Comment faire son compost maison ?

Comment faire son compost maison ? Ça y est ! Vous avez décidé de vous lancer dans le recyclage de vos déchets de cuisine et de jardin grâce au compostage. Mais vous ne savez pas comment vous y prendre, quelle méthode choisir, comment réussir. D’ailleurs, est-ce possible de faire du compost en ville ? Rassurez-vous, d’abord ce n’est pas sorcier ! Et puis, différentes méthodes existent pour vous permettre de faire du compost en toutes circonstances.

Dans cet article, découvrez 3 façons de faire votre compost maison.

 

Comment faire du compost maison ? La méthode traditionnelle.

Pour qui ?

Le compostage en tas est l’une des manières les plus classiques de faire son compost. Il est tout à fait adapté aux propriétaires d’un jardin, petit ou grand.

Le principe

Il s’agit de rassembler vos déchets en tas, et de laisser la vie du sol dégrader les matières organiques. Bactéries, champignons, vers de terre, etc. sont d’excellents décomposeurs : ils se nourrissent de vos déchets, et les digèrent sous forme de compost.

Exemple de composteurs de jardin en bois et en plastique pour faire un compost en tas.

Exemple de composteurs de jardin en bois et en plastique pour faire un compost en tas.

Pour que la magie opère, vous avez besoin d’organiser votre tas. Bac en bois ou en plastique, bac fait maison, plateforme de compostage à l’air libre, le choix de votre composteur de jardin dépend de vos besoins et de votre contexte.

Que mettre dans le compost ?

Comment faire un bon compost ? Pour que le processus s’active, vous devez vous assurer de l’équilibre des matières apportées à votre tas, soit, grosso modo :

  • 50 % de matières carbonées, brunes ou sèches : branchages, tailles de haies, feuilles mortes, tiges et fleurs fanées, carton brun sans encre, sans colle. Petit conseil au passage : pensez à broyer les branchages avant de les incorporer au compost pour faciliter leur décomposition et leur brassage.
  • 50 % de matières azotées, vertes ou fraîches : déchets de cuisine (même les agrumes, l’ail et l’oignon), marc de café, restes de thé, tontes de gazon.
  • Ce à quoi, vous pouvez ajouter vos coquilles d’œufs broyées, et autres petits restes de viande et de poisson.
Exemple de matières organiques pour le compost : un mélange de « déchets » verts et humides plutôt azotés et de « déchets » bruns et secs plutôt carbonés.

Exemple de matières organiques pour le compost : un mélange de « déchets » verts et humides plutôt azotés et de « déchets » bruns et secs plutôt carbonés.

Ces proportions ne sont pas strictes mais globalement, vous veillerez quand même à ne pas mettre plus de matières vertes que de matières brunes dans votre mélange.

Si l’une des catégories de matières doit être en excès par rapport à l’autre, il vaut mieux que cela soit la catégorie des matières brunes carbonées qui peuvent composer sans problème jusqu’à ⅔ du mélange à composter pour ⅓ de matières vertes azotées !

L’ortie et la consoude sont de bons activateurs de compost. N’hésitez pas à les ajouter dans votre recette.

Ça, c’est la base du compost. Mais faire un bon compost tient aussi dans le soin apporté à votre tas.

Comment entretenir son compost ?

Faire un compost, ce n’est pas juste entasser des déchets verts dans un coin du jardin, et attendre que le temps fasse son effet. Un suivi tout au long de l’année est nécessaire pour vérifier que les conditions favorisant la décomposition sont toujours réunies. Votre attention devrait donc se porter sur :

  • L’humidité : le tas ne doit pas être trop sec, ni trop humide. Pour cela une couverture végétale est la bienvenue (paille, branchages, carton) ainsi qu’un arrosage en période sèche selon les besoins.
  • L’oxygène : il est indispensable à une bonne décomposition des matières. D’où la nécessité d’aérer le tas de temps en temps. Un aérateur de compost ou brass compost est d’ailleurs bien utile pour réaliser la manipulation, notamment dans les composteurs en bacs. Il s’agit d’un outil en forme de grosse vis à faire tourner à l’intérieur du tas.

Résultats

Après environ 8 mois de décomposition, vous obtenez un compost mûr. Il a une douce odeur de sous-bois, et une couleur brun foncé. Il est alors idéal pour nourrir et pailler le sol.

Après plusieurs mois de décomposition par les vers du compost notamment, on obtient un compost mûr bien noir à l’odeur de sous bois, idéal pour enrichir un sol potager par exemple !

Après plusieurs mois de décomposition par les vers du compost notamment, on obtient un compost mûr bien noir à l’odeur de sous bois, idéal pour enrichir un sol potager par exemple !

Si on attend que le compost mûrisse davantage, il est alors moins riche en azote, et devient un excellent terreau pour faire vos semis. Il demande un simple tamisage pour éliminer les éléments les plus grossiers.

Faire du compost : la solution du lombricomposteur

Pour qui ?

Vous vous demandez comment faire du compost alors que vous vivez en appartement ? Ne cherchez plus, et adoptez un lombricomposteur, aussi appelé vermicomposteur.

Le principe

Le système fonctionne grâce à l’action de vers qui se nourrissent de matières organiques et les digèrent sous forme de compost. 2 espèces de vers retiennent particulièrement notre attention pour ce travail : le ver tigré (Eisenia foetidia) et le ver rouge de Californie (E isenia andrei) . Leur atout : ces vers peuvent manger jusqu’à 1⁄3 de leur poids en déchets chaque jour. Concrètement, le lombricomposteur est un ensemble de bacs percés sur le fond, superposés, et munis d’un couvercle.

Exemple de lombricomposteur disponible dans le commerce, compact et pratique. On peut aussi le fabriquer soi-même avec des matériaux de récup pour ceux qui ne voudraient pas l’acheter.

Exemple de lombricomposteur disponible dans le commerce, compact et pratique. On peut aussi le fabriquer soi-même avec des matériaux de récup pour ceux qui ne voudraient pas l’acheter.

Au démarrage, il accueille les vers dans une litière que l’on peut fabriquer soi-même. Pour cela, mélangez un peu de compost mûr ou du terreau de rempotage, et du carton humide déchiqueté en petits morceaux. Avec un premier apport de déchets de cuisine, et une couverture en carton humide, les vers sont prêts pour une période d’acclimatation qui dure environ 1 mois. Pendant cette phase, modérez vos apports et augmentez-les progressivement.

Que mettre dans le lombricompost ?

Les vers apprécient les épluchures de fruits et de légumes, le marc de café, les restes de thé, ainsi que des coquilles d’œufs broyées. Ils ont besoin aussi de matières carbonées : carton brun sans encre, boîte d’œuf.

Préférez les nourrir de tout petits morceaux, cela leur facilite le travail.

Certains aliments sont par contre à proscrire : restes de viande, de poisson, de fromage, les agrumes, l’ail, l’oignon et l’échalote.

Comment entretenir votre lombricompost ?

Les bonnes conditions

Le lombricomposteur doit être placé à l’abri à une température entre 15 et 25 °C pour que les vers soient actifs. En dessous de 5 °C et au-dessus de 30 °C, c’est risqué pour eux, car ils ne supportent pas le gel ni les fortes chaleurs. Placez donc vos bacs de préférence à l’intérieur. Autre élément important : l’humidité. Le compost ne doit pas être trop sec, ni trop humide.

La rotation des bacs

Quand votre 1er bac est rempli, ajoutez-en un 2e par-dessus. Quand les vers auront terminé de digérer les aliments du 1er bac, ils viendront manger ceux du 2e.

Récupérer le compost sans les vers

Pour récupérer un compost exempt de vers, il suffit d’exposer l’étage du dessus du lombricomposteur à la lumière du jour et de le remuer doucement.

Pour récupérer un compost exempt de vers, il suffit d’exposer l’étage du dessus du lombricomposteur à la lumière du jour et de le remuer doucement.

Votre compost est mûr et vous souhaitez en disposer ? Comment faire pour que les vers restent dans le bac à composter ? Il vous suffit de déplacer le bac de compost mûr pour le déposer au-dessus du bac en cours de décomposition. En le laissant un peu à la lumière, et en remuant doucement, les vers vont descendre dans le bac du dessous. S’il en reste quelques-uns, ce n’est pas un souci.

Résultats

Avec le lombricomposteur, vous obtenez un compost mûr en 6 mois environ. Ce compost est idéal pour fertiliser vos plantes en pots ou jardinières. Mais ce n’est pas tout ! Tout au long du processus, vous récupérez du thé ou jus de compost à utiliser comme engrais lors de l’arrosage de vos plantes. Pour cela, il faut absolument diluer ce jus à hauteur d’1 volume de jus pour 10 volumes d’eau. Vos plantes vous diront merci.

Compost maison : l’alternative du bokashi

Pour qui ?

L’idée d’avoir un lombricomposteur dans votre cuisine ne vous réjouit pas ? Le bokashi, cette méthode de compostage japonaise, est une bonne alternative pour recycler vos déchets en milieu urbain, si vous disposez quand même d’un petit jardin (ou d’amis propriétaires de jardin).

Le principe

Contrairement au compostage traditionnel et au lombricompostage qui fonctionnent grâce à la dégradation des déchets en milieux aérobie, le bokashi, lui, fonctionne par fermentation, en milieu anaérobie (sans oxygène). Un activateur de fermentation à base de son de blé, de mélisse et de micro-organismes efficaces est utilisé pour assurer le processus.

La transformation des déchets se fait dans un contenant hermétique muni d’un robinet. On peut l’acheter ou le fabriquer soi-même.

Ensuite, la méthode est simple :

  • Au démarrage, saupoudrez au fond du contenant une couche d’activateur.
  • Versez vos déchets.
  • Ajouter à nouveau une couche d’activateur.
  • Pressez les déchets pour enlever l’air.
  • Refermez le bokashi.

Que mettre dans le compost ?

Remplissage du seau de compost bokashi avec des déchets de cuisine coupés en petits morceaux.

Remplissage du seau de compost bokashi avec des déchets de cuisine coupés en petits morceaux.

Le bokashi va vous séduire pour la diversité des déchets qu’il peut accueillir. En plus des déchets de cuisine habituels tels que les épluchures, le marc de café, les coquilles d’œufs, il transforme aussi les restes de poisson, viande et fromage. Pensez à les couper en petits morceaux avant de les mettre dans votre bokashi.

Comment entretenir le compost ?

Le bokashi fonctionnant sans air, il faut être vigilant à ne pas ouvrir le seau trop souvent. L’idéal est de collecter ses déchets de la journée dans un récipient, et de les ajouter au bokashi une fois par jour.
Tous les deux jours, vous récupérez le jus de fermentation pour ne pas qu’il s’accumule dans le contenant, au risque de nuire au processus.
Quand le seau est plein, on le laisse fermenter pendant 15 jours.
C’est pourquoi, pour pouvoir continuer le compostage pendant cette période, les utilisateurs du bokashi acquiert un 2e contenant.

Résultats

Avec le bokashi, on obtient un compost très différent des composts habituels.

Ici, les matières ne sont pas dégradées. Elles ont donc le même aspect que lorsque vous les avez déposées dans le bokashi. Cependant, elles ont bien été transformées.

Après au moins 15 jours de fermentation, le contenu du seau bokashi va ici être enterré dans une jardinière dans laquelle on pourra ensuite, après quelques semaines d’attente, planter directement.

Après au moins 15 jours de fermentation, le contenu du seau bokashi va ici être enterré dans une jardinière dans laquelle on pourra ensuite, après quelques semaines d’attente, planter directement.

L’utilisation de votre bokashi n’est donc pas la même :

  • Soit vous avez un tas de compost au jardin, et dans ce cas vous y ajoutez le contenu de votre seau à bokashi.
  • Soit vous l’enterrez.
  • Soit vous laissez les matières fermentées revenir à un PH plus neutre avant de les intégrer comme engrais au jardin. Pour cela, il faut creuser une fosse et laisser les matières à l’air libre perdre leur acidité pendant quelques semaines.

Le jus de fermentation est quant à lui utilisable dès récupération pour l’arrosage des plantes. Diluez-le à hauteur d’une cuillère à café pour 0,5 L d’eau. Si vous en avez trop, vous pouvez aussi le verser dans vos canalisations. Ce jus est très efficace pour les nettoyer !

 

Comment faire un compost ? Aller plus loin

Le compost est une pratique au cœur de la permaculture. Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter nos autres articles sur le sujet :

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Livre La vie secrète de ma mare

Livre La vie secrète de ma mare

Portrait de Gilles Leblais, auteur du livre « La vie secrète de ma mare » - © Christine Durand

Portrait de Gilles Leblais, auteur du livre « La vie secrète de ma mare » – © Christine Durand

Convaincu que l’émerveillement face aux beautés de la nature permet de mieux la respecter, Gilles Leblais partage depuis de nombreuses années ses observations du monde sauvage et nous invite à prendre le temps de contempler cette vie surprenante que notre regard, de plus en plus accaparé par les écrans, a tendance à ne plus remarquer.

“Coureur des bois” et passionné de nature depuis l’âge de 18 ans, Gilles Leblais a plusieurs cordes à son arc. Photographe nature, ornithologue, conférencier, journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité, il est également consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages afin de recréer des havres de paix pour la biodiversité et entrer en communion avec Dame Nature. Il a d’ailleurs aménagé son propre “Jardin paradis” à Velanne en Isère, ouvert aux visites sur simple réservation afin d’éveiller un maximum de gens à l’observation de la nature, car nous pouvons tous nous y connecter, capter toute la magie de la vie sauvage et ce dès le pas de notre porte 😉 !

