Bébé hérisson et mode de reproduction

En matière de reproduction comme dans bien d?autres sujets, le hérisson fait preuve d?originalité au sein du règne animal. Chez lui, pas de territoire défendu bec et ongles. Pas non plus de parades exubérantes, de combats violents, de proclamations tonitruantes. La reproduction du hérisson et la naissance de bébé hérisson se joue en toute modestie.Chez la plupart des animaux, la perpétuation de l?espèce est LA grande affaire. Les mâles de nombreuses espèces se parent de splendides couleurs, certains vocalisent à en perdre haleine, d?autres se combattent à mort pour défendre leur territoire et séduire une partenaire. Le hérisson, quant à lui, brille par sa sobriété quand il s?agit de se reproduire.

Le hérisson, libre comme l?air

Un des traits particuliers du hérisson est qu?il ne défend pas de territoire. Chez lui, point de frontières à respecter, de bornes olfactives à maintenir, de congénère à chasser hors des limites domaniales. 

Du bébé hérisson à l?animal adulte, découvrez les habitudes et mode de reproduction de ces petits mammifères exceptionnels

Ce jeune indépendant recroise sa mère au hasard de la chasse. L?occasion d?un petit câlin. © Philippe Jourde

Les hérissons sont libres d?aller et venir, de s?assembler ou de se séparer. Cette vie de bohème a toutefois des règles. Chaque individu se doit de rester à quelques mètres des autres individus de son espèce. Chez les hérissons, on sait garder ses distances et en cas de manquement à l?étiquette, un grognement rappelle à l?ordre l?animal distrait.

Cette liberté s?étend aussi en matière de m?urs. Chez les hérissons, point de mariage, de serment de fidélité, d?arbres gravés d?initiales nimbées d?amour pour toujours. Mais là encore, ce n?est pas l?anarchie. Le hérisson a du savoir-vivre. Dès la fin de l?hibernation, les mâles se mettent en quête de partenaires pour se reproduire. Ils sont alors très mobiles et peuvent parcourir plusieurs kilomètres par nuit. 

Du bébé hérisson à l?animal adulte, découvrez les habitudes et mode de reproduction de ces petits mammifères exceptionnels

Quand un mâle trouve une belle, il l?accompagne dans ses déplacements, lui fait la cour, parfois des jours durant, parade, s?approche et tourne autour d?elle. Si elle n?est pas disposée, elle se carapate, le charge, ou adopte une posture de défense, piquants hérissés. Cela refroidit immédiatement les ardeurs d?un Don Juan importun.

Si elle est consentante, elle adopte une posture cambrée, couche les piquants de son dos. Le mâle peut alors la monter avec précaution. Les deux amants peuvent rester quelques jours ensemble et s?accoupler à plusieurs reprises ou se séparer et espérer de nouvelles rencontres.

Une ou plusieurs portées de bébés hérissons ?

Les femelles fécondées mettent au monde 4 à 7 bébés hérissons, après 35 jours en moyenne, dans un nid spécialement construit. Nus et aveugles à la naissance, ce sont de petites larves roses. Ils ouvrent les yeux au bout de deux semaines et sont nourrit du lait maternel pendant huit semaines. Au bout d?un mois, les bébés hérissons tentent leur première sortie du nid. Ils prennent leur indépendance à 40 jours si leur mère espère tenter une seconde portée dans l?année, plus tard si elle préfère garantir l?avenir de la première fratrie et ne pas se reproduire une seconde fois.

Du bébé hérisson à l?animal adulte, découvrez les habitudes et mode de reproduction de ces petits mammifères exceptionnels

Ce jeune hérisson vient de quitter sa mère et découvre le monde par lui-même. © Philippe Jourde

Ces différences de stratégie, se mêlant aux différences individuelles quant à la maturité sexuelle des jeunes femelles, font que la période de reproduction des hérissons s?étend sur toute leur période d?activité, entre mars et septembre.

Les mâles ne s?occupent pas des jeunes. Ils vagabondent pour disséminer leurs gènes autant que possible.

Bébé hérisson : une mortalité importante

Du bébé hérisson à l?animal adulte, découvrez les habitudes et mode de reproduction de ces petits mammifères exceptionnels

Bébé hérisson encore aveugle.

Diverses études indiquent une mortalité importante des bébés hérissons. Entre 60 et 70 % n?atteignent pas leur premier anniversaire. La mortalité annuelle des adultes est estimée, selon les régions, à 20-40 %. L?espérance de vie d?un bébé ayant quitté le nid est estimée à environ 2 ans. Seuls 4 hérissons sur 1 000 atteignent 7 ans et un sur 10 000 dix ans.

On connaît excessivement mal les tendances actuelles de la population française et on ne sait rien de l?effectif global. Si vous souhaitez contribuer à combler ces lacunes, n?hésitez pas à devenir un agent recenseur officiel en contribuant à la Mission hérisson.Et si vous souhaitez en savoir plus, découvrez dans notre article ce que mange un hérisson.

Livre Le Hérisson d?Europe

Le Hérisson d?Europe

Description, comportement, vie sociale, mythologie, observation
Prix Jacques Lacroix du meilleur livre de nature, décerné par l?Académie française. Labellisé par la LPO.

Livre de Philippe Jourde
Environ 216 pages, Édité par Les Éditions Delachaux et Niestlé en 2020.
?
Prix : environ 19,90 ?
?
Références complètes (éditeur, ISBN?), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   FNAC

Philippe Jourde

Philippe Jourde

Philippe Jourde travaille au service Connaissance de la LPO, où il administre le portail national de science participative www.faune-france.org, qui permet à chacun de partager ses observations d?animaux et de consulter des millions de données.
Il est par ailleurs auteur et adaptateur de livres sur la nature et vient de signer une édition revue et augmentée de l?ouvrage « Le Hérisson d?Europe », aux éditions Delachaux et Niestlé.

Installez une haie qui servira au hérisson mais aussi aux abeilles et autres pollinisateurs !!

Comme le préconise Philippe Jourde, il est primordial, pour aider les hérissons, de leur redonner des refuges, des habitats paisibles en replantant des haies ! Et si vous en profitiez pour faire d?une pierre deux coups (principe de permaculture : un élément remplit plusieurs fonctions ? !) en installant notre haie des abeilles qui pourra abriter des hérissons tout en attirant les pollinisateurs chez vous, intéressant, n?est-ce pas ?
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La haie des abeilles

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Lombricomposteur : faire votre lombricompost simplement

Le compostage est une technique qui consiste à transformer les déchets organiques en fertilisant naturel pour le sol. Il existe différentes manières de produire du compost.

Parmi elles, le lombricompostage comporte de nombreux avantages et s?adapte parfaitement à la vie citadine. Si vous habitez en appartement, le lombricomposteur est la solution idéale. Découvrez vite ce système qui vous permettra, même dans un environnement urbain, de recycler et valoriser vos déchets.

Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Lombricomposteur avec ses différents étages qui peut se placer facilement sur un balcon ou en appartement.

Qu?est-ce qu?un lombricomposteur ?

Le lombricomposteur permet, comme son nom l?indique, de fabriquer du compost grâce à des lombrics.

Appelé aussi vermicomposteur, il se présente sous la forme d?un récipient dans lequel sont versés des déchets organiques, afin qu?ils soient mangés par les vers.

Il se compose généralement de plusieurs bacs percés de façon à laisser circuler les lombrics d?un étage à un autre.

Chaque plateau a un rôle spécifique :

  • un pour les déchets frais
  • un pour les déchets en cours de digestion par les vers de compost
  • un pour le compost mûr
  • un dernier qui collecte le « lombrithé », ou jus de compost, un engrais liquide très concentré
Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Lombricomposteur avec ses différents étages qui peut se placer facilement sur un balcon ou en appartement.

Contrairement à un composteur classique, dont la production est fortement ralentie l?hiver, le lombricompostage peut se faire toute l?année.

Acheté prêt à l?emploi ou fabriqué, le fonctionnement est le même. Pour initier le processus, installez une litière dans le fond du bac situé juste au-dessus du collecteur de thé de compost : elle sera composée d?une couche de 5 cm de déchets verts, de morceaux de cartons humidifiés et d?un peu de compost mûr. Placez-y vos vers et recouvrez-les d?une légère couche de déchets organiques. Ensuite, vous pourrez placer dans le bac supérieur vos déchets, en petits morceaux. Les vers s?occupent du reste !

Pourquoi utiliser un lombricomposteur ?

Particulièrement adapté à la permaculture urbaine, le lombricomposteur présente de multiples avantages.

Réduire ses déchets

Le lombricompostage permet de réduire vos déchets tout en produisant un engrais écologique de grande qualité. Il s?inscrit donc dans une démarche écoresponsable.

Jeter vos déchets organiques à la poubelle signifie qu?ils seront incinérés ou enfouis. Grâce au vermicompostage, vous réduisez cette part de déchets de 30 à 50 %, selon votre mode de vie, et la valorisez en ressource précieuse pour vos plantes.

Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Faire son compost en appartement

L?un des principaux avantages du lombricomposteur est qu?il ne dégage aucune odeur. En effet, les lombrics consomment rapidement les déchets et empêchent leur fermentation. Le produit de leur digestion – le lombricompost – sent même agréablement le sous-bois. De plus, leurs déplacements aèrent constamment le lombricompost et empêche la prolifération des bactéries anaérobies, responsables elles aussi de mauvaises odeurs.

Autre atout : sa taille. Comme le Bokashi, qui lui fonctionne avec un activateur de compost, il est beaucoup plus petit qu?un composteur d?extérieur, et trouve facilement sa place sur un balcon, dans la cuisine ou à la cave. Le lombricomposteur est donc tout à fait indiqué pour faire votre compost en appartement et s?inscrit dans les techniques adaptées à la permaculture.

Obtenir un engrais liquide de grande qualité

Appelé « lombrithé », ou « thé de compost », le thé de vers est un engrais liquide concentré de grande qualité. Il provient de l?eau contenue dans les déchets et se récupère facilement, dans un lombricomposteur, dans le bac du bas grâce à un petit robinet.

Cet excellent fertilisant naturel apparaît deux à trois semaines après le début du lombricompostage. Il est très riche en nutriments – azote, calcium, potassium, phosphore, magnésium, entre autres – et contient également champignons et bactéries. C?est pourquoi il faut l?utiliser assez rapidement après la récolte et le stocker dans un récipient ouvert, car les organismes qui le composent ont besoin d?oxygène. Il est si concentré qu?il nécessite d?être dilué au 1/10ème au minimum lors de l?arrosage de vos plantes.

Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Avec les produits d?un lombricomposteur (compost et thé ou jus de compost), avoir un balcon rempli de cultures luxuriantes est à la portée de tous ? !

Le lombricompost : un super compost !

Le compost classique est obtenu par fermentation des déchets organiques et peut mettre plusieurs mois à se stabiliser et à être utilisé. Le lombricompost, quant à lui, est le produit direct de la digestion des vers. Ainsi, trois à six mois après le démarrage du lombricompostage, vous commencerez à récolter un compost stable, riche en humus et directement assimilable par les plantes. 

Ses bienfaits sont nombreux :

  • il permet d?aérer et d?enrichir la terre ;
  • il facilite la pénétration et la rétention de l?eau ;
  • il participe à la résistance des plantes aux maladies, par son effet régulateur sur les bactéries, les champignons et les éléments pathogènes.

Voici quelques dosages recommandés pour son utilisation :

  • en jardinière : mélange ? compost pour ? de terre
  • en repiquage : une à deux poignées par plant
  • pour la plantation d?un arbre : 1 à 3 kg selon la taille du sujet
  • pour la plantation de fruits et légumes : utilisation pure dans le potager

Vous savez désormais comment faire votre compost maison, même en appartement !

Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Où trouver votre lombricomposteur ?

Dans le commerce

Il existe, dans le commerce, différents modèles de lombricomposteurs. Voici quelques critères à prendre en compte avant de faire votre choix :

Taille de votre foyer

Pour un couple, un lombricomposteur à trois étages, pouvant accueillir 500 g de vers, sera suffisant. Pour une famille de quatre à six personnes, mieux vaut un modèle à quatre ou cinq étages, pouvant accueillir 1 kg de vers.

Avec ou sans roulettes

Si vous avez besoin de le déplacer, pour le rentrer en hiver par exemple, vous pouvez privilégier un modèle à roulettes, plus ergonomique.

Quelle matière

Le lombricomposteur peut être en bois ou en plastique. Le bois résiste aux changements de température, ce qui le rend parfait pour l?extérieur. Il est aussi esthétique, bien qu?assez salissant. En plastique recyclé ou recyclable, le vermicomposteur est conseillé pour les appartements et les balcons. Faciles à nettoyer, étanches et plus légers que ceux en bois, ils sont en revanche plus sensibles aux variations de température.

Pour les bricoleurs

La fabrication d?un lombricomposteur est en réalité assez simple et à la portée de tous. Il vous suffit d?empiler 3 ou 4 bacs, de 20 à 30 cm de profondeur, les uns sur les autres. L?ensemble doit pouvoir être refermé par un couvercle pour conserver l?humidité et offrir un environnement sombre aux vers de compost, qui fuient la lumière.

Percez le fond des bacs qui contiendront les déchets avec une mèche de 6 à 8 mm tous les 2 cm, afin de permettre aux lombrics de circuler. Le bac qui sera placé juste au-dessus de la base pourra être percé à 2 mm, afin de ne laisser passer que le thé de compost.

Comment s?occuper de votre lombricompost ?

L?importance de l?emplacement

Les vers de compost se sentent bien et sont actifs à des températures allant de 15 à 25 °C. En-dessous de 5 ou au-dessus de 30 °C, ils risquent de ne pas survivre. Prenez donc garde à protéger votre lombricomposteur du gel en le couvrant s?il est à l?extérieur, avec du polystyrène expansé ou une grosse couverture, par exemple. De même, pensez à lui éviter le soleil direct en été.

Votre vermicomposteur, s?il n?est pas hermétique, doit également se trouver à l?abri de la pluie : les lombrics ne savent pas nager !

À l?inverse, en cas de grosse chaleur, veillez à ce que votre compost ne sèche pas, en le pulvérisant légèrement si besoin.

Pour le bien-être des vers, préférez enfin un endroit calme, car ils détestent le bruit et les vibrations.

Les vers de compost

Il existe de nombreuses espèces de vers et toutes ne peuvent pas être utilisées dans un lombricomposteur. Oubliez les Lombricus terrestris, les vers de terre du jardin, qui ont besoin de beaucoup de place pour vivre ; ils ne survivraient pas ainsi enfermés.

Deux espèces sont à privilégier :

  • le ver rouge de Californie, ou Eisenia andrei : de couleur rouge vif, il préfère les matières fraîches ;
  • le ver de fumier, ou Eisenia fetida : rouge tigré de gris ou de jaune, il se régale des matières en décomposition.

Vous l?aurez compris, l?idéal est d?avoir ces deux espèces dans son lombricomposteur.

En 24 h, ces vers de compost peuvent manger l?équivalent de leur propre poids ! Dans des conditions optimales, c?est-à-dire dans un environnement sombre, humide et ventilé, entre 5 et 30 °C, ils peuvent vivre 4 ans. La population s?autorégule en fonction de ce que vous leur donnez à manger.

Vous les trouverez facilement dans le commerce, ou à moins qu?un propriétaire de lombricomposteur ne vous en donne gracieusement.

Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Les déchets à mettre dans le lombricomposteur

Vous y déposerez vos déchets organiques, si possible en petits morceaux afin qu?ils soient assimilés rapidement par les vers.

Que mettre dans le compost ?

  • des épluchures de fruits et légumes
  • des coquilles d??ufs broyées
  • du marc de café
  • des végétaux
  • du carton, brut et sans encre
  • les ongles et les cheveux, s?ils ne sont pas vernis ou colorés?

