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Les deux derniers ateliers de 2019 au jardin Pouplier !

Ce mercredi au jardin Pouplier,

atelier jardinage durable

Inscription obligatoire : guedas.solen@gmail.com

Mercredi 18 décembre, atelier antigaspi’

Inscription obligatoire : giuliahumus@gmail.com

La culture en lasagne en Permaculture

La première fois qu’un de nos enfants nous a entendus dire qu’on allait faire des lasagnes au jardin, il s’est immédiatement imaginé un arbre extraordinaire dans lequel pousseraient directement des lasagnes prêtes à manger 🤩 !!

Imaginez sa déception quand il nous a vus préparer une partie du potager à la culture en lasagne, sauce permaculture ! Finalement, notre potager en lasagne a notamment permis de fournir l’ingrédient phare de la fameuse recette italienne : de magnifiques tomates juteuses à souhait. 😋 !

Alors, pour tous les grands enfants qui se posent encore la question, voyons en détail en quoi consiste une culture en lasagne !

 

Comment faire une culture en lasagne :

Faire une lasagne revient tout simplement à créer une butte de culture temporaire puisqu’elle ne durera généralement qu’une saison.

Elle est un support de culture facile et rapide à mettre en place qui va être un concentré de nutriments pour vos plantes et avoir un effet « booster » sur vos cultures. Une lasagne va être constituée principalement d’empilement en alternance de couches de matières organiques vertes (humides, à tendance plutôt azotée) et brunes (sèches, à tendance plutôt carbonée). C’est de cet empilement de couches en alternance que vient son appellation.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Schéma détaillant la composition d’une butte en lasagne : comme toujours en Permaculture, il n’y a pas qu’une seule et unique recette car tout support de culture doit être adapté à son contexte, l’exemple présenté ici montre une recette de base adaptable si besoin.

Culture en lasagne, la recette de base :

Comme toujours en permaculture, il faut s’adapter au contexte, il n’y a donc pas une seule et unique recette pour faire un potager en lasagnes, mais bien des recettes diverses qui varieront selon vos besoins, votre environnement, la surface et les ressources disponibles chez vous.

Pour simplifier, nous allons donner ici une recette relativement générale pour constituer une butte façon lasagne en partant d’un sol enherbé classique type pelouse ou prairie.

 

Étape 1 : Choisir et préparer la zone de culture

Une lasagne se fait à même le sol, pas besoin de creuser, ni d’enlever la couche d’herbe présente au sol. Si vous avez un sol particulièrement compact ou lourd, il peut être bon de passer simplement un coup de grelinette sur la zone histoire de l’aérer un peu avant de la couvrir…mais aucun désherbage n’est à faire, ce qui épargne pas mal de travail. 😉

Si le sol est particulièrement sec, un petit arrosage pourra être nécessaire.

Si les herbes sont hautes à l’endroit choisi pour établir la culture en lasagne, passez simplement un coup de tondeuse dessus.

 

Étape 2 : Définir le type de bordures

Pour la mise en place de bordures, qui ne sont pas obligatoires, divers choix sont possibles. Ils impacteront la durée de vie de la lasagne et sa facilité à être déplacée par la suite si besoin : coffrage en planches de bois, pourtours en rondins de bois ou en pierres, bottes de paille ou de foin…

 

Étape 3 : Occulter la lumière sur le sol enherbé de départ

Sur la zone choisie pour faire la culture en lasagne, on va recouvrir le sol d’une couche de carton brut sans encre duquel on aura retiré tous éléments plastiques (ruban adhésif, enveloppe contenant les documents d’expédition…) et tout amas de colle éventuel. Certains utilisent, à la place du carton, des couches de journaux, mais si on peut éviter pour minimiser la quantité d’encres introduite dans l’ouvrage c’est mieux.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Lors de la pose de la première couche de carton pour occulter la lumière aux herbes d’en-dessous, ne pas hésiter à faire se chevaucher les cartons pour qu’il n’y ait pas de trous dans cette première couche de base.

Une fois la couche de carton bien uniforme sur l’ensemble de la surface (bien superposer les cartons pour éviter de laisser des trous dans cette couche),il ne reste plus qu’à l’humidifier.

 

Étape 4 : Une couche de fumier / compost

Par-dessus le carton humide, il est conseillé de mettre une fine couche de 1 à 3 cm de fumier ou compost mûr pour amener de la vie et aider au processus de décomposition de la lasagne à venir.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Création d’une butte en lasagne avec bordure en bois autour d’anciens pieds de vigne existants : après la couche de carton, le compost !

Mais cela est facultatif, donc pas d’inquiétudes si vous ne pouvez pas en mettre faute de matière disponible.

 

Étape 5 : Alterner des couches de matériaux verts et bruns tout en humidifiant l’ensemble.

Par-dessus la couche de fumier, on va commencer par mettre une couche d’environ 5 cm de matières organiques vertes qui auront donc tendance à être plus azotées que carbonées. Il peut s’agir de tontes de gazon, de déchets végétaux divers, de déchet de cuisine type épluchures de légumes, de végétaux sauvages ou cultivés particulièrement riches en nutriments (ortie, consoude…), de feuilles d’arbres caducs encore vertes…

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Création d’une butte en lasagne avec bordure en bois autour d’anciens pieds de vigne existants : après les couches de carton et de compost, une bonne couche matières organiques vertes récoltées sur place !

Sur cette première couche « verte », on va ajouter une couche de matières organiques brunes qui seront, elles, plutôt à tendance carbonée et sur une épaisseur légèrement supérieure à celle de la couche précédente (6 à 10 cm). Il peut s’agir de paille, de foin, de feuilles mortes, de B.R.F. (Bois Raméal Fragmenté), de bois broyé, de sciure ou écorce (de préférence en mélange avec d’autres matières brunes), on peut même rajouter au mélange de matières brunes du carton déchiqueté, si on en a beaucoup…

Et on recommence ainsi avec une alternance de couches de matières vertes et de matières brunes. Il n’y a pas de nombre de couches formellement établi pour former une lasagne, car cela va en grande partie dépendre de la quantité de matières qu’on peut se procurer. En général, une alternance de 3 couches de « vert » avec 2 couches de « brun » est une bonne moyenne. Il y a souvent une couche de matières brunes en moins par rapport aux matières vertes, car on finira généralement l’empilement par une couche de vert, même si cela n’est pas obligatoire.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Butte en lasagne en cours de création. Ici on a fait le choix de ne pas mettre de bordures spécifiques.

En fait, le nombre total de couches sera à adapter à vos ressources disponibles : si vous n’avez que de quoi former une couche de chaque, commencez alors plutôt par mettre, au-dessus de la couche de fumier, la couche brune pour terminer par la couche verte. Dans le cas d’une lasagne formée d’une seule couche de chaque, elle sera moins riche en éléments nutritifs et durera moins longtemps, car elle sera plus rapidement « consommée » par le sol et les végétaux cultivés sur ce support temporaire.