Spécialiste des mares naturelles, c’est en fin connaisseur et humble spectateur, qu’il nous emmène à la découverte passionnante de ces biotopes aquatiques dans son livre “La vie secrète de ma mare” joliment sous-titré “J’observe la nature à fleur d’eau”.

Contenu du livre de Gilles Leblais

Paru chez Terre Vivante en 2019, “La vie secrète de ma mare” est une véritable invitation à l’émerveillement !

Il comporte 3 grandes parties.

On rentre tout de suite dans le vif du sujet avec une première partie, la plus conséquente des trois, consacrée à la faune présente dans une mare naturelle.

Batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères, insectes et autres invertébrés sont dévoilés en gros plan à notre regard médusé grâce à de magnifiques photos originales de l’auteur accompagnées d’illustrations et d’explications limpides sur les différentes familles et espèces observées, leurs cycles de vie, modes de reproduction sans oublier des clés pour apprendre à les identifier et les distinguer les unes par rapport aux autres…L’auteur nous régale aussi d’anecdotes étonnantes sur les comportements de cette faune qu’il a glanées durant ses nombreuses années d’observation.

Une des mares naturelles créées par Gilles Leblais sur son lieu appelé « Mon jardin paradis » en Isère, ouvert au public sur réservation © Gilles Leblais

Une des mares naturelles créées par Gilles Leblais sur son lieu appelé « Mon jardin paradis » en Isère, ouvert au public sur réservation © Gilles Leblais

Dans la partie suivante, il invite toutes celles et ceux qui souhaitent attirer la biodiversité dans leur jardin à y créer une mare naturelle, même petite ! Il s’attache donc à nous expliquer comment intégrer au mieux une mare dans son jardin et comment faire en sorte qu’elle soit la plus propice possible à l’installation rapide et durable d’une biodiversité foisonnante. Il donne également des conseils sur les matériaux et revêtements à utiliser.

Enfin, il nous prend par la main et nous entraîne dans la création d’une mare en 7 étapes, car, vous l’aurez compris, Gilles Leblais souhaite aussi à travers son ouvrage, montrant de nombreuses beautés et curiosités de la nature, nous inciter à aménager une mare chez nous ! De façon simple, il nous montre comment s’y prendre puis comment choisir ses plantes aquatiques et enfin comment entretenir sa mare au fil du temps !

Le livre se termine par quelques annexes bien utiles dont un glossaire et la liste des animaux cités dans l’ouvrage.

Pour qui ?

Ce livre est un plaidoyer pour la création de biotopes aquatiques naturels afin de multiplier ces havres de paix pour la biodiversité, partout où cela s’y prête. Ecrit dans un langague simple et richement illustré, c’est une ode à la nature sauvage qui ravira lecteurs.trices petits.es et grands.es de 7 à 77  ans et même au-delà 😉 !

C’est pourquoi nous le recommandons à tous les curieux.ses, naturalistes en herbe mais aussi aux permaculteurs.trices, débutants.es comme expérimentés.ées souhaitant installer ou réhabiliter un point d’eau dans leur design de permaculture, recréer et entretenir une zone humide naturelle car ce livre de Gilles Leblais leur offrira un bel aperçu de toute la vie qu’ils.elles pourront observer “à fleur d’eau” tout en leur donnant des clés pour le faire efficacement.

Il sera également un bon support pédagogique pour éveiller et sensibiliser un large public à l’importance des mares naturelles pour la biodiversité si essentielle à un écosystème résilient.

Avec un prix très abordable, le rendant accéssible au plus grand nombre, c’est donc, pour nous, un ouvrage à mettre entre toutes les mains car il n’y a pas d’âge pour réenchanter son regard et s’émerveiller avec la nature 😉 !

« La vie secrète de ma mare »

J'observe la nature à fleur d'eau

Livre de Gilles Leblais
Édité par Éditions Terre Vivante en 2019.

Prix : environ 14 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Unithèque    |   Decitre    |  Fnac

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Paillis de lin en paillage au jardin

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Paillis de lin en paillage au jardin

Caractéristiques du paillis de lin

Qu’est-ce que le paillis de lin ?

Plante herbacée très rustique pouvant atteindre 1 mètre de hauteur, le lin ou Linum usitatissimum était traditionnellement cultivé dans le Nord de la France pour l’utilisation que l’on faisait de sa fibre dans l’industrie textile. Ses graines entrent quant à elles dans la fabrication d’une huile aux mille vertus. Après récolte, on sépare les parties fibreuses de leurs tiges par une opération appelée teillage. Les tiges sont ensuite réduites en petits fragments appelés anas qui donnent les paillettes de lin. Les anas utilisés en paillis sont généralement exempts de traitements chimiques.

La paille de lin se présente donc comme de petites brindilles ne mesurant pas plus de 3 cm et il faut environ 1 hectare de culture de lin pour obtenir un peu plus de 300 kilos de paillette de lin.

Champ de lin cultivé - Linum usitatissimum - monté en graine

Champ de lin cultivé – Linum usitatissimum – monté en graine

Le paillage de lin affiche :

  • une capacité de rétention en eau d’environ 200% en masse de produit sec
  • un pH neutre de 7

 

Utilisation du paillis de lin

La richesse organique du lin et son pH neutre rendent ce paillage intéressant pour l’ensemble des cultures. Le paillis de lin se révèle très utile au jardin et finalement assez polyvalent puisqu’on peut l’utiliser partout et principalement :

  • Au jardin d’ornement : pour surfacer des massifs de fleurs, les rosiers et les arbustes
  • Dans les jardinières : pour ralentir l’évaporation de l’eau
  • Au potager : comme protection contre le gel, pour diminuer la croissance des adventices, mais aussi pour maintenir l’humidité des plantes exigeantes en eau.

Avantages et inconvénients d’un paillage de lin

Même si vous ne produirez sûrement pas vos paillettes de lin vous-même, le lin est une plante intéressante à cultiver dans votre jardin en permaculture. Pour la beauté de sa fleur notamment mais pas seulement…

Fleurs bleues de lin cultivé - Linum usitatissimum.

Fleurs bleues de lin cultivé – Linum usitatissimum.

Le lin aurait, en effet, une action répulsive sur les doryphores (Leptinotarsa decemlineata), ces fameux coléoptères qui, notamment à l’état de larves, se nourrissent goulument des feuillages de certaines solanacées, au premier rang desquelles les pommes de terre et dans une moindre mesure les aubergines et les tomates. Le lin sera donc bienvenu en association avec ces cultures 😉 pour réduire de façon simple et écologique la présence de ces insectes au potager !

Avantages du paillis de lin

Il amende le sol, évite l’érosion et les lessivages :

La décomposition lente du lin en surface du sol constitue un bon amendement, contribuant au fil des années, à l’amélioration de votre sol et à la création d’humus.

Il assure également une bonne protection des sols contre l’érosion due aux vents et aux pluies et limite les lessivages des sols.

Il protège du vent :

Le paillis de lin réduit l’impact des effets desséchants du vent, en été comme en hiver. Cependant, en cas de vents violents et/ou récurrents, le plus efficace sera d’installer des haies brise-vent sur votre lieu pour en limiter les effets délétères sur vos cultures.

il freine la progression des limaces :

Comme le paillis de chanvre, il semblerait que les gastéropodes n’aiment pas du tout avancer sur ces petites brindilles de lin. Évidemment, il ne faut pas se leurrer, cela ne les arrêtera pas si la faim les tenaille et que les seules plantes à se mettre sous la dent sont entourées de paillis de lin !!! En revanche, si vous leur laissez à disposition de petits tas de “déchets” de cuisine (épluchures de légumes ou de fruits) faciles d’accès et que, par ailleurs, vous entourez vos jeunes plants de légumes potagers avec ce paillage de lin, il y a fort à parier que les limaces et autres escargots iront se régaler de vos épluchures plutôt que de vos cultures !!

Les limaces n’apprécient pas de progresser sur un couvert de paillettes de lin, si vous leur mettez par ailleurs facilement accessible des déchets de cuisine, elles délaisseront plus volontiers vos jeunes salades paillées au lin !!

Les limaces n’apprécient pas de progresser sur un couvert de paillettes de lin, si vous leur mettez par ailleurs facilement accessible des déchets de cuisine, elles délaisseront plus volontiers vos jeunes salades paillées au lin !!

Il réduit les besoins d’arrosage :

Comme la plupart des paillis organiques (paille, foin…), le paillage de lin permet de diminuer le nombre d’arrosage en limitant l’évaporation. Sa très bonne capacité de rétention d’eau (jusqu’à plus de 200 % de sa masse de produit sec) offre une certaine autonomie à vos végétaux.

Il est esthétique :

Les jardiniers esthètes apprécient la couleur claire et la texture légère et fine du paillage lin. Tels des artistes-peintres avec leur palette, certains apprécieront de l’utiliser par touches, en certains endroits du jardin et de créer, par ailleurs, des contrastes avec d’autres paillages plus sombres comme l’écorce de pin ou le BRF.

Il est isolant :

Le paillis de lin, en couche suffisamment épaisse, est un bon isolant thermique. Il permet donc de protéger les plantes des chaleurs excessives en été et du froid et des gels en hiver !

Il favorise l’installation de la faune auxiliaire et des micro-organismes :

Les vers de terre apprécient ce paillis végétal et leur bonheur fera celui de votre terre ! Ils contribueront notamment à l’aérer et à l’enrichir de leurs déjections.

Il limite la pousse des adventices :

C’est une qualité que la paillette de lin partage avec d’autres paillages, et notamment les paillages minéraux comme le paillage d’ardoise. Pour profiter de cet avantage, la couche de paillette de lin doit tout de même être assez conséquente.

Ceci dit, n’espérez pas vous débarrasser aussi facilement de certaines plantes sauvages particulièrement coriaces comme le chiendent ou certains rumex qui traverseront sans peine plusieurs cm de paillis de lin !

Il n’acidifie pas la terre :

Son pH neutre conviendra à de nombreux végétaux.

Il est facile à installer :

La paillette de lin est légère, ce qui rend sa mise en place et sa manipulation aisées.

Le paillis de lin, très léger, est facile à manipuler et à installer minutieusement au jardin !

Le paillis de lin, très léger, est facile à manipuler et à installer minutieusement au jardin !

Le paillage de lin est durable :

La durée d’un paillis est d’environ 2 ans. 2 années pendant lesquelles il amendera le sol et empêchera le phénomène de battance et d’érosion. Au niveau de son temps de dégradation, il est similaire aux copeaux de bois.

Inconvénients du paillage au lin

Il peut contenir des graines de lin :

Il peut rester dans le paillis des graines de lin qui pourraient fleurir à la saison suivant son installation. Ceci dit, est-ce vraiment un inconvénient ? Pas forcément, cela peut même être appréciable !!

Il a un C/N élevé :

Le paillis de lin a un rapport Carbone/Azote (C/N) relativement élevé d’environ 160 (soit 160 unités de carbone pour 1 unité d’azote). Cela signifie que le paillis de lin peut entraîner dans les 2 à 3 premiers mois de sa mise en place, une légère « faim d’azote » en surface du sol. La faim d’azote vient du fait que les bactéries et micro-organismes qui décomposent la matière organique principalement carbonée ont besoin d’azote pour cette tâche et le prélèvent, sous sa forme minérale, dans le sol. Il n’est donc plus disponible pour les jeunes plantes cultivées. Cela peut être gênant au potager pour de jeunes plants au système racinaire encore peu développé dont les feuilles peuvent jaunir. Pour aider à compenser cela, le purin d’ortie et de consoude comme bio-stimulants de croissance pour ces jeunes plantes pourront être bien utiles au début de l’installation de votre paillis de lin !

La paillette de lin est assez chère :

Comme il est très rare de pouvoir produire soi-même son paillis de lin, il vous faudra l’acheter (voir ci-dessous) et selon l’étendue des surfaces à mulcher, l’addition peut vite être très salée !

 

Où acheter du paillis de lin et sous quelle forme ?

Où trouver de la paille de lin ?

La plupart des jardineries disposent aujourd’hui de paille de lin en rayon. Il est aussi possible de s’en procurer dans certaines grandes surfaces possédant un rayon « Jardinage » assez complet. Quelques sites en ligne spécialisés proposent aussi ce type de paillage.

Certains producteurs font aussi parfois de la vente directe de leur paillis.

Et le conditionnement ?

En fonction de la boutique en ligne ou du magasin dans lequel vous vous procurerez votre paillis de lin, vous disposerez de différentes options de conditionnement.

  • En vrac
  • En balles compressées
  • En sac de différentes contenances : 200 l, 150 l
  • En palettes de plusieurs sacs

Pailler son potager à la paillette de lin, un geste simple et rapide !

Si vous souhaitez recouvrir une grande surface, privilégiez les formes compressées qui sont plus économiques et moins encombrantes.

Quel est le prix de la paille de lin ?

Si vous êtes dans une région productrice (la Normandie en France notamment), vous pourrez sans doute bénéficier de prix inférieurs au prix courant du fait de la réduction des coûts de transport.
Le prix du paillage de lin est assez élevé et souvent annoncé à plus de 25 euros les 150 litres. 
La quantité commandée pourra faire baisser la facture, mais elle peut aussi passer du simple au double si on souhaite obtenir du paillis certifié bio.