Évitez absolument les épluchures d?ail – vermifuges – et d?oignons, ainsi que les agrumes et les protéines animales.

Un lombricomposteur permet de faire du compost simplement, c?est un super composteur d?appartement très efficace avec de nombreux avantages.

Le bon fonctionnement du lombricomposteur repose sur l?équilibre azote/carbone : vos déchets organiques de type épluchures sont riches en azote par exemple, c?est pourquoi il vous faudra équilibrer le compost en y associant des déchets bruns, comme du carton ou des feuilles mortes. Comptez un mélange à 50/50 environ.

Vous savez désormais tout sur le lombricomposteur. Compact, facile d?utilisation et sans odeur, il est idéal pour faire votre compost en appartement et trouvera facilement sa place chez vous !

Les produits de votre lombricomposteur feront merveilles au potager?

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Une micro ferme en permaculture en devenir

Retrouvez en vidéo le témoignage de Sophie et Yoann, membres de formation du bureau d?études PermacultureDesign, sur leur changement de vie et leur projet de micro ferme vivrière dans lequel l?éveil des enfants au respect et fonctionnement de la nature a joué un rôle décisif. Cette vidéo a été tournée en mai 2019.

Changer de vie avec la permaculture et réapprendre à vivre avec moins !

Ce sont nos enfants qui nous ont motivés dans ce chemin-là, et c?est venu doucement, simplement, c?est entré dans notre tête comme un petit bruit, puis on s?est dit mais pourquoi pas ? Alors on a commencé à faire des plans, des dessins, sans aller droit au but au départ? Jusqu?à ce qu?on se retrouve sur ce terrain vide avec la pioche à la main, à faire les fondations. C?était un rêve qui devenait réalité !

Nous sommes Yoann et Sophie, mariés, deux enfants.

Yoann : Je me suis formé dans l?industriel, dans la maintenance, puis je suis parti faire les saisons, et c?est là que j?ai rencontré Sophie ; 

Sophie : À ce moment-là, j?étais vendeuse dans un magasin de sport. Avant le projet d?avoir des enfants, je m?étais remise dans mon premier domaine de prédilection : j?avais passé un BTS en esthétique et je suis devenue manageuse d?un spa en Suisse.

Yoann : Puis nous avons eu notre premier enfant. Alors je me suis dit qu?il fallait que je gagne ma vie ; et en étant en Haute-Savoie j?ai décidé de descendre en plaine, côté Suisse. Donc à tous les deux on gagnait vraiment bien notre vie? Par contre, c?était du 45 heures et plus, beaucoup de temps passé, beaucoup de travail? Quand le deuxième est né, trois ans après, je me suis rendu compte que je n?avais pas vu le premier grandir ! C?est une vie dure : certes, tu gagnes très bien ta vie, mais même avec quatre semaines de vacances, tu ne peux pas rattraper tout ce temps perdu?

Sophie : Alors on a décidé de réapprendre à vivre avec moins. Ça n?a pas a été évident !

Découvrez le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann, une microferme vivrière où l?éducation des enfants au fonctionnement de la nature joue un rôle central.

Un autre rapport à l?argent et au temps

Yoann : Surtout qu?on avait pris des habitudes, on avait une relation faussée avec l?argent : à force d?avoir ? peut-être pas énormément d?argent, mais d?être très confortable, on a développé des raisonnements biaisés. On rachetait quand quelque chose était cassé?

Sophie : Par manque de temps aussi, alors que quand on a plus de temps on peut se mettre à réparer, et on réapprend qu?un sou est un sou ! En fait, on réapprend la vraie valeur des choses.

Yoann : C?est grâce à nos enfants qu?on a commencé à consommer plus sainement, pour leur donner à manger correctement et, de fil en aiguille, on est rentrés dans ce chemin-là. 

Sophie : Ça a été une prise de conscience

Yoann : On a rencontré la permaculture, les maisons autonomes, et on s?est dit qu?on allait prendre ce parti-là, et qu?on allait arrêter de travailler comme des forcenés.

Sophie : Qu?on allait se donner les moyens d?un vrai changement dans nos vies, en retournant aux vraies valeurs et en réaccordant sa vraie valeur au temps. L?aventure commence là ! Avec une maison en auto-construction.

Découvrez le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann, une microferme vivrière où l?éducation des enfants au fonctionnement de la nature joue un rôle central.

La maison de Sophie et Yoann, auto-construite, bioclimatique et semi-enterrée, inspirée des earthship.

Yoann : En auto-construction complète ! Et avec ce petit lopin de terre qui nous permet de faire nos essais, et aussi de nous tromper?

Sophie : Et de persévérer !

Une maison auto-construite, bioclimatique, inspirée des Earthships

Yoann : Je pense qu?on essaye de vivre comme nos ancêtres, il y a deux générations, et que les gens faisaient eux-mêmes leurs petits jardins, leurs petits élevages?. Simplement. Donc oui, on s?est basés sur ces maisons earthship (maisons écologiques et autonomes).

Dans les grandes lignes, l?idée est vraiment de créer un cocon, une maison qui est comme une seconde peau, qui nous protège et nous apporte beaucoup. Elle est travaillée de manière à nous apporter de la chaleur en hiver, de la fraîcheur en été, ce en diminuant les consommations énergétiques.

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Je vous invite à entrer à l?intérieur !

On arrive d?abord dans la pièce principale ; là c?est l?entrée, le salon, la salle à manger, la cuisine? tout est là. Puis, comme notre maison est étroite, tout part dans la direction de ce couloir qui dessert les autres pièces de la maison, sur la face sud.

Avec les baies vitrées et l?apport solaire, on n?a pas besoin d?allumer la lumière en journée, jusqu?à ce que le soleil se couche. C?est aussi une économie : pas grand-chose peut-être, mais déjà, juste ça en soi c?est parfait !

Découvrez le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann, une microferme vivrière où l?éducation des enfants au fonctionnement de la nature joue un rôle central.

Utiliser surtout des matériaux de récupération?

On est beaucoup dans la récupération de matériaux : par exemple, c?est le bois des plafonds qu?on a récupéré pour faire la cabane dans la chambre du petit. Les luminaires sont faits maisons aussi : ici ce sont des planches avec les spots qu?on a achetés. On a tout fabriqué nous-mêmes, la maison en entier, en essayant de travailler au maximum sur la récupération. La baignoire aussi c?est de la récupération elle était tordue, on a dû la dévoiler, la repeindre?

Le principe de la permaculture, je pense que c?est un peu ça aussi finalement : des gens un peu manuels qui se rendent compte qu?ils peuvent faire les trucs tout seul. Je pense que ça va faire engrenage.

Un design adapté aux besoins et objectifs de la famille pour leur micro ferme en permaculture

Découvrez le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann, une microferme vivrière où l?éducation des enfants au fonctionnement de la nature joue un rôle central.

Vue aérienne de la micro ferme en permaculture en devenir de Sophie et Yoann, images tournées en mai 2019.

On a construit cette maison en un an et demi. En parallèle, on commençait à réfléchir sur le design de l?exploitation, qu?on voulait faire en permaculture : comment positionner nos cultures pour que ce soit pratique pour nous. 

On a voulu développer aussi le côté ludique, pour que ça intéresse les enfants. L?un des intérêts de tout ça, c?est aussi de leur apprendre que c?est possible, et peut-être aussi de donner envie à d?autres personnes de le faire, de la même façon que d?autres nous ont donné envie de nous lancer là-dedans. De démontrer que c?est faisable, c?est possible, tout simplement? Cette espèce d?élan qui nous a été donné, on aimerait pouvoir le donner à d?autres.

Le rôle éducatif des animaux sur la micro ferme en permaculture

L?objectif dès le départ a été de créer une micro ferme. On n?en est pas encore là, on ne sait pas encore si on pourra vivre de notre production. Mais déjà le côté ludique de la ferme est là, et les enfants apprennent : que les légumes, ça pousse, qu?il faut les entretenir, qu?il faut prendre soin des animaux, qu?il faut de la présence, par exemple pendant les naissances… Voilà, l?objectif, c?est une micro ferme : on l?a donc appelée « la  ferme Carrassonne » ? c?est comme ça ici qu?ils appellent les piquets de palissage des vignes. C?est la première chose qu?on a plantée en arrivant sur le terrain : des carrassonnes pour faire les clôtures de nos deux hectares. 

On a choisi de mettre les animaux à cet endroit du terrain, simplement parce que quand on est arrivés c?était le seul arbre qu?il y avait, pour les mettra à l?abri des intempéries. Là on a un coin qui est 100% récupération, il n?y a pas un truc qui ait été acheté, même pas les animaux : on nous les a donnés, ce sont des gens voulaient s?en séparer. Ce sont nos petits pensionnaires !

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Les animaux ont principalement un rôle éducatif dans le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann.

On n?a pas de problème de cohabitation du tout, et d?ailleurs les poules ne respectent pas toujours les clôtures.

Les animaux les a pris plus pour le côté ludique. On n?en a pas l?utilité. Ce sont des chèvres naines, donc on ne les trait pas, c?est trop compliqué et il n?y a pas grand-chose à récupérer. Les poules, c?est pour les ?ufs et pour recycler nos déchets. C?est que pour notre production? On mange beaucoup de gâteaux !

Cette partie ici fait office de pâturages tournants : on laisse pousser la végétation pour faire de la réserve pour les chèvres. Et puis la partie du fond, on la laisse libre pour favoriser l?apparition des auxiliaires, des plantes, de la biodiversité, qu?elle s?épanouisse? Il faut de la place pour tout !

Le zoning et la gestion de l?eau, des étapes clés du design de permaculture

On a pensé le design de permaculture dans un sens pratique : les cultures qui nécessitent beaucoup d?entretien, plus proches de la maison, les animaux sont certes un peu plus éloignés mais leur cabane est au plus près pour rendre les soins plus rapides.

On est en train de creuser un puits : une sourcière est passée, elle nous a indiqué qu?à cet endroit, à 5 mètres de profondeur, on avait dans les 3000 litres d?eau par heure. On a acheté une tarière, et on arrive tranquillement au bout, et l?eau vient : on est contents !

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En parallèle de ça, on a commencé à creuser un étang. On a déjà entre 50 et 70 centimètres de flotte. On a creusé l?étang là-bas car c?est le point bas du terrain? On espère que l?eau que l?on consomme va finir dans l?étang.

Une serre dédiée aux semis et une serre « ratatouille » de récup?

On arrive dans la nurserie, la pouponnière. Ce sont les bébés plants. Comme on est début mai, les Saints de Glace sont en train de passer, donc on attend encore un peu et après on va planter : les tomates, les poivrons, les aubergines, les melons, les piments, les concombres, les courgettes, les butternuts, les courges rampantes et les potimarrons. Voilà !

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Une serre à semis presque entièrement construite avec des matériaux de récupération?

Voilà une serre qu?on a récupérée : du plastique de recyclage chez un maraîcher qui le jetait.  On est toujours dans la même dynamique de récupération. La serre fait 8 mètres de large par 25 mètres de long. C?est un outil qui va nous permettre d?allonger les cultures dans le temps. On l?appelle la « serre ratatouille » : elle servira pour les courgettes, les aubergines, les poivrons, les tomates, et des melons, pourquoi pas !

Une micro ferme pour se rapprocher de la nature et avoir plus de temps en famille

Le projet était aussi de se rapprocher de la nature : cultiver nos légumes, notre nourriture. On a la chance d?avoir ce grand champ de deux hectares à côté de la maison. Après plusieurs essais pour trouver quelles cultures étaient efficaces sur ce terrain-là et avec notre façon de cultiver, on a décidé de construire ce mandala. C?est un jardin qui est rond, avec des bacs de culture dans lesquels on travaille en lasagnes. On a de bonnes espérances pour ce petit jardin-là ! Et il est joli, quand c?est joli je me dis qu?on a plus envie de d?y passer du temps ; c?est vrai qu?il n?est même pas encore fini qu?on se sent bien déjà dedans ! 

Découvrez le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann, une microferme vivrière où l?éducation des enfants au fonctionnement de la nature joue un rôle central.

Le jardin mandala de Sophie et Yoann s?appuie sur des buttes façon lasagnes comme support de culture.

Tout l?intérêt c?est de ne pas faire beaucoup d?investissements : on travaille beaucoup avec l?existant, avec de la récupération?

Sophie : On fait fonctionner notre matière grise avant la carte bleue !

Yoann : Et de ne pas avoir de pression financière, d?obligation de rendement nous permet d?être plus libres : si ça ne tourne pas, c?est comme ça ! On n?a pas de gros investissements à rentabiliser. 

Sophie : La priorité, c?est la famille ! Et le temps.

L?observation du terrain pour un bon développement de la micro ferme

Yoann : Pendant ces deux ans, on a constaté comment ça poussait. Il y a des endroits où ça pousse plus gras, d?autres où ça pousse différemment, il y a aussi des plantes qui nous donnent des indices sur la matière du sol. On s?est rendus compte de la profondeur, des endroits où on avait de l?eau, à quelle période? On s?est rendu compte aussi que l?eau qui filait sur le terrain embarquait les nutriments. Par exemple, on a le compost, et on a vu que derrière ça pousse bien gras ; donc on l?exploite ! On a placé à côté du mandala le tas de fumier et le tas de compost, pour que les nutriments partent dans le mandala.

L?apprentissage de la permaculture avec l?aide de PermacultureDesign

Yoann : Permaculture Design, j?en avais fait une première approche, mais ça remonte ! Au début j?avais pensé : « Tiens, c?est sympa ce qu?ils font ! » Et en arrivant ici, je me suis repenché dessus et j?étais content de voir que ça existait toujours. Du coup, j?avais suivi votre formation en ligne, et j?étais venu aussi au chantier participatif à Lormont. C?était vraiment instructif, avec de super rencontres : c?était génial !

Dans la formation de Permaculture Design, il y avait le paragraphe « choisir son support de culture » et c?est vrai qu?on a fait plein d?essais par rapport à ça. Parce qu?en permaculture? Au début, nous, on a fait comme tout le monde : on s?est jetés sur les pelles, on a fait des buttes, parce qu?on avait une expérience passée. Finalement on s?est rendus compte que ce n?était pas adapté au terrain, c?était un peu productif, mais pas satisfaisant. 

On a retravaillé avec les apports de Permaculture Design et on a fait nos cultures un peu en hauteur en travaillant en lasagnes. On a mixé ça avec des effets de bordures, en les maximisant dans le mandala. Et on s?est basés sur les supports de Permaculture Design aussi pour étudier la course de l?eau sur le terrain.

Tout ça, en réalité, c?est juste du bon sens ! Mais on ne peut pas le deviner. Il y a des gens qui ont fait ce travail en amont et qui sont là pour le redistribuer ; il faut juste piquer les informations et les réadapter à son terrain. Et donc on dit merci à Permaculture Design !

Sophie : Notre sensibilité, dans cette expérience, je pense qu?elle nous a portés. Et ceux qui sont derrière l?écran et qui se disent « Ouah, c?est sympa ce qu?ils ont fait ! » : Il faut qu?ils sachent que nous, on était pareils ! Et à des moments on n?arrive même pas à réaliser qu?on est en train de le faire !

Yoann : Foncez ! C?est valorisant, et c?est ça la vraie vie ! La permaculture, ça ne s?arrête pas au râteau et à la pelle : c?est une philosophie complète, ça passe par le bâtiment, par la culture, par la gestion de son temps?. C?est très complet ! 

Sophie : La nature, les câlins aux arbres ! Marcher pieds nus? C?est complet oui. Il faut y aller.

Découvrez le projet de micro ferme en permaculture de Sophie et Yoann, une microferme vivrière où l?éducation des enfants au fonctionnement de la nature joue un rôle central.

