Le jardin mandala en permaculture : un support de culture beau et inspirant

Le jardin mandala en permaculture : un support de culture beau et inspirant

Le mot « mandala » nous vient du sanskrit (langue indienne ancestrale) et signifie « cercle », « unité »Le cercle étant un modèle naturel courant (forme de nombreuses fleurs, fruits, baies, graines, mais aussi du soleil, de la lune…), c’est tout naturellement qu’il a trouvé une place de choix en tant que forme intéressante dans les jardins en permaculture. 

Aujourd’hui, ce que l’on appelle un jardin mandala est donc, par extension, un jardin de forme ronde, mais qui peut être très divers au niveau de ses composantes. Voyons donc de plus près ce que l’on appelle un jardin mandala en permaculture !

Caractéristiques principales d’un jardin mandala en permaculture

À l’origine, les mandalas nous viennent d’Inde et sont des dessins, plus ou moins éphémères, souvent peints ou faits de sable, très colorés, très travaillés, en forme de cercles remplis de divers symboles et représentations divines. Dans l’hindouisme et le bouddhisme, ils servent notamment de supports à des méditations ou des rites.

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de mandala bouddhiste avec le symbole du OM tibétain en son centre, généralement fait pour méditer.

L’orientation traditionnelle du jardin mandala

Ce que l’on appelle un jardin mandala en permaculture s’est, en grande partie, affranchi de cet aspect religieux, mais il en conserve certaines caractéristiques de bases comme l’importance de son orientation interne selon les points cardinaux. C’est pourquoi, en général, les entrées principales d’un jardin mandala seront orientées vers chacun des points cardinaux, ce qui est bien pratique pour se repérer dans l’espace.

Cependant, respecter cette orientation n’est pas obligatoire, car, selon le contexte et ce qui va composer l’intérieur du jardin mandala, d’autres orientations peuvent être plus pertinentes dans certains cas. De même, cette orientation spécifique par rapport aux points cardinaux n’empêche pas de créer d’autres types de cheminements intérieurs et extérieurs pour faciliter la circulation dans le jardin mandala comme pour accéder à celui-ci et cela en fonction de son terrain, ses éléments et son contexte unique.

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de jardin mandala en permaculture incluant dans son design des buttes et des spirales aromatiques, réalisé sur la ferme de Desnié en Belgique. Source : desniepermaculture.com

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de jardin mandala en permaculture avec divers cheminements possibles en plus des 4 principaux orientés selon les 4 points cardinaux. Source : permaculteur.com ©VivreAuTempsJadis

La symbolique des éléments de la vie dans le jardin mandala

Comme dans les mandalas indiens, certains permaculteurs conservent également l’idée d’avoir dans son jardin mandala un espace où l’orientation est, en plus, liée aux 4 éléments de la vie sur terre: l’eau au Nord symbolisée par les légumes feuilles, le feu au Sud par les légumes fruits, l’air à l’Est par les légumes fleurs et la terre à l’ouest avec les légumes racines.

Bien sûr, rotations potagères obligent, ce type de pratiques nécessite une certaine souplesse et il est conseillé de raisonner plutôt en termes de mélanges avec des dominantes de tel ou tel type de plantes selon les espaces pour éviter de voir apparaître, au fil des années, de trop grands déséquilibres au niveau des sols.

À chacun son jardin mandala

Ceci dit, on peut faire un jardin mandala, donc globalement rond, sans pour autant appliquer ces contraintes d’orientations et de rappel des 4 éléments à l’intérieur. Chacun fera selon sa sensibilité !

De plus, un jardin mandala ne sera pas forcément potager, il peut être dédié à la culture ornementale, aromatique, médicinale ou encore être un savant mélange de tout cela ;).

