en-dessous de la corolle de pétales, la forme de la future courge en miniature), puis vous refermerez la fleur femelle après l’opération à l’aide d’un fil ou d’un petit sac en tissu  pour éviter qu’elle ne soit visitée par d’autres pollinisateurs.

Cette pollinisation manuelle, si elle est faite sur une fleur femelle fraîchement épanouie du jour, limite grandement les risques d’hybridation avec d’autres curcubitacées éventuellement présentes dans les environs (autres courges, courgettes ou coloquintes par exemple), permettant ainsi d’avoir une courge qui portera des graines de la variété souhaitée, non hybridées avec une autre variété. Après sélection des plus belles courges que vous aurez pollinisées manuellement et que vous récolterez à pleine maturité, lorsque le pédoncule est devenu ligneux, vous choisirez celles se conservant le mieux après récolte (il faudra donc faire preuve d’encore un peu de patience😃) et au moment de les cuisiner, au lieu de jeter les graines, vous les récolterez, les essayerez dans un torchon pour les nettoyer de la pulpe collée autour et les ferez sécher quelques jours à plat !

Après, vous n’aurez plus qu’à les mettre en sachet en notant dessus la variété, ses caractéristiques et l’année de récolte de ces graines avant de les stocker à l’abri des fortes chaleurs, de l’humidité et des rongeurs qui en raffolent !!!

Un gabarit pour vos graines !

Pour vous accompagner dans cette étape du stockage/rangement de vos graines, nous vous proposons, ci-dessous, un gabarit de sachet tout prêt à imprimer contenant déjà les principaux critères à préciser pour bien identifier vos graines.

Ce sachet est inspiré d’un modèle proposé par Sandra Willauer sur son site spécialisé en contenus didactiques

Se former, se documenter

Évidemment, il faut bien garder à l’esprit que cela ne se fera pas du jour au lendemain, ni même sans un minimum de formation ! Il faut du temps pour comprendre les cycles naturels de chaque plante. Participer à des échanges locaux de type bourses aux graines peut être très formateur dans ce domaine en écoutant simplement les conseils de ceux qui vous transmettent leurs graines !

L’idéal est évidemment de suivre une formation, comme celle que proposent, par exemple, Pascal et Rachel Poot avec leur association « les petites semences »… en cherchant un peu, vous devriez trouver assez facilement près de chez vous des associations qui dispensent ce type de formations courtes.

Pour ceux qui aiment se former par la vidéo, nous vous conseillons l’excellent coffret DVD intitulé « semences buissonnières » qui est un véritable manuel filmé rempli d’astuces pour apprendre à produire ses propres graines. Les 4 DVD très qualitatifs expliquent l’évolution de la plante de la graine à la graine. Ils facilitent la compréhension de la biologie des fleurs, des phénomènes de pollinisation, des gestes et méthodes utilisés pour les récoltes, l’extraction, le tri et le stockage des graines.

Vous y découvrirez, pas à pas, la production de semences de 32 sortes de légumes plus 8 autres films décrivant des aspects techniques et théoriques de la production de semences. Vous trouverez ci-dessous, un extrait de ces vidéos en coffret DVD présentant l’oignon de la graine à la graine.

Si la vidéo est une voie intéressante pour se former à la production de graine ou à la méthodologie de design en permaculture par exemple, vous pouvez aussi vous former par la lecture. Nous vous conseillons, dans ce cas, le livre de Christian Boué « Produire ses graines bio ». Ce livre, facile d’accès, particulièrement adaptés aux personnes débutantes, revient sur les fondamentaux de la sélection (mécanismes de reproduction végétale, lois génétiques) et détaille toutes les étapes de la production des graines pour 55 plantes courantes (légumes, aromatiques, et fleurs).
Produire ses graines bio

« Produire ses graines bio »

 Légumes, fleurs et aromatiques

Livre de Christian Boué
270 Pages, édité par Terre Vivante en 2012.

Prix : environ 28 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Mettez toutes les chances de votre côté pour réussir vos cultures!

Avant de penser à la production de vos propres graines, il faut choisir sur quel support de culture on va faire pousser tout ça ! Et ce choix aura un impact très important sur la réussite de votre potager. Pour trouver le bon support adapté à votre contexte, vos cultures et vos objectifs de production, découvrez notre formation en ligne « choisissez votre support de culture idéal ». Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

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Livre La permaculture, conseils et principes de base pour jardiner autrement

Portrait de Margit Rusch auteure du livre La permaculture, conseils et principes de base pour jardiner autrement paru aux Éditions Ouest-France.

