Porte ouverte au jardin Pouplier le 19 mars !

L’importance du cycle de l’azote en permaculture

C’est quoi l’azote ?

Portrait de Lavoisier inventeur de la chimie moderne à qui ont doit la découverte de l'azoteC’est Antoine Lavoisier qui choisit le nom de ce gaz, à la fin du 18e siècle, en le composant du préfixe A (privatif) et du radical grec Zôt (vivant).

Azote signifie donc « privé de vie ». Or vous allez voir que, contrairement à son étymologie et à son histoire (l’azote a longtemps été considéré comme un gaz inerte), l’azote est extrêmement important dans le cycle de la vie, et notamment pour tous ceux qui s’intéressent au jardin, à la permaculture et à l’agroécologie…
Son symbole est N, à cause de son ancien nom latin Nitrogenium.

À quoi sert l’azote ?

L’azote est une des clés de la structure, du fonctionnement, et de la reproduction des êtres vivants.

Mais pour ce qui nous intéresse ici, c’est-à-dire la production de notre nourriture, on peut résumer l’azote à un nutriment : en gros « à manger » pour que nos plantes deviennent fortes, grandes et résistantes aux maladies.
II est aussi un des composants de l’humus, le grand garde-manger de l’humanité et de la vie en général, qui, au passage, si on compare notre planète à une orange, ne représente que sa peau…
L’azote joue donc un rôle fondamental dans la croissance des végétaux, et dans la structure et la fertilité de notre sol, et c’est là qu’en tant que permaculteur on tend l’oreille, n’est-ce pas ? 😃

Comment ça marche au jardin ou dans les champs ?

Le petit hic, c’est que l’azote, contrairement au carbone, n’est pas assimilable par les plantes sous forme gazeuse. C’est un petit « vicelard » cet azote, car il entre dans le grand jeu de la vie de manière indirecte. C’est en partie pour ça que l’on n’a pas tout de suite compris son rôle dans le cycle du vivant…
Bon il y a bien les pluies d’orage qui nous amène de l’azote assimilable (sous forme nitrique) mais ça ne représente 10kg/ha/an.

Il est assimilable par nos plantes seulement par voie minérale, sous forme de nitrates*, après avoir subi des transformations et phénomènes (ammonification, nitrification) permettant sa minéralisation.

Et qui effectue ces transformations  dans le sol ? Les bactéries, vous savez celles que l’on veut tout le temps éliminer dans les pubs pour les produits d’entretien. Et d’ailleurs, les types de bactéries qui participent au cycle de l’azote sont très restreints et essentiels à préserver! Si elles venaient à disparaître, l’ensemble de la vie s’arrêterait… Alors attention avec les produits bactéricides, notamment agricoles, comme ceux que les grands groupes (type Bayer-Monsanto) vendent…

L'azote est essentiel à la vie et la fertilité de nos jardins en permaculture car c'est un nutriment pour la croissance de nos plantes.

Crédit photo : fr.wikipedia.org

Ces bactéries, responsables de la minéralisation de l‘azote sont majoritairement aérobies, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’air et plus spécifiquement du dioxygène présent dans l’air pour vivre. Leur milieu de vie doit donc être aéré… Vous commencez à comprendre ce que cela implique ?
Ce processus de minéralisation de la matière organique est le principal mécanisme de régénération de l’azote nécessaire à la nutrition de vos végétaux.

Toutefois, une autre voie est utilisée par certaines plantes. Elles sont capables de court-circuiter ce processus en captant directement l’azote atmosphérique : il s’agit de la grande famille des fabacéaées qui comprends des plantes herbacées (luzernes, pois, haricots) mais aussi des plantes ligneuses (qui font du bois) : genets, acacia, févier d’Amérique…, ainsi que d’autres plantes plus localisées…

Nous avons une fois de plus à faire à un partenariat gagnant-gagnant mis en place par la nature : les racines des fabacéaées hébergent des bactéries spécialesdans des petites loges ou boules que l’on appelle des nodositésCes bactéries ont la capacité de fixer l’azote de l’air présent dans le sol, et de le transformer en azote assimilable par les plantes. En échange de ce bon azote assimilable fourni par ces bactéries, la plante leur donne des sucres et des nutriments vitaux pour elles. N’est-ce pas beau cette collaboration présente dans la nature ?

Les scientifiques ont appelé cela une association symbiotique, eh oui fallait bien que ça fasse scientifique quand même…

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que le cycle se déroule bien ?

Idée recette :

  • De l’air = grâce à la faune du sol et/ou à un travail superficiel à la grelinette par exemple
  • Des apports de matières organiques variées
  • Un maximum de micro-organismes pour assurer le travail de déconstruction des matières organiques
  • De l’eau, élément vital de tout être vivant, du plus grand au plus petit…
  • La présence de plantes légumineuses dans l’espace proche (sous plusieurs formes), ou dans le temps (rotation)

Limites :

L’azote minéral non utilisé par les plantes sera stocké dans le sol si et seulement si, celui-ci bénéficie d’une bonne structure, d’une bonne couverture, de la présence d’humus, et de la présence de plantes en permanence sur celui-ci… Ce qui est rarement le cas dans nos pratiques agricoles ou de jardinage classique. Si l’azote minéralisé est en excès, il sera lessivé par les eaux de pluie ou d’irrigation, et conduit directement dans les rivières et nappes phréatiques. Il produira donc des pollutions aux nitrates qui sont de plus en plus fréquentes et complexes à gérer. Et surtout, ces nitrates en excès arrivent jusque dans nos corps, perturbant notre respiration cellulaire et provoquant cancers et maladie du nourrisson*…
En France, l’utilisation d’engrais nitratés en excès, mais aussi les mauvaises pratiques des jardiniers et agriculteurs, comme le travail du sol à de mauvais moments, peut engendrer ce genre de problèmes… y compris en agriculture biologique…

Nous rajouterons donc dans notre recette :

  • Une couverture permanente du sol par des mulchs ou encore mieux des végétaux vivants
  • Une présence de l’arbre pour récupérer une partie des nutriments lessivés dans les sous-sols.
  • Un sol humifère
  • S’il y a travail du sol, qu’il soit bien timé et planifié, en relation avec le contexte de climat et de la nature de sol.
*Nitrates : Minéraux renfermant de l’azote.

*Sources sur les pollutions aux nitrates :

Crédits photos : Nodosités sur racines de Haricots – D. Blancard (INRA) – http://ephytia.inra.fr

Apprenez à mieux connaître votre sol !

Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à tester votre sol, en différents points de votre lieu afin d’en connaître la teneur en argile, sable et limon. Pour cela, téléchargez gratuitement notre fiche technique « Tester son sol » en cliquant sur l’image ci-dessous.

Tester facilement votre sol

Cette fiche gratuite vous indiquera comment analyser de façon simple et empirique les principales composantes minérales de votre sol. Connaître votre sol sera une des clés pour mettre en place des stratégies et techniques permacoles véritablement adaptées à votre contexte.

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Comment bien choisir vos poules pour votre élevage ?

Poules de race, hybrides industriels, poules naines, poules d’ornement… en matière de poules, le choix est si vaste qu’un amateur peu averti a vite fait de perdre pied dans cet imbroglio. Voici donc quelques explications sur le sujet qui, je l’espère, éclaireront votre lanterne.

Que choisir pour votre élevage : les poules de races, naines, d’ornement ou hybrides ?

Les poules de race

Il en existe deux types : les races anciennes, dont on retrouve des traces à travers l’histoire (Crèvecœur, Houdan…), parfois jusqu’au XIIIe siècle (Poule Soie), et les races modernes créées à partir de la seconde moitié du XIXe siècle (Wyandotte, Sussex, Orpington…). La quasi-totalité des races anciennes a bien souvent disparu des poulaillers de nos aïeux au profit des races modernes plus productives. Elles furent pour la plupart reconstituées dans le courant du XIXe siècle par de petits groupes de passionnés soucieux de préserver ce patrimoine. La réapparition des races anciennes implique cependant que ces dernières ne bénéficient plus (ou très peu) des acquis génétiques de leurs ancêtres, notamment en terme de rusticité. Elles ont malgré tout profité d’une sélection moderne permettant d’afficher d’honorables performances de ponte ou de qualité de chair. La très grande diversité des races requiert une certaine connaissance pour savoir quelles sont les meilleures pour la ponte, la chair, la reproduction ou l’ornement.

La poule Araucana, par exemple, est plébiscitée par de nombreux éleveurs pour ses fameux œufs à coquille verte. Mais elle présente des difficultés à se reproduire : mauvais taux de fécondation (dû à l’absence de queue qui induit un déséquilibre du coq lors du cochage) et présence d’un gène létal entraînant la mort de certains embryons. Bien moins contraignante, la race Marrans vous offrira des œufs tout aussi surprenants avec leur coquille couleur chocolat mais sans difficulté de reproduction. L’idéal est donc de faire quelques recherches (livres, internet…) sur les animaux susceptibles de vous attirer, ou mieux, de vous adresser à un éleveur local, professionnel ou amateur, qui reste la meilleure référence pour répondre à vos questions.

Les poules naines

Ce sont des poules de race parmi lesquelles on distingue les pures naines (Pékin, Java, Sebright, Chabo…), qui n’ont pas d’équivalent en grandes races, et les naines issues de la réduction d’une grande race déjà existante (Brahma, Sussex, Houdan…).

Les petites poules font moins de dégâts que leurs grandes sœurs, leurs déjections sont moindres, elles font de petits œufs, mais grâce à elles, il est possible d’avoir des poules même si l’on a un terrain de taille réduite. Comme pour les races reconstituées, les races réduites présentent des animaux similaires par la forme à leurs homologues de grande taille, mais elles n’ont pas forcément hérité de leur caractère ou de leurs qualités fermières.

Les poules d’ornement

À l’instar des poules naines, les sujets d’ornement sont avant tout des poules de race. On les nomme ainsi, car elles possèdent souvent une particularité remarquable qui leur est propre (couleur, forme, attribut spécifique…). Certaines ont été créées spécialement pour l’ornement (Sebright, Barbus Belges, Sabelpoot), alors que d’autres sont d’anciennes races de poules fermières jugées peu rentables, mais ayant un « look » hors du commun, souvent particularisé par une huppe (Padoue, Hollandaise Huppée, Crèvecœur, Houdan…). Quelle que soit leur origine, ces animaux n’ont pas été sélectionnés pour la ponte, mais pour leur esthétique. Leurs différents attributs (huppe, barbe, tarses emplumés) rendent souvent leur élevage plus délicat, surtout pour un débutant.

Les hybrides

Bien que développés à l’origine à partir de croisement de poules de race, on ne peut parler de races chez les hybrides car ces volatiles, créés et privatisés par les grands laboratoires à partir des années 1950, sont en perpétuelle évolution pour pondre toujours plus d’œufs et engraisser le plus rapidement possible. Ce sont, avant tout, des animaux de rapport destinés à être rentables, sur lesquels l’homme a effectué en moins de cent ans plus de mutations que ne l’aurait fait la nature en cent mille ans.
Principalement exploités par l’industrie alimentaire, ils sont néanmoins accessibles au grand public et très faciles à trouver puisque vendus sur tous les marchés de France. Il existe deux types d’hybrides :

  • les poules pondeuses, de gabarit moyen, représentées par la célèbre « poule rousse » ainsi qu’une poule noire à camail doré
  • les poules à deux fins (ponte et chair), de gabarit lourd. Elles pondent moins que les précédentes, mais présentent de bonnes aptitudes à l’engraissement. Parmi elles, on trouve des poules de coloris blanc herminé noir (souvent appelée Sussex, mais sans en être, même si la race Sussex est à l’origine de cet hybride), de coloris bleu (gris), ou encore coucou.

Hervé Husson, éleveur passionné, vous guide pour bien choisir les poules de votre petit élevage familial traditionnel.

