Verger naturel & maraîchage

Bienvenue dans notre série d’exemples concrets montrant des vergers naturels en permaculture conçus ou suivis par notre arboriculteur expert Mathias André.

Découvrez ici le projet professionnel de Christophe et François Maupin qui se sont reconvertis, à partir de 2018, en arboriculteurs et maraîchers, respectueux de la nature et de sa biodiversité.

Ci-dessous la vidéo pour découvrir ce projet en détail 👇.

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Le contexte de ce verger naturel avec maraîchage

Emplacement verger naturel & maraîchage.

Basé à côté de Rouen en Normandie, le projet englobe :

  • 4 hectares de verger naturel
  • 1500 m2 de maraîchage en plein champ
  • 300 m2 de serre
  • 300 m2 de « MILPA » (culture associant maïs, courges et haricots à rames aussi appelées cultures « des trois sœurs »)
  • environ 1 hectare de « zones sauvages » avec des mares naturelles, des espaces boisés et de la prairie naturelle.

Le tout se situe sur un plateau, en bordure de falaise non loin de la Seine.

Le sol, à tendance calcaire, était assez pauvre à la base, composé principalement de sables fins et de silex.

Historiquement, le terrain choisi semble propice aux cultures de fruits puisqu’il accueillait déjà un verger, il y a une centaine d’années.

Une reconversion professionnelle réussie

Au début des années 2000, Christophe travaille en entreprise avec notamment pour mission de réfléchir et accompagner la transformation du monde agricole pour un avenir plus durable.

Il prend alors conscience de l’ampleur et de la complexité de la tâche et acquiert la conviction que le monde agricole n’abordera pas de lui-même le virage nécessaire dans ses pratiques.

Christophe et François Maupin.

Il change d’activité pendant un temps puis commence à envisager d’autres voies pour son avenir professionnel.

La naissance de deux petits enfants et la lecture de Laudato si’ du Pape François (encyclique consacrée aux questions environnementales et sociales) vont finir de le convaincre d’agir à son échelle !

Il décide donc de se reconvertir dans ce qu’il appelle « un projet agricole du futur », respectueux de la nature, qui fera sens pour sa famille et lui.

C’est tout naturellement qu’il décide de le développer avec son fils François avec qui il partage la passion du jardin.

Leur reconversion professionnelle commence donc en 2018 avec l’achat du terrain, date à laquelle ils rencontrent un arboriculteur passionné, expert du verger naturel, Mathias André.

Ils décident alors de confier à Mathias la vérification de leur conception initiale du verger.
L’impact de Mathias sera décisif pour la suite de leur projet…

La conception du verger naturel de Christophe et François

Mathias André va, en effet, complètement remodeler la conception initialement pensée par Christophe et François pour rendre l’ensemble du projet beaucoup plus durable, efficace et résilient.

Mathias a, en effet, une grande expérience en termes d’aménagements de verger naturels et d’accompagnements de ce type de projets en plus d’une connaissance fine des végétaux fruitiers et de leur entretien.

Conception verger naturel en permaculture.

Il va donc leur proposer des changements cruciaux pour la réussite de leur projet avec notamment :

  • l’augmentation de la capacité de réserve en eau du projet
  • la modification de l’orientation des lignes de plantations pour une meilleure répartition de l’ensoleillement et un meilleur écoulement de l’eau sur le terrain
  • la mise en cohérence des volumes d’essences fruitières plantées avec les capacités de récoltes et de stockages spécifiques au projet (voir plus bas les particularités du projet)

Créer un verger naturel très productif, rentable et respectueux de l’environnement, c’est possible !

Cette formation de 3 jours s’adresse autant aux particuliers qu’aux professionnels.

Mathias va également les accompagner et les former pour :

  • la greffe des arbres fruitiers
  • le choix des systèmes de tuteurage afin qu’ils soient efficaces et adaptés à la culture intensive et multi-strates prévue sur ce verger naturel
  • la taille et la conduite des arbres fruitiers
  • l’augmentation de la fertilité du sol en s’aidant notamment d’analyses électromagnétiques annuelles pour suivre la progression dans le but d’atteindre l’autofertilité du site.

👉 Vous avez un projet de verger naturel ou jardin-forêt en France ?

L’installation du verger naturel

Après avoir bien revu le projet sur le papier en suivant les conseils de Mathias André, Christophe et François commence l’installation concrète avec les premières plantations d’arbres fruitiers à l’hiver 2019, puis de nouveau à l’hiver 2020.

Au total, 2500 arbres sont plantés sur ce verger naturel dont 1/3 d’arbres dits « de services » (dédiés à la production de biomasse pour la fertilité, l’attraction d’auxiliaires…) et 2/3 d’arbres fruitiers.

Verger naturel professionnel

Sur l’ensemble des arbres fruitiers plantés, le choix est fait d’installer 50 % de pommiers tout simplement pour privilégier la production du fruit le plus consommé par les Français !

Pour s’engager vraiment dans une production de grande qualité, respectueuse de l’environnement, Christophe et François feront aussi le choix d’une certification en agriculture biologique particulièrement exigeante par le biais du label bio Déméter.

L’ambition économique et sociale de ce verger naturel avec maraîchage

L’idée à travers ce projet est de générer à terme 4 emplois pour 4 associés sur les 4 ha de cultures en fruits et légumes.

L’objectif économique du projet est de générer pour chaque associé un revenu mensuel de 2000 €.

Cet objectif est majeur pour Christophe et François, car la rentabilité économique est, pour eux, la condition siné qua none pour faire perdurer le projet dans le temps et donc atteindre tous les autres objectifs visés.

C’est pourquoi le projet a aussi été réfléchi pour minimiser les charges fixes :

  • il n’inclut pas de bâtiment de stockage ni de chambre froide,
  • ne nécessite pas de grosses machines coûteuses en énergie et maintenance
  • ni d’intrants chimiques (pesticides)

Le potentiel de chiffre d’affaires à terme pour ce projet (hors aléas climatiques) est estimé autour des 300 000 € !

Maraîchage en permaculture

De l’organisation et de la planification pour assumer les choix faits :

Le choix de ne pas inclure de bâtiment de stockage avec chambre froide implique que chaque récolte soit vendue dans la foulée ou transformée rapidement.

Cela n’est possible qu’avec de bonnes compétences commerciales pour vendre rapidement la production, ce que Christophe était en mesure d’assurer.

De même, la transformation rapide après récolte est une possibilité de valorisation qui a été réfléchie en amont du projet pour pouvoir être mise en place efficacement le moment venu avec des acteurs locaux.

Enfin, le choix de ne pas avoir de grosses machines implique une majorité d’actions manuelles, notamment pour les récoltes.

C’est pourquoi Mathias a conseillé des essences fruitières et variétés spécifiques au verger naturel (échelonnements des récoltes…) dans l’optique de permettre à Christophe et François d’assurer d’abord à 2 puis, à terme, à 4 l’ensemble de ce travail manuel !

Produit en vente issue d'un maraîchage en permaculture.

L’importance de la diversité dans le projet verger naturel

L’une des plus grandes forces de ce type de projet, qui a paru évidente pour Christophe et François, c’est la diversité :

  • dans les végétaux et essences fruitières installées
  • dans les types de cultures (verger multi-étagé, maraîchage plein champ, serre, milpa)
  • dans les productions (fruits, légumes, plantes aromatiques, miel)

Principe de permaculture

Utiliser et valoriser la diversité

www.permaculturedesign.fr

Cette diversité offre une résilience très importante au projet notamment d’un point de vue économique avec une diversité de sources de revenus.

En effet, il y aura toujours une production qui va réussir et permettre de compenser l’impact d’un éventuel échec sur une autre production !

Enfin, ce projet est aussi en mesure d’évoluer au fil du temps pour offrir d’autres productions, avec par exemple, entre les rangs du verger naturel, des cultures de céréales.

Visite verger naturel & maraîchage.

C’est également un système flexible qui laisse la porte ouverte à des possibilités d’élevages d’animaux et donc à des productions d’œufs ou de viande…

Visite d'un verger naturel.

Vous souhaitez que l’on vous accompagne
pour créer votre verger nature?

Vous pouvez également suivre une de nos formations en présentiel pour apprendre à concevoir et installer vous-même votre verger naturel.

Pour retrouver Christophe et François Maupin du Jardin verger Saint François, cliquez-ici.

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Choisir les métiers verts

Du mardi 30 janvier au jeudi 29 mars tous les mardis, mercredis et jeudis de 9H30 à 12H30

Un nouveau compost de quartier à Montreuil ;-)

Verger naturel, quelles différences avec un verger classique ?

Verger naturel face au verger classique.

Verger classique VS Verger naturel

Le verger naturel en permaculture reste très méconnu, et toujours confondu avec l’image vieillotte des vergers en monoculture.

En effet, dès que l’on parle de verger, on s’imagine des rangées identiques de pommiers à perte de vue, qui seront traités avec des produits chimiques, des dizaines de fois par an.

Une vraie catastrophe pour la nature, les consommateurs et pour l’arboriculteur.🫣😱

Mais heureusement, il existe une alternative écologique et très productive

👉 c’est le verger naturel en permaculture.

Depuis plusieurs années, avec notre spécialiste Mathias André, on milite pour faire connaître le verger naturel, que ce soit :

Le verger naturel s’adresse autant aux particuliers qu’aux professionnels, nous voulons dans cet article vous donner tous les avantages et inconvénients afin que vous puissiez choisir entre verger naturel et classique en toute objectivité.

Alors prêt pour le match verger classique vs verger naturel ?

Avantages et inconvénients du verger classique

Si on devait résumer en une phrase le verger classique, on dirait :

De la simplicité à la complexité et non résilience

Les avantages d’un verger naturel.
Les avantages d’un verger naturel en une image.

Les avantages du verger classique

  • Simplicité de conception et de mise en place.
    • achat des arbres fruitiers
    • achat des produits sanitaires
    • mécanisation de l’entretien
    • achat d’engrais
    • monoculture
    • non-valorisation des fruits abîmés (gain de temps)
    • vente en gros

Les inconvénients du verger classique

  • Fort coût d’installation.
  • Fort coût d’entretien (en particulier les intrants).
  • Dégradation de l’environnement et potentiellement de la santé de l’arboriculteur.
  • Fragilité des revenus (une seule source de revenus).

Conclusion pour le verger classique

Le verger classique est

  • dépendant de plusieurs facteurs
  • non résilient
  • non écologique.

Avantages et inconvénients du verger naturel

Si on devait résumer en une phrase le verger classique, on dirait :

De la complexité vers la simplicité et la résilience.

Les avantages du verger naturel

Les bénéfices directs par rapport à un verger classique

  • Une production de fruits avec peu d’intrants et d’énergie fossile (grosses économies).
  • Peu d’investissement et de frais de fonctionnement (résilience financière).
  • Plus de stabilité des revenus pour les producteurs (car résilience aux éléments et maladies).
  • La restructuration des sols.
  • L’autofertilité du verger.
  • Meilleure gestion de la ressource en eau.
  • Amélioration de l’infiltration des eaux de ruissellement (lutte contre les inondations et l’érosion).
  • Augmentation de la réserve en eau du sol.

Les bénéfices indirects

  • La création de microclimats (ombre, brise-vent…).
  • Un stockage plus important de carbone.
  • L’augmentation de la biodiversité.
  • Un impact favorable sur le bien-être et la santé humaine.

Les inconvénients du verger naturel

  • plus complexe en conception et en mise en place qu’un verger classique

Conclusion pour le verger naturel

Votre verger naturel doit s’inspirer du fonctionnement de la nature pour :

  • restructurer votre sol
  • créer et maintenir sa fertilité et donc sa résilience
  • produire énormément sans intrants et avec peu d’énergie à fournir de votre part

Coûts d’installation et de maintenance d’un verger naturel et d’un verger classique ?

Un des arguments les plus intéressants en faveur pour le verger naturel en plus de son impact positif sur l’environnement est son coût d’installation et de maintenance.

Il est extrêmement bas. Notre expert, Mathias André, a estimé de par son expérience que le coût d’installation est divisé par 10.

En verger naturel, vous pouvez ainsi installer pour un coût de 2 000 à 6 000 € l’hectare, alors qu’en verger classique nous sommes autour de 20 000 à 60 000 € l’hectare.

Idéal pour lancer une activité économique en étant serein sans s’endetter pendant des décennies. 😎

De plus, si vous suivez la méthode que nous enseignons lors de nos stages sur site, toutes les opérations sont optimisées, vous faisant ainsi économiser temps et argent, et gagner en confort de vie.

Les tailles de formation des arbres, d’entretien, les récoltes, les tontes, les soins préventifs et curatifs à base de plantes, tout est pensé de manière globale, efficace et résiliente.

Bref, avec une bonne conception de votre verger naturel dès le départ, puis une bonne méthode pour sa gestion, même en étant débutant, le verger naturel reste très rentable par rapport à l’investissement de base.

Alors verger naturel ou classique ?

Pour nous, le verger est la solution du futur sans aucun doute tant les avantages économiques et écologiques sont nombreux.

Nous militons avec Mathias André depuis plusieurs années pour faire reconnaître cette technique à sa juste valeur.

Nos conceptions et installations de vergers naturels, ainsi que la transmission de notre méthode à nos stagiaires, nous permettent de vérifier chaque jour la pertinence de ce modèle, que ce soit pour les particuliers ou pour les professionnels.

Alors envie de créer un verger naturel chez vous ? 😉

Suivre une formation sur le verger naturel en permaculture

Plan potager en permaculture.
Verger naturel vue de haut.
Verger naturel vue de haut.

Créer votre verger naturel pour votre autonomie ou votre activité économique.

3 jours de stage avec l’expert des vergers naturels, Mathias Andre, pour apprendre à concevoir, mettre en place et entretenir votre futur verger.

Allez plus loin sur le verger naturel

Vous avez encore des questions sur le verger naturel ?

👉Découvrez notre page dédiée au verger naturel

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La marmite norvégienne, une cuisson saine et très économique

Qu’est-ce qu’une marmite norvégienne et comment ça fonctionne ?

Le concept de base de la « marmite norvégienne » est très simple : conserver au mieux la chaleur des aliments préalablement chauffés en les plaçant dans un contenant isolant pour qu’ils continuent de cuire doucement.

Cet objet lowtech de cuisson douce permet de faire de sacrées économies d’énergie et peut être fabriqué par n’importe qui, même avec peu de moyens.

Le nom de « marmite norvégienne » n’étant pas très parlant quant à son usage, celui de « Cuiseur Inertiel Passif » semble plus édifiant.

