Faire venir les insectes pollinisateurs dans votre jardin

Les insectes pollinisateurs, alliés indispensables à notre production de nourriture !

Sans qu’on s’en rende forcément compte, les insectes pollinisateurs, et pas seulement les abeilles 🐝 et les bourdons, mais aussi les coléoptères🐞🪲, les guêpes, les mouches🪰, les papillons🦋… jouent un rôle essentiel dans nos vies !

Ils assurent, en effet, mieux que n’importe qui, une étape incontournable dans notre production de nourriture : la pollinisation qui permet à une fleur de se transformer en fruit (ou en légume 😉) !

Faire venir les pollinisateurs dans votre jardin est donc primordial pour obtenir de belles récoltes au potager comme au verger. Et plus, vous aurez de la diversité dans les pollinisateurs présents chez vous, plus vous augmenterez vos récoltes 😃 !

🤔 Mais comment les attirer dans votre jardin en permaculture et faire en sorte qu’ils aient envie d’y rester ?

😃 Faire son design de permaculture est le secret de la réussite pour créer votre propre jardin d’Éden foisonnant de vie, résilient et productif ! Cela est possible grâce à une diversité d’éléments spécialement dédiés à l’attraction des pollinisateurs (haies mellifères, zones sauvages, hôtels à insectes, mare…) et placés en synergie les uns par rapport aux autres.

Magalie, membre de notre bureau d’études, vous partage en vidéo son expérience sur le retour des insectes pollinisateurs dans son jardin conçu en permaculture grâce à la méthodologie de design. Vous pouvez, vous aussi, même si vous êtes débutant.e, suivre pas à pas cette méthodologie en vous laissant tout simplement guider par notre formation en ligne, à découvrir en-dessous de la vidéo.

Magalie montre aussi comment polliniser manuellement vos cucurbitacées en attendant que les pollinisateurs prennent le relais et conseille une lecture très intéressante pour toutes celles et ceux qui souhaiteront aller plus loin dans la découverte de toutes les petites bébêtes qui peuplent leur jardin !

 

Transformez l’ensemble de votre jardin en corne d’abondance pour vous comme pour les insectes pollinisateurs !

Comme Magalie, concevez et aménagez l’ensemble de votre jardin en permaculture pour qu’il réponde concrètement à vos attentes et objectifs tout en favorisant la biodiversité ! Pour cela, laissez-vous guider pas à pas par notre formation en ligne et réalisez enfin le jardin d’Eden dont vous rêvez qui fera aussi le bonheur des insectes pollinisateurs !!

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Le retour des insectes pollinisateurs dans un jardin en permaculture

Une des choses que j’ai le plus constatée ici avec notre évolution et le fait qu’on pratique la Permaculture : c’est le retour des insectes pollinisateurs.

Halicte butinant une fleur de cosmos.

Un halicte, petite abeille et très bon insecte pollinisateur, est en train de butiner une fleur de cosmos dans le jardin en permaculture de Magalie

On a vraiment vu la différence année après année. Par exemple, au départ, quand on mettait des plants de courgettes, on avait énormément de fruits qui n’arrivaient pas à maturité et qui pourrissaient. On a effectivement vu que c’était dû à un défaut de pollinisation de la fleur femelle. C’est vrai que quand on a un jardin sans pollinisateurs, on a beaucoup moins de récoltes, beaucoup moins de fruits, beaucoup moins de légumes que ce soit potager, verger, etc.

Attirer les insectes pollinisateurs avec leurs fleurs préférées 😉

Il est important de les attirer toutes ces petites bébêtes ! Ici, c’est un pari réussi puisqu’aujourd’hui, on n’a plus aucun souci au niveau des pollinisations au potager comme au verger parce que justement, on a laissé un maximum de fleurs sauvages se développer aux alentours et on a installé des fleurs que les pollinisateurs adorent, notamment la bourrache qui est ici, qui pousse dans l’allée entre deux buttes, mais bon, comme elle ne gêne pas, on la laisse.

Abeille domestique sur fleur de bourrache.

La bourrache est une des fleurs sauvages préférées des insectes pollinisateurs et notamment des abeilles qui l’affectionnent tout particulièrement.

On a encore d’autres beaux plants juste ici avec vraiment énormément d’abeilles dessus.

Favoriser une grande diversité d’insectes pollinisateurs au jardin

On a beaucoup de Cétoines dorées, de Cétoines funestes aussi un petit peu, donc là, on est sur des coléoptères qui vont vraiment manger la fleur qu’ils viennent polliniser, mais du coup, ils font quand même un travail de pollinisation même s’ils sont assez destructeurs derrière et effectivement quand ils s’attaquent aux rosiers… on n’a plus la jolie Rose. Elle se fait tout manger, mais bon, ça ne nous dérange pas.

Et puis, on a aussi énormément de guêpes alors les guêpes, faut pas en avoir peur, il y a des guêpes qui font de la pollinisation aussi et il y en a une diversité incroyable donc ça fait beaucoup de bien aussi d’en avoir différentes sortes au jardin. Évidemment, les coccinelles. Donc, les coccinelles alors elles, elles se plaisent beaucoup au sommet des fèves en début de saison parce qu’on laisse les pucerons coloniser le haut des fèves et alors là, elles s’en donnent à cœur joie. Et on a également pas mal de syrphes alors ça, c’est très chouette, ce sont de très bons pollinisateurs également. Donc, ce sont des petites mouches qui sont rayées comme des guêpes et des Éristales aussi.

Insectes pollinisateurs dont des mouches diverses et une guêpe solitaire, Cryptus albitarsis sur fleur de carotte sauvage.

Les fleurs de plantes sauvages, ici une carotte sauvage, attirent beaucoup d’insectes pollinisateurs : des mouches, des abeilles ou encore des guêpes solitaires comme ici une Cryptus albitarsis.

Après, toute une ribambelle d’insectes que je n’ai pas encore identifiés qui se retrouvent vraiment un peu partout dans des spots fleuris au jardin et qui, en passant entre deux bourraches, passent par mes fleurs de courgettes par exemple. Donc ça, c’est très chouette parce que du coup attirer les pollinisateurs, c’est vraiment super utile et ça permet de booster les récoltes et d’avoir un jardin vivant. C’est tout ce qu’on aime.

Attirez les pollinisateurs chez vous en leur offrant le gîte et le couvert avec notre composition végétale dédiée !

Des floraisons mellifères diversifiées et étalées sur l’année, des niches écologiques simples à mettre en place, le tout implanté sur 20 m2 de surface au sol ; tout a été réfléchi dans notre composition végétale « La haie des abeilles » pour vous aider à installer facilement chez vous de quoi attirer durablement les pollinisateurs en leur offrant nourriture et abris pour se reproduire ou passer l’hiver !

Compenser le manque d’insectes pollinisateurs par de la pollinisation manuelle sur les plants de cucurbitacées

Alors évidemment, avant d’avoir tous ces pollinisateurs qui arrivent dans le jardin, on peut avoir ces fameux soucis de pollinisation notamment sur les cucurbitacées et notamment les courgettes donc en attendant que tous ces insectes arrivent et qu’on les attire avec plein de belles et bonnes fleurs, on peut très bien faire de la pollinisation manuelle des fleurs de cucurbitacées parce que c’est quelque chose de très simple à faire.

Geste de pollinisation manuelle des fleurs de courgette pour pallier le manque d’insectes pollinisateurs dans le potager.

Pollinisation manuelle des fleurs de courgette au potager : après avoir frotté l’étamine de la fleur mâle pour récupérer du pollen, Magalie va frotter le pistil de la fleur femelle pour y déposer le pollen et la féconder, ce qui permettra le développement du fruit.

On a les deux fleurs côte à côte alors celle-ci c’est la fleur mâle, alors on l’identifie, bon l’intérieur n’est pas tout à fait pareil, en plus à ce niveau-là il n’y a pas de petits fruits, il n’y a pas de forme de petit fruit, c’est directement la tige et la fleur. Et là, on a une fleur femelle qui donc n’a pas le même intérieur et qui elle, a en-dessous, une forme de fruit. C’est de la courgette ronde de Nice celle-ci. Et donc, la pollinisation, moi je la fais au doigt. Je frotte un petit peu la fleur mâle avec mon doigt et hop, je vais ensuite frotter l’intérieur de ma fleur femelle.

Apprendre à identifier les insectes pollinisateurs présents dans votre jardin en permaculture !

C’est vrai qu’au niveau des pollinisateurs, ce n’est pas toujours évident de savoir ce qu’on a chez soi.

Est-ce que c’est un auxiliaire ? Est-ce que c’est un nuisible ? Est-ce que vraiment, c’est un pollinisateur ou pas ? Etc.

Donc là, je conseille un super bouquin qui s’appelle : « Jardinez avec les insectes » de Vincent Albouy, alors là c’est l’ancienne couverture, c’est une vieille édition. La couverture a évolué, mais le titre est toujours le même. C’est aux éditions de Terran. Ce qui est bien dans ce bouquin, c’est qu’en fait, il balaye l’ensemble des insectes qu’on peut trouver au jardin et il explique bien pourquoi ces insectes se trouvent à tel endroit, qu’est-ce qu’ils font au jardin et comment on peut les gérer et donc c’est un bouquin qui dit plus : jardiner avec, que lutter contre.