Un grand merci à Sophie, Yoann et leurs enfants pour ce témoignage inspirant et leur accueil chaleureux !

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Le design de permaculture est une véritable boite à outils qui permet de concevoir vos projets en permaculture de manière efficace et en accord avec vos besoins et contextes propres. Si vous envisagez une reconversion ou un changement de vie, faire le design de votre projet sera une étape essentielle pour avancer sereinement et sûrement ! Pour apprendre la méthodologie de design, découvrez notre formation en ligne en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Invitez la permaculture dans votre jardin

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Programme estival des ateliers du Sens de l’Humus

Les ateliers du
Bel Eté Solidaire

Jardin Pouplier
60 rue de Saint Antoine 93100 Montreuil
15 participant·es par atelier

Inscription obligatoire auprès de solen@lesensdelhumus.org

  • Jeudi 16 et vendredi 17 juillet 14h-16h
    Construction de meubles en palettes (même groupe sur deux demis-journées). Cet atelier permettra d’apprendre à construire des bancs à partir de palettes de récupération.

  • Mardi 21 juillet 14h-16h
    Fabrication de jus de légumes biologiques. A l’aide d’un extracteur nous réaliserons de délicieux jus santé.

  • Mercredi 22 juillet 14h-16h
    Faire ses semis d’été. Apprendre à faire des semis en godets, calendrier des semis pour l’été.

  • Jeudi 23 juillet 16h-18h
    Atelier initiation au compost. Formation au compostage, observation des différents bacs à compost du jardin.

  • Mercredi 29 juillet 10h-12h
    Atelier cuisine : initiation à la lactofermentation. Venez découvrir cette technique de conservation des aliments et repartez avec votre préparation ! Merci d’amener votre bocal à joint.

  • Mercredi 5 août 10h-12h
    Atelier cuisine réalisation de boissons froides et chaudes à partir de plantes du jardin.
    Venez observer, découvrir et récolter les plantes du jardin afin de réaliser de délicieuses préparations.

  • Vendredi 28 août 16h-18h
    Atelier initiation au compost. Formation au compostage, observation des différents bacs à compost du jardin.

  • Mardi 01 septembre 14h-16h
    Atelier cuisine : apprendre à faire ses compotes-confitures. Atelier de cuisine anti-gaspi’, avec les fruits du jardin.

  • Jeudi 03 septembre 14h-18h
    Atelier cuisine : apprendre à faire ses conserves. Avec les légumes d’été du jardin et de notre AMAP Légumes et compagnie, profitons des généreuses récoltes afin de réaliser de savoureuses conserves pour l’hiver.

Les animations
dans les parcs

Retrouvez nous dans différents parcs de la Seine-Saint-Denis dans le cadre de l’agenda des Parcs.
10 participant·es par atelier

Inscription obligatoire auprès de solen@lesensdelhumus.org

  • Initiation à la photo naturaliste (atelier proposé sur deux créneaux)
    Lundi 10 et 17 août 14h-16h au Bois de Bondy (Bondy)
    Mardi 11 et 18 août 14h-16h au parc des Beaumonts (Montreuil)
    Vendredi 14 et 21 août 14h-16h au parc des Guillaumes (Noisy-le-Sec)

  • Observation des insectes
    (atelier proposé sur deux créneaux)
    Lundi 10 et 17 août 16h-18h au Bois de Bondy (Bondy)
    Mardi 11 et 18 août 16h-18h au parc des Beaumonts (Montreuil)
    Vendredi 14 et 21 août 16h-18h au parc des Guillaumes (Noisy-le-Sec)

  • Observer la vie du sol
    Mercredi 02 septembre 14h-16h au parc des Beaumonts (Montreuil)

Le paillage au jardin en permaculture

L?un des objectifs de la permaculture est de se rapprocher de la nature, de l?observer et de s?en inspirer en la respectant. Et quand on se penche pour l?examiner, on ne manquera pas de remarquer que dans la nature, le sol n?est jamais laissé à nu. En tant que permaculteur(trice), on se souciera plutôt de trouver des solutions pour couvrir le sol de son jardin !

Comment réaliser ce paillage chez soi ? Quels sont les avantages et les inconvénients du paillage ? Quel type de paillage choisir et pour quelles cultures ? Suivez notre tour d?horizon du paillage en permaculture !

Le paillage : C?est quoi ?

L?idée de départ vient, comme souvent, de l?observation de la nature, notre professeur principal en permaculture ;). C?est reproduire ce que la forêt réalise depuis des siècles sans intervention de l?humain ! Désigné communément sous le terme anglais « mulch » signifiant « paillis », le paillage en permaculture ne se résume pas à l?ajout de paille, comme son nom français pourrait le laisser supposer. Il signifie, plus largement, placer sur le sol une couverture constituée de matériaux (organiques, minéraux ou plastiques) dont le choix se fera notamment en fonction des végétaux, de la surface à pailler, de la saison, de vos ressources et de la nature du sol.

Quels sont les avantages du paillage dans un jardin en permaculture ?

C?est bien beau de vouloir imiter l?écosystème de la forêt. Mais comprendre quels sont les réels avantages de cette couverture de sol, c?est encore mieux !

Mulcher, pailler ou couvrir son sol quel que soit le vocabulaire que vous préférez est vraiment un acte multi-fonction essentiel à la bonne santé d?un jardin en permaculture.

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

En voici les principales fonctions :

Le rôle protecteur du paillage :

En couvrant votre sol d?un paillage (ou paillis), vous le protégerez de l?effet dévastateur des pluies mais aussi des maladies.

Il diminue les effets de l?érosion : 

Un sol nu est vulnérable à l?eau et subit tous ses caprices. Le ruissèlement érode le terrain, le lessive et le rend infertile. Et si le vent s?en mêle, c?est encore pire ! Un paillage épais diminue fortement ces phénomènes !

Le paillage au potager évite la formation d?une croûte de battance dure et imperméable qui ralentit l?infiltration de l?eau dans le sol et freine la croissance des végétaux.

Les terrains en pente sont les plus sensibles à l?érosion. En leur apportant un paillage organique approprié, vous les rendrez fertiles et propices à l?accueil de la biodiversité.

Protéger le feuillage des éclaboussures :

Pour la culture des légumes sensibles aux maladies cryptogamiques (c-à-d due à un champignon) telles que le mildiou ou l?oïdium, il est important d?éviter de mouiller le feuillage car c?est sur les feuilles restant humides que naissent ces maladies. C?est notamment le cas pour les tomates, les pommes de terre ou encore les cucurbitacées. Or, le paillage de vos plants potagers permet de limiter les éclaboussures lors de l?arrosage et donc de réduire le risque de maladies sur ces cultures sensibles.

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Jardin potager familial en fin de printemps, paillé principalement au foin.

Le rôle isolant et de régulation du paillage :

L?ajout de paillage joue un rôle considérable dans la protection de vos plantes contre les chocs climatiques et les écarts de températures. En installant une couverture de sol dans votre jardin, vous l?aiderez à mieux supporter les aléas climatiques tels que le froid, le vent et la canicule.

En fonction de la saison et du type de paillage choisi, celui-ci isole de la chaleur ou du froid :

En début de printemps, on peut choisir d?enlever les paillages organiques d?automne/hiver restants, et ce pendant plusieurs semaines si la météo est au beau temps pour permettre à la terre de se réchauffer plus vite. Sinon, un paillis épais empêchera les premiers rayons bienfaisants du soleil printanier de réchauffer la terre.

Ensuite, un paillage organique installé en milieu de printemps, début d?été, protégera des fortes chaleurs et limitera l?évaporation de l?eau d?arrosage en surface.

En automne, il protègera le sol des refroidissements brusques et favorisera la croissance des plantes en servant de « manteau » au sol.

Le paillis joue aussi le rôle de régulation des besoins en eau car il limite l?évaporation de l?eau au niveau du sol vu que celui-ci est protégé des vents et du soleil. Selon le type de paillage choisi, il peut également stocker et accumuler l?eau un peu comme une éponge, c?est le cas des paillis de chanvre par exemple.  Les végétaux hydrophiles bénéficieront alors d?un milieu favorable pour croitre et s?épanouir. Cela permet donc de diminuer les arrosages et de diminuer la charge de travail.

Il peut aussi avoir un rôle de régulateur des différences de températures entre le jour et la nuit en accumulant la chaleur du rayonnement solaire, c?est notamment le cas des paillis minéraux de couleurs sombres comme l?ardoise ou la pouzzolane.

Le rôle fertilisant et nourrissant du paillage :

Un paillage organique, varié et équilibré, alimente le sol sur lequel il est installé. Il nourrit la terre et favorise la vie. Lors de sa décomposition par les bactéries et divers organismes vivants dans le sol, il devient nutritif et procure force et goût aux légumes qui s?y épanouissent. La terre gagne en qualité et se transforme en un humus indispensable à la fertilité.

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Un paillage organique bien équilibré stimule la vie du sol et favorise la création d?humus !

Un paillage organique généreux, équilibré et varié va donc préserver et encourager la vie du sol en stimulant l?activité microbienne et celle de l?ensemble de la faune du sol. La couverture du sol constituera un refuge, un abri pour certaines formes de vie, un garde-manger pour d?autres et favorisera par la même l?accueil d?une plus grande biodiversité faunistique et floristique toujours bienvenue dans un jardin en permaculture car source de résilience ? !  Bref un atout de plus pour qui veut tendre vers une certaine autonomie alimentaire.

Le rôle « désherbant »  du paillage :

De nombreux jardiniers se demandent que mettre au sol pour éviter les mauvaises herbes ? La réponse est dans le paillage ! Grâce à son pouvoir couvrant (plus ou moins important selon la matière utilisée), le paillage permet souvent de limiter la levée et la croissance des adventices. En permaculture, un épais paillis pourra donc vous dispenser des corvées de désherbage et de binage ;).

Et l?esthétique dans tout cela ?

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, chacun aura donc sa propre opinion à ce sujet. Pour notre part, nous trouvons que le paillage d?un jardin apporte une touche déco indéniable avec des contrastes intéressants et une grande diversité de couleurs et mélanges possibles ! 

Quels sont les inconvénients du paillage ?

Revers de la médaille, le paillage peut parfois être source de difficultés. Avec en tête le principe de permaculture « Le problème est la solution !», on peut cependant adapter ses actions / réactions pour toujours en retirer du positif.

Le paillage peut-il occasionner des maladies ?

Moisissures, champignons et bactéries responsables de la décomposition du mulch n?engendrent en général pas de maladies. Mais certains paillis trop humides ou étalés en couche trop épaisse et compacte, telles que les tontes de gazon, peuvent  former des couches imperméables où se déclenchent alors des fermentations anaérobies (privées de dioxygène) dégageant de mauvaises odeurs, empêchant une bonne circulation de l?air, de l?eau et pouvant provoquer des asphyxies et nécroses sur certains végétaux. On veillera donc, pour éviter ces phénomènes à introduire dans ces paillages des éléments secs en mélange ou des éléments grossiers comme des branchages afin de créer des circulations d?air dans l?épaisse couche de paillis.

On évitera aussi de pailler les végétaux hydrophobes pour éviter l?accumulation d?humidité sur ces derniers pouvant les faire pourrir. Voir en fin d?article pour des précisions sur quoi pailler au potager?

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Aulx en cours de maturation non paillés pour éviter le pourrissement des bulbes de cette plante hydrophobe ;)!

Le paillis attire-t-il les limaces et les rongeurs ?

S?il est vrai que le paillage sert souvent de refuge pour les limaces et autres gastéropodes ou pour camoufler les entrées de galeries de rongeurs, on remarque, cependant, qu?avec le temps et la mise en place d?un écosystème équilibré où le sauvage garde une place de choix, le problème se règle de lui-même en quelques saisons (certes c?est moins rapide qu?avec l?achat de produits chimiques en « cides » mais ça a l?avantage de ne pas être mauvais ni pour vous ni pour votre environnement!). Le paillis va aussi attirer des prédateurs de ses indésirables ! Et en multipliant les niches écologiques (tas de bois, petite zone sauvage non touchée, parterre de lierre, tas de feuilles mortes, petite mare?) aux abords de vos surfaces paillées, vous accueillerez ainsi bons nombres de super auxiliaires comme des hérissons, des carabes, des serpents, des orvets, des libellules, des batraciens?prêts à défendre de bon gré vos cultures en se régalant de leurs ravageurs !

Les oiseaux jouent à chamboule-paillis ?

Oui, les oiseaux aiment fouiller dans les paillages organiques légers comme la paille ou le foin en les éparpillant pour trouver de quoi se restaurer. Mais rien de bien méchant en général et on ne peut pas leur en vouloir de rechercher leur pitance partout où il en reste encore un peu tant les champs cultivés en monoculture sont devenus des déserts pour eux !

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Merle en quête de nourriture au sol?

Avec un peu d?ingéniosité, on peut trouver des parades : mettre par dessus le paillage du grillage à poule ou des branchages pourra réduire les dégâts là où c?est vraiment nécessaire, c?est à dire, notamment au potager.

Les végétaux paillés ne peuvent pas se ressemer naturellement ?

Effectivement, certains paillages trop épais ou les paillis minéraux peuvent empêcher les petites graines de trouver leur chemin jusqu?au sol et de se ressemer. Mais en choisissant un paillis qui se décompose rapidement (carton, déchets verts et alimentaires), le semis naturel pourra se faire.

Quel paillage choisir dans votre jardin en permaculture ?

Il existe, une grande variété de paillis organiques ou minéraux. Passons en revue les différentes possibilités offertes pour pouvoir choisir celui qui répondra aux attentes de votre jardin et à votre contexte.

Les toiles de paillage manufacturées :

Il existe différent type de toiles de paillage, certaines sont organiques et biodégradables comme les toiles de chanvre, de lin ou de jute, d?autres sont en plastiques et donc n?apportent pas de nutriments au sol.

Chacun choisira la matière qui lui convient selon sa sensibilité mais aussi selon l?utilisation visée, la durée de vie de la toile de paillage souhaitée et son budget. Si le plastique n?est pour certains pas du tout envisageable en permaculture, évitons d?être dogmatiques : faire le choix des bâches de paillage en plastique peut tout à fait être compatible avec une démarche en permaculture à partir du moment où ce choix a été mûrement réfléchi et qu?il est le plus pertinent par rapport aux objectifs et besoins dans le contexte propre au projet?

Ces toiles ou bâches de paillage sont vendues en rouleau la plupart du temps, à la coupe en jardinerie ou encore en morceaux rectangulaire ou carré.

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Paillage d?un jeune arbre avec un carré de toile de lin biodégradable – Extrait de la formation en ligne « Créer et gérer une forêt jardin avec Martin Crawford » -©Martin Crawford

Les toiles organiques biodégradables sont généralement beaucoup plus chères que la simple bâche de paillage en plastique. Il faudra donc bien étudier son budget avant de choisir ce type de paillage.

Dans un cas comme dans l?autre, ce sont des paillages relativement faciles à poser et limitant énormément l?entretien nécessaire! Ils sont très pratiques à utiliser notamment lors de la constitution de haies arbustives en zone 3 ou 4, où on ira peu ou difficilement accessibles. Ils feront merveilles aussi pour des massifs de plantes vivaces ornementales ou des plantations de petits fruits. Une fois posée, la toile de paillage pourra rester en place plusieurs années ! Dans le cas des bâches plastiques, elles pourront même être déplacées et réutilisées ailleurs si besoin, servant ainsi à plusieurs reprises.

Les différents paillages organiques

Rentrent dans cette catégorie tous les paillis composés d?éléments végétaux. En fonction de leurs composantes, ils se dégraderont plus ou moins vite et seront plus ou moins adaptés.

Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) : un super paillage organique

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

BRF ou Bois Raméal Fragmenté, un paillis avec de nombreux bienfaits au jardin.