À l’heure où les prix de l’énergie, gaz comme électricité, flambent et où cuisiner sainement reste une préoccupation majeure, il est urgent de (re)découvrir tous les bienfaits de la « marmite norvégienne ».

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Ci-dessous, notre article pour tout savoir sur ce formidable objet Lowtech que sont les marmites norvégiennes ! Bonne lecture.

Qui a inventé la marmite norvégienne ?

En fait, la marmite norvégienne n’a pas un inventeur unique, mais plutôt une multitude d’inventeurs pleins de bon sens.

Le procédé de cuisson douce existe, en effet, depuis la nuit des temps.

La marmite norvégienne est donc née des évolutions historiques dans les pratiques de cuisson ayant émergées de manière indépendante dans différentes parties du monde.

Le nom « marmite norvégienne » n’indique donc pas le pays d’origine de cette invention, mais le nom du brevet déposé par un producteur de l’objet à la fin du XIXe siècle.

Ce cuiseur inertiel passif a été particulièrement utile au cours de l’histoire pour économiser de l’énergie et cuisiner de manière efficace, notamment dans les régions où l’accès à du combustible était limité.

Illustration en noir et blanc de l’utilisation d’une marmite norvégienne, tirée d’un livre d’école primaire de 1938.
Illustration de l’utilisation d’une marmite norvégienne tirée d’un livre de 1938 sur les sciences appliquées à l’usage du cours de fin d’études primaires élémentaires. Librairie Istra, Paris-Strasbourg 1938.

Marmite norvégienne, mode d’emploi

Le principe de la marmite norvégienne ou cuiseur inertiel passif

L’idée principale est de conserver au maximum la chaleur autour d’un plat préalablement chauffé afin de permettre aux aliments qu’il contient de continuer à cuire doucement sans source de chaleur extérieure.

Pour ce faire, on va entourer le plat en question (c’est-à-dire le contenant de cuisine dans lequel se trouvent vos aliments) d’une matière isolante performante pour « emprisonner » la chaleur à l’intérieur.

Comment s’utilise une marmite norvégienne concrètement ?

Illustration des étapes à suivre pour une cuisson saine et économique en marmite norvégienne.
Source du schéma : le site fons-amoris.fr

Le mode d’emploi d’une marmite norvégienne peut se résumer en 5 étapes simples :

1 — La préparation du plat :

Dans un premier temps, vous cuisinez comme vous en avez l’habitude.

Vous préparez vos aliments et les assemblez dans le contenant qui vous sert habituellement en cuisine.

Seule condition requise pour le choix du contenant dans lequel vous allez cuisiner : avoir un couvercle bien ajusté permettant de le fermer correctement.

Il peut s’agir d’une cocotte en fonte, d’une casserole en inox, d’un plat en terre cuite ou en verre…

2 — Chauffer jusqu’à ébullition :

Puis quand tous vos ingrédients sont bien assemblés dans votre plat, vous le portez à ébullition sur votre plaque de cuisson habituelle.

3 — L’isolation thermique dans le Cuiseur Inertiel Passif :

Une fois que les aliments ont atteint le point d’ébullition, vous coupez la source de chaleur initiale et vous fermez votre plat (cocotte, marmite, casserole…) avec son couvercle.

Puis vous le placez dans le Cuiseur Inertiel Passif (ou marmite norvégienne) qui est tout simplement un contenant isolant, généralement rempli de matériaux isolants tels que de la paille, de la laine, de la mousse de polystyrène, ou des coussins thermiques.

Ce faisant, vous minimisez les pertes de chaleur.

4 — Patienter le temps de la cuisson douce :

À l’intérieur du plat bien isolé, les aliments continuent de cuire doucement en utilisant la chaleur résiduelle emprisonnée.

Cette méthode permet de maintenir une température de cuisson relativement constante pendant une longue période sans avoir besoin de maintenir une source de chaleur externe allumée.

Pour la durée de cuisson, les aliments sont laissés dans la marmite norvégienne généralement entre 15 minutes (pour du riz par exemple) et 8 heures (pour un plat mijoté comme un boeuf bourguignon).

Ce temps de cuisson sera donc à déterminer en fonction de la recette et de la quantité d’aliments préparés.

Pendant ce temps, les saveurs se mélangent, les aliments deviennent tendres et la cuisson est achevée.

5 — Se régaler :

En fin de cuisson, vous n’avez plus qu’à vous régaler et profiter des bienfaits de cette cuisson douce, plus saine et plus goûteuse !

Deux personnes prêtes à se régaler avec leur plat de riz et saumon préparé en marmite norvégienne.
Adrien et Christophe prêts à se régaler avec leur plat complet, préparé très facilement grâce à la cuisson douce en marmite norvégienne.

Ce qu’il faut savoir avec l’inertie : rien ne sert de courir, il faut partir à point.

Pour monter votre plat à la température souhaitée, il est bon de monter la température progressivement dans votre plat au lieu d’utiliser une bouilloire pour atteindre plus rapidement l’ébullition.

En effet, la chaleur a un temps de pénétration dans l’aliment : si ce temps n’est pas respecté, vous n’aurez pas une montée à température homogène et vous aurez des aliments pour lesquels la cuisson à cœur ne sera pas bonne ou plus lente.

Cela se voit particulièrement pour la cuisson de produits volumineux comme de grosses pommes de terre en chemise ou une pièce de viande de taille importante.

Il est essentiel que ces « gros » produits soient immergés au moins à 80 % et montés à température à feux doux ou moyen (et non à feu vif) afin de bénéficier d’une montée à température à cœur correcte et une cuisson réussie.

Il est aussi possible de couper ces aliments volumineux pour les cuire avec plus de facilité.

Quels sont les différents types de marmites norvégiennes ?

En principe, il y en aura autant que l’imagination et les moyens du bord le permettent.

Vu que c’est un contenant isolant, cela peut prendre des formes très diverses selon ce qu’on a sous la main et si on est bricoleur(se) ou non.

Cependant, les formes les plus rencontrées sont :

  • la caisse en bois (fixe)
  • le contenant en tissu (mobile)
À droite, une marmite norvégienne ancienne en caisson de bois, à gauche, une marmite norvégienne plus moderne en tissus.
À droite, une ancienne marmite norvégienne en caisson de bois exposée dans un musée en Allemagne. Photo © Frank Schwichtenberg — CC-BY-3.0. À gauche, une marmite norvégienne en tissus Fons Amoris.

Comment fabriquer une marmite norvégienne pour en profiter au mieux ?

C’est du Lowtech, donc, tout le monde peut en fabriquer une : certains recycleront de vieux duvets ou couvertures en laines, d’autres fabriqueront des caissons solides…

On peut donc en fabriquer de façon très simple comme on peut se lancer dans des bricolages plus sophistiqués.

La difficulté ici réside surtout dans le fait de bien connaître la résistance thermique des matériaux utilisés pour la fabrication de votre propre cuiseur inertiel passif.

Plus ces matériaux auront une bonne résistance thermique (capacité d’un isolant à résister aux variations de chaleur), meilleure sera la qualité de l’isolation de laquelle dépend directement la réussite de vos cuissons en marmite norvégienne.

Quel plat utiliser dans une marmite norvégienne ?

De nombreux plats dont vous vous servez sans doute déjà au quotidien dans votre cuisine peuvent être utilisés pour cuisiner en marmite norvégienne !

En fait, tout plat avec un couvercle adapté pourra convenir.

Le fait de choisir un plat avec un couvercle bien ajusté permet de minimiser les dégagements de vapeur une fois celui-ci placé dans le cuiseur inertiel passif.

Cela contribue à garder la température constante.

Marmite ou cocotte en fonte, casserole en inox, plat en terre cuite ou en verre sont des récipients idéaux pour la cuisine qui conviendront parfaitement pour une cuisson en marmite norvégienne.

Différents types de plats qu’on peut utiliser dans une marmite norvégienne : cocotte en fonte, marmite en terre cuite, casserole en inox, plat en verre…
Exemples des différents types de plats qu’on peut utiliser pour une cuisson douce en marmite norvégienne : cocotte en fonte, marmite en terre cuite, casserole en inox…

Si vous n’avez pas encore de contenant adapté, sachez que la qualité du produit que vous utilisez pour cuisiner est très importante dans la réussite de votre plat.

Il est souvent plus intéressant et rentable à long terme d’investir dans un plat de qualité.

Même s’il semble cher à l’achat, vous le garderez bien souvent pour toute la vie et il vous permettra d’effectuer des cuissons de grande qualité contrairement à un contenant « pas cher » au départ, mais qui se dégradera vite et qu’il faudra remplacer après quelques années.

Quelles recettes faire dans une marmite norvégienne ?

Les recettes possibles en marmite norvégienne sont très nombreuses et vous pourrez même en inventer à votre guise, qu’il s’agisse de cuissons longues ou courtes  !

Ce qui sera commun à toutes les recettes que vous pourrez faire en marmite norvégienne, c’est qu’elles nécessitent une base d’eau ou tout du moins de liquide dans le plat au départ, sans forcément que ce liquide ne recouvre tout. Cela dépendra des aliments cuisinés.

C’est ainsi l’inertie thermique de l’eau ou du liquide qui permet la cuisson douce dans la marmite norvégienne.

Pour vous donner des idées, voici une petite liste, non exhaustive, de recettes que l’on peut aisément cuisiner en cuiseur inertiel passif :

  • Le riz pilaf
  • La ratatouille
  • Les saucisses lentilles
  • Le tajine
  • Le dahl aux lentilles
  • Le bœuf bourguignon
  • La blanquette de veau
  • Le poulet basquaise
  • Le pot-au-feu
  • Les soupes
  • Les compotes
  • Les pâtes
  • Les pommes de terre et patates douces,
  • Les céréales (quinoa, sarrasin, millet…)

Découvrez dans la vidéo présente en haut de cette page, un exemple de recette facile à faire en Cuiseur Inertiel Passif. Adrien et Christophe y préparent des pavés de saumon et riz à la crème de champignons en vous détaillant tous les ingrédients et les étapes de cette recette délicieuse !

Ingrédients pour une recette facile en marmite norvégienne de saumon et riz à la crème de champignons.
Découvrez en vidéo la recette délicieuse et super facile à faire en marmite norvégienne de pavés de saumon et riz à la crème de champignons, un régal.

Si cuisiner un plat entier en une seule préparation est pratique, il est aussi possible de cuire plein d’aliments individuellement.

Peut-on cuire à la vapeur dans une marmite norvégienne ?

Oui, c’est un mode de cuisson compatible avec la cuisson vapeur.

Une marguerite de cuisine sera nécessaire et cela fonctionnera à condition d’avoir un bon niveau d’eau en dessous dans votre plat pour permettre l’inertie.

Avec cette méthode en cuiseur inertiel passif, le temps de cuisson sera cependant plus long que la méthode classique de cuisson vapeur mais c’est plus économique !

Quels sont les bienfaits de la marmite norvégienne ?

La marmite norvégienne a de nombreux intérêts, mais, pour nous, il y en a trois principaux :

1. Une cuisson vraiment plus saine :

  • Conservation des nutriments :
    Des températures de cuisson trop élevées peuvent détruire ou réduire la valeur nutritionnelle des aliments.

    Grâce à la cuisson à basse température de la marmite norvégienne, on préserve davantage de nutriments essentiels dans nos aliments, tels que les vitamines, les minéraux et les antioxydants.
Illustration du comportement des nutriments dans les aliments selon les températures de cuisson.
Source du schéma : le site fons-amoris.fr
  • Moins de perte de poids :
    La cuisson douce entraîne moins de perte de poids pour les aliments comparée à certaines cuissons.

  • Meilleure saveur et texture :
    Ce mode de cuisson à basse température permet à de nombreux aliments de conserver une meilleure saveur et une meilleure texture.

    Par exemple, la viande, cuite lentement, à basse température, peut devenir plus tendre et plus savoureuse.

  • Réduction de la formation de composés nocifs :
    La cuisson à haute température peut produire des composés potentiellement nocifs, tels que les acrylamides dans les aliments riches en amidon et les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les viandes grillées.

    La cuisson douce réduit la formation de ces composés nocifs pour la santé.

  • Moins de risque de surcuisson :
    Il est plus difficile de surcuire les aliments lorsqu’ils sont cuits à basse température en cuiseur inertiel passif, ce qui signifie que vous êtes moins susceptible de brûler ou de dessécher vos plats.

  • Préservation des saveurs délicates :
    Certains ingrédients délicats, comme les herbes et les épices, peuvent mieux conserver leurs saveurs subtiles à des températures de cuisson plus basses.

2. Des économies d’énergie directes et indirectes

  • Des économies d’énergies directes importantes :
    Que vous utilisiez au départ de l’électricité, du gaz ou un autre combustible (cuisinière à bois par exemple), une fois le plat porté à ébullition et placé dans votre marmite norvégienne, plus besoin de dépenser d’énergie dans une source de chaleur extérieure !

    Toute la suite de la cuisson après l’arrivée à ébullition est ainsi économisée en termes de coût énergétique.

    Or, sur certains plats mijotés devant cuire plusieurs heures, l’économie devient vite substantielle !

  • Des économies indirectes en limitant l’humidité dans l’air :
    Dans une maison avec beaucoup de vapeur d’eau due à la cuisson, il va y avoir plus d’humidité dans l’air.

    Or, en hiver, cette humidité va demander un effort de chauffe supplémentaire par rapport à un espace sec.

    En été, elle va générer un inconfort qui vous poussera souvent à aérer ou augmenter la clim !

    Avec la cuisson en marmite norvégienne, on réduit drastiquement les émissions de vapeurs dans la maison et donc l’humidité dans l’air !

    Plus besoin de chauffer plus en hiver ou de mettre la clim plus fort en été !

    Et, quelle que soit la saison, on s’épargne aussi l’allumage de la hotte pour moins de dépenses d’électricité !
Marmite norvégienne en tissus bien refermée avec plat en cuisson douce à l’intérieur.
Une fois la marmite norvégienne bien refermée, la vapeur d’eau est emprisonnée dans le plat à l’intérieur et ne se répand pas dans toute la maison.

3. Pouvoir faire une cuisson décalée

  • Idéale pour les préparations en avance :
    Avec un peu d’anticipation, le cuiseur inertiel passif permet de s’organiser de façon tout à fait avantageuse.

    Par exemple, vous préparez votre plat le matin, le montez à ébullition et le placez dans votre marmite norvégienne avant de partir au travail.