Des hybrides industriels à ne pas confondre avec des poules de race. On retrouve ici des coloris blanc herminé noir (Sussex hybride), coucou et bleu (gris). © Hervé Husson

Les critères pour vous aider à choisir les bonnes poules en fonction du type d’élevage souhaité

Pour vous aider dans le vaste choix qui vous est proposé, voici une série de critères qui vont vous permettre d’éliminer bon nombre de prétendants en fonction du type d’élevage que vous souhaitez développer :

La taille et le poids :

Il existe 3 gabarits de poule : petit (nain), moyen, grand (lourd). Les plus petites poules pèsent 500g et les plus grosses atteignent 5 kg.
Les premières nécessitent environ 8-10 m² d’espace au sol contre 20 m² minimum pour les plus grandes. Si vous ne disposez que d’un petit terrain, les races naines s’en accommoderont.

Vole ou ne vole pas :

Les capacités de vol conditionnent la hauteur des grillages, et par conséquent le budget. Les gabarits lourds (Brahma, Orpington, Cochinchinoise…) ont peu de disposition pour le vol et peuvent être contenus avec une clôture de 1,5 m de hauteur. Il faut passer à au moins 2 m pour les gabarits moyens, et envisager la pose d’un filet ou l’utilisation d’une volière pour les races naines les plus véloces.

Le prix :

De nos jours, il faut dépenser de 10 à 13 € pour une poule hybride, de 20 à 40 € pour des individus de race commune (ornement, ponte, chair), et bien davantage pour des races plus rares. Les prix donnés sont ici ceux d’animaux adultes. Il est possible de les acheter plus jeunes pour moins cher, mais ils demanderont plus d’attention de la part de l’éleveur jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte.

Le climat :

En région humide, les races barbues et/ou huppées, à cause de leurs attributs trop souvent mouillés, risquent plus de maladies respiratoires. De même, les races courtes sur pattes (Chabo, Pékin) ont le plumage ventral trop souvent trempé par l’humidité de l’herbe mouillée, ce qui les fragilise.
En région chaude, évitez les animaux aux tarses fortement emplumés (les pattes servant en partie à l’évacuation de la chaleur), mais privilégiez les animaux à grande crête, cette dernière jouant le rôle de régulateur thermique.
À l’inverse, les crêtes très développées sont plus sensibles au gel dans les régions froides.

La ponte :

Les pondeuses hybrides sont les championnes toute catégorie avec 300 œufs par an pendant les 2 premières années. La ponte diminue ensuite pour s’interrompre totalement au cours de la 3e ou 4e année.
Les hybrides à deux fins ont une ponte moins régulière d’environ 200 œufs/an. Ces volailles sont souvent vendues « prêtes à pondre » et sont donc rapidement rentables, mais à court terme seulement.
Les meilleures pondeuses de race, avec leur rendement de 150 à 180 œufs par an, ont donc du mal à rivaliser avec les hybrides. Les poules naines et d’ornement, non sélectionnées en général pour la ponte, affichent des moyennes variant de 80 à 120 œufs/an.
De plus, chez les poules de race, la ponte est naturellement interrompue lors de la mue à la fin de l’été ainsi que pendant la pause hivernale. En contrepartie, les œufs étant pondus à un rythme beaucoup moins soutenu, la ponte s’étend sur un nombre d’années plus important (6 à 8 ans). Chez les poules naines, les œufs pèsent 30 à 40 g contre 60 à 70 g chez les poules de moyenne et grande taille.

La chair :

Ce sont cette fois les poules de race qui remportent la palme, surtout celles spécialement réputées à cet effet telle que la Faverolles, la Houdan, la Bresse Gauloise, la Cou nu du Forez, la La Flèche et bien d’autres encore. Bien sûr, une poule hybride élevée en bio à la maison reste meilleure qu’un poulet industriel bon marché acheté en grande surface, mais elle n’aura jamais la finesse d’une race de chair renommée.

Hervé Husson, éleveur passionné, vous guide pour bien choisir les poules de votre petit élevage familial traditionnel.

Race Faverolles. © FermedeKeres.com

La reproduction naturelle :

Lorsqu’une poule se décide à couver, elle interrompt sa ponte pendant les 21 jours d’incubations des œufs, puis pendant au moins les deux mois qui suivent l’éclosion pour s’occuper de l’éducation des petits. Ceci étant jugé non productif par les industriels, ils ont rendu les poules hybrides inaptes à la couvaison. Obtenir des poussins avec ce type d’animaux uniquement est donc très difficile, sauf à utiliser un incubateur artificiel. Heureusement, la grande majorité des poules de race savent couver puis élever leur portée sans que l’éleveur n’ait grand-chose à faire en dehors d’observer tout ce petit monde.

En conclusion, favorisez la diversité 😉

L’œuf est en général le premier but recherché dans un petit élevage traditionnel. Il est alors intéressant de mixer poules hybrides et poules de race. Le caractère familier des premières en fait des animaux faciles à gérer pour débuter et elles assureront une ponte régulière au long de l’année. Les secondes apporteront, en plus de leurs formes et de leur coloris variés, une diversité dans la ponte avec des œufs de taille, de forme et de couleur différentes (coquille blanche, rosée, bleu/vert, chocolat…).

Portrait d'Hervé Husson

Portrait d'Hervé Husson

Hervé Husson
Passionné par les volailles et leur élevage depuis 2007, Hervé HUSSON propose une approche concrète et pratique de la basse-cour qui privilégie le bien-être des bêtes et les interactions entre les différentes espèces, tout comme le relationnel entre l’éleveur et ses animaux. Fondés sur ses réussites mais aussi ses échecs, ses ouvrages passent en revue tout ce qu’il faut savoir pour bien conduire son petit élevage traditionnel et familial.

Glossaire

  • Cochage : du verbe cocher ou côcher, lorsque le coq grimpe sur la poule pour la féconder
  • Tarse : partie écailleuse de la patte située entre le pied et la cuisse
  • Camail : plumage situé sur le cou d’une poule
  • Blanc herminé noir : coloris blanc dont le camail est orné de taches noires appelées hermines
  • Coucou : coloris de plumage ressemblant à celui d’un coucou constitué par des plumes blanches barrées de noir

Pour aller plus loin dans votre apprentissage de l’élevage de poules, nous vous conseillons la lecture du livre d’Hervé Husson : « Poules — Guide complet de l’éleveur amateur » à découvrir plus en détail dans cet article.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Poules »

Guide complet de l'éleveur amateur

Livre de Hervé Husson
256 pages, édité par Ulmer le 5 février 2015.

Prix : environ 26 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre  |  Ulmer

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Un système de culture autonome en eau et autofertile ?

Qu’est-ce que le « wicking bed » ?

Derrière cet anglicisme se cache un système de culture utilisé fréquemment en permaculture très intéressant. On pourrait traduire ce dernier par « une jardinière autosuffisante », beaucoup moins fun me direz-vous… n’hésitez pas à nous proposer des noms après lecture de l’article, si celui-ci vous inspire.

Pour simplifier, le wicking bed est un système de culture éventuellement mobile, en jardinière ou bac donc « hors-sol », et complètement autosuffisant en eau et en fertilisant si on le souhaite.

Les avantages sont énormes dans certains contextes : culture sur béton, parking, toiture, sols incultes, etc. De plus, on diminue les intrants énergétiques, car ce système demande moins de travail : pas d’arrosage et jardiner en hauteur facilite la tâche. Pas besoin d’intrants chimiques non plus, pas d’engrais, ni de pesticides-désherbants/polluants.

Pour qui ?

Ce système de bac de culture surélevé est particulièrement adapté pour les milieux urbains, les toitures, les endroits où le sol fertile n’est plus accessible. Étant donné sa possible mobilité, il peut aussi convenir à des lieux publics, touristiques, pédagogiques, etc. La hauteur de ce type de bac en fait un support de culture parfaitement adapté pour les personnes en fauteuil ou à mobilité réduite.

On pourrait tout à fait penser à des déclinaisons professionnelles dans des lieux où la culture maraîchère serait difficile, je pense encore une fois aux milieux urbains.

Comment ça marche ?

Fonctionnement

Le principe de fonctionnement d’un wicking bed est très simple. On peut le décomposer en 7 éléments principaux :

  • Un contenant (un bac étanche ou rendu étanche).
  • Une grosse couche de substrat drainant en fond de bac (en général du gravier) où va être stockée l’eau. Attention, pour ce drain, il conviendra d’employer des matériaux non compactables et ne s’érodant pas facilement, opter plutôt pour des galets ou des cailloux de type diorites.
  • Un complexe de tuyaux insérés au sein de la couche drainante, répartissant uniformément l’eau, avec un tuyau vertical pour l’alimentation.
  • Un trop-plein.
  • Un géotextile placé au-dessus de la couche drainante (évite aux différentes couches de se mélanger et limite le perçage par les racines des plantes annuelles), généralement on choisira un géotextile d’au moins 200 gr/m2.
  • Le sol/la terre que vous pourrez récupérer lors d’un terrassement éventuel près de chez vous (terre végétale uniquement) ou que vous pourrez acheter sous forme de terreau de plantation.
  • Un mulch (paillage) qui servira de couverture de sol. Vous pouvez tester le miscanthus.

Voilà pour le principe général, mais sachez qu’il existe des wicking beds beaucoup plus complexes et que la créativité et la recherche sur le sujet nous réservent sans doute encore de belles trouvailles. N’hésitez pas à mettre en pratique vos idées !

illustration Wicking-Bed1-1

Formes et dimensions

Il n’y a pas de dimensions particulières pour réaliser un wicking bed. Vous pouvez soit travailler sur des petites dimensions (carré généralement autour de 1 m), soit sur des « bandes de culture » d’une largeur de 60 à 120 cm, qui peuvent atteindre dans ce cas plusieurs mètres linéaires dans leurs longueurs. Un jardin entier peut donc être conçu entièrement sous forme de wicking beds. Les dimensions peuvent être influencées également par les matériaux employés, surtout si ceux-ci sont recyclés. Petit rappel, au cas où vous l’auriez envisagé, n’utilisez jamais de traverses de chemin de fer, car elles contiennent des substances toxiques cancérigènes.

Illustration Wicking-Bed bande_1

Avantages

  • Permet de mettre en place une culture rapidement n’importe où (contexte urbain, sols incultes…).
  • Nécessite peu d’espace.
  • Réduit presque complètement les interventions liées à l’arrosage.
  • Réduit la corvée de l’eau (charges lourdes) ou la supprime complètement avec la mise en place d’un système adéquat.
  • Supprime les problèmes liés à l’arrosage intensif, cela est souvent le cas dans un jardin partagé à cause d’une mauvaise communication entre les participants, ou simplement par peur que les plantes manquent d’eau.
  • Le sol est toujours bien drainé, même en cas de fortes pluies.
  • Travail ergonomique grâce à la hauteur du bac.
  • Adapté à toutes les générations et handicaps : enfants, adultes, personnes âgées et personnes à mobilité réduite.
  • Évite la minéralisation de la terre provoquée par l’évaporation de l’eau. En effet, dans le cas d’un arrosage classique (par le haut), si votre eau est dure, lors de son évaporation les sels minéraux restent en surfaces et s’accumulent avec le temps.
  • L’eau se trouvant en fond de bac et remontant par capillarité, permets aux plantes de développer des racines profondes.
  • Étant surélevés, les wicking beds, se réchauffent plus vite au printemps.
  • Supprime les problèmes habituels d’assèchement plus rapide des plates-bandes surélevées

Inconvénients

  • Ils sont plus chers qu’une culture en pleine terre.
  • Nécessite un investissement en temps pour les concevoir et les réaliser.
  • Étant surélevés, les wicking beds, se refroidissent plus vite en automne

illustration Wicking-Bed Chainage_1

Optimisation

Si vous disposez d’un terrain en pente, vous pouvez mettre plusieurs wicking beds en série, en branchant le trop-plein du premier sur l’alimentation du second et ainsi de suite.