Consultation du livre de Vincent Albouy « Jardinez avec les insectes » aux Éditions de Terran.

Consultation du livre de Vincent Albouy « Jardinez avec les insectes » aux Éditions de Terran, un excellent ouvrage pour comprendre le rôle des insectes au jardin, les raisons de leur présence et comment les gérer au mieux tout en favorisant la vie !

Donc, c’est très très intéressant pour commencer à vraiment mieux comprendre toute cette vie qu’on peut avoir dans le jardin et qui revient petit à petit et justement trouver des moyens de gestion quand on a vraiment de l’invasion. Alors il y aura des moyens de lutte un petit peu là-dedans par moment sur certaines espèces, mais on reste quand même sur un bouquin qui est vraiment dans l’idée d’aller dans le sens de la nature et de ne pas lutter contre. Et donc ça, c’est vraiment très très intéressant pour enlever toutes les peurs qu’on a aussi des bestioles et comprendre pourquoi elles sont là et ce qu’elles vont nous aider à faire dans le jardin.

Pour garder les insectes pollinisateurs dans votre jardin en permaculture, pensez au sauvage !

Tas de bois mort au jardin en permaculture.

Tas de bois mort laissé délibérément au jardin pour, entre autres, servir de niche à de nombreux insectes pollinisateurs !

Il faut laisser du sauvage, il faut laisser de la niche écologique, des bouts de bois, des tas de pierres, des carrés de terre où les abeilles vont pouvoir nicher directement dans le sol et de la fleur qui va les attirer : de la bourrache, de la phacélie, de la consoude, on a des bleuets, on a de la monarde, il y a du lin, il y a du souci, il y en a partout, il y a des sauvageonnes aussi qui poussent de partout. Et c’est ça qui fait qu’on va attirer toute cette vie autour de nous.

Apprendre à jardiner de façon naturelle pour nourrir sa famille sans produits chimiques dans le respect du vivant.

« Jardinez avec les insectes »

Livre de Vincent Albouy
360 pages, édité par Éditions de Terran, en novembre 2009.

Prix : environ 23 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Tomate et mildiou : que faire ?

Le mildiou des tomates, cauchemar du potager

Phytophthora infestans est le petit nom scientifique du champignon responsable du mildiou, maladie cryptogamique ou maladie fongique très redoutée des jardiniers.ières qui cultivent des solanacées et notamment des pommes de terre et des tomates.

Beaucoup se souviendront sûrement avec amertume de la saison 2021 qui a été un véritable cauchemar pour les cultures de tomates en extérieur, ravagées par le mildiou qui s’en est donné à cœur joie, jouissant, durant tout l’été, d’une humidité régulière et de températures idéales pour son développement ! Espérons que le scénario 2021 ne se reproduira pas 🤞 !

Espérer, c’est bien, mais agir ça peut être bien aussi, afin de mettre toutes les chances de votre côté d’obtenir une belle récolte  ! Alors, que faire pour prévenir l’arrivée du mildiou et comment gérer la maladie une fois qu’elle s’est déclarée sur vos plants de tomates ?

Magalie, membre de notre bureau d’études et grande fan de tomates, vous partage en vidéo ses méthodes culturales et traitements naturels pour prendre soin de ses tomates dans son potager en permaculture 😉.

Comme Magalie, faites votre potager en permaculture !

Vous rêvez de belles récoltes de tomates colorées et juteuses, de légumes sains et savoureux en provenance directe de votre potager en permaculture… seulement, vous débutez et ne savez pas comment faire ni par quoi commencer ?
Et si vous vous laissiez guider par notre formation en ligne et son accompagnement sur 3 ans pour savoir quoi faire mois après mois sans prise de tête ?

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Quels traitements contre le mildiou des tomates dans un potager en permaculture ?

On ne peut pas venir dans mon jardin sans que je vous parle de tomates, parce que dans la famille, on est de grands fans de tomates.

Avec la météo vraiment très particulière qu’on a cette année (vidéo tournée en 2021), puisqu’aujourd’hui on a de la chance, il fait très beau, mais vous seriez venus hier, c’était temps gris et il faisait 14 degrés donc c’est un petit peu étrange… Les tomates ont eu vraiment tendance à attraper la fameuse maladie « mildiou ».

Prévenir l’arrivée du mildiou sur les tomates à l’aide du bicarbonate de soude

Équipement pour traitement contre le mildiou des tomates : pulvérisateur, bicarbonate de soude, savon noir

Équipement pour les premiers traitements, surtout en préventif, contre le mildiou des tomates : un pulvérisateur, du bicarbonate de soude, du savon noir et de l’eau de pluie !

Au fil du temps, j’ai testé différents soins : bouillie bordelaise au tout départ, mais ça, on a arrêté et puis ensuite, je suis allée plus vers de la pulvérisation donc on a un pulvérisateur qui se met en sac à dos. C’est pratique parce qu’il y a quand même de la quantité à faire, dans lequel on met un mélange avec de l’eau, du bicarbonate de soude et du savon noir : dissoudre 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude et 1 cuillère à café de savon noir dans 1 L d’eau à pulvériser sur le feuillage. On a constaté que ça fonctionne aussi bien en préventif qu’en curatif (voir en fin d’article nos retours d’expériences pour plus de détails là-dessus).

Quand vraiment il y en a beaucoup, on peut vite être débordé, si on ne fait pas suffisamment de pulvérisations suivies. Parce que dans ces cas-là, il faut en faire au moins deux fois par semaine, et s’il pleut entre temps, il faut refaire parce que, de toute façon, la pluie a lessivé le produit.

C’est quand même assez contraignant.

Soigner les plants de tomates déjà bien attaqués par le mildiou

Cette année, je suis en train de faire un test sur des plants où la tige commence à être atteinte par le mildiou, et donc où je leur passe des badigeons à base de miel, qui est déjà de base une substance antifongique.

Je rajoute des huiles essentielles qui ont aussi cette propriété antifongique.

Donc là, j’ai fait un mélange avec de la « Sarriette des montagnes », de « l’arbre à thé » et du « Romarin à Cinéole ».

Dans un litre de miel, je mets 1 millilitre d’huiles essentielles, les trois confondues.

Application d’un soin curatif sur tige de tomate atteinte par le mildiou dans un potager en permaculture.

Magalie est en train d’appliquer au doigt un badigeon de miel aux huiles essentielles sur une partie de tige de tomate atteinte par le mildiou.

Quand je tombe sur un plant qui commence à avoir des traces de maladie alors tout ce qui est feuillage, là, on voit qu’il y a une feuille qui est atteinte : je retire ! Donc on peut faire ça évidemment au sécateur. Je ne l’ai pas sur moi, je vais le faire à la main… Hop ! Ça, je retire et évidemment je ne mets pas au compost ni au pied de ma plante sinon ça ne sert à rien, la maladie va continuer de progresser : je jette.

Dès que j’ai un endroit où une partie de tige est atteinte, comme là, c’est un début de feuille, mais il y en a quand même un peu sur la tige, là, je fais le badigeon au miel. Je le fais au doigt, on peut utiliser autre chose, un pinceau ou un bout de coton pour ceux qui veulent.

Moi j’aime bien au doigt et je passe tout simplement mon badigeon de miel aux huiles essentielles, sur les endroits malades en débordant un peu plus loin que la tâche on va dire.

Premières observations suite au traitement des plants de tomates atteints par le mildiou

Alors, sur cette butte, c’est là que le mildiou est apparu en premier cette année.

Notamment sur ces plants-là qui sont des variétés qu’on appelle « à feuilles de patates ».

Donc on peut voir qu’elles ont un feuillage qui ressemble plus à un feuillage de pommes de terre qu’à un feuillage habituel de tomates et souvent, l’eau reste pas mal dans ces feuilles. C’est là qu’a commencé la maladie. Notamment sur ce plant qui a été très vite atteint au niveau des tiges. Il a été le tout premier que j’ai commencé à soigner avec le badigeon de miel. Et là, ça fait 15 jours que je lui applique ce badigeon de miel de façon assez régulière, deux fois par semaine.

On peut voir en fait que les parties qui étaient bien noires commencent à sécher.

Mildiou sur tige de tomate stoppé dans son développement par un traitement naturel à base de miel.

Suite au traitement à base de miel et huiles essentielles antifongiques sur une tige de tomate atteinte par le mildiou, la tache formée par la maladie, initialement brun foncé, commence à sécher et blanchir et surtout elle ne grandit plus…

Du coup, depuis 15 jours, la maladie n’a pas du tout progressé au niveau des tiges, c’est toujours en l’état et je n’ai plus d’attaques au niveau des feuilles.

Le développement de mon plant en hauteur est sain et du coup ça me donne bon espoir pour réussir à avoir une récolte malgré tout. Donc c’est un petit peu risqué de le garder parce qu’effectivement le mildiou peut se transmettre de plant en plant via le vent, mais comme je porte une attention vraiment particulière à cette butte-là qui est la plus infestée de mon jardin et que je vois que la maladie ne progresse pas, je conserve encore mes plants et je croise les doigts.