Point important à ne pas oublier, à chaque fois que vous poserez une couche de matières brunes, arrosez-la généreusement pour que s’enclenche plus rapidement le processus de décomposition.

Autre petit détail intéressant pour enrichir vos apports en nutriments dans votre lasagne : saupoudrez, avec parcimonie, un peu de cendre de bois (issue de préférence de feux de rameaux ou branches plutôt que de bûches) entre quelques-unes de vos couches de matières organiques. Cela apportera notamment du potassium et du phosphore, éléments nutritifs essentiels à la fructification et la bonne santé de vos cultures.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Lors de vos flambées hivernales ou barbecues, pensez à récupérer la cendre de bois pour l’utiliser dans votre jardin en lasagne !

Étape 6 : La couche finale pour vos cultures…

La réalisation d’une lasagne se termine généralement par la couche dans laquelle vous viendrez planter directement vos végétaux cultivés. Il s’agit d’une couche de terre mélangée à du compost mûr ou du terreau de 5 à 10 cm environ. Si vous ne mettez pas tout de suite vos jeunes plants après avoir fini votre lasagne, pensez à la recouvrir de mulch, pour ne pas laisser la terre à nu sur le dessus de votre support de culture. Et même si vous plantez tout de suite, pensez à mulcher les espaces de terre restant à nu autour de vos végétaux.

Cette dernière couche de terre n’est pas obligatoire si vous souhaitez utiliser la lasagne principalement pour des transplantations de jeunes plants : dans ce cas, vous pouvez vous arrêter à la dernière couche de matière verte et lorsque vous installerez vos jeunes plants, vous viendrez simplement faire un poquet dans la couche verte, y mettre un mélange de terre et compost dans lequel vous placerez ensuite votre plant avec la motte initiale dans laquelle il aura grandi.  Vous recouvrirez ensuite de mulch.

Cependant, cette couche de terre finale sera nécessaire si vous souhaitez faire des semis directs dans votre lasagne plutôt que d’y transplanter de jeunes plants de légumes…

 

Pourquoi faire une culture en lasagne :

Faire des lasagnes, OK, mais dans quel but ? Les bonnes raisons de faire un potager en lasagne varieront évidemment d’un jardinier à l’autre.

Du point de vue du jardinier :

C’est un support de culture temporaire très facile et rapide à créer, sans gros efforts physiques, donc, même quand on n’est pas très en avance dans la saison potagère, une lasagne peut permettre de « rattraper son retard », ce qui peut être très utile aux jardiniers peu prévoyants ;).

On a une grande liberté dans le choix de son emplacement étant donné qu’on part simplement d’un espace de terre enherbé.

On a aussi une grande liberté de formes, ce qui confère aux lasagnes un aspect très ludique : tout en gardant en tête l’aspect pratique d’accès aux cultures (évitez les lasagnes trop larges dont le milieu ne serait pas accessible), on peut laisser aller sa créativité et se faire plaisir en testant des formes diverses

Une butte façon lasagne peut être plantée/ semée tout de suite après réalisation et donc faite un peu au dernier moment si besoin…

Pour le jardinier qui s’essaie à ce type de culture pour la première fois, sa temporalité réduite a un côté rassurant dans le sens où l’élément peut être changé de place l’année suivante si besoin contrairement à une butte de culture permanente beaucoup plus énergivore à créer et qui ne pourra pas être déplacée facilement d’une saison sur l’autre.

C’est un support idéal pour les cultures gourmandes en nutriments comme les courgettes, les tomates, les aubergines, les poivrons, les épinards, les brocolis…

Sa composition riche en fait un support qui booste les cultures donnant généralement de superbes légumes.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

La culture en lasagne peut être un outil pédagogique fort notamment pour les enfants : ludique, facile à réaliser, à planter et source de très nombreuses observations du vivant, elle peut permettre d’aborder par l’expérimentation de nombreux sujets en lien avec la nature ! Crédit photo : www.jardinons-alecole.org

C’est une belle expérimentation à portée pédagogique très intéressante à faire, notamment avec des enfants (écoles, centre de loisirs…) permettant d’aborder de nombreuses notions pédagogiques d’observation de la nature et de compréhension du fonctionnement du sol et de la vie qu’il abrite. 

 

Du point de vue de l’écosystème sol :

Faire une lasagne revient à donner au sol une grande diversité de nourriture (matières organiques) qui va démultiplier la vie qui peut s’y développer en offrant le gîte et le couvert à quantité de petites bébêtes, insectes et micro-organismes.

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Exemple de microfaune peuplant un sol vivant : ici un symphyle, genre de petit mille-patte à gauche et un collembole à droite, tous deux contribuent à la transformation des matière organiques et au cycle des nutriments dans les sols. ©Marshal Hedin – CC BY 2.0

De plus, à l’endroit de votre lasagne, le sol ne sera plus ni travaillé ni piétiné pendant toute la période de vie de la lasagne, évitant notamment les problèmes de compactage et de destruction de la vie du sol comme nous l’avons abordé dans notre article sur les avantages et inconvénients des buttes de culture

Et même lorsque toute la matière apportée lors de sa création aura été « digérée » par la vie du sol (au bout d’un à deux ans en général, variable en fonction de la hauteur de la lasagne créée et du type de bordures choisies) et que vous n’aurez plus qu’un espace de terre légèrement surélevé par rapport au niveau initial du sol, cet espace sera un véritable compost grouillant de vie, micro-organismes et microfaunes utiles qui le rendront facilement cultivable !

La culture en lasagne est une technique de Permaculture visant à créer des buttes de culture temporaires très fertiles. Un jardin en lasagne ou potager en lasagne se réalise rapidement et facilement si on a les matières organiques à disposition.

Exemple d’une petite lasagne avec fumier, tonte et paille dont les couches ont été mélangées par la vie du sol créant un support de culture idéal pour des légumes gourmands comme les tomates 😉

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

La culture en lasagne est-elle celle qui vous conviendra le mieux ? Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal », trouvez facilement quel support de culture correspond à votre contexte en profitant de nos années d’expertise et travaux de recherches sur les buttes de permaculture ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
Culture en  lasagne , Jardin en lasagne, Permaculture lasagne,

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Du sang neuf au sein du premier Conseil d’Animation de la rentrée

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Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours en décembre 2019

Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours destinée aux jardiniers amateurs ou avertis, et aux maraîchers curieux.

Samedi 21 décembre et dimanche 22 décembre 2019
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

L’agriculture naturelle, mise au point par le Japonais Masanobu Fukuoka dans les années 1970, auteur de « la révolution d’un seul brin de paille » est une agriculture basée sur trois principes:
– un sol jamais travaillé et toujours couvert,
– sans engrais ni compost,
– sans pesticide, biologique ou de synthèse.