De même, vous pouvez brancher directement la descente de votre gouttière sur le premier bac et vous obtenez une série de wicking beds entièrement autonome en eau à l’année.

Il est tout à fait possible d’intégrer un système permettant de fertiliser en continu le wicking bed. En insérant un tuyau large (10 cm ou plus) troué dans sa partie enterrée, et en y jetant nos déchets verts, vous encouragerez les vers et micro-organismes à faire leur travail de fertilisation. Ils vont donc réduire les matières organiques puis les exporter vers l’ensemble du milieu. Si besoin, vous pourrez introduire manuellement les premiers vers dans ce compost pour faciliter sa « mise en route ». La fertilité de l’ouvrage sera ainsi assurée. L’autonomie possible en eau et en fertilité fait tout l’attrait de ce système, vous l’aurez compris.

Si cet article vous a plu, donnez-nous un coup de main en cliquant sur j’aime ou en le partageant sur vos réseaux sociaux préférés, merci ;) !

Si les principes donnés dans cet article ne vous semblent pas suffisants pour vous lancer dans la construction de votre propre wicking bed, nous vous conseillons le guide numérique réalisé par notre partenaire Loïc Vauclin de mon-potager-en-carré.fr. Vous y trouverez des plans détaillés en PDF, un fichier SketchUp en 3D, la liste complète des courses nécessaires et une vidéo d’aide au montage pour vous accompagner pas à pas dans la réalisation de votre Wicking bed !

Alors, n’hésitez plus et lancez-vous !!

Le wicking-bed est-il le support de culture idéal dans votre cas ?

Il n’est pas évident de s’y retrouver parmi tous les supports de cultures en vogue chez les jardiniers et permaculteurs. Lequel sera le mieux pour vous ? Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ! », trouvez facilement quel type de support de culture sera véritablement adapté à votre contexte et vos objectifs. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

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Livre Le Guide illustré de l’écologie

Livre Le Guide illustré de l’écologie

Portrait de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, co-auteurs du livre Le Guide illustré de l’écologie paru aux Éditions de La Martinière.

Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, co-auteurs du livre « Le Guide illustré de l’écologie ». Source letelegramme.fr

L’écologie est présente sur le devant de la scène. On en parle beaucoup dans les médias, le mot revient souvent dans les discours politiques et même l’école y prend goût. Mais est-ce que l’on sait vraiment ce que ce terme définit et tout ce qu’il englobe ? Avec la réédition aux Editions Delachaux, du Guide illustré de l’écologie de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, vous ne pourrez plus dire que l’écologie est un concept flou. Ingénieur, agronome et forestier, conducteur de recherche au Cemagref (Institut national de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement) sur la protection de l’environnement, Bernard Fischesser est aussi un spécialise de l’aménagement du paysage. Avec sa co-auteure Marie-France Dupuis-Tate, elle aussi chercheuse au Cemagref, docteur en écologie et créatrice de l’association française des ingénieurs écologues, il signe un guide destiné à mettre à la portée d’un maximum de lecteurs, les bases scientifiques de l’écologie. Destiné lors de sa première édition aux professionnels de la protection de la nature, le guide a été réédité et mise à jour en 2017 parce qu’il est aussi plébiscité par tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la protection de la nature. C’est bon signe, car cela signifie que le respect de la terre demeure une préoccupation pour les Français.

Contenu du livre de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate

Au fil de la lecture des 352 pages regroupées dans 6 chapitres, le lecteur pourra discerner comment les relations existantes entre les espèces et leur environnement façonnent le monde qui nous entoure. Les deux auteurs s’attachent, de façon rigoureuse mais accessible à détailler les bases scientifiques de l’écologie. Six chapitres illustrés de nombreuses images, plans et schémas en couleurs permettront aux lecteurs de toucher des yeux, les principales caractéristiques de l’écologie, son histoire, d’en découvrir tous les tenants et de comprendre tous ses aboutissants. Le chapitre premier se concentre sur la définition, l’histoire et l’écologie en tant que science. Dans les chapitres 2 à 4, vous partirez à la découverte de la biosphère et son fonctionnement, vous comprendrez comment une espèce s’adapte à son environnement et comment fonctionnent les populations d’êtres vivants. La place et le rôle de l’homme dans la biosphère y seront également abordés. Le chapitre 5 vous mènera au coeur de ce qu’est un écosystème avec une exploration détaillée des principaux écosystèmes que sont la forêt, les lacs et étangs, les rivières, les tourbières…le système sol est lui aussi étudié dans ce chapitre. Enfin le dernier chapitre s’intéressera au génie écologique et posera les bases d’une protection de l’environnement par une bonne gestion.  

Et si vous ne savez pas ce que désigne l’éconosphère, l’autoécologie et la bioaccumulation, le guide illustré de l’écologie 2017 répondra à toutes vos questions. 

Pour qui ?

Le guide illustrée de l’écologie est un ouvrage d’une grande richesse en terme de connaissances sur la nature et notre biosphère, un indispensable à avoir dans sa bibliothèque pour quiconque souhaite comprendre son environnement et les relations entre les êtres vivants. Grâce aux nombreuses planches en couleurs, aux superbes illustrations d’Alain Cazalis et aux explications nourries d’exemples, ce guide est adapté à un large public. 

Il pourra servir de manuel de référence aux étudiants préparant un diplôme dans le domaine de l‘environnement mais il sera aussi apprécié par toute la famille. Même sans connaissances scientifiques spécifiques, le contenu est abordable, clair et sera utile comme outil de vulgarisation. Très pédagogique et didactique, le guide illustré de l’écologie sera notamment une ressource formidable pour les professeurs souhaitant éveiller leurs élèves à l’écologie et au respect de l’environnement. 

En clair, tous les amoureux de la nature pourront y puiser des informations, des conseils et des idées pour que la nature soit respectée, protégée et choyée.

« Le Guide illustré de l’écologie »

Livre de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate
Édité par Éditions de La Martinière en 2007.

Prix : environ 39 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Unithèque    |   Decitre    |  Fnac

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Le guide illustré de l’écologie donne les clés pour comprendre les écosystèmes. La permaculture, grâce à la méthodologie de design notamment, vous apprendra à les imiter pour créer un environnement luxuriant, productif et résilient qui respecte la nature et répond à vos besoins. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

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Les ressources et leur recyclage en permaculture

Nous avons une bonne nouvelle pour vous ! 😜

Si vous avez un projet qui vous tient à coeur et que vous vous demandez avec quels moyens vous allez bien pouvoir le réaliser, nous allons vous montrer que, sans le savoir, vous avez sans doute déjà plus de ressources disponibles que vous ne le pensez.

Comment concrétiser son projet avec peu de moyens ?

Une caractéristique que l’on retrouve chez beaucoup de permaculteurs, c’est la volonté de concrétiser leurs projets. Cela est souvent lié à un changement de vie, une envie de cohérence et cela va passer par la réalisation d’un projet :

  • création ou transformation d’un lieu
  • création d’une association
  • d’un lieu partagé
  • d’une entreprise
  • changement d’activité ou de métier
  • production de nourriture

Bref, ce n’est souvent pas un hasard si la rencontre avec la permaculture se fait à ce moment-là. En effet, la permaculture est une méthode de conception éthique qui va vous permettre de réaliser vos projets en tenant compte de votre contexte, c’est ce qui en fait tout sa force et sa pertinence.

Cette démarche de conception qui tient compte des éthiques et des principes universels de permaculture, va ensuite s’appuyer sur une analyse très poussée de votre contexte et de vos objectifs.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Schéma illustrant le processus de design qui doit absolument s’appuyer sur les éthiques et principes universels de la permaculture puis sur votre contexte propre !

C’est pendant cette phase d’analyse qu’on appelle le « Design de permaculture » que vous allez rechercher les « ressources » disponibles pour vous aider dans la réalisation de votre projet.

Ne pas connaitre ses ressources disponibles est un énorme gâchis

Il est très rare, lorsqu’on a un projet à concrétiser, d’avoir le temps, l’énergie, les compétences et les finances de disponibles immédiatement. Ces moments de grâce se comptent généralement sur les doigts d’une main…

Alors, comment faire quand on n’a pas tout ce « contexte facilitant » pour réaliser son projet ?

Si vous apprenez à repérer vos ressources disponibles, mais aussi à vous en créer, vous disposerez là d’une aide précieuse, une vraie mine d’or pour vous aider dans la réalisation de tous vos projets.

Cela vous permettra de faire des économies en temps, en argent et facilitera la mise en place de ce que vous souhaitez réaliser.

Est-ce facile de repérer ses ressources ?

Ce n’est pas compliqué, mais, comme pour toutes les autres phases d’un design, cela nécessite une vraie méthodologie, si vous voulez en tirer toute l’efficacité.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si nous y avons consacré un module entier dans notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

Avec la pratique, cela devient vite un réflexe dans la vie de tous les jours, et permet de repérer des ressources partout !!!

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Illustration des différents types de ressources recherchées dans le cadre d’un projet en permaculture.

Il existe plusieurs types de ressources :

  • financières
  • matérielles
  • physiques
  • humaines

Comme précisé, plus haut, il y a beaucoup à dire sur chaque type de ressources, mais nous allons vous donner des pistes pour commencer dès aujourd’hui à en repérer certaines.

Nous allons nous focaliser ensemble sur les « ressources physiques ».

Identifier vos ressources physiques

Dans cette catégorie de ressources, nous allons trouver, par exemple :

  • la gravité
  • les ressources naturelles du site
  • l’orientation du terrain et son exposition
  • la récupération d’objets ou de matériaux

Hou là, on vous a fait peur d’un coup ! Pas de panique, restez !!! 😅

Commençons par le plus simple : la récupération d’objets ou de matériaux.

Mais comme on est joueur 😆 on va coupler cette recherche avec un principe de permaculture qu’on aime particulièrement « Tout déchet est une ressource inexploitée ». Allez c’est parti…

Nous allons prendre comme exemple l’un de nos sites expérimentaux, où la première étape a été l’installation de la zone 0 à savoir « le lieu de vie ou d’activité principale ». Dans notre cas, il s’agissait d’une ancienne ruine que nous avons éco-rénovée en maison d’habitation familiale. Elle se situe dans une ancienne propriété viticole qui a été divisée au niveau de ses bâtiments, ce qui entraîne un voisinage proche de plusieurs personnes qui ont également rénové leurs biens.

Exemple de ressources physiques avec la démolition d’un toit

La partie centrale d’un toit au centre du bâtiment a donné naissance à un tas de déchets : planches, poutres, étanchéité goudron… Déchets ? Non ! Ressources !!

Alors c’est sûr qu’en l’état, le premier réflexe est d’évacuer en déchetterie ce type de matériaux, car plusieurs planches sont cassées, d’autres ont pris l’humidité, ou ont été grignotées par divers insectes et il y a des clous et vis partout…

Avec un peu d’huile de coude, un marteau de charpentier et un pied-de-biche, on peut transformer ce tas de déchets en une véritable ressource. Seuls les bouts les plus petits ou inutilisables ainsi que les matériaux de toiture goudronnée sont partis à la déchetterie. 95 % de ce tas de bois a été nettoyé de ses vis, trié et mis de côté pour des réalisations futures.

Un casque avec des podcasts d’émissions intéressantes 😉 aide quand même pas mal à passer le temps, pour ce travail pas forcément des plus épanouissants…

Comment recycler ce tas de bois récupéré de la démolition ?