Tailler pour éviter l’arrivée du mildiou sur les tomates…

Sur les tomates, il y a un débat qui est récurrent chaque année : faut-il tailler ou non ses pieds de tomates ? Moi je dirais oui et non.

En fait, je conseille à tout le monde d’essayer les deux méthodes et de voir en parallèle, des plants taillés, des plants pas taillés, c’est ce qu’on fait ici, pour voir les résultats.

Parce que c’est tellement tributaire de la météo et aussi de l’espace disponible qu’on va avoir pour ses plants et de la façon dont on veut conduire sa culture, qu’en fait, il n’y a pas de dogme.

Il n’y a pas : il faut tailler ou faut pas tailler. Je pense qu’il faut expérimenter le truc. Et voir ce qu’on préfère en fonction de son contexte personnel.

Plants de tomates taillés au niveau des feuilles basses pour éviter le mildiou au potager en permaculture.

Plants de tomates dont les feuilles basses ont été systématiquement taillées pour ne pas trainer au sol ni être éclaboussées lors des arrosages afin d’éviter l’arrivée du mildiou !

Donc sur cette butte-ci, on a choisi de bien mettre des tuteurs et de couper dès le départ les feuilles qui touchaient le sol pour éviter les maladies comme le mildiou. Bon, Ben, loupé !

Du coup, celles-ci ont été taillées pas mal au départ, les feuilles qui touchaient le sol et également les gourmands qui partaient au départ des feuilles comme ici.

En revanche, j’ai certains plants de tomates que je laisse vraiment divaguer comme ils le souhaitent donc là, je ne taille pas les gourmands. Je peux éventuellement enlever deux, trois feuilles qui vraiment traînent au sol, mais c’est tout. Et à ce moment-là, souvent, ces plants-là deviennent de véritables buissons et là, par contre, ça nécessite d’avoir de l’espace disponible en termes de surface au sol parce que ça peut vite faire trois mètres carrés voire plus !

… et tailler aussi pour favoriser la mise à fruit

Moi, ce que j’aime bien pratiquer ici, souvent, je taille les variétés à gros fruits. Parce que du coup, ça facilite l’arrivée du fruit et ça pousse un peu la plante à se concentrer là-dessus. Et je laisse divaguer les variétés de tomates cerises, cocktail, tout ce qui est petit fruit, parce que là, du coup, il y a moins de difficultés pour la plante à amener son fruit jusqu’à maturité et souvent, quand on ne taille pas du petit fruit, c’est l’explosion, il y en a partout.

Plants de tomates de variétés à petits fruits non taillés qui forment de véritables buissons dans un potager en permaculture.

Plants de tomates de variétés à petits fruits non taillés qui forment de véritables buissons à la production phénoménale… tout du moins quand ils sont épargnés par le mildiou !

Conseils sur la taille des tomates

Donc la taille, c’est relativement simple, on coupe les feuilles qui touchent le sol au ras de la tige principale et pour le gourmand, c’est tout simple : soit on pince avec les doigts, soit on coupe au sécateur s’ils sont un petit peu plus développés. Par exemple, celui-ci, c’est trop tard, je n’ai pas taillé à temps et vu que la plante a perdu beaucoup de son feuillage, vu que je lui en ai enlevé beaucoup à cause du mildiou, je lui laisse le gourmand parce que quand même, elle a besoin un petit peu d’avoir du feuillage pour se remettre de tous ses petits traumatismes.

Si on taille au sécateur, on fait attention de nettoyer ses lames de sécateur avec un produit désinfectant pour éviter de transporter des maladies d’un endroit à un autre. J’utilise ici de l’alcool à 70°.

La serre, un élément essentiel pour garantir une récolte de tomates, même les pires années à mildiou !

 

Alors, on a quand même mis des tomates en serre pour être sûr d’en déguster un minimum et comme là, c’est protégé et je ne crains pas trop le mildiou, on peut le voir… je n’ai pas vraiment taillé.

Donc, on a des plants de tomates qui partent un peu dans tous les sens.

J’ai quand même dû pas mal les guider pour juste pouvoir accéder au fond.

Culture de tomates non taillées sous serre protégée du mildiou.

Culture de tomates non taillées sous serre où elle est suffisamment bien protégée du mildiou pour garantir une récolte et même la prolonger jusqu’en fin d’automne…

Et là, depuis à peu près une semaine, on commence à avoir des fruits qui mûrissent.

Il y en a une petite tomate rouge qui est la première à commencer à nous donner des récoltes donc voilà on est content.

Et on a aussi une variété noire russe là-bas, qui commence à donner également. Il faut se faufiler, c’est un peu la jungle. Et là, on est sur une noire russe qui va avoir la chair un peu plus rouge foncé.

Digression sur le murissement des tomates, un autre obstacle à la récolte

Autant l’année dernière, on avait des problèmes de mûrissement, parce qu’en fait il y a eu des canicules pile au moment où les tomates arrivent à maturité. Quand il fait trop chaud, les plants stoppent complètement le mûrissement des fruits et se mettent à l’arrêt. Au-dessus de 30 degrés, 35 degrés.

Et puis quand il fait trop froid et qu’il n’y a pas assez de luminosité, parce qu’il fait très gris, ben c’est pareil, ça ne mûrit pas donc là, on est fin juillet et on déguste des tomates et encore, en petit nombre, depuis à peine une semaine. On attend, rêvant, que celles-ci mûrissent donc ça, c’est de la « Brandywine pink » par exemple.

Elle doit devenir rose et comme on peut le voir, elle n’a même pas encore commencé à changer de couleur.

Tomates de la variété ‘Brandywine Pink’ encore vertes.

Tomates de la variété ‘Brandywine Pink’ qui ont du mal à mûrir même sous la serre notamment à cause d’une météo estivale particulièrement fraiche et peu ensoleillée…

On attend et on espère que ça va vite arriver parce que, depuis qu’on fait nos tomates, on n’achète plus de tomates du commerce et du coup, là il nous tarde vraiment d’en manger !

Retour sur les traitements anti-mildiou testés par Magalie

La saison 2021 étant terminée, nous sommes à même de vous faire un retour sur les traitements testés par Magalie.

Le traitement anti-mildiou à base de bicarbonate de soude

Clairement le bicarbonate de soude sur une année aussi catastrophique que 2021 n’a pas fait le poids face à l’ampleur de la maladie qui s’est propagée à vitesse grand V sur la quasi-totalité des plants de tomates plantés en extérieur.

Cependant, cela reste une solution intéressante et très efficace en prévention quand on a ensuite une saison estivale plutôt sèche et chaude. Cela peut vraiment éviter l’apparition de la maladie.

Cette pulvérisation est efficace en curatif uniquement en tout début d’attaque, pour limiter la propagation de la maladie. Elle doit s’accompagner d’un retrait minutieux de toutes feuilles atteintes.

Le traitement anti-mildiou à base de miel et huiles essentielles

Nous allons le tester à nouveau en 2022, car les résultats 2021 n’ont pas été concluants !

Pendant plus de 3 semaines, Magalie a choyé tous ses plants malades, leur appliquant environ 2 fois par semaine son badigeon au miel et huiles essentielles. Elle avait bon espoir que cela fonctionne, car elle a pu observer un arrêt de la progression de la maladie et un assèchement accompagné d’un changement de couleur de toutes les portions de tiges atteintes et traitées au badigeon de miel.

Son espoir résidait notamment dans un changement de météo : si, en parallèle de ce traitement, le temps était devenu plus chaud et plus sec, les résultats de ce test auraient sans doute été positifs.

Culture de tomates ravagée par le mildiou.

Culture de tomates ravagée par le mildiou.

Malheureusement, il en a été autrement, tout du moins pour Magalie en Limousin, où les pluies répétées et les températures, entre 15 et 25 °C presque tout l’été, ont déroulé le tapis rouge au mildiou. À la mi-août 2021, soit un peu plus de 2 semaines après le tournage de cette vidéo, il a fallu se rendre à l’évidence, sur cette saison-là, le mildiou l’avait emporté ! La quasi-totalité des plants installés en extérieur dans son potager en permaculture ont été arrachés et détruits 😥.

Elle a eu cependant deux variétés à petits fruits (’Sprite’ et ‘Ghost Cherry’) qui ont résisté plus longtemps que les autres à la maladie et ont même réussi à amener quelques rares fruits à maturité dont les graines ont été précieusement récoltées en vue de la saison prochaine 😉 ! En effet, les graines des fruits étant arrivées à maturité malgré la maladie pourront donner des plants développant une meilleure résistance au mildiou !

Cette mésaventure 2021 n’a cependant pas découragé Magalie qui s’est relancée en 2022 dans une nouvelle culture de tomates anciennes dans son potager en permaculture… parce que quand on est fan de tomates, c’est pour la vie 🥰 ! À suivre…

Comme Magalie, faites votre potager en permaculture !

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Portes Ouvertes – 2 Juillet 2022

Programme estival des ateliers du Sens de l’Humus

Avec les soutien du Syctom et la participation de la Biocoop Jardin Pouplier, 60 rue de Saint Antoine, 93100 Montreuil Inscription auprès de giuliahumus@gmail.com Jeudi 30 juin, 10h30-12h : Fabrication de jus de légumes biologiques. A l’aide d’un extracteur nous réaliserons de délicieux jus santé; Jeudi 7 juillet, 10h-12h, plus repas partagé : Cuisiner avecLire la suite "Programme estival des ateliers du Sens de l’Humus"

Une grande maison ne vous rendra pas heureux!

