Atelier de jardinage pour femmes

Jardinage pour femmes - plaquette mars 2017-1-1Jardinage pour femmes - plaquette mars 2017-1-2

Vous voulez en savoir plus et découvrir les lieux?

Lundi 27 Mars à 10h nous organisons une information collective concernant notre action. Cette information collective sera ouverte à toutes… et tous (femmes désireuses de participer à ce stage et prescripteurs), elle se tiendra :

Au Jardin Pouplier

60 Rue Sainte Antoine à Montreuil (grand pavillon au fond de l’impasse à droite)

et sera suivie d’une visite du jardin (lieu de l’action, 4 000 m² aux Murs à Pêches). Durée de la rencontre : environ 1H30


Comment définir la permaculture simplement ?

Si vous avez déjà été confronté à la question dans votre entourage, vous avez dû vous en rendre compte : répondre simplement à la question « qu’est-ce que la permaculture ? » peut s’avérer très compliqué.

Dans cette nouvelle vidéo de La Minute PermacultureDesign, nous relevons ce défi un peu fou : définir la permaculture en une phrase !

La définition que nous vous proposons est celle du cofondateur de la permaculture, Bill Mollison :

La permaculture est une démarche de conception éthique visant à construire des habitats humains durables en imitant le fonctionnement de la nature.

Une démarche éthique, tout d’abord, car nous avons besoin de poser ensemble notre cadre de valeurs pour construire un monde, une société durable plus juste, tempérer les égoïsmes instinctifs et apprendre des erreurs du passées. Le cadre éthique est donc d’une grande importance.

Une démarche de conception, car ces habitats humains durables sont des systèmes nourriciers, organisationnels, structurels qu’il va falloir amener à l’efficacité énergétique, la résilience et la stabilité pour construire ce monde durable auquel nous aspirons.

Imiter le fonctionnement de la nature est aussi fondamental. Cela se fait grâce à un cadre de pensées, une série de principes universels que l’on appelle les principes de permaculture, élaborés par les fondateurs Bill Mollison et David Holmgren. Ces principes sont des guides pour nous permettre d’imiter la nature au mieux afin de créer des “écosystèmes cultivés” autonomes et durables.

Enfin, avec la permaculture, on est en présence d’un outil et non un dogme. C’est un outil de résolution des problèmes qui va nous aider à franchir les enjeux sociaux, environnementaux qui nous attendent et à vivre cette transition écologique inéluctable. À l’inverse, un dogme amène de la séparation, de l’intolérance et des clivages, le fameux « c’est ou ce n’est pas permaculture ». Laissons donc cette démarche à sa place.

Si vous souhaitez aller un peu plus loin dans la démarche de permaculture et découvrir ce concept, n’hésitez pas à télécharger gratuitement notre ebook « Le guide du permaculteur débutant ».

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Mentionnez-nous à quelle adresse email nous devons vous l'envoyez.
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Retrouvez également sur notre page « débuter la permaculture », notre formation vidéo gratuite « Premiers pas en permaculture », en accès direct avec des vidéos bonus, grâce à laquelle cette démarche n’aura plus de secret pour vous.

« Introduction a la Permaculture »

Livre de Bill Mollison
240 pages, édité par Passerelle Eco en 2012

Prix : environ 23 €

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(37) Bulletin d’information : l’ORTIE

ortieDevinette : (E Rolland) Elle brûle et n’est pas du poivre, elle cuit mais ce n’est pas le feu, elle pique et ce n’est pas le serpent.  Généralité Du latin Urer: brûler. […]

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Portes ouvertes samedi 11 mars!

Cliquer pour visualiser le diaporama.

 


Pour le retour à une apiculture naturelle…

L’abeille est apparue sur la terre il y a plus de 100 million d’années. L’homo sapiens lui, est apparu il y a 0,25 million d’années… L’abeille sait donc parfaitement se débrouiller sans ce mammifère bipède qui a la prétention de gérer la nature !

L’apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d’abeilles.

Détail d’un rayon de miel. ©Pierre Javaudin

Les tout premiers apiculteurs

De tout temps, l’homme a « élevé des abeilles ». D’abord à la recherche de la cire, dans les troncs creux qui abritaient les colonies, les hommes ont vite installé des ruches près de leurs habitations.

Durant de milliers d’années, chaque région a adapté son modèle de ruches. Certaines en paille, d’autres en terre, en osier, en bois, elles étaient fabriquées avec les matériaux disponibles localement. Leur principal défaut était l’obligation de supprimer la colonie d’abeilles, par l’utilisation du soufre ou par noyade, afin de récolter le miel et la cire. Les abeilles construisant leurs rayons en s’accrochant dans la structure, il était impossible de faire autrement.

La naissance de l’apiculture « intensive »

 

L’apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d’abeilles.