L’utilisation de couverts végétaux semés entre chaque culture permet d’héberger et de nourrir la vie du sol, qui à son tour alimentera les plantes destinées à la consommation humaine. C’est également ce qui permet l’autonomie en carbone sur une ferme ou un jardin, donc de ne pas déshabiller Paul pour habiller Jacques, de pouvoir se passer d’intrants, de laisser le tracteur au garage, de ne plus éradiquer tous les insectes ou champignons dit « nuisibles », et enfin de cultiver des plantes saines et nutritives. L’agriculture depuis 10000 ans, qu’elle soit bio ou conventionnelle, est cause de pollution, de désertification et de la disparition des espèces. Cultiver en respectant les lois du vivant est un préalable à toute agriculture qui se veut durable.

Formation proposé par Yann Lopez, maraîcher en Haute Vienne.
La ferme des Jardins Sauvages est en agriculture naturelle depuis 2014, et fournie 30 paniers de légumes hebdomadaires. Le maraîchage est certifié AB, n’utilise aucun hybride F1, et propose plus de 60 légumes différents pour 300 variétés.

Le but de cette formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique. Mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.

Site internet de la ferme: https://lesjardinssauvages.jimdofree.com/

Au programme :
Samedi matin : Les bases de l’agronomie
Samedi après-midi : De la théorie à la conception d’un jardin naturel

Dimanche matin : Les couverts végétaux, la solution pour un jardin toujours couvert et jamais travaillé
Dimanche après-midi : Des légumes au Jardin

– Qu’est ce que le sol?
– Revoir les bases de l’agronomie en sol non travaillé et travaillé,
– Revoir tout le vocabulaire et tout ce qu’il y a derrière: qu’est ce que le sol, l’humus, le compost, les bactéries, les champignons, la matière organique, la fertilité, le ver de terre, la permaculture, le label bio,…etc
– L’histoire de l’agriculture sous un autre angle
– Le C/N
– Planifier la fertilité et la fertilisation
– Qu’est ce que l’agriculture naturelle
– Les couverts végétaux : les différentes espèces, savoir définir ses objectifs, faire son mélange et gérer du semi à la destruction
– La gestion de l’enherbement
– La gestion des ravageurs
– Les plantes bio indicatrices
– Itinéraire technique de différentes cultures en sol non travaillé
– Planifier les rotations
– Comment démarrer sur un sol travaillé ou non travaillé

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.

L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 60 euros pour les deux jours.
Un versement de 30 euros d’arrhes est obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

Retour sur les Rencontres nationales de permaculture 2019

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Culture sur butte : avantages et inconvénients

Même si elle se démocratise de plus en plus avec le maraîchage bio-intensif et la diffusion grandissante du concept de permaculture dont elle est une technique phare, la culture sur butte ne date pas d’hier !!

On la pratiquait en Amérique Latine bien avant la colonisation espagnole avec, par exemple, les camellones en Bolivie, Colombie et Équateur ou encore les chinampas au Mexique. La culture sur butte a aussi été pratiquée pendant des siècles en Afrique, notamment pour les cultures de tubercules (ignames, patates douces…), mais aussi en Australie, en Asie (culture du taro par exemple)…

Si de nombreux peuples anciens de par le monde faisaient de la culture sur butte pour produire leur nourriture, vous vous doutez bien que ce n’était pas par « effet de mode », mais bien parce que ce type de support de cultures était ce qu’il y avait de plus efficace dans leur contexte particulier !

La culture sur butte en permaculture : une question de contexte !

Car oui, nous tenons ici à le rappeler vite fait (désolé de nous répéter, mais c’est vraiment fondamental), en permaculture, tout est une question de contexte ! Et la culture sur butte ne déroge pas à cette règle. C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe de très nombreux types de buttes différentes (avec ou sans bois dedans, avec ou sans bordures, plus ou moins hautes…). Le support a ainsi évolué différemment selon les endroits et les jardiniers afin d’augmenter son efficacité selon le climat, l’exposition solaire, le sol, etc.

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Il existe de nombreux type de buttes différents, celui qui vous conviendra le mieux sera celui qui sera adapté à votre contexte…

Culture sur butte : avantages et inconvénients de cette technique de jardinage

Cependant, même s’il existe de très nombreux types de buttes différents, on peut quand même décrire plusieurs avantages et inconvénients inhérents à la culture sur butte en général.

Les principaux avantages de la culture sur butte :

  • Un meilleur drainage de la zone de culture :

Le fait de former une butte en surélevant la terre par rapport au niveau de base du sol permet de favoriser le drainage des eaux de pluie et autres eaux stagnantes afin d’éviter que le sol cultivé ne soit saturé en eau. Une saturation du sol en eau est, en effet, néfaste à la plupart des cultures vivrières (à quelques exceptions près), entraînant généralement une asphyxie et un pourrissement du système racinaire ! Le besoin de drainage du sol est d’ailleurs une des raisons premières de la création de planches de cultures surélevées dans des systèmes agricoles anciens tels que les chinampas et les camellones d’Amérique Latine, les premiers ayant été construits sur un lac, les seconds dans des plaines inondables…

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Chinampas de Xochimilco en cours de réhabilitation au Mexique. Source : inforural.com.mx, crédit photo : Isaac Torres Cruz

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Reconstitution de ce qu’étaient les chinampas à l’époque des Aztèques. Source et crédit photo : Museum of New Zealand

  • Plus de profondeur de terre pour les racines :

Surélever le sol, c’est également offrir plus de profondeur de terre meuble aux racines des légumes qu’on va y planter ! Dans une butte, le développement racinaire est facilité, il est donc plus important en taille et en profondeur que dans un sol non surélevé. Un système racinaire plus important donne des plantes en meilleure santé, qui se développent mieux et sont plus résilientes (en cas d’épisode climatique extrême comme une canicule par exemple), car elles ont plus de ramifications pour trouver l’eau et les nutriments dont elles ont besoin.

  • Un espace de culture jamais piétiné :

Une butte, qu’elle soit permanente (par ex.: butte en hugelkultur) ou temporaire (par ex.: butte en lasagne), est un espace de culture bien délimité et bien visible qu’il est facile de ne pas piétiner. L’absence de piétinements sur la zone de culture permet d’éviter le compactage de la terre lors des divers travaux au jardin (désherbage, transplantations, récoltes…). Le compactage du sol est, en effet, néfaste pour la plupart des plantes cultivées, car il entraîne des saturations du sol en eau et des manques d’aération dans le sol, perturbant la vie de sa microfaune et pouvant entraîner l’asphyxie des plantes qui s’y trouvent.

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Une fois la butte de permaculture réalisée, elle est bien visible et on ne marche plus que dans les allées autour 😉

 

  • Un espace de culture favorisant la vie du sol et donc sa fertilité :

Généralement, une butte est un espace de culture, plus ou moins permanent, où le sol n’est pas labouré (même s’il peut y avoir des exceptions dans certains contextes qu’on ne détaillera pas ici) voire pas travaillé du tout, à l’exception de quelques éventuels passages de la grelinette (ou aérobêche). Dans une butte (hormis au départ, lors de sa création), le sol n’est pas retourné et perturbé de manière intempestive à chaque changement de culture. Ceci offre un gros avantage à la vie du sol qui peut s’y développer beaucoup mieux.