    Quand vous rentrez, souvent plus fatigué(e) après votre journée de travail, tout est prêt, vous n’avez plus qu’à vous régaler !

  • Une cuisson décalée sans risque :
    Avec la marmite norvégienne, même si on laisse le plat trop longtemps dedans, impossible qu’il finisse brulé et complètement carbonisé !

  • Un maintien au chaud prolongé :
    La marmite norvégienne permet une cuisson en décalée et aussi un maintien au chaud efficace et durable.

    Elle peut donc aussi servir à maintenir simplement au chaud le plat déjà cuit.

    Il est à noter cependant que certains aliments peuvent cuire davantage et être plus pâteux au final, c’est notamment le cas pour les pâtes et le riz.

Quel est le prix d’une marmite norvégienne ?

Les prix d’achat pour une marmite norvégienne varient selon le modèle et le fabricant.

Les marmites norvégiennes peuvent coûter entre 90 et 400 euros et toutes ne se valent pas !

Pour faire votre choix, il nous semble important de se renseigner sur les origines des matériaux utilisés pour sa fabrication ainsi que sur ses modes de production.

Certaines peuvent, en effet, être fabriquées à l’autre bout du monde, dans des conditions peu avantageuses pour les travailleurs et avec des matériaux non adaptés comme du polyester.

Où acheter une marmite norvégienne ?

Vous pouvez faire vos propres recherches de fournisseurs, si vous le souhaitez.

Pour notre part, plus besoin de chercher, nous avons trouvé le fournisseur qui répond à tous nos critères de qualité !

Il s’agit de l’entreprise Fons Amoris (source d’amour) développée par Adrien que vous avez découvert dans notre vidéo un peu plus haut.

Le fondateur de Fons Amoris, entreprise française de fabrication de marmites norvégiennes en tissus, devant une de ses marmites norvégiennes avec laquelle il a préparé une délicieuse recette de pavés de saumon avec du riz à la crème de champignons.
Adrien Combe-Laboissière est le fondateur de l’entreprise Fons Amoris qui produit des marmites norvégiennes en tissus de grande qualité avec des matériaux et des fournisseurs français.

Pourquoi choisir les marmites norvégiennes Fons Amoris ?

Pour commencer parce que c’est une petite entreprise française dont les valeurs humaines nous parlent.

Nous apprécions notamment :

  • La recherche de modes de cuisson plus sains pour une meilleure santé,
  • La volonté d’économiser de l’énergie à l’heure où cette question devient cruciale,
  • La bonne idée de concevoir des marmites norvégiennes mobiles, car en tissus, relativement légères et facilement déplaçables
  • Le fait d’avoir un produit de cuisson dont l’extérieur n’est pas brulant et donc sans danger si un enfant le touche sans faire exprès.
Christophe touche la marmite norvégienne fermée contenant un plat chauffé à 100 °C pour constater que ça ne brule pas du tout sur l’extérieur.
Une fois bien refermée, on ne se brule pas du tout au contact de la marmite norvégienne, plutôt rassurant quand on a des enfants !

Mais nous choisissons aussi les marmites norvégiennes Fons Amoris parce que, pour leur confection :

  • Tous les matériaux utilisés sont naturels et issus de recyclage.
  • Tous les fournisseurs de matières premières sont basés en France métropolitaine.
  • La fabrication complète des Cuiseurs Inertiels Passifs se fait en France.
  • La laine isolante est, elle aussi, produite en France avec lavage traditionnel en France aussi.

Nous espérons que cet article et sa vidéo vous auront donné envie de vous mettre à la cuisson douce à basse température !

N’hésitez pas à nous partager vos avis et expériences à ce sujet en commentaire !

Adrien Combe-Laboissière, fondateur de Fons Amoris dans son atelier de fabrication de marmites norvégiennes en tissus 100 % françaises.
Un grand merci à Adrien de Fons Amoris pour son partage d’expérience, sa bonne humeur et sa super recette !

Les formations principales en permaculture

Les formations complémentaires en permaculture

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Assemblée Générale du Sens de l’Humus

Dimanche 10 décembre 2023 à 14h, Maison des Murs à Pêches – 89 rue Pierre de Montreuil Accéder au Rapport d’Activité (en cours de finalisation) et Comptes 2022 et modèle pour procuration Au programme            * Changement des statuts           * Validation du Rapport d’Activité et du Rapport Financier           * Affectation du résultat           * Election desLire la suite "Assemblée Générale du Sens de l’Humus"

Livre Réussir ses semis

Qui est Franck Nathié, auteur du livre « Réussir ses semis » ?

Franck Nathié de la Forêt Nourricière.
Franck Nathié et les récoltes de son jardin-forêt

Spécialiste de la culture multi-étagée en climat tempéré, Franck Nathié mène des recherches sur les synergies végétales et le jardin-forêt productif depuis plus de 20 ans.

Fondateur de l’association La forêt Nourricière, designer, formateur et auteur, Franck Nathié a publié 6 livres de référence en permaculture qui ont notamment inspiré la ferme du Bec Hellouin et ses fondateurs.

Fort d’une grande expérience de terrain au cours de laquelle il a appris à « rater joyeusement » tout en affutant ses connaissances du vivant et des écosystèmes, Franck Nathié a à cœur de transmettre ses différents savoirs pour aider toutes celles et ceux qui le souhaitent à incarner le changement qu’ils veulent voir émerger dans notre société.

À travers ses différents ouvrages, les activités de son association et sa chaine YouTube contenant plus d’une centaine de vidéos, Franck Nathié partage une approche unique du jardin-forêt et de la culture multi-étagée où la question de l’autonomie alimentaire avec de récoltes vraiment valorisables dans nos assiettes est prépondérante.

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Franck, c’est pourquoi nous nous sommes associés à lui pour créer ensemble une formation en ligne sur le micro jardin-forêt productif dans l’idée de permettre à toutes et à tous, même sans connaissances de départ, de produire ses fruits et légumes sans effort (de 10 à 25 kg par m² cultivé).

Formation jardin-forêt Franck Nathié

10 à 25 kg par m² cultivé ?

C’est possible grâce au micro jardin-forêt productif même sur un petit espace…

Contenu du livre « Réussir ses semis » de Franck Nathié

Réussir ses semis est en fait un extrait d’un livre plus complet de Franck Nathié intitulé « Multiplication — Taille & Ressources variétales ».

Il a la particularité de se focaliser sur les semis et de synthétiser, dans un petit fascicule de 26 pages, tout ce qu’il y a à savoir pour vous permettre de les réussir qu’il s’agisse de semis de légumes, de petits fruits ou d’arbres fruitiers.

La première moitié du livre est consacrée à la compréhension de ce qui fait la réussite d’un semis (et tout ce qui peut le faire échouer) : les types de graines, leur fonctionnement dans la nature, les différents facteurs de germination, de levée de dormance, l’importance du substrat, de la vernalisation…

Cette première partie est extrêmement éclairante pour enfin comprendre pourquoi on a pu avoir des échecs sur tel ou tel semis et corriger le tir lors des prochains essais 😉 !

La seconde moitié du fascicule est construite sous forme de tableaux de semis avec un premier tableau dédié aux fruitiers (arbres, arbustes et petits fruits) et un autre dédié aux légumes (annuels et vivaces).

On retrouve, dans chaque tableau, le nom du végétal, des observations sur celui-ci, des précisions sur ses conditions de levée de dormance naturelle et les différentes actions à effectuer pour en réussir le semis.

Couverture du livre Réussir ses semis de Franck Nathié, La Forêt nourricière

Réussir ses semis

Franck Nathié

Édition La Forêt nourrière

Environ 14,9 €

La Forêt Nourricière

Bon jardinage permacole à toutes et à tous ! 👋

À qui s’adresse le livre « Réussir ses semis  »  ?

Conçu comme un livre de terrain, à emporter avec soi au jardin, les pages, reliées par une spirale métallique, sont épaisses et entièrement plastifiées pour ne pas craindre l’humidité !

Selon nous, il s’agit là d’un condensé de connaissances indispensables à avoir pour quiconque veut effectuer soi-même ses semis au potager comme au jardin-forêt avec un maximum de réussite.

C’est donc un petit fascicule à mettre entre toutes les mains voulant se mettre dans la terre qui a l’immense mérite d’aider aussi à la compréhension plus globale de la nature et du vivant en nous faisant comprendre pourquoi en agissant de telle ou telle façon, on réussira son semis d’arbre, d’arbuste ou de légume…

Si vous souhaitez vous lancer concrètement au jardin et avoir tous les atouts en main pour réussir, ce livre sera idéalement complété par le calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif en permaculture réalisé, lui aussi par Franck Nathié, pour vous faciliter encore plus la planification mensuelle de vos actions au jardin (semis, mais aussi plantation, repiquage, entretiens, soins, etc.) !

Culture multi-étagée, imitation de la forêt façon comestible chez notre amie Maria au Blé en Herbe.

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif

Découvrez le calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole, un formidable outil pour faciliter votre planification mensuelle. 

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Créer une mare naturelle : 9 exemples inspirants

Comment faire une mare chez soi ?

Vous souhaitez installer une mare naturelle chez vous ?

C’est une excellente idée, mais le souci est que vous avez maintenant plein de nouvelles questions en tête comme : quelle taille va faire ma mare ? Où est-ce que je vais la placer ? etc.

Pour vous inspirer et répondre à vos interrogations, nous sommes retournés voir notre ami Gilles Leblais qui est photographe nature et ornithologue.

Il est spécialiste des mares naturelles et de ses habitants.

Il a notamment écrit plusieurs livres sur le sujet que vous retrouverez en bas de cet article et qui sont richement illustrés par ses photos.

Il a créé 9 mares chez lui de toutes les tailles dont certaines sont collées à la maison !

Bref, c’est un véritable showroom à ciel ouvert, pour les amoureux de la vie sauvage que nous sommes !

Autant vous dire que c’est la bonne personne pour vous inspirer dans votre projet de mare.

En plus, leurs différentes tailles et les matériaux utilisés pour leurs aménagements les rendent réalisables facilement par tous et dans tous les jardins, même les plus petits !

C’est parti pour la visite des 9 mares réalisées par Gilles dans son jardin !

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Formation sur site « Créer sa mare naturelle »

👉 Si vous voulez apprendre à créer une mare naturelle en expérimentant concrètement tout le processus de la réflexion jusqu’à l’action, découvrez notre stage de 3 jours « Créer une mare naturelle ».

Prévenez-moi dès l’ouverture des inscriptions !

Ci-dessous retranscription de la vidéo

Même une petite mare ou point d’eau est utile au jardin

Même un petit point d’eau va être une zone de fraîcheur qui peut attirer une espèce !

Ça peut être un batracien, j’ai également des larves de libellule à l’intérieur, il peut y avoir plein de choses qui peuvent venir.

Ça peut être un coin où certains oiseaux vont venir s’abreuver, un coin de fraîcheur pour certains insectes, je pense notamment à des mille-pattes…

Il va y avoir aussi des petites plantes aquatiques qui vont se mettre en place comme la capillaire des murailles (Asplenium trichomanes) qui est une petite fougère aimant l’humidité et les côtés un peu ombrés. Ici, elle sera à sa place.

Les mousses, certains lichens aussi, les fougères donc le coin est agrémenté, va satisfaire peut-être moins d’espèces, mais il aura son rôle à jouer et ça, c’est important.

Donc ce n’est pas la grandeur qui importe le plus… si c’est plus grand, il y aura plus de choses, mais un petit point d’eau peut amener aussi son lot de visiteurs intéressants !

Exemple 1, le mini plan d’eau et son utilité au jardin

Mini mare naturelle formée avec des roches.
Tout petit point d’eau formé avec des roches, inspiré des ornières naturelles en forêt, une mini mare naturelle facile à créer.

Je vais vous faire la visite de tous ces points d’eau en commençant par le premier qui est là, à côté de moi, qui est un tout petit plan d’eau en fait.

On parle de mare naturelle, mais ça peut être petit.

À un moment ou l’autre, ça aura un intérêt et celui-ci, il a eu un intérêt dès le départ.

Je me suis inspiré de ce que j’ai pu voir, notamment dans les ornières en forêt, et je savais que ça pouvait attirer des choses et ça a fonctionné ici !

Donc ce petit point d’eau, c’est tout simple : je l’ai mis avec quelques roches. Il n’avait pas du tout le même aspect il y a 15 ans en arrière, quand je l’ai mis en place.

Il a eu son rôle pendant 2-3 ans puisqu’un colonisateur chez les batraciens qui est le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), un petit crapaud gros comme mon pouce, y a élu domicile et se reproduisait dans ce petit point d’eau.

Accouplement de crapauds sonneurs à ventre jaune au bord d’une petite mare.
Accouplement de crapauds sonneurs à ventre jaune au bord d’une des petites mares naturelles chez Gilles. ©Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Exemple 2, créer une petite mare naturelle sans bâche, en recyclant un bac à sable

Autre exemple, c’est le deuxième point d’eau que j’ai mis en place dans mon jardin celui-ci.

C’est un petit, je me suis inspiré de ce que je voyais dans la nature pour l’agencement, comme un petit point d’eau en forêt, dans un bois, qui peut servir à de nombreux oiseaux pour venir boire, des libellules viennent dessus.

Mes premières grenouilles sont venues se reproduire ici, notamment la grenouille rousse (Rana temporaria).

Petite mare en zone boisée.
Bac à sable recyclé en petit point d’eau en zone boisée, aménagé de façon à s’insérer harmonieusement dans le milieu naturel.

Et j’ai recyclé l’ancien bac à sable de mes enfants.

Il fait 25 cm de profondeur, c’est juste un petit point d’eau, mais il a son lot de visiteurs et son rôle à jouer également dans le jardin.

Exemple 3, le petit point d’eau en zone boisée à partir d’un vieil évier recyclé

Pour compléter les deux points d’eau d’avant, encore un autre exemple de petit point d’eau, mais qui peut avoir son utilité.

Là, on est dans une des parties boisées du jardin, un peu comme une mini résurgence et pour jouer dans cette optique-là, j’ai simplement recyclé un vieil évier.

J’ai mis un petit bout de liner dedans pour ne pas avoir le côté blanc en fait.

Et puis, j’ai agrémenté de pierres autour.

Mini mare en zone boisée entourée de pierres et de bois mort.
Vieil évier tapissé d’une bâche noire et bordé de pierres et de bois mort pour former un petit point d’eau en zone boisée, attracteur d’une belle biodiversité.