Observer vos ressources sur site avant d’acheter !!

Pour finir, le paillis de lin est une ressource qui demande une intervention mécanique et pas mal d’étapes énergivores entre sa production et son arrivée prêt à l’emploi dans votre jardin.

Aussi, avant de le choisir comme paillis principal, gardez en tête de principe de permaculture “Tout déchet est une ressource inexploitée” !
Entrainez-vous à observer les divers “déchets” présents sur votre site ou aux alentours pour voir s’ils ne pourraient pas être utilisés comme ressources pour le paillage de votre jardin !
Quelques exemples : tonte de gazon, champs d’orties, de fourgères, feuilles mortes, déchets de cuisine, toile de jute, taille de haies, vieux foin devenu impropre à la consommation par les animaux que l’agriculteur du coin vous cédera sans doute pour une bouchée de pain…

Quand on se met à observer son site et ses alentours, on se rend compte que de nombreux « déchets » sont en fait de super ressources pour pailler ou mulcher le sol de notre jardin !!

Quand on se met à observer son site et ses alentours, on se rend compte que de nombreux « déchets » sont en fait de super ressources pour pailler ou mulcher le sol de notre jardin !!

 

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Quelles plantes grimpantes pour une exposition à l’ombre ou au soleil

Nous sommes nombreux à avoir des murs ou des clôtures sans âme que nous aimerions transformer en support de plantation pour des plantes grimpantes. En effet, quoi de mieux que d’embellir un mur mitoyen disgracieux avec une foisonnante liane ? Celle-ci permettra de masquer le minéral et pourra devenir une ressource supplémentaire pour la faune avicole. Cependant, il n’est pas toujours évident de s’orienter dans les multiples choix disponibles : nous allons explorer ensemble quelques pistes.

Quelle est la situation de mon support ?

Pour faire un bon choix de végétal, il convient en premier lieu de bien déterminer quelles sont les conditions du milieu dans lequel ma plante sera installée.

Comment se comporte le sol ? Est-il frais ou séchant ? Contient-il de la matière organique ou en est-il peu pourvu ? Quelle est l’exposition de mon support ? Ombre permanente ? Ombre lumineuse ? Ensoleillé une partie de la journée ? En plein soleil tout le long du jour ?

Il est nécessaire d’analyser tous ces éléments afin de choisir la plante la plus adaptée à votre environnement. Cela évitera des déconvenues, ou des fausses croyances telles que « je n’ai pas la main verte »…

Trop souvent, les mésaventures jardinières sont liées à l’entêtement du jardinier à vouloir planter des végétaux qui ne conviennent pas au site. Il faut entendre que les plantes ne viennent pas s’installer par hasard à tel ou tel emplacement et qu’on ne pourra pas forcer le vivant à demeurer si le milieu ne lui est pas adapté.

Il faut également s’intéresser à la façon dont votre plante grimpera sur son support. Se débrouillera-t-elle toute seule ? Aura-t-elle besoin d’un support spécifique, d’un peu d’aide de votre part ? Ce sont des questions à ne pas éluder pour éviter les déconvenues au bout de quelques années 😉 !

 

Une fois ces données récoltées, vous pourrez choisir en connaissance de cause vos plantes grimpantes, leurs supports et ainsi, mettre plus de chance de votre côté pour réussir vos futures plantations !

Quelles plantes grimpantes pour l’ombre ?

Les plantes grimpantes, dans leur milieu naturel, vont commencer à se déployer au sol pour partir à l’assaut des cieux. Ainsi, les lianes ont-elles souvent une certaine forme de tolérance à l’ombrage dans leurs jeunes années mais leur but reste de se retrouver au soleil, pour fleurir et fructifier.

Il n’y a donc pas, à proprement parler, de plantes grimpantes d’ombre, mais des lianes tolérant ces conditions.

Parmi les plantes particulièrement adaptée à l’ombre, on retrouve le lierre (Hedera helix) qui est capable de prospérer dans ces conditions lumineuses limitées. Il existe aujourd’hui beaucoup de cultivars, à feuillage panaché (ce qui peut être une option intéressante pour éclairer une zone ombragée), au feuillage évoluant en saison (tonalité claire des nouvelles feuilles et rougeoyante lors des premiers frimas), avec des formes de feuilles diverses… L’étendue des possibles est importante.

Plante grimpante particulièrement adaptée à l’ombre, le lierre (Hedera helix) est, en plus, un trésor pour la biodiversité offrant le gîte et le couvert à de très nombreuses formes de vie (oiseaux, insectes, pollinisateurs, petits rongeurs…)

Formant des racines crampons, le lierre n’a pas besoin d’être soutenu pour se développer, il se déploiera seul sur son support.

Par ailleurs, le lierre est une plante intéressante pour la faune. Fleurissant en décalage des autres plantes, à l’automne, il pourvoit à l’alimentation des abeilles (par exemple les abeilles noires) lorsque la disette commence.

En hiver et au début de printemps, ses fruits apportent nourriture aux oiseaux pour affronter la pénurie saisonnière. On trouve aussi très souvent de nombreux nids dans l’enchevêtrement des rameaux : le lierre est une plante grimpante à feuillage persistant apportant un couvert sécurisant aux nichées.

Voici d’autres lianes tolérant un ombrage relatif, si le sol reste frais :

  • L’aristoloche (Aristolochia macrophylla), qui forme un imposant feuillage cordiforme, caduque, d’aspect exotique. Cette grimpante est rustique jusqu’à -10°C, mais requiert un palissage, contrairement au lierre.
L’aristoloche : plante grimpante adaptée à l’ombre à l’allure exotique surprenante.

L’aristoloche : plante grimpante adaptée à l’ombre à l’allure exotique surprenante.

  • Le bourreau des arbres (Celastrus orbiculatus) a une assez bonne tolérance à l’ombre, mais il y sera cependant moins dense et ne comportera pas de fruits. Pour obtenir sa belle fructification, il faudra de plus planter plusieurs pieds afin d’obtenir une pollinisation croisée. Comme son nom vernaculaire l’indique, s’il est installé au pied d’un arbre de petit diamètre, il pourra l’étrangler par sa vitalité. Si on le positionne sur un support lisse, il faudra le palisser.
Le bourreau des arbres : plante grimpante adaptée à l’ombre extrêmement vigoureuse.

Le bourreau des arbres : plante grimpante adaptée à l’ombre extrêmement vigoureuse.

  • Les vignes vierges sont des lianes vigoureuses, adaptées au soleil comme à l’ombre. Certaines sont dotées de racines crampons comme la vigne vierge du Japon (Parthenocissus tricuspidata) ou la vigne vierge de Chine (Parthenocissus henryana), leur permettant de se développer seules sur des supports très divers. D’autres comme la vigne vierge vraie aussi appelée vigne vierge de Virginie (Parthenocissus quinquefolia) sont munies de vrilles sans ventouse, elles ont donc besoin d’un support sur lequel s’enrouler et ne peuvent pas partir seules à l’ascension d’un support vertical plat comme un mur. Les colorations automnales des vignes vierges sont généralement remarquables, le rouge profond de la vigne vierge de Virginie notamment est du plus bel effet. Etant donné que ce sont des plantes grimpantes à croissance rapide, il est très important de bien réfléchir à leur emplacement en amont de leur installation !
La vigne-vierge : plante grimpante à croissance rapide adaptée à l’ombre comme au soleil.

La vigne-vierge vraie (Parthenocissus quinquefolia) : plante grimpante à croissance rapide adaptée à l’ombre comme au soleil.

  • L’akébie à cinq feuilles (Akebia quinata) est une liane au feuillage composé élégant, semi-persistant (selon la dureté des hivers). Elle requiert un sol frais et peut se développer à l’ombre lumineuse. Ses fruits sont comestibles, cependant, pour en avoir, il faudra planter deux pieds, pour une pollinisation croisée et avoir une saison estivale particulièrement chaude et prolongée.
L’akébie à cinq feuilles : plante grimpante adaptée à une ombre « lumineuse ».

L’akébie à cinq feuilles : plante grimpante adaptée à une ombre « lumineuse ».

 

Quelles plantes grimpantes pour la mi-ombre ?

Un emplacement à mi-ombre reçoit du soleil une partie de la journée. Cependant la « qualité » de ce soleil est différente en fonction du moment de la journée. Le soleil du matin fera dégeler plus rapidement l’emplacement, aussi il faudra y installer des plantes qui sont bien rustiques. Au contraire, un soleil d’après-midi, plus chaud en été, permettra au site de se réchauffer progressivement en hiver, l’amplitude thermique sera donc moins importante pour la plante.

Voici quelques végétaux adaptés à cette exposition :

  • L’hortensia grimpant (Hydrangea anomala ssp. petiolaris) arbore une élégante floraison blanche en début d’été. Sa croissance est lente, mais autonome : la plante dispose de racines crampons. Il tolère un emplacement à mi-ombre et a besoin d’un sol frais à très humide, sans calcaire actif. Il faudra cependant tenir compte du fait que ses belles inflorescences ne s’épanouiront correctement qu’au soleil.
L’hortensia grimpant : plante grimpante adaptée à la mi-ombre.

L’hortensia grimpant : plante grimpante adaptée à la mi-ombre.

  • Le schizophragma (Schizophragma hydrangeoides) est un proche parent des hortensias. Il forme de larges cymes plates, se composant de minuscules fleurs blanches. Son feuillage est caduc. Cette grimpante se plaira à mi-ombre ou au soleil, dans un sol frais, riche en humus et bien drainé.
Le schizophragma : plante grimpante adaptée à la mi-ombre.

Le schizophragma : plante grimpante adaptée à la mi-ombre.

  • Les clématites (Clematis sp.) aiment avoir les pieds à l’ombre et la tête au soleil, aussi un emplacement à mi-ombre pourra tout à fait leur convenir. Il faudra veiller cependant à ce que leurs pieds restent en permanence à l’ombre. Ces lianes sont déclinées en de nombreux cultivars, aux fleurs de taille et de couleur très variées. Il faudra leur fournir un dispositif (câblage, grillage, treille) pour qu’elles s’y accrochent grâce à leurs tiges. Leur floraison est spectaculaire : la plante se parant de centaines de fleurs, dont certaines sont parfumées. Le feuillage peut-être caduc ou persistant, selon les espèces.
Les clématites : plantes grimpantes aimant avoir les pieds à l’ombre et la tête au soleil.

Les clématites : plantes grimpantes aimant avoir les pieds à l’ombre et la tête au soleil.

  • La renouée d’Aubert (Polygonum aubertii) est une grimpante vigoureuse, formant d’épais rideaux, nécessitant un support pour s’accrocher. Son opulente floraison blanche dure longtemps et est mellifère. Son feuillage est persistant. Elle apprécie un sol frais à humide et tolère les conditions urbaines.
La renouée d’Aubert : plante grimpante adaptée à la mi-ombre très mellifère.

La renouée d’Aubert : plante grimpante adaptée à la mi-ombre très mellifère.

 

Quelles plantes grimpantes pour le plein soleil ?

La gamme des plantes grimpantes adaptées à une exposition ensoleillée est vaste ! Comme nous l’avons évoqué plus haut, toutes les lianes cherchent à avoir la tête au soleil… Le critère qui devra guider la sélection de ces plantes sera donc la nature du sol. Pour un emplacement en plein soleil, une gamme des grimpantes attractives pour leur fructification s’offre au jardinier.

Voici quelques suggestions de grimpantes pour le plein soleil :

  • La vigne (Vitis vinifera) est une liane qui tolère des conditions d’ensoleillement importantes, ainsi que des sols relativement secs. Les sélections variétales faites depuis sa domestication au Proche-Orient l’ont conduites à s’adapter à l’environnement aride dans lequel l’homme la cultive. Elle nécessite un support pour être palissée, ainsi, treille, tonnelle ou autre câblage le long d’un mur bien exposé lui seront favorables. Nul besoin ici de vanter les mérites de ses délicieux grains et leurs nombreux usages…
La vigne : plante grimpante vedette des expositions plein soleil pour ses grappes de fruits si savoureuses.

La vigne : plante grimpante vedette des expositions plein soleil pour ses grappes de fruits si savoureuses.

  • Le kiwi (Actinidia deliciosa) est une grimpante très luxuriante. Son feuillage dense formera un ombrage important pour les chaudes journées d’été. Pour obtenir une fructification, il faudra planter un pied mâle et un pied femelle. Le support accueillant la liane devra être solide car la plante peut porter plusieurs dizaines de kilos de fruits à l’automne.
Le kiwi : plante grimpante adaptée au plein soleil.

Le kiwi : plante grimpante adaptée au plein soleil.

  • Les rosiers grimpants (Rosa sp.) sont des plantes présentant une floraison inégalée. Les coloris sont variés, les parfums tout autant : la gamme est vaste et les pépiniéristes proposent chaque année de nouveaux cultivars. Un palissage sera nécessaire pour conduire son rosier, ainsi que des tailles adaptées. Les fruits du rosier, les cynorhodons, sont comestibles et pourront être utilisés dans diverses préparations médicinales ou comestibles.
Les rosiers grimpants : plantes grimpantes adaptées au plein soleil.

Les rosiers grimpants : plantes grimpantes adaptées au plein soleil.