Ruche Dadant ©Pierre Javaudin

La ruche Dadant

Créée en 1890, en pleine période où la société à dominante agricole s’oriente vers une société industrielle, la ruche Dadant devient rapidement la référence en apiculture. Charles Dadant est considéré comme l’un des pères de l’apiculture moderne. L’utilisation de cadres garnis de cire gaufrée et l’extraction à l’aide de centrifugeuses ont permis d’optimiser le travail des apiculteurs et d’augmenter les rendements. L’apiculture intensive était née…

Cette ruche marque un véritable tournant dans l’histoire de l’apiculture, elle a enfin permis de récolter le miel sans supprimer la colonie.

Des méthodes de pros…

La ruche Dadant est équipée de 10 ou 12 cadres selon le modèle. L’élément du bas abrite la colonie, les étages qui sont ajoutés au-dessus servent pour les réserves de miel. Le dernier étage est un nourrisseur et le tout est couvert d’un toit métallique qui rend l’ensemble bien étanche. Garnie d’une espèce d’abeille populeuse et productive, une ruche conduite par un professionnel peut produire jusqu’à 25 kg de miel/an.

Des amateurs aux méthodes de pros

En France, 25 000 apiculteurs possèdent moins de 10 ruches, cela représente de 70 % des apiculteurs ! Souvent formés par les ruchers-écoles, ces amateurs éclairés sont avant tout des passionnés. Ils utilisent les mêmes abeilles, les mêmes ruches et souvent les mêmes méthodes que les pros… Un peu comme si pour quelques plants de tomates et de salades dans un jardin, un amateur utilisait le même matériel et les mêmes méthodes qu’un horticulteur professionnel. Une apiculture intensive dans le jardin en quelque sorte.

Des pratiques allant à l’encontre du fonctionnement naturel des abeilles

Imposer de la cire gaufrée préfabriquée

Dans les ruches conventionnelles, les apiculteurs installent des cires préfabriquées souhaitant que les abeilles passent leur temps à butiner plutôt que de le perdre à construire des rayons. Or les abeilles bâtisseuses sont de jeunes abeilles qui ne sortent pas de la ruche à cet âge !

Dans la nature, les jeunes abeilles produisent de la cire et deviennent bâtisseuses. Cette fonction est indispensable à la cohérence de la colonie : elles décident ainsi le nombre de rayons à construire, mais aussi le nombre de cellules mâles que la colonie produira. Le préfabriqué n’existe pas dans la nature, chaque colonie agence ses rayons en fonction de ses besoins.

L’apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d’abeilles.

Rayons de cire naturellement construit par les abeilles bâtisseuses à l’intérieur d’une ruche horizontale. ©Pierre Javaudin

Le nourrissement à base de sucre

Les abeilles fabriquent du miel pour se nourrir et non pour l’apiculteur. Ce miel est constitué de glucides, de protides, de sels minéraux, d’acides organiques, de nombreuses vitamines, des lipides, des minéraux, des oligo-éléments, enzymes et antibiotiques. C’est une nourriture complète et indispensable à la bonne santé de la colonie.

Préférant piller leurs réserves avant l’hiver, l’apiculteur conventionnel offre, en échange, une nourriture (nourrissement) à base de sucre (saccharose) qu’il installe dans le nourrisseur situé sous le toit de la ruche. Cette nourriture est très pauvre et n’apporte pas les éléments indispensables à la bonne santé de l’abeille. Un être mal nourri est toujours plus faible et moins résistant face aux maladies.

Pour une apiculture plus naturelle, laissons donc du miel aux abeilles 😉

L’apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d’abeilles.

Rayon de miel en cours de maturation, tel qu’on peut en trouver dans les ruches horizontales. ©Pierre Javaudin

L’insémination artificielle

Cette intervention humaine n’a pas lieu d’être dans une démarche d’apiculture naturelle à moins qu’elle serve un but de sauvegarde d’une espèce menacée comme l’abeille noire. Dans ce cas particulier, l’insémination artificielle peut parfois être nécessaire pour favoriser le repeuplement du territoire par cette espèce endémique.

Autrement, dans la nature, quand une jeune reine s’envole de la ruche pour se faire féconder, elle rejoint un bal dans un lieu éloigné de sa ruche. À plusieurs dizaines de mètres du sol, des milliers de mâles font la course pour féconder la reine. Après l’accouplement, le mâle meurt et la reine continue le bal. Elle se fera féconder par une quinzaine de mâles avant de retourner à la ruche pour ne plus en ressortir, sauf lors d’un essaimage. La reine stocke le sperme des mâles dans un réceptacle appelé spermathèque. Elle pourra ainsi garder pendant environ 4 ans la semence afin de féconder ses œufs.
Dans une ruche toutes les abeilles sont donc les filles de la reine et sont demi-sœurs, car de pères différents.