On pense toujours que plus notre habitation sera grande, plus elle nous comblera. Génial, notre maison est bien belle et grande à présent 🙂 D’ailleurs, pourquoi avons-nous construit une si grande maison? Je me rappel encore les quelquefois où l’architecte nous proposait ses plans…...

Tailler ou conduire les arbres fruitiers ?

Tailler ou conduire vos arbres fruitiers, quelle différence ?

Habituellement, quand on parle des arbres fruitiers, on parle aussi de leur taille comme un passage obligé pour avoir de belles récoltes fruitières ! Taille de formation, taille de fructification, taille de restauration…

Toutes ces techniques entrainent la suppression de diverses parties de nos arbres fruitiers (branches, rameaux, bourgeons…) et se font assez régulièrement à différents stades de la vie de l’arbre. Or depuis quelques années, des arboriculteurs passionnés expérimentent d’autres façons de faire pour limiter les tailles qui sont autant de portes d’entrée potentielles pour des maladies, des parasites, des champignons ou autres moisissures !

On parle alors de conduite des arbres fruitiers et on va se concentrer notamment sur les arcures à donner aux branches

Découvrez en vidéo avec Stéphanie, membre de nos formations, la différence entre taille et conduite des arbres fruitiers pour un développement optimum dans votre verger, votre haie fruitière ou votre jardin-forêt !

Démultipliez vos récoltes fruitières grâce aux guildes autour des arbres fruitiers

En plus de conduire vos arbres fruitiers comme Stéphanie pour favoriser leur fructification sans les tailler systématiquement, ajoutez-leur des plantes compagnes multifonctions grâce à nos 11 compositions végétales conçues en permaculture autour de 11 arbres fruitiers classiques ! Un excellent moyen de gagner en autonomie en démultipliant vos récoltes nourricières !

⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

L’habitude de tailler les arbres fruitiers de façon conventionnelle

Coupe-branche prêt à tailler une branche d’arbre fruitier.

Taille d’un arbre fruitier au coupe-branche, un outil classique de la taille conventionnelle des arbres fruitiers.

Mon retour sur les fruitiers aujourd’hui, je me disais je taille trop, je sais tailler les fruitiers de façon académique et sur un Nashi, l’année dernière, j’ai trouvé que je l’avais vraiment trop taillé alors il y a quelque chose qui me déplaisait dans cette façon de tailler.

Un maraîcher qui me demande à venir visiter, un peu en dehors des clous alors, comme c’est un professionnel, je dis OK !

Conduire les arbres fruitiers au lieu de les tailler

Et en fait, il me dit : j’organise aussi des stages avec un intervenant extérieur, Mathias Andre pour le citer, un arboriculteur qui met en avant des façons de conduire les arbres comme le fait aussi Jean-Marie Lespinasse dans un ouvrage, qui dit : on passe de la taille, à la conduite des arbres fruitiers et en fait c’est, comment gérer ses arbres fruitiers ?

Parce que je commence à avoir des arbres fruitiers en âge de produire.

Là, la haie fruitière, elle a 4 ans ! Moi je trouve qu’elle est pas si mal, mais la production de fruits est inégale ou je peux avoir un peu de carpocapses sur certains, etc.

Et donc, j’ai décidé de m’occuper mieux de mes arbres fruitiers, prendre soin voilà, toujours cette histoire de prendre bien soin d’un petit endroit ou prendre bien soin de ce qu’on a plutôt que de faire toujours plus.

Là, je pense que maintenant je vais me recentrer sur ce qui existe et essayer de le valoriser au maximum et donc d’avoir des fruitiers bien productifs sans alternance, etc.

Une méthode respectueuse de la physiologie de l’arbre

Branches d’arbres fruitiers arquées à l’aide de cordelettes.

Pour conduire ses arbres fruitiers, Stéphanie utilise de simples cordelettes afin d’incliner les branches vers le sol plutôt que de les sectionner.

Et en trouvant cette histoire de non-taille d’une certaine façon, j’ai trouvé exactement ce qui me correspondait et ça correspondait à ce que je faisais avec les arbustes d’ornement, mais on est formaté taille fruitière, et je faisais ce qui se fait depuis 150 ans.

Et ce n’est pas respectueux de la physiologie de l’arbre, la philosophie de l’arbre peut-être non plus, mais de la physiologie de l’arbre et dans le coup, ça, avec ces ficelles bleues, alors ce n’est peut-être pas très esthétique, mais je conduis mes branches au lieu de les sectionner.

Je force l’arbre à faire du fruit au lieu de le laisser faire du bois.

Conduire les arbres fruitiers : une question d’arcure des branches et non de coupe !

Démonstration d’arcure des branches sur un arbre fruitier.

Pour favoriser la fructification des arbres fruitiers, la taille n’est pas obligatoire, c’est l’arcure de la branche qui compte !

Voilà ! C’est ça l’histoire de cette conduite. On n’a pas besoin de tailler des arbres pour qu’ils fassent des fruits, pour que l’arbre fasse du fruit, en tout cas sur les rosacées, là, les pommiers et les poiriers tout ça et les rosiers d’ailleurs, c’est pareil, c’est la même famille.

En fait, c’est l’arcure qui compte. Le fruit avec son poids, il vient au bout de la branche et puis finit par la faire ployer vers le sol. Il faut que l’arbre soit adulte en âge de fructifier. C’est comme les gens à un moment, on ne peut pas se reproduire, puis quand on est adulte, adolescent, on peut. Et le fait d’avoir le fruit en bout de branche fait un poids qui tire la branche vers le bas et cette arcure favorise la mise à fruits donc là, on accélère un petit peu le processus naturel de fonctionnement, de fructification. Et ça, ça n’a pas dix ans, mais ça fait 15 ans qu’il y a des gens qui travaillent dessus avec une idée que non, on ne peut pas tailler les arbres comme ça !

On fait des entrées de maladies, on les mutile quelque part, enfin bref, ce n’est pas respectueux et ça, c’est la révélation pour moi. Je me suis dit : « Mais oui ! C’est pareil, c’est ça qu’il faut faire ! »

Donc ça, ce sont mes expérimentations de tout l’automne là, 2021, 2022, ça va être à fond sur les conduites d’arbres et les productions fruitières, petits fruits et fruits nashi, pommiers, etc.

Pour aller plus loin sur la conduite des arbres fruitiers

Suivez un stage avec Mathias Andre pour créer votre verger naturel

🌳 Cet été, nous vous proposons deux stages sur site de 3 jours avec Mathias Andre, arboriculteur passionné dont nous parle Stéphanie dans sa vidéo. L’objectif de ces stages sera de vous aider à créer votre verger naturel, résilient et productif 🍎🍈🍑🫐🍒🍐 !

Il y aura un stage dédié aux professionnels du 23 au 25 août 2022 et un autre dédié aux particuliers du 26 au 28 août2022 qui auront lieu à Bassens à côté de Bordeaux, sur l’un de nos lieux expérimentaux, la ferme familiale Merci Nature.

Lors de ces stages, Mathias Andr aura à cœur de vous apprendre à :

  • Concevoir, implanter et entretenir votre verger naturel
  • Enrichir le sol, planter, greffer, tailler
  • Prendre soin du sol et élaborer des remèdes naturels pour soigner les arbres.

Le nombre de places sur chacun de ces deux stages en présentiel est limité à un maximum de 15 personnes afin d’assurer une qualité d’enseignement et un encadrement optimal pour chaque participant.e.

Si cela vous intéresse, pour l’inscription et les informations complètes, c’est par ici 👇 !

Le livre d’Evelyne Leterme et Jean-Marie Lespinasse

Pour ceux qui veulent, comme Stéphanie, expérimenter la conduite des arbres fruitiers, mais qui ne sont pas en mesure de suivre un stage, vous trouverez ci-dessous les références du livre dont parle Stéphanie dans la vidéo. Il s’intitule « De la taille à la conduite des arbres fruitiers » et est édité par les éditions Rouergue. Ce livre peut être un bon moyen pour commencer à prendre soin de ses arbres fruitiers différemment !

Livre "De la taille à la conduite des arbres fruitiers"

« De la taille à la conduite des arbres fruitiers »

Livre de Evelyne Leterme et Jean-Marie Lespinasse
Édité par Éditions Rouergue en 2011.

Prix : environ 32.5 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Unithèque    |   Decitre    |  Fnac

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Mildiou et pommes de terres : que faire ?

Le mildiou, une maladie destructrice pour les pommes de terre

Le mildiou est une maladie cryptogamique aussi appelée maladie fongique car elle est due à un champignon pathogène, celui touchant les pommes de terre est le Phytophthora infestans.

Ce champignon se développe sur les plants de solanacées et notamment sur les pommes de terre où il peut faire des ravages !

Découvrez le retour d’expérience de Magalie, membre de notre bureau d’études, sur sa gestion du mildiou sur les pommes de terre dans son potager en permaculture.

Comme Magalie, faites votre potager en permaculture !