Alors, ce qui est intéressant, c’est que si jamais j’avais à nouveau la visite de crapauds sonneurs à ventre jaune, ils pourraient très bien coloniser ce genre de petit point d’eau qu’ils adorent !

Là, entre autres, je permets à tous les oiseaux, du type forestier qui sont dans mon jardin, de venir s’abreuver et entre autres, des plus gros comme le geai des chênes (Garrulus glandarius) et le pigeon ramier (Columba palumbus), ils vont venir boire à ce point d’eau.

De par mes observations nocturnes et avec les pièges photo, je sais que j’ai de la fouine (Martes foina) aussi qui vient boire.

Ça n’empêche pas que j’ai notamment des tritons : le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris) qui vient se reproduire dedans.

Et j’ai également des libellules qui viennent pondre et donc il y a des larves également dedans.

Donc voilà un tout petit point d’eau tout simple à faire.

Vous avez un petit jardin, on n’est pas dans de grandes mares naturelles, on est plus dans des points d’eau, mais le fonctionnement est exactement le même.

Et puis, je précise bien que tous les points d’eau, toutes les mares naturelles que j’ai mis en place dans mon jardin, sont alimentés par de l’eau de pluie.

C’est que l’eau de pluie qui fait ça, et malgré la canicule, comme il était dans le milieu arboré, ce point d’eau ne s’est pas asséché l’été dernier.

Exemple 4, faire une petite mare naturelle à partir d’un bac préformé

Alors là, on est dans le dévidoir de ma plus grande mare.

Il y a un petit canal qui passe sur les pierres et de l’eau vient s’écouler ici.

Petite mare faite avec un bassin préformé, accueillant des plantes aquatiques et une belle biodiversité animale.
Petite mare accueillant des plantes aquatiques et une belle biodiversité, faite avec un bassin préformé, installé le long du dévidoir d’une plus grande mare.

C’est une toute petite mare naturelle qui fait 40 à 45 cm au maximum au niveau profondeur.

Ça peut être une pouponnière à jeunes plantes aquatiques, donc comparée aux exemples précédents, là forcément, je commence à mettre des plantes aquatiques à l’intérieur.

C’est parfait pour le sonneur à ventre jaune dont on parlait, pour l’alyte accoucheur (Alytes obstetricans).

Ça peut être bien aussi pour les salamandres et puis certains tritons aussi qui viennent se reproduire.

Il peut y avoir également des insectes aquatiques, des limnées gastéropodes aussi.

Donc on commence à avoir un peu plus de biodiversité et on est dans un petit aménagement qui pourrait être, dans le même style, près d’une fontaine.

Si quelqu’un possède une fontaine ou une petite source, ça peut être un petit genre à aménager qui attirera son lot de visiteurs, entre autres, des oiseaux qui viennent se baigner ou qui viennent boire, des mammifères également, je pense à l’écureuil, ça pourrait être le hérisson aussi.

Composition de plusieurs photos de faune sauvage attirée par une mare naturelle : hérisson, écureuil, mésanges, geai des chênes, grenouilles, tritons, salamandres, libellules demoiselles, gerris
Exemples de faune sauvage pouvant rapidement revenir dans votre jardin en permaculture grâce à une petite mare naturelle : des petits mammifères comme le hérisson, l’écureuil, des oiseaux comme les mésanges, le geai des chênes, des amphibiens comme les grenouilles, les tritons, les salamandres, de nombreux insectes comme les demoiselles, les gerris, etc.

La seule différence par rapport à d’autres mares, puisque je ne suis pas sur un sol argileux, c’est que celle-ci est faite d’un bassin préformé.

C’est différent d’un liner, en fait, à mettre en place, mais c’est solide et ça peut rester à vie quasiment.

Nombreux sont les oiseaux qui viennent y boire.

C’est toujours intéressant de placer ce genre de petite mare naturelle, ne serait-ce que pour certaines espèces d’amphibiens.

J’ai parlé du sonneur notamment, qui sont des colonisateurs, mais dès qu’il y a trop d’autres amphibiens, notamment les grenouilles, ils préfèrent s’isoler.

Donc, au cas où il reviendrait dans mon jardin, ce qui peut arriver, ce sera un des coins qu’il choisira en priorité.

Exemple 5, la petite mare naturelle dans un coin sauvage proche de la maison

Plus proche de la maison, un petit coin sauvage.

Ici, j’ai créé une mini zone humide, vraiment au pas de la porte.

Un espace où je vais très rarement, je laisse le système s’installer, je prélève de temps en temps, mais le minimum en fait.

Petite mare naturelle réalisée avec un bassin préformé.
Petite mare naturelle réalisée avec un bassin préformé et laissée la plus sauvage possible, quasiment sans intervention humaine.

Et donc voilà un petit point d’eau créé là encore avec un bassin préformé et alimenté uniquement avec de la récupération de l’eau de pluie comme tous les autres.

Les amphibiens sont là, les insectes aquatiques, la biodiversité, les plantes, des petits bosquets, un peu de friches… ce petit coin sauvage, c’est un exemple de ce qu’on peut faire même avec un petit terrain !

On veut laisser du sauvage, profiter et protéger cette biodiversité. Voilà un exemple de réalisation idéale !

Exemple 6, création d’une petite mare naturelle juste à côté de la maison

Un autre exemple, encore plus au pas de ma porte, sous la fenêtre du salon.

Petite mare naturelle installée juste à côté d’une maison.
Mare naturelle creusée juste sous la fenêtre du salon de la maison de Gilles : un endroit idéal pour observer en toute discrétion les bains d’oiseaux et autres spectacles offerts par la faune sauvage, au pas de sa porte.

Cela montre que je n’ai pas peur des moustiques, puisque je sais, de toute façon, qu’il y aura les prédateurs pour les réguler

C’est tout simple et ça permet, entre autres, d’observer de sa maison tout ce qui va être, par exemple, les bains d’oiseaux, c’est magique.

Ça amène une fraîcheur aussi.

Par rapport à d’autres mares dans le jardin, comme le soleil se lève à l’Est, c’est une mare qui voit le soleil plus tard dans la journée donc qui reste plus à l’ombre, notamment toute la matinée en fait.

C’est intéressant aussi, parce que je vois quelle évolution il peut y avoir entre mes différents points d’eau suivant leur exposition.

Donc j’encourage les gens à mettre des points d’eau jusqu’au pas de leur porte, ce sera toujours magique et magnifique !

Les 3 plus grandes mares naturelles reliées en cascades

Alors là, on est sur les plus grandes mares dans mon jardin Paradis.

Donc une première mare plus ombragée.

Mare naturelle à un emplacement assez ombragé au milieu d’arbres dans un jardin en permaculture.
La plus petite des trois plus grandes mares naturelles réalisées par Gilles se trouve à un emplacement assez ombragé.

Puis, en fait, j’ai voulu faire comme un lit de rivière, un effet de cascade qui tombe sur une deuxième un peu plus loin.

Il y a ensuite un petit pont avec un petit bassin en dessous qui relie la deuxième mare à la troisième, la plus grande qui est là-bas.

Donc suivant l’endroit où l’on est dans le jardin, on a une vision différente de ces trois mares, mais elles sont toutes liées intimement, ne serait-ce que par la biodiversité.

J’ai accentué le lien entre ces mares en créant un petit muret de pierre qui va même finir de ceinturer cette mare-là.

Cette deuxième mare est liée avec le petit point d’eau très marécageux qui est sous le pont et qui, à nouveau, passe sur la plus grande qui est là-bas.

Vue aérienne sur 2 grandes mares naturelles dans un jardin en permaculture.
Les deux plus grandes mares naturelles créées par Gilles sont dans un espace plus ouvert. Elles se voient donc très bien du ciel et attirent notamment de nombreux oiseaux !

Et quand on est de l’autre côté, on s’aperçoit que les mares sont à des niveaux différents, ce qui est intéressant visuellement, mais qui me permet d’avoir une continuité dans l’intégration de mes zones humides.

Et quand on le voit du ciel, je pense à des oiseaux par exemple, l’attraction est immédiate !

Il ne faut pas oublier que les mares sont le reflet du ciel.

Construire des mares naturelles dans son jardin pour protéger la biodiversité

Vous avez vu plusieurs points d’eau dans mon jardin, tous de tailles différentes, aménagés différemment, mais toujours à l’image de la nature avec ce lien profond pour attirer et protéger cette biodiversité, protéger ces zones humides jusqu’au pas de notre porte.

Libellule déprimée sur un iris aquatique en bord de mare naturelle avec des nénuphars.
Créer des mares naturelles est essentiel pour la biodiversité, mais aussi pour nous, les humains, en nous offrant de la fraîcheur en été et des spectacles naturels de toute beauté. ©Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

La mare naturelle est le système idéal pour ce faire et je vous invite cordialement et vivement à faire la même chose dans votre jardin pour protéger cette biodiversité et limiter aussi, avec le climat, les différences de température qu’on peut avoir !

Les mares naturelles sont là pour remplir ces rôles au pas de nos portes !

Vous lancer concrètement dans la création de votre mare naturelle

Pour vous aider à vous lancer sereinement dans votre projet de mare naturelle, retrouvez ci-dessous différents liens qui vous permettront de peaufiner votre projet et d’en savoir plus sur la création en elle-même et la biodiversité qu’elles attireront chez vous.

Livre « J’aménage ma mare naturelle ».
Découvrez notre article sur le livre de Gilles Leblais « J’aménage ma mare naturelle »

Livre « J’aménage ma mare naturelle » de Gilles Leblais

J’aménage ma mare naturelle

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 12 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Livre « La vie secrète de ma mare ».
Découvrez notre article sur le livre de Gilles Leblais « La vie secrète de ma mare »

La vie secrète de ma mare

J’observe la nature à fleur d’eau

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Unithèque

Formation sur site :

Vous voulez maîtriser théorie et pratique avant de passer à l’action chez vous ?
Si participer à un stage sur site pour apprendre à créer une mare naturelle sans faire d’erreur, vous intéresse, inscrivez-vous ci-dessous.

Formation vidéo en ligne :

Vous avez un projet en permaculture global dans lequel les mares naturelles auront toute leur place voire même un grand rôle à jouer ?

Dans ce cas, pour :

  • peaufiner votre projet global selon vos objectifs et votre contexte unique,
  • bien placer vos mares sur votre terrain,
  • maximiser les synergies avec les autres éléments de votre projet,
  • obtenir un lieu résilient et durable

Vous avez tout à gagner à concevoir votre jardin dans sa globalité en faisant votre propre design de permaculture.

Pour avoir une méthode facile à suivre qui vous guide à chaque étape de votre design, faites confiance à notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! »

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Un séchoir solaire low-tech comme déshydrateur pour une production professionnelle

Découvrez un gros séchoir solaire low-tech autoconstruit par Sophie et Yoann, anciens stagiaires de nos formations en ligne pour les besoins de leur micro-ferme en permaculture.

En effet, pour soutenir sa nouvelle activité autour des plantes aromatiques et médicinales, Sophie avait besoin d’optimiser et de professionnaliser la partie séchage de ses plantes, après la récolte.

Ils ont donc conçu et construit leur séchoir solaire adapté aux besoins de Sophie avec une démarche low-tech.

Le « low-tech » revient à privilégier des technologies utiles, simples, durables et économiques comme on les adore au bureau d’études Permaculture Design.

Découvrez leurs explications sur le système mis en œuvre, ses futures améliorations et visitez avec eux l’intérieur de ce super séchoir solaire low-tech autoconstruit dans la vidéo ci-dessous !

Ci-dessous retranscription de la vidéo

Le financement pour fabriquer ce gros séchoir solaire low-tech

Sophie : « Je faisais sécher en bouquet et je faisais sécher aussi dans un petit séchoir  où j’empilais des caisses.

Mais j’avais vraiment envie de quelque chose de plus pérenne, de fonctionnel qui coûte assez cher donc on a lancé un financement participatif pour la construction de mon séchoir solaire. »

Yoann : « Que Permaculture Design avait relayé donc qu’on remercie aussi au passage ! »

Sophie : « Oui, car grâce à ça, ça m’a permis d’avoir des fonds supplémentaires.

Ce financement participatif, ça a été une étape pour moi parce que ce n’était pas évident de se mettre à nu, de communiquer là-dessus d’aller toquer et dire : « Voilà, j’ai besoin de vous pour ceci ».

En fait, les gens ont été hyper bienveillants, des messages d’encouragements, de générosité, ils partageaient la publication même s’ils ne finançaient pas.

C’était humain, c’était une aventure humaine, et c’est là que tout a pris sens pour moi sur le projet des fleurs ! »

Sophie récolte des plantes aromatiques et médicinales sur sa micro-ferme en permaculture.
Juste à côté de son séchoir solaire low-tech autoconstruit, Sophie fait ses récoltes de plantes aromatiques et médicinales qui seront mises à sécher dans la foulée.

Comment fonctionne ce séchoir solaire artisanal ?

Sophie : « C’est un séchoir à énergie solaire, c’est artisanal, c’est une tôle ondulée peinte en noir avec un cadre, une baie vitrée.

Et donc le simple principe, c’est que l’air s’emmagasine dans le panneau, se fait chauffer par la tôle qui est noire et l’air chaud monte.

À l’intérieur, l’air chaud va descendre tout doucement pour faire sécher mes plantes et va repartir par le bas puis remonter par la cheminée donc j’ai toujours une circulation d’air constante.

Je ne dépasse pas les 36 °C maximun sur mon séchage de plantes.

Donc c’est parfait pour la plante : elle garde sa couleur, elle garde ses vertus… »

Gros plan sur le système de chauffe artisanal d’un séchoir solaire low-tech : un simple panneau avec tôle ondulée peinte en noir et vitre.
Gros plan sur le système de chauffe artisanal du séchoir solaire low-tech de Sophie et Yoann : un simple panneau avec tôle ondulée peinte en noir et vitre qui permet, grâce au rayonnement solaire, de chauffer l’air, conduit ensuite à l’intérieur du séchoir et ressortant par la cheminée en fin de cycle.

Yoann : « La partie solaire en fait du séchoir, c’est uniquement la partie chauffe ce qui est le plus consommateur finalement en énergie.

Après il y a quand même une ventilation qui est mécanique et qui est pilotée dans le sens où elle est pilotée que quand il fait chaud.

Par exemple la nuit, elle ne tourne pas, car on pourrait rentrer l’humidité de la nuit, la rosée.

La partie mécanique n’est pas énormément énergivore.

On est sur un truc à 80 watts, je crois ou quelque chose comme ça.

Et on a du coup opté pour du 450 m3/h de débit.