  • Les chèvrefeuilles (Lonicera sp.) sont aussi des grimpantes aux fleurs ravissantes qui méritent leur place au jardin. Certains présentent des fleurs parfumées et comestibles, comme Lonicera periclymenum, que l’on peut consommer crues ou cristallisées. Ce sont des plantes à installer au verger pour détourner l’attention des oiseaux de vos fruits rouges : les volatiles iront manger la fructification rouge des chèvrefeuilles plutôt que vos groseilles… Évitez cependant de les associer à vos cerisiers car leur odeur attire la mouche de la cerise.
Les chèvrefeuilles grimpants : plantes grimpantes adaptées au plein soleil.

Les chèvrefeuilles grimpants : plantes grimpantes adaptées au plein soleil.

  • Le houblon (Humulus lupulus) est une grimpante caduque, formant des lianes vigoureuses. Ce sont ses cônes, se développant sur les plants femelles (la plante est dioïque avec des plants mâles et femelles distincts), qui sont utilisés pour aromatiser les bières et favoriser sa conservation. Ils ont par ailleurs, grâce à la lupuline qu’ils contiennent, d’autres propriétés médicinales. Le houblon se plaira dans un sol frais à humide, en plein soleil : c’est une plante de lisière forestière. Son feuillage est joliment découpé.
 
Le houblon : plante grimpante très vigoureuse adaptée au plein soleil.

Le houblon : plante grimpante très vigoureuse adaptée au plein soleil.

  • La bignone (Campsis radicans) est une grimpante adaptée à la chaleur, tolérant un sol sec à très humide. Elle se pare d’une abondante floraison en trompette durant l’été. Dotée de racines crampons, elle s’accroche seule aux supports lisses. C’est une plante mellifère et médicinale.
La bignone : plante grimpante adaptée au plein soleil.

La bignone : plante grimpante adaptée au plein soleil.

 

Un univers à part entière

Au travers de ces quelques éléments, nous avons pu constater que le monde des plantes grimpantes est vaste : nous n’avons présenté ici que certaines d’entre elles, mais il en existe bien d’autres encore ! Comment ne pas penser au délicieux parfum des glycines, aux spectaculaires fleurs exotiques des passiflores ?

Plante grimpante exubérante à la floraison extraordinaire : la passiflore caerulea ou passiflore bleue.

Plante grimpante exubérante à la floraison extraordinaire : la passiflore caerulea ou passiflore bleue.

Pour bien choisir sa grimpante il faudra veiller à déterminer dans quel environnement vous allez l’installer, mais aussi si la liane devra se déployer seule ou non sur le support. Chaque liane a ses caractéristiques propres, qui la rendront adaptées ou pas à l’emplacement que vous lui destinez.

J‘espère qu’avec ces quelques pistes, vous pourrez planter l’abondance dans votre jardin en permaculture !

 

 

Anais Jeunehomme

Anaïs Jeunehomme, paysagiste conceptrice, certifiée en permaculture. Je conçois, avec l’Atelier l’Embellie des jardins inspirés des principes de la permaculture, adaptés au lieu et à ses habitants, valorisant les ressources existantes, où les plantes sont belles mais aussi comestibles, médicinales, mellifères ou amélioratrices du sol. Car un jardin est un lieu de ressourcement et de bien-être, mais aussi une pierre supplémentaire dans l’édification d'une société plus écologique et durable.

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Crotte de chauve-souris et utilisation au jardin

Nous avons vu dans un premier article consacré au mode de vie extraordinaire des chauves-souris, qu’elles s’intéressent davantage aux insectes nocturnes qui se gobergent dans notre potager la nuit, qu’à notre système capillaire qu’elles jalouseraient les pauvres chauves… souris.

Dans un 2e article, de manière tout à fait désintéressée…ou pas, nous avons décidé de l’accueillir au jardin. Un peu d’eau pour étancher la soif, des fleurs pour attirer des insectes variés et compléter le garde-manger, un abri à chauve-souris pour se reposer la journée.

A cette occasion, nous avons appris à reconnaître les crottes de chauves-souris avec joie. D’une part parce qu’elles indiquent la présence des chiroptères mangeurs d’insectes, mais aussi parce que selon les quantités, ces crottes peuvent être très utiles au jardin : le deuxième effet Kiss cool en quelque sorte…

Cet article va être entièrement consacré aux crottes des chauves-souris, âmes sensibles, s’abstenir.

Identifier les crottes de chauves-souris

Rappelons d’abord comment identifier la chose : il s’agit grosso modo d’un grain de riz noir.

S’il ne se délite pas entre vos doigts gantés, vous avez à faire à un micromammifère : campagnols, mulots ou souris peut-être, chauves sans doute pas. Le régime alimentaire de ces sympathiques malfrats est équilibré en fibres, permettant à leurs crottes de « se tenir ».

Si le grain de riz est friable il s’agit soit des lézards, si vous les trouvez éparpillés çà et là sur les lieux de passage de ces reptiles. S’ils sont regroupés au pied d’un mur ou d’un tronc d’arbre qui laisse apparaitre une fente, vous êtes sous un abri à chauves-souris, et vous venez de découvrir leurs latrines.

Gros plan sur des crottes de chauve-souris, très friables car contenant de nombreux fragments de carapaces d’insectes très riches en minéraux, azote notamment!

Gros plan sur des crottes de chauve-souris, très friables car contenant de nombreux fragments de carapaces d’insectes très riches en minéraux, azote notamment!

Les lézards, comme les chauves-souris de votre jardin, sont exclusivement insectivores. Leurs crottes sont donc constituées d’innombrables fragments de carapaces d’insectes donnant des excréments fragiles, mais ô combien riches en minéraux.

En effet, la carapace des insectes est constituée de chitine, une substance organique azotée à la fois souple, solide et relativement légère : l’idéal pour ces petites bêtes volantes. Cette substance organique est donc biodégradable tout en étant riche en azote : de quoi faire rêver le jardinier.

Le guano : une nouvelle marque d’engrais ?

Et comme nous parlons crottes, soyons précis sur les termes, ça peut faire « classe » dans un repas de famille… On parle de guano pour les chauves-souris et les oiseaux marins, de crottes pour les autres mammifères, de fientes pour les autres oiseaux.

Ce rapprochement entre chauves-souris et oiseaux marins est sans doute dû à 2 caractéristiques qui les rapprochent :

  1. Leur concentration en quantité parfois énorme selon le nombre d’individus que constitue la colonie.
  2. Leur exploitation en tant que fertilisant des sols.

La guerre du guano d’oiseaux marins

Le guano d’oiseaux marins, ici des fous variés (Sula variegata), a fait l’objet d’une exploitation massive et dévastatrice pendant des dizaines années.

Le guano d’oiseaux marins, ici des fous variés (Sula variegata), a fait l’objet d’une exploitation massive et dévastatrice pendant des dizaines années.

Cette exploitation ne date pas d’hier, et fut la cause de conflits armés dans le Pacifique. En effet, en 1863, l’Espagne tenta de s’emparer des îles Chinchas mais fut mise en échec par le Chili et le Pérou qui unirent leur force lors de la guerre hispano sud-américaine ou guerre du guano.

Comme toute exploitation à grande échelle, ce fut un désastre pour les colonies à l’origine de cet or noir, principalement les oiseaux marins. Les 12 millions de tonnes extraits entre 1820 et 1860 à destination des Etats Unis, de l’Angleterre et de la France permirent à certains hommes d’affaires comme le français Auguste Dreyfus, d’être à la tête d’une des plus grandes fortunes du monde.

Mais revenons à nos moutons… ou plutôt à nos chauves-souris.

L’exploitation du guano de chauve-souris

Le guano de chauve-souris fut également exploité, mais les quantités en jeu permirent de limiter les dégâts, animaux et humains. Ce guano composé uniquement des restes de leurs proies, exempt d’urine contrairement aux oiseaux marins, est sec, permettant une conservation plus aisée et moins odorante.

Le guano de chauve-souris peut être recueilli en abondance en plaçant une bâche en dessous des sites où celles-ci dorment ou élèvent leurs petits.

Le guano de chauve-souris peut être recueilli en abondance en plaçant une bâche en dessous des sites où celles-ci dorment ou élèvent leurs petits.

Son exploitation est attestée en France et en Sardaigne depuis le milieu du XIX siècle.

Le guano est un engrais naturel riche en oligoéléments. Il est utilisé en Agriculture Biologique, ce qui ne veut pas forcément dire écologique : l’exploitation à grande échelle détruit souvent les milieux naturels et les colonies qui les peuplent, sans parler des emballages, des transports… le guano de chauve-souris est en tout cas, le plus complet et le moins cher des engrais naturels : entre 4 et 6 euros le kilo.

Qualité du guano

La minéralisation rapide du guano en fait le parfait engrais des sols froids ou à réchauffement tardif, permettant de ne pas raccourcir davantage la saison des cultures sur ces parcelles avec une fertilisation traditionnelle souvent bien plus longue.

Une autre qualité de cet engrais provient de son acidité et de sa faible teneur en calcium qui en fait l’engrais idéal des sols calcaires. Ainsi, il n’apporte pas davantage de calcium à ces sols déjà chargés, et rééquilibre le PH basique caractéristique de ces sols.

C’est donc un superbe complément à votre compost maison en utilisation ponctuelle dans votre potager en permaculture« , notamment pour les cultures gourmandes.

Jolie récolte, notamment de légumes gourmands, au potager en permaculture !

Jolie récolte, notamment de légumes gourmands, au potager en permaculture !

Composition du guano en NPK

Comparaison des teneurs en certains éléments chimiques dans le fumier de plusieurs mammifères
Élément chimique
(en kg/tonne)
Chauve-souris Poule Vache Porc Brebis Cheval
Azote 100 40 6 3 6 8
Phosphore 30 38 4 5 4 3
Potassium 20 26 6 6 12 9

Source : Wikipédia

Même si les infos sont variables d’une étude à l’autre selon l’alimentation des animaux, les conditions et le temps de stockage, les ordres de grandeur des concentrations en NPK (azote, phosphore, potassium) placent sur la première marche du podium, le guano de chauve-souris quasi exæquo avec les poules pondeuses. Les autres apports d’origine animale étant à la traîne, loin derrière…

Rôle des éléments NPK dans le cycle végétal des plantes

L’azote (N) favorise surtout la pousse des parties vertes de la plante (tiges et feuilles), leur précocité et leur développement. Le cycle de l’azote est un cycle important au potager.

Le phosphore (P) joue sur la formation des fleurs et des graines et sur le développement radiculaire. Il renforce la résistance naturelle des plantes aux agressions quelles qu’elles soient.

La potasse (K) permet la floraison et le développement des fruits et de tous les organes de réserve tels que les racines et les tubercules. La coloration des fleurs et des fruits est améliorée ainsi que la résistance aux maladies.

Conclusion sur les crottes de chauve-souris

Vous avez des chauves-souris dans le grenier ? Eh bien bâchez maintenant, récoltez ce riz noir, stockez-le à l’abri de l’humidité et utilisez-le au potager, avec parcimonie, on l’a vu, c’est un engrais puissant. En permaculture, les déchets sont considérées comme des ressources«, c’est exactement le cas avec ce guano.

Apprenons à cohabiter en bonne intelligence avec les chauves-souris qui ont tant à nous offrir !

Apprenons à cohabiter en bonne intelligence avec les chauves-souris qui ont tant à nous offrir !

Et dorénavant, interdiction de pestiférer sur ces bestioles hideuses…

Pour conclure sur cette série d’articles :

Les chauves-souris sont à plusieurs titres les bienvenues dans votre jardin :

  1. elles annoncent les douces nuits au printemps à leur sortie d’hibernation.
  2. elles nous débarrassent des moustiques et autres insectes rabat-joie des soirées barbecues.
  3. elles limitent les populations d’insectes parfois destructeurs au potager.
  4. elles produisent un des meilleurs fertilisants existants pour booster ce même potager.

Et surtout, elles acceptent de cohabiter avec l’homme, sans rechigner… elles supportent le bruit de la tondeuse la journée quand elles dorment, la fumée du barbecue le soir venu quand elles chassent, les éclairages parfois superflus qui les perturbent la nuit…

Et si nous acceptions de cohabiter avec elles… de laisser la place à la nature autour de la maison. D’accepter les herbes folles, les vieux murs, les arbres creux…, de devenir colocaterres en somme, de partager les valeurs de partage et l’entraide qui en découlent. Osons tenter l’aventure !

Sébastien Lazzaroni

Sébastien Lazzaroni

Naturaliste de terrain depuis l'enfance, Sébastien Lazzaroni est un amoureux de la faune et de la flore sauvage. Il explore, observe, recense et préserve la nature sauvage grâce à la confection et la pose de nichoirs et d’aménagements divers. Ancien professeur de biologie, il partage, avec pédagogie, son expérience au travers de conférences pour comprendre, d’ateliers pour agir, d’articles et de plans de fabrication de nichoirs sur son blog colocaterre, dédié à la biodiversité. Il conseille également les particuliers et les professionnels dans la mise en place de stratégies pour accueillir la biodiversité et en faire une alliée du jardin, du potager, des cultures, des vergers et de la douceur de vivre.