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⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Sur les pommes de terre, en plus des doryphores, on a un autre problème, qui est assez récurrent d’année en année et qui, par exemple, a, pour nous, était assez catastrophique en terme de récolte, il y a deux ans.

C’est la maladie cryptogamique que tout le monde connaît bien, c’est le mildiou.

Que faire quand les pommes de terre ont le mildiou ?

Produits et pulvérisateur pour traitement anti-mildiou : bicarbonate de soude, eau, savon noir.

Un des traitements naturel utilisé par Magalie sur ses cultures de pommes de terre : des pulvérisations d’un mélange d’eau de pluie, bicarbonate de soude et savon noir !

Comme les tomates, les pommes de terre peuvent être bien attaquées par le mildiou. Les feuillages atteints en tout début de maladie, quand c’est encore gérable et qu’il reste une majorité de feuilles saines, sont retirés et jetés pour réduire la propagation autant que possible.

On peut éventuellement mettre des traitements naturels, donc, nous on utilise beaucoup Eau – Savon – Bicarbonate de soude : dissoudre 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude et 1 cuillère à café de savon noir dans 1L d’eau à pulvériser sur le feuillage.

On évite la bouillie bordelaise, parce qu’il y a du cuivre dedans et puis, c’est un mélange qui n’est pas bon pour la vie du sol.

Donc au début, on en a utilisé un petit peu, puis maintenant, on a complètement arrêté la bouillie bordelaise.

Comment éviter que le mildiou apparaisse sur les pommes de terre ?

Culture de pommes de terre ravagée par le mildiou

Culture de pommes de terre en train d’être ravagée par le mildiou, la propagation de la maladie est très rapide et peut toucher toute la culture en quelques jours si rien n’est fait. CC BY-SA 3.0 ©Rasbak

Du coup, au niveau des pommes de terre, il y a des variétés qui sont vraiment bien résistantes à cette maladie, voire quasi insensibles.

Quand on a ce problème récurrent, en termes de météo et de maladies fongiques, on va se concentrer sur des variétés résistantes.

Cette année, j’en teste 7 variétés différentes, donc il y a celle qu’on recommande dans une de nos formations, le potager Perma +, qui est la pomme de terre ‘Resy’ qui est vraiment, elle, bien insensible au mildiou.

Ici on a une variété qui s’appelle ‘Sarpo Una’, qui est assez précoce, c’est une pomme de terre assez polyvalente à la peau rose.

Et puis donc, on voit qu’on est à l’été 2021, on a eu quand même énormément de pluies, énormément de temps humide suivi de quelques jours de chaleur.

Là, les plants vont bien, il n’y a pas de souci, on n’a pas eu de problème de maladies au niveau des pommes de terre, en tout cas.

Donc on va voir, petit à petit, si toutes les différentes variétés résistent bien.

Pommes de terre de la variété ‘Sarpo Mira’ résistante au mildiou

Récolte de pommes de terre de la variété ‘Sarpo Mira’ quasi-insensible au mildiou !

Comme variété résistante à cette maladie mildiou, on teste cette année :

  • la ‘Alouette’
  • la ‘Cephora’
  • la ‘Sarpo Axona’
  • la ‘Sarpo Mira’
  • la ‘Sarpo Una’
  • la ‘Resy’
  • la ‘Vitabella’

Donc tout un tas de variétés résistantes au mildiou sont proposées aujourd’hui.

Et elles permettent de s’enlever ce souci de mildiou à gérer, et donnent des belles récoltes, avec des pommes de terre originales, très polyvalentes en cuisine aussi. Donc c’est super !

Retour sur les variétés de pommes de terre résistantes au mildiou

La saison 2021 étant terminée, nous sommes à même de vous faire un retour sur les variétés testées par Magalie.

Diverses variétés de pommes de terre stockées en cagette

Récolte de diverses variétés de pommes de terre stockées en cagette dans un endroit frais et bien aéré où elles peuvent se conserver plus de 8 mois.

Principale bonne nouvelle, aucune des 7 variétés testées n’a été ravagée par le mildiou en 2021 alors même que la saison estivale très humide a été extrêmement propice au mildiou qui a ravagé par ailleurs de nombreuses autres cultures comme les tomates notamment.

Elles ont toutes donné des récoltes relativement satisfaisantes en termes de taille de tubercules et de rendement. Pour cette année 2021 et dans le contexte du jardin de Magalie, le top 3 des variétés testées a été :

  • la ‘Cephora’
  • la ‘Resy’
  • la ‘Sarpo Mira’

Car ces 3 variétés ont donné des tubercules sains, de bonnes tailles, en plus grande quantité que les 4 autres variétés testées pour un même mode de culture.

Leur conservation a aussi été très bonne (plus de 6 mois sans problème !) avec mention spéciale pour la ‘Sarpo Mira’qui est celle dont les tubercules se sont le mieux conservés, restant bien fermes même 8 mois après la récolte !!

Nous espérons que ce petit retour d’expérience vous donnera envie d’expérimenter la culture des pommes de terre en choisissant des variétés résistantes au mildiou !

Bon potager à toutes et tous !

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Comment gérer les doryphores sur vos pommes de terre ?

Les doryphores…

Joli petit insecte à observer, mais pas du tout apprécié par les jardiniers qui veulent faire pousser des pommes de terre.

En effet, ce petit coléoptère à rayures, sous son allure inoffensive, et surtout ses nombreuses larves rouge orangé sont de véritables gloutons capables de dévorer entièrement les feuilles de vos plants de pommes de terre. Les malheureux plants sans feuilles ne peuvent plus faire leur photosynthèse et finissent par mourir !!

Découvrez le retour d’expérience de Magalie, membre de notre bureau d’études, sur sa gestion des doryphores dans son potager en permaculture.

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⚠️ Ci-dessous la retranscription texte de la vidéo :

Que font les doryphores à vos pommes de terre ?

On va voir ici, nos choix spécifiques pour traiter un ravageur comme le doryphore sur nos cultures des pommes de terre.

Même si on déplace nos cultures de pommes de terre chaque année, il n’empêche qu’on a quasi systématiquement des doryphores qui viennent en fin de printemps début d’été.

Le doryphore et ses nombreuses larves vont en effet se nourrir du feuillage de vos plants de pommes de terre qui vont, par conséquent, dépérir rapidement ne pouvant plus amener la culture à son terme. Résultat : une récolte misérable, voire pire, inexistante !

Donc là-dessus, évidemment, nous ne mettons aucun produit insecticide sur nos plantes et le choix qu’on a fait, c’est de préserver la vie autant qu’on peut sur ce jardin sauf pour les doryphores : on les ramasse parce qu’une année, on n’a rien fait et ils nous ont tout ravagé, ça a été la catastrophe.

Larves de doryphores dévorant un plant de pomme de terre.

Les larves de doryphores sont encore plus voraces que les doryphores adultes et peuvent détruire très rapidement vos plants si vous ne faites rien !

Comment gérer les doryphores et leurs larves ?

Depuis cette période-là, dès qu’on commence à voir des pontes, donc, ces petits ensembles d’œufs jaunes en-dessous des feuilles de pommes de terre ou autres solanacées d’ailleurs, alors on détruit les pontes, on les frotte pour les enlever.

Ponte de doryphore sur l’envers des feuilles de pommes de terre

Ponte de doryphore sur l’envers des feuilles de pommes de terre : dès leur éclosion, les larves vont grignoter le feuillage, c’est pourquoi on frotte les pontes pour les décoller de la feuille.

Et on ramasse les doryphores adultes… donc là, on en a !

Les doryphores, quand on les ramasse, ils font les morts, ils se laissent tomber dès qu’il y a un peu de bruit quoi et donc là, l’adulte il vole donc, si je l’enlève du plant, il y revient.

Ramassage à la main des doryphores adultes

Ramassage à la main des doryphores adultes qui seront ensuite détruits.

Comment se débarrasser des doryphores ?

Chacun aura sa méthode…

Donc, on les ramasse normalement, on les met dans des boîtes et on les détruit.

C’est vraiment le seul insecte que l’on combat comme ça aujourd’hui dans ce jardin.

À ce niveau-là, on a des larves à différents stades et les larves, elles, ne volent pas et en fait, on les ramasse.

Moi personnellement, je les mets ailleurs, parce que je pense que ça fait aussi de la nourriture pour d’autres bestioles.

Larve de doryphore en plein repas sur une feuille de plant de pomme de terre.

Larve de doryphore en plein repas sur une feuille de plant de pomme de terre.

La biodiversité du jardin en permaculture à la rescousse des pommes de terre !

Les oiseaux ne s’y intéressent pas trop, mais je pense quand même que ça nourrit forcément un autre maillon de la chaîne.

J’ai pu constater qu’il y en a pratiquement plus des doryphores…

Vu que j’ai fait un ramassage quasi quotidien en période où il y en avait beaucoup.

Doryphores en train de s’accoupler sur un plant de pommes de terre.

Doryphores en train de s’accoupler sur un plant de pommes de terre.

Aussi, j’ai constaté qu’il y avait des larves qui avaient dû être parasitées par un insecte.

