Plantes médicinales : une sélection de livres pertinents pour l’apprentissage.

Les plantes médicinales vous intéressent pour prendre soin de vous naturellement ?

Dans cette vidéo, nous allons voir plusieurs livres intéressants pour apprendre à les reconnaître, les cultiver, mais également à les cueillir et savoir comment les utiliser au quotidien.

Pour parler de cette sélection de livres autour des plantes médicinales, nous avons fait appel à Fabien Gordon, paysan herboriste, formé à l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales. Fabien est également un permaculteur, producteur de plantes médicinales et aromatiques dans le Béarn à Caubraque, La Ferme des Médicinales.

Allons retrouver Fabien tout de suite chez lui, pour voir quelle sélection de livres, il nous a concoctée.

Et si vous souhaitez être guidé.e par Fabien à chaque étape de la réalisation de votre première pharmacie naturelle, cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus…

De l’intérêt de planter sa pharmacie naturelle.

Plantez votre pharmacie naturelle

Et apprenez à vous en servir au quotidien, grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien Gordon, Paysan Herboriste.
Vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin !

Comment a été faite cette sélection de livres autour des plantes médicinales ?

Fabien nous a préparé une petite sélection de livres qu’il aime bien, qu’il a utilisé au cours de son propre apprentissage et qu’il utilise encore régulièrement aujourd’hui.

Il a choisi des ouvrages accessibles aux débutants en faisant notamment vraiment attention aux auteurs, pour être sûr de vous conseiller des sources fiables.

Comme Fabien nous le rappelle, cette liste n’est pas exhaustive et reste en rapport avec sa propre sensibilité et son expérience, mais ce ne sont évidemment pas les seuls ouvrages existants sur ce vaste sujet.

Fabien a voulu que cette sélection suive une petite progression dans les livres qui correspond, selon lui, à la réalité de ce qu’est l’usage des plantes médicinales.

Vous découvrirez donc d’abord des ouvrages sur la reconnaissance des plantes et l’apprentissage ludique du vocabulaire botanique.

Viendront ensuite les livres sur la cueillette et l’implantation des plantes au meilleur endroit dans votre jardin en fonction de leur biotope naturel.

Diverses plantes médicinales : consoude, bleuet, échinacée, salicaire, thym, romarin…
Reconnaitre les plantes médicinales, savoir les installer au bon endroit, les cultiver, les récolter, les transformer pour finalement les utiliser au quotidien nécessite un apprentissage progressif.

Puis il nous présentera un livre axé sur la culture en bio pour dimensionner au mieux vos espaces que ce soit pour un projet amateur ou à visée professionnelle.

Deux ouvrages traiteront ensuite notamment de la récolte, la conservation et l’utilisation des plantes médicinales.

Et les deux derniers livres présentés par Fabien, vous aideront à en savoir plus sur l’art de l’herboristerie, à savoir comment assembler les plantes médicinales entre elles pour créer vos propres remèdes naturels et efficaces.

C’est parti pour cette super sélection !

Des livres pour la reconnaissance des plantes médicinales et le vocabulaire botanique

Pourquoi commencer par là ?

Aujourd’hui, on a accès à beaucoup d’informations autour des plantes médicinales, mais aussi pour de la cueillette à des fins alimentaires.

Or sur Internet, on trouve beaucoup de choses là-dessus, simplement, entre le moment où on voit la vidéo YouTube, et le moment où on se retrouve dans la nature devant une plante, des erreurs peuvent se produire.

Si on cueille la mauvaise plante, la surprise peut être au mieux pas trop problématique, mais ça peut être potentiellement grave sur certaines plantes, voire mortel dans les cas les plus extrêmes. Il est donc essentiel d’être sûr. e, de savoir exactement ce qu’on cueille.

Il existe évidemment des outils type l’application Plantnet, qui certes s’améliorent, mais qui peuvent quand même nous induire en erreur. Les résultats sur Plantnet, par exemple, donnent une indication, mais il ne faut pas les prendre comme une réponse certaine et sans équivoque.

Exemple de recherche à partir d’une photo de fleur sur l’application Plantnet donnant plusieurs réponses possibles.
Exemple de recherche à partir d’une photo de fleur sur l’application Plantnet donnant plusieurs réponses possibles.

La plante que vous avez photographiée, arrivera peut-être en 4e, en 5e, en 6e position ou pas du tout même parfois, suivant la qualité de votre photo mise dans l’application ou suivant l’état de la plante, etc.

Donc s’appuyer uniquement sur ce genre d’outils quand on cueille la plante pour du soin, pour faire une tisane ou la manger en salade, c’est vraiment déraisonnable.

Il faut être sûr. e de ce que l’on cueille et pour ça, rien de mieux que d’apprendre à utiliser une clé de détermination botanique.

Pour la reconnaissance des plantes médicinales en vue d’une cueillette sauvage sécurisée : « Petite flore » de Gaston Bonnier et Georges De Layens.

Fabien commence donc sa sélection par un livre sur l’identification des plantes dans le cadre d’une cueillette sauvage.

Pour bien débuter cet apprentissage, Fabien vous conseille de commencer avec « Petite flore » de Gaston Bonnier et Georges De Layens, qu’on trouve très facilement et qui n’est pas trop chère.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « La petite flore » de Gaston Bonnier.
Premier livre de cette sélection sur les plantes médicinales : « La petite flore » de Gaston Bonnier, un excellent livre pour apprendre à identifier une plante de manière sécurisée, sans équivoque, même quand on est débutant !

Il y en a une autre un peu plus conséquente, des mêmes auteurs, avec un peu plus de plantes, mais qui fonctionne exactement de la même façon, elle s’intitule : « Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique ».

L’utilisation de cette petite flore est très ludique. En fait, c’est un peu un jeu de piste. On va commencer par vous demander si la plante a des fleurs ou pas. Il n’y a pas besoin d’être un expert pour voir ça. Elle a des fleurs OK. Est-ce qu’elle fait du bois ou est-ce qu’elle est herbacée ? Là encore, pas besoin d’être un expert pour voir ça…  Combien sa fleur a-t-elle de pétales ? Combien d’étamines ? Est-ce qu’elle a des feuilles opposées, des feuilles alternes ? etc.

Petit à petit, ça crée comme un entonnoir et au bout du compte, l’entonnoir va se resserrer pour arriver à la détermination sûre et certaine de la plante, car ça ne peut être que cette plante qui répond à tous ces critères-là !

On peut même faire ce jeu de piste avec des enfants qui seront ravis d’enquêter et de résoudre le mystère de la plante inconnue !

Si en plus, votre enquête s’accompagne d’une petite loupe d’observation botanique (qui se trouve assez facilement dans le commerce), alors vous rentrez tout de suite dans un univers assez magique. On découvre des choses, on voit des plumes, des couleurs, des formes inouïes et on apprend à regarder le végétal différemment.

Observation à la loupe d’une fleur de calendula ou souci.
Pour observer les plantes et apprendre à les identifier en s’amusant et en s’émerveillant, une loupe est un outil précieux ! Ici, une fleur de calendula ou souci passée à la loupe !

Or, quand vous regardez vraiment en détail une plante et que vous l’avez déterminé de façon sûre, vous pouvez être sur l’autoroute à 130 km/h et même à 30 mètres ou 40 mètres en roulant à 130, vous allez reconnaître la plante à son port, son allure générale…

C’est comme quand on connaît bien une personne, on n’a pas besoin de voir les traits de son visage pour la reconnaître de loin. Rien qu’à sa façon de marcher, on sait.

C’est un peu la même chose avec une plante, une fois qu’on a passé vraiment du temps à l’observer pour l’identifier, on la connaît vraiment bien et on la reconnaîtra à tous les coups par la suite.  Et ça, c’est une super compétence, indispensable, qui peut s’acquérir petit à petit avec cette petite flore.

Donc c’est vraiment chouette et sur un livre, il n’y a pas de batterie, ça ne tombe pas en panne et son format de poche rend ce livre très pratique pour l’amener avec soi en balade.

Ceci dit pour s’entraîner à la détermination botanique, il n’y a pas besoin de partir loin en expédition, vous pouvez le faire dans votre jardin, dans la rue, en bas de chez vous, vous faites 10 mètres, il y a des plantes et hop, vous vous amusez à les identifier.

Petite flore

Pour reconnaître les plantes les plus communes ainsi que les plantes utiles et nuisibles

Gaston Bonnier / Georges De Layens

Édition Belin

Environ 12,20 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Ci-dessous, la version de la Flore de Gaston Bonnier et Georges De Layens un peu plus complète évoquée par Fabien :

Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique

Gaston Bonnier / Georges De Layens

Édition Belin

Environ 25,90 €

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Pour faciliter l’usage du vocabulaire botanique : « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille.

Au début de votre apprentissage autour des plantes médicinales, vous tomberez sûrement sur des termes de vocabulaire botanique que vous ne connaitrez pas.

Pour vous aider à l’acquérir petit à petit, Fabien vous conseille « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille.
Second livre autour des plantes médicinales sélectionné par Fabien : « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille, pour acquérir du vocabulaire botanique de façon ludique.

C’est vraiment un super beau livre, très très bien fait.

C’est un dictionnaire, les mots sont donc classés par ordre alphabétique, mais, le gros avantage est qu’ils sont extrêmement bien illustrés.

En plus de la définition claire et accessible du mot recherché, vous pouvez voir, grâce à de très belles photos, diverses représentations du mot dans la nature, comme si vous aviez trouvé et observé au bon moment toutes les plantes ou parties de plantes photographiées, dans ce magnifique dictionnaire.

Ainsi quand vous observerez une plante dans la nature, vous serez plus à même de reconnaitre telle ou telle partie et d’y associer le terme botanique correspondant parce que vous l’aurez déjà vu en détail dans cet ouvrage.

Dans la vidéo, Fabien montre l’exemple du carpelle avec une définition accompagnée d’une double page d’illustrations permettant de voir diverses représentations de carpelles dans la nature.

Exemple des illustrations photos pour le mot carpelle dans le dictionnaire visuel de botanique de Maurice Reille.
Exemple des illustrations photos pour le mot carpelle dans le dictionnaire visuel de botanique de Maurice Reille.

Ce dictionnaire visuel de botanique est donc un complément relativement indispensable à une flore en plus d’être lui aussi très ludique dans son utilisation.

Il vous amène très vite à une compétence très chouette, pour vous et toute la famille, enfants, amis…

En plus, si vous apprenez du vocabulaire, vous deviendrez un expert au Scrabble ;).

Dictionnaire visuel de botanique

Maurice Reille

Édition Ulmer

Environ 32 €

Amazon     FNAC     Ulmer     Decitre     Unithèque

Après ces livres pour l’identification de façon sécurisée, Fabien a souhaité faire un focus cueillette et culture.

Des livres pour la cueillette et la culture des plantes médicinales

Ici, on touche à la partie découverte et cueillette des plantes qu’on a déjà chez soi, mais aussi à ce que l’on souhaite implanter et cultiver chez soi.  En effet, sur un balcon, dans des jardinières, on peut déjà cultiver certaines plantes. Et avec un petit jardin encore plus… pas besoin d’avoir forcément un grand jardin pour avoir des plantes médicinales en culture.

Pour la cueillette et l’implantation des plantes au meilleur endroit : « Les encyclopédies des plantes bio-indicatrices » de Gérard Ducerf.

Fabien vous conseille ici 3 livres géniaux que nous vous recommandons aussi régulièrement tant ils sont une mine d’informations, il s’agit des Encyclopédies des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : Les 3 volumes de « L’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices » de Gérard Ducerf.
Livres de référence sélectionnés par Fabien pour savoir où installer une plante, où la trouver dans la nature et bien plus encore : Les 3 volumes de « L’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices » de Gérard Ducerf.

Il y a 3 volumes qui représentent un petit investissement parce qu’ils sont un petit peu onéreux au départ, mais ils valent largement leur prix, car c’est vraiment une mine d’informations sur les plantes avec énormément de plantes présentées. Vous y retrouverez des descriptions botaniques, des indications pour savoir si la plante est médicinale, comestible, etc.

Dans le cadre de la culture des plantes chez soi, Fabien utilise ces ouvrages pour connaître le milieu d’origine, le biotope primaire ou secondaire de la plante et les caractères du sol qu’elle aime.

Cela lui permet d’introduire les plantes dans son jardin dans le biotope le plus proche possible de leur environnement naturel d’origine, primaire ou secondaire.

Ce faisant, si la plante se retrouve dans des conditions proches de son milieu d’origine, elle y est vraiment habituée, elle s’y portera beaucoup mieux et si elle s’y porte mieux, elle sera plus saine, elle résistera mieux aux ravageurs et aux maladies. Si on a une plante plus saine, elle sera meilleure pour l’usage médicinal qu’on veut en faire, parce que les principes actifs seront d’autant plus développés du fait qu’elle grandit dans son biotope naturel et donc offre son plein potentiel.

Fabien cite l’exemple de ses débuts de producteur dans le Béarn.

Sur son terrain qui n’était qu’une prairie à la base avec un petit peu de relief, il avait quand même plusieurs types de biotopes un petit peu différents.

Quand il a commencé à introduire les plantes sur ce champ, il a accentué par diverses techniques les caractéristiques des biotopes déjà présents et ça lui a permis d’implanter des plantes qui n’étaient naturellement pas présentes du tout sur ce terrain-là.

Aujourd’hui, pas mal de ces plantes introduites par Fabien deviennent entre guillemets des « mauvaises herbes », c’est-à-dire qu’elles prolifèrent et se ressèment toutes seules donc ça prouve qu’elles se sentent vraiment bien dans ce biotope-là. Et si elles se sentent bien, elles seront en pleine santé. Et si elles sont en pleine santé, elles vous donneront leur pleine santé pour vous aussi.

Ces encyclopédies sont donc formidables pour l’aide à l’implantation au bon endroit.

Elles permettent aussi de repérer les plantes déjà présentes chez vous et, il y a fort à parier que dans les plantes qui poussent chez vous, il y a déjà des médicinales.

Plantes sauvages médicinales dans une simple pelouse : plantain lancéolé, pissenlit, lierre terrestre…
Exemple de plantes médicinales sauvages qu’on trouve facilement dans une simple pelouse : ici le plantain lancéolé est marqué d’une flèche, mais on voit aussi à côté du pissenlit ou encore du lierre terrestre… plus qu’une pelouse, un début de pharmacie naturelle à portée de main.

Pour plus de détails sur le contenu de ces ouvrages de référence, vous pouvez lire notre article dédié ici. Et pour savoir ce qu’est une plante bio-indicatrice, cliquez ici.

En gros, retenez que si la plante sauvage est là en grande majorité, elle indique quelque chose sur l’état de votre sol : compacté, avec des excès ou des carences en matières organiques, des excès ou manque d’eau, etc. C’est aussi tout cela que nous donnent comme information ces superbes encyclopédies.

La façon de les utiliser de Fabien est donc hyper intéressante pour faire les bons choix en prévision d’une culture.

On peut commencer avec un seul des trois volumes, mais ce sont vraiment des livres clés sur lesquels on revient tout le temps.

Au bureau d’études, cela fait plus de 10 ans que nous les utilisons régulièrement, ce sont des valeurs sûres.

En résumé, ils sont top pour :

  • implanter au bon endroit les plantes,
  • déduire la nature de son sol, 
  • découvrir qu’en fait, même dans notre pelouse, on a déjà un certain nombre de plantes médicinales et comestibles très utiles.

Donc ça, c’est super chouette.

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 1

Gérard Ducerf

Édition Promonature

Environ 60 €

Amazon    Unithèque    Promonature

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 2

Gérard Ducerf

Édition Promonature

Environ 60 €

Amazon    Unithèque    Promonature

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 3

Gérard Ducerf

Édition Promonature

Environ 60 €

Amazon    Unithèque    Promonature    FNAC    Decitre

Pour bien dimensionner ses espaces de productions en fonction de ses objectifs : « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio » de Wicki Gerbranda.

Le livre suivant est écrit par une productrice de plantes médicinales et aromatiques, Wicki Gerbranda. Il s’agit de « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio ».

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio » de Wicki Gerbranda.
Un livre comme on en trouve peu sur la culture des plantes médicinales avec beaucoup d’informations pratiques et données chiffrées très utiles pour démarrer un projet notamment professionnel dans ce domaine : « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio » de Wicki Gerbranda.

L’auteure a vraiment accumulé énormément de données chiffrées, donc c’est très intéressant.

Ce livre a beaucoup servi à Fabien lors de sa réflexion sur son projet d’installation professionnelle, car il donne des indications de production.

C’est-à-dire que sur X m2, vous mettez tant de plantes qui produisent tant de kilos frais qui vont vous donner tant de kilos secs et ça, c’est super intéressant à savoir pour dimensionner son projet !

Par exemple, vous adorez l’Achillée millefeuille ou elle est intéressante pour vous par rapport à une problématique de santé familiale ou récurrente, vous savez que vous allez en utiliser beaucoup, vous voulez en produire à peu près un kilo en sec.

Ce livre va vous permettre de déduire de quelle surface de culture vous aurez besoin pour obtenir ce kilo.

Donc c’est hyper intéressant pour dimensionner ce qu’on veut mettre en culture et par rapport à ce qu’on veut produire.

Cet ouvrage donne aussi des informations sur la partie utilisée, l’émondage, le temps que ça peut prendre, les temps de séchage, etc.

C’est vraiment très riche et ce sont des informations fiables acquises par la pratique, qu’on trouve très peu ailleursmême sur Internet.

Il y a vraiment une concentration d’informations super intéressantes tout en restant accessibles aux débutants, car peu techniques.

Cet ouvrage s’adresse quand même aux personnes ayant une volonté de produire en quantité relativement importante, que ce soit sur une plante particulière par rapport à une problématique pour faire une culture familiale, ou pour une installation professionnelle en production de plantes aromatiques et médicinales.

Culture des plantes aromatiques et médicinales en Bio

Wicki Gerbranda

Édition du Fraysse

Environ 18 €

Amazon

Livres pour la récolte, la conservation et l’utilisation des plantes médicinales

Maintenant que vous avez ce qu’il faut pour déterminer correctement les plantes en cueillette sauvage et pour les introduire chez nous, il faut se pencher sur leur récolte et apprendre à savoir en faire, notamment au niveau de la conservation.

Comment les conserver et les utiliser ?

Pour apprendre à récolter, conserver et utiliser les plantes médicinales : « Le chemin des herbes : du Midi à l’Atlantique » de Thierry Thévenin, Cédric Perraudeau et Jacky Jousson.

Fabien vous recommande ici un livre de Thierry Thévenin et Cédric Perraudeau, tous deux paysans herboristes et producteurs de plantes médicinales, illustré par Jacky Jousson de très belles planches botaniques. Ce livre est intitulé « Le chemin des herbes ».

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Le chemin des herbes » de Thierry Thévenin.
Livre d’un autre paysan herboriste conseillé par Fabien pour apprendre à identifier et utiliser 80 plantes médicinales : « Le chemin des herbes » de Thierry Thévenin.

Thierry Thévenin fait ce métier depuis 30 ans, il est très investi là-dedans et a écrit de nombreux ouvrages.

Il nous partage des informations de qualité et en plus éthiques, parce qu’il ne manque jamais de préciser comment bien cueillir, de ne pas épuiser la station de cueillette où on est, etc.

Il donne aussi des informations qualitatives pour bien sécher nos plantes, avec des illustrations très sympas.

Les plantes sont évidemment décrites, comment les récolter, les cultiver, les risques de confusion, quelles parties utiliser, etc.

Il présente 80 plantes en détail dans ce livre, ce qui fait quand même déjà une belle pharmacopée de base.

C’est vraiment très bien fait, très riche en informations tout en étant assez concis et très beau en même temps.

Le chemin des herbes

Du Midi à l’Atlantique, identifier et utiliser 80 plantes sauvages médicinales, alimentaires, tinctoriales

Thierry Thevenin, Cedric Perraudeau, Jacky Jousson

Édition Ulmer

Environ 30 €

Amazon     FNAC     Ulmer    Decitre     Unithèque

La récolte, la conservation et l’utilisation avec un classement par biotope : « Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser » de Thierry Thévenin.

Fabien vous conseille un autre livre de Thierry Thevenin, plus ancien, avec toute une première partie où il aborde vraiment toutes les formes galéniques, c’est-à-dire comment on peut transformer les plantes.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser » de Thierry Thévenin.
Autre livre complémentaire sur les plantes médicinales avec un classement par biotope : « Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser » de Thierry Thévenin.