Lorsque nous avons trié ce bois, nous ne connaissions pas encore sa destination. Quelques semaines après il a fallu créer des toilettes sèches d’extérieur sur ce site… Magique, nous avions quasiment tout de disponible immédiatement. Hormis la porte et les vis, tout est issu du site (y compris une palette pour le sol et les tôles pour la toiture). Si nous avions dû acheter ce bois cela nous aurait fait une sacrée facture vu le prix du bois en ce moment dans les magasins de bricolage.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Ces toilettes sèches et les deux bancs sur les côtés ont été réalisés à partir des matériaux récupérés de la démolition de notre toit…

À noter également que les 2 bancs, à côté de ces toilettes sèches, sont réalisés avec des vieilles poutres et des pierres issues de la démolition. Les poutres étaient trop endommagées par les insectes pour les réutiliser en structure porteuse cela aurait pu être un problème. Par contre pour s’assoir dessus, elles sont idéales : Le problème est la solution !

Dans quelques années, lorsqu’elles seront vraiment trop friables, nous les composterons simplement à côté de là. Ces poutres très anciennes n’étant pas traitées, nous pourrons même les mettre dans des zones de culture. Ici, on utilise le principe « Un élément remplit plusieurs fonctions », mais avec une gestion qui s’étale dans le temps. 😃

Principe de permaculture : Un élément remplit plusieurs fonctions

Une partie du bois récupéré de la démolition du toit a aussi été transformé en jolies portes rustiques. Plutôt sympa le rendu, vous ne trouvez pas ?

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Exemple de porte faite en bois récupéré de la démolition de notre toit !

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Exemple de porte faite en bois récupéré de la démolition de notre toit !

Les déchets des uns peuvent être les ressources des autres : l’exemple de nos voisins !

Nos voisins avaient, eux aussi, fait des travaux de leur côté. L’un d’eux avait dans son jardin une montagne de pierres issues de sa démolition qu’il cherchait désespérément à évacuer en déchetterie sans que cela lui coûte trop d’efforts.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Le tas de pierres du voisin qu’on a récupéré en partie avec plaisir ! L’autre partie va servir à la construction du mur entre nos deux propriétés…

Quelle chance !!! Des beaux moellons et quelques pierres de taille. Idéal pour créer différents petits ouvrages tels que des murets…

Il a donc été proposé au voisin de récupérer tout son stock de « déchets ». Celui-ci voulait également faire une clôture pour son jardin, nous avons pris ensemble la décision de réaliser un petit mur qui nous permettrait de marquer la limite, mais pas d’empêcher nos enfants de circuler entre nos deux terrains. Nous avons donc créé un passage plus bas au milieu du mur qui sert à la fois de passage pour les enfants, mais aussi de banc pour discuter entre voisins. 😉

 

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Mur en construction d’un commun accord entre chez nous et nos voisins, avec les pierres issues de ses travaux…

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Banc réalisé dans le mur de séparation entre chez nous et les voisins. Sa faible hauteur permet de marquer la limite sans empêcher les enfants de circuler d’un jardin à l’autre et permet aux adultes de se retrouver pour discuter entre voisins ;).

Ici nous utilisons le principe « Intégrer plutôt que séparer » à la fois sur l’espace mais également sur l’aspect social.

De plus, ce mur va nous permettre de créer des microclimats intéressants et pourra être le support de plantes dans le futur.

Des ressources insoupçonnées, il peut y en avoir partout !!!

Ces deux exemples contextuels sont là pour vous sensibiliser sur l’omniprésence des ressources tout autour de nous. Dans notre cas, nous n’avions pas de projet précis, mais avons su repérer ces opportunités lorsqu’elles se sont présentées. Nous vous encourageons à faire de même.

En repérant ce type d’opportunités, vous allez également stimuler votre créativité en réalisant des structures qui n’auraient sans doute pas existé sous cette forme, et même parfois créer du lien social.

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Autres utilisations des bois et pierres de récupération : création de bordures diverses pour des plate-bandes qui génèrent des micro-climats et offrent des abris à biodiversité ;).

De l’or sous les pieds : un exemple de ressources à portée de main pour qui se donne la peine de bien regarder !!!

Une petite anecdote pour finir qui résume bien l’intérêt de connaître ses ressources lorsqu’on a un projet à réaliser.

Un client qui nous consultait pour la réalisation de son design, avait déjà bien en tête une certaine vision de son projet. Le projet qu’il souhaitait mettre en place était ambitieux : 3 ha d’arboriculture, 6 000 m2 de maraichage, des baissières partout… le tout sur un terrain très dégradé…

Savoir repérer ses ressources et imaginer leur recyclage en permaculture est primordial pour un projet à moindre coût.

Fleurs et boutons de millepertuis (Hypericum Perforatum) dont les propriétés médicinales sont très nombreuses et très utilisées en phytothérapie !

Au vu de l’investissement que nécessitait ce projet, et le temps pour en recueillir les fruits, notre mission était de faire le design afin d’optimiser tout cela. Or en analysant ses ressources, nous nous sommes rendu compte qu’il était en train de marcher sur 3 ha de millepertuis qui ne demandait qu’à être ramassé pour être convertis en argent. Quasiment aucun investissement à faire pour une récolte immédiate. Il avait de l’or sous les pieds et ne le savait pas. Cela aurait été dommage de passer à côté, non ?

En conclusion, les ressources physiques peuvent être simples à trouver, à identifier et peuvent vous rendre de nombreux services pour réaliser votre projet. Nous espérons que cet article vous donnera l’envie de vous familiariser avec cette étape importante du design qui peut vous rapporter gros.

À vous de jouer maintenant 😜 !

Apprenez à repérer l’ensemble de vos ressources disponibles…

Savoir repérer l’ensemble de vos ressources disponibles est un exercice incontournable dans un projet en permaculture. C’est pourquoi nous y consacrons un module entier dans notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! » qui vous permettra de réaliser, vous-même, le design en permaculture de votre projet quelqu’il soit ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

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Comment fabriquer une ruche horizontale à partir de palettes et matériaux de récupération ?

Fabriquer une ruche avec du bois de palettes est à la portée de tous. Avec des outils de bricolage basiques, on fabrique une ruche pour un faible coût. En installant une ruche naturelle au fond de votre jardin, vous participez à une meilleure pollinisation des fruits et des légumes de votre environnement proche ainsi qu’à la sauvegarde des abeilles. Cela vous permet, en plus, de déguster un miel incomparable, celui de vos abeilles !

Quel type de palette faut-il récupérer pour la fabrication d’une ruche horizontale ?

Savoir reconnaître les bonnes palettes pour fabriquer votre ruche

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Palette de type « cimentière », non traitée, idéale pour la fabrication de votre ruche. © Pierre Javaudin

En France, on trouve différents types de palettes :

  • les palettes non marquées servant au transport de matériaux légers à lourds à l’intérieur du territoire, elles ne sont pas traitées, elles ne contiennent donc pas de produits chimiques toxiques. Dans cette catégorie de palettes non marquées, on trouve ce qu’on appelle les palettes de type « cimentières » utilisées pour les transports de matériaux de construction lourds. Ce sont les plus solides de cette catégorie.
  • les palettes marquées EUR EPAL, destinées au transport des marchandises à l’étranger (import et export). Celles-ci ne sont plus traitées avec des produits chimiques, mais uniquement à haute température (60° pendant 30 min), vous pouvez vous en assurer en vérifiant le marquage certifié HT (Heat Treatment, seul traitement actuellement autorisé dans l’Union européenne) inscrit sur la ligne du bas du cartouche de la palette. Les autres marquages situés au-dessus de celui-ci indiquent notamment le pays et la région de fabrication de la palette. Le marquage DB, que vous pourrez parfois voir sur la même ligne que le marquage HT, signifie simplement que le bois utilisé pour fabriquer la palette a été écorcé, il ne s’agit nullement d’un traitement chimique.

Notez cependant que, jusqu’en mars 2010, un traitement par fumigation au bromure de méthyle (MB), toxique, était autorisé en Europe. Il n’est donc pas impossible que vous trouviez encore ce type de palette même si elles se font de plus en plus rares. Mais, là encore, pas d’inquiétudes, car elles seront facilement identifiables puisqu’elles porteront sur leur cartouche le marquage MB à la place de HT. Dans ce cas, abstenez-vous de les utiliser.
De même, il vaut mieux s’abstenir d’utiliser des palettes colorées (souvent rouges ou bleues) dont les peintures peuvent être toxiques et qui sont des palettes de location, consignées pour lesquelles il faut un accord de l’entreprise de location avant utilisation.

Choisir des palettes robustes pour la fabrication de votre ruche horizontale

Cinq palettes de type « cimentières » seront parfaites pour fabriquer une ruche horizontale.
C’est une palette très répandue dans le milieu du bâtiment, car elle permet le transport des matériaux lourds. C’est ainsi que sont livrés sur les chantiers les parpaings, les briques, les sacs de ciment, les sacs d’enduit, les ardoises, les pavés, le carrelage, etc.
Dans la catégorie des palettes non marquées, la palette de type « cimentière » se différencie d’une palette de type « alimentation » par des chevrons utilisés pour assembler les planches à la place des petits cubes de bois.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Les chevrons des palettes de type « cimentières » serviront pour réaliser les pieds de la ruche horizontale. © Pierre Javaudin

Le bois utilisé pour les lames est également de meilleure qualité sur les palettes de type « cimentières ». Celles-ci sont fixées sur les chevrons par des pointes striées en acier, cette fixation évite l’arrachement lors des manutentions. En revanche, même si ça n’a rien d’insurmontable, cette robustesse complique la tâche de celui qui les démonte !

Se servir d’un pied de biche pour les démonter est donc une fausse bonne idée… La tête des pointes passera au travers de la planche que l’on soulèvera…
Les professionnels qui reconditionnent ces palettes, utilisent une scie sabre pour séparer les planches des chevrons. C’est aussi ce que je vous recommande !

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

La scie sabre est ce qu’il y a de plus pratique pour démonter une palette de type « cimentières ». © Pierre Javaudin

Comment sont faites les différentes parties de la ruche horizontale ?

La ruche finalisée mesure environ d’un mètre de long et permet d’accueillir 26 lattes sur lesquelles les abeilles pourront s’accrocher pour construire leurs rayons.

Pourquoi des façades inclinées à 120° ?

Il est important que les façades de la ruche (côtés les plus longs qui forment le corps de la ruche) soient inclinées à 120°. De cette manière, les rayons construits naturellement par les abeilles n’adhéreront pas sur les parois inclinées à 120°. Cette particularité, qui correspond à l’angle des alvéoles bâties par les abeilles, facilite le travail sur la ruche. Ce n’est pas au degré près bien sûr, mais il est préférable de respecter cet angle.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Rayon fabriqué naturellement avec une inclinaison à 120°par les abeilles dans une ruche horizontale. © Pierre Javaudin

Les différents éléments à prévoir dans la fabrication de votre ruche horizontale

La baie vitrée : elle permet d’observer régulièrement l’intérieur de la ruche sans l’ouvrir. Cette fenêtre sera décalée vers le pignon de la porte d’entrée afin d’observer la construction des premiers rayons et de suivre l’évolution du couvain tout au long de l’année.

Les pignons : le pignon équipé de la porte d’entrée sera exposé au soleil, la colonie s’installera naturellement contre celui-ci. La réserve de miel s’étendra vers l’arrière de la ruche après la partie couvain. Cette configuration d’entrée en pignon simplifie la conduite et la récolte.

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Assemblage des morceaux de palettes pour faire le pignon qui inclura l’entrée de la ruche horizontale. © Pierre Javaudin

L’entrée : l’entrée sur le pignon est constituée une fente d’environ 9 mm de haut. L’installation d’une porte métallique optimise la défense contre les intrus. L’avantage de placer l’entrée en pignon permet de réduire le pillage par des abeilles d’autres ruches. Après avoir franchi les gardiennes, les voleuses doivent traverser, à l’aller et au retour, toute la colonie pour chaparder le miel qui se trouve vers l’arrière de la ruche…

La planche d’envol : elle permet aux sentinelles de mieux surveiller les allées et venues. C’est aussi un lieu d’observation unique pour l’apiculteur ! Mais attention cette terrasse peut vite se transformer en piège dans les régions où il neige, si celle-ci elle n’est pas évacuée régulièrement.