Le traitement des parasites aux insecticides

Le principal parasite de l’abeille est le varroa. Cette puce de l’abeille suce l’hémolymphe de sa victime. Ce parasite a été introduit par les apiculteurs en important des abeilles asiatiques dans les années 1980. Aucune ruche n’y échappe, les mâles, volant de ruche en ruche, rependent les varroas dans les colonies qui en sont exemptes.

Les traitements chimiques préventifs sont légion dans les ruches. L’un des produits les plus utilisés est constitué d’une substance active (l’amitraze) interdite en agriculture !

Plutôt que d’introduire des insecticides dans une ruche abritant des insectes, véritable non-sens, l’utilisation d’huiles essentielles (thymol, eucalyptus) ou de médicaments plus adaptés sera moins nocive pour les abeilles.

Le clippage pour empêcher l’essaimage

L’essaimage est un phénomène naturel vécu comme un cauchemar par la plupart des apiculteurs. Lorsque la moitié des abeilles s’envolent avec la reine, il ne reste plus que l’autre moitié dans la ruche. Cette moitié de colonie, c’est deux fois moins de butineuses pendant plusieurs semaines et en pleine saison… La récolte risque donc d’être moins importante. Afin d’éviter l’envol de la reine, certains apiculteurs n’hésitent pas à lui couper une aile (clippage) afin qu’elle ne quitte pas la ruche.

Or l’essaimage est le mode naturel de reproduction et dispersion des colonies d’abeilles dans l’espace. Certes, la production peut en pâtir, mais grâce à ce départ, une nouvelle colonie est créée et prête à s’installer dans une nouvelle ruche.

L’apiculture naturelle et ses bienfaits pour agir contre le déclin des populations d’abeilles.

Ruche horizontale idéale pour la pratique d’une apiculture naturelle. ©Pierre Javaudin

Se mettre à l’apiculture naturelle

Dans une démarche d’apiculture naturelle, le bien-être de l’abeille est au centre des préoccupations de l’apiculteur.
Certaines ruches sont plus propices à cette pratique. La ruche horizontale est parfaite pour une utilisation familiale et de loisir. Pas de cire gaufrée, pas de nourriture au sucre, pas d’insémination artificielle…

Les abeilles œuvrent en toute liberté et à leur rythme.
L’apiculteur laisse ses abeilles se nourrir avec leur miel. Celles-ci en stockent toujours plus que nécessaire, il en restera quelques kilos pour l’apiculteur…

En conclusion, vous l’aurez compris, l’apiculture naturelle se conjugue au verbe ÊTRE et non au verbe AVOIR !

Pierre Javaudin.

« Une ruche dans mon jardin »

Pour une apiculture naturelle et familiale

Livre de Pierre Javaudin
144 pages, édité par Larousse, dernière version sortie mars 2016

Prix : environ 12,90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Spécialiste en l’apiculture naturelle, retrouvez tous ses conseils dans son livre Une ruche dans mon jardin.

Retrouvez-le sur son site : www.ruche-naturelle.fr

Offrez le gîte et le couvert aux abeilles !

Pour créer chez vous des havres de paix pour les abeilles, sauvages comme domestiques mais aussi pour de nombreux autres insectes pollinisateurs, auxiliaires du jardin, découvrez notre composition végétale « La haie des abeilles » en cliquant sur le bouton ci-dessous.

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Le printemps arrive, le Sens de l’Humus aussi – 1ère portes ouvertes – 11 Mars !!

Samedi 11 mars à partir de 13H00 au 60 rue St Antoine Montreuil

Le programme est riche pour ces 1ère portes ouvertes :

14h Atelier photographieasters-rouges
« les merveilles du jardin » destiné aux enfants (en priorité)

15h Duo Alter Echo
Manon Vacher, Brian Cocheril, Flute et Vibraphone
Né de l’association entre la percussion et la flûte, le duo Alter echo illustre la rencontre entre deux musiciens aux parcours artistiques différents. Spécialisé dans le répertoire
contemporain, le duo Alter Echo ouvre sa formation aux arrangements permettant d’offir un univers musical riche et atypique.

Atelier Fourmis Vertes avec de l’écologie pratiqueobjectif-0-dechets
http://www.fourmisvertes.eu/

Tout au long de la journée Espace bien être à prix libre :
Fatma : coiffure au jardin & Patrice : soins énergétiques

19 H 00 Projection à la Maison des Murs à Pêches 89 rue Pierre de Montreuil à Montreuil
« La Stratégie des concombres tordus »
        Ferme solidaire et coopérative à Frieburg.La Gartencoop de Freiburg est un exemple réussi de mise en œuvre d’un modèle d’agriculture solidaire. La coopérative est riche de ses 260 membres qui se partagent la responsabilité d’une ferme en périphérie de la ville, et qui supportent ensemble les coûts et les risques d’un projet agricole. La
totalité des récoltes – bonnes ou mauvaises, tordues ou droites – est distribuée à tous ses membres. Cet étonnant projet multi-facettes combine entre autres : une agriculture biologique et cohérente, le respect des saisons, l’utilisation de variétés paysannes non-hybrides, des distances et des circuits courts, l’économie solidaire, la propriété collective, l’éducation, et la reprise en main de l’agriculture par ceux qui la font et
en vivent. 