Le paillis de BRF trouve son origine au Canada. Il est constitué de jeunes rameaux (d?arbres feuillus de préférence), broyés. C?est un broyat de bois frais vivant qui est très riche en nutriments. Il est idéal pour relancer l?activité biologique dans des sols pauvres ou dégradés comme pour protéger les plantes vivaces : arbres, arbustes, haies et massifs, groseillers, fraisiers, cassissiers?

Les plus du BRF :

  • plutôt esthétique (selon nous ;)!)
  • d?assez longue durée quand installé en couche épaisse
  • favorise le développement de champignons mycorhiziens qui pourront ensuite s?associer aux racines de vos végétaux cultivés pour des échanges de nutriments gagnants/gagnants?
  • améliore la structure du sol
  • stimule l?activité biologique du sol
  • riche en minéraux
  • garde bien l?humidité

Les moins du BRF :

  • une terre couverte de BRF se réchauffe moins vite au printemps
  • peut entrainer une « faim d?azote » en surface du sol, c?est à dire que l?azote viendra à manquer pour les jeunes végétaux nouvellement installés dans ce type de paillage et cela se verra notamment sur leurs feuillages qui jauniront.
  • difficile à bien utiliser au potager, notamment au niveau des semis et donc plutôt déconseillé aux débutants.
  • pas facile à produire en grande quantité pour les particuliers sans un minimum d?équipement (broyeur) !

Pour en savoir plus, lisez notre article dédié au BRF ? !

Écorces et cosses :

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Fraisier paillé à l?écorce de pin.

 Les écorces de pin : c?est un paillage assez connu des jardiniers que l?on voit depuis longtemps dans les jardins d?ornements. Il a bien sûr ces avantages et ses inconvénients qu?on vous invite à découvrir dans notre article dédié aux paillages à base d?écorces de pins !

Les cosses de sarrasin :  il s?agit des enveloppes des grains de sarrasin appelé aussi blé noir. Elles constituent un bon accumulateur/restituteur de chaleur de par leur couleur sombre et sont capables de retenir la moitié de leur poids en eau !

Ces écales conviennent bien au paillage des plantes médicinales et aromatiques et aux légumes appréciant l?eau.

Elles auront cependant du mal à rester en place sur les sols pentus où elles seront facilement emportées par les ruissellements à cause de leurs petites tailles.

Cependant, souvent produites en grande quantité en Chine, leur achat est peu compatible avec une approche écologique et permaculturelle favorisant le local en plus de fait que cela soit assez cher.

Les cosses/coques de cacao : les enveloppes des fèves de cacao forment un paillis fin et léger qui pourraient convenir aux plantes annuelles du potager ou pour apporter une touche esthétique au jardin d?ornement. Riches en azote, elles pourraient être un apport intéressant sur un sol où ce nutriment essentiel ferait défaut, ou en mélange avec un paillage fortement carboné pour éviter la faim d?azote (sur le même principe qu?évoqué plus haut pour le BRF) !

Cependant, comme il s?agit de déchets de l?industrie du chocolat, la grande majorité des cosses sont produites en agriculture conventionnelle avec des intrants chimiques. Il n?est donc pas forcément bon d?apporter ça dans votre jardin sans compter le fait que c?est rarement une ressource locale (à moins que vous viviez dans un pays producteur évidemment?) ! Si vous rajoutez à cela leur prix très élevé, vous en arriverez vite à la conclusion qu?il y a surement, près de chez vous ou même directement sur votre terrain de quoi constituer un bien meilleur paillage, plus sain et beaucoup moins cher ! 

La paille et le foin :

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Paillis de paille pour ces salades !

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Plate-bande potagère courgettes – salades-carottes paillée au foin.

La paille comme le foin sont des paillages sommes toutes très économiques ! Ils font partie des paillages phares en permaculture car ce sont les plus répandus et les plus simples d?utilisation notamment quand on débute !

On notera cependant que ce sont deux paillages qui, malgré leur ressemblance n?ont pas les mêmes propriétés notamment en terme d?amendement. Mieux vaut donc bien connaitre leurs caractéristiques pour les utiliser à bon escient !

Pour qu?ils n?est plus de secrets pour vous, on vous invite à lire nos articles dédiés aux paillages à base de paille ou à base de foin !

Les paillettes de chanvre :

Dans le paillis de chanvre, on utilise la partie restante du chanvre non utilisée pour la fabrication textile. L?avantage principal des paillettes de chanvre est qu?elles ne contiennent généralement aucun pesticides car ils ne sont pas nécessaires à leur culture. Elles sont aussi très fines et pratiques à utiliser !

Découvrez notre article dédié aux paillettes de chanvre pour en savoir plus ? !

Les paillettes de lin :

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Paillage à base de paillette de lin.

Comme pour le chanvre, les paillettes de lin provient des restes de tiges recueillis après l?extraction des fibres textiles.

Assez esthétiques au jardin, elles nourrissent et allègent les sols lourds sans les acidifier et ont une durée de vie assez longue à condition d?installer une couche d?au moins 5 cm d?épaisseur.

Là encore, pour bien connaitre leurs caractéristiques avant de choisir de les utiliser au jardin, nous vous invitons à lire notre article dédié au paillage à base de paillettes de lin ? !

Les paillages à base de poacées :

Il est possible d?utiliser les tiges de certaines plantes appartenant à la famille des Poacées pour réaliser un paillage lorsqu?elles fanent en automne. Il vous suffit de les couper à la fin de leur floraison pour ensuite les broyer et les disposer dans votre jardin aux pieds des plantes qui craignent le froid hivernal.

Parmi les poacées, nous vous conseillons notamment d?utiliser les chaumes :

  • des miscanthus
  • des cannes de Provence (Arundo donax)
  • de l?herbe de la pampa (Cortaderia selloana) – attention, cependant à cette dernière classée parmi les plantes envahissantes en milieu Méditerranéen, elle est à utiliser si vous en avez déjà sur place mais réfléchissez-y à deux fois avant de l?introduire chez vous si vous n?en avez pas encore, car elle peut être problématique dans votre contexte?
  • de maïs, s?il est cultivé en agriculture biologique évidemment ?

Côté paillis minéral :

Ils sont de plusieurs types : roches volcaniques comme la pouzzolane, schistes, billes d?argiles, ardoises concassées, galets, graviers, débris de poteries/tuiles ou encore coquillages !!

Tous possèdent une valeur esthétique non négligeable avec une large palette de couleurs et de formes permettant une grande créativité, du plus bel effet notamment au jardin d?ornement voire dans une spirale aromatique.

Les paillages minéraux sont extrêmement durables vu qu?ils ne se dégradent pas facilement, d?autant plus que vous aurez veillé à installer sous ces paillages un feutre ou géotextile qui l?empêchera de pénétrer dans la terre en dessous !

Ils sont de nature à bien emmagasiner la chaleur ce qui plaira notamment 

aux plantes de rocailles et aux graminées ornementales !

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Plantes succulentes paillées avec un paillis minéral avec un très beau rendu visuel !

Mais ils ont également plusieurs inconvénients aux premiers rangs desquels le fait de ne pas nourrir le sol et d?être généralement assez onéreux à se procurer !! Pour plus de détails, rendez-vous sur notre article dédié au paillage minéral d?ardoise !

Le paillage pas cher et fait maison : celui que l?on préfère !

En permaculture, on cherchera toujours à essayer de limiter les intrants extérieurs à notre site. Du coup, produire son propre paillage, à chaque fois que cela est possible, suit bien ce principe de permaculture fondamental. L?avantage est, notamment, de pouvoir recycler tout un tas de déchets. C?est fou tout ce qui peut être recyclé ! Donc profitez-en !!

Le carton brut, sans colle ni encre :

Solution ô combien économique, le carton brut (non tinté donc de couleur brune) est aussi un champion de l?attraction de biodiversité (à commencer par les vers de terre qui en raffolent) et du « désherbage » ! Il suffira de faire se chevaucher plusieurs planches cartonnées bien humidifiées pour occulter la lumière en dessous et supprimer de nombreuses pousses d?adventices tout en fournissant une matière carbonée à déguster pour la vie du sol qui le transformera rapidement en humus. Recouverts en plus d?un mélange de paillis végétal et/ou d?un peu de terreau, le carton fera donc des merveilles dans votre jardin.

Il sera notamment très utile au pied des plantations de jeunes arbres et arbustes qui peuvent craindre la sécheresse ou la concurrence des adventices les deux premières années de leur installation.

Les plus du carton : 

  • économique
  • facile et rapide à poser
  • se décomposent très vite
  • réduit les déchets et déplacements aux zones de recyclage ! 😊

Les moins du carton :

Les puristes argueront que même manuellement débarrassé de ses scotch adhésifs et autres enveloppes imperméables contenant les bons d?expéditions, il reste toujours une infime quantité de colle dans le carton, qui est utilisée pour faire adhérer entre elles les différentes couches composants la paroi d?un carton (notamment les parties plates extérieures avec la partie ondulée intérieure !). Et cette colle-là est impossible à retirer ! Du coup, si vous êtes sensibles à cela, le mieux est de ne pas utiliser les cartons au jardin?

Si on ne met rien dessus pour les tenir en place, les cartons ont vite fait de se faire la malle par temps venteux !

Ce n?est pas un vrai paillage à lui seul, il n?est pas suffisant pour cela et demande, de préférence une couche de paillis végétal par dessus pour être plus efficace.

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Paillage d?un jeune arbre avec du carton recouvert avec plusieurs centimètres écorces en vrac – Extrait de la formation en ligne « Créer et gérer une forêt jardin avec Martin Crawford » -©Martin Crawford

Les déchets de cuisine :

Il est aussi possible de pailler votre jardin en y déposant vos déchets de cuisines végétaux : étalés sur votre sol, ils lui assureront une bonne fertilité tout en maintenant une bonne humidité, c?est ce que l?on appelle aussi faire « du compost de surface » ! Normalement, dans le cadre d?une alimentation variée et équilibrée, vos apports de déchets de cuisine en paillage devraient aussi être variés et équilibrés ;). On évitera cependant de mettre de grosses quantités d?agrumes qui déplaisent fortement aux vers des terre et on veillera, si possible, à couper en morceaux les plus gros déchets de cuisines afin d?en faciliter la décomposition. ?

Ceci dit, pensez à en garder un peu pour vos poules qui aiment souvent beaucoup aussi les déchets de cuisines afin de ne pas faire de jalouses ;). En plus, elles vous donneront, par le biais de leurs fientes, un amendement de choix à ajouter à vos paillages riches en matières brunes carbonées (BRF, copeaux de bois, paille?) !

Les « déchets » verts :

Loin d?être des déchets, ce sont en fait des ressources comme nous le dit bien le principe de permaculture « tout déchet est une ressource inexploitée! ». Alors, plutôt que d?encombrer votre trottoir avec des sacs de déchets verts en tout genre, vous récupérez-les pour pailler votre jardin. Le recyclage des déchets verts à portée de main et gratuits est génial !

On peut citer notamment :

  • les tontes de pelouses
  • les résidus de tailles diverses, broyés (en se limitant à un maximum d?environ 20% de résineux pour éviter d?acidifier le sol) qu?il s?agisse de jeunes rameaux vivants (BRF) ou de copeaux de bois secs, voire des deux mélangés
  • les feuilles mortes
  • les coques concassées de noix, noisettes et autres bogues de marrons
  • les parties de légumes que vous ne consommez pas ou qui sont fanées
  • les végétaux « booster » de fertilité comme l?ortie ou la consoude que l?on peut simplement couper et déposer au sol comme paillage ultra nourrissant plusieurs fois dans l?année !
Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Paillage de plate-bandes potagères avec de la consoude cultivée à cette fin juste à côté ;)!

Les plus des déchets verts :

  • plus économiques que les paillis du commerce
  • renouvelables à volonté
  • produits sur place, vous savez de quoi est composé précisément votre paillage
  • facteur de fertilité et création d?humus
  • quand ils sont bien équilibrés en matières vertes et en matières brunes, ils sont un cocktail extrêmement nutritif pour les sols !
  • ils vous évitent des déplacements à la déchetterie !!

Les moins des déchets verts :

  • ne sont pas toujours très esthétiques.
  • peuvent nécessiter du matériel pour être produit en quantité suffisante (tondeuse avec récupérateur de tonte, broyeur?)

Les déchets organiques animaux :

Si vous avez la possibilité de récupérer de la laine de mouton, faites-le car ce type de paillis est très bénéfique pour votre jardin. Il retiendra la chaleur en hiver, préservera une bonne humidité et augmentera votre productivité.

Il est aussi possible de récupérer les poils et plumes de vos animaux de compagnie ainsi que vos cheveux et vos ongles. Mêlés avec d?autres matières organiques, ils constitueront un terrain fertile grâce à leur teneur élevée en azote et protéines. Ne croyez pas que cette idée soit tirée par les cheveux 😊, certains jardiniers ont même remarqué que les cheveux humains servaient de répulsifs à certains « ravageurs » (taupes, cervidés) !

Que doit-on pailler dans un jardin en permaculture ?

La réponse est simple : presque toutes les cultures peuvent être paillées ! Il est possible d?utiliser la technique du paillage du potager, aux plantes ornementales et médicinales, en passant par le verger et les haies brise-vent, sans oublier les plantes en pot et jardinières. 

Mais le choix du paillage dépendra de différents critères tels que :

  • l?exigence en eau
  • la durée des cultures
  • le type de sol et son pH
  • le temps de dégradation du paillage
  • ?

L?exigence en eau

Plus elles sont hydrophiles, plus les plantes apprécieront de pouvoir bénéficier d?humidité grâce à un paillage organique. Au potager, le paillage sera notamment apprécié pour les fraisiers, les tomates, les choux, les salades, les épinards, les courgettes?

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Plant de courgette paillé au foin dans un jardin potager en permaculture.

Bien sûr, mettre en place un paillage ne supprime pas toujours totalement les besoins en arrosages. Vous pourrez ainsi prévoir, avant de mettre vos paillages, l?installation de tuyaux gouttes à gouttes à même le sol qui resteront donc sous le paillage toute la saison. Vous pouvez recycler des bouteilles en créant des sortes d?entonnoirs : plantées à l?envers, goulot dans la terre et fond de bouteille découpé, elles dépasseront du paillage pour un arrosage facilité et localisé. Vous pourrez aussi utiliser par exemple des ollas ou oyas, si ce système d?irrigation via des pots en terre cuite poreuse enterrés vous séduit.

En revanche, les végétaux hydrophobes ne devront en général pas être paillés. Au niveau potager, ce sera notamment le cas des cultures d?ail, d?oignons ou encore d?échalottes?

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Oignons blancs non paillés pour éviter le pourrissement de cette plante hydrophobe ;)!

La durée de culture des végétaux

C?est un critère de sélection du paillis très important. Les légumes se cultivant sur une période courte (radis, laitue-salade?) n?auront pas besoin d?être fortement paillés avec un paillage longue durée. On préfèrera, par exemple, les mulcher avec quelques centimètres de tontes de pelouse ou de foin qui se décomposeront rapidement.

Un paillage de type BRF conviendra davantage à des plantes pérennes, des haies et des petits fruitiers.

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Cassissiers, groseilliers et autres framboisiers paillés au BRF et bois broyé dans un jardin en permaculture ouvert au public sur la commune de St Pierre de Frugie en Dordogne.

Pour couvrir le sol des cultures qui restent tout l?été (2 à 3 mois) à la même place telles que courgettes, aubergines, poivrons, tomates?on choisira un paillage équilibré en apports nutritifs (donc mélangeant en proportion équivalente des matières vertes à tendances azotées avec des matières brunes à tendance carbonées) en couche d?une dizaine de centimètres pour bien supporter les grosses chaleurs !