Plus il y a du débit et plus tu peux sécher.

En fait, si on veut simplifier ou vulgariser l’explication, si tu prends ton linge et que tu le suspends dans ta salle de bain, bon il va mettre du temps à sécher.

Si tu ouvres la porte, tu vas créer un courant d’air, il va sécher plus vite.

Et si tu mets un ventilateur, il va sécher encore plus vite.

Donc là l’intérêt c’est ça, on augmente la capacité de l’air à absorber l’humidité en la réchauffant et on le force à passer à travers les grilles donc c’est l’intérêt aussi d’avoir des portes devant, c’est que l’air est obligé de passer à travers toutes les claies avant de pouvoir ressortir.»

Intérieur du grand séchoir solaire où les placards contenant les grilles de séchage sont fermées par des portes en bois.
À l’intérieur du séchoir solaire, Sophie et Yoann ont choisi de mettre des portes aux placards contenant les grilles de séchage, à la fois pour forcer la circulation de l’air à travers toutes les grilles et pour protéger les plantes de la lumière extérieure quand Sophie travaille dedans.

Améliorations du séchoir solaire pour déshydrater fruits et légumes charnus efficacement

Yoann : « Et là, on est en train de travailler avec l’objectif de sécher des fruits ou des légumes qui sont un peu plus charnus, du coup, on a fait des essais qui sont concluants, mais pas pour tout.

Du coup, on va augmenter la capacité.

En fait, grosso modo, on va faire un deuxième panneau même capteur que ça, à côté, et par contre, la problématique c’est qu’on va arriver sur des surchauffes.

Donc, on a travaillé, là, c’est presque fini quasiment, sur un système pour découpler le deuxième panneau.

Il y a un thermomètre avec une sonde et un régulateur et quand on arrive à une certaine température, on découple le premier panneau. Et du coup, on arrive à garder une température correcte à ne pas dépasser pour ne pas abîmer la plante, du moins les nutriments de la plante ou du légume ou du fruit, en train de sécher.

Ce ne sont pas les mêmes températures suivant si on veut sécher du légume, de la plante donc comme ça, on aura quelque chose de réglable et techniquement, ça sera plus sympa.»

Sophie : « Et puis dans chaque claie de toute façon, il y a une vanne distincte.

Donc si je ne veux pas que ça chauffe trop, j’ouvre qu’un tout petit peu.

Dans les placards du séchoir solaire, une vanne d’aération réglable en haut et une buse d’évacuation de l’air en bas permettent une bonne circulation de l’air chaud à travers toutes les grilles de séchage.
Dans chacun des 4 placards du séchoir solaire de Sophie et Yoann, une vanne d’aération réglable en haut et une buse d’évacuation de l’air en bas permettent une bonne circulation de l’air chaud à travers toutes les grilles de séchage.

Le but, c’est quand même qu’elles sèchent naturellement, pas trop vite donc, c’est vraiment bien pensé.

Et l’année dernière, c’était déjà hyper concluant sur le séchage des plantes

Yoann : « Ça va nous libérer aussi du temps parce que tu ne peux pas être derrière le thermomètre en permanence et surveiller pour dire voilà, il fait trop chaud, j’éteins.

Tout est bien fait comme il faut.»

Séchoir solaire : l’importance d’une bonne isolation

Yoann : « C’est isolé de partout le séchoir donc on garde une température à l’intérieur assez fraîche en été, assez chaude en hiver.

Bien que l’hiver, en fait, il n’est pas beaucoup utilisé finalement, un petit peu. »

Sophie : « il est utilisé pour le stockage des plantes.

Donc c’est quand même important qu’il ne soit pas trop humide.

C’est important qu’il soit bien isolé parce qu’une fois que les plantes sont sèches, je les conditionne et je ne les vends pas tout de suite.

Normalement j’espère que cette année, ça me durera pour toute une année donc il faut quand même pouvoir les stocker sans qu’elles s’abîment avec l’humidité.

Donc l’isolation était une grosse partie très importante quand même. »

Yoann : « et là, en haut aussi, on le voit là, on a fait une lame d’air.

En fait, il y a un pare-pluie qui fait l’étanchéité et il y a encore le toit donc les tôles sur le dessus et il y a une lame d’air entre les deux qui permet d’éviter les surchauffes.

C’est une circulation d’air et parce que sous une tôle, ça chauffe quand même fort.

Avec cette lame d’air, en fait, s’il y a du chaud, il s’évacue et puis on garde le côté frais à l’intérieur. »

Espace vide laissé entre le toit et le haut du mur du séchoir solaire pour réguler la température intérieure.
L’espace vide laissé entre le toit et le haut du mur du séchoir solaire permet une régulation naturelle de la température à l’intérieur.

Sophie : « Les matériaux sont naturels : c’est de la laine de bois pour l’isolation et il est essentiellement en bois.

Le bois de scierie, c’est du bois de Charente.»

Visite des différents espaces à l’intérieur du séchoir solaire de Sophie

Sophie : « Bienvenue dans mon antre !

Je n’ai pas de lumière. Quand je travaille dans le séchoir la journée, je laisse la porte ouverte.

C’est pour ça qu’avec Yoann, on a fait le choix de faire un séchoir qui a des portes, pour me permettre d’avoir la lumière naturelle et non un néon par exemple. »

Les placards de séchage de ce déshydrateur low-tech

Sophie : « Donc à l’intérieur, j’ai quatre placards, j’en utilise essentiellement trois.

Dans le quatrième, je stocke mes claies qui ne sont pas utilisées.

Dans les placards de séchage, l’air chaud arrive par en haut, donc avec une vanne que je peux ouvrir ou fermer comme je le souhaite.

L’air est distribué dans toutes les claies et fait sécher une à une mes plantes, donc là, il y a du coquelicot par exemple, de la menthe, du calendula enfin de la verveine, des petits bâtons de fumigation… »

Claies de séchage avec des plantes aromatiques et médicinales en train de sécher dans un séchoir solaire.
À l’intérieur des placards du séchoir solaire, diverses plantes aromatiques et médicinales séchent tranquillement sur les claies de séchage.

La zone pour sécher en bouquet et pour le stockage

Sophie : « Ici Yoann m’a fait un système pour pendre mes bouquets, par exemple l’eucalyptus ou la verveine citronnelle, qui sont très faciles à sécher en bouquet.

Et c’est ma zone de stockage où je mets mes plantes en poche.

Quand je travaille dedans, hop, je tire mon rideau et je préserve un peu de la lumière celles qui sont là. »

Des claies de séchoir à usage alimentaire de récupération

Sophie : « Toujours dans la même dynamique, plutôt que d’acheter le bois, de les fabriquer et tout, ces claies-là sont des claies de récupération.

Il y a quelqu’un à Agen qui arrêtait son entreprise de pruneaux.

Donc on a racheté d’occasion ces claies, elles sont en inox.

C’est hyper facile à nettoyer.

Je peux très facilement les mettre au jet d’eau, enfin c’est hyper chouette notamment quand on va faire tout ce qui est séchage de petits fruits, ça va être pratique de fonctionner comme ça.

Claies de séchage de récupération pour séchoir solaire avec grilles en inox.
Pour équiper son séchoir solaire, Sophie a trouvé des claies de séchage de récupération avec grilles en inox, très pratiques pour un nettoyage facile et rapide.

Ensuite pour certaines fleurs qui sont plus petites, je mets quand même de la moustiquaire.

J’utilise aussi du tissu alimentaire suivant ce que j’ai, suivant ce que je récupère.

Voilà, l’air va se distribuer dans les claies comme ceci et après repart par la buse qui est en bas. »

Un petit espace de travail à l’intérieur de ce séchoir solaire fait maison !

Sophie : « Ici, je note mes récoltes : mon poids frais, mon poids sec, parce que ce n’est pas la même avant/après.

Ça diminue énormément, c’est juste impressionnant, mais c’est juste un bonheur d’être là-dedans. »

Les remerciements de Sophie

Sophie : « Je tiens à dire que j’ai des gentilles petites clientes et des copines qui me font plein de petits grigris.

Tout ce qu’on me donne, je garde et donc merci à vous de penser à moi comme ça et de me soutenir.

Autour des plantes, on peut faire plein de choses et c’est ça qui est top, magique !

On n’en finit pas, c’est le bonheur. Longue vie… »

Sophie et Yoann sur leur micro-ferme en permaculture en Gironde.
Un grand merci à Sophie et Yoann pour leur partage d’expérience enthousiaste sur ce séchoir solaire low-tech.

Aller plus loin : explications et plans de construction pour séchoir solaire à usage familial

Si vous êtes intéressé(e) par la construction d’un séchoir solaire low-tech pour un usage familial, nous vous invitons à découvrir l’article de Joseph Chauffrey intitulé : Séchoir solaire, le déshydrateur alimentaire lowtech.

Et pour bien maîtriser ce sujet et vous procurer des plans précis pour construire vous-même votre séchoir solaire à usage familial, rien de mieux que le livre de Joseph Chauffrey et Vincent Bourges : « Je construis mon séchoir solaire » à découvrir en détail dans notre article dédié.

Je construis mon séchoir solaire

Vincent Bourges et Joseph Chauffrey

Édition du Terre Vivante

Environ 16 €

Amazon | Decitre | FNAC | Unithèque

L’article Un séchoir solaire low-tech comme déshydrateur pour une production professionnelle est apparu en premier sur Permaculture Design.

La mare naturelle, la solution aux moustiques !

Créer une mare naturelle dans son jardin a de très nombreux avantages !

Cependant, on associe souvent la mare aux problèmes grandissant des invasions de moustiques, ce qui empêche beaucoup d’entre vous de se lancer dans l’installation concrète d’une mare dans le jardin.

Alors, mare et moustiques, qu’en est-il vraiment ?

Pour répondre à cette question, nous sommes allés voir notre ami Gilles Leblais, qui est photographe nature, ornithologue et également auteur de nombreux ouvrages sur les mares.

Il en a d’ailleurs créé 9 chez lui, de toutes tailles dont certaines sont collées à sa maison.

Il les observe depuis des années pour photographier tous ses habitants et voir leurs interactions.

Autant vous dire que c’est la bonne personne pour répondre objectivement à cette question des moustiques dans les mares.

Retrouvez-le dans la vidéo ci-dessous !

Photographe de la vie sauvage, ornithologue, conférencier, journaliste naturaliste et auteur, Gilles est un passionné de nature qui souhaite amener un maximum de personnes à se reconnecter à la nature pour la connaître, la comprendre, l’aimer et donc la protéger.

Ci-dessous retranscription de la vidéo

Créer une mare naturelle va-t-il attirer les larves de moustiques ?

Soyons clairs et honnêtes : il n’y a pas de mare sans moustiques.

Mais la bonne nouvelle, en créant une mare naturelle, c’est que cela va permettre également l’installation des prédateurs des moustiques 🍾🎉🥂🎊🥳.

Et ils sont nombreux à tous les niveaux, c’est-à-dire du plus profond de la mare jusqu’au-dessus de l’eau, dans les airs.

Vous pouvez donc créer une mare sans craindre les moustiques !

Formation sur site « Créer sa mare naturelle »

👉 Si vous voulez apprendre à créer une mare naturelle en expérimentant concrètement tout le processus de la réflexion jusqu’à l’action, découvrez notre stage de 3 jours « Créer une mare naturelle ».

Prévenez-moi dès l’ouverture des inscriptions !

Réussir l’écosystème de sa mare naturelle est la clé contre les moustiques.

Une mare naturelle avec ses plantes aquatiques.
La mare naturelle est un écosystème entre les plantes et une faune très riche, dont les prédateurs des moustiques.

Avec un écosystème mare équilibré, comprenant de nombreuses niches écologiques différentes, beaucoup de prédateurs naturels des moustiques vont pouvoir s’installer de façon pérenne dans votre mare et réguler efficacement les populations de moustiques.

En plus, toute cette vie sauvage arrive très rapidement.

On peut l’observer dès les premières semaines après la mise en eau de votre mare 🤩 !

Pas grand chose à faire donc, si ce n’est réussir sa création dans les règles de l’art !

Larves de moustiques.
Voilà ce que l’on veut éviter avec une mare naturelle, des larves de moustiques sans aucun prédateur.

Principe de permaculture

Utiliser et valoriser la diversité

www.permaculturedesign.fr

Créer une mare naturelle, c’est créer un écosystème qui va accueillir beaucoup de faune et de flore. Une citation de Bill Mollison résume bien le fait de créer ce type d’espace :

Créez une niche et quelqu’un viendra l’habiter !

— Bill Mollison

Les prédateurs des moustiques

Voici une liste, non exhaustive mais déjà longue de prédateurs des moustiques.

Prédateurs des larves de moustiques dans l’eau

01. Les larves de libellules, toutes espèces confondues :

La larve de libellule - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Ordre des Odonata

À noter :
On distingue deux sous-ordres chez les odonates : les demoiselles (Zygoptera) et les libellules vraies (Anisoptera). Mais quelle que soit l’espèce, toutes les larves de libellules sont prédatrices des larves de moustiques.

Champ d’action :
Prédatrices des larves de moustiques dans l’eau, même en fond de mare.

02. Les larves de dytiques

La larve de Dytique - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Famille des Dytiscidae

À noter :
Les dytiques sont des coléoptères aquatiques. L’un des plus communs, le dytique bordé (Dytiscus marginalis) est souvent parmi les premiers habitants à s’installer dans une mare naturelle.

Champ d’action :
Prédateurs des larves de moustiques dans l’eau, même en fond de mare.

03. Les tritons

Triton alpestre - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Famille des Salamandridae

À noter :
Les tritons sont des amphibiens urodèles (avec queue) dont il existe de nombreuses espèces comme par exemple le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris) ou encore le triton palmé (Lissotriton helveticus).

Champ d’action :
Prédateurs des larves de moustiques dans l’eau.

04. Les grenouilles

Grenouille verte - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Famille des Ranidae

À noter :
Les grenouilles sont des amphibiens anoures (sans queue) dont il existe de nombreuses espèces comme par exemple les grenouilles rousses (Rana temporaria), les grenouilles agiles (Rana dalmatina), les grenouilles de Lessona (Pelophylax lessonae) ou encore les grenouilles rieuses (Pelophylax ridibundus).

Champ d’action :
Prédatrices des larves de moustiques dans l’eau.

Prédateurs des larves de moustiques juste en-dessous et au-dessus de la surface de l’eau

01. La notonecte glauque

Notonectes glauques - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Notonecta glauca

À noter :
La notonecte glauque est une espèce de punaises aquatiques aussi appelées abeilles d’eau qui est assez commune.