Photo de Margit Rusch. ©http://www.ogv.at/

Publié pour la première fois en 2011, l’ouvrage de Margit Rusch a connu un tel intérêt de la part des lecteurs qu’il a été réédité trois fois en français. La dernière édition est ainsi sortie en février 2019 avec une légère évolution dans le titre de l’ouvrage passé de « Jardiner autrement : la permaculture, conseils et principes de base » à « La permaculture : conseils et principes de base pour jardiner autrement ».
L’auteure a mis en place dans sa région d’origine, l’Autriche, un jardin en permaculture remarquable situé à Dornbirn dans le Vorarlberg. Qualifiée dans la pratique de l’agriculture respectueuse de l’environnement, Margit Rusch est aujourd’hui conférencière et formatrice dans l’Université populaire « Permakulturakademie » basée dans les Alpes autrichiennes. C’est là qu’elle partage « en live » son savoir, ses connaissances et ses techniques avec tous. Elle s’appuie notamment, en plus de sa formation, sur l’expérience acquise dans son jardin de Dornbirn.

Contenu du livre de Margit Rusch

Le livre de Margit Rusch donne des conseils clairs et simples pour apprendre, comme son titre l’indique à « jardiner autrement ».

Découpé en 4 parties, ce livre de moins de 100 pages rassemble des idées pratiques et ayant fait leurs preuves pour organiser chez soi un jardin adapté à la configuration de son terrain. L’auteure invite les jardiniers en herbe à observer les écosystèmes naturels pour en reproduire les fonctionnements (et les adapter) dans leur propre jardin afin de mettre en œuvre concrètement chez soi la permaculture.

Afin de sensibiliser les jardiniers désireux de s’orienter vers la permaculture, toute la première partie du livre de Margit Rusch s’attache à leur faire connaître la définition et les principes fondateurs du concept (Origines, Principes et Organisation).

Forts de cet éveil à la permaculture, les lecteurs pourront, dans la deuxième partie, trouver tous les renseignements utiles pour réfléchir à l’aménagement de leur jardin. Après avoir fait un état des lieux de leur terrain et mis à jour les ressources naturelles disponibles, ils sauront quelles fonctions doit remplir leur jardin et quels éléments de permaculture privilégier. Un exemple d’aménagement type est présenté.

De loin, la plus fournie et documentée, la troisième partie de « La permaculture : conseils et principes de base pour jardiner autrement », passe en revue les incontournables de la permaculture et donne des explications précises pour les mettre en place chez soi. La spirale d’herbes aromatiques, les plates-bandes en cratère ou en trou de serrure, la tour de pommes de terre et bien d’autres techniques phares de la permaculture n’auront plus de secrets pour les aventuriers du jardin !

Et enfin, la quatrième partie vous dira tous les secrets utiles à l’obtention d’un sol fertile (compost, engrais verts, bouillons d’herbes aromatiques, ferme à vers…).

Pour qui ?

L’ouvrage de Margit Rusch s’adresse tout particulièrement à un public débutant en permaculture, intéressé par le respect de la nature et sa biodiversité, un retour à la terre et l’accession à une certaine autonomie. Il est sans jargon encyclopédique ou pompeux, avec de vrais conseils issus d’une expérience vécue, celle de l’auteure elle-même. C’est un livre d’initiation qui pose des bases et sera à la portée des jardiniers néophytes pour les aider à changer de regards sur leur jardin et leur fournir le B-A BA pour se lancer dans une mini-révolution de leur façon de jardiner.

Ce petit livre sera donc le cadeau idéal pour éveiller à la permaculture des personnes en recherches de nouvelles pratiques au jardin. À offrir autour de soi sans modération 😉

« La permaculture, conseils et principes de base pour jardiner autrement »

Margit Rusch
96 pages, édité par Ouest France en 2019 (3ème édition).

Prix : environ 12 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   FNAC

Commencez à « jardiner autrement » sur une petite surface de votre terrain…

Pour vous accompagner dans vos changements de pratiques et de regards sur votre jardin, en plus de la lecture du livre de Margit Rusch, découvrez notre formation en ligne « Le potager 3P » qui vous permettra, sur une petite parcelle de votre terrain, d’expérimenter les principes de permaculture et d’observer, chez vous, la nature en action !

le potager 3P, mon Premier Potager Permanent

Profitez de l’abondance de la nature en créant facilement chez vous un jardin-potager efficace et durable suivant les principes de permaculture !

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Estimez l’eau de pluie que vous pouvez récupérer chez vous !

L’eau de pluie est une ressource gratuite, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez. Il vous suffit d’une surface de captage (un toit, un sol en dur…) pour en bénéficier, alors pourquoi s’en priver ?
Que vous envisagiez de vous en servir pour une utilisation domestique, pour arroser votre jardin ou pour remplir une mare, vous aurez, en amont, besoin de savoir quel volume vous pourrez récolter sur votre site, en fonction des différentes surfaces de captages disponibles.