Il aborde le séchage, les alcoolatures, les macérats huileux, etc.

Très intéressant aussi, car les plantes sont rassemblées par biotope (haie, champs, bord de l’eau, forêt…).

Ça permet de se dire :« tiens, là, il y a une prairie, il y a tel ou tel milieu à côté de chez moi, peut-être que je peux trouver telle ou telle plante ».

C’est très pratico-pratique, les plantes ne sont pas classées de façon alphabétique, là, on part du milieu.

Si vous cherchez une plante particulière et vous ne savez pas par où attaquer, ce livre vous indique dans quel biotope vous avez le plus de chance de la trouver.

Les plantes sauvages

Connaitre – Cueillir – Utiliser

Thierry Thévenin

Édition Lucien Souny

Environ 15,90 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque     Herbes de vie.

Livres pour apprendre à assembler les plantes médicinales entre elles de façon efficace.

Avec tous les livres vus précédemment, vous avez de quoi reconnaitre les plantes médicinales dans la nature, de quoi en cultiver, de quoi apprendre à les récolter, transformer, conserver et même utiliser de façon simple.

Il reste plus qu’à savoir comment les assembler entre elles pour nous aider dans notre santé au quotidien, pour tous les petits maux…

Exemple d’assemblage de plusieurs plantes médicinales pour confectionner une tisane à visée thérapeutique.
Exemple d’assemblage de plusieurs plantes médicinales pour confectionner une tisane à visée thérapeutique. Extrait de la formation en ligne « Je plante ma première pharmacie naturelle ».

Souvent, les remèdes maison, qu’il s’agisse d’une tisane ou autre, sont un assemblage de plusieurs plantes pour profiter de plusieurs principes actifs se trouvant dans différentes plantes afin d’en augmenter l’efficacité.

On essaie de trouver des plantes qui vont travailler en symbiose les unes avec les autres, parce que, dans cette vision holistique de la santé, on ne travaille pas que sur le symptomatique.

Par exemple, si vous avez une infection, vous penserez à une plante anti-infectieuse. Mais en herboristerie, on ne va pas travailler que comme ça. Bien sûr, il y aura des plantes anti-infectieuses dans le remède à préparer, mais il va y avoir aussi des plantes un peu anti-inflammatoires ou avec des tanins pour venir dégonfler…

Cette façon d’assembler les plantes, c’est tout l’art de l’herboristerie.

Et c’est ce qu’on trouve dans les deux derniers ouvrages présentés par Fabien.

Livre pour savoir comment assembler les plantes médicinales entre elles : « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.

Le premier c’est « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.

Fabien connait bien cet auteur puisqu’il enseigne encore à l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales et que Fabien a suivi les cours de cette encyclopédie vivante sur les plantes qu’est M. Gilles Corjon, Docteur en pharmacie avec plus de 30 ans d’herboristerie de comptoir.

Son livre, très concis, est très très bien fait.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.
Un condensé d’informations et de recettes pour savoir comment assembler correctement les plantes médicinales entre elles pour un maximum d’efficacité dans vos remèdes maisons : « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.

Il propose deux entrées :

  • Une entrée par des fiches de plantestrès bien faites, assez complètes et en même temps vraiment synthétisées, présentant donc les plantes que l’auteur estime être les plus importantes, après 30 ans de métier d’herboristerie.  Vous y trouverez autant les descriptions que les propriétés, les indications pour lesquelles elles sont utilisées, des conseils en posologie, comment les utiliser, etc.
  • La deuxième entrée, c’est plutôt par toute une liste des petits maux du quotidien : problèmes de digestion, problèmes ORL, troubles du système nerveux, troubles musculo-squelettiques… Avec cette partie-là, vous avez un problème, l’auteur vous prend par la main pour vous aider à y trouver une réponse avec une recette de remède naturel que vous pouvez faire vous-même, génial non ?

Dans la vidéo, Fabien donne l’exemple d’une recherche pour une femme qui allaite et veut stimuler la production de lait. Elle trouvera dans cette partie du livre une petite recette de tisane et même des petits compléments sur les soins du mamelon de la femme allaitante pour éviter ou soigner les crevasses.

C’est vraiment un super condensé d’informations, dans un petit format de livre très pratique, dans lequel on peut piocher au quotidien, car ça reste accessible même aux débutants.

Se soigner par les plantes

Gilles Corjon

Édition Jean-Paul Gisserot

Environ 7,50 €

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Pour en savoir plus sur l’art de l’herboristerie avec les plantes classées par systèmes (respiratoire, digestif…) : « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval.

Fabien nous conseille également un ouvrage, cette fois, du fondateur de l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales, donc quelqu’un de très investi pour maintenir ce savoir ancestral.

Il s’agit de Patrice de Bonneval, pharmacien, lui aussi avec des années de comptoir en herboristerie.

Son livre, intitulé tout simplement « L’herboristerie » est très complet et intéressant.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval.
Un livre de référence pour s’initier à l’art de l’herboristerie en assemblant correctement les plantes médicinales entre elles et bien plus encore : « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval.

On y retrouve des rappels botaniques, puis comment cueillir, préparer…

Les plantes sont ensuite classées par système (système respiratoire, digestif, nerveux…).

Et le livre contient aussi toute une partie avec des propositions de recettes traditionnelles, thérapeutiques et même cosmétiques. Il inclut également des parties sur l’aromathérapie et la phytothérapie vétérinaire.

Il y a donc plusieurs entrées pour vos recherches, c’est très bien fait, avec un peu plus d’informations que dans le précédent ouvrage de Gilles Corjon qui est, lui, plus synthétiques et d’usage immédiat.

Avec celui-ci de Patrice de Bonneval, on va aller un peu plus loin dans certaines informations.

Pour faire votre choix entre ces deux livres, ce sera une question d’approche, l’idéal étant de les feuilleter.

Pour Fabien, celui de Gilles Corjon s’utilise vraiment entre guillemets « presque comme un pense-bête » dans lequel on va piocher au besoin, car une quantité d’informations est rassemblée dans un tout petit format très facilement accessible.

Celui de Patrice de Bonneval, c’est plus un ouvrage qu’on va prendre le temps de lire avec une très grande qualité de l’information, validée par l’expérience, les études, etc.

L’herboristerie

L’herboristerie, Manuel pratique de la santé par les plantes, Phytothérapie, aromathérapie, oligothérapie, vitaminothérapie

Patrice de Bonneval

Édition Desiris

Environ 29,50 €

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Notre formation vidéo en ligne « Je plante ma première pharmacie naturelle » créée avec Fabien.

Pour vous aider dans l’apprentissage concret des plantes médicinales et remèdes naturels, nous avons conçu, avec Fabien Gordon, une formation vidéo intitulée « Je plante ma première pharmacie naturelle ».

Dans cette formation, on part des plantes avec une super sélection de 11 plantes faciles à cultiver et à entretenir faite par Fabien.

On voit d’abord comment les installer dans son jardin pour les avoir toujours sous la main, comment préparer son sol, le protéger pour favoriser une belle croissance et donc une bonne production de vos plantes médicinales.

Puis Fabien vous prend par la main et vous montre quand et comment on les récolte, on les conserve, on les prépare…

Il aborde toutes les formes de conservation, car il n’y a pas que le séchage…

Vous y trouverez aussi des recettes de tisanes, baume, huile de massage, alcoolatures, avec des procédés étonnants, notamment pour les tisanes afin d’aller vraiment chercher un maximum de principes actifs et vertus de vos plantes médicinales et ainsi profiter de tous leurs bienfaits.

Exemple de baume apaisant fait maison à base notamment de calendula.
Exemple de baume apaisant que vous apprendrez à réaliser avec Fabien dans notre formation en ligne « Je plante ma première pharmacie naturelle ».

Et, déjà, rien qu’avec l’installation chez vous, sur une petite surface (9 m2), de cette première pharmacie naturelle, vous serez à même de répondre à de nombreux petits maux du quotidien.

Cette formation permet donc de commencer sereinement avec une base solide pour ensuite, par exemple à l’aide des livres présentés ci-dessus, aller explorer d’autres plantes que ce soit en cueillette sauvage ou en culture dans votre jardin !

Pour voir nos deux vidéos précédentes sur les plantes médicinales :

Si vous les avez manquées, retrouvez ci-dessous les liens pour voir nos deux vidéos précédentes sur les plantes médicinales avec Fabien Gordon :

Merci à Fabien pour cette sélection très sympathique et vous le retrouverez prochainement pour une nouvelle vidéo qui portera, cette fois, sur les différentes formes d’utilisation des plantes médicinales.

Belles découvertes et bonnes lectures à toutes et à tous !

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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De l’intérêt des trognes ou arbres têtards au jardin en permaculture

Saviez-vous que l’hiver est la période idéale pour créer des arbres trognes ou arbres têtards ?

Et qu’avoir des trognes au jardin est vraiment un super atout pour sa résilience générale !

Les avantages de cette forme ancestrale de conduite des arbres sont, en effet, très nombreux, notamment pour la biodiversité.

Pour vous en parler, nous laissons la parole à un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, qui a créé de nombreuses trognes dans son jardin.

Il peut maintenant observer avec bonheur la vie sauvage investir ces véritables havres de paix naturels que sont les arbres têtards.

Vous verrez aussi, dans cette vidéo, différentes trognes réalisées chez Gilles, comment les faire, avec quelles essences d’arbres et pour quels bénéfices !

Au bureau d’études, nous sommes de grands partisans des trognes, et nous souhaitons que vous soyez de plus en plus nombreux à en réaliser chez vous.

C’est pourquoi nous mettons ces arbres vénérables à l’honneur ici et nous espérons que cela vous donnera envie de réaliser vous aussi des trognes dans votre jardin!

Gilles Leblais est un photographe nature, ornithologue, conférencier, auteur et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Il nous a ouvert les portes de son jardin Paradis à Velanne en Isère pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin.

Nous espérons que ça vous plaira !

⚠️ Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Des trognes de saule au potager

Les arbres têtards, on les appelle aussi les arbres trognes, parce qu’ils ont une belle trogne, c’est le cas de le dire, ce qui va créer au fur et à mesure du temps des nodosités des fois, des cavités, qui vont être d’une richesse hyper importante pour la faune.

Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager.
Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager de Gilles Leblais dans son jardin Paradis en Isère.

Alors là, vous êtes à côté du potager donc, c’est du saule marsault. J’ai pris une branche grosse comme mon pouce et je l’ai piquée dans le sol et enfoncée de 20-25 cm et tous les saules ont la possibilité, à partir d’un terrain qui soit assez frais, de repartir automatiquement.

Ils vont faire des racines.

L’eau de saule pour vos boutures

L’eau de saule, si vous mettez des petits morceaux de bois coupés de saule dans un seau d’eau, il va y avoir une enzyme qui va se mettre en place et notamment quand vous voulez recéper vos cassissiers ou framboisiers au printemps.

Cette eau de saule va permettre à vos cassissiers, vos framboisiers de refaire des racines dans cette eau de saule avec des petits morceaux de bois de saule.

Comment faire une trogne ou taille en têtard ?

Donc un morceau de bois de saule pour les arbres têtards, vous le plantez, il va faire ses racines.

Ça peut arriver que ça capote, mais la plupart du temps, ça fonctionne tout le temps.

J’ai planté ça, voilà aujourd’hui ce que ça donne 12 ans après.  L’arbre a pris son ossature et donc, je laisse pousser et tous les ans suivant mon besoin ou tous les trois ou quatre ans, je vais lui tailler sa tête.

Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves.
Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves réalisée par Gilles Leblais à l’entrée de son potager en permaculture.

Je laisse un tire-sève sur à peu près une hauteur comme ça : 10 cm. Ce qui va permettre de faire repartir d’autres branchages.

Pourquoi tailler un arbre en trogne ou en têtard ?

Des trognes pour la biodiversité

L’intérêt de trogner, c’est-à-dire de tailler la tête de l’arbre va être pour la biodiversité et ça se fait pendant l’hiver.

Tous ces rejets, on les taille au fur et à mesure et au gré du temps. C’est ce qui se faisait autrefois.

En trognant, on va créer des parties anciennes avec des cavités qui pourront permettre à des oiseaux cavicoles donc qui ont besoin de l’obscurité pour nicher, de nicher à l’intérieur.

Mais également ça peut être des chauves-souris ou d’autres micromammifères comme le muscardin, les mulots qui pourront se mettre dedans.  Même dans des bocages réussis ou même au sein du jardin, j’ai pu constater ailleurs, il peut y avoir l’hermine qui grimpe et qui va s’abriter dans un trou ou qui va y chasser.  De toute façon, ça peut être aussi un poste de guet, une fois que c’est taillé, pour la chouette chevêche.

Exemples de biodiversité photographiés dans des trognes ou arbres têtards : chouette Chevêche d’Athena, oreillard roux, hermine, torcol fourmilier femelle
Les trognes sont de véritables refuges pour la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : une chevêche d’Athena (en haut à gauche), un oreillard roux (en haut à droite), une hermine (en bas à gauche) ou encore un torcol fourmilier femelle (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Des trognes pour l’usage humain

Il y a plein d’intérêts de tailler pour la biodiversité et l’autre intérêt, ça va être pour nous. Parce qu’avec ces rejets, on peut tailler et en faire des beaux murets de branchages comme on a fait ici.

On peut aussi en faire du BRF qui servira de mulch dans votre jardin en permaculture.

Autrefois, ils coupaient tout ça pour en donner du frais en branchage au bétail entre autres.

Et si on espace les tailles, en suivant la logique de l’arbre trogne ou têtard comme ça se faisait autrefois, on va tailler une première année pendant l’hiver. Puis, on attend trois, quatre ans et là, on va en faire du bois énergie.

C’est-à-dire que les branches vont être beaucoup plus grosses. Ce sera le même principe de taille sauf que les branches que vous allez récupérer sur votre trogne pourront servir de bois de chauffage entre autres.

À l’ombre d’une trogne : une protection contre les étés caniculaires

Il y a plein de possibilités avec l’arbre têtard.

Là on est plutôt à cette saison, fin d’été avec une ombelle avec ce saule têtard à l’entrée du potager qui crée un coin de fraîcheur notamment avec l’été caniculaire qu’il y a eu, ça a permis de protéger certaines plantes, d’avoir un semi-ombrage.

Pendant l’hiver, je vais tailler.

Est-ce que j’attendrai cette année ou l’autre ? Je sais pas encore, mais en tout cas, il y aura toujours un intérêt dans le jardin pour ce type d’arbre.

Quels arbres utiliser pour faire des trognes ?

Alors il y en a plein de différents.

On a parlé des saules, moi j’utilise également les noisetiers, parce que les rejets de souches notamment, je les laisse pousser trois à cinq ans.  Ça va me servir pour les piquets, mais plus jeunes, sur ces tailles-là, ça va me servir pour tresser également parce que le noisetier, c’est un bois très souple.

Muret de branchages tressés avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard.
Muret de branchages tressés réalisé avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard réalisées au jardin par Gilles Leblais.

Ça me rappelle ma jeunesse, quand je faisais ma gaule pour aller pêcher, elle était en noisetier.

Donc le noisetier, on a parlé des saules, il va y avoir des trognes de frêne.

J’utilise également le sureau. Alors ça, c’est des tiges creuses, mais ça peut être souple également.

Le châtaignier autrefois était utilisé. Les rejets, si on taille en trogne un châtaignier, pareil, ça peut être utilisé.

Je teste également sur des érables notamment sur l’érable sycomore, là, c’est le cas devant nous, l’érable sycomore, sur des érables champêtres et dernièrement sur des merisiers.

Comment tailler un arbre en têtard : l’exemple d’un merisier

Ça c’est un merisier qui s’était implanté à côté du cabanon.

J’ai décidé de le laisser là et plutôt que de le laisser partir en plein vent et qu’il devienne un arbre immense, là, j’étais à 5 cm au niveau diamètre, c’est la bonne taille pour commencer la première taille d’un arbre têtard ou arbre trogne.

L’hiver dernier donc, j’ai taillé la tête (étêté).

J’ai laissé ce qu’on appelle des tire-sèves voilà.

Et de ces tire-sèves sont reparties plein de branches et même ailleurs.

Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier.
Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier réalisées par Gille Leblais dans son jardin Paradis.

Je vais laisser trois, quatre ans l’arbre se refaire sa tête et dans trois, quatre ans, je taillerai à nouveau pour laisser pousser. Ça, c’est une première possibilité.

Deuxième solution, c’est là par exemple, j’ai taillé au printemps, le printemps suivant, je peux recouper de la même manière. Je taille un petit tire-sève, je coupe de façon à avoir toujours des petites branches comme ça, qui me serviront pour la création des murets ou faire un treillis quelque part, un petit muret simple en tressage pour retenir de la terre…

Enfin il y a plein de possibilités à faire.

Des trognes au jardin pour protéger la biodiversité et se reconnecter à la nature

L’arbre trogne dans le jardin sur différentes espèces donc, que ce soit le frêne, que ce soit les saules, etc. ou ici un merisier, va avoir son intérêt dans un jardin.

Faire des arbres têtards est intéressant notamment dans la haie ou en bout de haie ou autour d’un verger, mais de toute façon à un endroit ou l’autre du jardin, il est intéressant aussi, surtout aujourd’hui, pour protéger cette biodiversité.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Plantez des haies incluant des arbres trognes pour vous et pour la biodiversité !

Défensive, gourmande, anti-pollution…, nous avons conçu pour vous 9 haies thématiques en permaculture pour vous permettre de planter votre abondance, créer des trognes et accueillir un maximum de biodiversité chez vous sans prise de tête.

Il est important de continuer ce travail qui a été fait autrefois par nos ancêtres.

Aujourd’hui, il est de moins en moins pratiqué, parce que les agriculteurs veulent aller plus vite, la machinerie agricole a pris le dessus, malheureusement.

La taille en trognes était pourtant une des rares choses avec le bocage qui nous permettait d’être en lien étroit avec la nature et savoir être en harmonie avec elle.

Ces pratiques anciennes de taille ont toutes leurs utilités comme les arbres têtards ou arbres trognes jusque dans nos jardins. 

Parce qu’ils vont non seulement nous permettre de réapprendre à être en contact intime avec le vivant, mais aussi continuer à être en harmonie pour protéger la biodiversité.

Exemples de biodiversité appréciant les trognes ou arbres têtards : un grimpereau des jardins, une aromie musquée, un campagnol roussâtre, une sittelle torchepot.
Grâce aux trognes, on protège la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : un grimpereau des jardins (en haut à gauche), une aromie musquée (en haut à droite), un campagnol roussâtre (en bas à gauche), une sittelle torchepot (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un livre sur les trognes pour en savoir plus

Pour approfondir vos connaissances sur les arbres têtards ou trognes, de leurs origines à leurs utilisations paysannes, mais aussi les mythes et légendes que ces arbres ont véhiculés, comment les créer, pour quels bénéfices…, nous vous conseillons l’excellent livre de Dominique Mansion intitulé « Trognes, l’arbre paysan aux mille usages » à découvrir plus en détail dans notre article dédié.

Maintenant à vous de jouer, à vos tailles, prêts, trognez 😉 !

Les Trognes

L’arbre paysan aux mille usages

Dominique Mansion

Édition Ouest France

Environ 22 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Un livre sur le bois mort complémentaire aux trognes

Et pour aider toujours plus la biodiversité à trouver refuge dans votre jardin et y rester, découvrez également notre article sur le livre de Gilles Leblais sur les branchages et bois mort au jardin, véritables trésors pour la biodiversité.

Branchages et bois mort au jardin

Des trésors pour la biodiversité

Gille LEBLAIS

Édition Terre Vivante

Environ 15 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

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Forêt jardin ou verger en permaculture, lequel choisir ?

Quand on veut produire des fruits en permaculture, de manière significative (pas juste une petite production anecdotique), on se retrouve confronté au choix du type de système qui permettra une telle production dans le respect de la nature.

Les deux principaux systèmes répondant à cela sont la forêt-jardin et le verger naturel en permaculture.

Tous deux sont vraiment très intéressants pour produire sainement tout en étant résilients et accueillants pour la biodiversité.

Le choix sera donc propre à chaque porteur de projet et dépendra surtout des objectifs et contextes de chacun !

Retrouvez ci-dessous des éléments de réflexion pour vous aider à déterminer ce qui vous conviendra le mieux.

Forêt jardin et verger en permaculture, quelle différence ?