Je n’ai pas encore trouvé par quoi, mais les larves étaient accrochées aux feuilles par une espèce de filament et elles n’étaient plus vivantes et toutes molles avec un changement de couleur. Elles étaient un petit peu plus foncées donc, je pense qu’il s’agit d’une guêpe parasitoïde qui a dû sans doute pondre dedans, mais je n’ai pas identifié encore laquelle c’était.

Et du coup, ça me fait plaisir parce que je me dis non seulement moi, je les ramasse, mais en plus, il y a quand même de la biodiversité qui s’installe et qui est capable de me réguler un peu tout ça !

Pour aller plus loin :

Parce qu’en pratiquant la permaculture sur votre terrain, vous allez voir revenir de plus en plus de biodiversité et par conséquent de plus en plus d’insectes en tous genres, il est très intéressant d’en apprendre plus sur tout ce petit monde !

Il y aura, bien sûr, de formidables auxiliaires 🐝🐞 mais aussi des « indésirables » 🐛🐌 qu’on appelle parfois « nuisibles » ou « ravageurs » tant ils sont à même de détruire complètement nos cultures ! Eh oui, il faut de tout pour faire un monde 😉 !

Pour les reconnaitre et savoir comment les gérer au mieux dans votre potager en permaculture, nous vous conseillons l’excellent livre de Vincent Albouy « Jardinez avec les insectes ».

Cet ouvrage, simple d’accès, explique formidablement bien le rôle de chacune des petites bébêtes que l’on peut trouver dans son jardin et donne des moyens de gestion pour être en mesure de jardiner avec en toute sérénité !

Apprendre à jardiner de façon naturelle pour nourrir sa famille sans produits chimiques dans le respect du vivant.

« Jardinez avec les insectes »

Livre de Vincent Albouy
360 pages, édité par Éditions de Terran, en novembre 2009.

Prix : environ 23 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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À bientôt, 👋

L’équipe du Bureau d’étude Permaculture Design

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Animations dans les parcs d’Est Ensemble

Le Sens de l’Humus participe à l’édition 2022 de Tous aux parcs, un projet d’Est Ensemble En solo ou en famille, retrouvez-nous dans différents parcs d’Est Ensemble dans le cadre de l’agenda des parcs Inscription obligatoire auprès de giuliahumus@gmail.com  Calendrier : Comprendre la vie du sol– Parc des Beaumonts (entrée rue Paul Doumer à Montreuil),Lire la suite "Animations dans les parcs d’Est Ensemble"

Comment faire un potager en permaculture ?

Si vous vous posez l’une des questions suivantes vous êtes au bon endroit :

  • Comment débuter votre potager en permaculture ?
  • Par quoi commencer dans son potager ?
  • Quand commencer son potager ?
  • Quels légumes planter ? Quand et comment ?

Histoire de la création de ce potager-école innovant pour les débutants

Depuis plusieurs années, notre équipe du bureau d’études expérimente, dans différents contextes, toutes sortes de techniques au potager dans le but de transmettre ensuite nos observations et connaissances, via notre blog et nos formations, pour aider un maximum de personnes à se mettre facilement en action et à devenir plus autonome et plus résilient.

Cependant, malgré nos articles sur le sujet, nous avions beaucoup de retours de gens ne sachant pas comment faire concrètement leur potager en permaculture, quand commencer, par quoi

Vu la complexité du sujet, pas étonnant qu’il soit difficile de s’y retrouver dans la marche à suivre !

Il manquait donc une méthode d’apprentissage suffisamment simple et claire pour se lancer sereinement !

L’idée d’un « potager-école » a germé tout naturellement, mais son développement ne s’est pas fait du jour au lendemain !

Notre plus gros défi : faire des choix de techniques culturales les plus accessibles et passe-partout possibles tout en tenant compte du contexte, unique, de chacun !

Guidés par les principes de permaculture, nous avons donc travaillé pendant plus de 2 ans sur un concept de potager en permaculture pouvant être suffisamment modulable pour réussir dans un maximum de contextes.

Le potager Perma+ est né de ce travail d’équipe acharné pour concevoir le meilleur aménagement possible, incluant des zones de cultures potagères évidemment, mais aussi des zones de fertilité et de biodiversité.

Une recherche sur les variétés anciennes de légumes les plus performantes a aussi contribué à la polyvalence de ce potager-école testé grandeur nature chez Benjamin !

Plantations de légumes au potager en permaculture.

Benjamin en pleine installation de ses légumes dans les plates-bandes de cultures de son potager Perma+ !!

L’innovation de ce potager Perma+ tient notamment au fait qu’il est conçu comme un écosystème qui intègre différents éléments plutôt que de les séparer 😉 !

Principe de permaculture appliqué au potager.

Principe de permaculture : intégrer plutôt sur séparer.

Les zones de biodiversité, de fertilité et même les zones de passages sont étroitement liées aux zones de cultures de légumes annuels s’apportant des services mutuels !

Ces synergies entre les différentes zones du potager Perma+ contribuent à la résilience de l’ensemble du système.

Principe de permaculture appliqué au potager.

Principe de permaculture : Chaque élément est placé selon ses relations avec les autres.

Pour qui est ce potager en permaculture ?

Le potager Perma+ s’adresse en premier lieu aux débutants sans expérience voulant démarrer un potager en permaculture.

On leur explique comment créer l’entièreté de leur potager de A à Z, où le placer, comment réaliser les plates-bandes, les agencer entre elles…

Le modèle de base, prévu sur une surface de 70 m2, est modulable sous différentes formes et peut être réalisé en partant d’une pelouse, d’une friche ou d’un simple espace vide.

Vue d’ensemble du potager-école en permaculture.

Vue d’ensemble du modèle de base du potager-école en permaculture conçu par notre équipe : le potager Perma+.

Ce potager-école pourra aussi intéresser des personnes ayant déjà un potager mais se sentant encore débutantes et souhaitant faire évoluer leur potager existant vers un écosystème en permaculture plus résilient.

Un apprentissage du potager détaillé mois par mois !

Parce que devenir un. e jardinier. ière confiant. e et autonome ne se fait pas du jour au lendemain, il nous semblait primordial de vous accompagner dans la gestion de votre potager mois après mois.

Quoi semer, quoi planter, quand, où, comment, fertiliser, mulcher, récolter… c’est pourquoi nous avons choisi de vous accompagner pendant les 3 premières années de cultures afin de vous permettre d’acquérir l’expérience suffisante pour voler ensuite de vos propres ailes !

Nous avons donc réalisé un énorme travail sur les associations et les successions de légumes pour aboutir à un calendrier de cultures potagères très précis sur 3 ans.

Nous avons ainsi compilé, en 36 documents au format PDF (12 par an), l’ensemble des gestes et actions à mener dans votre potager par période de 15 jours, et cela sur chacune des 3 plates-bandes de cultures, mois après mois.

Pendant 3 ans, pour chaque quinzaine, sur chaque plate-bande, on vous dit exactement quoi faire !

Et toutes nos instructions sont complétées par des vidéos pédagogiques sur les gestes techniques à connaître et des fiches légumes détaillées afin de vous permettre d’acquérir, pendant ces 3 années d’accompagnement, tous les fondamentaux nécessaires pour continuer ensuite en autonomie !

Quels légumes pour ce potager en permaculture ?

Dans ce potager Perma+, nous voulions vraiment vous proposer le top des variétés de légumes annuels pour régaler vos yeux et vos papilles avec des légumes sains, gouteux et originaux mais aussi combler vos attentes en termes de productivité et rendement en minimisant les déconvenues dues aux aléas climatiques, pédologiques ou autres !

🍅🍆🌶🥬🥔🥕🫑🧅🥒 Tous les légumes stars du potager d’annuelles sont bien évidemment présents dans ce potager-école :

  • tomates
  • aubergines
  • poivrons
  • courgettes
  • pommes de terre
  • haricots
  • salades
  • carottes
  • choux
  • radis
  • navets
  • betteraves…et bien plus encore !
Récolte de légumes au potager en permaculture.

Récoltes dans un potager en permaculture, de la diversité dans les légumes et dans les variétés : tomates, courgettes, aubergines, piments, carottes, betteraves, choux, haricots…

Comment avons-nous fait nos choix variétaux ?

Nous avons sélectionné en priorité des variétés de légumes anciennes, largement testées et éprouvées, dont les semences sont reproductibles.

Nos principaux critères de sélection ont été :

  • la résistance aux maladies
  • la vigueur
  • la rusticité
  • la productivité
  • le goût

Notre sélection de légumes dans ce potager-école est donc orientée pour vous fournir de belles récoltes dans un maximum de contextes climatiques différents !

Récolter en jouant dans le potager en permaculture.

Christophe et Benjamin, co-fondateurs de PermacultureDesign, dans le potager Perma+ testé grandeur nature chez Benjamin en Charente Maritimes.

En plus des variétés de légumes potagers dans vos plates-bandes de cultures, nous avons aussi prévu des récoltes nourricières dans vos zones de biodiversité avec une belle diversité de plantes pérennes qui vous procureront tout au long de l’année des aromates, des petits fruits et autres légumes vivaces surprenants !