C’est pourquoi nous vous avons préparé cette nouvelle fiche technique gratuite, à télécharger (en cliquant sur l’illustration en bas de page), afin de vous aider à estimer facilement et rapidement le volume d’eau de pluie récupérable sur votre lieu.

Quelques conseils :

Après lecture de cette fiche technique, vous aurez tous les éléments nécessaires pour estimer correctement le volume d’eau que vous pourrez récupérer annuellement via vos différentes zones de captages.

Cette eau de pluie récoltée pourra avoir de multiples fonctions que chacun définira en rapport avec ses objectifs et son contexte (irrigation, point d’eau pour animaux sauvages ou de basse-cour, création de microclimats, régénération du sol, usage domestique…). Cela bénéficiera à l’ensemble de votre écosystème cultivé tout en vous faisant faire des économies financières et énergétiques… à condition, évidemment, de bien réfléchir au parcours de l’eau que vous allez installer sur votre site et de gérer correctement les trop-pleins !!!

Voici donc quelques conseils que nous appliquons en permaculture :

Comment stocker l’eau de pluie ?

Voici les possibilités pour stocker l’eau de pluie :

  • Exemples de stockage en contenant de l’eau de pluie récupérée
  • Exemples de stockage sur site de l’eau de pluie récupérée

Où stocker l’eau ?

Toujours au plus proche de la source !!! Et le plus haut possible, vous pourrez ainsi utiliser la gravité pour la faire circuler sans effort.

Une fois récupérée, pensez à optimiser au maximum votre eau de pluie :

Dans un design de permaculture, récupérer et stocker l’eau de pluie sur son site sont des actions incontournables à bien réfléchir pour en optimiser l’efficacité en fonction de ses objectifs et son contexte.

Extrait de la formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

 

Gardez l’eau sur votre site :

En permaculture, on considère l’eau comme un flux énergétique que l’on veut garder au maximum sur son site. On va donc mettre en place des stratégies pour la conserver au mieux en prévoyant toujours un trop-plein dans les éléments de stockage !!

Dans un design de permaculture, récupérer et stocker l’eau de pluie sur son site sont des actions incontournables à bien réfléchir pour en optimiser l’efficacité en fonction de ses objectifs et son contexte.

Exemple de mise en place d’un système de récupération des eaux de pluie à partir de la toiture d’une maison avec gestion des trop-pleins.

Exemple sur l’illustration ci-dessus, le trop-plein des cuves de stockage se vide par gravité via un tuyau (en rouge) dans des wicking-beds (bacs de culture stockant l’eau). Lorsque ces mêmes bacs sont remplis à leurs tours, un trop-plein (toujours en rouge sur l’illustration) permet de récupérer l’eau dans des seaux pour arroser le jardin. Mais cela aurait pu être une mare, ou un tuyau amenant par gravité à un autre endroit du jardin comme dans les photos ci-dessous.

Exemples utilisant la gravité pour la gestion du trop-plein.

Vous l’aurez compris, avoir une réflexion stratégique sur comment récupérer l’eau de pluie et comment la faire circuler au mieux dans votre système est une étape indispensable dans la conception d’un écosystème cultivé biodiversifié et résilient. Nous espérons que cette fiche vous aura aidé à avancer en ce sens.
Et si vous souhaitez aller plus loin et vous lancer concrètement dans la conception en permaculture ou la transformation de votre lieu, retrouvez-nous dans notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

Bonne permaculture à tous et à bientôt 😉

Calculer le volume d’eau de pluie récupérable à l’année, c’est facile !

Il vous suffit de télécharger notre fiche technique gratuite en cliquant sur le bouton ci-dessous et de suivre les étapes de ce calcul pas à pas… vous verrez, ça n’a rien de compliqué et vous vous rendrez surtout compte de toutes les économies que cette récupération d’eau peut vous apporter 😉

Récupérer son eau de pluie

Cette fiche technique gratuite à télécharger vous explique simplement comment calculer le volume d’eau de pluie que vous pourrez récupérer chez vous à l’année !

Mots clés

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Livre Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi

Portraits de S.G. Fleischhauer, R. Spiegelberger et J. Guthmann auteurs du livre Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi paru aux Éditions Ulmer.