On sait en effet aujourd’hui que le retournement des divers horizons d’un sol lors d’un labour profond entraîne la mort de très nombreux micro-organismes essentiels à la fertilité. En gros, on peut dire que le sol se compose de deux grands milieux : un milieu aérobie (contenant du dioxygène de l’air) normalement en surface, hébergeant quantité de micro-organismes et insectes ayant besoin d’air pour vivre; et un milieu anaérobie (privé de dioxygène) qui héberge lui aussi les micro-organismes spécifiques qui meurent au contact de l’air. Lors d’un labour profond, le milieu anaérobie se retrouve en surface au contact de l’air et le milieu aérobie en profondeur, résultat : les habitants des deux milieux meurent, car leurs conditions de vie ne sont plus réunies et le sol meure aussi peu à peu perdant sa fertilité, sa capacité d’absorption et de rétention de l’eau, des nutriments…lors d’une culture sur butte, à l’inverse, on favorise la vie du sol par cette absence de retournement des diverses couches du sol.

 

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Un sol vivant est peuplé de très nombreux habitants de toutes tailles ayant tous un rôle à jouer dans l’écosystème sol pour le rendre plus fertile et donc plus productif ! ©IRD.fr, L. Corsini

Et on peut même, avec le temps et en l’absence totale de labour (même peu profond), voir se développer dans nos buttes de super alliés pour nos plantes : des champignons mycorhiziens ! Il s’agit de champignons ayant la capacité d’entrer en symbiose avec les racines des plantes pour mettre en place des échanges donnant/donnant : le champignon donne à la plante des nutriments type azote, phosphore…qu’il a pu aller chercher plus loin et plus profond que ce que les racines des plantes atteignent et, en échange, la plante lui donne du glucose qu’elle a fabriqué par photosynthèse ! Génial non ?

Bref, une culture sur butte est vraiment une aubaine pour avoir un sol vivant, fertile et des cultures en bonne santé et productives !

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Illustration de la symbiose mycorhizienne entre les hyphes (filaments) de mycélium et les racines d’une plante. Grâce à leur jonction, les deux organismes peuvent échanger des éléments nutritifs et autres informations pour plus de résilience !

Un espace de culture couvert :

Une butte est aussi un espace de culture régulièrement mulché (avec une couverture de sol) même s’il est courant et même recommandé, au printemps notamment, de découvrir le sol sur quelques semaines pour accélérer le réchauffement de la terre par le soleil. Or un mulch, lorsqu’il est organique, contribue à nourrir le sol au fur et à mesure de sa décomposition par les micro-organismes de sols. Un mulch fournit aussi un abri et un garde-manger pour de nombreuses formes de vie qui vont s’y installer et enrichir votre écosystème et sa biodiversité. De plus, un mulch suffisamment épais sur une butte va limiter le développement des adventices (les fameuses « mauvaises herbes ») et réduire par la même les besoins en désherbage.

Une façon de cultiver qui sollicite moins le dos :

Le principe même de la culture sur butte, par surélévation du niveau du sol, permet de jardiner en se baissant moins, voire plus du tout selon la hauteur de la butte choisie. Le dos du jardinier est donc beaucoup moins sollicité, ce qui facilite beaucoup les divers travaux à réaliser sur les buttes. 😉

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Avec une butte très haute, on peut même jardiner debout, ce qui peut être un gros avantage quand on a des problèmes de dos ! Crédit photo : seneoo.com

  • Une saison de culture plus longue:

Le fait que la terre soit surélevée permet un réchauffement plus rapide de celle-ci dès les premiers rayons de soleil printaniers. Ces derniers atteignent la butte sur un laps de temps plus important sur la journée, accélérant son réchauffement comparativement à un jardin à plat. On peut donc commencer à cultiver plus tôt au printemps. De même, une butte permet le prolongement de la saison de culture en fin d’été, début d’automne, pour les mêmes raisons (rayonnement solaire plus long sur les parties surélevées) et grâce à son drainage efficace des pluies automnales.

  • Un support de culture qui favorise les microclimats et effets de bordures :

La création de reliefs lors de la confection d’une butte, quelle qu’elle soit va créer, sur un espace très restreint, divers microclimats permettant l’installation de cultures dans les endroits les plus appropriés à leurs besoins. Ainsi, le sommet de la butte, si elle est arrondie, sera un endroit où l’ensoleillement et le drainage seront maximisés, idéal pour les légumes du soleil comme les tomates, les aubergines, les poivrons…il y aura aussi créations de zones plus ombragées en fonction de son orientation et de la hauteur des légumes cultivés « au sud » de la butte, ce qui peut être intéressant pour des légumes préférant l’ombre partielle au plein soleil comme les laitues, les choux, les radis, les épinards…

« Favoriser l’effet de bordure » est un principe de permaculture universel qui vient du fait qu’une bordure entre deux milieux différents profite des avantages des deux milieux.

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Illustration de l’effet de bordure à privilégier tant que faire se peut en Permaculture !

Les bordures sont donc, généralement, des endroits très riches en biodiversité. Sur une butte, il y a, de fait, plusieurs effets de bordure, par la création du relief de la butte qui contraste avec les allées et aussi en fonction des matériaux choisis pour constituer les bordures physiques de la butte (planches ou rondins de bois, pierres, briques…). Cette démultiplication de l’effet de bordure est un attrait de plus pour la biodiversité que votre butte est susceptible d’accueillir.

Les inconvénients de la culture sur butte :

Il y a toujours un revers à la médaille, la culture sur butte a donc aussi son lot d’inconvénients.

  • Un support de culture énergivore à construire avec de la maintenance à prévoir :

Quel que soit le type de butte que vous envisagez de mettre en place, il s’agit généralement d’éléments qui vont vous demander pas mal d’énergie à leur mise en place. Mise à part quelques buttes temporaires type lasagne ou bottes de paille plus faciles à mettre en place, la plupart des buttes permanentes devront être réalisées soit à la force des bras soit à l’aide d’engins mécanisés. Dans un cas comme dans l’autre, mieux vaut être sûr d’en avoir besoin avant de se lancer dans la réalisation très énergivore d’une butte !

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Réalisation de baissières à la pelle mécanique sur grande surface : avant de se lancer là-dedans, mieux vaut être sûr de la pertinence de ce type de butte dans son design !

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Même sur une petite surface et à la force des bras, réaliser une butte permanente, quelle qu’elle soit, reste un travail assez pénible qu’il vaut mieux ne pas sous-estimer !

Une fois réalisée, votre butte pourra durer plusieurs années, mais elle ne sera pas éternelle non plus ! Elle nécessitera, à intervalle régulier (tous les 3 à 5 ans…), un peu d’entretien (bordures à refaire, terre à remonter des allées…) pour perdurer.