Champ d’action :
Prédatrices des larves de moustiques dans l’eau, juste en dessous de la surface.

02. Le gerris

Gerris ou Patineur Gerris lacustris - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Famille des Gerridae

À noter :
Les gerris sont des punaises d’eau aussi souvent appelées araignées d’eau ou patineurs d’eau à cause de leur façon de « glisser » à sa surface. Le gerris lacustre (Gerris lacustris) est un des plus communs qui s’installe très rapidement dans une mare naturelle.

Champ d’action :
Prédateurs des larves de moustiques juste au-dessus de la surface de l’eau.

Prédateurs des moustiques dans les airs

01. Les grenouilles

Grenouille verte - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Famille des Ranidae

À noter :
Les grenouilles postées en bord de mare consomment volontiers les moustiques adultes volant dans leur environ.

Champ d’action :
Prédatrices des moustiques adultes volant à proximité.

02. Les libellules adultes

Libellule - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Ordre des Odonata

À noter :
Qu’il s’agisse de demoiselles (Zygoptera) ou de libellules vraies (Anisoptera), tous les odonates adultes sont capables de chasser des moustiques adultes en vol.

Champ d’action :
Prédatrices des moustiques adultes dans les airs.

03. Les oiseaux insectivores avec notamment les passereaux

Bergeronette Grise - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Ordre des Passeriformes

À noter :
Il existe de très nombreuses espèces de passereaux pouvant chasser les moustiques adultes. Parmi les plus communs, on peut citer les mésanges (famille des Paridae) ou encore le rouge-gorge (Erithacus rubecula).

Champ d’action :
Prédateurs des moustiques adultes dans les airs.

04. Les chauves-souris

Pipistrelle - Prédateur de moustiques

Nom scientifique :
Ordre des Chiroptera

À noter :
Parmi les chauves-souris présentes sous nos latitudes, la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) et la pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) sont de redoutables chasseuses de moustiques adultes.

Champ d’action :
Prédatrices des moustiques adultes dans les airs.

Allez plus loin dans la gestion des moustiques avec les mares naturelles

Nous espérons, avec cette liste de prédateurs, vous avoir fait comprendre que vous n’avez pas à craindre les moustiques avec l’ajout d’une mare naturelle dans votre jardin, bien au contraire !

Alors, allez-y, lancez-vous, vous ne le regretterez pas…

Retrouvez ci-dessous différents liens pour vous aider à peaufiner votre projet mais aussi à en savoir plus sur la création des mares naturelles et la biodiversité qu’elles attireront chez vous.

Livre « J’aménage ma mare naturelle ».
Découvrez notre article sur le livre de Gilles Leblais « J’aménage ma mare naturelle »

Livre « J’aménage ma mare naturelle » de Gilles Leblais

J’aménage ma mare naturelle

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 12 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Livre « La vie secrète de ma mare ».
Découvrez notre article sur le livre de Gilles Leblais « La vie secrète de ma mare »

La vie secrète de ma mare

J’observe la nature à fleur d’eau

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Unithèque

Formation sur site :

Vous voulez maîtriser théorie et pratique avant de passer à l’action chez vous ?
Si participer à un stage sur site pour apprendre à créer une mare naturelle sans faire d’erreur, vous intéresse, inscrivez-vous ci-dessous.

Formation vidéo en ligne :

Vous avez un projet en permaculture global dans lequel les mares naturelles auront toute leur place voire même un grand rôle à jouer ?

Dans ce cas, pour :

  • peaufiner votre projet global selon vos objectifs et votre contexte unique,
  • bien placer vos mares sur votre terrain,
  • maximiser les synergies avec les autres éléments de votre projet,
  • obtenir un lieu résilient et durable

Vous avez tout à gagner à concevoir votre jardin dans sa globalité en faisant votre propre design de permaculture.

👉 Pour avoir une méthode facile à suivre qui vous guide à chaque étape de votre design, faites confiance à notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! »

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Livre sur la multiplication végétale

Qui est Franck Nathié, auteur du livre « Multiplication – Taille & Ressources variétales »

Portrait de Franck Nathié auteur du livre : Multiplication - Taille & ressources variétales.
Franck Nathié dans son jardin-forêt avec ses récoltes © La forêt Nourricière

Franck Nathié est un pionnier du jardin-forêt et des cultures multi-étagées en climat tempéré.

Sa passion pour le vivant, son intuition et plus de 20 ans de recherche lui ont permis d’apprendre à « rater joyeusement » et d’acquérir une expérience rare et remarquable en permaculture.

Fondateur de l’association La forêt Nourricière, designer, formateur et auteur, Franck Nathié a écrit 6 livres de référence en permaculture qui ont notamment inspiré les fondateurs de la célèbre ferme du Bec Hellouin.

À travers ses différents ouvrages, les activités de son association et sa chaine YouTube contenant plus d’une centaine de vidéos, Franck Nathié partage son approche unique du jardin-forêt et de la culture multi-étagée où la question de l’autonomie alimentaire avec de récoltes vraiment valorisables dans nos assiettes est prépondérante.

Dans son centre de recherche, il a ainsi élaboré des techniques qui lui permettent de produire jusqu’à 25 kg de fruits et de légumes au mètre carré cultivé.

Appréciant tout particulièrement le travail de Franck, notre bureau d’études s’est associé à lui pour créer, ensemble, une formation en ligne dédiée au micro jardin-forêt productif dans l’optique de permettre à tout un chacun, même sans connaissances de départ, de produire facilement ses propres fruits et légumes et booster son autonomie alimentaire.

Formation jardin-forêt Franck Nathié

10 à 25 kg par m² cultivé ?

C’est possible grâce au micro jardin-forêt productif même sur un petit espace…

Contenu du livre « Multiplication – Taille & Ressources variétales» de Franck Nathié

Édité par La Forêt Nourricière, ce livre sur la multiplication des plantes fruitières et ressources végétales pour la permaclture est d’une richesse exceptionnelle.

Fruit des nombreuses années d’expérimentations, lectures et essais effectués par Franck, l’ouvrage de 213 pages comporte deux grandes parties.

La première partie est consacrée aux bases de la multiplication des végétaux qui sont approfondies de façon très pédagogique avec beaucoup de détails et d’explications.

Vous saurez tout des différentes techniques possibles, calendrier détaillé à l’appui : semis, bouturage, marcottage, greffage, choix des porte-greffes adaptés…

Vous apprendrez également comment conduire naturellement vos fruitiers et les tailler de façon douce pour favoriser des mises à fruits rapides sans faire trop d’efforts, et vous ferez le plein d’astuces pour obtenir des végétaux productifs et en bonne santé.

Pour clôturer cette première partie, Franck donne les clés d’une plantation réussie.

La seconde partie de l’ouvrage est une véritable base de données végétale vous offrant les descriptions et caractéristiques d’un large panel de variétés fruitières rustiques et résistantes aux maladies, idéales pour un jardin-forêt en permaculture vraiment productif toute l’année.

Vous y trouverez aussi, pour les centaines de variétés de fruitiers étudiées (pommiers, poiriers, cerisiers, châtaigniers, vignes…) des informations telles que les besoins en pollinisations, les périodes de récoltes et conservations, les calibres des fruits, les goûts, la vigueur, bref de quoi faire vos choix selon vos envies.

Et pour vous aider à vous procurer ces perles rares, Franck a constitué pour vous un répertoire des pépiniéristeschez qui vous pourrez les trouver !

Livre de Franck Nathié : Multiplication - Taille & ressources variétales, La Forêt nourricière

Multiplication – Taille & ressources variétales

Franck Nathié
Édition La Forêt nourrière
Environ 28 €

La Forêt Nourricière | Librairie Permaculturelle

À qui s’adresse le livre « Multiplication – Taille & Ressources variétales  »  ?

Ce livre est une mine d’or pour la création de jardins-forêts et plus largement de projets en permaculture !

C’est un ouvrage indispensable pour toute personne en recherche d’autonomie alimentaire en fruits, car il permet de faire des choix éclairés et pertinents de variétés fruitières selon les contextes propres à chaque personne et chaque projet.

Il est à la fois complet, très détaillé mais également très accessible, car écrit dans un langage simple sans jargon scientifique inutile.

C’est donc un véritable support d’apprentissage sur les gestes techniques de multiplication et de tailles en plus d’être une aide sans pareil pour la conception de jardins-forêts vraiment productifs pouvant offrir des récoltes toute l’année, et surtout de fruits que vous aurez vraiment plaisir à manger et à partager avec votre entourage !

Si vous voulez vous lancer et ajouter un volet potager à votre projet, nous vous conseillons le calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif en permaculture réalisé, lui aussi par Franck Nathié, pour vous faciliter encore plus la planification mensuelle de vos actions !

Culture multi-étagée, imitation de la forêt façon comestible chez notre amie Maria au Blé en Herbe.

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif

Découvrez le calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole, un formidable outil pour faciliter votre planification mensuelle. 

Bonne lecture à tous ! 👋

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Comment créer une haie de jardin pour la biodiversité ?

Les milieux arborés et les haies, quand elles sont bien conçues, sont des biotopes essentiels à la biodiversité.

Seulement, voilà, ce type de milieu s’est beaucoup raréfié ces dernières décennies, ce qui met à mal la survie de nombreux animaux, insectes et autres formes de vie sauvage.

Pour remédier à cela, chacun à notre niveau, nous pouvons agir et planter des haies biodiversifiées dans nos jardins en permaculture.

Pour une haie d’arbres et arbustes bien pensée, qui attirera efficacement la biodiversité locale chez vous tout en vous rendant de nombreux services à vous aussi, suivez les conseils et astuces de Gilles Leblais dans la vidéo ci-dessous…

Photographe de la vie sauvage, ornithologue, conférencier, journaliste naturaliste et auteur, Gilles est un passionné de nature qui souhaite amener un maximum de personnes à se reconnecter à la nature pour la connaître, la comprendre, l’aimer et donc la protéger.

Les haies de permaculture

Pour attirer un maximum de biodiversité chez vous tout en vous protégeant des pollutions, du gibier, des regards et en produisant du bois, de la nourriture, etc. découvrez nos compositions de haies en permaculture !

Ci-dessous retranscription de la vidéo

Pour une haie riche de biodiversité : bien choisir et bien placer ses arbres et arbustes

Quel emplacement pour votre haie ?

Plus le jardin sera arboré, plus il sera riche de biodiversité, et plus on sera dans une relation aimante avec ce monde qui nous entoure.

Pour créer une haie, il faut penser toujours le côté observation.

Un des endroits qui est le plus important dans le jardin, c’est le côté nord parce qu’on va nous protéger, entre autres, des vents froids du nord.

Plan potager en permaculture.

Pour ne pas vous planter et choisir les meilleurs emplacements pour vos haies…

…mais aussi pour tous les autres éléments que vous souhaitez inclure dans votre jardin (mare, potager, verger…), faites facilement votre propre design en permaculture grâce à notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! »

L’intérêt de l’observation, c’est aussi de trouver quels types d’arbres et d’arbustes on va placer dans cette haie : au maximum des espèces locales ou indigènes.

Comment disposer les arbres dans votre haie ?

Je me suis inspiré des travaux d’un ingénieur agronome qui s’appelait Dominique Soltner et que moi, j’ai ensuite amélioré pour la biodiversité.

Le mieux, c’est de planter les arbres en quinconce, c’est-à-dire sur deux lignes.

C’est comme si on mettait des V ou des W les uns derrière les autres.

Exemple de plantation d’une haie d’arbres et arbustes en quinconce pour attirer la biodiversité.
Exemple de plantation en quinconce d’une haie d’arbres et arbustes biodiversifiés chez Gilles Leblais. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

On va créer une haie qui va être densifiée sur toute sa hauteur même aux pieds.

L’intérêt de planter en quinconce, c’est qu’on va pouvoir placer des espèces différentes avec des hauteurs différentes.

En général, côté jardin, on va planter les espèces moins hautes, plus petites et en arrière-plan, on mettra les espèces plus grandes. Par exemple : un bouleau ou un charme en arrière-plan et puis devant, on aura un noisetier et une viorne obier.

Les 3 types d’arbres à inclure dans votre haie

On va jouer sur trois types d’arbres qu’on retrouve dans la nature et qui vont avoir leur importance.

1 — Les feuillus : ceux qui perdent leurs feuilles à l’automne,

2 — Les marcescents : ceux qui ne perdent leurs feuilles que quand les autres feuilles commencent à repousser au printemps. Exemples : charme, hêtre, certains chênes également…

Chêne marcescent dans une haie.
Chêne marcescent dans une des haies chez Gilles.

3 — Les persistants et semi-persistants : ceux qui conservent leurs feuilles toute l’année (ou une partie de leurs feuilles pour les semi-persistants) Dans ce groupe-là, il va y avoir des semi-persistants comme le houx, le buis, le troène d’Europe, le laurier-tin. Là où moi j’ai innové et où je suis le seul à le faire, car d’après mes observations, ça m’a semblé intéressant : c’est que je mets également des conifères. Ça permet de jouer sur une largeur et sur une hauteur avec eux et notamment dans la vision de la haie pendant l’hiver. Donc ça, ça a son importance.

Dans sa haie, on va pouvoir jouer avec ces 3 types d’arbres en quinconce en mettant deux marcescents, deux caducs, deux persistants et ainsi de suite… au gré de ce qu’on a envie de faire.

Donc dans la lecture du paysage, du jardin, non seulement notre lecture, mais également celle des animaux, ça va avoir un impact positif.

La relation qu’il y a entre les arbres par le système racinaire, le mycélium des champignons, etc., tout ça n’est pas anodin puisque ça va s’imbriquer au fil des ans, au fil des saisons d’une manière hyper importante pour avoir une biodiversité de plus en plus intéressante dans un jardin.

Chouette hulotte (Strix aluco) dans le feuillage d’un arbre.
Parmi les animaux sauvages qu’on peut se réjouir de retrouver au jardin grâce à une haie arborée bien conçue : la chouette hulotte (Strix aluco), formidable auxiliaire pour la régulation des petits rongeurs, mulots et campagnols ! © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Planter une haie : les 3 points à ne pas négliger !

1 — Respecter les distances légales de plantations avec le voisinage

Chose à laquelle il faut penser et qui est hyper importante pour créer cette haie : respecter les distances.

C’est-à-dire, si on suit la loi pour une haie non taillée, mettre au moins 2,50 mètres entre sa haie et le bord de son terrain.