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Programme estival des ateliers du Sens de l’Humus

Bel Eté Solidaire

Avec le soutien du Département et la participation du Syctom 

Jardin Pouplier – 60 rue de Saint Antoine 93100 Montreuil

12 participant·es par atelier

Inscription obligatoire auprès de giuliahumus@gmail.com

  • Jeudi 24 juin 10h-12h Atelier jardinage, comment valoriser les déchets verts au jardin : le paillage. Les avantages du paillage, comment s’en servir.
  • Mardi 29 juin 10h-12h Atelier jardinage, comment valoriser les déchets verts au jardin : le paillage. Les avantages du paillage, comment s’en servir.
  • Mercredi 30 juin 9h30 – 12h30 Fabrication de nichoirs à partir de bois de récupération.
  • Jeudi 1 juillet 14h-16h Initiation au compostage. Formation au compostage, observation des différents compost du jardin.
  • Mercredi 7 juillet 9h30-12h30 Fabrication d’hôtels à insectes à partir de bois de récupération.
  • Mercredi 7 juillet 14h-16h Fabriquer son premier herbier. Visite du jardin avec cueillette de plantes pour la fabrication d’un herbier (atelier familles).
  • Vendredi 16 juillet 9h30-11h30 Atelier jardinage, comment valoriser les « indésirables » du jardin en engrais liquide : réalisation et utilisation de différents purins dans le jardin.
  • Mardi 20 juillet 10h-12h Faire soi-même et à bas coûts des “laits” végétaux, apprendre à fabriquer des boissons végétales.
  • Mercredi 21 juillet  9h30-12h30 et 14h-17h Atelier de construction de meubles en palette. Cet atelier permettra d’apprendre à construire des bancs ou d’autres meubles à partir de palettes de récupération.
  • Jeudi 22 juillet 14h -16h Initiation au compostage. Formation au compostage, observation des différents compost du jardin.
  • Vendredi 6 août 10h-12h Fabrication de jus de légumes biologiques. A l’aide d’un extracteur nous réaliserons de délicieux jus santé.
  • Vendredi 6 août 14h-16h Les graines germées et les micro-pousses : leurs vertus, leurs bienfaits, comment les cultiver.
  • Jeudi 26 août 10h-12h Faire ses conserves avec les légumes d’été du jardin et de notre AMAP.
  • Lundi 30 août 10h-12h Faire ses compotes-confitures avec les fruits du jardin.
  • Jeudi 2 septembre 9h30-11h30 La lacto-fermentation de légumes bio. Cet atelier permettra de découvrir ce procédé de conservation des aliments qui garantit le respect des qualités nutritionnelles des légumes.

Tous aux parcs!

Avec le soutien d’Est Ensemble.

Retrouvez-nous dans différents parcs d’Est Ensemble dans le cadre de l’agenda des Parcs.

15 participant·es par atelier

Inscription obligatoire auprès de giuliahumus@gmail.com

  • Apprendre à réaliser un herbier, atelier familles Après une balade d’identification et de cueillette de quelques plantes sauvages du parc, vous apprendrez à réaliser un herbier “à l’ancienne”.

Mercredi 23 juin 14h30-16h30 au Parc des Guillaumes (Noisy-le-Sec)

Mardi 6 juillet 10h-12h au Bois de Bondy

Vendredi 9 juillet 10h-12h au Parc des Beaumonts (Montreuil)

  • Balade à la découverte des arbres du Parc des Beaumonts Venez découvrir le monde des arbres et apprendre à identifier les principales espèces présentes en climat tempéré. L’atelier mettra en lumière les multiples services rendus par les arbres.

Mardi 13 juillet 14h-15h45 au Parc des Beaumonts (Montreuil)

La glycine (Wisteria) : plantation, taille, bouture, culture en pot

La f​loraison de la glycine​, ​Wisteria,​ est un enchantement à chaque printemps. Cela explique pourquoi cette ​plante grimpante​ est devenue une incontournable au jardin. Un camaïeu de couleurs et un parfum délicieux vous ont peut-être déjà séduit et donné envie d’en planter une chez vous ? Vous trouverez dans cet article toutes les informations dont vous avez besoin pour donner vie à votre projet : ​plantation, taille, bouture, culture en pot​.

La glycine : une plante qui enchante les jardins

Zoom sur cette liane arbustive

Des fruits en forme de gousses

La glycine​ est une liane arbustive de la famille des fabacées. Cette famille de plantes, que l’on appelle aussi les « légumineuses », est facilement reconnaissable à ses fruits : les gousses, longues et duveteuses, qui contiennent les graines. Les fèves et les pois par exemple appartiennent à ce groupe de plantes.

Une abondance de gousses suit la floraison de la glycine.

Une abondance de gousses suit la floraison de la glycine.

Gros plan sur de magnifiques fleurs de glycine qui attirent un grand nombre de pollinisateurs et notamment des hyménoptères !

Des feuilles composées qui tombent en automne

On reconnaît également la glycine à ses feuilles composées. Le limbe – la partie verte de la feuille – est divisé en plusieurs petites feuilles (entre 7 et 10), appelées les folioles. Chez la glycine, elles sont d’un joli vert clair. Mais la plante est caduque. Ainsi, son feuillage, qui saura vous protéger du soleil chaud de l’été, disparaîtra à l’automne.

Des fleurs en forme de papillon

La glycine forme des fleurs disposées en grappes. Elles sont souvent mauves, mais peuvent aussi être bleues, roses ou blanches. Les fleurs sont typiques des fabacées. Composées de 5 pétales, elles rappellent la forme d’un papillon :

  • un grand pétale, l’étendard
  • 2 pétales latéraux, les ailes
  • 2 pétales soudés, la carène
Gros plan sur de magnifiques fleurs de glycine qui attirent un grand nombre de pollinisateurs et notamment des hyménoptères !

Gros plan sur de magnifiques fleurs de glycine qui attirent un grand nombre de pollinisateurs et notamment des hyménoptères !

Les fleurs de la glycine sont appréciées des butineurs – abeilles et papillons notamment – qui se délectent de son nectar.

La glycine jaune n’est pas une glycine

Lors de votre dernière balade, vous avez admiré une ​glycine jaune​ ? Contrairement aux apparences, ce n’en était pas une ! Vous étiez face à une cytise ou l​aburnum​, un arbre pouvant atteindre 10 m de haut et qui produit – comme la glycine – de jolies grappes de fleurs pendantes au printemps. Ces deux plantes appartiennent à la même famille – les fabacées – ce qui explique ce trait commun, mais ce sont bien deux espèces différentes. Pour éviter la confusion, retenez simplement que les glycines ne sont jamais jaunes !

Fleurs jaune en grappe de la cytise à ne pas confondre avec de la glycine (wisteria) !

Fleurs jaune en grappe de la cytise à ne pas confondre avec de la glycine (wisteria) !

 

Une liane qui aime le soleil

La glycine se plaît dans une exposition en plein soleil, à l’abri du vent. Cela ne l’empêche pas d’être rustique et de résister à des températures pouvant aller jusqu’à -15 °C. Elle aime les sols humifères, c’est-à-dire riches en matière organique, mais pauvres en azote. Attention, elle n’apprécie pas les sols calcaires ou gorgés d’eau.

Deux espèces de ​wisteria​ pour deux effets différents

Une excellente plante grimpante

La ​glycine avec sa floraison​ spectaculaire et parfumée, est une excellente plante grimpante pour le jardin ou la cour. Elle embellit les murs, et habille les pergolas d’une végétation dense : parfait pour couvrir une surface disgracieuse ou créer une zone d’ombre.

Liane très vigoureuse, la glycine peut vite couvrir de grandes surfaces et créer de magnifiques tableaux paysagers.

Liane très vigoureuse, la glycine peut vite couvrir de grandes surfaces et créer de magnifiques tableaux paysagers.

En occupant peu d’espace au sol, elle trouve aussi sa place en ville et dans les petits jardins.

Si sa croissance est lente au début, elle s’accélère après 2-3 ans pouvant émettre des rameaux de plusieurs mètres de long chaque saison, de quoi couvrir une grande surface à une allure record. Voilà pourquoi elle fait partie de notre t​op ​liste des plantes grimpantes à croissance rapide.

On trouve principalement deux espèces de glycine.

Wisteria sinensis​, la glycine de Chine

La ​glycine de Chine​ est la glycine que l’on trouve le plus souvent dans nos jardins : sans aucun doute parce que c’est la plus spectaculaire. Extrêmement vigoureuse, elle peut atteindre 10 m de haut. Mais surtout, sa floraison, qui précède l’arrivée des feuilles, explose au printemps, en avril-mai, en une cascade de grappes pendantes de 20 à 30 cm de long. Effet garanti ! Impossible de rester de marbre devant autant de beauté. Et puis, quel parfum ! En tout cas, quand la floraison démarre, il faut vraiment en profiter, car le spectacle ne dure qu’un mois : ce n’est pas le moment de partir en vacances !

Une seconde floraison se produit en juillet-août, mais pas avec la même intensité. Vous voilà prévenu !

Exemple de glycine de Chine, Wisteria sinensis, en pleine floraison diffusant un parfum délicieux.

Exemple de glycine de Chine, Wisteria sinensis, en pleine floraison diffusant un parfum délicieux.

 

Wisteria floribunda,​ la glycine du Japon

La ​glycine du Japon​ ne produit pas le même effet que la glycine de Chine, car sa floraison est étalée, et ses fleurs sont peu parfumées. Mais elle reste intéressante pour ceux qui connaissent des gelées fréquentes au printemps. En fleurissant plus tardivement, en mai-juin, ses bourgeons sont davantage protégés des risques de gel. Surtout, cette glycine, aux grappes étroites, et longues – elles mesurent entre 20 et 50 cm – apporte beaucoup de charme au jardin. Pas de doute, vous serez vous aussi ému par ses délicates guirlandes de fleurs.

Exemple de glycine du Japon, Wisteria floribunda, à la floraison plus tardive et moins odorante que celle de Chine.

Exemple de glycine du Japon, Wisteria floribunda, à la floraison plus tardive et moins odorante que celle de Chine.

 

Glycine : comment la cultiver ?

Les supports pour glycine

La ​glycine​ a besoin d’un support sur lequel s’appuyer. Les supports pour plantes grimpantes traditionnels ne suffisent pas. Grillages, treilles, clôtures sont beaucoup trop fragiles : les rameaux de la glycine, en s’enroulant sur eux-mêmes, sont si puissants qu’ils les tordraient. Voilà pourquoi, on conseille plutôt de prévoir des supports très solides, épais, en bois ou en métal.

Un système d’accroche adapté est donc un élément important pour réussir la ​culture de la glycine​. Pergolas ou tonnelles sont de bonnes solutions pour la mettre en valeur.

Magnifique allée avec de solides supports en arches métalliques couvertes de différentes glycines.

Magnifique allée avec de solides supports en arches métalliques couvertes de différentes glycines.

Si vous souhaitez recouvrir la façade de votre maison, prévoyez d’y fixer un ensemble de câbles en acier à 10 cm du mur sur lesquels la glycine pourra grimper. Et de planter le pied à au moins 50 cm du bâti pour que ses racines puissantes ne viennent pas l’abîmer.

Notez aussi qu’il est possible de faire grimper la ​glycine à un arbre. ​Elle s’appuiera sur celui-ci en grandissant.

Savez-vous que l’on peut conduire la ​glycine en arbre​ ​? ​Pour obtenir cet effet, il faut prévoir un tuteur solide qui servira d’appui le temps que la glycine forme un tronc suffisamment épais pour la soutenir.

En arrière plan, exemple de glycines (wisteria) conduites en arbres pour un rendu du plus bel effet !

En arrière plan, exemple de glycines (wisteria) conduites en arbres pour un rendu du plus bel effet !

En ​permaculture, ​on préfère en général l’utiliser pour sa qualité de plante grimpante et ainsi optimiser l’espace. Mais ça, c’est vous qui voyez !

 

Plantation de la glycine

Planter à l’automne

L’idéal, c’est de ​planter la glycine​ à l’automne. Les nouvelles plantations ont besoin de beaucoup d’eau pour bien s’enraciner. En cette saison, elles bénéficient donc des pluies plus abondantes, ce qui réduit les besoins d’arrosage, le temps à y consacrer, et permet d’économiser l’eau. De cette façon, la plante a le temps de s’installer avant la reprise de la végétation. On peut aussi planter au printemps, mais il faudra suivre l’arrosage avec plus de soin encore.

Comment planter une glycine en pleine terre​ ​?

Vous avez trouvé l’emplacement idéal, au soleil, et prévu un support adéquat pour que votre glycine puisse se développer à son aise ? Vous êtes prêt pour la plantation !

Voici comment faire :

  • Commencez par faire tremper la motte dans une bassine d’eau. La motte doit être parfaitement humide.
  • Creusez un trou de plantation d’environ 3 fois la taille de la motte en largeur, et un peu plus profond que la hauteur de la motte.
  • Ameublissez bien le fond du trou avec une fourche-bêche.
  • Au fond du trou, versez un seau de graviers, de sable ou de billes d’argiles pour favoriser le drainage.
  • Ajoutez une ou deux pelles de compost.
  • Retirez la motte de son contenant, et installez-la dans le trou : le haut de la motte doit être positionné au niveau du sol.
  • Recouvrez de terre et tassez.
  • Assurez-vous que le collet – la partie de la plante située à la limite entre la partie aérienne et la partie souterraine – ne soit pas enterré. Cela risquerait d’asphyxier la plante.
  • Avec de la terre, formez comme une cuvette de la largeur de la motte.
  • Remplir la cuvette d’eau aussi longtemps que la terre absorbe l’eau.
  • Mettez du ​paillage ​au pied de la glycine pour maintenir l’humidité, protéger le plant du froid de l’hiver, et du tassement.
  • Enfin, fixez les tiges sur leur support, le temps que la plante soit capable de s’enrouler toute seule.