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Jardin mandala en permaculture de la ferme de Desnié en Belgique qui inclue une grande biodiversité, des légumes, des fleurs, des aromatiques… un mélange harmonieux et beau ! Source : desniepermaculture.com

Les supports de cultures internes au jardin mandala seront eux aussi différents d’une personne à une autre : non seulement les types de buttes utilisées peuvent être très divers (culture sur butte, platebande, butte arrondie avec ou sans bordure, culture en lasagne, hugelkultur…), mais leurs formes également. Le dessin interne formé ainsi par l’ensemble des espaces cultivés d’un jardin mandala sera, lui aussi, propre à la personne qui l’a créé. En effet, là où certains aimeront retrouver des lignes droites pour leurs buttes à l’intérieur du cercle du mandala, d’autres préféreront les courbes…

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de mandala jardin potager privilégiant les courbes, faites de buttes de terre arrondies et généreusement paillées. Ensemble réalisé par un de nos stagiaires, Daniel, en Haute-Garonne.

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de butte ondulant comme un serpent pour entourer un jardin mandala en permaculture, réalisé par Mathieu Foudral avec son association Prise2Terre dans le Cantal. Source : prise2terre.wordpress.com

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de dessin original à l’intérieur d’un jardin mandala en permaculture. Source : seligonia.wordpress.com

C’est pourquoi, en fait, il y aura autant de jardins mandalas que de permaculteurs et permacultrices, car chacun le créera selon ses envies, son contexte et sa sensibilité.

Jardin mandala et principes de permaculture :

Favoriser la diversité et les effets de bordures :

Qu’on en fasse un pour des raisons pratiques, esthétiques ou encore spirituelles, un jardin mandala est, en tous cas, propice au mélange des cultures, des couleurs, des odeurs et contraste beaucoup avec des espaces standardisés en monoculture. Il forme, en effet, des ensembles originaux, très colorés et très diversifiés où les microclimats et effets de bordures sont nombreux et favorisent le développement d’une biodiversité faunistique et floristique très intéressante. 

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de jardin mandala en permaculture sur la célèbre Ferme du Bec Hellouin en Normandie: potager à la fois beau et productif, ce jardin mandala de 800 m2 est aménagé avec des buttes permanentes rondes sans bordures spécifiques. ©fermedubec.com

Ils sont généralement de véritables havres de paix où la nature est florissante, foisonnante, voire carrément exubérante ! De plus, le fait de concentrer les cultures dans une forme ronde semble favoriser les synergies entre les plantes et les interactions positives.

Tout se jardine

Par ailleurs, les jardins mandalas permettent aux personnes qui s’en occupent de se recentrer et de se reconnecter à leur environnement, car c’est un espace où tout est mis en oeuvre pour favoriser l’harmonie avec la nature et dans lequel les hommes comme les plantes et les animaux se sentent bien, apaisés !

Un jardin mandala peut donc être une grande source de bien-être pour ceux qui le pratiquent voire un véritable soin pour le corps et pour l’âme qui permet de travailler en même temps que sa zone 01 (zone potagère proche de l’habitation), sa zone 00 (c’est-à-dire nous-mêmes et notre développement personnel). 

Commencez petit et étendez-vous si nécessaire

Il n’y a pas de règle concernant les dimensions que doit avoir un jardin mandala, il peut faire quelques mètres de diamètre comme plusieurs dizaines de mètres. Cependant, comme pour tout projet en permaculture, nous vous conseillons de bien garder en tête le principe « commencer petit » afin de créer un jardin mandala dont vous pourrez réellement bien vous occuper.

En effet, un jardin mandala sera soumis aux mêmes aléas qu’un jardin classique. Ainsi, comme tout écosystème cultivé par l’homme, il nécessitera des interventions de votre part, des soins et de l’attention pour être florissant, il sera donc important que ses dimensions correspondent à ce que vous êtes en mesure de gérer !

Chaque élément est placé selon ses relations avec les autres

Quand on projette de faire un jardin mandala en permaculture, avant de se mettre en action, il est important de le voir comme un élément de design à part entière, d’en étudier les besoins et les produits pour pouvoir ensuite le mettre en relation avec les autres éléments de son projet afin que ses besoins soient remplis au maximum par les autres éléments environnants (besoin en eau, en mulch, en compost…) et qu’à l’inverse, ses produits profitent à d’autres éléments (par exemple production mellifère pour des ruches proches…). Cette réflexion de design aura un impact énorme sur le fonctionnement quotidien de votre jardin mandala, sur l’impact qu’il aura dans votre environnement et aussi sur l’énergie qu’il vous demandera pour l’entretien, les plantations, les récoltes…bref sur sa réussite globale.