La forêt-jardin ou forêt comestible en résumé

La forêt-jardin est un écosystème complexe qui se rapproche beaucoup d’une forêt naturelle à la différence qu’elle est entièrement conçue, réfléchie et plantée pour remplir les objectifs de la personne qui l’installe.

Vue d’une partie de la forêt-jardin de Martin Crawford, créée il y a plus de 20 ans dans le Devon, au sud de l’Angleterre.

Vue d’une partie de la forêt-jardin de Martin Crawford, créée il y a plus de 20 ans dans le Devon, au sud de l’Angleterre. Extrait de sa formation en ligne sur le design d’une forêt-jardin : « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford » © Martin Crawford.

C’est donc un projet qui nécessite un travail relativement poussé de design ou conception pour être efficace et qui portera ses fruits à moyen voire long terme.

Ce concept de forêt-jardin ou forêt nourricière est vraiment formidable et jouit d’ailleurs d’une belle image dans l’imaginaire collectif grâce à son aspect luxuriant faisant penser à un jardin d’Eden où on pourra faire ses cueillettes au gré de ses balades dans cet espace de nature retrouvée.

Si vous souhaitez vous lancer dans la conception d’une forêt-jardin, Martin Crawford, l’un des meilleurs experts mondiaux dans ce domaine, vous guidera grâce à sa formation vidéo « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford » entièrement traduite par nos soins.

Le verger naturel, un potentiel méconnu à découvrir

On a bien souvent une image du verger un peu vieillotte, de la production fruitière avec des arbres poussant en ligne souvent en monoculture, sans plantes compagnes et donc manquant de biodiversité. La culture d’un verger évoque aussi souvent l’utilisation de nombreux intrants chimiques pour gérer les ravageurs et maladies inhérents à des systèmes peu diversifiés et donc fragiles.

Or, le verger naturel en permaculture est très différent d’un verger classique, car il s’appuie sur la biodiversité tout en restant de conception rationalisée et assez simple.

Jeune verger naturel en permaculture implanté selon une forme circulaire avec, au centre, une roulotte.

Jeune verger naturel en permaculture implanté selon une forme circulaire avec, au centre, une roulotte. © Mathias Andre

Il possède donc de nombreux avantages à commencer par sa capacité à produire rapidement et efficacement des quantités importantes de fruits dans le respect de la nature.

Créez et installez votre verger naturel.

3 jours de stage pour concevoir votre verger naturel en permaculture que ce soit pour une activité professionnelle ou pour développer votre autonomie en fruits.

Comparé au concept de jardin-forêt, le verger naturel est un système plutôt méconnu des personnes s’intéressant à la permaculture et c’est bien dommage.

Voyons ensemble ses avantages et inconvénients par rapport à une forêt-jardin !

Les inconvénients du verger naturel en permaculture par rapport à la forêt-jardin

Comparé à une forêt-jardin, le verger naturel en permaculture :

  • a une esthétique moins naturelle :
    • C’est un système conçu pour faciliter les récoltes et optimiser la productivité. On voit donc plus la main de l’homme dans un verger naturel que dans un jardin-forêt, car les différents espaces de cultures sont plus clairement définis et souvent implantés en lignes (droites ou courbes, mais en ligne quand même) de façon à pouvoir accéder facilement aux fruits, y compris avec des véhicules si besoin, et à récolter plus sur un espace plus restreint.

Verger naturel en permaculture implanté en ligne droite avec cerisiers en fleurs et lierre grimpant en couvre-sol.

Exemple de verger naturel en permaculture implanté en ligne droite. © Pascal et Claire Crevel

  • utilise moins de strates de végétation :
    • Même si on va quand même avoir plusieurs strates de végétation dans un verger naturel, toutes ne pourront pas être présentes contrairement à un jardin forêt qui peut vraiment toutes les accueillir. On pense ici notamment à la strate des grands arbres de canopée ou à certaines strates herbacées qui ne seront pas compatibles, par exemple, avec du pâturage d’animaux comme des moutons, poules, cochons… dans le verger naturel.
  • aura des zones sauvages plutôt en périphérie :
    • Même si on installe, dans un verger naturel, des arbres dédiés à la biodiversité et des niches écologiques, les véritables zones sauvages non touchées se trouveront plus en périphérie du système.
  • est un écosystème moins complexe qu’une forêt-jardin :
    • Parce qu’il est plus rationalisé en vue de produire du fruit, mais aussi pour les raisons listées ci-dessus, un verger naturel formera un écosystème moins complexe qu’une forêt-jardin. Par conséquent, au niveau de la faune notamment, les chaines alimentaires existantes dans un verger naturel (relations entre proies et prédateurs) seront moins complexes que dans un jardin-forêt et donc un peu moins résilientes.

Les avantages du verger naturel en permaculture par rapport à la forêt-jardin :

Comparé à une forêt-jardin, le verger naturel en permaculture :

  • est plus simple à concevoir :
  • est plus rapide à installer et à produire de façon significative :
    • Étant conçu dans le but de produire efficacement en quantité significative, le verger naturel en permaculture se révèle plus vite productif qu’une forêt-jardin qui nécessite généralement plus de temps pour atteindre son plein potentiel.
  • est très économique (1 à 2 € l’arbre fruitier) avec cette méthode :
    • L’investissement de départ sera donc plus vite rentabilisé.
  • est très productif :
    • Le verger naturel en permaculture est un système pouvant tout à fait servir de base à une activité professionnelle de production fruitière tant il est efficace et rentable.

Abondante récolte de fruits diversifiés : pêches, nèfles, pommes, poires, prunes quetsches…

Abondante récolte de fruits diversifiés : pêches, nèfles, pommes, poires, prunes quetsches…

  • nécessite peu de connaissances à apprendre :
    • Une fois la méthode acquise et les choix de végétaux effectués, la somme de connaissances à maitriser pour débuter son verger naturel est bien moindre que dans le cas d’un jardin-forêt plus complexe.
  • nécessite peu de maintenance :
    • Comme les espaces sont bien définis et rationalisés dans leur organisation, leur maintenance est facilitée et de gestion simple avec des périodes d’interventions clairement identifiées et concentrées sur des espaces souvent moins étendus que dans le cadre d’un jardin-forêt.
  • rend les récoltes efficaces et rapides :
    • Contrairement à un jardin-forêt où, question récolte, on est plus souvent dans la notion de glanage par-ci, par-là, au fil d’une balade ; dans un verger naturel, les récoltes sont efficaces et rapides, car les arbres fruitiers sont facilement accessibles et concentrés sur un même espace.
  • produit des « valeurs sûres » qu’on sait cuisiner, transformer, conserver :
    • Le verger naturel visant vraiment l’efficacité dans la production fruitière, il inclut généralement les fruits qui nous plaisent gustativement et dont on sait quoi faire en termes de cuisine et conservation.
    • Dans une forêt-jardin, à l’inverse, on est souvent tenté, dans un souci de diversité, d’esthétisme ou par simple curiosité, d’implanter des fruitiers originaux dont on ne connait pas les fruits et dont on ne sait pas trop quoi faire au final, ni même si on va en apprécier le goût.
  • Offre la possibilité de faire pâturer des animaux :
    • Dans sa conception, notamment si cela est anticipé dès le départ du projet, le verger naturel en permaculture se prête aussi très bien à de l’élevage animal.
    • En pâturant dans les allées du verger, les animaux créent de super synergies avec celui-ci en coupant les chaines de reproduction de certains ravageurs par la consommation des fruits infestés tombés au sol, en fertilisant le sol de leurs déjections, en permettant des productions en plus (œufs, viande, lait…) et donc un revenu supplémentaire en cas de projet professionnel.

Des animaux d’élevage peuvent très bien être intégrés dans un verger naturel en permaculture.

Des animaux d’élevage peuvent très bien être intégrés dans un verger naturel en permaculture.

  • Nécessite moins de place :
    • Un verger naturel peut se concevoir même dans un petit jardin ou un espace restreint.

Comment implanter son verger naturel en permaculture ?

Voici les 4 grandes étapes de la création d’un verger naturel :

1. Comprendre son lieu et le fonctionnement de la nature :

Comme toujours en permaculture, tout commence par l’observation de son lieu (eau, vent, animaux, sol…) afin de bien en comprendre les forces et faiblesses, en connaitre les ressources visibles et invisibles…

2. Concevoir son verger naturel :

Avec un peu de méthode, la conception de son verger naturel permet de bien le dimensionner et de choisir pertinemment :

  1. La hauteur des arbres
    • Il existe différentes hauteurs d’arbres qui permettent soit d’accueillir des animaux en pâturage, soit de se faciliter la récolte.

    Illustration des différentes hauteurs d’arbres fruitiers basses tiges, demi-tiges ou hautes tiges.

    Illustration des différentes hauteurs d’arbres fruitiers à choisir selon votre projet de verger naturel. Pour une même variété de fruits, il est possible de choisir des arbres basses tiges, demi-tiges ou hautes tiges. Croquis extrait du support de cours du stage sur le verger naturel avec Mathias Andre.

  2. S’il y aura des animaux ou pas
    • L’élevage d’animaux, comme des volailles (poules, canards…), des lapins, des cochons ou encore des ovins ou des bovins, peut très bien être combiné avec un verger naturel en permaculture.

    Illustration de ce qu’implique la présence d’animaux pâturant dans le verger (ici de petits animaux type poules, lapins ou cochons Kune Kune), en termes de protection des jeunes arbres fruitiers.

    Illustration de ce qu’implique la présence d’animaux pâturant dans le verger (ici de petits animaux type poules, lapins ou cochons Kune Kune), en termes de protection des jeunes arbres fruitiers. Selon le type d’animaux choisi, les hauteurs d’arbres et protections à prévoir seront différentes. Croquis extrait du support de cours du stage sur le verger naturel avec Mathias Andre.

  3. Les bonnes variétés fruitières
    • Choix des goûts, des variétés plus ou moins tardives, adaptées à son terroir, en adéquation avec les utilisations souhaitées (fruits de table, pour du jus ou pour autres préparations).
  4. La forme de son verger
    • En lignes droites, en cercles ou autres, avec combien de strates de végétations différentes…

3. Mettre en place son verger en permaculture :

Grâce à la méthode enseignée par Mathias Andre dans nos stages, installer son verger naturel devient vraiment une étape très simple, car bien structurée et conçue en amont pour répondre à vos besoins.

4. Entretenir son verger naturel et en récolter les fruits :

Comme vu précédemment, l’organisation rationnelle de votre verger en permaculture permet de réduire le temps consacré à sa maintenance et aux récoltes avec des interventions ponctuelles bien identifiées, faciles à anticiper et regroupées sur des zones concentrées.

Récolte de pommes facilitée car concentrée sur un espace restreint, on ne s’éparpille pas, ce qui rend nos actions plus efficaces.

Récolte de pommes facilitée car concentrée sur un espace restreint, on ne s’éparpille pas, ce qui rend nos actions plus efficaces.

Je passe à l’action et mets en place mon verger en permaculture

Vous voulez créer votre abondance en fruits de manière efficace et économique ?

Dans, ce cas, vous l’aurez compris, nous vous conseillons d’aller vers la création d’un verger naturel en permaculture plutôt qu’une forêt-jardin.

Alors, si vous voulez vous lancer et mettre un coup d’accélérateur à votre projet, suivez notre stage de 3 jours dédié à la création d’un verger naturel avec Mathias Andre, arboriculteur et formateur expérimenté, spécialiste du verger naturel en permaculture !

Voici un retour, en vidéo, des participants à ce stage des sessions 2022 :

En conclusion, pour faire votre choix entre forêt-jardin et verger naturel :

En conclusion, le choix entre une forêt jardin et un verger naturel dépendra de vos préférences et de vos objectifs en matière de productions fruitières.

Si vous avez la patience de créer et d’entretenir un écosystème complexe et que vous privilégiez l’accueil de biodiversité à la production de fruits, une forêt-jardin sera la meilleure option même si elle est plus compliquée et plus longue à mettre en place.

Et si vous cherchez clairement à produire des fruits en quantité significative, de manière durable tout en favorisant aussi une belle biodiversité, alors c’est le verger naturel en permaculture qui vous correspondra le mieux.

Enfin, pour les plus motivés d’entre vous qui n’arriveraient vraiment pas à faire un choix, à partir du moment où vous avez un terrain suffisamment grand et du temps pour bien faire votre conception globale (design de permaculture), il est tout à fait possible de combiner les deux en intégrant un verger naturel dans une forêt-jardin ou inversement !

Bonne permaculture à toutes et tous !

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Changer de vie : de photographe à producteur de plantes médicinales

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous mettre en quête de sens dans nos activités professionnelles, à vouloir « faire notre part » dans notre vie professionnelle aussi pour tendre vers une société plus juste, plus durable et plus humaine !

Et donc à opérer un changement de vie, parfois assez radical !

Aujourd’hui, nous voulions vous partager le témoignage de Fabien, permaculteur et ami de longue date, qui est passé de photographe indépendant à Paris à producteur de plantes médicinales dans le Béarn !

Découvrez dans cette vidéo son parcours de vie, du déclic jusqu’à son installation en passant par ses formations et divers apprentissages pour développer de nouvelles compétences…

Comment changer de vie professionnelle : le déclic qui amènera à tout quitter !

Comment est venue l’envie de changement de vie ?

Originaire de Bayonne, Fabien monte à Paris avec sa petite famille pour exercer le métier de photographe indépendant.

Il fait l’acquisition d’un petit pavillon en banlieue avec un petit jardin de 200 m2 qui devient très rapidement sa bouffée d’air pour se détendre, ralentir et mettre de côté la vie trépidante, speed, parfois stressante d’un photographe indépendant à Paris.

Coin détente du petit jardin en permaculture de Fabien en banlieue parisienne

Coin détente du petit jardin en permaculture de Fabien en banlieue parisienne, son havre de paix pour se reconnecter à la Nature.

Ce jardin devient donc le lieu où il se ressource, où il met les mains dans la terre, où il se reconnecte avec la Naturegrâce au contact avec le monde végétal.

Attiré depuis longtemps par la pharmacie naturelle et l’univers des plantes médicinales, il peut désormais, dans ce petit jardin, les implanter, expérimenter, goûter…

Apprenez à cultiver et utiliser 11 plantes médicinales de base, sur seulement 9 m².

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien Gordon, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Le jardinage loisir des débuts devient vite une passion qui lui permet également de rencontrer la permaculture et de se passionner aussi pour le design en travaillant à l’aménagement permacole de ce petit jardin si particulier, large de 5 m seulement et composé de 7 terrasses.

Il conçoit donc avec enthousiasme ce jardin en permaculture dans lequel il s’amuse à mettre en œuvre les principes de permaculture au travers de divers outils et techniques adaptées à son contexte.

Design en permaculture d’un petit jardin de ville.

Un design de permaculture amusant à faire sur ce petit jardin assez spécial avec ses 7 terrasses et ses 5 m de large seulement.

Il s’essaye à diverses cultures potagères, fruitières et médicinales et de fil en aiguille, s’inscrit à des stages en permaculture pour parfaire ses apprentissages.

Et là c’est le déclic : à l’occasion de ses stages, Fabien rencontre des personnes ayant fait l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales et c’est alors que grandit en lui l’envie de se former aussi à l’herboristerie.

La formation qui va vraiment déclencher son changement de vie

Fabien s’inscrit en 2012 à la formation d’herbaliste de l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales (ELPM).

Cette formation sur trois ans lui permet de consolider ses connaissances et de continuer à expérimenter dans son petit jardin tout en maintenant son activité de photographe qui reste encore son gagne-pain principal.

En parallèle de sa formation à l’ELPM et de son travail de photographe, Fabien enrichit ses compétences et gagne en confiance en soi : il part régulièrement en cueillette sauvage sur les berges de la Seine et botanise dès qu’il en à l’occasion, il commence à préparer des remèdes familiaux avec les plantes médicinales, il s’investit même dans des projets de jardins associatifs sur Epinay à destination des enfants.

Franchir le cap et déménager pour changer complètement de mode de vie

6 ans de questionnements avant de décider de changer de vie et franchir le cap !

Franchir le cap ne s’est pas fait du jour au lendemain pour Fabien qui a pris le temps de la transition : 6 années de questionnements et d’introspections.

Son cheminement commence en 2009 dans son petit jardin privé où il fait ses premières plantations et expérimentations.

Le lierre terrestre, Glechoma hederacea, une plante médicinale sauvage très intéressante.

Au premier plan sur la photo, le lierre terrestre, Glechoma hederacea, une des premières plantes médicinales accueillies par Fabien dans son petit jardin en banlieue parisienne.

Premier tournant dans le changement de vie de Fabien, 3 ans après, en 2012, quand il s’inscrit à un stage en permaculture puis dans la foulée à la formation d’herbaliste à l’ELPM.

Pendant la formation d’herbaliste, le besoin de changement pour aller vers un projet autour des plantes médicinales avec beaucoup plus de sens écologique et permaculturel devient de plus en plus évident, tout comme l’envie de quitter la région parisienne.

En parallèle, le métier de photographe, notamment dans sa partie alimentaire, prend de moins en moins de place dans sa vie.

Un nouveau lieu pour changer de vie

En 2015, fraichement diplômé de l’ELPM, Fabien se sent enfin prêt à quitter Paris et opérer vraiment son changement de vie : déménager dans le Béarn et devenir producteur de plantes médicinales.

Fabien fait alors le grand saut : il trouve le terrain qui lui convient soit 1,2 ha de surface, à côté d’Orthez, sur la commune de Baigts-de-Béarn.

Il lance tout de suite sa nouvelle activité avec la naissance de Caubraque, La Ferme des Médicinales qui propose des tisanes, des sirops, des gelées et des sels aromatisés à base des plantes médicinales que Fabien produit en agriculture biologique.

Caubraque, La Ferme des Médicinales, une marque qui propose des tisanes, sels aromatisés, gelées et sirop de plantes médicinales cultivées en agriculture biologique dans le Béarn.

Fabien change de vie et crée Caubraque, La Ferme des Médicinales, une marque que vous pouvez retrouver dans les magasins bio de sa région et dans la boutique de l’ESAT avec lequel il travaille aujourd’hui.

La nouvelle vie de Fabien avec Caubraque La Ferme des Médicinales

Aujourd’hui, Fabien cultive en bio sur 5000 m2 environ 50 plantes médicinales et il cueille aussi en sauvage une dizaine de plantes médicinales courantes de sa région.

Ses produits sont distribués dans plusieurs magasins bio de sa région et aussi disponibles à la vente en ligne ici.

Il agrandit chaque année sa surface de culture selon ses besoins.

Il a utilisé les outils contextuels de la permaculture pour mettre en place sa production avec notamment :

  • des planches permanentes comme support de culture avec des dimensions pratiques pour lui (passage du tracteur, enjambée), soit des planches de 10 m de long par 80 cm de large
  • une implantation sur les courbes de niveau (technique du keyline design)
  • de la toile tissée en couverture principale pour minimiser les désherbages plus, au cas par cas, des mulchs de matières organiques comme du broyât récupéré auprès d’entreprises d’entretien d’espaces verts.
Culture bio de plantes médicinales sur planches permanentes recouvertes de toiles tissées.

Sur sa ferme, Fabien cultive la plupart de ses plantes médicinales sur planches permanentes recouvertes de toiles tissées.

Il a tiré profit des différents biotopes présents naturellement sur son terrain en aménageant 2 zones principales :

  1. Une zone très ensoleillée, sèche et drainante dans laquelle il a installé les plantes médicinales de milieux méditerranéens telles que le romarin, le thym, la sauge, l’hysope…
  2. Une zone en pente plus humide et aussi plus humifère dans laquelle il a installé les plantes médicinales ayant besoin d’un biotope plus frais et plus riche comme la salicaire.

Fabien s’attache également à réintroduire l’arbre dans le design en permaculture de sa ferme notamment par l’installation de haies médicinales sur le principe des haies fruitières, mais composées principalement d’arbres et arbustes aux fonctions médicinales (sureau noir, gattilier, laurier…).

Ces haies médicinales ont, en plus, été pensées pour remplir plusieurs fonctions et donc positionnées sur le terrain de manière à servir également de haies brise-vent !

Haies arbustives multifonctions à vocations médicinales, servant aussi d’élément brise-vent et attracteur de biodiversité.

Haies arbustives à vocations médicinales plantées par Fabien sur sa ferme pour diversifier ses récoltes mais aussi servir de brise-vent et d’attracteur de biodiversité.