Vous pourrez apporter du compost une fois par an au pied de votre glycine. L’arrosage reste à suivre pendant les 2 à 3 premières années.

Une fois cette période passée, la plante est bien installée, l’arrosage n’est plus nécessaire, sauf en cas de sécheresse.

 

Culture en pot

Choisir un bac profond et large

Vous pouvez faire pousser une ​glycine en pot.​ C’est une bonne solution si vous vivez en ville, pour végétaliser une cour bétonnée.

La glycine, supportant la culture en pot, permet de végétaliser des murs de façon remarquable même en pleine ville, dans une cour bétonnée !

La glycine, supportant la culture en pot, permet de végétaliser des murs de façon remarquable même en pleine ville, dans une cour bétonnée !

Dans ce cas, le choix du contenant est essentiel. La glycine va développer des racines importantes, il lui faut donc un bac dans lequel elle ne soit pas trop à l’étroit : préférez-le profond et large.

Choisir une variété à petit développement

Il existe des variétés de glycine moins vigoureuses, plus adaptées aux petits espaces : vous trouverez sans doute votre bonheur avec la glycine japonaise ​Wisteria venusta​ ou la glycine d’Amérique, ​Wisteria frutescens​.

Planter

La plantation d’une glycine en pot suit les mêmes principes qu’une plantation en pleine terre. De la même manière :

  • Prévoyez un bon drainage au fond du bac avec des billes d’argiles, avant d’ajouter un mélange de terreau et de compost.
  • Plantez la motte, et recouvrez-la de terreau.
  • Même point de vigilance : attention de bien laisser le collet dégagé.
  • Tassez.
  • Arrosez copieusement.

Pensez à bien nourrir votre glycine grâce à des apports réguliers de compost.

Organiser l’arrosage

Une glycine en pot​​ requiert une plus grande attention encore en ce qui concerne l’arrosage. En bac, la terre se dessèche très vite. Les apports en eau doivent donc être modérés

– souvenez-vous, la glycine n’aime pas avoir les pieds dans l’eau – mais réguliers.

L’idéal est d’installer :

  • Un système d’arrosage automatique en goutte à goutte qui délivre la bonne quantité d’eau chaque jour.
  • Ou un oya, cette poterie en terre cuite qui sert de réservoir d’eau : on le plante au pied de la glycine, et il fournit la quantité d’eau dont la plante a besoin grâce à la porosité de la terre cuite. On remplit d’eau quand la poterie est vide, environ 1 fois par semaine selon les températures extérieures.

Le paillage a également son importance pour les cultures en bacs. Ne le négligez surtout pas !

Tailler une glycine

Comment tailler une glycine​ ​?

La taille fait toujours un peu peur quand on n’a pas l’habitude. Et c’est bien normal ! On craint de mal faire, d’abîmer la plante ou de compromettre son joli port, sa floraison. Rassurez-vous, avec les explications suivantes, vous pourrez réaliser les bons gestes au bon moment. Mais avant tout, sachez que la t​aille de la glycine​ n’est jamais obligatoire.

La taille de la glycine (wisteria) est recommandée mais pas obligatoire.

La taille de la glycine (wisteria) est recommandée mais pas obligatoire.

Pour éviter les erreurs, il faut surtout se questionner sur les objectifs recherchés par la taille. Vous vous demandez aussi ​quand tailler la glycine​ ? On y répond tout de suite !

4 bonnes raisons de tailler en hiver

En hiver, la glycine est au repos. La sève est redescendue dans les racines. On peut donc réaliser les tailles les plus importantes sans risque pour la plante, à condition de le faire en dehors des périodes de gel. Voici 4 raisons qui peuvent vous amener à tailler votre glycine :

  • Maintenir la bonne santé de la glycine. Il s’agit de supprimer les branches âgées, abîmées ou qui se croisent, car elles favorisent le développement des maladies.
  • Donner la forme souhaitée à la liane : la taille permet de conduire la glycine là où l’on veut qu’elle aille. Comment ? En supprimant les pousses qui ne partent pas dans la bonne direction.
  • Contenir la vigueur de la glycine. Par exemple, si la glycine couvre la façade de votre maison, vous serez vigilant à ce qu’elle n’atteigne pas la toiture : elle pourrait l’endommager.
  • Favoriser la floraison au plus près de la charpente de l’arbuste : si l’on n’intervient pas sur la longueur des rameaux, on aura, au fil du temps, des rameaux très longs avec des fleurs uniquement au bout. La taille consiste alors à raccourcir les rameaux pour garantir une jolie floraison. Concrètement, pour t​ailler la glycine​, on garde la branche principale, et on réduit les rameaux latéraux devenus trop longs à 3 nœuds.

La taille de la glycine en été

En été, il est possible que la glycine se développe de façon exubérante. On peut alors procéder à une nouvelle taille pour réduire les tiges trop longues ou celles qui partent dans la mauvaise direction.

Technique de taille

Pour tailler votre glycine, vous pouvez utiliser un sécateur ou un échenilloir (c’est un sécateur avec un long manche, pratique pour atteindre les tiges en hauteur). Trois précautions sont à prendre pour éviter les maladies :

  • La lame du sécateur doit être bien propre et désinfectée, à l’alcool à brûler ou au vinaigre blanc.
  • La lame doit être bien aiguisée afin de réaliser des coupes nettes.
  • Taillez en biais à 5 mm au-dessus d’un bourgeon.

Bouture de glycine

Si vous procédez à quelques tailles estivales, profitez-en pour réaliser des boutures. Vous allez voir, rien de bien méchant dans cette opération !

Pour ​bouturer la glycine​ :

  • Sélectionnez une partie de rameaux en bonne santé : un morceau d’environ 10 cm suffit.
  • Coupez sous un nœud et en biseau.
  • Supprimez la majeure partie des feuilles, sauf 2 ou 3 en haut à l’extrémité de la tige.
  • Plantez cette tige dans un pot rempli de terreau humide.
  • Tassez.
  • Placez votre ​bouture de glycine​ à la lumière.
  • Pensez à arroser le terreau régulièrement : il doit rester humide.
  • Patientez ! Le temps que la bouture fasse de nouvelles racines, grandisse et fleurisse pour la première fois, il va se passer quelques années. Mais, vous savez, quand on aime, on ne compte pas !

Dernier conseil : faites plusieurs boutures pour maximiser vos chances de réussite. Et si le succès est bien au rendez-vous, vous aurez le plaisir de pouvoir offrir de jeunes plants de glycine aux personnes de votre entourage.

La glycine nous offre un éventail de tons et couleurs possibles avec des floraisons tellement belles qu’il serait dommage de s’en priver !

La glycine nous offre un éventail de tons et couleurs possibles avec des floraisons tellement belles qu’il serait dommage de s’en priver !

Glycine blanche​, rose, bleue ou mauve, vous trouverez forcément la couleur qui vous plaira et qui émerveillera vos printemps.

On ne saurait trop vous conseiller d’installer aussi des plantes grimpantes à feuillage persistant : certaines clématites et le l​ierre​ sont de bons candidats !

 

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Porte ouverte au jardin Pouplier le 19 mars !

L’importance du cycle de l’azote en permaculture

C’est quoi l’azote ?

Portrait de Lavoisier inventeur de la chimie moderne à qui ont doit la découverte de l'azoteC’est Antoine Lavoisier qui choisit le nom de ce gaz, à la fin du 18e siècle, en le composant du préfixe A (privatif) et du radical grec Zôt (vivant).

Azote signifie donc « privé de vie ». Or vous allez voir que, contrairement à son étymologie et à son histoire (l’azote a longtemps été considéré comme un gaz inerte), l’azote est extrêmement important dans le cycle de la vie, et notamment pour tous ceux qui s’intéressent au jardin, à la permaculture et à l’agroécologie…
Son symbole est N, à cause de son ancien nom latin Nitrogenium.

À quoi sert l’azote ?

L’azote est une des clés de la structure, du fonctionnement, et de la reproduction des êtres vivants.

Mais pour ce qui nous intéresse ici, c’est-à-dire la production de notre nourriture, on peut résumer l’azote à un nutriment : en gros « à manger » pour que nos plantes deviennent fortes, grandes et résistantes aux maladies.
II est aussi un des composants de l’humus, le grand garde-manger de l’humanité et de la vie en général, qui, au passage, si on compare notre planète à une orange, ne représente que sa peau…
L’azote joue donc un rôle fondamental dans la croissance des végétaux, et dans la structure et la fertilité de notre sol, et c’est là qu’en tant que permaculteur on tend l’oreille, n’est-ce pas ? 😃

Comment ça marche au jardin ou dans les champs ?

Le petit hic, c’est que l’azote, contrairement au carbone, n’est pas assimilable par les plantes sous forme gazeuse. C’est un petit « vicelard » cet azote, car il entre dans le grand jeu de la vie de manière indirecte. C’est en partie pour ça que l’on n’a pas tout de suite compris son rôle dans le cycle du vivant…
Bon il y a bien les pluies d’orage qui nous amène de l’azote assimilable (sous forme nitrique) mais ça ne représente 10kg/ha/an.

Il est assimilable par nos plantes seulement par voie minérale, sous forme de nitrates*, après avoir subi des transformations et phénomènes (ammonification, nitrification) permettant sa minéralisation.

Et qui effectue ces transformations  dans le sol ? Les bactéries, vous savez celles que l’on veut tout le temps éliminer dans les pubs pour les produits d’entretien. Et d’ailleurs, les types de bactéries qui participent au cycle de l’azote sont très restreints et essentiels à préserver! Si elles venaient à disparaître, l’ensemble de la vie s’arrêterait… Alors attention avec les produits bactéricides, notamment agricoles, comme ceux que les grands groupes (type Bayer-Monsanto) vendent…

L'azote est essentiel à la vie et la fertilité de nos jardins en permaculture car c'est un nutriment pour la croissance de nos plantes.

Crédit photo : fr.wikipedia.org

Ces bactéries, responsables de la minéralisation de l‘azote sont majoritairement aérobies, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’air et plus spécifiquement du dioxygène présent dans l’air pour vivre. Leur milieu de vie doit donc être aéré… Vous commencez à comprendre ce que cela implique ?
Ce processus de minéralisation de la matière organique est le principal mécanisme de régénération de l’azote nécessaire à la nutrition de vos végétaux.

Toutefois, une autre voie est utilisée par certaines plantes. Elles sont capables de court-circuiter ce processus en captant directement l’azote atmosphérique : il s’agit de la grande famille des fabacéaées qui comprends des plantes herbacées (luzernes, pois, haricots) mais aussi des plantes ligneuses (qui font du bois) : genets, acacia, févier d’Amérique…, ainsi que d’autres plantes plus localisées…

Nous avons une fois de plus à faire à un partenariat gagnant-gagnant mis en place par la nature : les racines des fabacéaées hébergent des bactéries spécialesdans des petites loges ou boules que l’on appelle des nodositésCes bactéries ont la capacité de fixer l’azote de l’air présent dans le sol, et de le transformer en azote assimilable par les plantes. En échange de ce bon azote assimilable fourni par ces bactéries, la plante leur donne des sucres et des nutriments vitaux pour elles. N’est-ce pas beau cette collaboration présente dans la nature ?

Les scientifiques ont appelé cela une association symbiotique, eh oui fallait bien que ça fasse scientifique quand même…

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que le cycle se déroule bien ?

Idée recette :

  • De l’air = grâce à la faune du sol et/ou à un travail superficiel à la grelinette par exemple
  • Des apports de matières organiques variées
  • Un maximum de micro-organismes pour assurer le travail de déconstruction des matières organiques
  • De l’eau, élément vital de tout être vivant, du plus grand au plus petit…
  • La présence de plantes légumineuses dans l’espace proche (sous plusieurs formes), ou dans le temps (rotation)

Limites :

L’azote minéral non utilisé par les plantes sera stocké dans le sol si et seulement si, celui-ci bénéficie d’une bonne structure, d’une bonne couverture, de la présence d’humus, et de la présence de plantes en permanence sur celui-ci… Ce qui est rarement le cas dans nos pratiques agricoles ou de jardinage classique. Si l’azote minéralisé est en excès, il sera lessivé par les eaux de pluie ou d’irrigation, et conduit directement dans les rivières et nappes phréatiques. Il produira donc des pollutions aux nitrates qui sont de plus en plus fréquentes et complexes à gérer. Et surtout, ces nitrates en excès arrivent jusque dans nos corps, perturbant notre respiration cellulaire et provoquant cancers et maladie du nourrisson*…
En France, l’utilisation d’engrais nitratés en excès, mais aussi les mauvaises pratiques des jardiniers et agriculteurs, comme le travail du sol à de mauvais moments, peut engendrer ce genre de problèmes… y compris en agriculture biologique…

Nous rajouterons donc dans notre recette :

  • Une couverture permanente du sol par des mulchs ou encore mieux des végétaux vivants
  • Une présence de l’arbre pour récupérer une partie des nutriments lessivés dans les sous-sols.
  • Un sol humifère
  • S’il y a travail du sol, qu’il soit bien timé et planifié, en relation avec le contexte de climat et de la nature de sol.
*Nitrates : Minéraux renfermant de l’azote.