  • Un support de culture contre-productif dans certains contextes :

Comme nous l’avons vu dans un précédent article intitulé « Une butte de permaculture, c’est quoi ? », une butte n’est pas la panacée et faire une butte sans l’adapter à son contexte peut être complètement contre-productif. Par exemple, dans un contexte climatique de fortes chaleurs, l’évaporation sur une butte peut-être très importante et entraîner la création d’un milieu trop sec pour vos cultures. Idem dans un contexte où le vent est un facteur limitant fort, faire une butte ne sera pas une bonne idée, car les végétaux sur la butte seront d’autant plus soumis aux vents ce qui peut grandement freiner leur développement. Dans certains contextes (arides notamment), il sera même préférable de cultiver plutôt dans des creux ! La culture sur butte ne doit donc pas être pratiquée à la légère, mais plutôt mûrement réfléchie !

La culture sur butte est une technique de Permaculture avec des avantages et des inconvénients.

Exemple de butte de culture non productive dans un contexte de climat méditerranéen, chaud et venteux.

  • Un espace de culture à maintenir fertile :

Dans le cas de buttes permanentes, l’espace de culture est toujours le même et il est très sollicité par des plantations souvent denses et successives. Il est donc important de veiller au maintien de la fertilité dans vos buttes. Cela demande une attention particulière, notamment pour nourrir la microfaune du sol et favoriser la création d’humus. Des techniques comme le « chop&drop » (« coupé&déposé ») de végétaux fixateurs d’azote ou d’autres nutriments tels que la consoude peuvent y contribuer; tout comme une épaisse couverture de mulch équilibré en carbone/azote ou encore le semis d’engrais verts… quoi que vous choisissiez comme technique pour le maintien de la fertilité dans vos buttes, cela sera forcément un point à surveiller !

  • De la rigueur dans les rotations potagères :

Quand on cultive sur buttes permanentes, on réutilise le même espace relativement restreint d’une année sur l’autre, il est donc préférable de savoir ce qui a été cultivé dans ce même espace les saisons précédentes afin de ne pas y replanter la même chose ! Cela est nécessaire pour ne pas épuiser le sol en mettant tout le temps les mêmes plantes au même endroit et aussi pour éviter les attaques de ravageurs d’une année sur l’autre à cause de ceux qui auraient passé l’hiver dans le sol au pied de leurs légumes préférés. 😉 Bref, pour la culture sur butte, une certaine rigueur s’impose au niveau des rotations potagères tant qu’on n’a pas atteint des niveaux de mélanges et de diversités dans les cultures comme ce qu’expose par exemple Jean-Marie Lespinasse dans son livre « Le jardin naturel ». Il est donc préférable de bien tout noter de façon claire d’une année sur l’autre !

Culture sur butte : conclusion

Vous connaissez maintenant les principaux avantages et inconvénients de la culture sur butte, quel que soit le type de butte choisie. Hormis dans certains contextes, elle a quand même plus d’avantages que d’inconvénients, c’est pourquoi  elle est aujourd’hui plébiscitée par de nombreux jardiniers et permaculteurs. Et maintenant, c’est à vous de voir ! Alors, dans votre cas, ce sera culture sur butte ou pas ? N’hésitez pas à nous partager vos réflexions en commentaires. 😉

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Atelier antigaspi’ alimentaire au jardin Pouplier !

Troisième atelier sur les 18 ateliers antigaspi’ alimentaire 2019/2020 proposés au jardin Pouplier

Inscription obligatoire auprès de giuliahumus@gmail.com

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Assemblée Générale de l’association !

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Vous nous suivez depuis nos premiers jours,
vous êtes nouvellement bénévole, ou simple curieux·se ?

Soyez les bienvenu·es à notre Humus général
c’est comme une assemblée générale… mais en mieux 😉 !

le 17 novembre 2019

* AU PROGRAMME *
13h-14h : repas auberge espagnol, discussions informelles
14h00-14h30 : café et tour de présentation
14h30 : début de l’AG
– Rapport d’activité  (à consulter ici) et Bilan, CR (à consulter là) 2018 (sachant que ça fait un an quasiment et que ça bouge beaucoup chez nous 😉
– présentation du rapport d’activité et du rapport moral 2018
– validation des statuts
– perspectives pour 2020
– élection des membres du Bureau et du Conseil Collégial
– questions diverses

Apportez un petit quelque chose pour le repas partagé… ou même votre plus belle recette !
Couvrez-vous bien, la maison est peu chauffée.
En cas d’indisponibilité, vous pouvez nous faire parvenir une procuration AG 2019 selon ce modèle.

* ADRESSE *
Jardin Pouplier, 60 rue de Saint-Antoine 93100 Montreuil

Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours

Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours destinée aux jardiniers amateurs ou avertis, et aux maraîchers curieux.

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Samedi 30 novembre et dimanche 01 décembre 2019
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

 

L’agriculture naturelle, mise au point par le Japonais Masanobu Fukuoka dans les années 1970, auteur de « la révolution d’un seul brin de paille » est une agriculture basée sur trois principes:
– un sol jamais travaillé et toujours couvert,
– sans engrais ni compost,
– sans pesticide, biologique ou de synthèse.

L’utilisation de couverts végétaux semés entre chaque culture permet d’héberger et de nourrir la vie du sol, qui à son tour alimentera les plantes destinées à la consommation humaine. C’est également ce qui permet l’autonomie en carbone sur une ferme ou un jardin, donc de ne pas déshabiller Paul pour habiller Jacques, de pouvoir se passer d’intrants, de laisser le tracteur au garage, de ne plus éradiquer tous les insectes ou champignons dit « nuisibles », et enfin de cultiver des plantes saines et nutritives. L’agriculture depuis 10000 ans, qu’elle soit bio ou conventionnelle, est cause de pollution, de désertification et de la disparition des espèces. Cultiver en respectant les lois du vivant est un préalable à toute agriculture qui se veut durable.

Formation proposé par Yann Lopez, maraîcher en Haute Vienne.
La ferme des Jardins Sauvages est en agriculture naturelle depuis 2014, et fournie 30 paniers de légumes hebdomadaires. Le maraîchage est certifié AB, n’utilise aucun hybride F1, et propose plus de 60 légumes différents pour 300 variétés.

Le but de cette formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique. Mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.