Et pour les nouveaux découvreurs du site et de l’association
petites cessions de présentation de l’association « Le Sens de l’Humus », du « Jardin Pouplier » et des « Murs à Pêches » et de tous nos projets, mais aussi des projets dévoreurs des Murs à Pêches.
https://mursapeches.wordpress.com/2017/03/01/elus-pas-tres-serieux/
Notre pétition contre le garage est toujours en ligne et on espère arriver à 4 000 signataires
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation-sauvegardons-ce-qui-re
ste-murs-pech-877.html

Bienvenue au jardin !


Faut-il être riche pour manger sain en ville ?

Eh oui, quand on habite en ville, que l’on n’a ni balcon, ni terrasse, ni potager, difficile de manger sain sans payer le prix fort dans certaines grandes enseignes bio qui fleurissent partout.

Ces enseignes ont bien compris le besoin et la préoccupation des consommateurs pour le contenu de leur assiette, et font du greenwashing* en flirtant avec la tendance.

Or, elles ne répondent qu’à une infime partie de la population en faisant de la discrimination par le prix, car ces magasins qui proposent des produits bios, sains et éthiques restent inaccessibles pour les foyers à petits et moyens revenus.

Comme alternative, on connaît déjà :

  • les amaps qui créent le lien entre producteurs et consommateurs
  • les coopératives de paysans qui se rassemblent pour vendre leurs produits en propres
  • les marchés, où les producteurs locaux proposent leurs spécialités

Les avantages de ces 3 alternatives sont :

  • des prix qui subissent peu de marge grâce à un circuit court et direct
  • la fraîcheur et le respect de la saisonnalité, fruits de la terre et du travail du paysan
  • une présence forte de ces 3 alternatives dans toutes les villes

En cumulant ces 3 circuits, il est donc tout à fait possible de manger sain, régulièrement et à des prix bas.
Seulement voilà, si l’on veut manger des produits fraîchement cueillis, il faut du temps pour faire ses courses dans les 3 circuits, car la gamme de produits proposés est souvent restreinte et l’on est obligé de compléter ailleurs, et bien sûr avoir acquis la conscience que ce que l’on met dans l’assiette se répercute sur la santé.

Or, les citadins aiment faire leur course près de chez eux dans des hypermarchés complets en terme d’offre, 50 % y font leurs courses une fois par semaine (Etude CSA 2013), et un sondage BVA réalisé en mars 2015 indique que les CSP- (catégories socioprofessionnelles qui impliquent des petits revenus), logiquement plus attachés aux prix bas, sont 58 % à avoir une bonne image des supermarchés, et à les préférer à tout autre circuit.

Il est clair qu’un changement de mentalité, une offre complète en terme de références et des tarifs abordables forment le trépied incontournable pour que les urbains changent leur mode de consommation, surtout chez les CSP- (catégories socioprofessionnelles à petits revenus).

À cette question, « Faut-il être riche pour manger sain », des urbains engagés ont décidé de répondre NON ! Un esprit permaculturel sans le savoir, qui guide la conception et la mise en place de ce nouveau modèle.

Comment ? Tout simplement en créant leur supermarché citoyen et indépendant, collaboratif et participatif.

De plus en plus d’urbains motivés se regroupent pour créer des supermarchés coopératifs afin de pouvoir manger sain et pas cher en ville.De cette constatation, une poignée d’urbains se sont retroussés les manches il y a 40 ans de l’autre côté de l’Atlantique, à Brooklyn et ont créé leur propre supermarché, nous offrant aujourd’hui un recul empirique, mais aussi pragmatique sur cette réussite.

Ce Supermarché, Park Slope Food Coop, propose aujourd’hui 15 000 références produits et compte parmi 16 500 adhérents et clients. Si vous voulez en savoir plus d’ailleurs un film vient de sortir : https://foodcooplefilm.com

Ils s’appellent :

La Louve à Paris

Otsokop à Anglet

Supercoop à Bordeaux

Superquinquin à Lille

La Chouette à Toulouse

Beescoop à Bruxelles

La Cagette à Montpellier

et bien d’autres à l’étude dans d’autres villes de France : https://supermarches-cooperatifs.fr

Ils s’inspirent du modèle de Park Slope Food Coop.
Le principe : « mettre la main à la pâte plutôt qu’au portefeuille » comme le résument les adhérents de Supercoop à Bordeaux

L’idée est simple, adhérer et investir 3 h de son temps par mois pour faire tourner le supermarché (nettoyage, inventaire, manutention des rayons, rangement, tenue des caisses.. ) et ainsi profiter de -20 à -40 % sur les produits souvent bio, locaux et sains.