2021, nouveau changement de vie professionnelle pour Fabien

En 2021, Fabien commence à se sentir fatigué, car il gère tout, tout seul de A à Z. Il est donc à la fois producteur, récoltant, transformateur, vendeur et livreur… le burn-out n’est pas loin et il est urgent pour Fabien de retrouver plus de bien-être dans son quotidien.

Or, à 400 m de son champ de cultures se trouve un ESAT (Établissement et Services d’Aide par le Travail destiné aux personnes en situation de handicap) dont il croise souvent les usagers.

Cet ESAT propose notamment dans ses activités de l’étiquetage. Il va donc à leur rencontre et décide de leur sous-traiter dans un premier temps toute la partie étiquetage de ses produits.

Produits de Caubraque La Ferme des Médicinales, étiquetés par l’ESAT voisin de la ferme.

Fabien commence par sous-traiter l’étiquetage de ses produits à l’ESAT voisin de sa ferme.

Comme un ESAT est un établissement un peu hors du marché vu que c’est associatif, sans but lucratif, leur objectif reste, avant tout, la réinsertion des personnes en situation de handicap quand c’est possible ou en tout cas de tout faire pour leur projet de vie.

Les responsables de l’ESAT étaient donc très intéressés d’avoir de nouvelles activités et nouveaux ateliers diversifiés à proposer pour que les personnes puissent voir différentes choses et ne soient pas monotâches.

En plus, le thème des plantes médicinales dans du médico-social a du sens.

Petit à petit, un rapprochement de plus en plus important se fait jusqu’à ce que la marque de Fabien, Caubraque, La Ferme des Médicinales, intègre carrément la structure de l’ESAT.

Aujourd’hui, ce sont eux qui gèrent la production et Fabien leur transmet ses compétences pour les rendre autonomes, déjà au niveau de l’atelier de production, mais aussi pour sensibiliser, raconter, faire toucher, faire sentir, etc.

Fabien s’épanouit avec ce nouveau volet transmission qui le fait vibrer et qui lui permet, en faisant gagner l’ESAT en autonomie sur la production, de se libérer du temps pour faire de la recherche, de nouvelles créations, nouvelles recettes, partir à la rencontre de nouvelles plantes, de faire des essais de culture pour ensuite, si la plante est intéressante, la mettre vraiment en culture et l’ajouter au catalogue…

Cette nouvelle organisation est donc très stimulante et source de bien-être à la fois pour les personnes de l’ESAT et pour Fabien.

Récolte de fleurs de soucis, calendula officinalis, sur le site de Caubraque, La Ferme des Médicinales.

Récolte de fleurs de soucis, calendula officinalis, sur le site de Caubraque, La Ferme des Médicinales par des personnes de l’ESAT voisin qui est désormais en charge de la production.

Au travers de cette collaboration, ce sont les 3 éthiques de la permaculture qui sont mises en œuvre au quotidien :

  • prendre soin de la terre par un travail en bio, essentiellement manuel en utilisant les outils permaculturels, en aggradant le site de la ferme, en réintroduisant l’arbre et donc plus de biodiversité,
  • prendre soin de l’Humain en adaptant le travail et le rythme de production aux personnes en situation de handicap (horaires, diversités des tâches, contact avec le monde végétal…) et en prenant aussi soin de soi.
  • partager les bienfaits des plantes (partage des recettes d’herboriste, qualité de transformation…)

Aujourd’hui, Fabien est fier et heureux de partager sa passion et son travail avec cet ESAT.

Son changement de vie lui a permis de s’accomplir véritablement et de retrouver du sens et du bien-être dans son activité comme dans sa vie en général.

Alors, si vous aussi, vous avez envie ou besoin de changer de vie pour vous réaliser, nous espérons que ce témoignage de Fabien vous aura inspiré.

N’hésitez pas à nous partager vos avis en commentaire !

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L’article Changer de vie : de photographe à producteur de plantes médicinales est apparu en premier sur Permaculture Design.

Gardez le bois mort dans votre jardin en permaculture !

En permaculture, la nature est notre professeur principal que nous essayons d’imiter au mieux pour augmenter la résilience et l’autonomie de nos lieux. En observant la nature, on constate assez vite qu’elle a prévu une deuxième vie bien remplie à une ressource abondante et sans cesse renouvelée : le bois mort, notamment en le transformant en gîte pour une ribambelle d’insectes et d’animaux ou en nourriture pour des champignons divers dont certains comestibles intéressants.

Au bureau d’études, nous aimerions que de plus en plus de monde réalise à quel point le bois mort au jardin est une niche écologique formidable si facile à mettre en place.

C’est pourquoi nous sommes allés à la rencontre d’un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, auteur du livre « Branchages et bois mort au jardin : des trésors pour la biodiversité. ».

Il nous a ouvert les portes de son « Jardin Paradis » à Velanne en Isère pour nous montrer concrètement comment il utilise les arbres morts et plus généralement le bois mort dans son jardin 🪵 pour favoriser un maximum de biodiversité !

Découvrez les conseils de Gilles et des gestes simples 😲 pour aider la faune sauvage à s’installer durablement chez vous dans la vidéo ci-dessous :

Vous souhaitez augmenter la biodiversité dans votre jardin ? Alors, maintenant à vous de jouer !

Gilles est aussi un photographe nature, ornithologue, conférencier et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Vous le retrouverez donc prochainement dans nos publications pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin 🦔🪲🐿.

Nous espérons que ça vous plaira !

Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Les intérêts du bois mort dans votre jardin en permaculture

Le bois mort est d’une richesse étonnante. Tout ce qui tombe de l’arbre revient à l’arbre en quelque sorte.
D’où l’intérêt de garder ce bois mort au niveau biodiversité, mais pas que.

Le bois mort va se décomposer sur place, va créer un humus hyper intéressant.

On peut même, sur du bois mort, cultiver des champignons (champignons de type shiitake, pleurotes).

Pleurotes en huître poussant sur un tronc de bois mort dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

En plus d’attirer la biodiversité, le bois mort au jardin peut aussi servir à cultiver des champignons comestibles ! Exemple chez Gilles Leblais avec ces pleurotes en huîtres (Pleurotus ostreatus). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Donc il y a un intérêt qui est vraiment fondamental dans le jardin et pour attirer cette biodiversité.

Sous quelles formes garder le bois mort dans votre jardin en permaculture ?

Un simple tas de bois, quelques coupes dans la haie qui ont été posées là et puis au fur et à mesure du temps, c’est le lierre, une plante grimpante qui a pris le dessus.
Ça fait partie d’une possibilité avec le bois mort, comme ça se passe dans la nature.

L’intérêt de faire ça, c’est qu’il est bien évident que des animaux vont trouver le gîte.

Notre ami le hérisson, « Picpic » comme je l’appelle, pourra habiter dans ce tas de bois.

Ses petites cousines les musaraignes même chose et de nombreux insectes également donc, qu’on arrête de dire que le bois mort ce n’est pas propre.

Le hérisson (à gauche) et la musaraigne (à droite) sont deux auxiliaires du jardin en permaculture trouvant refuge dans les tas de bois mort.

Un tas de bois mort au jardin servira de gîte à de nombreux animaux sauvages à commencer par le hérisson ou encore la musaraigne, tous deux excellents auxiliaires du jardin dévoreurs, entre autres, de limaces et d’escargots. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Ça peut être très joli, mais même dans un paysage de nature, au pas de sa porte comme dans mon jardin, il va avoir son rôle à jouer.

Le vieil arbre mort sur pied

Un arbre mort sur pied, on ne va pas le couper. On va le laisser également à la faune.

Cet arbre mort était debout il y a encore quelques semaines et avec un coup de vent, il s’est couché.
Ce n’est pas grave, je vais le laisser vivre, continuer à vivre puisque, à l’intérieur de cet arbre couché, d’innombrables animaux vont vivre ou séjourner.

Je peux vous certifier que j’ai notamment de la petite biche qui est un gros coléoptère qui va avoir son intérêt, et comme du lucane cerf-volant également qui vont être présents dedans notamment quand les femelles pondent et ont besoin de ce bois mort pour pondre.
Leurs larves vont se développer de 2 à 3 ans dans ce bois mort.

La petite biche et le lucane cerf-volant sont deux insectes utiles ayant besoin de bois mort pour vivre et s’installer durablement dans un jardin en permaculture.

Le bois mort au jardin en permaculture abrite de nombreux insectes utiles comme la petite biche (à gauche) ou le lucane cerf-volant (à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Donc ce bois mort a un intérêt crucial pour ces animaux.

Le tas de bois mort idéal qu’on devrait trouver dans tous les jardins

Un tas plus gros, pareil, bois mort empilé, avec comme un toit de chaume en fait et il aura le même intérêt que tout ce dont j’ai pu parler avec d’autres espèces.

L’idéal dans un jardin : 1,20 m de haut, la même chose de large, au moins un tas comme ça dans son jardin.

Tas de bois mort réalisé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis pour attirer la biodiversité.

Exemple de tas de bois mort réalisé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis à Velanne pour attirer la biodiversité.

Plus votre jardin est grand, plus vous pouvez en répartir partout.

Ça aura son intérêt de toute façon.

S’inspirer de la haie sèche ou haie de Benjes

Voilà un exemple où je me suis inspiré de la haie sèche ou la haie de Benjes. Des piquets ont été plantés, je tresse des branches autour et j’empile du bois mort.

J’ai créé là un cercle qui deviendra peut-être un potager plus tard. Pour l’instant, il encercle une prairie fleurie.

Structure en branchages et bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

Structure en branchages et bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes pour attirer la biodiversité dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

Donc ça, c’est un cercle de branchage.
L’intérêt c’est que je mets du branchage à l’intérieur et je vais m’en servir pour créer son ossature, les piquets, et je vais tresser en fait un simple branchage autour.
Il peut y avoir plusieurs types de bois.

Je le fais avec tout…
Je vais me servir, entre autres, de saule comme ici, c’est du saule osier, un jaune, il y en a d’autres, il y a du saule marsault, et il y en a beaucoup d’autres encore.

Pendant l’hiver, je taille et je peux me permettre de tresser avec les plus grosses branches.

Je vais tresser l’ossature de ces tas de branchages.

Une vieille souche au sol

Voilà du bois mort, du piquet, un bois mort fiché au sol, une vieille souche au sol.
On voit même là, une petite galerie probablement de campagnol, mais ça peut être aussi une belette qui vient chasser à l’intérieur.

Belette (Mustela nivalis) au pied d’une vieille souche de bois mort laissée au jardin.

Belette (Mustela nivalis) au pied d’une vieille souche de bois mort laissée au jardin. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Une vieille branche plantée au sol ou dans une haie

Ces tiges de bois que je plante vont servir de perchoir aux oiseaux insectivores.

Dans la prairie et dans les friches qu’on a derrière nous, ça va leur permettre de chasser suivant les hauteurs aussi.

Si c’est un gobemouche, ce sera ça, si c’est la fauvette à tête noire, ce sera d’une autre manière, si c’est le rouge-queue à front blanc, lui viendra chasser au sol ou il viendra chasser en vol, ça dépend suivant les espèces.

Donc bois mort planté sur pied, une simple branche va avoir son intérêt et même quand on crée sa haie, on peut rajouter du bois mort pour rajouter un coup de vieillesse à la haie, mais qui sera repéré, entre autres, par les oiseaux.

Jeune rouge-queue à front blanc (mâle immature) perché sur une vieille branche morte dans le jardin.

Jeune rouge-queue à front blanc (mâle immature) perché sur une vieille branche morte dans le jardin d’où il peut facilement s’envoler pour chasser des insectes. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un muret en branchages de séparation avec le terrain voisin servant de corridor biologique

Muret de branchage tout le long, entre les voisins et le terrain, comme ça j’ai créé un corridor biologique entre ma haie d’un côté et le côté du voisin.

Et il y a, à nouveau, les tas de bois mort.

Le bois mort est essentiel pour les précieux auxiliaires du jardin

L’intérêt de faire ça, c’est que vous récupérez votre bois mort.

Il n’y a pas de déplacement à la déchetterie ou quoi que ce soit.

Vous allez mettre votre jardin sous haute protection.

Les auxiliaires précieux au jardin vont être dans ce bois mort.

On a déjà parlé du hérisson, des musaraignes, ces petites cousines, c’est le genre de choses qui va leur convenir, mais pas que.
Entre autres, il va y avoir des insectes très intéressants comme les carabes.

Aujourd’hui, j’ai quatre espèces différentes de ces coléoptères dans mon jardin qu’on appelle les carabes ou carabidés.
Ce sont des coléoptères rampants (qui ne volent pas). Ils se déplacent pour chasser dans le jardin.

Photos de plusieurs espèces de carabes, coléoptères rampants et précieux auxiliaires au jardin en permaculture nichant dans le bois mort en hiver.

Le bois mort au jardin en permaculture abrite de précieux insectes auxiliaires comme les carabes, coléoptères rampants dévoreurs de limaces et d’escargots. De gauche à droite : carabe doré ou jardinière (Carabus auratus), carabe violet (Carabus violaceus ssp. purpurascens) et carabe chagriné (Carabus coriaceus). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Pendant les périodes hivernales de l’automne à l’hiver, ils vont passer l’hiver dans ces tas de branchages et bois morts.

Quand le printemps va arriver, ils ont jeûné pendant tous ces mois d’hiver et ils ont envie de boulotter et la première chose qu’ils vont faire en sortant de ces tas de bois morts, c’est qu’ils vont aller à la recherche des œufs et des larves de limaces et d’escargots.

D’où l’intérêt de garder son bois mort au jardin puisque là, on a affaire à des auxiliaires plus que précieux au sein même du jardin.

C’est ça être en lien avec la nature.

C’est savoir mettre notre patte, notre intelligence si on en a une, au service de cette nature, mais à notre service aussi et en même temps, on sait qu’on protège cette biodiversité.

Branchages et bois mort au potager en permaculture : un élément, plusieurs fonctions !

Voilà le petit potager donc même chose, muret de branchages sauf que là, j’ai pensé cultures également.

C’est un principe de permaculture tout simple.

Le bois mort a été empilé sur la moitié des murets, ensuite litière de feuilles mortes et ensuite, un paillage classique à la paille.
Alors ça peut être avec des fougères, ça peut être avec plein d’autres choses.

Pied de rhubarbe planté dans une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes dans le petit potager de Gilles Leblais.

Une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes peut aussi servir de support de culture au potager comme ici avec un pied de rhubarbe planté dedans.

C’est la deuxième saison que ces murs ont été faits donc j’ai commencé des tests, notamment avec des courges.
Il y a un plant de rhubarbe aussi qui est bien parti.

L’année prochaine je pourrai commencer avec des blettes, des salades, des choses comme ça dessus.

J’ai un muret de branchage qui met sous haute protection mon potager avec des auxiliaires précieux comme on a pu voir, les carabes, les musaraignes, ça peut être aussi le lézard vert.

Il va y avoir des oiseaux aussi qui peuvent venir nicher, notamment l’accenteur mouchet, le rouge-gorge que tout le monde connaît, le troglodyte mignon, qui ont besoin de ces tas de bois pour chercher leur nourriture, mais ils peuvent y trouver également le gîte pour construire leur nid.

Auxiliaires du potager attirés par une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou de Benjes : le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite).

Une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes, entourant le potager, place celui-ci sous haute protection en attirant de nombreux auxiliaires tels que le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Et puis l’autre intérêt, c’est qu’on va en faire une planche de culture.
Ce n’est pas pour rien que j’ai empilé du bois mort, une litière de feuilles et de la paille par-dessus.

Au printemps, il suffit simplement d’écarter la paille qui va être au milieu, de mettre un petit peu de compost à la rigueur, et de mettre le plant que vous avez envie de faire partir.
Ça peut être une blette, une salade ou les courges comme j’ai pu mettre cette année, etc.

Et c’est tout simple, c’est tout bête et je crée un espace supplémentaire en hauteur pour la culture potagère.

On allie le bon sens d’un potager sain et utile, où on va pouvoir donc se nourrir, nourrir la biodiversité, la protéger et vivre en harmonie avec la nature et réapprendre à comprendre cette vie qui nous entoure et l’intérêt qu’on a à la protéger au pas de sa porte et dans nos jardins bien évidemment.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Branchages et bois morts au jardin : Des trésors pour la biodiversité »

Des trésors pour la biodiversité

Livre de Gille Leblais

131 pages - édité par Édition Terre Vivante

Prix : environ 15 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |    Unithèque   |    Fnac

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Le Sens de l’Humus recrute! Offre d’emploi : Responsable du Jardin Solidaire

Liste des 11 plantes médicinales faciles à cultiver dans son jardin en permaculture.

Pour notre série de vidéos gratuites sur la pharmacie naturelle, Fabien Gordon, permaculteur, herboriste et producteur de plantes médicinales et aromatiques dans le Béarn, vous a concocté une liste de 11 plantes médicinales simples à cultiver chez vous, avec un large éventail de propriétés médicinales pour prendre soin de vous et votre famille au quotidien.

Il vous livre tout ça dans la vidéo ci-dessous ! Bonne découverte !

Et si vous souhaitez être guidé.e à chaque étape de la réalisation de votre première pharmacie naturelle, c’est par ici 👇 pour en savoir plus…

Plantez votre première pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien avec Fabien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Comment faire sa sélection pour créer un jardin de plantes médicinales ?

Faisant suite à notre première vidéo sur tous les intérêts qu’il y a à installer une pharmacie naturelle chez soi, vous avez pu vous rendre compte qu’il y avait un panel énorme de plantes médicinales existantes avec parfois des principes actifs assez forts.

Dès lors, pas facile de choisir lesquelles on va installer au jardin !

C’est pourquoi nous avons demandé à Fabien de faire une sélection de plantes pour vous aider dans vos choix !

Comment Fabien a-t-il fait sa sélection ?

De par son expérience de producteur de plantes et d’herboriste depuis plusieurs années, il a pu constater qu’il y a plusieurs problématiques de santé assez récurrentes chez la plupart des gens :

  • problèmes digestifs
  • problèmes de sommeil
  • problèmes de stress
  • problèmes de cycles menstruels
  • problèmes de toux ou de petits maux hivernaux

Partant de ces maux-là, il a obtenu toute une gamme de plantes qui pouvaient y répondre.

Mélange de plantes médicinales pour une tisane aux nombreuses vertus thérapeutiques facile à réaliser soi-même.

Exemple de mélange de plantes médicinales pour une tisane aux nombreuses vertus thérapeutiques facile à réaliser soi-même.

Et dans toute cette gamme de plantes, il a choisi des plantes :

  • de culture facile
  • dont les plants sont faciles à trouver à l’achat, en local ou en ligne
  • d’entretien relativement simple
  • faciles à récolter
  • productives offrant rapidement une récolte significative

Cette sélection devrait donc vous permettre d’avoir très vite des plantes médicinales à récolter pour ensuite pouvoir les conserver, les transformer et puis évidemment les utiliser, ce qui est l’objectif final quand on installe une pharmacie naturelle chez soi !

Une formation pour débuter sa pharmacie naturelle de plantes médicinales

Cette liste de plantes, qu’on a décidé de vous partager ici gratuitement, est celle que nous préconisons dans notre formation vidéo en ligne sur la pharmacie naturelle réalisée en collaboration avec Fabien.

Quel intérêt de suivre la formation si on sait déjà quelles plantes installer au jardin, nous direz-vous  ? Eh bien, avoir une plante sous la main ne vous dit pas pour autant comment l’utiliser au final. Certes, vous pouvez vous documenter et vous former par vous-même, mais vous pouvez aussi profiter des connaissances et expériences de Fabien pour vous accompagner dans votre apprentissage.

Dans cette formation vidéo, Fabien vous guide du début à la fin, dans toutes les étapes clés pour réussir votre pharmacie naturelle : choix de l’emplacement, avec les meilleures options d’agencement des plantes entre elles, préparation du sol, plantation, récolte, entretien, conservation, transformation.

Petits pots de baume apaisant fait maison à base de plantes médicinales du jardin.

Il est possible de réaliser de nombreux remèdes simples à base des plantes médicinales de son jardin, ici un baume apaisant pour application cutanée dont la recette est expliquée dans notre formation vidéo en ligne.

Vous apprendrez donc dans cette formation intitulée « Je plante ma première pharmacie naturelle » :

  • comment les cultiver efficacement en permaculture
  • comment les récolter, quelles parties récolter, quand récolter
  • comment on sèche les plantes pour qu’elles gardent un maximum de leurs principes actifs
  • comment on les conserve,
  • comment on les transforme
  • comment on les insère dans des recettes (tisanes, sirop, baume) qui vous permettront ensuite de les utiliser, à bon escient, dans votre quotidien, selon les petits maux que vous souhaitez régler.