La marquise : placée au-dessus de la porte d’entrée, elle permet de l’abriter de la neige et de la pluie permettant un envol dès la fin de l’averse. C’est aussi une source d’ombre non négligeable pour la porte d’entrée et la piste d’envol.

Le fond de ruche : Un fond de ruche avec une grille permet une bonne ventilation de la ruche, et d’éliminer une partie des varroas (parasites de l’abeille). Si cette grille ne fait pas toute la surface du fond, elle sera installée au milieu de celui-ci. Positionner ainsi il permettra d’aérer ainsi une partie du couvain de même qu’une partie réserve de miel. En hiver, quand la ruche est réduite par le séparateur, l’entrée d’air froid est limitée. En cas de grands froids il est possible d’obstruer cette grille avec un voilage anti gel pour plantes. Quelques punaises plantées dans le bois, sous la ruche, suffiront à maintenir cette protection.

Les barrettes : enduites de cire, elles offrent un guide précieux pour la régularité des rayons. Une largeur de 35 mm est à respecter, pour nos abeilles européennes. Une languette enduite de cire permet une excellente base d’accrochage pour les abeilles cirières. Cette amorce peut être insérée dans un trait de scie (les cagettes pour fruits et légumes fournissent d’excellentes amorces quand elles sont droites).

Explications et plans de Pierre Javaudin, expert en apiculture naturelle, pour la fabrication d’une ruche horizontale en palettes et matériaux de récupération, recyclés.

Ruche horizontale TBH en cours de fabrication, on voit bien ici les 26 barrettes sur lesquelles les abeilles pourront construire leur rayon une fois la ruche terminée. © Pierre Javaudin

Les parois extérieures : recouvrir l’ensemble des parois extérieures avec de la peinture pour bois extérieur (microporeuse), ou avec de l’huile de lin chauffée dans une vieille casserole ou bien encore une peinture naturelle fabriquée par vos soins.

Les parois intérieures : elles seront laissées nature, sans un seul coup de pinceau, mais peuvent être frottées avec un morceau de cire, de propolis ou de miel.

Le toit : le modèle en palettes présenté ici ne permet pas d’obtenir un toit étanche, celui-ci sera donc recouvert d’un revêtement étanche évitant à l’eau de passer au travers des planches de palette.

Fabrication du toit de la ruche en atelier. Une fois finalisé, ce toit devra être rendu étanche par l’ajout d’un revêtement adéquat. © Pierre Javaudin

Fournitures et plans de fabrication détaillés pour votre ruche horizontale

Comptez une journée pour découper les planches et assembler votre ruche. Idéalement, les palettes seront démontées la veille, vous laissant ainsi une journée plus cool pour fabriquer votre ruche !

Liste des fournitures à réunir :

  • 5 palettes cimentières en bon état.
  • 5 cagettes à fruits et légumes.
  • 1 plaque de contreplaqué (50 X 50 X 0,8 cm)
  • 2 m2 de revêtement étanche pour le toit.
  • 80 cm de chute d’un montant à placo.
  • 1 tube de 250 gr de colle à bois extérieur (type PU D4).
  • 1 petit tube de mastic pour menuiserie.
  • 1 sachet de 200 vis à bois 4×30 ou 3,5 X30.
  • 8 vis à bois à tête large, pour les pieds (6X80).
  • 1 grille inox 50 cm x 10 cm.
  • 1 plaque de Plexiglas 50 x 15 x 0,5 cm.
  • 2 charnières.
  • 2 litres d’huile de lin
Ces Ruches fabriquées en palettes et matériaux de récupération ont fière allure une fois terminées ! © Pierre Javaudin

Les plans de fabrication de votre ruche horizontale en PDF :

En cliquant sur l’image ci-dessous, vous pourrez télécharger le PDF complet avec les étapes de fabrication de chaque élément de votre ruche ainsi que la façon de les agencer pour un résultat optimal !

Enfin pour les non-bricoleurs qui voudraient quand même installer une TBH dans leur jardin, sachez que la « scierie le coucou » fabrique, vend et fait livrer partout en France des ruches TBH de grande qualité. N’hésitez pas à les contacter : http://lecoucouexploitationforestiere.fr/nos-ruches/
Voici également une petite liste d’autres fabricants locaux de ruches horizontales :

Bonne fabrication aux bricoleurs et bonne installation à tous 😃
Pierre Javaudin.

Pierre Javaudin est un apiculteur passionné, auteur du livre « une ruche dans mon jardin », il prône une apiculture naturelle.

Pierre Javaudin à côté d’une ruche horizontale, Photo ©Olivier Ploton, Larousse

Spécialiste en l’apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin. Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

« Une ruche dans mon jardin »

Pour une apiculture naturelle et familiale

Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016

Prix : environ 12,90 €

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La culture en lasagne en Permaculture

La première fois qu’un de nos enfants nous a entendus dire qu’on allait faire des lasagnes au jardin, il s’est immédiatement imaginé un arbre extraordinaire dans lequel pousseraient directement des lasagnes prêtes à manger 🤩 !!

Imaginez sa déception quand il nous a vus préparer une partie du potager à la culture en lasagne, sauce permaculture ! Finalement, notre potager en lasagne a notamment permis de fournir l’ingrédient phare de la fameuse recette italienne : de magnifiques tomates juteuses à souhait. 😋 !

Alors, pour tous les grands enfants qui se posent encore la question, voyons en détail en quoi consiste une culture en lasagne !

 

Comment faire une culture en lasagne :

Faire une lasagne revient tout simplement à créer une butte de permaculture temporaire puisqu’elle ne durera généralement qu’une saison.

Elle est un support de culture facile et rapide à mettre en place qui va être un concentré de nutriments pour vos plantes et avoir un effet « booster » sur vos cultures. Une lasagne va être constituée principalement d’empilement en alternance de couches de matières organiques vertes (humides, à tendance plutôt azotée) et brunes (sèches, à tendance plutôt carbonée). C’est de cet empilement de couches en alternance que vient son appellation.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Schéma détaillant la composition d’une butte en lasagne : comme toujours en Permaculture, il n’y a pas qu’une seule et unique recette car tout support de culture doit être adapté à son contexte, l’exemple présenté ici montre une recette de base adaptable si besoin.

 

Culture en lasagne, la recette de base :

Comme toujours en permaculture, il faut s’adapter au contexte, il n’y a donc pas une seule et unique recette pour faire un potager en lasagnes, mais bien des recettes diverses qui varieront selon vos besoins, votre environnement, la surface et les ressources disponibles chez vous.

Pour simplifier, nous allons donner ici une recette relativement générale pour constituer une culture sur butte façon lasagne en partant d’un sol enherbé classique type pelouse ou prairie.

 

Étape 1 : Choisir et préparer la zone de culture

Une lasagne se fait à même le sol, pas besoin de creuser, ni d’enlever la couche d’herbe présente au sol. Si vous avez un sol particulièrement compact ou lourd, il peut être bon de passer simplement un coup de grelinette sur la zone histoire de l’aérer un peu avant de la couvrir…mais aucun désherbage n’est à faire, ce qui épargne pas mal de travail. 😉

Si le sol est particulièrement sec, un petit arrosage pourra être nécessaire.

Si les herbes sont hautes à l’endroit choisi pour établir la culture en lasagne, passez simplement un coup de tondeuse dessus.

 

Étape 2 : Définir le type de bordures

Pour la mise en place de bordures, qui ne sont pas obligatoires, divers choix sont possibles. Ils impacteront la durée de vie de la lasagne et sa facilité à être déplacée par la suite si besoin : coffrage en planches de bois, pourtours en rondins de bois ou en pierres, bottes de paille ou de foin…

 

Étape 3 : Occulter la lumière sur le sol enherbé de départ

Sur la zone choisie pour faire la culture en lasagne, on va recouvrir le sol d’une couche de carton brut sans encre duquel on aura retiré tous éléments plastiques (ruban adhésif, enveloppe contenant les documents d’expédition…) et tout amas de colle éventuel. Certains utilisent, à la place du carton, des couches de journaux, mais si on peut éviter pour minimiser la quantité d’encres introduite dans l’ouvrage c’est mieux.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Lors de la pose de la première couche de carton pour occulter la lumière aux herbes d’en-dessous, ne pas hésiter à faire se chevaucher les cartons pour qu’il n’y ait pas de trous dans cette première couche de base.

Une fois la couche de carton bien uniforme sur l’ensemble de la surface (bien superposer les cartons pour éviter de laisser des trous dans cette couche),il ne reste plus qu’à l’humidifier.

 

Étape 4 : Une couche de fumier / compost

Par-dessus le carton humide, il est conseillé de mettre une fine couche de 1 à 3 cm de fumier ou compost mûr pour amener de la vie et aider au processus de décomposition de la lasagne à venir.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Création d’une butte en lasagne avec bordure en bois autour d’anciens pieds de vigne existants : après la couche de carton, le compost !

Mais cela est facultatif, donc pas d’inquiétudes si vous ne pouvez pas en mettre faute de matière disponible.

 

Étape 5 : Alterner des couches de matériaux verts et bruns tout en humidifiant l’ensemble.

Par-dessus la couche de fumier, on va commencer par mettre une couche d’environ 5 cm de matières organiques vertes qui auront donc tendance à être plus azotées que carbonées. Il peut s’agir de tontes de gazon, de déchets végétaux divers, de déchet de cuisine type épluchures de légumes, de végétaux sauvages ou cultivés particulièrement riches en nutriments (ortie, consoude…), de feuilles d’arbres caducs encore vertes…

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Création d’une butte en lasagne avec bordure en bois autour d’anciens pieds de vigne existants : après les couches de carton et de compost, une bonne couche matières organiques vertes récoltées sur place !

Sur cette première couche « verte », on va ajouter une couche de matières organiques brunes qui seront, elles, plutôt à tendance carbonée et sur une épaisseur légèrement supérieure à celle de la couche précédente (6 à 10 cm). Il peut s’agir de paille, de foin, de feuilles mortes, de B.R.F. (Bois Raméal Fragmenté), de bois broyé, de sciure ou écorce (de préférence en mélange avec d’autres matières brunes), on peut même rajouter au mélange de matières brunes du carton déchiqueté, si on en a beaucoup…

Et on recommence ainsi avec une alternance de couches de matières vertes et de matières brunes. Il n’y a pas de nombre de couches formellement établi pour former une lasagne, car cela va en grande partie dépendre de la quantité de matières qu’on peut se procurer. En général, une alternance de 3 couches de « vert » avec 2 couches de « brun » est une bonne moyenne. Il y a souvent une couche de matières brunes en moins par rapport aux matières vertes, car on finira généralement l’empilement par une couche de vert, même si cela n’est pas obligatoire.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Butte en lasagne en cours de création. Ici on a fait le choix de ne pas mettre de bordures spécifiques.

En fait, le nombre total de couches sera à adapter à vos ressources disponibles : si vous n’avez que de quoi former une couche de chaque, commencez alors plutôt par mettre, au-dessus de la couche de fumier, la couche brune pour terminer par la couche verte. Dans le cas d’une lasagne formée d’une seule couche de chaque, elle sera moins riche en éléments nutritifs et durera moins longtemps, car elle sera plus rapidement « consommée » par le sol et les végétaux cultivés sur ce support temporaire.

Point important à ne pas oublier, à chaque fois que vous poserez une couche de matières brunes, arrosez-la généreusement pour que s’enclenche plus rapidement le processus de décomposition.