Comme la nature est bien faite et que le permaculteur le sait, en automne les feuilles mortes se ramassent à la pelle, comme disait Prévert !

Quand on parle de paillage au jardin ou encore de paillis ou de mulch, difficile d?y voir clair. Pour vous aider voici un guide complet sur les paillages au jardin pour bien les choisir !

Feuilles de tilleul jonchant le sol à l?automne, y?a plus qu’à ramasser pour en faire un excellent paillage pour la fin de l?année.

Elles constitueront un paillage idéal pour les légumes qui restent en place à cette saison ou les coins du potager où vous n?avez pas semé d?engrais vert.

Utilisez des feuilles qui se décomposeront rapidement pendant l?hiver (noisetier, tilleul, bouleau) en évitant celles des noyers car elles contiennent de la juglone pouvant inhiber la pousse d?autres végétaux. Un paillis de feuilles d?une quinzaine de centimètre d?épaisseur pourra protéger vos cultures jusqu?en mars !

Choix du paillage selon son pH de sol :

Pour connaitre son pH de sol, on peut faire des prélèvements de sol et demander des analyses en laboratoire ou bien s?offrir un kit de test de pH ou encore analyser les principales plantes bio-indicatrices poussant sur telle ou telle partie de son jardin pour en déduire la tendance principale du pH (plutôt acide, assez neutre, plutôt basique). Au-delà de l?importance de cette connaissance sur votre sol pour les choix de végétaux à planter par exemple, il faut savoir qu?à la longue, certains paillages peuvent accentuer l?acidité d?un sol déjà acide, c?est notamment le cas des tontes de gazon, des aiguilles de pins et autre résidus de résineux comme les écorces de pin. Alors, à moins que votre objectif ne soit justement d?acidifier davantage votre sol pour y installer par exemple des plantes de bruyères, on vous recommande de suivre une fois de plus un principe de permaculture : favorisez la diversité dans vos paillages, ne mettez pas toujours le même au même endroit, faites des mélanges et vous éviterez ainsi bien des désagréments !

Quel sera le support de culture idéal pour votre jardin ?

En permaculture, chaque choix doit être réfléchi au regard de ses contextes et objectifs propres. C?est le cas pour le paillage comme on vient de le voir dans cet article et c?est aussi le cas pour les supports de cultures. Alors lequel sera idéal pour vous ? Pour le déterminer, faites confiance à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ». Cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus !

Tester facilement votre sol

Cette fiche gratuite vous indiquera comment analyser de façon simple et empirique les principales composantes minérales de votre sol. Connaître votre sol sera une des clés pour mettre en place des stratégies et techniques permacoles véritablement adaptées à votre contexte.

Mots clés

Paillage, paillis, mulch?vous n?arrivez pas à y voir clair parmi toutes ses appellations et les différentes matières proposées? Découvrez notre guide complet sur les paillages au jardin pour choisir celui ou ceux qui répondront le mieux à vos besoins !
#PermacultureDesign #Permaculture

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La haie de jardin végétale et brise vue

Lorsque l?on habite en ville, ou à la campagne, dans un quartier résidentiel assez dense, on peut parfois avoir le sentiment que les voisins peuvent contempler à leur aise ce qui se passe chez nous, ce qui nuit au sentiment d?intimité. On peut aussi parfois se trouver au voisinage, proche ou lointain, d?un élément visuel disgracieux, que l?on souhaiterait pouvoir oublier? Ou bien se situe-t-on au droit d?une artère passante et sonore, dont le visuel est déplaisant. Dans tous ces cas de figure, une haie brise vue peut être une bonne solution pour répondre à ces contraintes.

Un besoin d?intimité au jardin

L?aspiration française de la maison avec jardin a son revers de médaille : celui-ci conduit bien souvent à un urbanisme étalé, avec des maisons individuelles construites sur de petites parcelles. Cet urbanisation entraîne une sensation de forte présence du voisinage et conduit à vouloir échapper à celui-ci, tout du moins, à s?éloigner de son regard. Classiquement, la résolution de cette problématique se solde par la plantation d?une haie d?arbustes persistants, lesquelles ont le défaut d?être un peu toute les mêmes.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

« Mur vert » de laurier-cerise manquant cruellement de biodiversité.

Ainsi, chaque décennie a vu fleurir sa haie d?arbustes persistants : les thuyas (Thuja sp.) ont succédé au laurier-cerise (Prunus laurocerasus), eux-mêmes supplantés plus récemment par les haies de photinias (Photinia sp.).

Toutes ces haies ont en commun de former de nouveaux murs, certes verts, mais qui produisent le même effet visuel. La monotonie de leur parure rivalise avec celle du béton tandis que leur taille au cordeau n?est pas sans rappeler la rigidité des jardins à la française?

Cette solution n?est pas la seule, et elle ne répond pas vraiment aux enjeux environnementaux auxquels notre société est confrontée. La monoculture de ces haies les expose à subir des attaques de ravageurs répétées. Ces haies n?apportent rien ou si peu en terme de biodiversité (un enjeu important en permaculture) et sont un véritable sacerdoce à tailler (pour rappel, les thuyas sont des arbres dans leur milieu naturel, ils peuvent atteindre 10 à 15m, voir davantage).

De plus, ces haies prennent beaucoup de place : le thuya, malgré les tailles, va grandir et son tronc deviendra bien vite imposant et encombrant, surtout lorsqu?il faudra l?enlever pour mettre d?autres végétaux?

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Haie brise vue en monoculture de thuyas qui va demander des tailles régulières pour être maintenue en haie au fil des années.

Comment s?isoler avec peu d?espace disponible

Il faut avoir en tête qu?une haie prendra au minimum 50cm de largeur dans le jardin, et cela en étant taillée très régulièrement. Mais cela peut être problématique lorsque chaque centimètre compte. Dans ce cas de figure, il est possible d?opter plutôt pour des panneaux de bois, qui prennent peu de place au sol. Leur durabilité est variable selon le bois choisi, mais nous vous recommandons d?utiliser des bois issus des forêts françaises, gérées durablement.

Si l?on dispose de peu de place, mais que l?envie de végétal est toujours là, pourquoi ne pas utiliser le grillage ou la grille comme support de plantation pour des plantes grimpantes ? En effet, certaines plantes grimpantes peuvent très bien s?accrocher sur les grilles et créer un décor du plus bel effet. Les végétaux choisis peuvent être persistants ou caduques, selon les besoins.

Des grimpantes pour limiter les vis-à-vis

Voici quelques plantes grimpantes, ou lianes, qui pourront convenir pour habiller votre grille :

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Glycine en fleur le long d?un grillage de séparation avec les voisins.

La glycine (Wisteria sp.), qui déploie une abondante et odorante floraison au printemps avant ses feuilles : elle vit longtemps et son tronc peut devenir très imposant, aussi convient-il de la faire grimper à un support solide.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Chèvrefeuille en fleur.

Les chèvrefeuilles (Lonicera sp.), dont il faudra guider les tiges vers leur support, ont aussi une floraison, selon les espèces, avec un parfum envoûtant. Tout comme la glycine, c?est une liane caduque.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Lierre sur clôture métallique formant une haie brise vue compacte et permanente de par la persistance de son feuillage.

Le lierre (Hedera helix), est aussi un bon candidat, avec son feuillage persistant. Il existe de nombreux cultivars avec des feuillages panachés, ou aux feuilles se colorant selon les frimas. Le lierre est, de plus, une plante ressource pour la faune à la mauvaise saison.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Clématite d?Armand ?Apple Blossom? formant une haie brise vue fleurie. ©Moonik CC BY-SA 3.0

La clématite d?Armand (Clematis armandii) est aussi une liane au feuillage persistant, qui offre une floraison blanche, tôt en saison, avec un parfum extraordinaire. Il faut la réserver aux emplacements abrités des grands froids, sans courant d?air.

Un besoin d?intimité temporaire ou permanent ?

Avant de se lancer dans des plantations, il convient de bien évaluer ses besoins. Avez-vous besoin de vous isoler à l?année, ou juste lorsque vous faites usage de votre jardin, avec les beaux jours ?

La réponse à cette question a son importance, et permettra de définir le choix des plantations.

Si cette exigence est temporaire, peut-être serait-il opportun de planter une haie brise vue mixte, avec des arbustes caducs et persistants. Ainsi, bénéficierez-vous de floraisons et de feuillages variés, qui agrémenteront la beauté du jardin.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Haie biodiversifiée avec un mélange d?arbustes caducs et persistants. ©pixeltoo CC BY 2.0

En revanche, si ce besoin est permanent, une haie composée de végétaux persistants sera un choix adéquat, si vous veillez à la plantation de plantes adaptées à votre sol et votre climat, ainsi qu?à la diversité des essences utilisées.

Composer sa haie brise vue avec des arbustes

Dans la mesure du possible, pour une haie plus efficace, il faudra planter les arbustes sur plusieurs rangs, et dans tous les cas, une plantation en quinconce est la plus adaptée, afin que chaque végétal puisse se développer plus à son aise.

Si l?on dispose de plus d?espace, on peut aussi planter une haie avec des végétaux de hauteur différente, en mettant au-devant de la scène les arbustes les plus bas, et au fond, les plus hauts : un peu comme sur les photos de classe de notre enfance ! Ainsi, l?ensemble gagnera en efficacité et en diversité : la haie peut alors s?envisager non pas comme une simple délimitation mais comme une composante à part entière du jardin, tel un massif.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Haie biodiversfiée multi-étagée, plus qu?une simple séparation d?espaces ou un brise vue, c?est un véritable petit écosystème créé par Maria Sperring sur son lieu en permaculture « Le blé en Herbe ».

La diversité des essences est toujours de mise, vous vous assurez de plus, qu?en cas de mauvais choix ou de maladie d?un des arbustes, votre ?uvre ne dépérisse pas dans son ensemble.

Évaluer les impacts de ma haie brise vue

Lorsque l?on met en place sa haie, on n?envisage pas toujours les conséquences que celle-ci aura localement.

En effet, avec sa croissance, une haie va modifier les flux d?air : elle peut couper du vent ponctuellement ou le détourner plus loin, engendrant un courant d?air qui n?existait pas auparavant sur le terrain.

La haie brise vue va aussi apporter un ombrage sur le terrain, selon son emplacement par rapport au soleil : selon les cas, cela peut aller dans votre sens, mais pas toujours ! La haie va toujours engendrer un micro-climat qui pourra être bénéfique ou non, selon l?usage que vous avez prévu de faire de l?emplacement à proximité. Une haie peut, par exemple, créer des poches de froid, avec un dégel tardif, qui ne conviendra pas à des cultures frileuses.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Penser aussi au fait qu?une haie, comme tout végétal, produit des racines. Celles-ci peuvent être handicapantes car elles occupent le sol aussi en surface, entraînant donc une contrainte forte pour des plantations ultérieures à proximité de la haie.

Une haie brise vue multi-usages

Principe de permaculture : Un élément remplit plusieurs fonctions

Votre haie brise vue peut répondre à plusieurs besoins, si vous la composez avec soin. Outre remplir sa fonction d?apport d?intimité sur le terrain, elle pourra aussi offrir des floraisons (on peut alors parler de haie fleurie) et fructifications variées, par sa diversité être une ressource pour la faune locale, modifier le climat de votre jardin, ou encore vous fournir de la biomasse à utiliser ensuite en mulch (exemple du miscanthus)? À vous d?étudier tous ces paramètres pour en tirer le meilleur parti !

 

Anais Jeunehomme

Anaïs Jeunehomme, paysagiste conceptrice, certifiée en permaculture. Je conçois, avec l?Atelier l?Embellie des jardins inspirés des principes de la permaculture, adaptés au lieu et à ses habitants, valorisant les ressources existantes, où les plantes sont belles mais aussi comestibles, médicinales, mellifères ou amélioratrices du sol. Car un jardin est un lieu de ressourcement et de bien-être, mais aussi une pierre supplémentaire dans l?édification d'une société plus écologique et durable.

Attirez les pollinisateurs chez vous grâce à des haies mellifères !!!

Parmi les multiples fonctions d?une haie brise-vue, l?attraction de biodiversité et notamment de pollinisateurs vous intéresse ? Découvrez notre formation en ligne « la haie des abeilles » pour installer une haie mellifère qui pourra aussi servir de brise-vue à la belle saison !

La haie des abeilles

Augmentez et protégez vos récoltes fruitières et légumières de façon significative en attirant dans votre jardin un maximum de pollinisateurs grâce à « la haie des abeilles » !

Mots clés

Haie de jardin, Haie brise vue, Haie végétale brise vue, formation, permaculture, design, permacultureDesign
#PermacultureDesign #Permaculture #HaieBriseVue #Resilience #Biodiversite

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Avez-vous des hérissons dans votre jardin ?

les indices de sa présence au jardin !

Le hérisson est un animal très discret, qui s?observe hélas plus souvent sous forme de paillasson sur les routes qu?en trois dimensions dans la nature. Une bonne façon de détecter sa présence au jardin est de rechercher ses indices et pour cela, nul besoin d?avoir un diplôme d?indien Sioux en poche, il suffit d?ouvrir l??il pour voir des traces ou des crottes de hérisson. Partons donc sur la piste des hérissons.

Soupçons de hérissons ?

Comme tous les animaux, le hérisson laisse derrière lui des traces de ses activités. Elles permettent de confirmer sa présence sans avoir à tenir de dangereux et longs affûts nocturnes pour observer la Bête, couché immobile entre les rangs de fraises du jardin. Fort heureusement pour nous, cet animal ne laisse pas trainer de mégots, ni n?abandonne de cannettes lors de ses pérégrinations. Les indices que nous recherchons sont hautement dégradables, ce qui est très intéressant dans un jardin en permaculture. Il faut donc prospecter régulièrement et ce d?autant plus que le hérisson est bohème, peu fidèle à un site particulier.

Reconnaître les crottes du hérisson

Les crottes de hérisson sont faciles à reconnaître. Il s?agit généralement d?un petit cylindre noir de 2 à 5 cm de long et de 0,5 à 0,7 cm de diamètre. La structure de leur surface varie en fonction du contenu mais elles ont généralement une apparence assez lisse. Contrairement à de nombreuses espèces qui déposent leurs fientes en des points stratégiques de marquage olfactif, les hérissons sèment leurs crottes au grès de leurs cheminements. On les trouve dès lors sur les pelouses, le long des allées, au verger, sur les buttes de permaculture, mais aussi sous des haies ou au pied des plantes grimpantes, voire, j?en ai peur, sur votre terrasse.

Apprenez à reconnaitre une crotte de hérisson, des empreintes de hérisson et autres indices pour confirmer sa présence dans votre jardin en permaculture.

Les crottes de hérisson forment généralement un cylindre noir assez lisse et brillant quand elles sont fraiches, mat quand elles ont plusieurs jours. © Philippe Jourde

Ce que la crotte de hérisson dénote

Pour le naturaliste, la crotte, ce n?est pas de la gnognotte. Elle est au passionné de nature ce qu?est la boule de cristal à la diseuse de bonne aventure : une porte ouverte vers un autre monde. Mais au lieu de prédire l?avenir, elle relate le passé, et plus exactement ce qui est passé par le tube digestif du hérisson. Après un petit lessivage sur un tamis fin, on découvre alors par le menu les exploits gastronomiques de notre héros. Et force est de constater que l?animal a de quoi éveiller la sympathie du jardinier tant ses proies de prédilection ont mauvaises réputation. Limaces, vers gris, hannetons, tout est bon pour le hérisson.

Autre intérêt, la taille de la crotte de hérisson peut donner une indication sur le sexe et l?âge des visiteurs de votre jardin. Les grands mâles, champions toute catégorie, peuvent produire d?impressionnants étrons de près de 7 cm de long. Les petites femelles se conteront d?une moindre place sur ce podium.