De plus en plus d’urbains motivés se regroupent pour créer des supermarchés coopératifs afin de pouvoir manger sain et pas cher en ville.

Comment cela est-il réalisable ? Tout simplement parce que ce type d’initiative favorise les circuits courts d’une agriculture locale, et que les charges sociales sont basses grâce au bénévolat des consomm’acteurs. Le consommateur adhérent choisit les références qu’il souhaite voir dans son supermarché, qui devient complètement adapté à ses besoins. Ainsi ce n’est pas seulement des légumes et des fruits, c’est aussi de la volaille, de l’épicerie, des fromages, des poissons, laits, boissons, produits d’hygiène, produits cosmétiques, on peut tout trouver. Un fonctionnement indépendant et une vraie alternative qui répond aux contraintes financières des CSP- (catégories socioprofessionnelles à petits revenus).

Des produits sains pour tous !

Le point de départ d’un tel projet, c’est d’abord des personnes motivées avec l’envie de participer au changement, et la création d’une association pour monter le supermarché.
Ensuite, différentes actions sont menées : recherche d’un local, recrutement d’adhérents pour atteindre un seuil de rentabilité pour l’ouverture du supermarché, obtenir des aides et des subventions, contacter les producteurs et créer un groupement d’achats…

Une association où l’humain a son importance et où la principale difficulté est le « travailler ensemble », car on travaille avec un objectif futur qui demande de participer et d’agir en investissant son temps sans rémunération, avec le temps que permet du bénévolat, mais aussi avec une vraie diversité de personnalités.

Là aussi, chaque coop adopte sa propre méthode de communication et de gouvernance, loin des fonctionnements pyramidaux et procéduriers des entreprises. Bâtons de parole, sociocratie, holacratie, décisions par consentement… ces nouvelles organisations permettent une vraie agilité du collectif dans le développement du projet, une richesse d’idées et une vraie créativité.

Chaque coopérative de consommateurs choisit ainsi ses produits en fonction des besoins des personnes qui la compose. Les produits sont testés, les producteurs sont choisis avec soin en local, en fonction de leur éthique et la qualité de leurs produits.

De belles initiatives qui permettent de rassembler les foyers à petits budgets qui désirent manger sainement avec les paysans ou fabricants locaux soucieux de qualité et qui souhaitent vivre libérés de la guerre des prix imposés par les grandes chaînes de supermarchés.

Sabine Curci

Naturopathe et praticienne en permaculture humaine.
Retrouvez-la sur son site : www.merci-nature.fr

* Greenwashing : anglicisme qui sert à désigner les pratiques consistant à utiliser abusivement un positionnement ou des pratiques écologiques à des fins marketing.

« Faire ensemble »

Outils participatifs pour le collectif

Livre de Robina Mac Curdy
Édité par Les Éditions Passerelle Éco en 2013.

Prix : environ 15 €

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Complétez votre panier avec des plantes sauvages 😉

Gratuites, souvent abondantes, bourrées de nutriments essentiels et accessibles à tous avec un minimum d’efforts, les plantes sauvages comestibles sont vos alliées dans la recherche d’une alimentation saine et variée. Apprenez à les identifier, les récolter et les préparer pour enrichir vos assiettes de ces pépites vertes, vos papilles et vos cellules vous remercieront 😉

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Halte au survivalisme!

Dans la série des billets d'humeur...halte au...Aujourd'hui le survivalisme. Je commence franchement à être très surpris des rapprochements et raccourcis rencontrés entre la permaculture (notamment de certains permaculteurs connus et enseignants) et le mouvement...

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(35) Bulletin saisonnier dédié à l’association la Forêt Nourricière

lassociation-la-foret-nourriciere-ouvre-son-jardin-au-publicPrésentation de l’association la Forêt Nourricière.   La Forêt Nourricière, est une association qui s’articule autour du Permaculteur Franck Nathié. Basée sur Campel, elle a été créée en 2011, dans […]

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c’est parti pour 3 semaines de découverte des métiers

2017-02-27-19_05_12-program-manager


Portail automatique poulailler

Comme je l’ai déjà expliqué dans d’autres articles, devenir autonome ne concerne pas seulement les énergies et la nourriture mais cela comprend beaucoup d’autres choses.Éliminer les contraintes fait aussi, pour moi, partie de l’autonomie. Durant plusieurs années, tous les soirs et tous les matins, nous devions penser aux poules! Le soir quand vous êtes bien […]