De gauche à droite, les portraits de J. Guthmann, S.G. Fleischhauer et R. Spiegelberger, auteurs du livre « Plantes sauvages comestibles ». ©Éditions Ulmer

Lors de vos balades dans la nature, vous risquez de passer à côté d’une foule de plantes délicieuses si vous n’avez pas entre les mains un bon guide des plantes sauvages comestibles ! Publié aux Éditions Ulmer dans la collection « Pratique poche » en 2012, « Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi » a été écrit à 6 mains vertes par un ingénieur, architecte paysager (S.G. Fleischhauer), un jardinier-paysagiste, ingénieur (R. Spiegelberger) et le directeur du laboratoire de chimie des aliments à l’université technique de Weihenstephan (J. Guthmann). L’ouvrage, traduit de l’allemand, a eu un tel succès qu’il a été réédité en 2019. Il permet de reconnaître 200 plantes comestibles et de les cuisiner au retour d’une balade.

Les 3 auteurs ont tous une expérience particulière avec les plantes et ils souhaitent la partager avec le plus grand nombre. L’un s’est impliqué dans les randonnées, cueillettes et conférences sur les plantes comestibles, le deuxième, intéressé depuis longtemps à l’alimentation et à la santé, s’est spécialisé sur les plantes médicinales et les champignons et le troisième anime des ateliers pour transmettre ses connaissances botaniques aux jardiniers et collectionneurs de plantes sauvages.

Contenu du livre de S.G. Fleischhauer, R. Spiegelberger et J. Guthmann

Le livre présente les 200 espèces de plantes sauvages comestibles les plus courantes dans nos contrées européennes. Classées dans le livre selon la forme de leurs feuilles pour faciliter votre recherche et identification lors de vos cueillettes dans la nature, les plantes sauvages décrites dans cet ouvrage seront reconnaissables sans aucune ambiguïté.

Chaque fiche d’identité est illustrée d’un schéma descriptif précis des différentes parties de la plante avec leurs particularités et une photographie en couleurs permettant de confirmer l’identification in situ. Pour chaque plante, on a aussi une description du biotope où elle pousse naturellement pour savoir où chercher si on veut en trouver une en particulier et des informations botaniques précises avec le nom botanique, la famille à laquelle la plante appartient, le type de plante (vivace, annuelle, bisannuelle, arbre ou arbuste), la hauteur moyenne de la plante à maturité, sa période de floraison et la couleur de ses fleurs !

Mais il ne suffit pas de pouvoir reconnaître les plantes, il faut aussi savoir quelles parties sont comestibles, quand les récolter et quel est leur goût. Eh bien, vous trouverez la réponse à ces questions dans chacune des 200 fiches de plantes comestibles du livre, ainsi que beaucoup d’autres renseignements intéressants et utiles tels que les composants des plantes sauvages comestibles, leurs vertus médicinales, les éventuelles précautions à prendre avec la plante (si une partie est photosensibilisante ou urticante par exemple). Puis, en fin d’ouvrage, sont regroupées les fiches complètes avec description précise des espèces toxiques les plus dangereuses pour ne pas les confondre avec celles de votre cueillette. D’ailleurs, à chaque fois qu’il y a un risque de confusion entre une plante comestible et une toxique, cela est signalé à la fois sur la fiche de la plante comestible et sur celle de la plante toxique afin d’alerter le lecteur sur les éléments à vérifier pour garantir une identification formelle et sans risque !

Enfin, un tableau synthétique des saisons de récolte pour l’ensemble des plantes viendra simplifier vos recherches.

Notez, cependant, que les plantes sauvages comestibles spécifiques du bassin méditerranéen ne sont pas présentées dans cet ouvrage.

Pour qui ?

Ce livre « Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi » conviendra à de nombreux profils de lecteurs, des novices aux plus expérimentés. Curieux, amoureux de la nature, gourmands, mais aussi personnes engagées dans une démarche de permaculture, d’autosuffisance et de retour à la simplicité volontaire pourront puiser dans ce guide avec plaisir.

Selon nous, les gros avantages de cet ouvrage sont, tout d’abord son format relativement compact qui permet de le glisser facilement dans le sac à dos et ensuite son contenu très détaillé et pédagogique qui permet, même quand on est un grand débutant en cueillette sauvage, d’identifier les plantes sans aucune ambiguïté, ce qui est très rassurant pour s’y mettre sereinement, petit à petit, en toute autonomie.

Randonneurs, amoureux des cueillettes sauvages, aventuriers des papilles et de la permaculture pourront grâce à ce livre écrit dans un langage courant, partir à la recherche de ces trésors végétaux offerts par la nature et mitonner avec de bons petits plats tous aussi goûtus que surprenants.

Bon appétit 😉 !

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantes sauvages comestibles, mode d’emploi »

« Les reconnaitre, les récolter, les utiliser »

Livre de S. Guido FLEISCHHAUER, J. GUTHMANN, et R. SPIEGELBERGER
248 pages, édité par Edition Eugen Ulmer en 2019.

Prix : environ 25 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |   Unithèque   |   Fnac   |   Ulmer

Pour aller plus loin dans votre apprentissage des plantes sauvages comestibles…

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