*Sources sur les pollutions aux nitrates :

Crédits photos : Nodosités sur racines de Haricots – D. Blancard (INRA) – http://ephytia.inra.fr

Apprenez à mieux connaître votre sol !

Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à tester votre sol, en différents points de votre lieu afin d’en connaître la teneur en argile, sable et limon. Pour cela, téléchargez gratuitement notre fiche technique « Tester son sol » en cliquant sur l’image ci-dessous.

Tester facilement votre sol

Cette fiche gratuite vous indiquera comment analyser de façon simple et empirique les principales composantes minérales de votre sol. Connaître votre sol sera une des clés pour mettre en place des stratégies et techniques permacoles véritablement adaptées à votre contexte.

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Comment bien choisir vos poules pour votre élevage ?

Poules de race, hybrides industriels, poules naines, poules d’ornement… en matière de poules, le choix est si vaste qu’un amateur peu averti a vite fait de perdre pied dans cet imbroglio. Voici donc quelques explications sur le sujet qui, je l’espère, éclaireront votre lanterne.

Que choisir pour votre élevage : les poules de races, naines, d’ornement ou hybrides ?

Les poules de race

Il en existe deux types : les races anciennes, dont on retrouve des traces à travers l’histoire (Crèvecœur, Houdan…), parfois jusqu’au XIIIe siècle (Poule Soie), et les races modernes créées à partir de la seconde moitié du XIXe siècle (Wyandotte, Sussex, Orpington…). La quasi-totalité des races anciennes a bien souvent disparu des poulaillers de nos aïeux au profit des races modernes plus productives. Elles furent pour la plupart reconstituées dans le courant du XIXe siècle par de petits groupes de passionnés soucieux de préserver ce patrimoine. La réapparition des races anciennes implique cependant que ces dernières ne bénéficient plus (ou très peu) des acquis génétiques de leurs ancêtres, notamment en terme de rusticité. Elles ont malgré tout profité d’une sélection moderne permettant d’afficher d’honorables performances de ponte ou de qualité de chair. La très grande diversité des races requiert une certaine connaissance pour savoir quelles sont les meilleures pour la ponte, la chair, la reproduction ou l’ornement.

La poule Araucana, par exemple, est plébiscitée par de nombreux éleveurs pour ses fameux œufs à coquille verte. Mais elle présente des difficultés à se reproduire : mauvais taux de fécondation (dû à l’absence de queue qui induit un déséquilibre du coq lors du cochage) et présence d’un gène létal entraînant la mort de certains embryons. Bien moins contraignante, la race Marrans vous offrira des œufs tout aussi surprenants avec leur coquille couleur chocolat mais sans difficulté de reproduction. L’idéal est donc de faire quelques recherches (livres, internet…) sur les animaux susceptibles de vous attirer, ou mieux, de vous adresser à un éleveur local, professionnel ou amateur, qui reste la meilleure référence pour répondre à vos questions.

Les poules naines

Ce sont des poules de race parmi lesquelles on distingue les pures naines (Pékin, Java, Sebright, Chabo…), qui n’ont pas d’équivalent en grandes races, et les naines issues de la réduction d’une grande race déjà existante (Brahma, Sussex, Houdan…).

Les petites poules font moins de dégâts que leurs grandes sœurs, leurs déjections sont moindres, elles font de petits œufs, mais grâce à elles, il est possible d’avoir des poules même si l’on a un terrain de taille réduite. Comme pour les races reconstituées, les races réduites présentent des animaux similaires par la forme à leurs homologues de grande taille, mais elles n’ont pas forcément hérité de leur caractère ou de leurs qualités fermières.

Les poules d’ornement

À l’instar des poules naines, les sujets d’ornement sont avant tout des poules de race. On les nomme ainsi, car elles possèdent souvent une particularité remarquable qui leur est propre (couleur, forme, attribut spécifique…). Certaines ont été créées spécialement pour l’ornement (Sebright, Barbus Belges, Sabelpoot), alors que d’autres sont d’anciennes races de poules fermières jugées peu rentables, mais ayant un « look » hors du commun, souvent particularisé par une huppe (Padoue, Hollandaise Huppée, Crèvecœur, Houdan…). Quelle que soit leur origine, ces animaux n’ont pas été sélectionnés pour la ponte, mais pour leur esthétique. Leurs différents attributs (huppe, barbe, tarses emplumés) rendent souvent leur élevage plus délicat, surtout pour un débutant.

Les hybrides

Bien que développés à l’origine à partir de croisement de poules de race, on ne peut parler de races chez les hybrides car ces volatiles, créés et privatisés par les grands laboratoires à partir des années 1950, sont en perpétuelle évolution pour pondre toujours plus d’œufs et engraisser le plus rapidement possible. Ce sont, avant tout, des animaux de rapport destinés à être rentables, sur lesquels l’homme a effectué en moins de cent ans plus de mutations que ne l’aurait fait la nature en cent mille ans.
Principalement exploités par l’industrie alimentaire, ils sont néanmoins accessibles au grand public et très faciles à trouver puisque vendus sur tous les marchés de France. Il existe deux types d’hybrides :

  • les poules pondeuses, de gabarit moyen, représentées par la célèbre « poule rousse » ainsi qu’une poule noire à camail doré
  • les poules à deux fins (ponte et chair), de gabarit lourd. Elles pondent moins que les précédentes, mais présentent de bonnes aptitudes à l’engraissement. Parmi elles, on trouve des poules de coloris blanc herminé noir (souvent appelée Sussex, mais sans en être, même si la race Sussex est à l’origine de cet hybride), de coloris bleu (gris), ou encore coucou.

Hervé Husson, éleveur passionné, vous guide pour bien choisir les poules de votre petit élevage familial traditionnel.

Des hybrides industriels à ne pas confondre avec des poules de race. On retrouve ici des coloris blanc herminé noir (Sussex hybride), coucou et bleu (gris). © Hervé Husson

Les critères pour vous aider à choisir les bonnes poules en fonction du type d’élevage souhaité

Pour vous aider dans le vaste choix qui vous est proposé, voici une série de critères qui vont vous permettre d’éliminer bon nombre de prétendants en fonction du type d’élevage que vous souhaitez développer :

La taille et le poids :

Il existe 3 gabarits de poule : petit (nain), moyen, grand (lourd). Les plus petites poules pèsent 500g et les plus grosses atteignent 5 kg.
Les premières nécessitent environ 8-10 m² d’espace au sol contre 20 m² minimum pour les plus grandes. Si vous ne disposez que d’un petit terrain, les races naines s’en accommoderont.

Vole ou ne vole pas :

Les capacités de vol conditionnent la hauteur des grillages, et par conséquent le budget. Les gabarits lourds (Brahma, Orpington, Cochinchinoise…) ont peu de disposition pour le vol et peuvent être contenus avec une clôture de 1,5 m de hauteur. Il faut passer à au moins 2 m pour les gabarits moyens, et envisager la pose d’un filet ou l’utilisation d’une volière pour les races naines les plus véloces.

Le prix :

De nos jours, il faut dépenser de 10 à 13 € pour une poule hybride, de 20 à 40 € pour des individus de race commune (ornement, ponte, chair), et bien davantage pour des races plus rares. Les prix donnés sont ici ceux d’animaux adultes. Il est possible de les acheter plus jeunes pour moins cher, mais ils demanderont plus d’attention de la part de l’éleveur jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte.

Le climat :

En région humide, les races barbues et/ou huppées, à cause de leurs attributs trop souvent mouillés, risquent plus de maladies respiratoires. De même, les races courtes sur pattes (Chabo, Pékin) ont le plumage ventral trop souvent trempé par l’humidité de l’herbe mouillée, ce qui les fragilise.
En région chaude, évitez les animaux aux tarses fortement emplumés (les pattes servant en partie à l’évacuation de la chaleur), mais privilégiez les animaux à grande crête, cette dernière jouant le rôle de régulateur thermique.
À l’inverse, les crêtes très développées sont plus sensibles au gel dans les régions froides.

La ponte :

Les pondeuses hybrides sont les championnes toute catégorie avec 300 œufs par an pendant les 2 premières années. La ponte diminue ensuite pour s’interrompre totalement au cours de la 3e ou 4e année.
Les hybrides à deux fins ont une ponte moins régulière d’environ 200 œufs/an. Ces volailles sont souvent vendues « prêtes à pondre » et sont donc rapidement rentables, mais à court terme seulement.
Les meilleures pondeuses de race, avec leur rendement de 150 à 180 œufs par an, ont donc du mal à rivaliser avec les hybrides. Les poules naines et d’ornement, non sélectionnées en général pour la ponte, affichent des moyennes variant de 80 à 120 œufs/an.
De plus, chez les poules de race, la ponte est naturellement interrompue lors de la mue à la fin de l’été ainsi que pendant la pause hivernale. En contrepartie, les œufs étant pondus à un rythme beaucoup moins soutenu, la ponte s’étend sur un nombre d’années plus important (6 à 8 ans). Chez les poules naines, les œufs pèsent 30 à 40 g contre 60 à 70 g chez les poules de moyenne et grande taille.

La chair :

Ce sont cette fois les poules de race qui remportent la palme, surtout celles spécialement réputées à cet effet telle que la Faverolles, la Houdan, la Bresse Gauloise, la Cou nu du Forez, la La Flèche et bien d’autres encore. Bien sûr, une poule hybride élevée en bio à la maison reste meilleure qu’un poulet industriel bon marché acheté en grande surface, mais elle n’aura jamais la finesse d’une race de chair renommée.

Hervé Husson, éleveur passionné, vous guide pour bien choisir les poules de votre petit élevage familial traditionnel.

Race Faverolles. © FermedeKeres.com

La reproduction naturelle :

Lorsqu’une poule se décide à couver, elle interrompt sa ponte pendant les 21 jours d’incubations des œufs, puis pendant au moins les deux mois qui suivent l’éclosion pour s’occuper de l’éducation des petits. Ceci étant jugé non productif par les industriels, ils ont rendu les poules hybrides inaptes à la couvaison. Obtenir des poussins avec ce type d’animaux uniquement est donc très difficile, sauf à utiliser un incubateur artificiel. Heureusement, la grande majorité des poules de race savent couver puis élever leur portée sans que l’éleveur n’ait grand-chose à faire en dehors d’observer tout ce petit monde.

En conclusion, favorisez la diversité 😉

L’œuf est en général le premier but recherché dans un petit élevage traditionnel. Il est alors intéressant de mixer poules hybrides et poules de race. Le caractère familier des premières en fait des animaux faciles à gérer pour débuter et elles assureront une ponte régulière au long de l’année. Les secondes apporteront, en plus de leurs formes et de leur coloris variés, une diversité dans la ponte avec des œufs de taille, de forme et de couleur différentes (coquille blanche, rosée, bleu/vert, chocolat…).

Portrait d'Hervé Husson

Portrait d'Hervé Husson

Hervé Husson
Passionné par les volailles et leur élevage depuis 2007, Hervé HUSSON propose une approche concrète et pratique de la basse-cour qui privilégie le bien-être des bêtes et les interactions entre les différentes espèces, tout comme le relationnel entre l’éleveur et ses animaux. Fondés sur ses réussites mais aussi ses échecs, ses ouvrages passent en revue tout ce qu’il faut savoir pour bien conduire son petit élevage traditionnel et familial.

Glossaire

  • Cochage : du verbe cocher ou côcher, lorsque le coq grimpe sur la poule pour la féconder
  • Tarse : partie écailleuse de la patte située entre le pied et la cuisse
  • Camail : plumage situé sur le cou d’une poule
  • Blanc herminé noir : coloris blanc dont le camail est orné de taches noires appelées hermines
  • Coucou : coloris de plumage ressemblant à celui d’un coucou constitué par des plumes blanches barrées de noir

Pour aller plus loin dans votre apprentissage de l’élevage de poules, nous vous conseillons la lecture du livre d’Hervé Husson : « Poules — Guide complet de l’éleveur amateur » à découvrir plus en détail dans cet article.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Poules »

Guide complet de l'éleveur amateur

Livre de Hervé Husson
256 pages, édité par Ulmer le 5 février 2015.

Prix : environ 26 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre  |  Ulmer

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Un système de culture autonome en eau et autofertile ?

Qu’est-ce que le « wicking bed » ?

Derrière cet anglicisme se cache un système de culture utilisé fréquemment en permaculture très intéressant. On pourrait traduire ce dernier par « une jardinière autosuffisante », beaucoup moins fun me direz-vous… n’hésitez pas à nous proposer des noms après lecture de l’article, si celui-ci vous inspire.

Pour simplifier, le wicking bed est un système de culture éventuellement mobile, en jardinière ou bac donc « hors-sol », et complètement autosuffisant en eau et en fertilisant si on le souhaite.

Les avantages sont énormes dans certains contextes : culture sur béton, parking, toiture, sols incultes, etc. De plus, on diminue les intrants énergétiques, car ce système demande moins de travail : pas d’arrosage et jardiner en hauteur facilite la tâche. Pas besoin d’intrants chimiques non plus, pas d’engrais, ni de pesticides-désherbants/polluants.

Pour qui ?

Ce système de bac de culture surélevé est particulièrement adapté pour les milieux urbains, les toitures, les endroits où le sol fertile n’est plus accessible. Étant donné sa possible mobilité, il peut aussi convenir à des lieux publics, touristiques, pédagogiques, etc. La hauteur de ce type de bac en fait un support de culture parfaitement adapté pour les personnes en fauteuil ou à mobilité réduite.