Moi j’ai mis les premiers arbres plantés à 2,60 mètres.

2 — Penser au positionnement des arbustes dans la haie pour des récoltes efficaces

Il sera important de jouer sur l’efficacité de ces plantations pour vous aussi en mettant les arbustes qui vont donner des fruits ou des baies en avant puisque ce ne sont généralement pas de grands arbustes.

Cela vous facilitera les récoltes ;) !

Cornouiller mâle (Cornus mas) en fruits dans une haie.
Pensez à bien placer vos arbres fruitiers dans votre haie en quinconce pour vous faciliter la récolte, comme c’est le cas chez Gilles pour ce cornouiller mâle (Cornus mas) placé côté jardin pour un accès direct aux fruits !

3 — Planter votre haie à la bonne période

La troisième chose à laquelle il faut penser, c’est de planter à l’automne.

C’est toujours mieux qu’au printemps puisqu’il y aura moins d’arrosages à faire et les arbres auront le temps de développer leur système racinaire, radicelles, etc., dans le sol.

Le secret pour une haie dense et touffue :

Petite mise en situation :

Imaginons qu’on plante à l’automne prochain, donc on est entre octobre/mi-décembre, l’idéal novembre.

On va planter ces arbres en quinconce.

L’important, c’est qu’un an après, on se retrouve à la même période, et puis on passe à l’année suivante.

Au début de cette année suivante (donc 1 an et 1 à 3 mois après la plantation initiale), pendant l’hiver, donc on est en janvier/février, et seulement une fois, par une belle journée, on évite la pluie ou un froid trop intense, on va tailler cette haie nouvellement plantée depuis 1 an, qui s’est déjà bien installée et qui a déjà poussée.

Certains arbres peuvent être à plus d’un mètre, voire plus.

Je vais faire peur, mais on va rabattre ces arbres sauf les persistants, notamment les conifères, puisqu’ils sont beaucoup plus durs à repartir, mais tout ce qui est marcescent et caduc, on va les tailler à 20 cm du sol.  Ce sera la seule fois que ce sera à faire, mais ça aura une importance fondamentale.

Jeunes arbres dans une haie biodiversifiée qui poussent de façon dense sur plusieurs pieds.
Un an après la plantation de vos arbres et arbustes caducs ou marcescents dans votre haie, une taille hivernale drastique, à 20 cm du sol, permet une densification très importante de l’arbre qui repart de plusieurs pieds au printemps suivant.

Pourquoi ?

Parce qu’au lieu d’avoir un pied au printemps qui va suivre, ils vont repartir de rejets de souche.

Et donc, il y aura deux pieds, trois pieds, voire plus suivant les sujets. Ça va densifier la haie au niveau du bas de cette haie. Ce qui fait qu’elle sera dense aussi bien en bas qu’en haut alors que malheureusement, dans les jardins, la plupart des haies sont ratées parce qu’elles sont touffues en haut, mais toujours éparses en bas. Et une haie bien touffue en bas, c’est primordial pour la biodiversité puisque dès le bas, dès la strate du bas d’une haie, la biodiversité se met en place notamment dans le sol pour certains insectes qui ont besoin d’ombrage, etc.

En faisant cela, vous allez augmenter le quota biodiversité de la haie et pour nous aussi, ça aura des avantages (ombrage, brise-vent, brise-vue) parce qu’au lieu d’être ajourée, elle sera dense et touffue.

Comment améliorer une haie existante ?

J’ai modifié ce tronçon de haie en ajoutant une jeune haie en mélangeant du persistant, du marcescent, du semi-persistant et du feuillu. Et donc, l’automne prochain, il faudra que je taille.

Pour certains, ce ne sera pas nécessaire puisque ceux-là, ils sont repartis sur plusieurs pieds, mais par exemple, ce jeune pied de sorbier des oiseleurs, à l’automne, je le rabattrai à 20 cm.

Un naturaliste montre la hauteur à laquelle il pratique une taille de densification sur les jeunes arbres caducs ou marcescents.
L’hiver prochain, Gilles va tailler à 20 cm du sol ce jeune sorbier des oiseleurs pour l’inciter à former plusieurs rejets et donc se densifier au printemps suivant.

Même si l’arbre avait été comme ça, je l’aurais rabattu exactement au même endroit de manière à ce qu’au lieu d’avoir un seul pied, il ait un deuxième pied, voire un troisième, voire un quatrième qui partent.

Non seulement je vais limiter l’arbre dans sa hauteur, s’il était sur un seul pied, ce qui est intéressant dans un jardin par rapport aux voisins par exemple, mais en plus, ça va lui permettre de se densifier au niveau de son pied donc la haie sera plus étoffée.

Plantons tous des haies efficaces pour sauver notre biodiversité

Si on va tous vers ça, en arborant nos jardins de cette manière, on est capable de créer, au pas de nos portes, on va dire mis bout à bout, le plus grand parc national du monde parce que ce système arboré, c’est la clé de la réussite pour sauver notre biodiversité notamment dans nos jardins.

C’est vraiment ce qu’on doit mettre en place aujourd’hui, si on veut réussir notre retour à la nature et nous mettre en contact avec ce sauvage qui nous entoure.

Jolie hermine (Mustela erminea) dans un jardin en permaculture riche de biodiversité.
Jolie hermine (Mustela erminea) photographiée par Gilles dans son jardin Paradis en Isère, un animal sauvage qu’il fait bon revoir au jardin, car elle est une grande régulatrice des populations de rongeurs et de taupes ! © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Aller plus loin dans la protection de la biodiversité avec Gilles Leblais

Pour plus de détails sur l’installation d’une haie idéale pour accueillir au mieux la biodiversité chez vous, afin de trouver quels arbres choisir selon votre contexte, comment les installer, les entretenir, etc., découvrez le livre de Gilles Leblais : Ma haie refuge de biodiversité.

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais

Ma haie, refuge de biodiversité

Choisir, planter, observer

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Librairie Permaculturelle Unithèque

Comme nous apprécions beaucoup le travail de Gilles, nous avons également consacré des articles à plusieurs autres de ses livres qui sont tous des odes à la biodiversité et la nature sauvage.

Découvrez-les en détails dans nos articles ci-dessous :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin Paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

L’article Comment créer une haie de jardin pour la biodiversité ? est apparu en premier sur Permaculture Design.

Un jardin en permaculture de moins de 100 m2, retour d’expérience 5 ans après…

En 2017, nous vous avions fait découvrir le petit jardin de Myriam et Déborah près de Perpignan, qui avaient transformé leur terrain de 100 m2 en partie recouvert de gravier bitumineux, en jardin nourricier en permaculture grâce à notre formation « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

Découvrez, en vidéo, l’évolution de ce jardin 5 ans après, avec les différents retours d’expériences de Myriam sur leur choix de support de culture et autres aménagements !

Plan potager en permaculture.

Comme Myriam et Déborah, concevez votre jardin en permaculture pour qu’il réponde au mieux à vos objectifs personnels grâce à notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

⬇️ Ci-dessous la retranscription de la vidéo

Commencer ce jardin en permaculture a changé leur vie

La découverte de la permaculture, ça nous a quand même changé beaucoup de choses dans la vie et finalement, la régénération de ce lieu a apporté énormément « d’incidences collatérales » on va dire, dans nos vies de manière personnelle et professionnelle.

C’est vraiment ça qui nous a soutenu dans notre démarche et qui nous a permis d’oser passer le cap quelque part.

Donc c’est vrai que des lieux comme ça, c’est pas simplement un potager.

Le jardin avant la permaculture

On a acheté en 2014.

Ce jardin-là, on l’a observé pendant une année quand même. Pourquoi une année ? Parce que moi, entre temps, j’ai découvert la permaculture grâce notamment à Permaculture Design qui a été un des précurseurs pour moi sur internet, en tout cas, c’est celui que j’ai trouvé ; je ne sais pas si c’était les précurseurs, mais bon, moi, c’était ma référence.

Donc on a observé et puis finalement je suis allée me former en permaculture de manière à pouvoir faire un design correct on va dire, et c’est ce qu’on a fait sur ce lieu.

Design en permaculture d’un petit jardin urbain de moins de 100 m2.
Le design en permaculture final du petit jardin urbain de Myriam et Déborah, réalisé en 2015 à l’aide de notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

Quand vous êtes venus filmer la première fois donc, ça faisait deux ans que le design était installé et que c’était mis en culture.

On avait déjà de bons résultats.

Ça fait 5 ans de plus, si je ne me trompe pas et on a de meilleurs résultats encore bien évidemment avec quelques bifurcations, quelques erreurs qu’on a commises et qu’on commet encore.

Alors là, on arrive donc sur ce mini jardin qui fait une centaine de mètres carrés.

Initialement la terrasse était existante, on a juste carrelé, donc, en réalité, la partie cultivable fait bien moins de 100 m² au final.

Donc ici voilà, c’était complètement désert, plat et avec du gravier bitumineux sur une partie, il n’avait quand même pas tout dégradé, mais c’était déjà pas mal.

Il y avait un arbre, il y avait l’oranger qui était là-bas et cet olivier voilà.

Petit jardin urbain de moins de 100 m2 avant la permaculture et le design.
Le petit jardin urbain de Myriam et Déborah avant l’installation de leur design de permaculture.

L’objectif principal de leur design de jardin en permaculture

L’objectif premier quand même, c’était d’atteindre un maximum l’autonomie alimentaire sur la partie légumes, parce qu’on ne va pas faire des céréales, on est bien d’accord et donc, on a tout organisé autour de ça, c’est-à-dire que tout ce qui pousse là, est comestible.

C’est ce qu’on avait vu la dernière fois et ça reste d’actualité aujourd’hui plus que jamais d’ailleurs.

L’adaptation au réchauffement climatique

Vu le réchauffement qu’il y a, enfin moi en 5 ans, je le vois vraiment.

Avant, on arrosait tous les 15 jours l’été.

Là, il faut arroser toutes les semaines à l’heure actuelle et on n’est pas l’été.

C’est vrai que sur la partie autonomie, au début on ne connaissait pas, on avait quand même assez misé sur les plantations qu’on faisait nous, les annuelles, etc.

Et là, de plus en plus quand même, on mise vraiment sur les plantes comestibles sauvages parce qu’elles viennent toutes seules, elles s’adaptent, on en a des nouvelles qu’on n’avait pas il y a quelques années.  Parce que le biotope a peut-être changé, mais elles viennent toutes seules, le climat change aussi donc ça c’est intéressant.  Ça nous permet quand même d’avoir un fonds de commerce alimentaire qui est toujours là.

Ce design est vraiment axé sur tout comestible sauf quelques éléments comme on verra, qui servent de mulch parce qu’on en a besoin et puis donc on n’a pas d’intrants.

Petit jardin en permaculture urbain au début de l’installation du design.
Le petit jardin en permaculture de Myriam et Déborah au début de l’installation de leur design, la première année.

Le seul intrant qu’on va avoir, c’est des engrais verts parce qu’on s’est mis à utiliser les engrais verts.

Jardin en permaculture : retour d’expériences sur leurs différents aménagements

La zone ombragée et humide pour les petits fruits

Là, par exemple, on rentre sur une partie qui est un microclimat plutôt frais, c’est plutôt à l’ombre et ça va être plutôt humide donc là, on a installé tous les petits fruits qui vont eux avoir besoin quand même de fraîcheur, d’humidité et où on ne va pas avoir besoin de les arroser tous les jours ou tous les deux jours.

Je ne sais pas si on l’avait vu dans la première vidéo, on avait fait ce qu’on appelle un trou de serrure.

On avait fait un mini espace comme ça avec, au milieu, un trou dans lequel on mettait tous nos déchets de légumes, de manière à ce que ça composte et que les petits fruits autour en bénéficient.

Ça, ça a été une erreur pour nous.

Parce que chez nous, il y a des canaux donc il y a des rats.

On avait beaucoup de familles de rats qui venaient s’installer là, qui mangeaient toutes les racines des petits fruits et surtout qui envahissaient le jardin de manière assez copieuse et ce n’est jamais agréable.

Donc on a arrêté et on a planté un arbre. Un petit noyau de néflier du Japon qui avait germé et on l’a planté, il y a 3 ans. Donc imagine, en 3 ans, il n’est pas arrosé, comment il a bénéficié de toute cette matière organique qu’on avait mise au fil des années.

Zone ombragée et humide d’un petit jardin urbain en permaculture avec des petits fruits (framboisiers, groseilliers…).
Zone ombragée et humide choisie dans ce petit jardin en permaculture pour installer les petits fruits qui se gèrent tout seuls !

Donc là, c’est autonome, ça se gère tout seul.

Il y a énormément de mulch.

On met beaucoup de déchets parce qu’ici, les limaces peuvent venir, les escargots aussi : ça ne gêne pas.

Il n’y a pas de culture et là ça profite vraiment vraiment bien.

Sous l’olivier : couvre-sols et plantes sauvages comestibles pour le mulch et la cuisine

Sous l’olivier, on avait décidé de faire des couvre-sols pour nous servir de mulch.

On a installé des pervenches, on a installé des capucines qui reviennent chaque année.

On a installé voilà, quelques ornementaux qui poussent beaucoup de manière à nous faire du mulch et puis après, on s’est aperçu que là du coup, il y avait pas mal de plantes sauvages qui s’installaient.

Notamment il y a la grande mauve sylvestre qui est une très bonne salade sauvage. C’est bon pour les soupes, pour les salades, du coup, ça nous fait aussi du mulch. Elle est énorme et elle revient chaque année. Donc chaque année au printemps, c’est la première chose qui sort et ça nous permet nous, quand on est encore un peu limite, on n’a pas de salade ben voilà ! Elle va rester jusqu’à mi-août et puis après terminé.

Mauve sylvestre (Malva sylvestris), plante sauvage comestible dans un petit jardin en permaculture en ville.
Excellente plante sauvage comestible, la mauve sylvestre, venue toute seule dans le petit jardin en permaculture de Myriam et Déborah, leur fournit à la fois nourriture et mulch !

Retour sur leur choix technique de buttes de culture dans leur potager en permaculture

Les trois éléments principaux qu’on avait imaginés qui sont ces buttes.

Alors pourquoi des buttes ?

Parce qu’au début, quand on voit permaculture, tout le monde dit on va faire des buttes.

Donc nous aussi, on a fait des buttes.

Et il s’est avéré que le résultat est assez mitigé.

Alors on a fait des buttes, tu sais, les buttes où l’on creuse, on met du bois mort. On les appelle Hugelkultur.