Accueillir la biodiversité

Faire son potager en permaculture allant de pair avec l’attraction et l’accueil de biodiversité, nous avons conçu les zones de biodiversité de manière à ce qu’elles :

  • favorisent les effets de bordures
  • créent des microclimats favorables
  • remplissent plusieurs fonctions
  • favorisent la diversité
  • travaillent avec la nature

Véritables petits havres de paix pour la faune environnante, ces zones, essentielles dans le design de ce potager, offrent le gîte et le couvert aux principaux auxiliaires du jardin que sont les oiseaux, les hérissons, les coccinelles, les crapauds, les insectes pollinisateurs…

Mésange en train de manger des pucerons au potager en permaculture.

Mésange en train de manger des pucerons au potager en permaculture : un auxiliaire du jardin superbe à observer ! ©Sébastien Lazzaroni

Elles se composent de :

  • différentes strates de plantes vivaces multifonctions à même de combler un maximum des besoins des auxiliaires en termes de nourriture et d’abri
  • une mare suffisamment grande pour servir de buvette/bain-douche à tout ce petit monde en plus d’être une niche écologique hors pair pour les grenouilles, les libellules…
  • des nichoirs et mangeoires à oiseaux sauvages pour donner envie aux mésanges, chardonnerets et autres rouges-gorges de venir s’établir chez vous 😉
  • diverses autres niches écologiques comme des carrés de terre pour les abeilles solitaires terricoles (nichant dans la terre), des tas de bois pour les coléoptères comme les cétoines, les carabes, des tas de tuiles, de pierre, des abris à hérisson…

Insectes divers sur fleur de poireau .

Farandole d’insectes divers sur une fleur de poireau qu’on a laissé monter en graines délibérément au potager en permaculture !

Créer sa fertilité

Avoir un potager qui reste productif au fil des ans implique une bonne gestion de la fertilité.

En permaculture, on tend à minimiser les intrants extérieurs pour favoriser l’utilisation de ce que l’on a à disposition sur place ! C’est pourquoi nous avons ajouté à ce potager-école des zones dites de fertilité dont l’objectif principal est la production de biomasse à même de soutenir la fertilité de l’ensemble du système.

Ces zones, une fois installées, ne demanderont qu’à être récoltées pour vous fournir une matière organique abondante et idéale pour nourrir généreusement la vie du sol qui vous remerciera en contribuant à la santé globale de vos cultures potagères !

Consoude coupée et broyée pour servir de paillage ou mulch.

Cultiver la fertilité sur son lieu permet d’être plus autonome : moins d’intrant extérieur, plus d’économies 😉 ! La consoude est idéale pour cela car elle fournit un mulch ou paillage très nourrissant pour la vie du sol !

Dans cette idée de se procurer un maximum de nos besoins sur place, même les zones de passage de ce potager-école seront mises à contribution pour le maintien de la fertilité 😉

Témoignages de nos stagiaires sur ce potager Perma+

Parce qu’une vidéo vaut mieux qu’un long discours, nous laissons la parole à Selim et Jed qui se sont lancés dans la réalisation du potager Perma+ outre-Atlantique, près de San Francisco, en partant d’une simple pelouse.

Enfin, nous avons également le plaisir de vous partager en images les potagers Perma+ réalisés avec brio par les membres de nos formations un peu partout en France.

Merci à tous celles et ceux qui nous ont fait confiance en se lançant dans la réalisation de leur propre potager Perma+ et en nous partageant leurs adaptations et avancées dans le groupe privé Facebook.

Nous sommes ravis de constater que les notions et principes mis en avant dans cette formation vous permettent de gagner en autonomie et de réaliser votre potager en permaculture en l’adaptant à vos divers contextes. Un grand bravo à vous toutes et tous !!

Chez Annick :

Potager en permaculture Perma+ chez Annick

Le potager Perma+ mis en place par Annick, membre de nos formations en ligne.

Chez Charlotte :

Potager en permaculture Perma+ chez Charlotte

Le potager Perma+ mis en place par Charlotte, membre de nos formations en ligne.

Chez David :

Potager en permaculture Perma+ chez David

Le potager Perma+ mis en place par David, membre de nos formations en ligne.

Chez Sébastien :

Potager en permaculture Perma+ chez Sébastien

Le potager Perma+ mis en place par Sébastien, membre de nos formations en ligne.

Chez Déborah :

Potager en permaculture Perma+ chez Déborah

Le potager Perma+ mis en place par Déborah, membre de nos formations en ligne.

Et maintenant, à vous de jouer 😉 !

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C’est quoi une baissière (swale) de permaculture ?

Aujourd’hui, voyons ce qu’est la baissière ou « Swale » en anglais !
Qu’est-ce que ce vocabulaire un petit peu particulier ?

C’est quoi une baissière ?

C’est un outil qui peut être très efficace pour lutter contre l’érosion, et donc, la fuite des nutriments et particules de sol qui peuvent partir quand ils sont exposés à l’eau et au vent. Les baissières peuvent être aussi un support de culture très intéressant.

Mais avant, on vous rappelle que vous pouvez télécharger gratuitement notre guide du permaculteur débutant.

Découvrez la baissière en vidéo👇👇👇

Les baissières sont seulement une technique !

Pour savoir si elles sont adaptées à votre contexte, où et comment les placer, vous devez passer par la conception globale de votre jardin. C’est ce qu’on appelle faire « son design ».

Transcription de la vidéo

Exemple de régénération de paysage grâce aux baissières

Ici, nous nous trouvons sur un coteau qui était extrêmement dégradé quand on est arrivé.

Évidemment, c’est une pente, il était pâturé par des animaux herbivores donc évidemment quand il pleuvait là-dessus, et bien vous pouvez imaginer que toutes les particules de sol s’en allaient vers le bas et que la fertilité de ce lieu disparaissait petit à petit.

C’est ce qui se passe sur la majorité de nos terres agricoles.

Swales (baissières) vues du ciel.

Vue du ciel, on voit les baissières qui suivent les courbes de niveaux.

On a petit à petit mis en place des stratégies pour régénérer cet endroit et le rendre de plus en plus fertile et prospère pour la culture de végétaux nourriciers, notamment : principe numéro un, les swales. Donc, on a coupé cette érosion, cette fuite des nutriments due à l’entraînement par l’eau, en creusant des noues, des espèces de fossés sur la courbe de niveau, auquel succède une butte sur ses « swales », on appelle ça des « swales » ou baissières. Sur ces « swales », on a planté des arbres plus grands sur cette zone-là et des arbustes et des plantes plus petits sur cette zone-là.

Culture entre 2 baissières.

L’espace entre deux baissières (swales) est un espace idéal pour la culture car protégé du vent.

Pourquoi ? Parce ce que le sud est ici, donc, on a un rayonnement solaire qui se fait d’est en ouest et donc, on ne voulait pas ombrager nos végétaux les uns aux autres et puis qu’est-ce que sa forme petit à petit tout ça ? Bien entendu, par des fauchages tardifs, ça retient les nutriments sur place, ça retient l’eau sur place, ça coupe les différents flux et entraînement de fertilité, et petit à petit l’environnement se régénère et puis par la pousse des végétaux, on forme de véritables pièges à soleil, on brise le vent, on accueille un petit peu plus ce soleil qui est aussi reflété par les feuilles de nos végétaux qui se trouvent derrière nous et on crée des environnements intercalaires qui sont très propices à la culture.

Détail d’une baissière ou swale.

Une baissière est composée d’un creux, suivi d’une butte plantée.

Ce type d’environnement, il est reproductible à très petite échelle.

Vous pouvez le faire dans vos jardins d’une centaine de mètres carrés, deux cents, mille mètres carrés et on peut le faire sur de très grandes propriétés comme celui-ci.

Autre point positif, les haies qui se plantent sur les cultures multi étagées et que l’on plante sur ces buttes qui précèdent cette noue qui freine le flux d’eau, nous permettent aussi d’héberger quantités d’auxiliaires qui vont pouvoir agir sur nos cultures intercalaires.

Vue générale sur des baissières.

Sur cette photo, on voit bien l’espacement entre chaque baissière.

Et ça, c’est vraiment très intéressant. Et puis elles vont aussi, bien entendu, briser le vent sur l’ensemble de la zone.

On a vraiment, ici, petit à petit, au fil des années, transformé un espace qui était complètement dégradé, en un espace qui se régénère progressivement et qui devient extrêmement intéressant en termes de fertilité et de conditions favorables pour cultiver.

Voilà un exemple d’un outil, bien sûr, qui correspond à un contexte particulier.

On ne peut pas faire ça partout pour amener des solutions de la régénération à la place de la dégénérescence dans nos aménagements en permaculture.

À bientôt, 👋

L’équipe du Bureau d’étude Permaculture Design

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Séchoir solaire, le déshydrateur alimentaire lowtech

De plus en plus de jardiniers s’intéressent à la question de la déshydratation et se tournent alors assez naturellement vers l’un des innombrables déshydrateurs alimentaires électriques que le marché nous propose. Souvent en plastique, d’une puissance comprise entre 200 et 800 watts, les différents modèles de déshydrateurs que j’ai testés ne m’ont jamais convaincu.

Bien qu’ils assurent le boulot demandé, je ne me résous pas à consommer de telles quantités d’énergie, des heures durant, pour finalement ne ressortir que quelques centaines de grammes de fruits ou de légumes séchés.