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de jardin mandala en permaculture incluant en son centre un arbre. Source : designmag.fr

Planifier l’efficacité énergétique

Dans la continuité du principe précédent, la zone où sera placé votre jardin mandala par rapport à votre lieu de vie aura un impact énorme sur vos actions au quotidien. Ce placement dans telle ou telle zone dépendra notamment de la vocation de votre jardin mandala : s’il s’agit d’un jardin à vocation potagère, aromatique ou médicinale, il aura de bonnes raisons d’être placé dans la zone proche de votre lieu de vie, de passage fréquent, en zone 01. S’il est dédié à de la culture fruitière avec principalement des arbustes et arbres fruitiers, il pourra être en zone 2 ou 3, s’il est dédié à des productions mellifères pour des abeilles domestiques, il pourra être en zone 3 ou 4, proche des ruches…tout cela dépendra donc du projet de chacun, mais c’est un travail de design que nous vous conseillons de ne pas négliger pour vous épargner des efforts inutiles par la suite ;).

Un travail unique à faire au regard de son contexte

Même si on ne le fera pas ici, si vous avez l’intention de réaliser un jardin mandala en permaculture, nous vous invitons à passer cet élément jardin mandala à travers de prisme de chacun des principes de permaculture afin de voir comment mettre votre projet en adéquation avec le maximum d’entre eux. Il s’agit d’un travail à faire plutôt à titre individuel ou au sein d’un collectif lorsque le projet est commun tant les réponses et décisions à prendre dépendront du contexte propre à chaque projet et chaque personne ou groupe de personnes.

Faire son propre jardin mandala en permaculture

Une fois que vous avez une idée claire de taille et d’emplacement général pour votre futur jardin mandala, prenant en compte les autres éléments de votre projet, commencez par faire un dessin papier du mandala que vous aimeriez réaliser. 

Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de dessin préparé en amont de la réalisation concrète d’un jardin mandala en permaculture. Source : prise2terre.wordpress.com

Cela laisse évidemment la place à une grande créativité très stimulante et ludique qu’il faudra, quand même, tempérer par une réflexion sur la faisabilité en termes de formes et structures et par une vision réaliste et pratique quant à la mise en place du jardin mandala et l’entretien nécessaire ! Si vous faites des formes très biscornues et fines, elles pourront être un vrai casse-tête à réaliser concrètement sur place et encore plus à maintenir dans le temps !

Ensuite, donnez-vous du temps pour :

  • prendre du recul par rapport à votre premier dessin, revenir dessus, le faire évoluer,
  • bien réfléchir aux formes et dimensions des supports de cultures, mais aussi des allées et chemins pour pouvoir circuler au mieux, y compris avec du matériel de jardinage type brouette par exemple,
  • trouver le type de butte ou d’espace de culture qui vous conviendront le mieux par rapport aux formes choisies pour votre mandala, mais aussi par rapport à votre contexte et la vocation du jardin mandala souhaité (butte type Philip Forrer, Hugelkultur, lasagne…).
  • lister les facteurs limitants existants (vents dominants, zone sèche ou trop humide…) à prendre en compte et y trouver une parade.
  • faire votre plan de plantation précis en anticipant les développements des végétaux à maturité afin de les placer au mieux dans l’espace dédié.
Un jardin mandala en permaculture requiert un agencement spécifique avec des buttes et divers supports de cultures pour créer un espace beau, harmonieux et inspirant riche en biodiversité.

Exemple de plan de plantations détaillé à l’intérieur d’un jardin mandala en permaculture. Source : prise2terre.wordpress.com

À l’issue de ces diverses réflexions dont la liste est loin d’être exhaustive, vous pourrez vous mettre en action et réaliser votre propre jardin mandala comme celui de Sophie et Yoann, stagiaires des formations PermacultureDesign qu’on vous invite à découvrir en vidéo ci-dessous :

 

Autre vidéo intéressante : un timelapse sur la réalisation d’un jardin mandala en permaculture en Belgique sur la ferme Desnié :

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal », gagnez du temps pour trouver facilement quel support de culture vous correspond le mieux en profitant de nos années d’expertise et travaux de recherches sur les buttes de permaculture ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
Jardin mandala, Mandala jardin, Jardin mandala permaculture,

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

Hugelkultur : une butte popularisée par Sepp Holzer

Hugelkultur : une butte atypique popularisée par Sepp Holzer

Figure phare de la permaculture, l’Autrichien Sepp Holzer a notamment contribué à diffuser la technique de la butte Hugelkultur en l’utilisant, non seulement, sur sa ferme du Krameterhoff, mais aussi à travers le monde dans de nombreux projets en permaculture qu’il a aidé à développer.