Une liste de 11 plantes médicinales aussi appelées « simples », très intéressantes à avoir au jardin !

Voici la liste, par ordre alphabétique, des 11 plantes médicinales, ou « simples », comme on les appelait au Moyen Âge, sélectionnées par Fabien pour constituer votre première pharmacie naturelle.

1. La camomille romaine double : une plante multifonctions au parfum exceptionnel

Fleurs épaisses avec plusieurs rangées de pétales de la camomille romaine double, plante médicinale intéressante au jardin.

La camomille romaine double, avec ses fleurs épaisses à plusieurs rangées de pétales, fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La première plante sélectionnée est la camomille romaine, son nom botanique est Anthémis nobilis ou Chamaemelum nobile. Fabien a choisi ici de mettre en avant la camomille romaine double plutôt que la simple pour son rendement de récolte intéressant.

La double a, en effet, des fleurs beaucoup plus épaisses, grosses, avec plus de pétales que la simple qu’on trouve dans la nature, mais, avec les mêmes principes actifs. Son parfum est assez exceptionnel et en plus, elle va jouer sur plusieurs tableaux.

Elle fait partie des toniques amers, donc elle va stimuler les sucs gastriques. Elle va donc jouer sur le système digestif. À un certain dosage relativement faible, elle va avoir un petit côté sédatif, apaisant du système nerveux donc là, on va jouer plutôt sur les notions de stress, de sommeil. Elle peut aussi résoudre quelques petits problèmes de migraines qui peuvent être très intéressants, dans des problématiques de type cycles menstruels.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • excellent couvre-sol à la propagation rapide
  • très jolie
  • mellifère
  • plante vivace

2. Le fenouil commun : aromatique, graphique et refuge pour la biodiversité

Parterre de fenouils communs ou fenouils aromatiques en fleur dans un jardin de plantes médicinales.

Le fenouil commun ou fenouil aromatique est une plante médicinale intéressante au jardin, haute, très graphique et attirant de nombreux auxiliaires.

La deuxième plante médicinale choisie, c’est le fenouil commun, Foeniculum vulgare qui est légèrement différent de celui qu’on cultive au potager

Le fenouil potager, qu’on cultive pour son bulbe, est en fait une sélection qui s’est faite à travers les siècles par les maraîchers, pour avoir un bulbe de plus en plus gros à consommer.

Ici, Fabien nous recommande plutôt la plante originelle, le fenouil commun sauvage en fait, qui lui, ne fait pas un bulbe intéressant pour la consommation, mais ce n’est pas grave, car ce qui nous intéresse ici, ce sont ses graines très aromatiques. On l’appelle d’ailleurs aussi parfois le fenouil aromatique.

Ses graines sont donc très très intéressantes, très connues déjà dans la cuisine, mais aussi pour faciliter un peu les problèmes de transit, la formation des gaz intestinaux qui peuvent occasionner des douleurs après un repas un peu riche. On va donc les utiliser pour leur aspect digestif.

Mais c’est aussi une plante qu’on dit galactogène, c’est-à-dire qu’elle va favoriser la production du lait donc c’est très intéressant pour une femme allaitante.

Et on voit aussi, à travers cette dernière propriété, que le fenouil touche un autre domaine qui est plus hormonal et donc, on peut aussi l’avoir sur des problèmes de spasmes : qu’il s’agisse de problèmes liés au cycle menstruel ou à la digestion.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • plante attractrice de biodiversité et refuge pour de nombreux insectes (les tiges fanées dures et creuses laissées sur place font d’excellents hôtels à insectes naturels)
  • mellifère
  • fleurs comestibles délicieuses, crues en salade, avec parfum anisé remarquable
  • feuilles comestibles crues comme cuites
  • plante très graphique, très haute
  • plante vivace

3. La guimauve : la douceur à tous les niveaux

Parterre de guimauves en fleur dans un jardin de plantes médicinales.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut la guimauve pour sa grande douceur et ses vertus apaisantes remarquables.

La troisième plante médicinale de cette liste, c’est la guimauve, Althea officinalis.

C’est une des plantes « chouchoutes » de Fabien pour sa grande douceur.

Les feuilles sont douces, vraiment tout est doux dans cette plante et d’ailleurs, c’est une grande adoucissante notamment dans tous les problèmes ORL, les maux de gorge, les problèmes de toux, etc. La guimauve apaise quand on a des toux, etc.

Tous ses mucilages aussi ont un double aspect, ils ont une appétence avec l’eau et ils vont favoriser un équilibrage du transit et le réguler quand il pose problème presque par un effet mécanique donc c’est une plante très intéressante.

On peut utiliser les fleurs, les feuilles jusqu’aux racines. D’ailleurs, la pâte de guimauve, autrefois, était faite avec la racine de guimauve avant que l’industrie chimique nous invente une guimauve tout à fait synthétique.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante assez haute
  • très mellifère
  • apprécie les sols frais humifères et tolère bien les sols lourds
  • peut s’installer dans des zones humides du jardin, bord de mare, de cours d’eau
  • plante vivace

4. L’hysope : un parfum de Méditerranée

Gros plan sur l’hysope à différents stades de développement, avec des fleurs, des tiges sèches, des tiges vertes dans un jardin de plantes médicinales.

L’hysope fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour ses vertus antitussive et expectorante en plus d’être une excellente condimentaire au parfum délicieux.

La quatrième plante médicinale recommandée par Fabien est l’hysope, Hyssopus officinalis.

L’hysope est une plante issue du bassin méditerranéen, de la famille des Lamiacées dans laquelle on retrouve, à peu près sur toutes les plantes de cette famille, des propriétés un peu similaires : des grandes toniques générales de l’organisme souvent anti-infectieuses, antivirales, antibactériennes.

L’hysope, elle, a un focus particulier sur la toux. C’est vraiment une grande antitussive. Elle est expectorante et permet de fluidifier tous ces flux, toutes ces mucosités lorsqu’on a une petite toux grasse qui persiste.

C’est aussi une bonne aromatique et très bonne plante condimentaire sur les viandes, les farces, etc. Fabien en fait même du sirop, juste pour le plaisir du goût tellement la saveur est intéressante.

Et d’ailleurs, dans votre mélange de tisane à visée thérapeutique, elle va apporter une saveur intéressante qui va aider à en boire plus régulièrement. Car si le mélange de votre tisane est désagréable à boire, on le délaisse, l’ajout d’hysope peut éviter cela !

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante au port ressemblant à celui de la lavande
  • très mellifère
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, voire rocailleuses
  • plante vivace

5. La menthe poivrée : à la fois tonique et apaisante

Gros plan sur des sommités fleuries de menthe poivrée, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La menthe poivrée est une plante médicinale intéressante au jardin pour sa saveur remarquable et son action à la fois tonique et apaisante.

Cinquième plante médicinale sélectionnée par Fabien, la menthe poivrée, Mentha X piperita.

On connait tous la saveur mentholée remarquable de cette plante qui est si appréciée en tisane par exemple. On peut aussi en faire d’excellents sirops mentholés très frais, très agréable.

Ce qui est très étonnant avec la menthe poivrée, c’est qu’elle est à la fois tonique et apaisante. Comment fait-elle ça ? Elle va stimuler l’organisme, elle va enlever les spasmes, etc., mais en même temps, sa saveur fait qu’elle est apaisante. Donc elle va agir sur les troubles digestifs, sur des problèmes d’haleine par exemple quand on a une digestion lente, elle va un peu résoudre ça, mais elle ne sera pas du tout antinomique dans une tisane pour le soir. Elle est à la fois antispasmodique, elle enlève tous ces spasmes, si vous avez un peu trop mangé, vous digérez lentement, pour dormir ce n’est pas facile, or comme elle apaise ce côté-là, elle va par la même occasion favoriser le sommeil.

De plus, on peut l’ajouter dans beaucoup de mélanges parce qu’elle a une saveur remarquable.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • se propage très facilement par ses rhizomes (parfois trop si elle se plait)
  • rustique
  • mellifère
  • peut s’installer dans des zones humides du jardin
  • plante vivace

6. La mélisse citronnelle : le chef d’orchestre du grand bain hormonal

Parterre de mélisse citronnelle dans un jardin de plantes médicinales.

La mélisse citronnelle fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour son action régulatrice du grand bain hormonal de l’organisme.

La sixième plante médicinale de cette liste, c’est la mélisse citronnelle, Melissa officinalis.

Une autre des plantes « chouchoutes » de Fabien pour sa saveur et son action multi-niveaux sur nos hormones.

C’est une plante très facile à cultiver, qui aura tendance à se répandre dans vos terrains si vous avez de la pelouse, elle se ressème, etc. Elle est aussi facile à tenir « assez propre » pour faciliter la cueillette, car elle est assez dense et prive rapidement de lumière les éventuelles graines d’adventices en dessous.

C’est sur la plante fraîche que sa saveur est la plus forte et agréable avec une bonne odeur citronnée, elle la perd un peu au séchage.

Elle est très intéressante de par son rôle de chef d’orchestre du grand bain hormonal de l’organisme puisqu’elle va vraiment réguler le rythme de l’hypophyse qui, elle, contrôle un peu, en cascade, toute la chaîne hormonale. Donc en fait, la mélisse citronnelle va jouer sur tous les tableaux parce qu’on a des hormones partout pour régler à peu près tout dans notre organisme. La mélisse va donc venir un peu apaiser tout ce bain hormonal et jouer à plusieurs niveaux.

Elle est également antispasmodique et apaisante. On peut donc la mettre sur un grand spectre de mélanges et d’usages.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • se propage très facilement par ses graines (parfois trop)
  • excellent couvre-sol, dense, concurrençant bien la plupart des adventices
  • très mellifère
  • attire de nombreux insectes pollinisateurs si on la laisse monter à floraison
  • plante vivace

7. Le romarin : idéal pour vous mettre en appétit et digérer

Gros plan sur le romarin, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut le romarin qui est aussi incontournable en cuisine que dans votre pharmacie naturelle.

Fabien ne pouvait pas passer à côté de cette excellente aromatique très connue qu’est le romarin, Rosmarinus officinalis, car c’est aussi une de ses plantes chouchoutes aux super vertus médicinales !

Plante remarquable, de culture très facile, assez grande ****sur laquelle on peut rapidement obtenir une récolte.

Le romarin est un grand stimulant et réchauffant de l’organisme à utiliser plutôt le matin par exemple, parce qu’il va presque éveiller le corps.

Cette plante est réchauffante, c’est-à-dire qu’elle va stimuler même au niveau des glandes surrénales, donc dans la gestion du stress, elle est intéressante.

Elle est aussi une grande stimulante du foie et notamment de la sécrétion de la bile. Pour toutes les digestions des graisses, c’est le suc de la bile qui vient émulsifier l’eau et le gras et qui permet la digestion, or le romarin va justement stimuler particulièrement ce travail du foie.

C’est aussi un eupeptique qui va stimuler tout l’appétit, l’envie de manger, en plus d’aider à bien digérer.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante, grande aromatique incontournable en cuisine
  • mellifère avec floraison hivernale donc précieuse pour les insectes butineurs dont les abeilles, car peu de végétaux fleurissent en hiver.
  • plante répulsive par son odeur de nombreux indésirables au jardin (altises, piéride du chou, mouche de la carotte, moustiques…) et à la maison (en bouquet dans les placards pour éloigner mites et autres petits parasites).
  • les branches avec feuilles peuvent servir d’encens désinfectant
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, mais tolère aussi d’autres types de terrains tant qu’ils sont assez bien drainés.
  • plante vivace

8. La sauge : la plante qui sauve

Parterre de sauge officinale dans un jardin de plantes médicinales.

La sauge officinale, plante majeure de la pharmacopée, fait naturellement partie de la liste de plantes médicinales intéressantes au jardin.

Huitième simple sélectionnée par Fabien dont les vertus médicinales sont connues depuis l’Antiquité, c’est la sauge officinale.

Son nom latin, Salvia officinalis, en dit long sur elle. Salvia vient de sauver, c’est la plante qui sauve, et donc une des plantes majeures de la pharmacopée, vraiment très intéressante.

Comme le romarin, elle est de culture très facile et un pied de sauge peut devenir vraiment très gros, permettant assez vite, même sur un seul pied, une belle récolte conséquente.

La sauge est un bon antiseptique et un antifongique. Elle va vous débarrasser des parasites dans votre corps, mais aussi en externe, c’est déjà très intéressant.

Elle est aussi très réchauffante et puissante donc là encore, comme pour le romarin, on la prendra plutôt en début de journée.

Et puis c’est ce qu’on appelle une « œstrogen-like ». Les œstrogènes sont des hormones qui assurent notamment le bon déroulement du cycle menstruel féminin. Or la sauge va vraiment réguler toutes les grandes oscillations œstrogéniques de l’organisme, c’est pourquoi elle peut jouer un grand rôle dans le cycle menstruel et la ménopauseet devenir vraiment dans certains cas, une plante qui sauve, tout à fait exceptionnelle de ce côté-là.

Cependant, cette propriété « œstrogen-like » rend l’utilisation de la sauge contre-indiquée, sans avis médical, chez les personnes ayant des antécédents de cancer hormono-dépendant (cancer du sein, de l’utérus, des ovaires…).

La sauge a aussi un côté antispasmodique, pour prévenir la formation des gaz, donc sur l’aspect digestif également.

C’est une plante puissante, très belle avec un arôme puissant également.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante, très aromatique
  • mellifère
  • les feuilles peuvent servir à faire des bâtons de fumigation
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, mais tolère aussi d’autres types de terrains tant qu’ils sont assez bien drainés.
  • plante vivace

9. Le souci : une grande cicatrisante pour toute la famille

Gros plan sur des fleurs de souci ou calendula, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

Le souci ou calendula fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour sa très longue floraison aux vertus cicatrisantes.

La neuvième plante médicinale de la liste de Fabien est le souci qu’il préfère d’ailleurs appeler par son petit nom latin Calendula officinalis.

Calendula vient de calendaire, car c’est une plante qui fleurit très très longtemps, sur plusieurs mois. C’est l’une des raisons de sa présence dans cette sélection de Fabien, car en implantant des calendulas au jardin, vous allez avoir beaucoup de fleurs sur une longue période. Donc même si, dans votre quotidien, vous êtes très occupé. e, vous aurez suffisamment de journées de floraison pour réussir à faire votre cueillette.

C’est aussi une plante très facile à cultiver.

C’est la seule plante annuelle de cette liste, mais elle se ressème très facilement d’une année sur l’autre.

Sa vertu médicinale principale est d’être une grande cicatrisante à la fois en usage interne et en usage externe. On peut donc l’utiliser sur des problèmes d’irritation que ce soit au niveau estomac, de l’intestin, etc. sur lesquels elle va avoir ce côté cicatrisant, mais également, en externe, sur la peau, dans une macération huileuse pour une huile de massage par exemple. Elle a notamment l’avantage d’être très bien acceptée puisque même sur la peau de bébé, on peut utiliser une huile de calendula. Elle est donc vraiment salvatrice sur toute forme d’irritation.

Elle a aussi des petits côtés antispasmodiques qui peuvent rentrer dans d’autres problématiques par exemple digestives.

Elle aide également à une meilleure circulation sanguine par ses propriétés légèrement vasodilatatrices.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle floraison sur une très longue période.
  • mellifère
  • plante répulsive de certains indésirables du potager (nématodes, pucerons, taupins…)
  • activateur de compost
  • plante annuelle se ressemant facilement

10. Le thym : l’antiseptique de base

Parterre de thym commun dans un jardin de plantes médicinales.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut le thym commun qui est aussi incontournable en cuisine que dans votre pharmacie naturelle.

Dixième plante médicinale de la liste de Fabien et aromatique incontournable, très connue : le thym commun, Thymus vulgaris.

Indispensable dans votre pharmacie naturelle, le thym est l’antiseptique de base, qui a un spectre tellement large qu’on a peu de chance de se tromper en l’utilisant. Antiseptique signifie qu’il va autant aider à vous débarrasser de problèmes de bactéries que de virus, etc.

Avec le thym, c’est simple et efficace : quand on a une petite attaque virale ou une petite attaque de bactéries, on peut immédiatement utiliser le thym pour aider notre organisme à combattre ses attaques et rapidement aller mieux. Il est vraiment très reconnu pour ça.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • grande aromatique incontournable en cuisine
  • mellifère
  • plante répulsive de certains indésirables du potager (nématodes, limaces, aleurode…)
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, voire rocailleuses
  • plante vivace

11. La verveine citronnelle : une saveur délicieuse

Gros plan sur la verveine citronnelle, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

Fabien a inclus la verveine citronnelle dans sa liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour sa saveur délicieuse à même d’améliorer le goût de tous vos remèdes faits maison sans en modifier la visée thérapeutique.

Dernière plante de cette sélection de simples, la verveine citronnelle, Aloysia citrodora.

Parmi toutes les plantes de cette liste, c’est, sans doute, celle qui a la moins grande puissance médicinale. Mais sa saveur est tellement remarquable, tellement agréable, qu’elle mérite bien sa place ici. Elle va, en effet, permettre de « faire passer la pilule » de certains mélanges de plantes désagréables à boire. Or si le mélange a mauvais goût, on le boit moins souvent, donc finalement on l’utilise moins et c’est dommage.

Avec l’ajout de verveine citronnelle dans ce genre de mélange, elle va apporter sa saveur délicieuse et donc améliorer le goût général du remède qu’on sera ainsi plus enclin à consommer régulièrement.

C’est aussi une plante ayant quand même des vertus digestives et apaisantes. Ce qui lui permet de pouvoir être ajoutée sans appréhension dans un mélange de plantes médicinales, car, de toute façon, elle ne viendra jamais contrarier la visée qu’on aura mise dans notre remède.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très aromatique
  • se multiplie très facilement par bouture
  • plante assez haute, graphique avec un très beau port au jardin
  • plante vivace

Une liste idéale pour commencer votre jardin de simples !

Nous remercions Fabien pour cette super sélection de plantes médicinales efficaces et faciles. Nous espérons que cela va inciter un maximum d’entre vous à installer ces simples au jardin pour pouvoir ensuite profiter au quotidien de leurs bienfaits !

Et nous vous rappelons que pour tous celles et ceux qui souhaitent être accompagnés dans cette installation de leur pharmacie naturelle, pour savoir comment les cultiver, les récolter, les transformer, etc., nous proposons une formation dédiée réalisée en collaboration avec Fabien, cliquez ci-dessous 👇 pour en savoir plus.

Plantez votre première pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien avec Fabien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Nos prochaines vidéos gratuites sur les plantes médicinales

On vous retrouve prochainement pour deux autres vidéos réalisées avec Fabien sur ce thème passionnant des plantes médicinales.

Dans l’une de ces vidéos, Fabien vous partagera sa sélection de livres intéressants sur les plantes médicinales pour les débutants. Et il a de belles trouvailles à vous dévoiler.

Et dans l’autre de ces vidéos, Fabien passera en revue les différentes formes d’utilisation des plantes médicinales, car, au-delà de la traditionnelle tisane, il existe d’autres formes de remèdes très intéressants pour les petits bobos du quotidien qui sont aussi très faciles à réaliser, chez soi, dans sa cuisine, sans équipement sophistiqué…

À bientôt pour la suite…

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L’article Liste des 11 plantes médicinales faciles à cultiver dans son jardin en permaculture. est apparu en premier sur Permaculture Design.

Enduits naturels : les 10 outils indispensables

Pour les enduits naturels, il existe des outils indispensables.

Que ce soit pour des enduits à l’argile ou à la chaux, le matériel nécessaire à leur pose compte une dizaine d’éléments essentiels pour aboutir à une finition soignée et à la pérennité de l’ouvrage.

Gautier de Faisons-le-murformateur en écoconstruction, nous ouvre sa boîte à outils et nous livre la liste des instruments incontournables et, en bonus, une liste des outils optionnels intéressants pour réussir la mise en œuvre de vos travaux d’enduits naturels.

Le matériel incontournable pour enduire vos murs

Disposer du bon matériel est primordial lorsque l’on se lance dans les travaux d’une maison, mais le choisir n’est pas toujours simple, surtout pour les personnes qui débutent.

De plus, celui-ci n’est pas toujours adapté aux femmes qui possèdent de plus petites mains.