Feuille de chou hivernale : ça bouge au 60

L’hiver c’est mort, c’est gris il ne se passe rien. Enfin c’est ce qu’on croit. ça serait comme de dire à une femme enceinte qu’il ne se passe rien pendant 9 mois dans son ventre…
Parce qu’en hiver la nature travaille en sous marin. Les graines rassemblent leurs forces et les verres de terre, champignons et bactéries transforment tout ce qu’ils trouvent à manger en bon terreau fertile.
Pendant ce temps, à la maison Pouplier, les résistants du jardin s’activent. Et ils en ont fait du travail !
Nettoyer, balayer, astiquer, casa toujours pimpant, on y est presque.
Il y a eu un grand coup de ménage réalisé dans la cave, avec des étagères construites pour que les dahlias soient bien entreposés après avoir été soufrés.
Un atelier digne de ce nom commence à être aménagé et la fée électricité a fait son apparition.
Pour les niveaux au dessus, le débarras continue également car tous les outils ont été transférés à la cave libérée.
On peut déjà imaginer une belle salle à coté de la cuisine, pour des réunions, projections ou diner de l’asso.
L’escalier est dégagé.
Et même le grenier recommence à voir le jour, un peu. Mais là il y a encore du boulot.

Coté jardin, beaucoup d’éclaircissement aussi ! avec les massifs redessinés, des tas de pierres débarrassés, et l’aménagement de la parcelle à gauche de la maison.
Vous pourrez bientôt y serpenter entre les aromatiques, ou bien butiner entre les fleurs.

Bref, ça bouge au 60 rue Saint Antoine, grâce à l’équipe du jardin solidaires et aux bénévoles ponctuels ou réguliers.
On vous attend pour venir découvrir tout ça dès le samedi 11 mars !!


Un mur restauré pour cet été

A partir du 27 février et pour 5 mois, le Sens de l’Humus accueillera un chantier-école qui permettra la rénovation d’une partie de mur écroulé sur la parcelle.

Les murs à pêche sont un exemple de savoir-faire traditionnel et unique de constructions en pierre, terre et plâtre.

12 participants issus du PLIE (plan local pour l’insertion et pour l’emploi) vont se former au métier de plâtrier, sur ce support exceptionnel.

Le projet est porté par l’association Ensemble pour l’emploi, l’association REMPART Île-de-France et LADOMIFA.

Venez apprécier l’évolution du chantier tous les 2ème samedi du mois à partir du 11 mars !

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Aménagement de notre camion

Voici un petit reportage photos sur l’aménagement de camion Mercedes 711D. Vous nous connaissez maintenant et vous savez que nous sommes toujours pleins de projets 🙂 Comme nous vous en avions déjà parlé lors d’un ancien article, nous avons acquit un autre camion. Il était aménagé mais pas du tout à notre gout et surtout […]

Choisissez votre support de culture idéal !

Difficile de faire un choix !

Ça y est, c’est décidé, vous allez vous mettre à cultiver vos propres fruits et légumes et faire un potager selon les principes de permaculture. Mais, devez-vous absolument faire une butte ? Classique, bio-intensive comme les pros ou avec du bois dedans ? Ou bien faire une « lasagne » ? Et le jardin à plat comme le faisait papy ne conviendrait-il pas ? C’est un vrai dilemme de choisir, car vous entendez et lisez tout et son contraire sur tel ou tel support de culture selon s’il est « tendance », réputé particulièrement performant ou au contraire apparemment démodé…
En fait, si vous vous demandez si tel ou tel support de culture, que vous voyez sur internet ou dans des livres, fonctionnera chez vous, la réponse est, comme bien souvent en permaculture, « ça dépend ! » ! Eh oui, tout ne fonctionnera pas forcément dans votre cas particulier. C’est pourquoi copier ce que fait quelqu’un d’autre ailleurs, dans un contexte différent, risque de vous mener droit à l’échec et au découragement. 

Le passage obligé : la phase d’observation

Si vous voulez éviter de vous planter, vous n’y couperez pas, il faudra obligatoirement passer par une phase d’observation de votre contexte propre. Si vous préférez « zapper » cette étape fondamentale d’observation pour vous lancer dans l’expérimentation en partant du principe que l’on apprend de ses erreurs, libre à vous. Vous pouvez vous lancer dans l’installation de différents supports pour voir lequel vous conviendra le mieux… Dans ce cas, bon courage à vous, car autant vous avertir (nous sommes passés par là) : cela va vous demander beaucoup d’énergies et de temps pour des résultats parfois très décevants.

Pour ceux qui voudraient éviter de se tromper, vous allez devoir observer votre contexte dans les quatre domaines suivants :

  • Votre contexte humain
  • Votre contexte écologique
  • Votre contexte de sol
  • Votre contexte climatique.

Qu’allez-vous observer ?

Au niveau de votre contexte humain :

  • Quelle est votre forme physique ?
  • Quel temps pouvez-vous consacrer à vos cultures ?
  • Quel budget ?
  • Êtes-vous seul(e) impliqué(e) ?
  • Voulez-vous produire en grosses quantités ou pas ?
  • Votre support de culture a un objectif pédagogique ou pas ?