Autre petit détail intéressant pour enrichir vos apports en nutriments dans votre lasagne : saupoudrez, avec parcimonie, un peu de cendre de bois (issue de préférence de feux de rameaux ou branches plutôt que de bûches) entre quelques-unes de vos couches de matières organiques. Cela apportera notamment du potassium et du phosphore, éléments nutritifs essentiels à la fructification et la bonne santé de vos cultures.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Lors de vos flambées hivernales ou barbecues, pensez à récupérer la cendre de bois pour l’utiliser dans votre jardin en lasagne !

Étape 6 : La couche finale pour vos cultures…

La réalisation d’une lasagne se termine généralement par la couche dans laquelle vous viendrez planter directement vos végétaux cultivés. Il s’agit d’une couche de terre mélangée à du compost mûr ou du terreau de 5 à 10 cm environ. Si vous ne mettez pas tout de suite vos jeunes plants après avoir fini votre lasagne, pensez à la recouvrir de mulch, pour ne pas laisser la terre à nu sur le dessus de votre support de culture. Et même si vous plantez tout de suite, pensez à mulcher les espaces de terre restant à nu autour de vos végétaux.

Cette dernière couche de terre n’est pas obligatoire si vous souhaitez utiliser la lasagne principalement pour des transplantations de jeunes plants : dans ce cas, vous pouvez vous arrêter à la dernière couche de matière verte et lorsque vous installerez vos jeunes plants, vous viendrez simplement faire un poquet dans la couche verte, y mettre un mélange de terre et compost dans lequel vous placerez ensuite votre plant avec la motte initiale dans laquelle il aura grandi.  Vous recouvrirez ensuite de mulch.

Cependant, cette couche de terre finale sera nécessaire si vous souhaitez faire des semis directs dans votre lasagne plutôt que d’y transplanter de jeunes plants de légumes…

 

Pourquoi faire une culture en lasagne :

Faire des lasagnes, OK, mais dans quel but ? Les bonnes raisons de faire un potager en lasagne varieront évidemment d’un jardinier à l’autre.

Du point de vue du jardinier :

C’est un support de culture temporaire très facile et rapide à créer, sans gros efforts physiques, donc, même quand on n’est pas très en avance dans la saison potagère, une lasagne peut permettre de « rattraper son retard », ce qui peut être très utile aux jardiniers peu prévoyants ;).

On a une grande liberté dans le choix de son emplacement étant donné qu’on part simplement d’un espace de terre enherbé.

On a aussi une grande liberté de formes, ce qui confère aux lasagnes un aspect très ludique : tout en gardant en tête l’aspect pratique d’accès aux cultures (évitez les lasagnes trop larges dont le milieu ne serait pas accessible), on peut laisser aller sa créativité et se faire plaisir en testant des formes diverses

Une butte façon lasagne peut être plantée/ semée tout de suite après réalisation et donc faite un peu au dernier moment si besoin…

Pour le jardinier qui s’essaie à ce type de culture pour la première fois, sa temporalité réduite a un côté rassurant dans le sens où l’élément peut être changé de place l’année suivante si besoin contrairement à une butte de culture permanente beaucoup plus énergivore à créer et qui ne pourra pas être déplacée facilement d’une saison sur l’autre.

C’est un support idéal pour les cultures gourmandes en nutriments comme les courgettes, les tomates, les aubergines, les poivrons, les épinards, les brocolis…

Sa composition riche en fait un support qui booste les cultures donnant généralement de superbes légumes.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

La culture en lasagne peut être un outil pédagogique fort notamment pour les enfants : ludique, facile à réaliser, à planter et source de très nombreuses observations du vivant, elle peut permettre d’aborder par l’expérimentation de nombreux sujets en lien avec la nature ! Crédit photo : www.jardinons-alecole.org

C’est une belle expérimentation à portée pédagogique très intéressante à faire, notamment avec des enfants (écoles, centre de loisirs…) permettant d’aborder de nombreuses notions pédagogiques d’observation de la nature et de compréhension du fonctionnement du sol et de la vie qu’il abrite. 

 

Du point de vue de l’écosystème sol :

Faire une lasagne revient à donner au sol une grande diversité de nourriture (matières organiques) qui va démultiplier la vie qui peut s’y développer en offrant le gîte et le couvert à quantité de petites bébêtes, insectes et micro-organismes.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Exemple de microfaune peuplant un sol vivant : ici un symphyle, genre de petit mille-patte à gauche et un collembole à droite, tous deux contribuent à la transformation des matière organiques et au cycle des nutriments dans les sols. ©Marshal Hedin – CC BY 2.0

De plus, à l’endroit de votre lasagne, le sol ne sera plus ni travaillé ni piétiné pendant toute la période de vie de la lasagne, évitant notamment les problèmes de compactage et de destruction de la vie du sol comme nous l’avons abordé dans notre article sur les avantages et inconvénients des buttes de culture

Et même lorsque toute la matière apportée lors de sa création aura été « digérée » par la vie du sol (au bout d’un à deux ans en général, variable en fonction de la hauteur de la lasagne créée et du type de bordures choisies) et que vous n’aurez plus qu’un espace de terre légèrement surélevé par rapport au niveau initial du sol, cet espace sera un véritable compost grouillant de vie, micro-organismes et microfaunes utiles qui le rendront facilement cultivable !

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Exemple d’une petite lasagne avec fumier, tonte et paille dont les couches ont été mélangées par la vie du sol créant un support de culture idéal pour des légumes gourmands comme les tomates 😉

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

La culture en lasagne est-elle celle qui vous conviendra le mieux ? Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal », trouvez facilement quel support de culture correspond à votre contexte en profitant de nos années d’expertise et travaux de recherches sur les buttes de permaculture ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

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Culture en  lasagne , Jardin en lasagne, Permaculture lasagne,

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Une micro-ferme en maraîchage bio productive et rentable : les Jardins de la Grelinette !

Le développement de nouveaux modèles agricoles devient une nécessité pour qu’émerge un nouveau monde agricole, à taille humaine, plus respectueux de l’environnement et de la santé publique !

Nous voulions vous faire découvrir, à travers un film documentaire réalisé par notre ami Olivier Asselin de Possible Média, l’exemple inspirant d’une micro-ferme en maraîchage bio à la fois très productive et rentable. Il s’agit des Jardins de la Grelinette (du même nom que la grelinette qui est un outil très pratique en permaculture 😀), basée à Saint Armand dans le sud du Québec. Sur moins d’un hectare, un couple de québécois, Maude-Hélène Desroches et Jean-Martin Fortier, aidés de deux salariés à plein temps et deux apprentis, parviennent, sans utiliser de tracteur ou de machinerie lourde, à générer des ventes annuelles suffisantes pour se rémunérer correctement et bien vivre de leur travail.

Galerie de photos : les productions

La production des légumes annuels sur les planches de cultures de la micro-ferme se fait sans tracteur ni mécanisation lourde. © Possible Media

Galerie de photos : la vente directe

La totalité de la production est vendue localement sur les marchés ainsi qu’à des restaurateurs locaux avec notamment un « mesclun signature » original contribuant à la renommée locale de la micro-ferme. © Possible Media

Même si la permaculture n’a pas grand-chose à voir avec une technique de maraîchage et une recette, nous avons sélectionné ce film pour sa proximité avec notre démarche. Au niveau de l’éthique tout d’abord, car on voit bien qu’elle est au centre des préoccupations des acteurs de ce projet. Ensuite, au niveau de certains principes comme le fait de privilégier de petits systèmes intensifs afin de laisser le plus de place possible à la nature « sauvage ». Et en dernier lieu, pour un des angles qui nous a le plus intéressé dans ce DVD, celui de la planification, de l’aménagement, du design, de la gestion de l’espace, de l’activité, de chaque action ou poste que l’on retrouve sur la ferme… démarche de design qui est au cœur du concept de permaculture et dont Jean-Martin reconnaît qu’il est le principal facteur de réussite de sa ferme.

Galerie de photos : vue d’ensemble

La micro-ferme a été conçue pour être la plus efficace possible malgré sa petite taille, moins d’un hectare. © Possible Media
Fruit d’un tournage échelonné sur toute la durée d’une saison agricole, ce film intitulé « Le Kit du Jardinier-Maraîcher » offre un regard sans précédent sur les activités quotidiennes de la ferme, les stratégies, techniques et outils utilisés pour parvenir à ce résultat remarquable sur une si petite surface de culture. Ce film d’environ 1 h 20 est une mine d’informations, de trucs, astuces et conseils utiles pour tous ceux souhaitant se lancer dans le maraîchage biologique que ce soit sur une petite parcelle ou une plus grande échelle, en ville ou à la campagne…

Film disponible en DVD ou en version numérique à télécharger. © Possible Media

Alors non, on n’y retrouve pas un modèle « d’agriculture permanente » basé sur une utilisation de plantes majoritairement pérennes et sur une recherche d’autofertilité, tel que les passionnés de la permaculture que nous sommes recherchent comme le Graal, mais une expérience sacrément intéressante, enthousiasmante et efficace.
Elle inspirera tous les futurs maraîchers de France et de Navarre, ou tous les permaculteurs souhaitant optimiser leurs espaces avec des cultures d’annuelles en attendant la maturité de leurs designs. Gardez cependant en tête que, malgré la pertinence de certaines infos présentes dans ce DVD, celles-ci n’en restent pas moins adaptées à un contexte pédoclimatique, social et économique qui n’est peut-être pas tout à fait le vôtre…

L’avenir sera empreint de nombreux modèles agricoles dont la permaculture fera certainement partie, mais, il nous semble important de ne pas être dogmatique et d’observer aussi d’autres systèmes efficaces, comme celui des Jardins de la Grelinette, qui vont dans le sens d’une agriculture moins mécanisée, plus humaine, plus diversifiée et attentive à l’environnement. C’est en s’ouvrant ainsi à d’autres possibles que nous réussirons, petit à petit, à incarner le changement que nous souhaitons voir émerger en ce monde…

Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin dans leur découverte des techniques et outils mis en œuvre sur les « Jardins de la Grelinette », nous vous conseillons également le livre de Jean-Martin Fortier :

Le jardinier-maraîcher : Manuel d’agriculture biologique sur petite surface

« Le jardinier-maraîcher »

Manuel d’agriculture biologique sur petite surface

Jean-Martin Fortier
200 pages, édité par Ecosociété en 2012.

Prix : environ 25 €

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Paillis de chanvre : un paillage alternatif

Dans la famille des paillis organiques capables de préserver l’intégrité du sol, il en est un qui remporte de plus en plus de succès auprès des jardiniers ; c’est le paillis de chanvre. Si vous ne le connaissez pas encore, notre article vous permettra de découvrir ses caractéristiques et de savoir quels sont ses avantages et inconvénients. Et si affinités, d’entrevoir les différents moyens de s’en procurer pour votre jardin en permaculture.

Caractéristiques du paillis de chanvre

Connu aussi sous le nom de “chènevotte”, le paillis de chanvre est réalisé et obtenu après broyage et battage de l’espèce Cannabis sativa subsp. sativa, une plante appartenant à la famille des Cannabaceae et pouvant atteindre 2 mètres de haut. La paille de chanvre provient d’une opération mécanique (teillage) qui consiste à séparer les fibres de la tige de la plante. Nettoyé et emballé, la paille pourra alors rendre de multiples services au jardin.

Généralement, la culture du chanvre en France est exempte d’engrais et de traitement chimique de synthèse. 

Chanvre fraîchement récolté au champ en vue de la fabrication de paille de chanvre.

Chanvre fraîchement récolté au champ en vue de la fabrication de paille de chanvre.

Ce paillis naturel sera adapté pour le paillage :

  • Des végétaux qui aiment la chaleur
  • Des plantes qui aiment l’humidité.
  • Au potager des tomates, courgettes, aubergines, poivrons…
  • Des légumes et fruits au ras-du sol.