Mais nous allons voir qu’il est justement possible de trouver un outillage adapté et ergonomique pour tout le monde.

Je vous ouvre donc ma « boîte à outils » des essentiels pour réaliser vos enduits naturels, c’est parti !

1 — La truelle : la typique pelle à main du maçon

Truelle, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la truelle ©Habib M’henni CC-BY-SA-3.0

Pour commencer, il y a bien entendu la meilleure amie du maçon : la truelle.

Il en existe de différentes tailles et de diverses formes (arrondie et carrée). La forme n’a que peu d’importance, en revanche, choisissez-en une pas trop grande.

Parce que plus elle sera lourde et chargée en matière, plus votre poignet — sollicité tout au long de la journée — en souffrira.

La truelle pourra vous servir pour lisser, serrer, gratter ou texturer avec son tranchant votre enduit naturel.

2 — La langue de chat : la mini truelle, pas le biscuit !

Truelle langue de chat, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la mini truelle langue de chat

C’est la petite sœur de la truelle.

Elle est un peu plus fine et elle est destinée à enduire des endroits plus étroits du mur (angles, pourtour des prises de courant, etc.).

La langue de chat peut aussi bourrer les joints ou venir gratter les petites surfaces.

3 — La taloche : le bouclier de la maçonnerie

Taloche en bois, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la taloche, en bois de préférence ! Source photo : www.leroymerlin.fr

Elle accueille la matière comme une sorte de palette de peintre.

On y dépose l’enduit naturel ou le mortier sur son plateau pour le prélever à la truelle et l’étaler sur le mur.

Tels le bouclier et l’épée, armé(e) de ces 2 outils, vous êtes prêt(e) à affronter tous les chantiers !

Ensuite, la taloche sert aussi à talocher 😅, c’est-à-dire à aplanir la surface travaillée.

Pour ce dernier usage, je vous conseille d’opter pour une taloche en bois.

Celles en plastique possèdent des petites alvéoles qui provoquent un phénomène de succion étrange sur les enduits à la chaux.

À cause de cela, le lait de chaux remonte à la surface et peut mettre en péril l’adhérence de l’enduit.

4 — Le platoir ou la lisseuse : même combat

Platoir, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le platoir. Source photo : www.alpes-ecomateriaux.fr

Platoir, lisseuse… c’est un peu la même chose !

Chaque région emploie son vocabulaire en matière d’outillage.

Peu importe son appellation, là aussi il en existe de différentes tailles.

J’ai tendance à nommer les plus petits modèles « platoirs ».

J’utilise ceux-ci pour serrer et écraser l’enduit naturel lors de la finition.

Lisseuse grand modèle, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la lisseuse, grand modèle. Source photo : www.isolationmarket.fr

La lisseuse, le grand modèle, va me servir à lisser les plus larges surfaces, car il vaut mieux éviter de s’attaquer à un enduit frais avec des petits outils qui marquent davantage.

5 — Le vaporisateur parce que l’eau, ça mouille

Vaporisateur d’eau, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le vaporisateur d’eau. Source photo : www.sylprotec.com

Le vaporisateur s’avère très important pour 3 raisons :

  1. préparer son support en l’humidifiant ,
  2. nettoyer le mur et enlever les poussières ,
  3. réhydrater l’enduit au fur et à mesure de son application.

Grâce à cela, vous ralentissez un peu la carbonatation de la chaux (la solidification de l’enduit) ce qui vous permet de travailler plus longuement votre application.

6 — La taloche éponge : le secret d’un bon grain

Taloche éponge, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la taloche éponge. Source photo : www.mazeau.fr

Pour estomper toutes dernières imperfections lorsque votre mortier devient sec, la taloche éponge est idéale.

Elle va affiner la surface et faire ressortir le grain de l’enduit naturel pour obtenir de jolis effets.

En outre, n’en déplaise aux puristes, elle se montre très pratique pour nettoyer votre matériel 🤫.

7- Le seau, à chacun le sien !

Seau de maçon, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le seau de maçon.

Un objet indispensable que l’on surdimensionne souvent.

Vous pourriez être tenté(e) d’acheter des poubelles de 50 litres. Mais, selon moi, un seau de 10 litres fait certainement l’affaire en matière de transport (et en transport de matière).

Les contenants trop grands, trop chargés, vont peser lourds et vous obligent à soulever 20, 30, voire 40 kg dans des positions inconfortables, c’est une mauvaise habitude.

Croyez-moi, mieux vaut réaliser plusieurs allers-retours que sacrifier votre dos !

8 — Le malaxeur pour réussir toutes vos préparations

Malaxeur, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le malaxeur.

Pour réaliser vos mélanges d’enduits naturels, le malaxeur demeure à mon sens obligatoire.

C’est un investissement, mais un simple fouet mélangeur pour perceuse s’avérera limité face à la résistance du sable et d’une matière aussi dense.

Avec le malaxeur, vous pourrez également régler la vitesse du brassage.

Celle-ci doit être réduite pour éviter d’incorporer trop d’air à votre mélange, ce qui accélérerait la carbonatation de votre enduit naturel et donc altérerait ses qualités intrinsèques.

9 — L’équipement de protection, parce qu’on n’est pas venu là pour souffrir

Équipements de protection individuel pour des chantiers enduits naturels en toute sécurité.

Équipements indispensables pour un chantier enduits naturels en toute sécurité. Source image : www.ictransportbtp.com

Pour terminer la liste des outils incontournables sur un chantier, je vous recommande vivement l’équipement de protection :

  • lunettes
  • casque
  • gants…

Le port d’un masque n’est pas non plus à négliger, surtout si vous préparez du mortier avec de la chaux aérienne qui est extrêmement volatile.

Pensez aussi à avoir du vinaigre blanc lorsque vous manipulez la chaux pour vous laver les mains en cas de contact et neutraliser les brûlures basiques.

Autre petite astuce : si vous travaillez en manches courtes, transformez vos vieilles chaussettes en protège-poignets.

En les glissant sur vos avant-bras, vous préserverez votre peau des éclaboussures ou des frottements liés aux mouvements perpétuels du talochage par exemple.

10 — L’élément indispensable bonus : la bonne ambiance

Sur un chantier, il faut être bien entouré(e), car 1 +1 = 3 !

Je vous suggère donc d’appeler des amis, des proches pour travailler à plusieurs.

Ce sera plus agréable physiquement, mais aussi psychologiquement.

N’oubliez pas aussi les rafraîchissements, les encas pour ajouter du plaisir et partager de bons moments.

Réussissez vos enduits intérieurs à la chaux avec Gautier !

Si vous souhaitez gagner (beaucoup) en temps et en confiance en vous pour votre chantier d’enduits à la chaux, découvrez l’accompagnement complet proposé par Gautier dans sa formation en ligne spécialisée. La chaux, les mortiers et les techniques n’auront plus de secrets pour vous grâce à cette formation et vous saurez les réaliser comme des pros !

Enduits naturels : les outils optionnels qui facilitent la vie sur un chantier

Voici à présent ma liste d’outils secondaires pour vos chantiers d’enduits naturels.

On peut s’en passer au début, mais ils deviennent vite très utiles lorsque l’on commence à répéter certains travaux.

La brosse à badigeon

Brosse à badigeon, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la brosse à badigeon. Source photo : www.maison-ecolo.com

Généralement employée pour appliquer l’enduit de finition, la brosse à badigeon peut aussi servir à nettoyer les surfaces et réhumidifier le corps de l’enduit.

Les couteaux enduiseurs

Couteau enduiseur, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le couteau enduiseur. Source photo : www.manomano.fr

Ce sont des sortes de spatules utiles pour venir lisser et écraser les parties où la matière a un peu tirée.

La petite taille des couteaux enduiseurs vous permettra de cibler délicatement les petits défauts.

La lisseuse d’angle

Lisseuse d’angle, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse d’angle. Source photo : www.bati-coop.fr

Traiter les angles n’est jamais facile.

Cela réclame des gestes inconfortables, donc la lisseuse d’angle va se montrer pratique pour garnir ces zones sans trop d’effort.

Le platoir suisse

Platoir suisse, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le platoir suisse

C’est une sorte de grande lisseuse que j’utilise pour étaler plus de matière et ainsi accélérer l’application.

Il permet dans le même temps de lisser grossièrement la surface sur son passage.

Le marchepied

Marchepied, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le marchepied.

Il est bien sûr utile pour pouvoir accéder aux endroits difficiles, mais également pour poser une auge ou votre seau en hauteur.

Cela vous évitera de vous baisser constamment et votre dos vous dira merci !

Les accessoires malins pour des enduits naturels toujours réussis

Dans ma petite liste à moi, je rassemble aussi quelques outils plus « exotiques ».

Ces objets restent optionnels, mais une fois utilisés, ils sont généralement adoptés pour leur apport de confort, ou leur côté astucieux.

De plus, certains d’entre eux sont peut-être déjà en votre possession.

La lisseuse japonaise

Lisseuse japonaise, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse japonaise. Source photo : www.claytec.de

Faite en inox souplela lisseuse japonaise est parfaite pour travailler les enduits à la terre.

Toutefois, je m’en sers également sur des enduits à la chaux naturelle pour écraser et stuquer la matière lors des finitions.

La lisseuse trapèze de Marmorino

Lisseuse trapèze ou lisseuse vénitienne de Marmorino, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse trapèze ou lisseuse vénitienne de Marmorino. Source photo : www.marmorinotools.it

La lisseuse vénitienne de Marmorino a aussi cette particularité d’être assez souple.

Elle est en acier inoxydable hautement polie ce qui la rend géniale pour toutes les finitions et le travail de stuc.

Un vrai coup de cœur, surtout pour travailler les recoins difficiles.

La taloche anglaise (hawk)

Taloche anglaise ou hawk, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la taloche anglaise ou hawk. Source photo : www.fra.grandado.com

La particularité de cette taloche se trouve dans la façon de la tenir. Son manche est droit et il se tient à la verticale, ce qui est bien plus ergonomique.

De cette manière, votre poignet est verrouillé avec un minimum d’effort et il est soulagé par un poids mieux réparti grâce à son appui sur vos avant-bras.

La corne de pâtissier

Corne de pâtissier, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la corne de pâtissier. Source photo : www.magasinduchef.com

Eh oui, la corne de pâtissier est aussi très pratique pour écraser la matière sur des enduits de finition ou des enduits décoratifs comme le tadelakt.

Son usage endolorit un peu les doigts, mais pour parfaire les derniers détails et sublimer votre enduit naturel, c’est un objet intéressant.

La binette japonaise

Binette japonaise, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la binette japonaise.

Utilisée au Japon, cette binette est idéale pour malaxer et mélanger votre mortier dans une gamate.

Par habitude, nous avons tendance à nous servir de la truelle pour cette opération.

Or, les gestes répétés pour gratter, soulever et mélanger la matière peuvent devenir éprouvant pour les articulations et surtout les poignets.

Grâce à cette binette, ces mêmes gestes vous demanderont moins d’efforts.

Peut-être en avez-vous déjà une dans votre garage pour entretenir votre jardin ?

Certains outils s’emploient plus par habitude que par ingéniosité, c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à stimuler son imagination pour se simplifier la vie.

La pelle à farine de boulanger

Pelle de boulanger, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la pelle de boulanger. Source photo : www.meilleurduchef.com

Dans le même esprit, j’utilise la pelle de boulanger pour récupérer facilement la quantité de chaux dont j’ai besoin dans les sacs et obtenir des proportions homogènes.

Mais, à défaut d’en avoir une, une vieille casserole peut également faire l’affaire.

Les outils indispensables pour les enduits naturels : où les acheter ?

Je conseille aux débutant(e)s de ne pas investir dans du matériel trop cher.

Vous devez d’abord voir ce qui vous convient sur le plan des tailles et des formes, pour ensuite acquérir des instruments plus professionnels.

En ligne, la meilleure option reste souvent le site ManoMano.fr.

Pour les équipements plus onéreux comme le malaxeur, la bétonnière ou les remorques, nul besoin de vous procurer du matériel de première main, vous pourrez trouver facilement votre bonheur sur LeBonCoin.fr.

Nous arrivons enfin à la fin de cette liste d’outils indispensables (et optionnels) pour réaliser les enduits naturels.

J’espère qu’elle vous aidera, n’hésitez pas à la partager si vous l’estimez utile.

Maintenant, si vous désirez être conseillé(e) de A à Z dans la réalisation de vos travaux, sachez que je propose une formation vidéo gratuite sur les enduits à la chaux.

Grâce à elle, vous obtiendrez en moins d’une semaine toutes les connaissances pour réussir votre projet et éviter les pièges les plus courants.

Et vous, avez-vous un outil fétiche qui vous accompagne sur tous les chantiers ?

Réussissez vos enduits intérieurs à la chaux avec Gautier !

Si vous souhaitez gagner (beaucoup) en temps et en confiance en vous pour votre chantier d’enduits à la chaux, découvrez l’accompagnement complet proposé par Gautier dans sa formation en ligne spécialisée. La chaux, les mortiers et les techniques n’auront plus de secrets pour vous grâce à cette formation et vous saurez les réaliser comme des pros !

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L’article Enduits naturels : les 10 outils indispensables est apparu en premier sur Permaculture Design.

Assemblée Générale du Sens de l’Humus

Lundi 12 décembre 2022 à 18h30 Jardin Pouplier – 60, rue de Saint-Antoine93100 Montreuil (bus 102 ou 121 à partir de Mairie de Montreuil jusqu’à l’arrêt Danton) Accéder au Bilan 2021 et modèle de procuration Accéder au Rapport d’Activité 2021 (quasi finalisé) Au programme  18h00-18h30 : Boissons et tour de présentation18h30 : début de l’AGLire la suite "Assemblée Générale du Sens de l’Humus"

Planter sa pharmacie naturelle

Planter sa pharmacie naturelle, quels intérêts pour vous ?

Gagner en autonomie pour être plus résilient(e) face aux diverses crises actuelles vous intéresse ?

Aujourd’hui, on va se pencher plus particulièrement sur votre autonomie au niveau de votre santé et de la gestion des petits maux 🤧 🤕 du quotidien.

On va, donc, parler plantes médicinales et pharmacie naturelle avec Fabien Gordon, producteur professionnel de plantes médicinales dans le Béarn, formé à l’Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales (ELPM). Fabien est aussi un permaculteur et un ami de longue date.

Apprenez à cultiver et utiliser 11 plantes médicinales de base, sur seulement 9 m²

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Fabien nous partage sa passion et nous donne ses conseils en cette vidéo :

Pour commencer, voyons plus en détail 4 bonnes raisons de planter votre pharmacie naturelle chez vous !

1. Les plantes médicinales cultivées chez vous seront complémentaires à la cueillette sauvage

L’abondance de la nature fait qu’il y a énormément de plantes sauvages qui sont aussi médicinales. Cependant, selon la région où l’on se trouve, il est très compliqué, voire impossible, de trouver, en sauvage, certaines plantes incontournables pour leurs vertus médicinales.

Le thym commun, une plante médicinale et aromatique incontournable.

Le thym commun, une plante médicinale et aromatique incontournable qu’il n’est pas toujours possible de trouver à l’état naturel selon la région où l’on se trouve.

C’est pourquoi installer sa propre pharmacie naturelle permet de pallier ce manque dans notre environnement en cultivant une sélection de plantes qu’on ne pourrait pas trouver par ailleurs en cueillette sauvage. Cela permet aussi de minimiser les risques de pollutions qui peuvent parfois se poser sur les lieux de cueillette sauvage.

En installant la plante chez soi, on maitrise mieux son environnement et on n’a, en général, pas ce problème de pollution.

2. Avoir votre propre pharmacie naturelle pour prendre facilement soin de vous au quotidien

Installer votre propre culture de plantes médicinales, c’est l’assurance de :

  • avoir toujours à disposition ce dont vous avez besoin (en préventif)
  • avoir des plantes de qualité que vous aurez cultivées avec amour 😉
  • pouvoir faire vos cueillettes au bon moment et régulièrement pour profiter au maximum des principes actifs des plantes (par exemple pour les cueillettes de fleurs, il faut atteindre le bon stade de développement et récolter pratiquement tous les jours le moment venu)

Fleurs de soucis, calendula officinalis, cueillies au bon stade d’épanouissement et de façon quasi quotidienne en saison !

Exemple de fleurs intéressantes dans votre pharmacie naturelle : les fleurs de soucis, Calendula officinalis, qui doivent être cueillies au bon stade d’épanouissement et de façon très régulière, voire quotidienne, en saison !

3. Avoir votre propre pharmacie naturelle permet d’être plus autonome dans la gestion des petits maux du quotidien

Installer chez vous les plantes médicinales désirées, c’est faire un pas vers plus d’indépendance et d’autonomie.

Ainsi, vous êtes sûr(e) de les avoir dans le temps et de ne pas subir les manques dus à des interdictions futures (par exemple, la lavande ou encore l’armoise annuelle sont dans le viseur des laboratoires pharmaceutiques car très efficaces et trop facilement accessibles gratuitement.)

Les avoir sous la main se révèle rapidement très économique.

Et comme la plupart des plantes médicinales sont vivaces, elles seront en plus là pour de nombreuses années.

Cela permet également d’acquérir des compétences ancestrales de base que vous pourrez ensuite étendre à d’autres plantes au fur et à mesure de vos apprentissages.

Cela a un côté très rassurant de gagner ainsi en autonomie en étant capable de faire par soi-même.

Préparation d‘un macérat huileux de fleurs séchées, ici des fleurs de soucis, Calendula officinalis.

Exemple de compétence ancestrale de base facile à acquérir : l’art de bien faire un macérat huileux de fleurs séchées, ici des fleurs de soucis, Calendula officinalis.

4. Installer sa pharmacie naturelle : l’intérêt par rapport à son design

On va parler maintenant des intérêts d’installer ses plantes médicinales dans son design car ils sont très nombreux et on ne pouvait pas passer à côté !

Pour plus de résilience, faites vous-même le design en permaculture de votre jardin !

Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.
Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

Tout d’abord, ce sont généralement des plantes de culture facile, très souvent vivaces, qui ne nécessitent que peu d’entretien.

Les plantes médicinales sont incroyablement multifonctions :

En permaculture, on cherche toujours à donner le plus de fonctions possible aux éléments que l’on souhaite installer au jardin, c’est d’ailleurs un principe de permaculture fondamental à garder en tête quand on fait son design.

Or les plantes médicinales nous offrent à ce niveau-là un éventail de fonctions très large et très intéressant.

Elles peuvent notamment servir à :

  • composer une haie brise-vent (Ex. : l’aubépine, le sureau, le noisetier)
  • couvrir le sol (Ex. : la camomille romaine, le lierre terrestre, la menthe, l’ail des ours en zones humides et ombragées)
  • complémenter vos récoltes nourricières, car beaucoup sont comestibles et délicieuses (Ex. : cassis, framboises, baies de goji, orties…)
  • apporter une valeur esthétique à un coin de jardin avec des touches de couleurs vives (Ex. : échinacées, soucis, bleuets…)

Très belles fleurs d’échinacées cultivées en permaculture.

Très belles fleurs d’échinacées qui apportent une touche esthétique intéressante dans un jardin en permaculture.

  • repousser certains ravageurs des cultures (Ex. : les plantes de la famille des alliacées comme l’ail, l’oignon, ou encore la ciboulette éloignent de nombreux parasites, la mélisse éloigne les moustiques…)
  • attirer de la biodiversité qui vous procurera plus de résilience grâce à l’installation dans votre jardin d’auxiliaires prédateurs naturels d’indésirables (Ex. : les pucerons du sureau attirent les coccinelles qui pourront ensuite vous aider au potager, le sureau, l’aubépine, le noisetier attirent les oiseaux qui pourront ensuite manger de nombreux insectes indésirables de votre jardin…)
  • fixer l’azote atmosphérique dans le sol et donc contribuer à sa fertilité (Ex. : trèfle rouge, réglisse, argousier…)
  • soutenir une culture en tant que plante compagne (Ex. : le souci, calendula officinalis, avec son action nématicide, est une excellente plante compagne des tomates, des fraisiers…)
  • attirer les insectes pollinisateurs grâce à leur intérêt mellifère (Ex. : l’hysope, la consoude)
  • parfumer vos préparations culinaires grâce à leur puissance aromatique (Ex. : le thym, le romarin, la sauge, l’origan…)
  • produire de la biomasse et notamment du bois et du BRF (Ex. : le sureau, l’aubépine, le noisetier pour le bois, la consoude, l’ortie pour le mulch à base de parties aériennes herbacées…)
  • accumuler des minéraux dans leurs parties aériennes qu’on pourra apporter ensuite à divers endroits du jardin grâce à la technique du « couper/déposer ». (Ex : la consoude est une des meilleures accumulatrices de minéraux grâce à sa grande racine puissante qui plonge très profondément dans le sol pour en extraire des minéraux souvent uniquement accessibles en profondeur tel que le phosphore)

La consoude, une plante médicinale formidable aux très nombreuses autres fonctions dans un jardin en permaculture.