On pourrait tout à fait penser à des déclinaisons professionnelles dans des lieux où la culture maraîchère serait difficile, je pense encore une fois aux milieux urbains.

Comment ça marche ?

Fonctionnement

Le principe de fonctionnement d’un wicking bed est très simple. On peut le décomposer en 7 éléments principaux :

  • Un contenant (un bac étanche ou rendu étanche).
  • Une grosse couche de substrat drainant en fond de bac (en général du gravier) où va être stockée l’eau. Attention, pour ce drain, il conviendra d’employer des matériaux non compactables et ne s’érodant pas facilement, opter plutôt pour des galets ou des cailloux de type diorites.
  • Un complexe de tuyaux insérés au sein de la couche drainante, répartissant uniformément l’eau, avec un tuyau vertical pour l’alimentation.
  • Un trop-plein.
  • Un géotextile placé au-dessus de la couche drainante (évite aux différentes couches de se mélanger et limite le perçage par les racines des plantes annuelles), généralement on choisira un géotextile d’au moins 200 gr/m2.
  • Le sol/la terre que vous pourrez récupérer lors d’un terrassement éventuel près de chez vous (terre végétale uniquement) ou que vous pourrez acheter sous forme de terreau de plantation.
  • Un mulch (paillage) qui servira de couverture de sol. Vous pouvez tester le miscanthus.

Voilà pour le principe général, mais sachez qu’il existe des wicking beds beaucoup plus complexes et que la créativité et la recherche sur le sujet nous réservent sans doute encore de belles trouvailles. N’hésitez pas à mettre en pratique vos idées !

illustration Wicking-Bed1-1

Formes et dimensions

Il n’y a pas de dimensions particulières pour réaliser un wicking bed. Vous pouvez soit travailler sur des petites dimensions (carré généralement autour de 1 m), soit sur des « bandes de culture » d’une largeur de 60 à 120 cm, qui peuvent atteindre dans ce cas plusieurs mètres linéaires dans leurs longueurs. Un jardin entier peut donc être conçu entièrement sous forme de wicking beds. Les dimensions peuvent être influencées également par les matériaux employés, surtout si ceux-ci sont recyclés. Petit rappel, au cas où vous l’auriez envisagé, n’utilisez jamais de traverses de chemin de fer, car elles contiennent des substances toxiques cancérigènes.

Illustration Wicking-Bed bande_1

Avantages

  • Permet de mettre en place une culture rapidement n’importe où (contexte urbain, sols incultes…).
  • Nécessite peu d’espace.
  • Réduit presque complètement les interventions liées à l’arrosage.
  • Réduit la corvée de l’eau (charges lourdes) ou la supprime complètement avec la mise en place d’un système adéquat.
  • Supprime les problèmes liés à l’arrosage intensif, cela est souvent le cas dans un jardin partagé à cause d’une mauvaise communication entre les participants, ou simplement par peur que les plantes manquent d’eau.
  • Le sol est toujours bien drainé, même en cas de fortes pluies.
  • Travail ergonomique grâce à la hauteur du bac.
  • Adapté à toutes les générations et handicaps : enfants, adultes, personnes âgées et personnes à mobilité réduite.
  • Évite la minéralisation de la terre provoquée par l’évaporation de l’eau. En effet, dans le cas d’un arrosage classique (par le haut), si votre eau est dure, lors de son évaporation les sels minéraux restent en surfaces et s’accumulent avec le temps.
  • L’eau se trouvant en fond de bac et remontant par capillarité, permets aux plantes de développer des racines profondes.
  • Étant surélevés, les wicking beds, se réchauffent plus vite au printemps.
  • Supprime les problèmes habituels d’assèchement plus rapide des plates-bandes surélevées

Inconvénients

  • Ils sont plus chers qu’une culture en pleine terre.
  • Nécessite un investissement en temps pour les concevoir et les réaliser.
  • Étant surélevés, les wicking beds, se refroidissent plus vite en automne

illustration Wicking-Bed Chainage_1

Optimisation

Si vous disposez d’un terrain en pente, vous pouvez mettre plusieurs wicking beds en série, en branchant le trop-plein du premier sur l’alimentation du second et ainsi de suite.

De même, vous pouvez brancher directement la descente de votre gouttière sur le premier bac et vous obtenez une série de wicking beds entièrement autonome en eau à l’année.

Il est tout à fait possible d’intégrer un système permettant de fertiliser en continu le wicking bed. En insérant un tuyau large (10 cm ou plus) troué dans sa partie enterrée, et en y jetant nos déchets verts, vous encouragerez les vers et micro-organismes à faire leur travail de fertilisation. Ils vont donc réduire les matières organiques puis les exporter vers l’ensemble du milieu. Si besoin, vous pourrez introduire manuellement les premiers vers dans ce compost pour faciliter sa « mise en route ». La fertilité de l’ouvrage sera ainsi assurée. L’autonomie possible en eau et en fertilité fait tout l’attrait de ce système, vous l’aurez compris.

Si cet article vous a plu, donnez-nous un coup de main en cliquant sur j’aime ou en le partageant sur vos réseaux sociaux préférés, merci ;) !

Si les principes donnés dans cet article ne vous semblent pas suffisants pour vous lancer dans la construction de votre propre wicking bed, nous vous conseillons le guide numérique réalisé par notre partenaire Loïc Vauclin de mon-potager-en-carré.fr. Vous y trouverez des plans détaillés en PDF, un fichier SketchUp en 3D, la liste complète des courses nécessaires et une vidéo d’aide au montage pour vous accompagner pas à pas dans la réalisation de votre Wicking bed !

Alors, n’hésitez plus et lancez-vous !!

Le wicking-bed est-il le support de culture idéal dans votre cas ?

Il n’est pas évident de s’y retrouver parmi tous les supports de cultures en vogue chez les jardiniers et permaculteurs. Lequel sera le mieux pour vous ? Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ! », trouvez facilement quel type de support de culture sera véritablement adapté à votre contexte et vos objectifs. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

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Livre Le Guide illustré de l’écologie

Livre Le Guide illustré de l’écologie

Portrait de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, co-auteurs du livre Le Guide illustré de l’écologie paru aux Éditions de La Martinière.

Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, co-auteurs du livre « Le Guide illustré de l’écologie ». Source letelegramme.fr

L’écologie est présente sur le devant de la scène. On en parle beaucoup dans les médias, le mot revient souvent dans les discours politiques et même l’école y prend goût. Mais est-ce que l’on sait vraiment ce que ce terme définit et tout ce qu’il englobe ? Avec la réédition aux Editions Delachaux, du Guide illustré de l’écologie de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, vous ne pourrez plus dire que l’écologie est un concept flou. Ingénieur, agronome et forestier, conducteur de recherche au Cemagref (Institut national de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement) sur la protection de l’environnement, Bernard Fischesser est aussi un spécialise de l’aménagement du paysage. Avec sa co-auteure Marie-France Dupuis-Tate, elle aussi chercheuse au Cemagref, docteur en écologie et créatrice de l’association française des ingénieurs écologues, il signe un guide destiné à mettre à la portée d’un maximum de lecteurs, les bases scientifiques de l’écologie. Destiné lors de sa première édition aux professionnels de la protection de la nature, le guide a été réédité et mise à jour en 2017 parce qu’il est aussi plébiscité par tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la protection de la nature. C’est bon signe, car cela signifie que le respect de la terre demeure une préoccupation pour les Français.

Contenu du livre de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate

Au fil de la lecture des 352 pages regroupées dans 6 chapitres, le lecteur pourra discerner comment les relations existantes entre les espèces et leur environnement façonnent le monde qui nous entoure. Les deux auteurs s’attachent, de façon rigoureuse mais accessible à détailler les bases scientifiques de l’écologie. Six chapitres illustrés de nombreuses images, plans et schémas en couleurs permettront aux lecteurs de toucher des yeux, les principales caractéristiques de l’écologie, son histoire, d’en découvrir tous les tenants et de comprendre tous ses aboutissants. Le chapitre premier se concentre sur la définition, l’histoire et l’écologie en tant que science. Dans les chapitres 2 à 4, vous partirez à la découverte de la biosphère et son fonctionnement, vous comprendrez comment une espèce s’adapte à son environnement et comment fonctionnent les populations d’êtres vivants. La place et le rôle de l’homme dans la biosphère y seront également abordés. Le chapitre 5 vous mènera au coeur de ce qu’est un écosystème avec une exploration détaillée des principaux écosystèmes que sont la forêt, les lacs et étangs, les rivières, les tourbières…le système sol est lui aussi étudié dans ce chapitre. Enfin le dernier chapitre s’intéressera au génie écologique et posera les bases d’une protection de l’environnement par une bonne gestion.  

Et si vous ne savez pas ce que désigne l’éconosphère, l’autoécologie et la bioaccumulation, le guide illustré de l’écologie 2017 répondra à toutes vos questions. 

Pour qui ?

Le guide illustrée de l’écologie est un ouvrage d’une grande richesse en terme de connaissances sur la nature et notre biosphère, un indispensable à avoir dans sa bibliothèque pour quiconque souhaite comprendre son environnement et les relations entre les êtres vivants. Grâce aux nombreuses planches en couleurs, aux superbes illustrations d’Alain Cazalis et aux explications nourries d’exemples, ce guide est adapté à un large public. 

Il pourra servir de manuel de référence aux étudiants préparant un diplôme dans le domaine de l‘environnement mais il sera aussi apprécié par toute la famille. Même sans connaissances scientifiques spécifiques, le contenu est abordable, clair et sera utile comme outil de vulgarisation. Très pédagogique et didactique, le guide illustré de l’écologie sera notamment une ressource formidable pour les professeurs souhaitant éveiller leurs élèves à l’écologie et au respect de l’environnement. 

En clair, tous les amoureux de la nature pourront y puiser des informations, des conseils et des idées pour que la nature soit respectée, protégée et choyée.

« Le Guide illustré de l’écologie »

Livre de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate
Édité par Éditions de La Martinière en 2007.

Prix : environ 39 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Unithèque    |   Decitre    |  Fnac

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Chantier participatif de débrousaillage/broyage à Fruits Défendus

Le collectif Permamontreuil organise un gros chantier participatif de débrousaillage/broyage à Montreuil (93100) dans le jardin de l’association Fruits défendus en partenariat avec le Sens de de l’Humus.


dimanche 07 février 2021
et dimanche 14 février 2021

Vous en avez assez du couvre-feu, du confinement, de la morosité ambiante ? Venez prendre un grand bol air et vous dépenser physiquement sans aller dans une salle de sport !
Au programme : de la joie, de la bonne humeur, du thé, du café, du vin chaud, et de délicieuses pizzas cuites au four à pain pour le midi.

Merci de prévoir des vêtements adaptés et d’apporter votre sécateur et votre paire de gants si possible. Si vous n’en possédez pas, nous les mettrons à disposition.

Afin de gérer la logistique merci de vous inscrire (gratuitement off course) sur HelloAsso en cliquant sur la date de votre choix : dimanche 07 février et/ou dimanche 14 février.
Cela nous aidera à prévoir les quantités de boissons et de nourriture.

En cas d’intempéries, nous reporterons le chantier.

Du gel hydrodébroussallique sera disponible.



Programme :
– 10h00 : accueil des participant(e)s, thé et café à volonté.

– 12h30 à 14h : miam-miam et glou-glou, repas collectif offert.

– 14 à 17 h : on est chaud, on s’y remet.

– 17h15 : embrassades et félicitations collectives.

– 18h00 : on est rentré à la maison parce qu’il y a ce satané couvre-feu, grogs, suppositoires au lit.


Le lieu :
jardin Fruits Défendus
140, rue de Saint Antoine (au bout de la rue Pierre Jean de Béranger.)
93100 Montreuil
Bus 122 ou 301, arrêt parc Montreau.
C’est au bout de la rue Pierre Jean de Béranger.

Participez à un stage de découverte des métiers avec le Sens de l’Humus

Voici les deux contacts emails mentionnés dans l’affiche :  

– Stage de découverte jardinage naturel : framboise.humus@free.fr

Stage de découverte maître-composteur·es : compostquartierhumus@gmail.com

Le Sens de l’Humus vous souhaite la bonne année !

Jeudi dernier, le soleil était à son zénith tandis que nos corps, réchauffés par une séance de Qi Gong, posaient avant de se mettre à jardiner collectivement lors d’une belle matinée de jardin solidaire au jardin Pouplier. 

L’année recommence : espérons que l’horizon se dégage à mesure que les jours se rallongent.  

On vous et on nous souhaite une année politiquement offensive. Pour cela, c’est un combat au quotidien, individuel et collectif, un combat vert tout autant qu’un combat jaune. Il s’agit de lutter contre ce monde marchand et ses projets destructeurs, contre l’intoxication du monde dû à la décadence de ce système capitaliste.  

En 2021, on rêve d’un déferlement de solidarités, d’un bouillonnement social et culturel, et d’une vague d’autogestion. On aspire à un débordement de vies sous toutes ses formes, à une attention renouvelée au soin et à prendre soin de ce monde vivant. Et enfin, on continuera de militer et d’agir toujours davantage pour une vague de ré-ensauvagement de nos villes, de nos jardins et de nos esprits.   

Le Sens de l’Humus,