On recouvre tout ça de terre enfin des branchages, etc. On recouvre tout ça de terre et on plante.

Buttes de cultures dans un petit jardin en permaculture en ville.
Les buttes de cultures dans le jardin en permaculture de Myriam et Déborah lors de leur première saison de culture, en 2016.

Alors nous, ce n’était pas l’idéal ici tout simplement parce qu’il ne pleut jamais et donc le bois, il ne se décompose jamais.

En plus, ça faisait des cultures en hauteur alors on se dit : chouette, parce qu’on a plus d’espace, de surface de culture, mais l’eau quand on arrose ou qu’il pleut, finalement, elle n’est pas retenue vraiment.

Nous, ce qu’il aurait fallu, c’est cultiver plutôt en cuvette pour que l’eau reste vraiment dans cette cuvette-là et que ça permette de la stocker au final.

Parce que là, l’eau s’évacuait sur les côtés.

Donc, au fil du temps, ça a quand même réussi, mais à peine maintenant.

Là, on est à peu près au ras du sol et là maintenant, la terre est vraiment bien.

On est sur quelque chose qu’on appelle « un couscous » quoi donc là, il y a beaucoup de matières organiques. C’est vrai qu’on fait ce qu’il faut.

Maintenant on stocke de l’eau.

Petit jardin en permaculture en ville avec des buttes de culture où la terre est devenue fertile et bien structurée grâce aux apports répétés au fil des ans de matières organiques.
7 ans après la création de leur butte de culture avec la technique Hugelkultur du bois enterré dans le sol, la terre a enfin une belle structure, elle est riche de matières organiques et retient de mieux en mieux l’eau.

Mais c’est vrai que les premières années en Hugelkultur, ça a été assez compliqué pour nous, alors peut-être qu’on l’avait mal fait aussi. Je ne veux pas dire que ce n’est pas valable, mais selon le contexte, je pense que dans les milieux où il ne pleut pas vraiment, alors que c’est indiqué pour ça, c’est compliqué… chez nous, ça n’a pas vraiment fonctionné.

Plan potager en permaculture.

Ne vous trompez plus dans votre choix de buttes de culture !!

Pour gagner un temps précieux, éviter les dépenses d’énergies inutiles et trouver tout de suite le support de culture qui sera adapté à vos besoins et votre contexte unique, suivez notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ! »

L’adaptation des cultures selon l’emplacement des buttes dans le potager

Donc là, c’est nos trois buttes de culture, avec chacune une spécificité. Elles ont été étudiées pour ça par rapport à l’orientation et surtout par rapport à l’ombre et au soleil.

Celle-ci l’hiver, elle est quasiment tout le temps à l’ombre. Donc l’hiver, on met un engrais vert, on laisse reposer, et on attend le printemps pour mulcher tout ça et planter nos salades, nos tomates, etc.

Celle-ci, c’est la seule qui est tout le temps avec de la luminosité qui est intéressante pour cultiver l’hiver. Elle est tout le temps en production et c’est vrai qu’elle a beaucoup besoin de matières organiques, de fertilité donc elle, on la mulche beaucoup. On fait aussi rentrer des engrais verts. L’hiver, on va cultiver des choux et entre les choux, on met des engrais verts. Au printemps, on met des fèves, des légumineuses, on mulche tout ça après, on attend quelque temps et on plante.

La dernière, celle-là, elle est un peu plus complexe maintenant parce qu’on a deux arbres, qu’on a voulu planter là. En prévision du réchauffement climatique, on s’est dit, il va falloir absolument qu’on puisse cultiver à l’ombre et donc, c’est vrai que c’est un peu compliqué du coup parce qu’au printemps, elle est plutôt à l’ombre. L’hiver, elle est complètement à l’ombre parce qu’on a eu la bonne idée de mettre des agrumes, donc ils ne perdent pas leurs feuilles.

Des arbres au feuillage persistant (agrumes) font de l’ombre à la butte de culture la plus proche qui accueille, par conséquent, des cultures adaptées à ces conditions d’ensoleillement réduit.
La butte de culture la plus proche des arbres au feuillage persistant (agrumes) est presque toute l’année à l’ombre et accueille, par conséquent, des légumes supportant bien ces conditions d’ensoleillement réduit.

Ça va plutôt être des cultures d’été. Là, les plantes sont bien, elles sont vraiment mi-ombre et ça c’est top pour l’été.

Donc celle-là, voilà plutôt l’été, celle-là tout le temps, celle-là plutôt l’été aussi.

On a choisi de se dire qu’on privilégie le printemps-été parce que c’est les légumes qu’on préfère et puis voilà.

Mais bon encore une fois, on n’est pas végétarienne sinon, je pense qu’on aurait un petit manque quand même.

Le maintien de la fertilité au potager en permaculture

On a beaucoup lu, on a beaucoup regardé sur internet, on a fait un PDC (Permaculture Design Course) aussi, le fameux cours de 10-15 jours en permaculture.

On s’imagine que voilà, on cultive, on coupe les légumes, on les mange, toutes les racines sont décomposées dans le sol par les micro-organismes, les champignons, les petites bestioles et tout ce que tu veux et que la fertilité est là, or pas du tout.

On s’est aperçu que la première année ça allait, la deuxième année ça allait, parce qu’on avait mis pas mal de matières organiques et puis après, ça s’est étiolé complètement.

On n’a presque plus eu de rendement.

On s’est dit : « mais qu’est-ce qui se passe ? ».

Donc, on s’est aperçu qu’il fallait vraiment jouer sur la fertilité et que donc, il fallait des apports quoi qu’il en soit.

Et là, on s’est mis sur les engrais verts effectivement et alors là, le résultat est vraiment là, sur les engrais verts, c’est incroyable.

Et puis surtout là, je suis un peu en retard, mais tu vois là ce n’est pas assez paillé, surtout d’ici 10 jours, d’habitude, je le fais fin juin, mais vu le temps, je vais le faire.

Là je vais mettre à peu près 30 cm de paillis pour vraiment les protéger, j’espère qu’on pourra arroser tous les 15 jours comme d’habitude.

Et puis tout ça, à l’automne, ça aura baissé et je pourrai mettre mes choux et mes cultures d’hiver qui auront aussi besoin de manger.

La spirale aromatique devient une micropépinière

On avait imaginé la fameuse spirale aromatique qui, pour nous, est beaucoup trop chaude.

C’est un milieu beaucoup trop chaud, ce n’est pas du tout adapté à notre biotope.

Donc ici, on s’en sert de pépinière en réalité, c’est-à-dire qu’on jette tous les noyaux là-dedans.

Ancienne spirale aromatique reconvertie en micropépinière où sont jetés des noyaux de fruits pour en faire des plants.
Ancienne spirale aromatique reconvertie en micropépinière où Myriam et Déborah mettent des déchets végétaux et leurs noyaux de fruits à germer pour en faire des plants.

Au printemps ou parfois en automne, tout ça, ça germe.

On sort et on fait nos petits plants en fait et puis on jette aussi là quelques déchets, ça attire les limaces là et là-bas et comme ça on est tranquille sur cette partie-là.

La zone « cabane » pour se cacher des vis-à-vis

Ici, on l’a vraiment imaginé comme une espèce de cabane.

C’est vrai que les arbres étaient tout petits au début, sur la première vidéo c’était tout petit, là ils ont super bien poussé.

Principe de permaculture

Un élément remplit plusieurs fonctions

www.permaculturedesign.fr

C’est pour nous cacher en fait ; c’est vrai que bon, il y a du vis-à-vis tout de même.

Donc là, ça a bien marché et pareil, on voulait implanter des fruitiers quand même qui soient autonomes.

Donc là, on a un beau grenadier qui nous a donné quand même si je me trompe pas, une douzaine de kilos de grenades l’année dernière.

Grenadier servant à la fois de brise-vue, brise-vent et arbre fruitier produisant des kilos de grenades.
Le grenadier de Myriam et Déborah sert à la fois de brise-vue, brise-vent et arbre fruitier produisant des kilos de délicieuses grenades.

Là c’est un petit pommier d’ornement, mais elles sont pas mal.

Et puis ici, on a un Carissa. Ça fait des petits fruits comme des prunes un peu et c’est vraiment méditerranéen, ça pousse sur les bords des plages et le goût est acidulé, sucré, c’est super bon.

Design de permaculture : Observer le vent et la lumière pour de bons placements

On a de gros gros vents ici comme c’est un gros facteur limitant et là, les arbres commencent à masquer un peu, mais c’est quand même très très dur quand il y a régulièrement 100 km/h de vent et une évapotranspiration énorme, ça abîme beaucoup.

Donc ici, c’est le seul endroit, de ce qu’on a remarqué, qui est vraiment à l’abri donc là, voilà, on va faire des cultures d’hiver.

L’été, il fait beaucoup trop chaud, mais ça sera des petites cultures d’hiver en espérant qu’un jour, j’arrive à faire des radis.

Tu vois en observant, il a fallu plusieurs années pour observer que c’était là où il n’y avait pas de vent.

Parce que l’hiver la contrainte, c’est qu’il faut que ce soit à l’abri du vent, mais il faut que ce soit au soleil et nous ici, l’hiver, avant 11 h 30 du matin, il n’y a pas de soleil. Donc ça fait des journées très courtes quand même. Et donc il faut composer avec ça, avec des légumes qui n’en ont pas vraiment besoin.

C’est ce qu’on a appris aussi.

Potager en permaculture : bien choisir les légumes qu’on va cultiver

Au début, on voulait mettre une foule de légumes, on voulait vraiment une variété énorme et on mélangeait tout, comme on dit en permaculture.

Mais en fait, ils n’ont pas les mêmes besoins en termes de luminosité, de matières organiques, d’arrosage.

Ça demande énormément de travail, de suivi et avec des résultats qui, au final, étaient bien, mais pas ce qu’on voulait.

On avait un peu de courgettes par-ci, un peu de salade par-là et au final, rien vraiment quoi.

Donc là, on s’est recadré, on fait quatre/cinq légumes qu’on adore, mais on en fait beaucoup.

Tomates, courgettes, salades et blettes poussant dans des buttes Hugelkultur dans un petit jardin en permaculture en ville.
Dans leurs buttes potagères en permaculture, Myriam et Déborah ne font plus que quelques légumes qui leur plaisent vraiment comme les tomates, les courgettes, les salades et les blettes.

Comme ça, on peut faire des réserves aussi. Parce que l’intérêt, c’est, sur cette période-là, de faire des réserves.

Et puis c’est l’endroit où l’on met nos petits plants qu’on a enfin réussi à faire. Parce que ça, c’était quelque chose qui nous intéressait beaucoup, d’avoir une autonomie sur la partie production des plants. Donc là, on y est arrivé.

On n’achète plus de terreau industriel. Depuis qu’on fait notre terreau, ça y est, on arrive vraiment à faire de beaux plants, qui envoient et surtout avec des graines adaptées à chez nous. Donc ça roule super bien.

Faire ses propres plants de fruits et de légumes fait gagner en autonomie et en réussite dans ce petit jardin urbain en permaculture.
Depuis que Myriam et Déborah font leurs propres plants potagers et fruitiers pour leur jardin en permaculture, elles ont gagné en autonomie et la réussite de ces cultures est vraiment au rendez-vous.

Un jardin en permaculture autonome qui continue à vivre en leur absence

Alors aujourd’hui, on s’absente moins parce que nos reconversions professionnelles diverses nous portent aussi.

On est un peu plus là, mais malgré tout, ça reste quand même l’objectif parce que même si on est là, un écosystème naturel qui est équilibré normalement, il n’a pas forcément besoin que nous, on soit là. C’était quand même notre objectif pour que tout ce qu’on a fait ici, puisse vivre sans nous si jamais on n’est pas là.

Ça fonctionne ; on reste sur cette optique-là.

Ça fonctionne pour, on va dire, la majorité, mais pas pour les annuelles en tout cas.

On est bien d’accord qu’une annuelle, il faut l’arroser.

Par contre, là où on voit que ça marche, c’est sur toutes les médicinales, tout ce qui se ressème tout seul. Ça, on sait très bien que, même si ça meurt, ça va revenir.

Donc je pense que l’objectif, il est quand même atteint, pour moi il l’est.

Impact du réchauffement climatique dans l’évolution de leur jardin en permaculture

Mais là où j’ai un doute, c’est sur l’avenir parce que là, moi, ça me fait un peu peur ces chaleurs-là, ça me fait pas trop rêver.

Je me dis qu’il y aura certainement des plantes qui mourront. Parce que voilà, elles ne seront plus dans leur biotope à elles, et puis d’autres comme la mauve là, qui devient un baobab qui prendront le relais.

Donc je pense que ça va fonctionner, mais la nature évoluera dans le sens qu’elle veut.

Je ne pense pas qu’il faut qu’on veuille absolument avoir la main là-dessus.

En ville, ce petit jardin en permaculture luxuriant incite les voisins à changer de pratiques pour un jardinage plus respectueux de la nature et du vivant.
Le petit jardin en permaculture de Myriam et Déborah inspire le voisinage et a déjà incité plusieurs personnes à changer leur façon de jardiner pour aller vers des pratiques plus respectueuses de la nature et du vivant.

Le changement de regard des gens grâce à ce petit jardin en permaculture

Et puis surtout, ce que j’ai vu autour de moi, c’est les changements de regard des gens.

Voilà, je me dis que ça apporte un peu d’espoir et quand je vois des gens qui étaient complètement à 10 000 lieux de ça, qui étaient glyphosate à fond et quand ils viennent, ils voient le jardin…

… et moi je ne dis rien parce qu’on n’a pas vocation non plus à faire la morale aux gens. D’abord, il faut regarder chez soi avant de faire la morale.

Eh bien quand ils repartent et que la fois d’après ils me disent : « Tu vois là, j’ai mis mes déchets au sol et tout… »

Je me dis, c’est gagné en fait, c’est gagné !

Les formations principales en permaculture

Les formations complémentaires en permaculture

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Comment appliquer la permaculture dans son jardin

La permaculture est un processus de conception durable qui aide les gens à cultiver de la nourriture, à construire des abris et à prendre soin de l’environnement. Il s’agit d’une approche de l’utilisation des terres qui comprend des principes de conception tels que les...

Commencer un potager quand on est débutant

Vous démarrez une nouvelle activité. Et comme tout dans la vie, lorsqu’on commence quelque chose, on ne sait pas ce qui est le mieux. On ne sait pas si on devrait planter une graine et apprendre sur le tas ou s’il vaudrait mieux lire des livres pour être sûr de ne commettre aucune erreur.