Enfin, les crottes de hérisson révèlent aussi l?état de santé de leur auteur. Une crotte bien ferme est la preuve d?une santé de fer. Une bouse molle révèle souvent une forte charge parasitaire et parfois un certain affaiblissement.

Voie au chapitre : sur la piste des empreintes de hérisson

Apprenez à reconnaitre une crotte de hérisson, des empreintes de hérisson et autres indices pour confirmer sa présence dans votre jardin en permaculture.

Empreintes de hérisson dans le sable montrant cinq doigts avec de longues griffes et une nette voute plantaire aux pattes postérieures. © Philippe Jourde

La voie d?un animal, c?est la piste qu?il laisse par son ou ses passages successifs. Il peut s?agir d?une série d?empreintes laissées dans un sol meuble ou d?une marque dans la végétation, révélant l?utilisation régulière d?un même couloir de déplacement.

Les empreintes de hérisson sont assez facilement reconnaissables. Elles mesurent entre 2 et 3 cm. Les cinq doigts sont généralement bien marqués, ainsi que les longues griffes. Quand le sol est meuble, il est possible d?observer la trace de la longue voûte plantaire des pattes postérieures. Les pattes avant sont un peu tournées vers l?intérieur et les pattes arrière vers l?extérieur.

Apprenez à reconnaitre une crotte de hérisson, des empreintes de hérisson et autres indices pour confirmer sa présence dans votre jardin en permaculture.

Les pattes du hérisson sont dotées de cinq doigts et de longues griffes. © Philippe Jourde

Les voies s?observent à des passages stratégiques, comme des trous sous des clôtures, au sortir d?un tas de bois, à proximité d?un tas de compost ou le long d?un muret. On les repère souvent très bien, au petit matin, dans les pelouses couvertes de gouttelettes de rosée. Les derniers cheminements de la nuit y dessinent des circonvolutions continues de 6-10 cm d?épaisseur.

Rechercher les nids de hérisson ? Nenni !

Les nids des hérissons sont des gîtes temporaires utilisés au cours de leurs déplacements, mais peuvent aussi être des sites où les femelles mettent bas et dissimulent leurs petits. Dans un cas comme dans l?autre, hors de question de chercher la maison des hérissons. C?est un espace réservé, leur petit jardin secret. Pourquoi tant de mystère ? La maman hérisson est craintive. Elle peut abandonner ses bébés hérissons quand leur abri est découvert.

Il convient d?ailleurs d?être particulièrement prudent lors des travaux aux jardins. Ces gîtes sont souvent très peu visibles et il est facile de blesser ou tuer un animal par un coup de fourche, l?utilisation d?un coupe-bordure ou d?une débroussailleuse.

Pour limiter les risques, pourquoi ne pas dédier un petit espace aux hérissons, voire leur proposer des gîtes?

Apprenez à reconnaitre une crotte de hérisson, des empreintes de hérisson et autres indices pour confirmer sa présence dans votre jardin en permaculture.

Exemple de gîte artificiel pour hérisson autoconstruit et installé dans un petit coin de forêt calme en fond de jardin. Les dimensions et formes coudées de l?entrée sont prévues pour empêcher les chats d?y pénétrer ;).

Mission hérisson : contribuez à la connaissance de l?espèce

Bien que souvent familier, le hérisson demeure une espèce largement méconnue. Si on sait à la virgule près le nombre de loups ou de cigognes en France, on ne dispose d?aucun chiffre pour estimer sa population ou sa tendance démographique.

Faute d?éléments chiffrés susceptibles d?étayer le déclin observé en de nombreuses régions, le hérisson passe généralement à côté des évaluations liées à l?établissement des listes rouges des espèces menacées par exemple. Or, dans certains secteurs, en une décennie, le déclin des cas de mortalité routière atteint 50 %, alors que le trafic ne cesse d?augmenter. C?est la preuve que certaines populations se portent mal.

Le bout du tunnel?à empreintes

Pour y voir plus clair, la LPO lance donc un observatoire national dédié au hérisson, dont la vocation est de collecter des informations sur la fréquence de l?espèce et d?estimer, de façon fiable, son évolution selon les milieux et les régions.

Apprenez à reconnaitre une crotte de hérisson, des empreintes de hérisson et autres indices pour confirmer sa présence dans votre jardin en permaculture.

Pour atteindre cet ambitieux objectif, nous avons besoin de vous tous, chers lecteurs. Nous vous proposons donc de contribuer à la Mission hérisson et de suivre durablement cette espèce dans votre petit coin de France. Pour ce faire, il faudra vous munir d?un tunnel à empreintes. Ce dispositif léger permet de recueillir les traces des petits gourmands attirés par quelques croquettes disposées dans le tube. En y pénétrant, les animaux passeront, sans même s?en apercevoir, sur un petit tampon encreur enduit d?eau charbonnée, et laisseront les indices de leurs larcins gastronomiques sur une feuille de papier relevé quotidiennement durant cinq jours.

Les enquêteurs pourront saisir leurs observations sur un portail informatique dédié, très simple d?utilisation, qui permettra de collecter les données standardisées au plan national. Mises en relations et analysées par les plus sérieux scientifiques du service Connaissance de la LPO, avec l?appui du Muséum national d?Histoire naturelle, toutes ces informations vont nous permettre de lever un voile décisif sur la mystérieuse vie des hérissons.

Nous comptons sur votre implication pour devenir les ambassadeurs de cette enquête et mobiliser le plus grand nombre possible de participants.

Devenir un recenseur de hérissons ?

Cette mission, si vous l?acceptez, consiste à vous équiper d?un tunnel à empreintes. Ces petits dispositifs sont disponibles à la vente sur la boutique en ligne de la LPO mais sont aussi très faciles à fabriquer soi-même (plans en PDF sur www.lpo.fr/missionherisson en bas de la page, dans la partie « Pour les enfants »).

Le tunnel sera disposé dans votre jardin, chez votre voisin, votre grand-mère ou dans un petit coin de nature à votre convenance.

Apprenez à reconnaitre une crotte de hérisson, des empreintes de hérisson et autres indices pour confirmer sa présence dans votre jardin en permaculture.

Le tunnel à empreintes est actuellement le moyen standardisé le plus simple pour détecter la présence de hérisson. © Michel Blant.

Armé de quelques croquettes, d?un peu d?encre naturelle et d?une sardine pour fixer le tunnel au sol, vous pourrez pendant cinq jours inventorier toute la faune des petits gourmets qui viendront inspecter le dispositif. Si le hérisson est visé en priorité, vous apprendrez sur le portail de l?enquête et avec le soutien de nos experts, à déterminer les empreintes de ses camarades de jeux (mulot, lérot, fouine?).

Les données collectées permettront à terme d?en savoir plus sur les densités de hérissons selon les milieux échantillonnés et les régions. Par comparaison interannuelle, il sera aussi possible de connaître la tendance d?évolution des populations, voire d?évaluer l?effectif national.

Envie de devenir un agent recenseur de notre grand inventaire ? Contribuez à missionherisson.org !

Livre Le Hérisson d?Europe

Le Hérisson d?Europe

Description, comportement, vie sociale, mythologie, observation
Prix Jacques Lacroix du meilleur livre de nature, décerné par l?Académie française. Labellisé par la LPO.

Livre de Philippe Jourde
Environ 216 pages, Édité par Les Éditions Delachaux et Niestlé en 2020.
?
Prix : environ 19,90 ?
?
Références complètes (éditeur, ISBN?), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque    |   FNAC

Philippe Jourde

Philippe Jourde

Philippe Jourde travaille au service Connaissance de la LPO, où il administre le portail national de science participative www.faune-france.org, qui permet à chacun de partager ses observations d?animaux et de consulter des millions de données.
Il est par ailleurs auteur et adaptateur de livres sur la nature et vient de signer une édition revue et augmentée de l?ouvrage « Le Hérisson d?Europe », aux éditions Delachaux et Niestlé.

Installez une haie qui servira au hérisson mais aussi aux abeilles et autres pollinisateurs !!

Comme le préconise Philippe Jourde, il est primordial, pour aider les hérissons, de leur redonner des refuges, des habitats paisibles en replantant des haies ! Et si vous en profitiez pour faire d?une pierre deux coups (principe de permaculture : un élément remplit plusieurs fonctions ? !) en installant notre haie des abeilles qui pourra abriter des hérissons tout en attirant les pollinisateurs chez vous, intéressant, n?est-ce pas ? Cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus !

La haie des abeilles

Augmentez et protégez vos récoltes fruitières et légumières de façon significative en attirant dans votre jardin un maximum de pollinisateurs grâce à « la haie des abeilles » !

Mots clés
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Le foin en paillage au jardin

Si vous cherchez une matière organique facile à se procurer, relativement économique et efficace en paillage pour le jardin, il se pourrait bien que le foin soit ce qu?il vous faut !

Caractéristiques du foin et son utilisation en paillage

Du foin oui, mais pas de la paille !

Nous avons tendance à utiliser les mots de façon interchangeable mais il y a pourtant une grande différence entre le foin et la paille. La paille est la tige qui reste après que les céréales (blé, riz, seigle?) ou autres légumineuses aient été récoltées. Elle est sèche, souvent creuse et est très carbonée.

Le foin est obtenu en coupant l’herbe alors qu’elle est encore verte et pleine de nutriments, mais avant qu’elle ne monte en graines. Fauché, séché dans le champ, ratissé pour diminuer les risques de pourriture, empilé en andains et mis en balle, le foin provient des pâtures et des prairies naturelles et contient beaucoup de graminées.

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

En fonction du type de prairie où sera récolté le foin, la composition chimique et la valeur nutritive seront différentes :

Le foin issu de prairie naturelle ou prairie permanente : Il s?agit de prés qui sont toujours en herbe. Dans ce type de prairie, la flore est variée ce qui signifie que la composition chimique et la valeur nutritive le sera aussi.

Le foin issu de prairie temporaire en mélange ou foins de pré : ces prairies sont ensemencées avec des espèces en mélange.En général, les graminées telles que le ray-grass anglais, dactyle ou fétuque y sont dominantes mais on peut y trouver aussi des légumineuses tels que le trèfle et la luzerne pour fournir de l?azote.

Les principaux foins obtenus par fauchage sont :

– Pour les céréales : le ray-grass, le dactyle, la fléole, la fétuque, le brome.

  • Pour les légumineuses : la luzerne, les trèfles, le lotier corniculé, le sainfoin.

Une autre distinction de taille entre le paille et le foin se remarque dans leurs rapports Carbone / Azote (C/N) qui doit se comprendre comme le nombre d?unités de carbone présentent dans la matière étudiée pour 1 unité d?azote :

– Pour la paille, le C/N peut aller de 50 à 65 (avoine, de seigle et d?orge) à 120 à 150 (pour le blé). On a donc à faire dans ce cas à des matières à tendance fortement carbonée.

– Pour le foin, le C/N est compris entre 20 et 30. Il s?agit là d?un rapport carbone/azote idéal pour une bonne décomposition de la matière organique par les micro-organismes du sol !

Les utilisations du foin au jardin

Où utiliser le foin en paillage ?

Le foin est vraiment un paillage polyvalent et multi-usage. Il sera adapté au paillis dans le verger mais aussi dans les plants potagers, le jardin d?ornement et sur certaines parcelles de forêts nourricières.

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Lignes de « patates-gazon » paillées avec un mélange de tonte fraiche et de foin et dont les allées ont été paillées au foin pour éviter la pousse d?adventices ? !

C?est aussi un paillage intéressant à utiliser pour cultiver des pommes de terre sous foin sans travail du sol et sans buttage. Les pommes de terre se développent directement dans le foin en décomposition.

Ruth Stout, une Américaine du début du XX ème siècle surnommée la « Reine du paillis », appréciait tout particulièrement le foin et le préconisait dans ses ouvrages pour de nombreux légumes du potager. Sa technique de culture sur buttes paillées inspira d?ailleurs beaucoup Émilia Hazelip qui fut une pionnière de la permaculture en France.

Au potager, vous pourrez pailler avec une botte de foin pratiquement tous vos légumes qui profiteront ainsi d?une humidité plus constante et un bon apport de nutriments en surface du sol.

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Courgette et salades paillées avec du foin au potager en permaculture.

Il faudra cependant faire attention de ne pas trop pailler l?oignon, l?échalote et l?ail qui, eux, n?aiment pas trop l?humidité près de leurs bulbes.

Plus largement vous pourrez utiliser le foin en paillis pour quasiment tout car il est très polyvalent :

– Les fleurs

– Les arbres et arbustes

– Les petits fruits : groseilles, framboises, myrtilles?

– Les massifs arbustifs

Les vivaces et votre jardin des simples

– Les spirales aromatiques.

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Petite spirale aromatique paillée avec du foin.

Et quand pailler avec le foin ?

Il est en fait utile toute l?année !

Au printemps :
on pourra ajouter du foin aux pieds des arbres, vivaces et haies si la couche de mulch a considérablement diminué afin de maintenir une épaisseur de 15 à 20 cm environ autour de ces plantations pérennes.

On notera cependant, notamment au potager mais aussi autour de certaines vivaces (rhubarbes, asperges?), qu?il faut parfois, en cette période printanière, diminuer la couche de foin voire la retirer complètement pour permettre à la terre de se réchauffer plus vite avec les premiers rayons du soleil. On pourra remettre le foin ensuite, une fois la terre bien réchauffée.

En été :
une bonne épaisseur de foin en paillage
sera indispensable pour éviter l?évapotranspiration et conserver une bonne humidité au cours des mois les plus chauds.

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Jeune noisetier planté en fin d?hiver et paillé avec du foin auquel il faudra bientôt rajouter un peu d?épaisseur pour bien le protéger des grosses chaleurs à venir !

À l?automne :
on peut compléter l?apport de foin au sol partout où l?épaisseur aura beaucoup diminuée. S?assurer une bonne épaisseur de paillage de foin permet de préparer le jardin pour l?hiver et de protéger les végétaux des grands froids.

En hiver :
les plants qui restent en place apprécieront d?avoir une bonne épaisseur de foin à leurs pieds.
Il leur servira de « bouillote » pour passer l?hiver sans trop souffrir.

Quand on demandait à Ruth Stout quel était le meilleur moment pour installer le mulch de foin, elle répondait avec espièglerie : « L?année dernière » ! N?attendez plus et paillez votre sol le plus tôt possible pour le nourrir et le protéger.

Avantages et inconvénients d?un paillage au foin

Avantages du foin en paillage

C?est un paillage économique :
comparé à d?autres paillis (paillis de chanvre, paillis de lin, paille d?ardoise?) le foin demeure assez bon marché ; d?autant plus s?il ne s?agit pas de foin destiné au fourrage.

Le foin d?hiver sera plus cher. Si vous avez la possibilité de le stocker, achetez-le en été quand il est plus abondant. Protégé des intempéries, il pourra se conserver plusieurs mois.

Vous pouvez aussi vous rapprocher de vos voisins agriculteurs qui auront peut-être du foin déclassé, qui a pris l?humidité et qui ne peut plus servir de fourrage pour les animaux.

C?est un paillage facile à mettre en place :
il ne nécessite aucun matériel. Si l’on suppose que vous n’utilisez pas d?outil de fenaison sophistiqué, le foin frais est relativement facile à épandre, c’est-à-dire qu’il suffit de remplir des brouettes, de les transporter vers les lits, buttes ou carrés à couvrir, de le déverser et de l?épandre avec un râteau ou même à la main !

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Pailler avec du foin, c?est bon pour le jardin et c?est tellement facile !!

Ne nécessite aucun ajout d?intrant :
en se décomposant, il apporte des nutriments essentiels notamment aux jeunes plants.

Il retient bien l?humidité :
et permet donc de réduire les besoins en eau.