Au niveau de votre contexte écologique, observez :

  • La succession écologique naturelle sur votre lieu
  • La diversité biologique,
  • La diversité biologique faunistique
  • La diversité biologique floristique

Au niveau de votre contexte de sol, observez :

  • Quelle est la texture du sol où vous souhaitez implanter votre potager
  • Quelle est sa structure ?
  • Quelle est la profondeur de terre végétale ?
  • Est-il fertile ?

Au niveau de votre contexte climatique :

  • Dans quel type de climat vous trouvez-vous ?
  • Quels sont les vents dominants traversant votre terrain ?
  • Le contexte de températures ?
  • Le niveau de pluviométrie, d’ensoleillement ?

La formation qui vous permettra de choisir en toute confiance !

Cette phase d’observation décrite ci-dessus vous permettra de recueillir un ensemble de données qui forment votre contexte propre et unique. Mais que faire de cette étude de votre contexte si vous n’avez rien à quoi la comparer ?

Eh bien il faudra faire des recherches approfondies sur les caractéristiques des différents supports de cultures pour savoir lequel correspondra le plus à vos critères contextuels. C’est un travail que vous pouvez parfaitement entreprendre seul. Cependant, si vous souhaitez vous simplifier la tâche, ce boulot nous l’avons fait pour vous et vous le proposons sous la forme d’une formation en ligne intitulée « Choisissez votre support de culture idéal ».

Attention, cette formation n’est pas une méthode de jardinage pour apprendre quoi planter et où planter. Elle a pour but de vous permettre de déterminer, en amont de toute réalisation sur votre terrain, quels seront le ou les supports de cultures les mieux adaptés à votre contexte en particulier.

Cette formation en ligne comporte :

  • Une série de vidéos pédagogiques pour vous accompagner dans l’observation de vos différents contextes.
  • Une fiche personnalisée à remplir par vos soins avec une liste de critères sur votre contexte à remplir et des cases à cocher. Cette fiche personnalisée sera votre référence à comparer aux critères des fiches techniques des différents supports de culture étudiés.
  • Une étude détaillée des 10 supports de cultures les plus performants :
  1. Le jardin à plat
  2. La butte bio intensive
  3. La plate bande permanente surélevée
  4. La lasagne
  5. La butte « classique »
  6. La butte « Hugelkultur »
  7. Le jardin en « trou de serrure »
  8. La botte de paille
  9. Le potager 3P
  10. Le wicking-bed
  • Une fiche technique pour chacun des 10 supports reprenant les critères contextuels déjà observés dans votre fiche personnalisée afin de pouvoir comparer chaque support de culture avec votre contexte propre.
  • Chaque fiche technique comprend également une description du support, son fonctionnement, ses avantages et ses inconvénients, notre avis dessus et les variantes possibles.
  • Enfin, pour vous aider à passer à la réalisation, une fois votre ou vos supports choisis, nous avons sélectionné pour chaque support les meilleurs ouvrages et/ou vidéos pour passer concrètement à l’action.

Nous espérons que cette formation en ligne vous évitera bien des déconvenues et vous permettra de vous lancer dans votre production de nourriture en toute confiance et sérénité smiling face with open mouth

Pour en savoir plus sur cette formation, cliquez ici !

Crédits photo :

Facilitez-vous la tâche et choisissez en toute confiance !

Nous avons créé cette formation « Choisissez votre support de culture idéal », car c’est celle que nous aurions aimé avoir à nos débuts pour nous éviter beaucoup de frustrations et de gaspillage d’énergie. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Choisissez votre support de culture idéal !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

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Nos pires erreurs et comment les éviter !

À l’occasion d’un passage en Limousin, Damien Dekarz de l’association La Graine Indocile basée à Bras dans le Var, est venu nous rendre visite sur la ferme expérimentale de la Goursaline. Une belle rencontre entre permaculteurs passionnés qui nous a permis d’échanger sur nos pratiques et expériences respectives, notamment dans l’aménagement de nos lieux.

De ces échanges est venue l’envie de partager avec vous nos pires erreurs de débutants, car, avec le recul, force est de constater que nous aurions pu les éviter.

Car, même s’il est vrai que l’on apprend toujours de ses erreurs, certaines peuvent être éprouvantes à vivre, démoralisante, voire entraîner l’abandon d’un projet. Nous espérons donc que ce témoignage croisé entre Benjamin et Damien vous alertera sur les bêtises à éviter afin de ne pas gaspiller inutilement de votre énergie !

Apprendre avec des livres, d’accord, mais sans oublier celui de la nature !