Site internet de la ferme: https://lesjardinssauvages.jimdofree.com/

Au programme :
Samedi matin : Les bases de l’agronomie
Samedi après-midi : De la théorie à la conception d’un jardin naturel

Dimanche matin : Les couverts végétaux, la solution pour un jardin toujours couvert et jamais travaillé
Dimanche après-midi : Des légumes au Jardin

– Qu’est ce que le sol?
– Revoir les bases de l’agronomie en sol non travaillé et travaillé,
– Revoir tout le vocabulaire et tout ce qu’il y a derrière: qu’est ce que le sol, l’humus, le compost, les bactéries, les champignons, la matière organique, la fertilité, le ver de terre, la permaculture, le label bio,…etc
– L’histoire de l’agriculture sous un autre angle
– Le C/N
– Planifier la fertilité et la fertilisation
– Qu’est ce que l’agriculture naturelle
– Les couverts végétaux : les différentes espèces, savoir définir ses objectifs, faire son mélange et gérer du semi à la destruction
– La gestion de l’enherbement
– La gestion des ravageurs
– Les plantes bio indicatrices
– Itinéraire technique de différentes cultures en sol non travaillé
– Planifier les rotations
– Comment démarrer sur un sol travaillé ou non travaillé

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.

L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 60 euros pour les deux jours.
Un versement de 30 euros d’arrhes est obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

Chantier participatif de restauration des murs à pêches !

Dans le cadre de la formation Un liant pour faire du lien (voir ci-dessous) deux chantiers de restauration de murs à pêches vont avoir lieu ! Du 4 novembre au 19 novembre sur le 77 rue Pierre de Montreuil, et en simultané du 12 au 15 novembre au jardin Pouplier !

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Chantier participatif au jardin Pouplier :

mardi 12 novembre au vendredi 15 novembre (4 jours)

Matins (9h30 – 13h) et après-midis (14h – 17h)

Les murs du jardin Pouplier sont pour certains en très mauvais état. Nous proposons un second chantier afin de continuer et finaliser la restauration d’un mur à l’entrée du jardin. Les bénévoles sont bienvenu·e·s, pour quelques heures ou pour les quatre jours. C’est une bonne occasion de découvrir et de s’initier à la restauration traditionnelle des Murs à Pêches. Si vous êtes intéressé·e·s par cette seconde semaine au sein du jardin Pouplier, envoyez nous un mail à l’adresse suivante : guedas.solen@gmail.com en indiquant vos coordonnées et vos disponibilités. Prévoir une tenue adaptée et un pic nic pour le midi !

Pour découvrir l’intégralité de la formation sur les deux semaines, proposée par l’association les Pierres de Montreuil, voici plus d’informations :

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Agroforesterie et agriculture de régénération selon Mark Shepard

Pensez à activer les sous-titres pour profiter de la traduction en français de cette vidéo (icône rectangulaire en bas de la vidéo à droite).

Il est assez rare de pouvoir profiter des expériences et conseils de grands noms de la permaculture. Il y a quelque temps, nous avions interviewé Martin Crawford, pionnier de la forêt comestible en Europe.

Aujourd’hui, nous sommes reconnaissants à Mark Shepard de nous avoir accordé cette interview pleine de sincérité et de conseils avisés. Nous remercions également l’association française d’agroforesterie qui a permis cette belle rencontre à l’occasion de l’une de leurs journées de formation.

Nous espérons que cette interview incitera nombre d’entre vous à découvrir le travail de Mark Shepard et à emprunter son chemin vers ce modèle agricole d’avenir : une vraie « agriculture permanente » basée sur la culture d’arbres et de plantes pérennes.

Photos de la ferme de Mark Shepard aux Etats-Unis : « New Forest Farm »

Mark Shepard, 20 ans d’expérimentation d’agroforesterie et d’agriculture de régénération

Mark expérimente concrètement cela depuis plus de 20 ans sur sa célèbre « New Forest Farm » dans le Wisconsin (ferme de 42 ha), considérée aujourd’hui comme l’un des projets agricoles durables les plus avancés aux États-Unis.

Dans cette interview, il revient sur son enfance et son parcours pour en arriver à la mise en place de ce qu’il appelle aujourd’hui une agriculture de régénération.

Il nous prodigue ses conseils pour apprendre à observer la nature, ce qui pousse sur un lieu, les plantes naturellement compagnes afin de reproduire ces systèmes naturels et en récolter l’abondance. Il nous montre aussi par la réussite de sa ferme que ces systèmes en polycultures, gérés comme des systèmes naturels, sont économiquement viables.

Conseil de lecture

Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin dans leur découverte des systèmes et techniques mis en œuvre par Mark Shepard sur sa ferme, nous vous conseillons son livre « L’agriculture de régénération » traduit depuis peu en français et spécialement adapté aux agriculteurs en recherche de conversion ou d’améliorations de leurs pratiques. Pour lire notre article sur ce livre, cliquez ici.

« Agriculture de régénération »

Livre de Mark Shepard
302 pages, édité par Imagine un colibri en mai 2016

Prix : environ 22 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque

Envie d’aller plus loin ?

Mark Shepard s’adresse avec cet ouvrage à des personnes ayant de grandes propriétés, mais, même avec de plus petits terrains, vous pouvez installer des écosystèmes cultivés de moindres envergures, comme nos guildes autour des arbres fruitiers qui proposent des associations bénéfiques de végétaux.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Avec nos fiches techniques détaillées, démultipliez vos récoltes tout en favorisant la vie sous toutes ses formes grâce aux guildes autour des arbres fruitiers.

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Une butte de permaculture, c’est quoi ?

Toute personne qui s’intéresse à la permaculture a souvent croisé très rapidement dans son parcours de découverte, ce fameux mot « butte ».

Bien qu’il semble être la « vitrine » voire carrément la « star » dont on parle forcément en permaculture, ce que recouvre véritablement ce mot « butte » reste assez mystérieux pour la plupart des gens. Mais alors, une butte de permaculture, c’est quoi exactement ?

On pourrait répondre qu’il s’agit, tout simplement, d’un support de culture, le plus souvent potagère, spécifique au concept de permaculture. Oui, mais voilà : ça n’aide pas vraiment à s’en faire une idée plus claire. Regardons cela de plus près. 😉

Pas une butte, mais des buttes de permaculture !

En fait, le mot « butte » englobe une grande variété de supports de culture différents. C’est un mot valise qui n’aura pas le même sens d’une personne à l’autre, car selon la technique utilisée pour créer telle ou telle butte de permaculture, le résultat ne sera pas du tout le même en termes de rendu visuel, de gestion, de durabilité, de fertilité…

Pour la définir globalement et simplement, on peut dire qu’une butte de permaculture est un support de culture surélevé par rapport à la surface du sol initiale.

Les différences vont venir ensuite en fonction de ce qui va la composer et lui donner sa forme et son contour.

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Il existe une grande diversité de buttes de permaculture, de compositions, formes et contours très différents !

Certaines nécessiteront de creuser le sol, d’autres pas. Certaines auront des bordures (en bois, en pierre…), d’autres pas. Certaines seront faites entièrement de terre rassemblée en monticule plus ou moins aplati sur leur sommet, d’autres incluront, à l’intérieur de la terre qui les compose, des mélanges variables de matières organiques type bois, branchages, tonte, déchets verts…d’autres encore ne comporteront pas de terre au départ (hormis une fine couche superficielle) et ne seront faites que de matières organiques mises à décomposer par l’action de l’eau, des champignons et micro-organismes du sol…

Si l’on ajoute à cela les diverses hauteurs, formes et matériaux utilisables pour créer une butte : on obtient presque autant de sortes de buttes que de permaculteurs 😉

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de buttes permanentes classiques, bombées et composées uniquement de terre, sans contour spécifique.