Plus riche en nutriments que la paille :
on ne peut pas dire que le foin est le paillis qui apportera le plus de nutriments à votre jardin, mais ce qui est certain c?est qu?il est plus riche et surtout plus équilibré en carbone et azote que la paille.

Il se décompose rapidement sans moisir : 
il se décompose assez vite et à moins que vous n’ayez un environnement très humide, il ne devrait pas moisir. Au lieu de cela, il commencera à se composter, créant une riche couche de nutriments pour vos plantes.

Il réduit l?érosion :
comme tout mulch, le foin réduit l?érosion en protégeant la terre des précipitations. Les autres paillages, tels que le BRF, les copeaux de bois? ont cette même fonction.

Il est possible de produire son propre foin :
les heureux jardiniers possédant des prairies naturelles pourront façonner leurs bottes de foin. Mais il est nécessaire de disposer d?une grande surface de terrain pour espérer récolter assez de foin pour pailler tout son jardin. Il faut aussi du matériel spécifique, de la main d??uvre et/ou beaucoup de temps.

Inconvénients du foin en paillage

Il favorise la pousse d?adventice :
c?est l?un des principaux reproches que l?on peut faire au foin. Mais les utilisateurs convaincus, estiment que les graines de mauvaises herbes contenues dans le foin auront tendance à disparaitre au fur et à mesure que l?on ajoute du foin et qu?il se décompose.

Il existe aussi plusieurs solutions pour diminuer le risque de pousse de mauvaises herbes :

– Certains producteurs laisseront le foin dehors pendant une année entière pour qu’il soit complètement saturé et partiellement décomposé. Cela permettrait de faire germer ou d’éliminer une partie ou la totalité des graines de mauvaises herbes. Inconvénients, une partie des nutriments sera perdu et la mise en place du foin sera plus difficile parce que la décomposition commencée l?aura rendu plus lourd. Le bénéfice en vaut-il le coup ?

– Le bâchage serait une option : il s?agit d?étaler le foin, le laisser se saturer complètement et le couvrir d’une bâche pendant au moins un bon mois.

Il serait aussi possible de faire passer le foin dans une déchiqueteuse et puis d?extraire les graines par un ventilateur. Mais l?absence de semences d?adventices vaut-elle le temps énorme que cette opération nécessite ?

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Une couverture pas très esthétique :
tout cela est une question de goût, mais pour certains, le foin ne donne pas une couche de couverture uniforme agréable à regarder, cependant ses avantages font souvent oublier ce petit détail.

Le foin à vendre n?est pas toujours bio :
les agriculteurs vendant leur foin utilisent parfois des herbicides contre les dicotylédones (chardons, plantain) ou des engrais chimiques. Il est donc primordial de connaître la provenance du foin et les éventuels traitements qu?il a subi avant d?envisager une utilisation récurrente dans votre jardin en permaculture.

Où trouver du foin à vendre et sous quelle forme ?

Le faire soi-même est réalisable mais comme énoncé plus haut, cela reste une opération chronophage. Il faudra surement donc envisager d?autres options.

Vous pourrez vous en procurer auprès :

– d?agriculteurs

– d?éleveurs d?animaux

– de particuliers possédant de grandes prairies : à la campagne, certains propriétaires de grands terrains, et possédant des animaux réalisent leur fenaison avec l?aide d?un agriculteur voisin et mettent en vente leur surplus sur des sites ou via des petites annonces de proximité.

  • en récolter sur les talus fraîchement fauchés.

Ballots et bottes de foin, combien ça coûte ?

Le foin est un très bon paillage pour un jardin en permaculture et les ballots et autres bottes de foin à vendre sont faciles à trouver à prix raisonnable.

Le prix des ballots ou bottes de foin variera légèrement en fonction :

– de la région de production

– de la composition du foin

– de son stade de fauchage

– de la saison

– des aléas climatiques

Pour du foin basique de prairie variée, il faudra compter :

– entre 20 et 40 ? le ballot rond d?environ 150 kg

– entre 2 et 4? la botte de foin d?environ 10 kg

Nous vous conseillons, avant d?opter pour l?achat de ballots ou de bottes de foin, de regarder près de chez vous si vous disposez de ressources que vous pourriez recycler (feuilles mortes, bois broyé, tonte de gazon?). C?est une solution écologique car elle ne nécessite que peu d?énergie et permet de créer des ressources à partir de déchets.

Faites le design en permaculture de votre jardin !!

Pour savoir où il vous sera le plus utile de pailler avec du foin, il faut savoir à quoi vont servir les différents espaces de votre terrain ! Pour y parvenir efficacement et mettre toutes les chances de réussite de votre côté, faites le design en permaculture de votre jardin grâce à notre formation en ligne dédiée !

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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Foin, Botte de foin, Foin a vendre, paillage ,formation, permaculture, design, permacultureDesign
#PermacultureDesign #Permaculture #BotteDeFoin

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Atelier de jardinage durable

Le cycle d’ateliers de jardinage durable reprend ce jeudi 2 juillet. Nous allons réaliser uniquement cet atelier avant la pause estivale, le cycle reprendra à la rentrée. Nous réaliserons ensemble des bacs de culture à partir de seaux plastiques récupérés.

Inscription obligatoire auprès de solen@lesensdelhumus.org

Tout savoir sur les haies : vive, champêtre, libre, bocagère…

Lorsque l?on acquiert un terrain, celui-ci peut être vierge de toutes plantations, cependant, le voisinage est là, ou encore des vents dominants gênants : pour toutes ces raisons ou d?autres, le jardinier a envie de planter une haie. Mais sait-il laquelle ? L?article qui suit a pour but d?ouvrir le champ des possibles et d?aiguiller le planteur !

Qu?est-ce qu?une haie ?

Une haie est une clôture de hauteur variée formée d?arbres, d?arbustes, d?épines ou de branchages. Une haie constitue une bordure, une lisière entre deux espaces qu?elle sert à délimiter. Son rôle d?interface est très intéressant tant d?un point de vue floristique que faunistique. En effet, une haie peut devenir le lieu rêvé pour élever une nichée d?oisillons, ou encore pour se nourrir? Elle arbore une forme linéaire, mais son épaisseur peut varier de quelques centimètres à plusieurs mètres de large.

Selon sa position dans le jardin, elle peut jouer différents rôles : atténuer les vents dominants, en créant une zone protégée à l?arrière, servir à piéger la chaleur selon son orientation, limiter l?impact des embruns en bord de mer, temporiser l?avancée du feu dans les zones exposées, filtrer la venue de grands herbivores au jardin, occulter des vis-à-vis : les seules limites sont celles de votre imagination !

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

De l?intérêt des haies pour les animaux

La haie, un écosystème à part entière

La haie constitue un écosystème en soit. C?est un espace de refuge attractif pour de nombreux oiseaux, qui viennent y dormir, nicher, socialiser, se nourrir, s?y protéger?

2 millions de kilomètres de haies champêtres ont été détruits en 50 ans en France en raison du remembrement agricole, de l?urbanisation ou de la mise en place d?infrastructures de transport. C?est donc une perte énorme pour l?avifaune, qui peine à trouver des lieux d?accueil. Aussi, installer une haie dans son jardin participe à endiguer ces pertes.

Oiseaux et haie

Pour bien accueillir les passereaux, il faudra faire en sorte de fournir des graines pour les oiseaux granivores, des insectes pour les insectivores : donc installer des arbustes produisant des fleurs.

Pour offrir une nourriture abondante aux oiseaux, les floraisons devront être échelonnées sur l?année. Il est recommandé de favoriser des végétaux endémiques, car ce sont eux que les oiseaux ont l?habitude de consommer. Les espèces exotiques, que l?on retrouve souvent chez les pépiniéristes, malgré des fructifications parfois spectaculaires par leur couleur, ne présentent pas nécessairement un repas de choix pour nos oiseaux. Une haie qui aurait aussi pour vocation de favoriser les oiseaux, et leur aide est précieuse au potager ou au verger pour consommer certains insectes indésirables, tel le carpocapse, ne devra donc pas être plantée exclusivement d?espèces horticoles.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Une multitude d?oiseaux sauvages dépend des haies pour subsister ! Planter des haies, c?est aider à préserver l?avifaune !!

Des arbustes favorables aux oiseaux

On pourra ainsi installer à profit de la viorne-tin (Viburnum tinus) dont la floraison se produit en hiver, et qui est suivie par une fructification attractive pour les oiseaux.

Le lierre (Hedera helix) est également un très bon végétal à conserver afin de nourrir les oiseaux pendant les périodes de disette. En effet, le lierre fleurit à « contre-courant », à l?automne (il est aussi précieux pour les abeilles qui en récoltent le pollen avant de rentrer en repos) et fructifie en hiver/début de printemps. Cette stratégie lui assure de voir ses graines dévorées par les oiseaux, qui en assurent ainsi une large dissémination. On pourra donc faire en sorte de le laisser se développer dans les haies.

Certains végétaux que l?on retrouve classiquement dans les haies champêtres, telles les aubépines, ont quant à elles co-évolué avec les oiseaux : leurs graines n?ont la faculté de germer que si elles sont passées par leur tube digestif.

Un logis idéal

Par ailleurs, le choix d?arbustes à port compact sera bienvenu afin de favoriser la construction des nids. Il faudra aussi planter quelques arbustes persistants afin de protéger les oiseaux pendant les longs mois d?hiver.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)nous informe que « le merle noir (Turdus merula), le rougegorge familier (Erithacus rubecula), l?accenteur mouchet (Prunella modularis), le verdier d?Europe (Chloris chloris), le pinson des arbres (Fringilla coelebs), le bruant zizi (Emberiza cirlus), et beaucoup d?autres utilisent les enfourchures des branches pour accrocher leurs nids. » La haie constitue donc un lieu d?habitation idéal !

Qui dit lieu d?habitation, dit aussi lieu de nidification : celle-ci se produit au printemps. C?est pourquoi la LPO recommande de ne pas tailler sa haie à cette période, mais d?attendre la fin de l?été, afin que les oisillons aient quitté le nid. Si vous procédez à une taille, ou un débroussaillage en période de nidification, et que vous tombez sur un nid plein d??ufs, comme j?en ai fait l?expérience malencontreuse, celui-ci sera abandonné par les parents? Attention donc de se retenir de jouer de la cisaille avec l?arrivée des beaux jours : attendre la saison froide est plus recommandée, et ce, d?autant que les végétaux seront en repos végétatif.

La haie, un habitat partagé

Mais une haie accueille aussi des invertébrés, comme les insectes, les araignées ou les mollusques (limaces et escargots?), qui constituent une source de nourriture pour les oiseaux, les reptiles (tels que les lézards, les couleuvres ou les orvets) ou les amphibiens (crapaud commun).

On trouvera aussi des mammifères carnivores tels la fouine, le renard, l?hermine, ou des rongeurs comme le loir, l?écureuil, le campagnol roussâtre, le lapin, le lièvre, le muscardin, le lérot?

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Une haie pour créer un micro-climat

Nos anciens avaient déjà saisi l?intérêt des haies comme ensemble brise-vent.

Si l?on pense aux paysages de la vallée du Rhône, qui accueillent de nombreuses cultures fruitières et maraîchères, on observe que des haies hautes, composées de peupliers d?Italie (Populus italica) et de cyprès de Provence (Cupressus sempervirens) prennent place perpendiculairement à l?axe de la vallée. Ces haies ont pour vocation de briser les vents puissants qui peuvent intervenir dans le couloir rhodanien. Que ce soit la bise venue du Nord ou le mistral du Sud, les haies cassent la puissance du vent et protègent les cultures. Ces haies, comportant une espèce caduque (le peuplier) et une espèce persistante (le cyprès) permettent de filtrer le vent, d?atténuer les turbulences, de conserver la chaleur, de limiter le dessèchement et l?érosion.

On estime qu?avec une bonne haie brise-vent, celui-ci est atténué sur 10 à 15 fois la hauteur de la haie. Celle-ci devra comporter des arbustes et/ou des arbres de différentes hauteurs, qui seront plantés sur plusieurs rangs afin d?être réellement efficace.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Les haies peuvent aussi contribuer à capter la chaleur du soleil, en formant des sortes de pièges solaires. Des cultures frileuses seront placées au c?ur du système, qui développera une atmosphère plus douce qu?alentour amoindrissant les effets des gelées.

Haie vive, libre, champêtre ou bocagère ?

La haie vive

Une haie vive est constituée d?arbrisseaux et d?arbustes épineux : sa vocation est défensive. Cette haie défensive limite les intrusions, que ce soient celles de la grande faune (chevreuil, ou cerfs par exemple) ou des visiteurs. On peut renforcer cette fonction défensive en tressant les tiges des arbustes, au fur et à mesure de leur croissance, afin de constituer un maillage dense et peu pénétrable.

Dans la nature, lorsqu?un terrain est laissé libre de toute intervention humaine, vient s?installer après quelque temps ce que l?on nomme la « friche armée ».

C?est un ensemble de végétaux qui présentent tous des épines acérées. On trouve, par exemple, le rosier des chiens, l?aubépine, le prunellier, les ronces? C?est à l?ombre de ces végétaux et grâce à leur protection que pourront s?installer les fruitiers et les grands arbres. Leurs épines tiennent à distance les dents des herbivores, qui, sinon, dévoreraient avec appétit toutes les jeunes pousses arborées. L?homme prend donc exemple sur ce phénomène naturel lorsqu?il installe une haie vive. Il peut aussi s?inspirer des essences que la nature met spontanément en place pour l?aider au choix de ses plantations.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Pour composer une haie vive on pourra employer les végétaux suivants :

L?épine-vinette (Berberis vulgaris), qui offre une attrayante floraison jaune, suivie de baies,

Le prunellier (Prunus spinosa), à la floraison printanière blanche, suivie de petits fruits noirs, comestibles après les premières gelées,

Le rosier des chiens (Rosa canina), aux floraisons variées, suivie d?une fructification rouge, extrêmement riche en vitamine C,

Le citronnier épineux (Poncirus trifoliata), dont les aiguillons sont très offensifs,

Le houx (Ilex aquifolium), ses feuilles épineuses, persistantes sont très dissuasives et ses élégants fruits rouges offrent une nourriture aux oiseaux pendant l?hiver,

L?olivier de Bohême (Eleagnus angustifolia), au feuillage persistant, est un grand arbuste adapté aux embruns. Sa floraison est discrète par sa taille mais son parfum est agréable. C?est aussi une plante fixatrice d?azote.

Le poivrier du Sichuan (Zanthoxylum simulans), qui est fortement épineux et produit des baies aromatiques utilisées en cuisine,

L?épine du Christ (Paliurus spina-christi), qui produit une floraison jaune visitée par les abeilles, suivie d?une fructification originale,

La ronce (Rubus sp.), qui a aussi l?avantage de fournir de savoureux fruits et d?être une bonne plante médicinale.

La haie libre

Une haie libre se composera d?essences variées, que l?on laissera se développer à leur aise. Le but est d?anticiper le déploiement des végétaux afin de ne pas avoir à venir les tailler. Chaque arbuste ou arbre est ainsi laissé libre de croître selon sa dynamique propre. Ce type de haie convient donc davantage aux grands espaces, ou, en permaculture, aux zones de faible entretien (zone 4/5).

La haie champêtre

Une haie champêtre se composera plutôt d?essences locales. Ces essences poussent spontanément dans nos campagnes et permettent de créer des haies qui sont adaptées aux conditions de sol et de climat. Ces végétaux sont pour la plupart caducs, bien qu?autour du bassin méditerranéen, on puisse trouver des essences persistantes (comme le pistachier, le chêne vert?).

Les haies champêtres présentent donc un aspect plus « sauvage », par opposition aux haies plantées d?essences horticoles. La composition de ces haies convient bien à la faune.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Haie champêtre, haie vive – © P Charpiat – CC-BY-SA-2.0-FR

La haie bocagère

Les haies bocagères s?inscrivent dans un réseau, celui du bocage, qui a malheureusement disparu dans bon nombre de régions.