Sa texture fine et légère facilitera sa mise en place dans des coins du jardin réclamant de la précision et un peu de minutie comme les massifs fleuris et les spirales aromatiques.

Avantages et inconvénients d’un paillage de chanvre

Avantages du paillage de chanvre

Améliore les caractéristiques du sol : sur lequel il est appliqué et le protège. Le chanvre étant neutre en pH, il ne risque pas d’acidifier votre sol comme le ferait, à long terme, l’écorce de pin. On remarquera aussi qu’il se décompose sans consommer beaucoup d’azote.

Permet de faire de substantielles économies d’eau : doté d’une grande capacité d’absorption, le paillis de chanvre diminue les risques d’évaporation et conserve un sol humide plus longtemps. Pour le jardinier, cela signifie la possibilité d’ espacer les arrosages et donc d’économiser l’eau, une ressource si précieuse et clé dans votre design en permaculture.

Facile à installer avec une bonne résistance au vent : avec leur petite taille, les paillettes de chanvre sont très faciles à installer au jardin et malgré leur légèreté apparente, elles résistent bien aux assauts du vent (contrairement à la paille par exemple).

Durée de vie assez longue : en fonction des conditions climatiques et l’épaisseur utilisée, le paillis de chanvre peut durer plus de 18 mois (comme le BRF). Ce qui signifie pour le jardinier, une réduction du travail d’entretien du sol sur cette période.

Evite le pourrissement des fruits et légumes poussant à ras du sol : il sera donc pratique pour les fraisiers, les melons, les courges, les épinards, les courgettes…

Fraisiers paillés avec des paillettes de chanvre.

Fraisiers paillés avec des paillettes de chanvre.

Ajoute une touche esthétique : avec ses couleurs qui varient au fil des saisons et de l’avancement de la décomposition, la paille de chanvre créera de jolis parterres. Mis en place dans les allées et les massifs, sa couleur claire illuminera le jardin.

Enrichit le sol : sa richesse en minéraux est bénéfique pour le sol et les cultures qu’il accueille. Naturellement biodégradable, la paille de chanvre pourra aussi être compostée facilement.

Améliore la microflore de la terre et limite la migration des limaces : en plus d’attirer une microflore et une microfaune active ainsi que des auxiliaires pour le sol, la paille de chanvre peut décourager les limaçons car ceux-ci ont bien du mal à s’y déplacer. Les moins affamés préféreront donc passer leur route, réduisant ainsi la pression sur vos jeunes plants potagers !

Protège du gel : en épandant une couverture de chènevotte  aux pieds des plantes restant au jardin pendant l’hiver, on protègera leurs racines des éventuels dégâts du gel saisonnier. 

Réduit le processus de battance : cela évitera à votre terre de durcir et de former une croûte peu accueillante pour la biodiversité. Cet avantage est commun à tous les mulchs (copeaux de bois, feuilles mortes, paillage d’ardoise…)

Ne contient pas de graines d’adventices : à l’inverse du foin qui peut parfois être un vrai réservoir à graines d’aventices, la paille de chanvre en est exempte.

Le paillage de chanvre du potager présente de nombreux avantages.

Le paillage de chanvre du potager présente de nombreux avantages.

Inconvénients du paillage au chanvre

Difficultés d’approvisionnement : le paillage de chanvre n’est pas la genre de paillage que l’on peut produire soi-même facilement. On peut s’en procurer en général en jardinerie ou en magasin spécialisé mais c’est rarement un produit qu’on trouve en local, hors grande distribution !

Un paillage onéreux : le prix moyen d’un sac de paille (20 Kg) de chanvre est compris entre 20 et 40 euros. A titre de comparaison, le ballot de rond de foin d’environ 150 kg est vendu au même prix.

Peut entraîner un pourrissement des racines et bulbes : en période de pluies fréquenteson évitera de pailler au chanvre les végétaux hydrophobes (comme les oignons ou l’ail par exemple), car les grandes propriétés de rétension d’eau du chanvre risquent de faire pourrir ces bulbes potagers ou les racines des plantes. En période pluvieuse, on privilégiera donc ce paillage aux pieds des plantes qui aiment vraiment l’humidité. Si on utilise ce paillage pour les arbres, il faut prévoir de laisser un espace entre le paillis de chanvre et le tronc des arbres, notamment pour ne pas asphyxier le point de greffe à cause d’une trop grande humidité.

Où acheter du paillis de chanvre et sous quelle forme ?

Tiges de chanvre broyées en vue d’une utilisation en paillis au jardin en permaculture.

Tiges de chanvre broyées en vue d’une utilisation en paillis au jardin en permaculture.

La paille de chanvre peut se trouver dans les magasins spécialisés tels que les jardineries mais on pourra aussi s’en procurer auprès des grandes enseignes de bricolage et sur des sites spécialisés en ligne.

Les balles compressées seront conditionnées le plus généralement :

  • En sac de 50 l : 5 kg
  • En sac de 100 l : 10 kg
  • En sac de 200 L : 20 kg

La norme NF U44-551 vous garantit une paille de chanvre de qualité, mais pas forcément exempte d’intrants chimiques (engrais).

Pour finir, avant de vous ruer en jardinerie pour vous procurer du paillis de chanvre, observez bien votre jardin en gardant en tête le principe de permaculture “Tout déchet est une ressource inexploitée” car il probable que vous ayez, déjà sur place, des ressources disponibles pour réaliser vos propres mulchs sans avoir rien à débourser ! 

 

Faites le design en permaculture de votre jardin !!

Pour savoir où il vous sera le plus utile d’installer un paillis de chanvre chez vous, il faut savoir à quoi vont servir les différents espaces de votre terrain ! Pour y parvenir efficacement et mettre toutes les chances de réussite de votre côté, faites le design en permaculture de votre jardin grâce à notre formation en ligne dédiée !!

Invitez la permaculture dans votre jardin

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Chantier participatif de débrousaillage/broyage à Fruits Défendus

Le collectif Permamontreuil organise un gros chantier participatif de débrousaillage/broyage à Montreuil (93100) dans le jardin de l’association Fruits défendus en partenariat avec le Sens de de l’Humus.


dimanche 07 février 2021
et dimanche 14 février 2021

Vous en avez assez du couvre-feu, du confinement, de la morosité ambiante ? Venez prendre un grand bol air et vous dépenser physiquement sans aller dans une salle de sport !
Au programme : de la joie, de la bonne humeur, du thé, du café, du vin chaud, et de délicieuses pizzas cuites au four à pain pour le midi.

Merci de prévoir des vêtements adaptés et d’apporter votre sécateur et votre paire de gants si possible. Si vous n’en possédez pas, nous les mettrons à disposition.

Afin de gérer la logistique merci de vous inscrire (gratuitement off course) sur HelloAsso en cliquant sur la date de votre choix : dimanche 07 février et/ou dimanche 14 février.
Cela nous aidera à prévoir les quantités de boissons et de nourriture.

En cas d’intempéries, nous reporterons le chantier.

Du gel hydrodébroussallique sera disponible.



Programme :
– 10h00 : accueil des participant(e)s, thé et café à volonté.

– 12h30 à 14h : miam-miam et glou-glou, repas collectif offert.

– 14 à 17 h : on est chaud, on s’y remet.

– 17h15 : embrassades et félicitations collectives.

– 18h00 : on est rentré à la maison parce qu’il y a ce satané couvre-feu, grogs, suppositoires au lit.


Le lieu :
jardin Fruits Défendus
140, rue de Saint Antoine (au bout de la rue Pierre Jean de Béranger.)
93100 Montreuil
Bus 122 ou 301, arrêt parc Montreau.
C’est au bout de la rue Pierre Jean de Béranger.

Permaculture au potager : 115 kg de récoltes sur 50 m2 dans un jardin familial

Cette vidéo a été tounée à l’été 2019. Nous adressons un grand merci à Sébastien et sa famille pour ce partage inspirant et leur chaleureux accueil sur leur jardin familial ! 

 

Là pour l’instant, on en est à 115 kilos de légumes, sur 50 m2. Donc, sur de très petites surfaces, on peut arriver à avoir des productions assez importantes.

Un jardin familial où on travaille avec la nature et non contre elle !

On est à Combrand dans le nord des Deux-Sèvres, à 5 kilomètres de la Vendée et à 10 du Maine-et-Loire. On est vraiment au nord. Le terrain, maison comprise, fait 729 m2, 620 m2 exploitables, dont 400 sont dédiés au potager en permaculture. On va dire que c’est réellement en 2015 que j’ai franchi le cap. En fait, je pratiquais déjà le jardin au naturel, mais je me suis dit qu’il y avait vraiment moyen de faire mieux, de travailler plus avec la nature, et que, quand on travaille avec la nature et pas contre elle, ça pousse encore mieux, et ensuite j’ai découvert la permaculture, connaissant pourtant assez bien l’environnement, l’agronomie, la production végétale, et je me suis vraiment pris de passion. Puis, je suis tombé sur la formation de Permaculture Design.

Le design en permaculture du potager familial pour de belles récoltes adaptées aux envies de la famille

Vue aérienne du jardin familial de Sébastien conçu en permaculture avec l’aide de nos formations en ligne !

Vue aérienne du jardin familial de Sébastien conçu en permaculture avec l’aide de nos formations en ligne !

J’ai 37 ans, je suis marié, je suis l’heureux papa de 4 garçons, de 18 mois, 5, 7, et 9 ans. Ça bouge beaucoup, et lorsque j’ai fait le design, il a fallu composer avec tout ce petit monde-là pour les objectifs. Parce que chacun voulait ou avait des recommandations, voulait des choses ou n’en voulait pas. Donc on en a beaucoup discuté, ça a été le moment de la formation où nous avons beaucoup communiqué en famille.

On est en zone 1, qui est la zone cultivée la plus proche de la maison, avec, tout d’abord un grand parterre d’aromatiques, avec ce dont on se sert le plus dans la cuisine.

Derrière moi il y a un parterre de fraises, une demande des enfants, et ils y vont très régulièrement. Et on a, derrière, un parterre d’artichauts et de rhubarbes. On est très consommateurs de rhubarbes dans la famille.

Je voulais aussi avoir la serre pas loin, qui pour l’instant est encore cultivée, mais qui à terme sera une serre à semis, parce que j’aime bien sortir de la maison et aller surveiller les semis, plutôt que d’avoir besoin de traverser tout le terrain. Comme tu parlais de terrasse, on a une exposition sud / sud-est sur le terrain, il fait très chaud l’été et donc est devenu indispensable la construction d’une pergola, avec plus tard, les kiwis qui monteront dessus pour faire de l’ombre.

Vue aérienne de la zone 1 du jardin familial de Sébastien avec la pergola pour protéger la terrasse des grosses chaleurs, la serre à semis et ses différents parterres d’aromatiques, de fraises pour les enfants et de leurs vivaces préférées : rhubarbe et artichaut !

Vue aérienne de la zone 1 du jardin familial de Sébastien avec la pergola pour protéger la terrasse des grosses chaleurs, la serre à semis et ses différents parterres d’aromatiques, de fraises pour les enfants et de leurs vivaces préférées : rhubarbe et artichaut !

Potager en permaculture : gestion de l’eau, partage et biodiversité

On a de bonnes pluviométries, on a à peu près 850 mm d’eau en moyenne sur l’année. Elles sont par contre assez mal réparties, avec un début d’été voire fin de printemps jusqu’au début d’automne très sec, avec peu de précipitations, 60 mm sur juillet août en moyenne. On est sur des sols limoneux, argileux avec 15 % d’argile, ce qui par contre est une bonne chose.

Je suis assez soucieux du climat, je m’intéresse à ce qui se passe au niveau du changement climatique dans le monde, et l’eau est vraiment une ressource clé. Je me suis en quelques sortes interdit de prendre l’eau du réseau pour arroser. Je me suis dit, on va partir dans cette voie-là, et on voit jusqu’où on peut aller. Donc je récupère toute l’eau des toitures, dans un puisard que je pompe et que je stocke sur 2 m3, et une autre partie du garage que je stocke sur 1 m3. J’ai utilisé cette année 5 m3 d’eau.