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de culture sur butte via des plate-bandes permanentes surélevées avec bordures en planche de bois.

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de plate-bandes permanentes surélevées en terrasse avec bordure en rondins de bois.

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de culture sur buttes réalisées façon Hugelkultur (avec du bois dedans) et organisées en forme de mandala.

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de butte de culture façon spirale aromatique avec bordures en pierres blanches.

Faire une butte = faire de la permaculture ?

Autre point qui n’aide pas à bien cerner ce qu’est une butte, c’est la confusion qui règne entre faire des buttes et « faire de la permaculture » !

Au bureau d’études, on entend bien souvent des personnes nous dire : « Je fais de la permaculture, car j’ai fait des buttes dans mon potager ! ».

Hélas, non ! Faire des buttes ne signifie pas faire de la permaculture, loin de là, car la permaculture n’est pas une technique de jardinage ! C’est un concept global avec des éthiques et principes universels et des techniques et outils contextuels ! Pour bien faire la différence entre ce concept et les techniques afférentes et partir sur de bonnes bases en permaculture, nous vous invitons, si ce n’est pas déjà fait ;), à télécharger notre guide gratuit du Permaculteur débutant en cliquant simplement ici.

Il est  fréquent que les personnes pensant faire de la permaculture parce qu’elles ont fait des buttes de cultures reviennent vers nous, déçues en nous disant que la permaculture ne fonctionne pas chez elles et qu’elles préfèrent revenir à leurs anciennes pratiques. Quel dommage !

Cependant, leurs échecs viennent, la plupart du temps, du fait que ces personnes ont fait des buttes de jardinage sans les mettre au regard de leurs objectifs personnels et de leurs contextes particuliers. Elles ont juste vu, en vidéo, à la télé ou sur un blog, une technique de création d’un certain type de butte (dont on a vu plus haut qu’elles peuvent être très diverses). Cette technique les a séduites, car les résultats mis en avant avec ce type de butte correspondaient avec leurs aspirations du moment. Mais elles ont copié la technique sans se demander si elle conviendrait dans leur cas précis, car la butte est souvent présentée comme la panacée au potager. C’est ce raccourci souvent fait dans les reportages télé, qui induit les gens en erreur et donne une fausse image de ce qu’est la permaculture et ce qu’est une butte.

La butte est une technique de permaculture contextuelle !

Nous voilà arrivés au point essentiel pour comprendre ce qu’est une butte de permaculture ! C’est une technique de permaculture contextuelle, autrement dit, elle doit absolument être pensée et conçue en fonction des objectifs et du contexte de chacun. La butte qui sera efficace, chez vous, ne sera donc pas forcément la même que celle qui conviendra à votre voisin !! Et peut-être même que la technique de la butte, quelle qu’elle soit, ne conviendra pas du tout dans votre cas et qu’il ne faudra carrément pas en faire chez vous !

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Comment savoir quel type de butte de culture vous conviendra le mieux ?

Pour déterminer si une butte répondra à vos attentes, il vous faudra donc définir vos objectifs, observer vos différents contextes (humain, physique, écologique, de sol, climatique…) puis les comparer aux contextes recommandés pour les principales techniques de buttes connues en permaculture. Pour qu’une création de buttes soit pertinente, on ne peut pas passer à côté de ce travail. C’est indispensable pour ne pas se planter !

Parmi ces techniques phares souvent copiées sans réflexion préalable, on peut citer notamment la butte Hugelkultur, la butte bio-intensive, la butte en « lasagne », la butte en « trou de serrure » ou «  keyhole garden »…

Par exemple, si vous faites une butte de terre dans un contexte climatique de type méditerranéen, à un endroit où celle-ci sera fortement soumise aux vents récurrents et aux fortes chaleurs, elle risque de ne pas être productive du tout, car elle se desséchera trop vite par évaporation et les cultures y seront d’autant plus fortement exposées aux vents !

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de butte de culture non productive dans un contexte de climat méditerranéen, chaud et venteux.

Autre exemple, si vous faites une butte de type Hugelkultur, avec du bois dedans, dans un contexte climatique à forte pluviométrie et un sol argileux, lourd, cela sera véritablement contre-productif, car l’excès d’eau dans la butte et notamment au niveau du bois enfoui à l’intérieur va créer une saturation en eau et un milieu anaérobie (sans oxygène) qui sera néfaste au développement de vos cultures voire les tuera par pourrissement des racines notamment…

Butte, permaculture, des mots bien souvent associés, mais finalement qu’est-ce qu’une butte de culture ?

Exemple de butte de culture non productive dans un contexte à forte pluviométrie avec sol lourd.

Alors, pour ne pas vous planter et déterminer quel type de butte serait idéal dans votre cas, vous pouvez faire vos propres recherches, analyses et comparaisons…cela risque d’être assez long ! On est au courant, car nous sommes passés par là au cours de notre apprentissage de la permaculture. Alors, si vous souhaitez gagner du temps et profiter de notre expertise à ce sujet, découvrez notre formation en ligne intitulée « Choisissez votre support de culture idéal ! » qui réunie à la fois toutes les questions à vous poser pour définir précisément votre contexte unique et des fiches PDF détaillées sur les contextes recommandés pour 10 des principaux supports de cultures utilisés en permaculture. En comparant votre contexte unique avec les contextes requis pour chacun de ces supports, vous trouverez facilement celui qui vous conviendra le mieux ;).

Notre définition de la butte de permaculture :

En résumé, ce qu’il faut retenir, finalement, c’est qu’une butte de permaculture est une technique visant à créer un support de culture surélevé adapté, au niveau de sa hauteur, sa forme, ses bordures et sa composition interne, à des contextes et objectifs propres à chaque jardin et chaque jardinier !!

Intégrer cela, c’est faire un grand pas dans la compréhension de la permaculture pour ensuite pouvoir l’expliquer facilement à son entourage et la mettre en application, chez soi, de façon pertinente et efficace 😉

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Les meilleures plantes mellifères pour nourrir vos abeilles toute l’année !

Qu’est-ce qu’une plante mellifère ?

Dans les temps plus anciens, les hommes croyaient que les abeilles récoltaient le miel dans les fleurs… d’où le nom melli (miel) fère (produire) pour ces plantes. Nectarifères serait plus juste, car les fleurs produisent principalement du nectar butiné par les abeilles.

L’appellation mellifère est bien plus large, en plus des nectarifères, elle englobe les plantes qui fournissent du pollen, de la propolis et du miellat.

« Plantes d’intérêt apicole » serait un terme plus approprié.