Les haies constituant le bocage servaient à délimiter les parcelles et à contenir le bétail avant l?invention du fil barbelé. Elles avaient un grand intérêt car elles participaient à la création d?écosystèmes. Ce maillage végétal s?inscrit pleinement dans les politiques de « trame verte » dont on entend parler aujourd?hui. Les espèces animales trouvent de quoi se nourrir, nicher et dormir : à la diversité végétale répond une diversité animale.

De plus, les haies bocagères, au-delà des lieux de séjour qu?elles constituent, forment aussi des couloirs pour les oiseaux qui les longent ou les traversent, ou encore des relais, lors de leur déplacement.

Par ailleurs, les haies bocagères offraient des ressources aux agriculteurs pour leur usage personnel (bois de chauffe, nourriture, auxiliaires de culture) mais aussi pour leur bétail : ombre des haies, plantes fourragères (pensons au feuillage du frêne que l?on peut offrir aux vaches), atténuation des écarts de température?

Les haies bocagères sont composées de végétaux locaux/endémiques, que l?on laisse souvent pousser comme bon leur semble. C?est le bétail, parqué dans les prés, qui se charge d?en assurer la taille.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Heureusement, l?intérêt des haies en agriculture est aujourd?hui remis sur le devant de la scène : des agriculteurs, soucieux de leur environnement, se mettent à en replanter, pour récréer les agro-écosystèmes d?antan. L?agroforesterie relève également de ces principes.

La haie sèche

Une haie n?est pas forcément composée de végétaux « vivants », elle peut aussi être réalisée avec des végétaux morts ou secs, c?est ce que l?on appelle la haie sèche. Cette haie est établie à partir de « déchets verts », tel des branchages. Ces branchages, secs, seront disposés en longueur, au sol, et superposés les uns au-dessus des autres jusqu?à obtenir la hauteur souhaitée. Leur maintien est assuré par des piquets fichés au sol.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Haie sèche – ©Semtcar – Rennes

Ce type de haie a de nombreux avantages :

Valoriser des restes de taille, qui deviennent ainsi des ressources, et non plus des déchets,

– Formation de corridors biologiques pour les animaux, qui y trouveront des zones de refuge, de cheminement ou de gîte,

– Elles peuvent aider à lutter contre l?érosion des sols, notamment en contexte maritime, en fixant les dunes, par exemple,

– Elles forment des « hôtels à insectes » linéaires,

– Par le biais de leur décomposition, elles fournissent un remarquable humus au sol,

– Ce sont d?excellents refuges pour certains mammifères, tels les hérissons (on recommande souvent de laisser dans son jardin un tas de bois sec pour permettre aux hérissons d?hiberner paisiblement)

– Les oiseaux la visitant, elles deviennent d?excellentes pépinières : les graines attrapées ou rejetées par les volatiles trouveront un milieu propice où se développer. C?est pourquoi une telle haie peut permettre l?installation progressive d?une haie champêtre parfaitement adaptée aux conditions du site, sans intervention humaine !

La haie coupe-feu

Les haies pourront aussi limiter l?avancée des incendies. Cet usage n?est pas à négliger, surtout dans le bassin méditerranéen, qui subit de nombreux dommages estivaux à cause du feu. Les haies pare-feu ont été largement développées par les permaculteur.rice.s australien.ne.s, qui doivent composer de manière récurrente avec ces contraintes (comme les incendies gigantesques de l?hiver dernier nous l?ont tristement rappelé).

Les plantes résistant ou retardant la propagation des incendies ont les caractéristiques suivantes :

– Elles contiennent beaucoup d?eau,

– Elles produisent peu de mulch ou de litière, ou leur litière se décompose rapidement,

– Elles ont un feuillage persistant, charnu ou plein de sève

Les espèces qui sont adaptées à cet usage sont souvent liées au climat chaud, de type méditerranéen, on trouvera par exemple :

– Le figuier (Ficus carica),

– Les saules (Salix sp.),

– Les mûriers (Morus sp.),

– Le coprosme (Coprosma sp.),

– Les agaves et les aloès,

– Les figuiers de Barbarie (Oppuntia sp.).

La haie plessée

La haie plessée est composée d?arbustes vivants que l?on aura fendu partiellement pour les incliner et les tresser les uns avec les autres dans le but de former une clôture vivante très robuste. Cette technique traditionnelle a, malheureusement, elle aussi été peu à peu abandonnée. On retrouve néanmoins quelques exemples en France, tandis qu?en Angleterre, les témoins sont plus nombreux.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Pour mettre en place une haie plessée, il faut déjà avoir une haie, assez haute, en place. Ensuite, il s?agit de venir fendre la base des troncs ou des branches en partie, afin de pouvoir plier l?arbuste, puis l?entrelacer autour de piquets qui auront été préalablement implantés dans le sol. Tout comme le principe des fascines, les branches, ainsi couchées, vont être tressées en alternance à l?avant et l?arrière des piquets. Comme la branche ou le tronc n?a pas été sectionné dans son entièreté, la sève peut encore circuler et alimenter le végétal, qui va pouvoir poursuivre sa croissance. Cependant, de par cette action, la croissance de la haie sera moins rapide.

Cette technique s?utilise plutôt sur des arbustes encore relativement jeunes, car leur bois doit être assez souple, en vue du tressage. On réalisera une telle haie pendant l?hiver, afin de ne pas déranger les végétaux en pleine croissance, mais aussi leurs hôtes.

La haie plessée est très costaude, elle était auparavant largement utilisée pour empêcher les bestiaux de divaguer, et constituait une clôture efficace pour protéger le potager de l?appétit des animaux.

Quelle haie pour mon jardin ?

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Le choix d?un type de haie ou d?un autre dépendra de l?usage que l?on veut en faire, de la place dont on dispose et du temps que l?on peut lui consacrer.

J?ai de l?espace

Dans un espace important, le jardinier pourra opter pour une haie libre. Dans ce cas, arbres, arbustes et arbrisseaux pourront déployer tout leur potentiel de croissance sans que l?on intervienne pour venir les tailler. Cet ensemble planté revêt un aspect naturel, ses dimensions conséquentes contribuent à assurer plusieurs fonctions. Elles sont adaptées à former de bons écrans brise-vent : le vent s?engouffrant dans un épais manteau végétal, sa vitesse est amoindrie et ses dégâts sont limités. La haie libre formera aussi une zone de refuge pour la faune, qui ne sera pas dérangée par les lames du taille-haie en pleine nidification !

J?ai besoin de protection

Si vous souhaitez mettre en place une haie pour limiter les intrusions, la haie défensive est la bonne option. La plantation d?arbustes épineux avec l?entrelacs de leurs branches composera une barrière naturelle efficace. Mais le revers de la médaille est aussi que si les intrus s?y piquent, le jardinier ou ses enfants également ! Attention donc aux usages qui seront faits à proximité immédiates de la haie vive.

Je veux favoriser la biodiversité

Une haie champêtre se composera d?essences variées, leur choix permettra d?offrir des floraisons échelonnées, ainsi que des fructifications abondantes, utiles à la faune. L?idée d?une haie champêtre est à l?opposé d?une haie monotype, qui n?est rien d?autre qu?une monoculture d?arbustes, comme le sont nos champs en culture conventionnelle.

On évitera ainsi les éternelles haies de thuya ou de laurier palme qui offrent toujours le même visage, quel que soit la période de l?année : quelle tristesse ! De plus, elles ont un intérêt des plus limités pour la faune, et forment des écrans verts qui n?ont pas grand-chose à envier aux murs en béton de nos villes?

La haie champêtre affichera un riant visage fleuri au printemps, suivi de différentes teintes de vert pendant l?été, pour finir avec des fructifications variées et colorées en automne : tableau, me semble-t-il, bien plus enviable qu?un écran en thuyas !

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Quelles plantes dans ma haie ?

Arbustes caducs, persistants ou marcescents ?

Selon l?usage que l?on souhaite en faire, une haie pourra contenir uniquement des essences caduques, ou être mixte, avec des essences caduques et persistantes.

Certains arbustes, tel le charme et le hêtre sont dit « marcescents », c?est-à-dire qu?ils conservent leurs feuilles sèchent sur les rameaux pendant l?hiver, avant de s?en débarrasser au printemps suivant, avec la venue de leurs nouvelles feuilles. Les feuilles des charmes et des hêtres tintent joliment dans le vent pendant l?hiver, animant d?un froufroutement léger le jardin. Ils participent à conserver la fonction « écran visuel » que la haie peut avoir.

Si l?on opte pour une haie persistante, il faudra veiller à ne pas former de nouveaux « murs végétaux », et faire en sorte de varier les espèces. Toute monoculture est à proscrire : en effet, si un végétal tombe malade, le mal se propage rapidement d?un sujet à l?autre, pouvant ainsi décimer la haie entière. La diversité est gage d?une meilleure résilience et de plus de gaîté !

La haie un atout esthétique

Dans tous les cas, une haie peut procurer une valeur esthétique non négligeable au jardin, aussi il convient de bien la composer !

Les haies participent aussi à la composition du paysage dans lequel elles s?insèrent : leur positionnement sur le territoire pourra souligner avantageusement des cheminements, ou bien masquer des éléments bâtis disgracieux. Disposer des haies sur des terrains en pente permettra aussi de lutter contre l?érosion et de retenir le sol.

En permaculture, la haie qu?elle soit vive, champêtre, bocagère ou autre est considérée comme un écosystème à part entière nécessaire à la biodiversité.

Pour conclure sur les haies !

Nous l?avons vu, les haies peuvent être d?un grand intérêt et d?une richesse importante pour l?environnement, encore faut-il bien choisir ses végétaux. Il faudra aussi planifier ses plantations, de préférence à l?automne et en hiver, pour permettre aux végétaux de développer leur système racinaire durant l?hiver. Nous vous invitons à vous rapprocher de vos pépiniéristes locaux, qui seront de bons conseils pour vous aider dans vos futures plantations !

Ci-dessous, quelques recommandations de livres pour aller plus loin !

 

Anais Jeunehomme

Anaïs Jeunehomme, paysagiste conceptrice, certifiée en permaculture. Je conçois, avec l?Atelier l?Embellie des jardins inspirés des principes de la permaculture, adaptés au lieu et à ses habitants, valorisant les ressources existantes, où les plantes sont belles mais aussi comestibles, médicinales, mellifères ou amélioratrices du sol. Car un jardin est un lieu de ressourcement et de bien-être, mais aussi une pierre supplémentaire dans l?édification d'une société plus écologique et durable.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Planter des haies »

Haies composées, haies d'aujourd'hui

Dominique Soltner
112 pages, édité chez Collection science et technique agricole » en 2013.
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Prix : environ 26 ?
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Références complètes (éditeur, ISBN?), descriptions et avis des lecteurs sur :
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« Collection science et technique agricole »

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantez votre haie naturelle ! »

Gourmande, fleurie, nichoir?

Rémy Bacher et Yves Perrin
192 pages - édité par Terre Vivante en 2014.
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Prix : environ 20 ?
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Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Plantes des haies champêtres »

Christian Cogneaux et Bernard Gambier
296 pages - édité par les éditions Rouergue en 2014.
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Prix : environ 29,9 ?
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Références complètes (éditeur, ISBN?), descriptions et avis des lecteurs sur :
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Attirez les pollinisateurs chez vous grâce à des haies mellifères !!!

Comme on vient de le voir dans cet article, les haies d?arbres et arbustes peuvent avoir de multiples fonctions, souvent essentielles pour la biodiversité et la résilience des écosystèmes. Si vous souhaitez favoriser cela chez vous, découvrez notre formation en ligne « la haie des abeilles » qui vous permettra d?installer une haie mellifère et divers abris pour les insectes pollinisateurs !

La haie des abeilles

Augmentez et protégez vos récoltes fruitières et légumières de façon significative en attirant dans votre jardin un maximum de pollinisateurs grâce à « la haie des abeilles » !

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Les Rencontres Nationales de Permaculture 2020 reportées à 2021 !

Article d'annulation et report des RNP 2020 p1Tags:  brin de paille, rencontres nationales de permaculture, Rencontres Nationales de Permaculture 2020 Del.icio.us Facebook TweetThis Digg StumbleUpon Comments:  1 (One) on this itemYou might be interested in this:    Reverdir le désert […]

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Porte ouverte au jardin Pouplier ce samedi 20 juin !

Tant attendue depuis les beaux jours…
la première porte ouverte du jardin aura lieu ce samedi !

On sera très heureux·ses de vous y retrouver et de fêter ensemble le solstice !

Le jardin s’embellit jour après jour : la mare s’est agrandie et les têtards grouillent, le Mont-Saint-Humus a vu le jour, les murs à pêches en fond de parcelle ont été restaurés,… Et même les premières dahlias qui bourgeonnent ! Bref, autant de raisons de (re)découvrir le jardin ! 


Au programme : 
⇢ derrière la serre, vente de plants de graines et de terreau ⇢ sur la parcelle culturelle : n’hésitez pas à amener vos
instruments pour des boeufs improvisés
⇢ buvette : bières pressions de la brasserie Outland,
jus, thé, café et autres douceurs 
⇢ et peut être quelques surprises…


Dans le contexte actuel, nous nous réservons le droit de réguler l’affluence si nous venions à être trop nombreux·ses. Nous vous conseillons d’emmener votre gobelet (pour la buvette) car nos stocks sont limités. 

Association Restes Ensemble : RDV le 17 juin !

L’association Restes Ensemble s’est créée officiellement la semaine dernière, constituée d’habitant·es, riverain·es et citoyen·nes se sentant concerné·es par le démarrage imminent des travaux sur le site EIF.
 L’association a pour objet la défense de la santé et des intérêts des habitant·es du territoire impacté par le projet EIF, rue Pierre de Montreuil et plus généralement de l’ensemble des Murs-à-Pêches.

Dans ce cadre, l’association agira notamment pour :
– Une dépollution respectueuse de l’environnement naturel et social, au service des citoyen·nes et du bien commun et non d’intérêts privés
– La défense d’un droit à l’information, à la concertation et à la participation à des projets urbains qui ont un impact sur la santé et le cadre de vie des citoyen·nes Cette association à direction collégiale se compose à ce jour de personnes physiques et les associations peuvent aussi adhérer.

Si vous êtes intéressé·e à rejoindre Restes Ensemble, écrivez à 
restes-ensemble@gmx.fr

La première action de lutte proposée par Restes Ensemble aura lieu ce mercredi 17 juin, à l’occasion de l’appel à agir contre la réintoxication du monde relayé par Reporterre.

Au programme : 
– Collage créatif et collectif dès 16h

– A 18h prises de parole

– Suivies à 19h d’un petit banquet partagé

Vous retrouverez l’événement facebook ici, à partager largement
autour de vous ainsi que l’affiche ci-dessous.


 » Le but de cette action est de faire entendre nos voix et les raisons de notre lutte, et de présenter cette nouvelle association publiquement. « 

Ventes printanières du Sens de l’Humus

Nous proposons à la vente des plants, des graines, du terreau et des godets, ainsi que des bouquets (bouquets uniquement en pré-commande).

Les créneaux de vente sont les mercredis après-midis de 16h à 19h, au jardin Pouplier, à côté de la serre.

La vente se déroule pendant la distribution de l’AMAP Légumes et Compagnie : merci donc de faire attention les un·es aux autres, de respecter les distances et gestes barrières, d’être patient·e en fonction de l’affluence.

Attention, l’entrée se fait par le 89 rue Pierre de Montreuil 
(longez derrière la maison des Murs à Pêches, passez par le ru Gobetue puis accédez au jardin Pouplier).