La consoude, une plante médicinale formidable aux très nombreuses autres fonctions dans un jardin en permaculture : mellifère, accumulatrice de minéraux, activatrice de compost, base pour des purins, pour le mulch, etc.

  • préparer des purins (extraits fermentés de plantes) et autres macérats ou infusions pour soigner les plantes par les plantes et servir d’activateur de compost (Ex. : la consoude et l’ortie, en purin, infusion ou macération auront de nombreuses vertus comme stimuler la germination, la maturation de certains légumes, activer le compost, renforcer les plantes, favoriser la photosynthèse, éloigner les pucerons, éliminer certains acariens…)
  • créer un ensemble ornemental (la diversité des ports, des feuillages et floraisons des plantes médicinales permet une grande créativité dans les agencements pour réaliser des massifs qui seront à la fois une pharmacie naturelle et un espace ornemental, car l’un n’empêche pas l’autre !)

Une palette végétale hyper large pour composer votre pharmacie naturelle

Non seulement les plantes vivaces sont multifonctions, mais elles sont aussi d’une diversité assez folle !

Et ça tombe bien puisqu’en permaculture, on attache une attention particulière au fait de « favoriser la diversité ».

Avec les plantes médicinales, il y en a pour tous les goûts et on en trouve dans toutes les strates de végétation, des couvre-sol aux arbres en passant par les plantes herbacées ou encore les plantes grimpantes… il y a vraiment de quoi s’amuser en créant la composition végétale de votre pharmacie naturelle !

Cette richesse de palette végétale permet aussi d’en trouver pour tout type de biotope !

Vous pourrez donc trouver des plantes médicinales qui seront parfaitement adaptées pour les zones sèches, pauvres et rocailleuses, on pense ici tout particulièrement aux plantes de milieux méditerranéens comme le thym, le romarin, la lavande…

D’autres plantes seront à l’inverse parfaitement adaptées aux zones humides comme la reine des prés, l’acore, la salicaire…

Salicaire en fleurs, une plante médicinale de zones humides.

La salicaire, une plante médicinale qui affectionne tout particulièrement les zones humides !

Comment débuter l’installation d’une pharmacie naturelle chez soi ?

Comment choisir les plantes médicinales qui composeront votre pharmacie naturelle idéale ?>

Devant cet « embarras du choix » parmi les plantes médicinales, comment faire pour bien choisir celles qui composeront votre pharmacie naturelle ?

Le conseil de Fabien est de d’abord faire le point sur les maux que vous rencontrez régulièrement dans votre quotidien.

S’agit-il, dans votre cas, de maux dûs :

  • au stress
  • à la digestion
  • aux refroidissements hivernaux
  • aux cycles menstruels
  • au manque de sommeil
  • à des tensions musculaires ?…

Ce premier point vous permettra de mieux cerner vos besoins en termes de propriétés médicinales et donc de rechercher plus spécifiquement les plantes à même d’y répondre.

Dans un second temps, vous affinerez votre sélection en choisissant de préférence les plantes :

  • faciles à cultiver
  • difficiles à trouver en sauvage
  • productives sur un petit espace
  • travaillant sur plusieurs systèmes
  • faciles à récolter
  • faciles à transformer

Cela vous fera déjà une bonne base de départ pour votre pharmacie naturelle !

Comment choisir l’emplacement où vous installerez votre pharmacie naturelle au jardin ?

Nous avons vu que la diversité des plantes médicinales permet de pouvoir en installer à peu près partout !

Cependant, si vous voulez vraiment produire vos remèdes, le plus simple est de regrouper vos cultures de plantes médicinales pour vous faciliter la récolte.

Cueillette des fleurs de bleuets, une plante médicinale intéressante pour ses vertus digestives, diurétiques, anti-inflammatoires et calmantes pour les yeux.

Pour la cueillette des fleurs notamment, mieux vaut que vos plantes médicinales soient regroupées en un seul et même endroit. Ici, la cueillette des fleurs de bleuets.

Par exemple, la cueillette des fleurs de plantes médicinales doit se faire au bon moment par rapport à l’épanouissement des fleurs et quand les floraisons commencent, les récoltes doivent être quasi quotidiennes !  Si vos fleurs sont éparpillées en divers endroits du jardin, leur cueillette va vite devenir fastidieuse sans compter que vous manquerez sans doute beaucoup de fleurs car vous ne les aurez pas ramassées au bon moment !

En plus de regrouper vos cultures de plantes médicinales, leur placement aura aussi son importance !

La plupart des plantes médicinales auront besoin d’un bon ensoleillement pour produire un maximum de principes actifs.  C’est pourquoi on privilégiera un emplacement très bien ensoleillé, comme on le ferait pour un potager !

On choisira également un emplacement proche de la maison qu’on fréquente régulièrement pour être sûr(e) d’avoir sa pharmacie naturelle à l’oeil, non pas parce qu’elle réclame beaucoup d’interventions et de soin, mais plutôt parce qu’elle demande de l’observation régulière pour voir où en est son développement, l’avancement des floraisons et donc savoir quand c’est le bon moment pour telle ou telle récolte !

En termes de choix de supports, la culture sur planches permanentes, paillées est simple et très efficace.

De plus, il n’est pas nécessaire d’avoir une grande surface de culture pour avoir une belle pharmacie naturelle productive.

Moins de 10 m2 peuvent suffire pour commencer !

On espère que cela vous aura donné envie de planter votre pharmacie naturelle sans attendre pour pouvoir ensuite réaliser vous-même vos remèdes maison.

Remède fait maison : un baume apaisant pour la peau à base de macérat huileux de soucis, Calendula officinalis et de cire d’abeille.

Exemple de remède simple à faire maison : un baume apaisant pour la peau à base de macérat huileux de calendula et de cire d’abeille avec une touche d’huile essentielle ;) !

Une formation sur les plantes médicinales pour planter votre première pharmacie naturelle

Et si vous souhaitez agir sans attendre et sans passer par votre propre phase de documentations et recherches de plantes, remède, etc., nous avons conçu avec Fabien, une formation en ligne pour vous accompagner de A à Z dans la création de votre première pharmacie naturelle.

L’objectif de cette formation est de vous donner les clés de la culture, de l’entretien et de l’utilisation de 11 plantes médicinales de base, faciles à installer chez vous, sur seulement 9 m² de jardin.

Je veux découvrir le contenu détaillé de la formation

Grâce à cette formation, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Une formation complète et très pédagogique dans laquelle vous retrouverez Fabien qui vous expliquera en détail et en vidéo :

  • comment planter, récolter, entretenir et conserver vos plantes médicinales en toute autonomie,
  • comment préparer vos remèdes maison facilement dans votre cuisine, avec du matériel courant que vous avez sûrement déjà et comment utiliser ces remèdes à bon escient dans votre quotidien.

En termes de remèdes, vous apprendrez notamment à composer des tisanes pour répondre à différents petits maux, faire des macérations, des alcoolatures, un baume, une huile de massage ou encore un sirop thérapeutique à partir de vos récoltes de plantes médicinales dans votre propre pharmacie naturelle, à disposition, sur le pas de votre porte ;) !

D’autres vidéos gratuites à venir sur la pharmacie naturelle

On se retrouve prochainement avec Fabien pour de nouvelles vidéos où nous parlerons :

  • des différentes formes d’utilisations plantes médicinales
  • d’une sélection de livres sur les plantes médicinales pour débuter
  • de 11 plantes médicinales faciles à cultiver pour commencer

Si vous voulez en savoir plus sur Fabien et son activité de producteur de plantes médicinales, rendez-vous sur la page Facebook de sa marque Caubraque, La Ferme des Médicinales.

À bientôt, pour les prochains articles et vidéos de Permaculture Design, en attendant, plantez vos pharmacies naturelles, et prenez soin de vous !

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Micro-ferme en permaculture, retour d’expérience de Sophie et Yoann

En mai 2019, nous étions allés filmer le début d’installation du lieu de vie de Sophie et Yoann qui avaient suivi notre formation en ligne, pour apprendre à concevoir son jardin en permaculture.

Dans cette vidéo, vous allez découvrir l’évolution de leur lieu et vous allez voir que cela a vraiment bien changé.

Yoann et Sophie nous livrent également leur retour d’expérience très intéressant sur la mise en place de leurs projetset tout ce qu’ils ont traversé au fil des années.

Allez, c’est parti !

Comme Sophie et Yoann, concevez pas à pas votre projet en permaculture grâce à notre formation vidéo en ligne !

Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.
Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Micro-ferme en permaculture : l’évolution en 3 ans

Est-ce que c’est rentable, si tu prends le vieux précepte de l’économie où tu rentres de l’énergie et tu sors du financement ? Non !

Si c’est rentable par contre où tu rentres de l’énergie et tu ressors à manger pour toi et une communauté assez proche, voisinage, etc. voilà…

Alors là, oui, c’est très efficace ; parce que ça crée du tissu social et tu vois, il y a des gens qui viennent, ça discute et ça à mon avis c’est plus important pour les années qui viennent, que savoir le rendement de énergie/finances.

La ferme Carrassonne : une micro-ferme familiale avec du maraichage, des plantes médicinales, des animaux…

Ça s’appelle toujours la ferme Carrassonne du coup et donc, on a continué à travailler sur la ferme, continué à diviser, à morceler le terrain pour faire plein de petits espaces.

👉 Pour voir la vidéo de notre première visite chez Sophie et Yoann, c’est par ici.

Donc là, on est dans la partie parking, accueil donc bienvenue !

Quelques animaux en plus, quelques activités en moins, en plus enfin voilà.  Un jour par semaine pour le moment, on fait la vente en direct à la ferme.  Donc c’est le mardi.

Espace de vente sur la micro-ferme en permaculture

Espace de vente en direct sur la micro-ferme en permaculture de Sophie et Yoann

On fonctionne pas mal avec les réseaux aussi, le bouche-à-oreille.

Ça reste une petite activité très locale et c’est le voisinage et puis assez proche quoi !

Comment Sophie et Yoann ont-ils créé leur micro-ferme pédagogique ?

Donc là, on est dans la partie accueil à proprement dit, donc c’est la partie qu’on a dédiée pour les gens qui viennent… c’est la partie un peu ludique, accessible.

C’est une corde qu’on a rajoutée à l’arc aussi.

On reçoit des écoles qui viennent, on a fait un petit programme pédagogique et on a plusieurs cycles qui viennent visiter la ferme, ça va des maternelles jusqu’au CM2.

Et, ce qui est chouette, c’est que c’était un programme où en fait, ces mêmes classes venaient trois fois.

Donc là, on les accueille bientôt pour la dernière fois donc ils ont pu voir comment est la vie de la ferme l’hiver donc quand tout est endormi, au printemps quand tout se réveille pour planter les légumes.

Et là, ils vont venir voir… on est quasiment en été, le plein boom de la ferme et c’est hyper chouette de partager ça avec eux.

Ils ont des yeux comme ça !

Panneau pédagogique sur la micro-ferme

Exemple de panneau pédagogique sur la micro-ferme pour les enfants des écoles primaires.

En tout cas, les maîtresses, les accompagnants sont super contents et les gamins ils ne veulent pas partir et puis quand ils reviennent, ils sont hyper contents donc je pense que c’est assez évocateur du résultat.

Ils sont curieux, ils posent des questions hyper pertinentes, je veux dire, ils ont soif d’apprendre quoi !

Quand ils nous ont planté, à l’époque, les fèves dans la serre là, puis en plein champ, mais ils étaient trop contents de pouvoir les planter, de savoir que la fève, c’était des grosses graines.

Enfin, moi ça m’avait touché ce moment-là.

Quand ils sont revenus là, ils ont pu les manger donc ils étaient contents aussi et du coup, ils découvrent aussi vu que c’est à la ferme et puis qu’ils ont participé, tout ça, ils se laissent aller à goûter des trucs.

Je leur ai fait manger du chou-fleur cru ou du chou Kale cru…

Les parents qui accompagnent, ils disent : « T’as intérêt à les manger à la maison maintenant que tu les as goûtés crus et que tu aimes ! »

Les petits pois aussi… C’était drôle !

Les animaux de la micro-ferme pédagogique

Du coup, pour les écoles, on a mis ça en place.  C’est des petits enclos ludiques. On a des poules d’ornement qui sont en autonomie, elles peuvent sortir quand même. On avait cloisonné au départ ; c’est pour quand il y a les enfants, mais sinon, on laisse ouvert.  Elles tracent dans le jardin et puis des petites lapines aussi c’est que des lapines. Comme ça, on n’a pas de surpopulation.

Maman poule et ses poussins, dans un enclos

Maman poule et ses poussins, isolés dans un enclos à part pour plus de tranquillité.

On a des petits poussins là… on a eu des naissances, c’est la période, c’est le printemps.  On les a mis là pour pas qu’ils se fassent trop embêter. Des petits piou-piou. C’est trop chou.

Leur changement de stratégie sur le poulailler principal de la ferme

Le poulailler qu’on avait construit en palette a rencontré ses limites quand on a augmenté le nombre de poules.  Ce n’était pas encore énorme, on est passé juste à une trentaine de poules et en fait, on a trouvé les limites pas tant sur la place, là, la taille est cohérente.

Par contre, la surpopulation a fait qu’on a eu un développement de poux : des poux de poules ; les poux rouges.

Dans le poulailler en bois, c’était une lutte infernale.  C’est un poulailler maintenant en acier galvanisé, c’est moins joli que le bois évidemment, mais par contre, ça rencontre beaucoup d’avantages.

Poulailler en acier galvanisé, surélevé avec fond en caillebotis.

Nouveau poulailler en acier galvanisé, surélevé avec fond en caillebotis permettant de recueillir les fientes en dessous qui iront ensuite fertiliser les planches de cultures de la micro-ferme.

Déjà, il n’y a plus d’interstices et du coup, dès qu’on voit qu’il commence à y avoir une attaque de poux, bon ben là, l’acier a l’avantage de résister au feu, donc on passe au chalumeau et là, les poux, ils n’aiment pas.

Ça règle le problème assez radicalement.

Il n’y a pas de diminution de ponte.  Elles ne se font pas embêter, ça, c’est chouette.

Oui parce que quand il y avait vraiment une surpopulation de poux, on voyait, elles étaient en anémie, la crête n’était plus rouge.

Là, elles sont en super bonne santé.

Elles sont contentes.

On a un fond en caillebotis.  Du coup, les excréments passent à travers puis nous on peut les récupérer pour réintégrer les fientes au jardin… Voilà…

Gestion des animaux sur la micro-ferme : les ânes et ces coquines de chèvres

Les chèvres ont déménagé parce que déjà on a des ânes et du coup, elles tiennent compagnie aux ânes

Chèvres et ânes sur la micro-ferme en permaculture.

Sur la micro-ferme, les chèvres cohabitent maintenant avec les ânes au lieu de partager l’enclos des poules comme lors de notre première visite.

Bébert et Alto ! Bébert le gris et Alto le foncé et puis les chèvres qui sont toujours là, ces coquines !

Je dis ces coquines parce qu’elles nous ont fait des bêtises quand même, malgré tout.

Là, on les avait dans l’ancien poulailler, elles arrivaient toujours à s’échapper quand même et donc là, on a opté pour la clôture électrique.  C’est ce qui est le plus radical.

On a eu juste un problème où ça a été débranché pendant un temps, on ne s’en était pas aperçu et du coup, elles se sont échappées.

Ça a été assez vite, elles ne se sont pas échappées huit jours, mais elles se sont échappées un après-midi.

On avait des jeunes arbres qu’on avait plantés, là, des scions qui avaient bien pris pourtant…

Ben voilà, un facteur limitant de plus.

La plantation de haies sur la micro-ferme, pour soutenir son extension

Parce qu’on essaie de mettre en place des haies entre chaque nouvelle parcelle qu’on incorpore dans le jardin.

Plantation de haies d’arbres et arbustes entre les différentes zones de la micro-ferme.

Plantation de haies d’arbres et arbustes entre les différentes zones de la micro-ferme de Sophie et Yoann.

Parce que là, on est sur une logique du coup extensive.

On agrandit un petit peu plus tous les ans le jardin, c’est en ça que je dis que c’est extensif.

Et à chaque fois qu’on agrandit, on remet une haie.

Le rôle des ânes sur la micro-ferme

Les ânes ont été acquis dans un objectif de les utiliser à la ferme. C’est des petites utilisations, on ne fait pas de la charrue, mais ils font des petits travaux de griffage.

On essaye là avec Bébert qui est un peu plus costaud à passer là, dans les rangs de patates, donc on s’essaye, on fait pas mal de bêtises, on arrache un petit peu les pieds tout ça, mais c’est fonctionnel quand même.

Il dit ça parce qu’il s’est entraîné sur une de mes planches où je venais de planter mes fleurs et puis voilà, ça a moins rigolé là !

Ce n’était pas vraiment droit quoi.  Donc là, on fait les patates.  Je préfère !

Et donc ouais bon, on fait avec moi qui ne sait pas faire, lui qui apprend et puis des outils qu’on a récupérés, il n’y a à peu près rien qui va bien, mais plus ça va, mieux ça va et je pense qu’on finira par arriver à un truc qui va !

Vieille charrue de récupération

Vieille charrue de récupération avec laquelle Yoann s’exerce en compagnie de l’âne Bébert, au griffage superficiel du sol.

Tu ne sais pas faire ? Tu avais quand même fait la formation traction animale sur les ânes maraîchers ! C’est hyper efficace.  Si en plus de ça l’âne est éduqué ; c’est parfait.

Par contre après, les petits travaux de traction, s’il y a quelque chose à tirer, pour récolter les courges, on charge sur un chariot, et puis après, eux ils ramènent.

Ça évite les allers-retours à la brouette et puis voilà parce que l’année dernière, on a ramassé en Butternut et en Potimarron : pas une tonne, mais un bon 800 kg donc les allers-retours brouette, ça commençait à suffire.

Et là, ils sont efficaces et à chaque fois qu’on peut utiliser un âne, on économise le paysan ou le fermier du moins et puis on ne démarre pas le tracteur.

C’est plutôt bien.

La partie maraichage et cultures de la micro-ferme : ce qui a changé au fil du temps

Là, on rentre sur la partie vraiment jardin à proprement dit.

On était sur la partie accueil animaux.

L’année dernière, on a vraiment travaillé à fond sur les légumes. On en avait eu beaucoup. Ça nous a pris beaucoup de temps.

Nouvelles activités avec les plantes aromatiques, médicinales et petits fruits

Cette année, on a réduit la cadence sur les légumes parce qu’on s’est aussi beaucoup consacré sur la mise en place des aromatiques et sur une nouvelle activité aussi qu’on voulait mettre en place, c’est les fruits rouges : on va aller faire un tour.

Culture de framboisiers sur la micro-ferme

Nouvelle activité en devenir sur la micro-ferme en permaculture de Sophie et Yoann : la culture des petits fruits tels que les framboises, les cassis, les fraises…

Et donc, on a planté des framboises, des cassis, des mûres, des fraises, des rhubarbes et donc, on a pris un peu de retard sur les légumes et en plus de ça, on voulait en faire moins et il y a les conditions aussi du moment qui ne sont pas bonnes.

L’eau comme facteur limitant sur la micro-ferme

On a toujours un facteur limitant qui est l’eau sur le terrain et là cette année, plus que d’habitude puisqu’on est fin mai et il y a eu en trois mois peut-être deux, trois jours de pluie…

Au bout d’un moment, on peut pailler et faire ce qu’on veut pour garder l’humidité, mais il faut qu’elle soit là quand même au départ. On retarde en fait la période de plantation parce qu’on aimerait qu’il y ait des pluies et bon peut-être va falloir qu’on s’en occupe.

Féveroles, pucerons et coccinelles : la biodiversité au service de la micro-ferme

Et du coup, la féverole qu’on avait jetée à la volée, ça s’est éparpillé, on en a jusqu’au fond du champ.