L’une des premières erreurs de Damien, lors de son installation en maraîchage bio, a été de suivre presque aveuglément les conseils qu’il avait lus dans différents bouquins sur le maraîchage au sujet des semis d’engrais verts pour fertiliser et préparer son sol. Plein d’entrain, il s’est mis à désherber ses plates-bandes pour préparer ses semis d’engrais verts sans prendre le temps de se demander quelle était cette « mauvaise herbe » qu’il était en train d’arracher. Résultat : beaucoup d’efforts et de travail pour pas grand-chose ! C’est après coup qu’il s’est penché sur cette adventice qu’il avait enlevée sans ménagement et s’est rendu compte qu’il s’agissait de mélilot, une légumineuse bisannuelle, fixatrice d’azote, excellente plante fourragère, également médicinale et très mellifère ! Tout ce dont son sol avait besoin était donc déjà là, naturellement en place.

Avant de chercher ailleurs, regardez ce que vous avez sous la main !

Benjamin a également fait les frais de ce manque d’observation dans ces débuts à la Goursaline. Voulant planter des arbres pour construire rapidement du sol sur son terrain et amener de la fertilité, il a passé beaucoup de temps à rechercher sur internet ou dans des livres l’essence idéale. Pourtant, il avait déjà tout sur place : des genêts poussant à foison, fixateurs d’azote, produisant rapidement de la biomasse pour le mulch notamment, des bouleaux à la durée de vie très courte qui contribuent rapidement à créer du sol et de l’humus et des saules excellents pour favoriser les mycorhizes (association symbiotique entre des champignons et les racines des plantes).

Prendre le temps d’observer, ne pas se précipiter.

Comme le souligne Damien, on dit toujours qu’avant d’entreprendre une installation en permaculture sur un lieu, il faut l’avoir observé finement pendant au moins un an afin de l’avoir vu à toutes les saisons. C’est un principe théorique que connaissent tous les permaculteurs mais qui est rarement appliqué dans les faits tant notre envie de faire et d’agir est forte quand on démarre un projet permacole. Pourtant, réfréner vos envies de faire à tout prix tant que vous ne connaissez pas suffisamment votre terrain vous évitera de nombreuses erreurs.
Damien a, par exemple, perdu une vingtaine d’arbres fruitiers n’aimant pas avoir les racines dans l’eau en les plantant dans une zone où remontait une source en hiver. S’il avait pris le temps d’observer cette partie de son terrain en hiver, il n’aurait, sans doute, pas fait cette erreur.

Intellectualiser les principes de permaculture, c’est bien, les incarner, c’est vraiment mieux 😉

Benjamin, pour sa part, a vécu des débuts difficiles sur la Goursaline. Il connaissait les principes « commencez petit, puis étendez-vous si nécessaire » ou encore « commencez au pas de votre porte », mais, conditionné par son envie de faire et d’investir tout l’espace, il les avait mis de côté pour se lancer à fond dans des aménagements sur l’ensemble des 3,5 ha de la propriété. Assez vite débordé par l’énorme quantité de travail que cela engendrait en plus de la pression qu’il se mettait pour y parvenir, il a finalement décidé de lâcher-prise en laissant redevenir sauvage de nombreuses zones de son terrain. Il en a tiré plusieurs bénéfices : réduction de la masse de travail à fournir, récolte de biomasse, de bois, de plantes sauvages comestibles, de champignons…
Comme quoi, on peut connaître l’ensemble des principes de permaculture intellectuellement parlant, mais ce n’est qu’en les incarnant vraiment qu’ils pourront vous guider !

En conclusion

Si on vous répète à longueur de temps que l’observation de la nature et de votre terrain est primordiale pour tout projet en permaculture… eh bien, c’est parce que c’est VRAI !!
Alors, pour éviter de faire les mêmes erreurs que Damien et Benjamin, suivez leurs conseils :

  • prenez votre temps, observez et allez-y petit à petit
  • faites-vous confiance, faites confiance à la nature et à nos observations
  • les livres sont de bons supports d’apprentissage, mais il faut aussi savoir s’en détacher pour se tourner vers celui de la nature que l’on a sous les yeux et en nous !
  • les principes de permaculture sont des guides très puissants dès lors qu’on décide de les appliquer concrètement dans son quotidien.

Enfin, pour tous ceux qui voudraient mieux connaître Damien, nous vous invitons à le suivre sur sa chaîne YouTube Permaculture agroécologie etc… : https://www.youtube.com/user/permacultureetc

Bonne observation à toussmiling face with open mouth

Ne commettez pas les mêmes erreurs que nous !

Comme le soulignent Benjamin et Damien dans cette vidéo, l’observation de la nature et de votre terrain est primordial pour ne pas se tromper. Prendre son temps et avancer petit à petit aussi ! Si vous souhaitez être guidé dans ces phases de démarrage essentielles tout comme dans la réalisation de votre propre design, découvrez notre formation « Invitez la permaculture dans votre jardin » en cliquant sur le bouton ci-dessous.

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