La butte Hugelkultur, contenant beaucoup de bois, est une technique de cultures potagères et fruitières atypique popularisée par Sepp Holzer le célèbre permaculteur autrichien.

Portrait de Sepp Holzer qui a popularisé la technique de la butte Hugelkultur.

Pour Sepp Holzer, la butte Hugelkultur, dite aussi butte autofertile, est particulièrement bien adaptée à la culture potagère combinée à celle d’arbustes fruitiers à baies.

Cette notion d’autofertilité que l’on retrouve aussi dans le bac de jardin wicking bed ou encore le Keyhole, mise, dans le cas de la Hugelkultur, sur la décomposition lente de matières organiques au cœur de la butte pour alimenter en nutriments les plantes cultivées dessus. Ces dernières profitent également d’une humidité relativement constante dans la butte grâce à l’effet d’éponge créé par la présence de bois à l’intérieur, dans lequel les eaux de pluie ou d’arrosage vont s’accumuler.

Une butte Hugelkultur peut mesurer la longueur qu’on veut, de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres selon les projets. La largeur recommandée par Sepp Holzer pour une Hugelkultur est d’environ 1,50 m pour une hauteur de 1,50 m également, mais cela sera évidemment à adapter à vos besoins, moyens, ressources…

Comment faire une butte HugelKultur ?

La butte Hugelkultur, contenant beaucoup de bois, est une technique de cultures potagères et fruitières atypique popularisée par Sepp Holzer le célèbre permaculteur autrichien.

Schéma d’une butte Hugelkultur montrant les différents éléments qui composent habituellement ce type de support de culture. Bien sûr, tout cela est adaptable selon votre contexte ;).

Après avoir mûrement réfléchi au placement de ce type de butte permanente dans votre design et à son orientation (en fonction de l’ensoleillement, mais aussi des vents dominants et courbes de niveau notamment), on commence en décaissant plus ou moins profondément son sol sur la surface choisie. La profondeur à décaisser dépendra, bien sûr, du type de sol dans lequel on veut faire sa Hugelkultur, car, on ne cessera de vous le répéter, en permaculture, il est primordial de toujours tenir compte de son contexte !!

Ainsi, en sol particulièrement sableux, Sepp Holzer conseille de creuser un fossé d’environ 70 cm de profondeur pour permettre à l’humidité de mieux s’accumuler dans la butte. En faisant cela, on réserve aussi pour plus tard la terre prélevée en distinguant la première couche enherbée d’une quinzaine de cm qui sera la plus riche en humus de la terre plus profonde et plus minérale.

En sol équilibré en termes de structure et d’humidité, le fossé à creuser sera moindre, environ 30 cm et là encore on réservera la terre enlevée pour plus tard.

En sol particulièrement humide, on ne creusera pas de fossé du tout et on réalisera sa Hugelkultur à même le sol pour éviter les saturations du sol en eau.

La butte Hugelkultur sera ensuite constituée en entassant sur toute sa longueur un mélange de troncs de bois, branches et brindilles sur une hauteur d’environ 1 m. On commencera d’abord par mettre au sol les plus gros morceaux de bois et troncs pour finir par les plus fins au-dessus pour plus de stabilité de l’ensemble.