Ça, c’est pas mal parce que mine de rien tu vois, ça fait de la masse et surtout en fait, c’est une légumineuse la féverole, qui arrive très tôt dans la saison, et du coup, elle attire une surpopulation de pucerons très tôt dans la saison.

Pucerons et coccinelle.

Les pucerons, attirés par les féveroles, attirent à leur tour les coccinelles qui seront ensuite déjà là pour contrôler les pucerons sur les autres cultures à visées maraichères de la micro-ferme.

Donc ce n’est pas problématique parce que c’est pas une plante qu’on mange ou qu’on utilise.

Par contre, vu qu’il y a une surpopulation de pucerons avant que tout le reste arrive, on a une surpopulation de coccinelles aussi qui arrive dans la foulée et quand on plante nos légumineuses à nous : les petits pois, les haricots, les fèves, bon ben… les coccinelles sont déjà là et en fait elles font le travail de gardien assez rapidement.

La grande serre maraichère gérée sans aucun travail du sol

Dans la grande serre qui était en construction la dernière fois. Donc là, elle est finalisée.

C’est ce qu’on avait dit, on faisait les tomates, les aubergines, les poivrons et donc là, on a une petite ligne de fraises sur le devant aussi.

Dans la serre, il n’y a jamais eu un outil de passé dedans.

C’était de la prairie et c’est resté juste avec l’apport de matière organique et bâchage et donc là, on fait les fèves, on les couche, on les bâche et on plante dedans.

Elles y sont depuis un petit moment. Et les tomates, il y a eu du foin dessous.

L’année dernière, on en avait mis trop du coup là, on a espacé cette année. On avait un pied de tomates tous les 50 cm, c’était beaucoup trop, c’était la jungle dans la serre.

Ça pousse énormément, les tomates qui montaient jusqu’au toit là, puis ça passait sous les fils de tente !

Du coup là, on en a mis un tous les mètres et puis on a placé les concombres cette année, on verra bien.

Et devant, on a mis des basilics dans les trous qui sont existants.

Grande serre avec cultures de tomates, aubergines, poivrons, basilics, concombres.

Sur la micro-ferme, la grande serre est entièrement cultivée sans aucun travail du sol sur le principe du maraîchage sur sol vivant.

On a une terre qui est hyper meuble sans jamais avoir rentré un outil dedans.

Donc ça, c’est intéressant.

Les choix de Sophie et Yoann sur le brevet professionnel, les formations, le financement et l’organisation de leur micro-ferme

On n’a pas de formation agricole non plus au départ. On a failli, je m’étais inscrit et puis finalement on ne l’a pas fait.  On a fait plein de petites formations, mais pas de BPREA.

On connaît des gens du coup justement qui ont fait ces formations-là…

Je trouve que ça formate beaucoup dans le sens où les idées de départ qui étaient permaculturelles se sont transformées en plan de financement avec ces trucs tout ça, etc.

C’est un truc sur lequel en fait, on en avait parlé la dernière fois, c’est essayer de faire sur du fond propre et sans passer par des banques. C’est un choix et une philosophie quoi !  Nous, ça nous convient.

Sans les banques et sans aides du département, tout ça, qu’on pourrait avoir, tu fais un BPREA et ils t’envoient le pognon. Par contre après derrière, tu as des obligations de rendements si ton banquier t’a prêté des sous, bon ben, il faut lui rendre.

Et pareil pour les aides, c’est à condition que.

Donc nous, en fait, c’est beaucoup plus long, mais ça nous offre une liberté qui est assez grande, dans le sens où si les haricots cette année, ça a été dévasté par les pucerons, on a perdu des semences de haricots : ça va, c’est compensable.

Par contre, il n’y a pas de banquier qui vient me dire…

Si tu as le banquier ou si tu as une obligation derrière, tu vas être tenté de retourner dans les vieux démons et de dire, bon bah, allez, c’est lequel le produit finalement qu’il faut mettre et puis bon c’est parti, après dans la boucle où quand tu commences comme ça à mon avis, après tu es bloqué.

On se laisse le droit de chercher des façons de cultiver différemment et ça c’est confortable.

Sophie en train de faire sa cueillette des fleurs dans son jardin d’aromatiques.

Sophie en train de faire sa cueillette des fleurs pour sa nouvelle activité autour des plantes aromatiques et médicinales.

Alors oui par contre, on travaille, j’ai un autre boulot à côté, on est souvent dans le jardin et plus ça avance plus on est efficient. Je veux dire, moins d’énergie pour le même résultat et donc ce qui nous permet, tu vois, de quand même rester une famille, avec des enfants, des activités à côté.

Toujours garder en tête les objectifs à travers ce projet de micro-ferme en permaculture

D’avoir le temps de prendre ce temps pour la famille, c’est l’objectif de départ, et ça, ça ne partira pas quoi. Et dès qu’on se fait un petit peu rattraper par l’envie d’être au jardin tout le temps ; parce qu’on est de grands passionnés tous les deux et c’est compliqué. Eh bien, à chaque fois, si ce n’est pas moi, c’est toi, si ce n’est pas toi c’est moi, on se dit : Oh là ! Tranquille, rappelle-toi pourquoi on fait ça et ça, c’est constamment.

On se le redit et puis c’est vraiment un objectif voilà.

Ça, c’est un des points justement tu sais qui est aussi dans la formation Permaculture Design, c’est définir les objectifs.

C’est quasiment un des premiers points de la formation et quand tu fais la formation tu le vois, tu le lis, tu fais ce que tu veux, tu passes au-dessus, tu dis : « Alors comment on fait pour faire des buttes ? »

Et bon en fait, c’est hyper important

C’est un des points majeurs, ils appuient dessus, mais c’est vrai, on est parti, nous on avait quand même vu nos objectifs.

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T’as beau être tous les deux d’accord sur la permaculture, sur les stratégies… on adore le jardin, on y passe tout notre temps et malgré tout, en fait quand on est parti, on a deux tempéraments différents et là, on se retrouve à être un couple mari/femme, un couple parents avec les enfants et ça c’est déjà une étape tu vois !

Tout le monde est d’accord avec ça et il y a le « couple jardin ».

On travaille en plus de ça, on est en plus collègues et du coup, on était parti en occultant cette partie-là de l’objectif.

Du moins des façons d’arriver à l’objectif et avec deux vitesses différentes.

Moi j’étais plutôt en mode bulldozer, on y va, on bouge tout dans tous les sens et Sophie plutôt avec des sensibilités, d’autres envies et en fait, c’était mal parti au départ.

Donc là en fait, ça nous a servi de leçon et du coup, on est reparti sur quelque chose de plus pérenne effectivement en termes de communication, on a ciblé et on voit où est-ce qu’on a nos limites et on se retrouve moins souvent dans ce type de problème là.

Ça fait un moment, c’est vrai, qu’on y est passé, mais ça fait un moment qu’on les a dépassés.

Une nouvelle organisation du rôle de chacun dans les activités de la micro-ferme

Moi j’ai bien décroché sur le pôle Maraîchage, on va dire ça, où tu as la main mise complètement. Moi je fais les petites mains et c’est vrai qu’avant on était vraiment à deux dessus.

Et maintenant qu’il y a les aromatiques, les fleurs, c’est vraiment moi qui ai la main mise là-dessus et tu es mes petites mains.

Et du coup, c’est vrai que c’est chouette comme ça.

Les deux propriétaires de la micro-ferme en permaculture tout sourire.

Après avoir traversé des difficultés de communication et d’objectifs, Sophie et Yoann sont aujourd’hui heureux de leur nouvelle organisation et façon de gérer leurs activités sans oublier de prendre du temps pour leur famille ! Un grand merci à eux pour ce partage !

Parce qu’on s’entraide dans nos deux activités qui ne sont en fait qu’une activité, mais on s’épanouit chacun de notre côté avec nos appétences et nos sensibilités.

Et après, on a un œil nouveau chacun sur l’autre : c’est chouette.

C’est hyper complémentaire et j’aime beaucoup ça.

Relier les différents espaces de la micro-ferme : des chemins à la fois physiques et spirituels

Ça rejoint… Tu sais ? Vous aviez fait une vidéo chez une autre élève du groupe permaculture et je me rappelle sa vidéo.

Elle disait qu’elle avait créé plein de coins, d’îlots, d’endroits et qu’en fait, tout était entré en place au moment où en fait, je sais plus qui lui avait dit ou avait fait remarquer, qu’il fallait faire des chemins et en fait tu vois, c’est ça.

Là c’est pareil, on était parti un peu… Voilà, les légumes, machin, on avait zoné et tout ça, et là tout se rassemble et puis aussi il y a…

Ça passe juste des fois par un chemin, ou un grigri, tu vois ?

Va comprendre pourquoi, dans un jardin, un carillon fait que tu te sens bien.

Un petit truc ou une phrase positive écrite quelque part et c’est là où tu vois…

Je ne sais pas comment dire, la lumière, elle rentre dans le jardin ! C’est ça !

Exemple de message positif sur la micro-ferme.

Exemple de message positif sur la micro-ferme qui fait du bien à l’âme et au cœur !

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Stage de jardinage naturel 26 septembre – 30 novembre

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Commencer un potager quand on est débutant

Vous démarrez une nouvelle activité. Et comme tout dans la vie, lorsqu’on commence quelque chose, on ne sait pas ce qui est le mieux. On ne sait pas si on devrait planter une graine et apprendre sur le tas ou s’il vaudrait mieux lire des livres pour être sûr de ne commettre aucune erreur.

Quels légumes d’hiver planter dans son potager ?

Le mois de septembre approche, et sonne pour de nombreux jardiniers la fin des semis.

Bien sûr, nos jardins sont encore très densément plantés et les récoltes y sont encore abondantes, mais nos végétaux sont sur le déclin.

L’oïdium commence à envahir nos courges, les pieds de tomates nous offrent leurs derniers fruits… les planches potagères vont progressivement être libérées et le jardinier commence à les préparer à passer l’hiver. Du paillage y est installé, des engrais verts parfois semés.

Pourtant, réussir à allonger la saison de culture est un enjeu fort pour le jardinier désireux de tendre vers une plus grande autonomie.

La productivité du potager sera fortement améliorée si celui-ci est planté de janvier à décembre ! Mais vouloir cultiver au cœur de l’hiver demande d’apprivoiser certaines techniques et d’être efficace dans la planification de son année jardinière.

Maîtriser la culture des légumes d’hiver au potager : des avantages certains

Avant toute chose, commençons par un brin de sémantique.

Quand j’évoque dans cet article les « légumes d’hiver », je ne parle pas des légumes semés au printemps ou en été, qui se développent à la belle saison et que vous récoltez dans le courant de l’hiver, comme cela serait le cas pour les poireaux, les choux de Bruxelles, les betteraves et carottes de conservation ou les panais.

Je parle ici des légumes que l’on sème en fin d’été ou en automne, qui vont passer l’hiver au jardin pour être récoltés au printemps suivant, durant la période dite « de soudure ».

Cette période, qui s’étend globalement de mars à juin, signe la fin des légumes de conservation que nous avons consommés tout l’hiver (courges, légumes racines…) alors que les légumes primeurs ne sont pas encore récoltés (pois, fèves, carottes primeurs…).

Photo de légume d’hiver : chou fleur ‘Tardif d’Angers’

Ce magnifique chou-fleur ‘Tardif d’Angers’ forme sa pomme au mois d’avril après avoir passé l’hiver au jardin ! © Joseph Chauffrey

Travailler à la culture des légumes d’hiver offre donc entre autres avantages de :

  • Produire durant la période de soudure
  • Profiter de la saison hivernale, généralement bien arrosée, pour y cultiver des légumes exigeants en eau (les choux par exemple), réduisant le besoin d’arrosage estival.
  • Optimiser la captation de l’énergie solaire.
  • Profiter d’une période où le potager est moins dense pour y cultiver des légumes de grande taille (choux, fèves…).
  • Ne pas laisser le sol à nu, la culture d’hiver remplissant alors les rôles de l’engrais vert : protection du sol, fragmentation de celui-ci, enrichissement grâce aux réseaux racinaires, rétention des éléments nutritifs…

Pour autant, la lecture de ces avantages ne doit pas vous faire sauter sur votre boite à graines au risque de faire face à de cuisants échecs.

L’automne/hiver au potager : une période délicate pour les cultures

Deux paramètres principaux viennent compliquer la réalisation de cultures arrivant à maturité durant la période de soudure : la faible luminosité et des températures parfois très basses.

La luminosité décroit fortement à partir du mois de septembre, pour passer sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour dans le courant du mois d’octobre.

Cette diminution de la durée du jour limite le processus de photosynthèse et freine considérablement la croissance des légumes.

Eliot Coleman, un maraicher québécois spécialiste des cultures d’hiver (et dont je me suis beaucoup inspiré) estime que sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour, les végétaux entrent dans une phase où ils végètent.

À Rouen, nous passons sous cette barre le 28 octobre pour franchir à nouveau le seuil le 15 février de l’année suivante (vous trouverez facilement sur Internet des tables vous délivrant les informations du calendrier solaire en fonction de votre lieu d’habitation).

Durant près de 4 mois, les légumes installés au jardin sont donc dans un état végétatif, attendant une luminosité accrue et des températures supérieures pour reprendre leur croissance.

Quant à la température, alors qu’elle est en moyenne de 18 °C au mois de juillet à Rouen, elle n’est que de 3,8 °C au mois de janvier.

Cette chute des températures freine la croissance végétale et limite la minéralisation de la matière organique, c’est-à-dire la possibilité pour vos cultures d’accéder à la fertilité dont ils ont besoin.

Potager en permaculture avec légumes d’hiver sous la neige.

Le potager d’hiver en dormance sous quelques centimètres de neige. © Joseph Chauffrey

Enfin, la période hivernale, froide, humide et aux jours raccourcis, n’encourage pas les activités de jardinage. En résulte une moindre surveillance des cultures, facilitant l’installation des maladies et ravageurs au potager.

Mais alors, comment prendre en compte ces limites et réussir l’implantation des légumes d’hiver ?

Réussir ses cultures d’hiver avec un bon calendrier de plantations au potager

Pour survivre à l’hiver et donner des récoltes au début du printemps suivant, les plants doivent avoir atteint une taille minimale avant que la durée quotidienne d’ensoleillement passe sous le seuil des 10 heures.

Repiquées trop tôt, les plantules se développent fortement avant les premiers froids et sont alors moins résistantes au gel (plus les plantes sont jeunes et mieux elles résistent au froid).

Trop tard, les graines ont à peine le temps de germer avant l’hiver et vous ne récolterez les légumes primeurs que tardivement au printemps suivant.

C’est donc généralement dès la fin d’été et le début d’automne que les semis doivent être planifiés.

Prenez par ailleurs en compte qu’à cette période de l’année, les températures baissent, allongeant fortement les temps de levée et de croissance de vos plantules.

Or, à cette période, le potager est souvent très densément planté !

Pour pallier cette difficulté, il vous faudra jouer sur plusieurs tableaux :

  • Réaliser vos semis de légumes d’hiver en contenants pour laisser le temps aux légumes d’été de terminer leur cycle avant que les légumes d’hiver soient repiqués.
  • Démarrer précocement les cultures d’été (ce qui implique des semis précoces au printemps) pour être en mesure de les récolter et de libérer des planches de culture avant la mi-septembre.
  • Pratiquer le chevauchement des cultures : la culture qui s’apprête à passer l’hiver au jardin est alors repiquée au milieu de la culture estivale qui termine son cycle de production.

C’est en jonglant avec ces trois techniques que vous réussirez à implanter à temps les légumes qui passeront l’hiver au potager pour vous offrir leurs productions au printemps suivant.

Attention toutefois, tous les légumes ne supportent pas les conditions hivernales. La palette des légumes que vous pouvez envisager de semer en fin d’été ou à l’automne est fortement réduite par rapport à la diversité de nos légumes d’été.

Vous souhaitez créer votre potager en permaculture, mais ne savez pas comment vous y prendre, ou par quoi commencer ?

Notre formation en ligne « Le Potager Perma+ », destinée aux débutants, vous apprend à installer et bien gérer votre potager en permaculture avec un calendrier de plantations/semis mois par mois qui vous accompagne pendant 3 ans. Laissez-vous guider pas à pas et récoltez vos légumes sains et savoureux.

Quelques exemples de légumes d’hiver au potager en permaculture

Les quelques éléments de temporalité que je vous livre ci-dessous sont naturellement adaptés à mon contexte climatique (Normandie).

Il vous faudra faire vos propres essais pour, année après année, déterminer les dates optimales de semis-repiquage de vos légumes d’hiver.

Les verdures asiatiques :

Verdures asiatiques sous serre en hiver

Les verdures asiatiques sont nombreuses sous la serre en hiver. © Joseph Chauffrey

Moutarde douce ‘Wild Garden’, moutarde japonaise ‘Mizuna Purple’, moutarde japonaise ‘Tokyo Bekana’, ‘Pak Choy nain’ (ou de Shanghai), moutarde japonaise ‘Yakina Savoy’…  les verdures asiatiques sont des légumes feuilles de la famille des brassicacées.

J’adore les consommer crues, en salade. Leur récolte s’effectue généralement feuille à feuille, au fur et à mesure des besoins, en coupant les tiges à leur base.

Elles peuvent être semées toute l’année, mais c’est en hiver qu’elles présentent le plus grand intérêt en raison de leur croissance rapide et de leur bonne résistance au froid.

Elles supporteront aisément des températures de -3 °C en extérieur, voire moins si elles sont protégées par un tunnel ou un simple voile de protection.

Pour la culture hivernale, je sème les verdures en plaques de culture de fin septembre à mi-octobre et je les repique 3 semaines plus tard (25 cm en tous sens).

Elles me régalent dès le mois de janvier si l’hiver est clément, mars ou avril en conditions plus rigoureuses.

Le chou cabus :

Ce chou, particulièrement résistant au froid, est très adapté pour passer l’hiver au jardin.

Semés en contenants en première quinzaine de septembre, repiqués au jardin 1 mois plus tard, les choux cabus n’auront pas le temps de se développer fortement avant l’hiver.

Ils ne devraient pas dépasser les 20 ou 30 cm au cœur de l’hiver.

Surveillez-les donc bien contre les limaces et les chenilles de noctuelles !

Puis sa croissance explose à partir du mois d’avril et les pommes se densifient alors rapidement. Je récolte chez moi les variétés ‘Précoce de Louviers’, ‘Cœur de bœuf des Vertus’ et ‘Acre d’or’ aux alentours de la fin mai.

Les carottes :

Ne vous privez pas des semis tardifs de carottes, permettant une récolte dès le début du mois de mai de l’année suivante.

Ainsi, je sème chaque année des carottes précoces (’Marché de Paris’, ‘Nantaise à forcer’…) en première quinzaine d’octobre.

Un semis plus précoce risque de donner des racines moins résistantes et susceptibles de monter en graines au printemps.

Cette temporalité permet par ailleurs d’éviter le vol de la mouche de la carotte, parfois problématique dans certaines régions.

Autres légumes d’hiver à essayer :

Plant de coriandre.

Un pied de coriandre au cœur de l’hiver. Il n’en sera que moins sujet à la montée en graines ! © Joseph Chauffrey

Au-delà de ces trois légumes, vous pouvez également tenter, entre les mois de septembre et de novembre, des semis de fève, betteraves, coriandre, blettes…

De quoi vous régaler au printemps prochain !

Joseph Chauffrey

Joseph Chaufrrey

Joseph Chauffrey

Joseph Chauffrey est un jardinier expérimentateur urbain qui a à cœur de partager ses observations et expérimentations avec le plus grand nombre. Formateur en permaculture et jardinage durable, auteur de différents livres et chroniqueur, il consacre son quotidien à la transmission de valeurs, techniques et outils qui nous permettront collectivement de construire une société plus résiliente. Pour en savoir plus, retrouvez-le sur son site.

Pour les personnes expérimentées qui veulent aller plus loin sur l’optimisation de l’espace dans leur potager

Le deuxième livre de Joseph Chauffrey, (voir références ci-dessous) s’adresse aux personnes ayant déjà une bonne expérience au potager.

Il se consacre à l’optimisation de l’espace tout au long de l’année pour produire plus sur moins d’espace.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage édité chez Terre vivante, découvrez notre revue sur ce livre J’optimise l’espace de mon potager ici.

J'optimise l'espace au potager, vers une meilleure productivité et plus de diversité

J'optimise l'espace au potager

Vers une meilleure productivité et plus de diversité

Livre de Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante en 2020

Prix : environ 14 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |    Unithèque   |    Fnac

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