Système de récupération de l’eau de pluie de l’ensemble de la toiture chez Sébastien.

Système de récupération de l’eau de pluie de l’ensemble de la toiture chez Sébastien.

Un puisard c’est comme un puits sauf que c’est un puits qui n’est pas bouché dans le fond, où l’eau finalement va finir par s’infiltrer et ne restera pas. Donc si on ne la pompe pas tout de suite, au bout d’un certain temps, il n’y plus d’eau dedans. Je trouve que c’est déjà pas mal, parce qu’on cultive à peu près sur 50 m2 et on est déjà à plus d’une centaine de kilos de légumes, je pense qu’il y a encore moyen de faire mieux une fois le design optimisé et le sol travaillé.

Une conception en permaculture adaptée aux problèmes de dos de Sébastien

Je suis handicapé à 60 % donc j’ai relevé les cuves d’eau, j’ai un très faible débit, mais quand je branche un tuyau avec une baguette, je peux promener mon tuyau pour arroser en gardant le dos droit parce que j’ai des problèmes de dos.

Surélévation des tonnes à eau dans le potager en permaculture de Sébastien pour lui permettre d’arroser au tuyau sans avoir à se baisser, pour faire avec ses problèmes de dos.

Surélévation des tonnes à eau dans le potager en permaculture de Sébastien pour lui permettre d’arroser au tuyau sans avoir à se baisser, pour faire avec ses problèmes de dos.

Ce qui a été très important dans la mise en place de ce design, c’est la question de mes capacités : suis-je capable de… ? J’avais déjà des éléments qui étaient installés et notamment de l’eau et n’étant pas capable, à cause de mes problèmes physiques, il a fallu faire avec et composer avec ça, mais pour que ça reste quand même pratique et on peut se servir de cette eau.

Illustration du principe de permaculture : le problème est la solution

On peut faire un jardin très productif, mais il faut trouver des alternatives, trouver des techniques. Parfois, on rage un peu, parce qu’on ne peut pas faire exactement ce qu’on avait prévu. Je suis entouré d’amis qui sont conscients de mes problèmes, et qui m’aident. L’entraide est vraiment très importante, mais parfois, dans la mise en place du design, il y a des bacs que j’aurais voulu enlever, mais je ne pouvais pas à cause de mon dos. Et bien ce n’est pas grave, ils sont restés là. Et donc, comment vais-je agencer sachant qu’à la base je voulais les enlever, et finalement le problème se transforme en solution.

Redistribution des surplus de récoltes et échanges de bons procédés avec le voisinage

Ma connaissance du milieu agricole me permet de récupérer de la paille bio par exemple. Il est hors de question pour nous, dans la famille, de jeter des surplus, donc quand on en a des surplus que ce soit en œufs, en légumes, on fait profiter le voisinage.

Un petit potager en permaculture productif qui permet à Sébastien et sa famille de partager leurs surplus avec le voisinage !

Un petit potager en permaculture productif qui permet à Sébastien et sa famille de partager leurs surplus avec le voisinage !

Je récupère aussi la tonte du voisin, plutôt qu’il l’emmène à la déchetterie. Je vais récupérer leur « or vert » et je m’en sers pour le jardin. Moi ça me fait une ressource, le voisin est très content de pouvoir s’en débarrasser sans aller à la déchetterie. Au début il se demandait bien à quoi ça servait, puis il est venu, lors d’une visite que j’avais organisée au mois juin et il a pu voir à quoi servait sa pelouse. Et maintenant, il m’envoie un texto toutes les semaines pour savoir si je veux sa pelouse et la réponse est toujours la même, c’est oui.

La gestion différenciée au potager en permaculture

C’est de la gestion différenciée, comme au niveau des haies, qui ne sont jamais tondues. La meilleure façon de gérer une haie, c’est de la laisser vivre. Moi je la taille une fois tous les ans pour les branches qui vont sur le chemin communal. Un peu pour l’aspect réglementaire, autrement je la taille tous les trois ans pour vraiment une bonne pousse d’arbre ce qui me permet de produire du BRF. J’ai sinon beaucoup de petites zones, que j’aime appeler des zones de biodiversités, où je ne touche à rien.

Des haies libres et zones jamais tondues, juste à côté de parterres de cultures potagères créent de nombreuses petites zones propices à la biodiversité, contribuant à la résilience du jardin familial !

Des haies libres et zones jamais tondues, juste à côté de parterres de cultures potagères créent de nombreuses petites zones propices à la biodiversité, contribuant à la résilience du jardin familial !

Ce sont des mini zones 5, des zones sauvages où on laisse vivre, on regarde ce qui se passe. On s’aperçoit maintenant qu’on a beaucoup de lézard, de crapauds… On a énormément de faune qui vient, et que l’on retrouve ensuite dans les parterres.

Plantes ressources et associations végétales au potager en permaculture

J’ai de la consoude officinale, qu’il faut bien contrôler parce qu’elle se reproduit par graines, et j’ai de la bocking 14 qui elle est de la flore stérile, qu’on contrôle très bien, qu’on peut faucher jusqu’à 6 fois dans l’année et qui repousse en 4 semaines. Donc la consoude est très présente dans notre jardin, je l’utilise en purin, je l’utilise en décoction ou en paillage. C’est une plante très importante dans ce jardin.

La consoude, une plante ressource essentielle dans le jardin familial de Sébastien avec laquelle il prépare des purins, des décoctions ou qu’il utilise en paillage.

La consoude, une plante ressource essentielle dans le jardin familial de Sébastien avec laquelle il prépare des purins, des décoctions ou qu’il utilise en paillage.

Alors après je travaille aussi beaucoup sur des associations de fleurs. J’aime beaucoup les fleurs, mais c’est quelque chose que je ne connais pas encore assez, il va falloir que je travaille là-dessus. C’est pour ça que j’ai des zones qui vont être en engrais vert, mais dans lesquelles je compte mettre des fleurs à terme. Je ne vais pas planter une fleur pour planter une fleur, il faut qu’elle soit choisie, soit qu’elle m’apporte quelque chose, soit qu’elle apporte quelque chose à l’environnement.

Association de cultures potagères et fleurs dans le jardin familial de Sébastien : ici des capucines et des œillets d’Inde, deux fleurs à la fois belles et très utiles au potager en permaculture. La capucine, comestible, attire aussi les pucerons et donc les coccinelles, éloigne également certaines punaises ravageuses des petits fruits rouges. L’œillet d’Inde, lui, attire les pollinisateurs et éloigne les nématodes, très utiles en association avec les tomates par exemple !

Association de cultures potagères et fleurs dans le jardin familial de Sébastien : ici des capucines et des œillets d’Inde, deux fleurs à la fois belles et très utiles au potager en permaculture. La capucine, comestible, attire aussi les pucerons et donc les coccinelles, éloigne également certaines punaises ravageuses des petits fruits rouges. L’œillet d’Inde, lui, attire les pollinisateurs et éloigne les nématodes, très utiles en association avec les tomates par exemple !

Diffusion de la permaculture ou comment aider à changer de regard sur le jardin et sa biodiversité

J’enseigne dans le milieu agricole, dans une maison familiale rurale, où on a des jeunes qui sont assez butés, qui sont encore comme le grand-père ou comme le père, et qui pour certains ne sont pas encore dans cette démarche agroécologique. Par exemple, l’année dernière j’ai fait un module sur la permaculture avec des élèves de 3e, qui ne connaissaient absolument pas le principe. Je les ai emmenés visiter certains endroits, et même s’ils m’ont clairement dit « je ne ferai pas ça », ils ont trouvé ça vraiment intéressant, toutes ces choses à découvrir et toute cette vie.

Des récoltes saines et goûteuses, ça change tout !

Ça a changé mon regard sur la faune et la flore. Surtout la faune. Autant j’étais conscient du sol, autant c’est vrai que quand on voit arriver des pollinisateurs, quand on voit des hérissons, des grenouilles

Grâce aux fleurs, les pollinisateurs sont au rendez-vous dans le potager en permaculture de Sébastien !

Grâce aux fleurs, les pollinisateurs sont au rendez-vous dans le potager en permaculture de Sébastien !

C’est surtout le regard des enfants… le regard des enfants, qui vont cueillir des fruits qu’ils vous ramènent, des légumes, et qui savent très bien vous dire, « ah ça papa, ce n’est pas bio, ça n’a pas le même goût que d’habitude », ils ne s’y trompent pas et ils ne sont pourtant pas bien vieux !

Rencontres au potager en permaculture : Partager, échanger et apprendre les uns des autres

Je suis bénévole et administrateur au centre permanent d’initiatives pour l’environnement Sèvre et Bocage, à la maison de la vie rurale à Pouzauges, qui œuvre beaucoup pour le développement durable. Il y a un très grand jardin en permaculture, des salariés dynamiques qui font énormément. Il y a des formations pour l’environnement, conseil aux entreprises, aux collectivités, aux usagers.

J’ai fait visiter mon jardin au mois de juin dernier et les notions de partage et les discussions surviennent parce que les gens ne sont pas habitués à voir un jardin comme ça. Ils sont habitués à voir un jardin très en rang, très propre, de leurs mots. C’est un concept qui me fait beaucoup rire, le « jardin propre ». Et je trouve que ces discussions-là sont extrêmement bénéfiques, parce qu’on peut apprendre des uns et des autres.

Un grand merci à Sébastien et sa famille pour nous avoir ouvert les portes de leur jardin familial et bravo pour ce super potager en permaculture !

Un grand merci à Sébastien et sa famille pour nous avoir ouvert les portes de leur jardin familial et bravo pour ce super potager en permaculture !

 

Réussissez votre potager en permaculture, même sans expérience !

Si, comme Sébastien, vous souhaitez mettre en place un potager en permaculture productif, mais que vous ne savez pas comment vous y prendre, que vous manquez d’expérience, laissez-vous guider pas à pas dans sa réalisation et sa gestion au quotidien avec notre formation en ligne dédiée. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

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Si vous ne savez pas comment vous y prendre ni par où commencer pour faire votre potager en permaculture et tendre ainsi vers plus d'autonomie alimentaire, découvrez notre concept de potager-école avec un accompagnement pas à pas sur 3 ans pour faire de vous un jardinier en permaculture confiant et expérimenté !

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Participez à un stage de découverte des métiers avec le Sens de l’Humus

Voici les deux contacts emails mentionnés dans l’affiche :  

– Stage de découverte jardinage naturel : framboise.humus@free.fr

Stage de découverte maître-composteur·es : compostquartierhumus@gmail.com

Le Sens de l’Humus vous souhaite la bonne année !

Jeudi dernier, le soleil était à son zénith tandis que nos corps, réchauffés par une séance de Qi Gong, posaient avant de se mettre à jardiner collectivement lors d’une belle matinée de jardin solidaire au jardin Pouplier. 

L’année recommence : espérons que l’horizon se dégage à mesure que les jours se rallongent.  

On vous et on nous souhaite une année politiquement offensive. Pour cela, c’est un combat au quotidien, individuel et collectif, un combat vert tout autant qu’un combat jaune. Il s’agit de lutter contre ce monde marchand et ses projets destructeurs, contre l’intoxication du monde dû à la décadence de ce système capitaliste.  

En 2021, on rêve d’un déferlement de solidarités, d’un bouillonnement social et culturel, et d’une vague d’autogestion. On aspire à un débordement de vies sous toutes ses formes, à une attention renouvelée au soin et à prendre soin de ce monde vivant. Et enfin, on continuera de militer et d’agir toujours davantage pour une vague de ré-ensauvagement de nos villes, de nos jardins et de nos esprits.   

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