C’est donc en quête d’un outil plus sobre que je me suis intéressé au séchoir solaire.

Facile à construire sur la base de technologies Lowtech, efficace, polyvalent, maniable, économique… une petite présentation de cet outil du futur s’impose.

Construire un déshydrateur pour fruits et légumes séchés.

Le séchoir solaire proposé à l’autoconstruction. ©Joseph Chauffrey

Le séchage solaire pourquoi ?

Les écosystèmes naturels se caractérisent par l’usage du soleil comme seule source d’énergie. L’énergie solaire pénètre dans l’écosystème par les plantes.

Celles-ci sont de formidables panneaux solaires, capables de transformer cette énergie en biomasse végétale (feuilles, tiges, racines…).

Le soleil est également à l’origine des systèmes climatiques qui fournissent de l’énergie sous la forme de pluie, de vent, d’éclairs…

L’eau de pluie en est un bon exemple. Elle est une forme d’énergie solaire, car c’est la chaleur du soleil qui fait évaporer l’eau et crée l’humidité atmosphérique nécessaire aux précipitations.

Nos écosystèmes vivent donc de l’énergie solaire. Par conséquent, tenter d’imiter leur fonctionnement revient à apprendre à ne faire qu’avec l’énergie solaire, en excluant tout recours aux énergies « non renouvelables ».

Pour ce faire, il nous faut gagner en efficience dans la captation et l’usage de cette énergie. C’est d’ailleurs l’un des principes de la permaculture que de tout faire pour utiliser au maximum les énergies qui entrent sur un site avant que celles-ci ne s’en échappent. Cela passe entre autres par la plantation de nombreux végétaux, qui vont intercepter puis stocker l’énergie solaire dans leur biomasse, mais aussi par l’utilisation d’outils solaires tels que le chauffe-eau solaire, la douche solaire, le four solaire ou notre fameux séchoir solaire.

Mais au-delà de cet aspect strictement énergétique, ne perdons pas de vue qu’apprendre à faire avec le soleil est aussi une source de plaisir ! Plaisir d’expérimenter de nouvelles recettes solaires, de découvrir la saveur incroyable d’une tomate séchée, de sortir de votre sac de randonnée un cuir de fruit melon-chocolat, mais aussi plaisir de réapprendre à faire sans l’énergie électrique tant banalisée dans nos pratiques quotidiennes.

Fruits séchés au séchoir solaire.

Cuirs de fruits transportés lors de nos randonnées Alpines ©Joseph Chauffrey

Le séchage solaire pour qui ?

Les jardiniers que vous êtes savent bien que les productions de fruits et légumes d’un jardin sont inégalement réparties sur l’année.

C’est donc à vous que s’adresse le séchage solaire ! C’est en tout cas pour cette raison que j’ai commencé à m’intéresser aux différentes techniques de conservation qui s’offrent au jardinier.

Stérilisation, lactofermentation, congélation, mais aussi conservation à l’huile, pickles… sont autant de techniques qui me permettent aujourd’hui de remplir l’arrière-cuisine et ainsi de m’éviter la « disette » durant la période dite « de soudure », qui s’étale du mois de mars au mois de juin.

À cette époque, les légumes de conservation (courges, betteraves, panais, carottes…) sont généralement consommés alors que les légumes primeurs (laitues, pois, navets…) ne sont pas encore prêts à être récoltés.

Je pourrais me contenter de ces techniques de conservation, mais le côté fortement énergivore de certaines d’entre elles (stérilisation, congélation…) m’incite à les utiliser avec parcimonie.

À l’inverse, la déshydratation est une technique de conservation peu énergivore (si le séchage est solaire) et facile à mettre en œuvre. Elle permet en outre de conserver en grande partie les qualités nutritives des aliments. Le séchage ouvre la voie à d’autres textures, d’autres saveurs et d’autres odeurs.

Il permet d’obtenir des produits très caloriques (250 à 300 kcal/100g pour les fruits séchés !), légers et faciles à transporter, indéniable avantage en balade ou en randonnée !

Fruits séchés au séchoir solaire ou déshydrateur alimentaire.

Melon blanc déshydraté, une saveur incomparable ! ©Joseph Chauffrey

Chips au séchoir solaire ou déshydrateur alimentaire.

Chips de carottes et de poires, un vrai régal !©Joseph Chauffrey

C’est donc en jouant avec toute la palette des moyens de conservation dont il dispose que le jardinier-cuisinier peut marier l’efficacité au plaisir gustatif.

S’approprier les techniques de séchage solaire peut également être intéressant pour déshydrater les plantes aromatiques et médicinales. En les séchant dans des conditions adaptées de température et d’hygrométrie, elles conserveront mieux leurs arômes.

Le risque de voir s’y développer des moisissures sera par ailleurs réduit.

Principe de fonctionnement de ce déshydrateur solaire

Il existe une grande diversité de techniques pour déshydrater des fruits, des légumes ou de la viande. Dans certaines régions chaudes, il est courant de voir les populations se contenter de placer les aliments à l’air libre (au soleil direct ou non) pour obtenir une déshydratation rapide. Toutefois, l’utilisation d’un séchoir solaire permet de réduire le temps de déshydratation dans les régions plus fraîches, de protéger les aliments de la poussière, des UV, des insectes ou des oiseaux, et d’obtenir un produit de qualité constante et contrôlée.

La qualité et la rapidité du séchage dépendent de la circulation de l’air à l’intérieur du séchoir autant que de la température.

C’est en effet cette circulation qui favorise le renouvellement de l’air humide par un air plus sec nécessaire à la déshydratation.

Un air trop peu brassé, en ne permettant pas d’évacuer suffisamment l’air ambiant chargé en humidité, aura tendance à accélérer le développement des moisissures.

L’enjeu est donc de permettre une circulation constante de l’air à l’intérieur du séchoir solaire, assurée de manière naturelle grâce au simple phénomène de convection dans le collecteur solaire, et/ou forcée grâce au ventilateur.

Le modèle de séchoir solaire que mon ami Vincent Bourges et moi-même présentons dans notre ouvrage (et que nous vous invitons à auto construire !) est celui développé par l’association Inti énergies solidaires, qui diffuse des outils de cuisson écologiques et économiques dans les Andes, en Afrique et en France (http://www.boliviainti-sudsoleil.org/).

Son principe de fonctionnement est relativement simple :

Principe construction d’un déshydrateur ou séchoir solaire pour fruits et légumes.

Schéma de fonctionnement du séchoir solaire. ©Joseph Chauffrey

  • Le fond du collecteur, en skaï (cuir synthétique) de couleur noire, capte et transforme le rayonnement solaire en chaleur au sein des 3 colonnes d’air A, B et C. Le skaï s’échauffe alors et émet des rayonnements infrarouges qui sont retenus par la vitre par effet de serre.
  • Le réflecteur permet de concentrer davantage de rayonnement solaire en direction du collecteur, améliorant la performance du dispositif et offrant au séchoir solaire une puissance d’environ 140 W.
  • L’air extérieur pénètre ainsi dans le séchoir par les ouvertures 1 situées sous la caisse. Cet air se réchauffe et monte naturellement par les colonnes d’air A et C, l’air chaud étant plus léger que l’air froid.
  • Cet air chauffé pénètre dans la chambre de séchage des aliments par les ouvertures 2 en haut du séparateur, puis traverse les clayettes dans un mouvement descendant (grâce au phénomène de tirage décrit ci-dessous), se chargeant au passage de l’humidité contenue dans les aliments.
  • L’air humide est aspiré vers l’extérieur de la chambre de séchage (ouverture 3) par l’air réchauffé lors de sa remontée dans la colonne centrale B (phénomène de tirage), avant de s’extraire du séchoir par l’ouverture supérieure 4.

Pour compléter ce phénomène d’aspiration naturelle, ou pour prendre le relais lorsque le soleil est masqué – la convection naturelle n’étant à l’œuvre que lorsque le soleil réchauffe l’air présent dans les colonnes d’air A, B et C – un ventilateur équipe le séchoir solaire d’Inti. Il peut être alimenté par un petit panneau solaire (en journée ensoleillée), une batterie externe de téléphone portable branchée en USB ou le courant électrique grâce à un simple branchement du câble USB sur une prise secteur. Cette modularité dans l’alimentation électrique permet de répondre aux différents besoins des utilisateurs.

Pour auto construire ce modèle tel que décrit dans notre ouvrage (le livre ayant pour objectif de guider le bricoleur pas à pas dans les étapes de construction), il vous faudra compter 2 jours à 2 personnes, un budget d’environ 150 euros et les outils de base composant toute bonne caisse à outils.

Alors à vos scies et tournevis !

Déshydrateur alimentaire pour légumes séchés, comme les raisins.

Raisins secs en provenance directe du jardin ! ©Joseph Chauffrey

Pour aller plus loin sur les séchoirs solaires

Joseph Chauffrey a consacré un livre sur le séchoir solaire présenté dans cet article (voir références ci-dessous) co-écrit avec Vincent Bourges.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Je construis mon séchoir solaire »

Livre de Vincent Bourges et Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante

Prix : environ 16 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |    Unithèque   |    Fnac

Envie de transformer des fruits et légumes en version séchée pour profiter de leurs vitamines en hiver  ?

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