Les différents produits des plantes dites « mellifères »

Le nectar :

Élaboré par les fleurs « nectarifères », le nectar est composé d’eau et de plusieurs sucres. Les proportions de glucose et de fructose sont différentes d’une fleur à l’autre et détermineront la consistance du miel. Plus il y a de fructose, plus le miel sera liquide (miel d’acacia) plus il y aura de glucose il sera cristallisé (miel de bruyère).

La butineuse récolte le nectar avec sa langue, le stocke dans son jabot, et le ramène à la ruche. La longueur de la langue orientera le choix de fleurs à butiner. Malgré sa bonne production de nectar, le buddleia, aussi appelé arbre aux papillons, n’est pas visité par les abeilles domestiques de nos ruches, car leur langue est trop courte, c’est pourquoi d’autres espèces d’abeilles et les papillons dotés d’une trompe plus longue s’en chargent.

Lorsqu’une abeille rentre de mission, elle dépose le contenu de son jabot auprès de receveuses. Puis ce nectar est transmis de bouche en bouche où il est enrichi de sécrétions salivaires de chaque ouvrière. Le miel est donc le résultat d’un savant mélange de nectar et de salive de nombreuses abeilles.

Les meilleures sources de nectar : érable champêtre, colza, châtaigner, clémentinier, cotonéaster, vipérine, eucalyptus, framboisier, lavande, salicaire, luzerne, mélilot, vigne vierge, phacélie, brunelle, amandier, rhododendron, framboisier, moutarde, sophora du japon, pissenlit, sauge, thym, trèfle incarnat, trèfle blanc…

Le pollen :

Produit par les étamines des fleurs « pollinifères », le pollen est récolté par les abeilles sous forme de petites pelotes qu’elles transportent dans les corbeilles de leurs deux pattes arrière, mais aussi sur leur corps pourvu de poils.
Le pollen est la source de protéines indispensable à la colonie. Les nourrices le mélangent à de l’eau et du miel afin d’en faire du pain d’abeille qui nourrira les larves. Quand les butineuses font une bonne rentrée de pollen, la reine est stimulée par cette poussière de fleur et pond de plus belle.

Les meilleures sources de pollen : bouleau, marronnier, noisetier, aubépine, bourdaine, tournesol, coquelicot, brunelle, merisier, saule marsault, renouée du japon, bouillon blanc…

Le miellat

Récolté sur les arbres et les arbustes infestés de pucerons, ce sont les excrétions sucrées de ces incestes parasites qui sont butinées et transformées en miel. Cette substance, riche en sucres et acides aminés, est moins chargée en eau que le nectar des fleurs, mais n’empêche pas d’en faire un miel fort réputé. Les Anglo-saxons le nomment « rosée de miel ». Le miellat de Metcalfa tire son nom de la Cicadelle blanche (Metcalfa pruinosa), un insecte originaire d’Amérique qui vit aussi sur le pourtour méditerranéen. C’est le seul miel qui porte le nom d’un animal. Le miellat du maquis corse est lui aussi une pure merveille.

Les meilleures sources de miellat : le sapin blanc, les chênes.

La propolis

Récoltée par les abeilles sur les conifères et les bourgeons des arbres, la résine est transformée en propolis dans la ruche. Mélangée avec de la cire et des sécrétions salivaires, la résine devient, grâce aux abeilles, un véritable mastic.
La propolis est utilisée par les ouvrières pour lisser les alvéoles, rigidifier les rayons et boucher les entrées d’air.
Ses propriétés fongicides et bactéricides servent aussi de médicament pour la colonie.
Les meilleures sources de propolis : lierre grimpant, le peuplier tremble, les résineux.

Liste des meilleures plantes mellifères pour nourrir les abeilles avec des floraisons toute l’année

Le lierre grimpant est une formidable source de propolis disponible en hiver, période sensible pour les abeilles. Photo © Pierre Javaudin

Les plantes mellifères à privilégier à proximité de la ruche :

Les abeilles ont un rayon de butinage d’environ 3 km. À moins de se trouver dans un désert mellifère, il n’y a pas de souci à se faire pour vos butineuses pendant l’été, car elles devraient trouver bons nombres de fleurs dans leur zone d’action.

En revanche, dès que les conditions météo se dégradent (pluie, vent, froid) les abeilles s’éloignent moins de la ruche. C’est là tout l’intérêt des plantes de proximité. Si leur floraison intervient en plus pendant la période de disette (de novembre à mars), cela sera encore mieux pour vos abeilles.

Au début du printemps : il fait encore frais, mais les butineuses sont à la recherche de pollen afin de le transformer en nourriture pour les larves. Quand le pollen rentre régulièrement dans la ruche, la reine démarre sa ponte. S’il n’y a pas de pollen à proximité et si la météo n’est pas favorable, la colonie ne démarrera pas à temps lors de l’éclosion du printemps.

Un noisetier à quelques dizaines de mètres de la ruche permettra à la colonie de préparer un bataillon de butineuses pour l’arrivée des fleurs de fruitiers. En plus de nourrir la ruche, il fournira des noisettes à récolter en août et ses scions serviront au jardinier pour faire des tuteurs (principe de permaculture : un élément, plusieurs fonctions 😉 ).

Un prunus en fleur fournira du nectar et du pollen dès les premiers beaux jours.

Liste des meilleures plantes mellifères pour nourrir les abeilles avec des floraisons toute l’année

Floraison d’un prunus, en tout début de printemps, une aubaine pour nourrir la colonie au sortir de l’hiver.
Photo © Pierre Javaudin

Pour la saison d’hiver, il faut privilégier les rares plantes qui fleurissent en cette saison :
le laurier-tin, le lierre grimpant, le Mahonia
Ce sont, en plus, des plantes rustiques et n’ayant pas besoin d’entretien.

Liste des meilleures plantes mellifères pour nourrir les abeilles avec des floraisons toute l’année

Avec une floraison s’étalant de novembre à avril, le laurier-tin est un précieux « garde-manger » hivernal pour vos abeilles.
Photo © Pierre Javaudin

On peut noter que les plantes aromatiques comme le thym, la menthe, le romarin, la ciboulette, le fenouil, la sarriette sont très appréciées des butineuses.

De même, évitez de tondre les plantes sauvages comme le pissenlit, le trèfle blanc dans certaines parties du jardin, cela sera apprécié de vos butineuses…

Les trios gagnants :

Certains végétaux fournissent à la fois du pollen, du nectar et du miellat : les plus communs sont l’érable champêtre, le châtaignier, le pommier, le merisier, le poirier, le tilleul.

Le lierre grimpant n’est pas visité par les pucerons, mais il fournira nectar, pollen, propolis a une période sensible.

Le peuplier tremble, lui, offrira du miellat, du pollen et de la propolis.

Alors, n’hésitez plus, plantez de quoi nourrir toute l’année vos abeilles, elles sauront vous en remercier.

Pierre Javaudin.

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Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016

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Spécialiste en l’apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin. Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

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