Contrairement à Philip Forrer qui ne fait aucune distinction dans les essences de bois introduites dans ses buttes, au niveau de la Hugelkultur, on déconseille fortement d’utiliser les résineux comme le cèdre ou encore le noyer. À part ces exceptions, on peut utiliser toutes sortes d’essences ligneuses dans une Hugelkultur. On notera une autre différence par rapport à la culture sur butte de Philipp Forrer, c’est que, dans une Hugelkultur, les troncs et branchages intégrés sont plus frais et bien moins décomposés que ceux utilisés par Philipp Forrer dans ses buttes. Ensuite, du type de bois introduit au cœur de votre Hugelkultur dépendra la durée de vie de votre butte. En effet, au fur et à mesure de la décomposition du bois dans la butte, celle-ci va s’affaisser et peu à peu disparaître. Ainsi, un bois tendre comme le peuplier se décomposera en 3 à 5 ans, bien plus vite qu’un bois dur comme le chêne qui pourra, lui, mettre plus de quinze ans à se décomposer. C’est donc un choix à bien réfléchir en amont de votre réalisation tout en gardant en tête le principe de permaculture « Favoriser la diversité » y compris dans les essences de bois introduites !

Lors de l’entassement du bois, il est conseillé de combler au maximum les trous d’air entre les morceaux de bois avec des matières organiques plus fines et de préférence des matières vertes (comme de la tonte ou des déchets de cuisine), qui vont apporter à l’ensemble un peu plus d’azote. On peut également ajouter en plus de ces matières vertes pour combler les vides, des fumiers type fientes de poules avec leur litière. Cela aura, en outre, l’avantage de diminuer les effets de la « faim d’azote » qui aura lieu dans la butte les premières années de sa mise en œuvre, lors du démarrage de la décomposition du bois.

La butte Hugelkultur, contenant beaucoup de bois, est une technique de cultures potagères et fruitières atypique popularisée par Sepp Holzer le célèbre permaculteur autrichien.

Butte Hugelkultur en cours de réalisation : les morceaux de bois ont été entassés et les vides comblés avec des matières organiques plus fines, notamment de la tonte fraîche. ©pacommunitygardens.org

Une fois le bois entassé avec des matières vertes et azotées comblant les vides, on place par dessus les mottes de terre enherbées mises de côté au début, en prenant soin de mettre la partie enherbée vers le bas et les racines vers le haut. Puis on recouvre de terre pour atteindre une hauteur avoisinant les 1,50 m. On ajoute ensuite l’indispensable couche de paillage faite de diverses matières organiques à disposition : paille, foin, tonte, feuilles mortes… Et Sepp Holzer conseille, en toute fin d’ouvrage, de rajouter sur les côtés pentus de sa Hugelkultur des branchages de feuillus posés verticalement sur les pentes puis fixés avec des branches en forme de fourche plantées dans la butte. Cela permet de mieux maintenir le paillage sur les pentes et de créer de nouveaux microclimats favorables !   

Une petite vidéo en anglais sur une butte hugelkultur réalisée par Sepp Holzer et ses stagiaires lors d’un atelier à Dayton dans le Montana aux États-Unis :

Organiser les plantations sur une butte Hugelkultur

Sur le même principe des microclimats que ce que l’on retrouve dans la spirale aromatique, on plantera sur le sommet de ces buttes Hugelkultur les végétaux préférant les milieux secs et en bas de butte ceux préférant l’humidité comme les melons ou les concombres. Les pentes intermédiaires sont, selon Sepp Holzer, l’endroit idéal pour installer des arbustes à petits fruits et baies (groseilles, cassis, myrtille, baie de mai…).

On peut également planter des arbres fruitiers dans une telle butte qui va peu à peu se transformer en un humus forestier très propice au développement des arbres. Cela n’empêchera pas de planter également des plantes herbacées, qu’il s’agisse de plantes potagères annuelles ou vivaces.

Tant que vous tenez compte des besoins de chaque plante en humidité, chaleur et soleil pour bien les positionner sur votre butte Hugelkultur, vous pouvez être créatifs dans vos associations et polycultures ;).

La butte Hugelkultur, contenant beaucoup de bois, est une technique de cultures potagères et fruitières atypique popularisée par Sepp Holzer le célèbre permaculteur autrichien.

Voici une butte hugelkultur terminée avec ses premières plantations. À la place des branchages conseillés par Sepp Holzer pour maintenir le paillage sur les pentes, on a utilisé ici un filet en coco biodégradable.©pacommunitygardens.org

La butte Hugelkultur, contenant beaucoup de bois, est une technique de cultures potagères et fruitières atypique popularisée par Sepp Holzer le célèbre permaculteur autrichien.

La même butte Hugelkultur quelques mois après création, on voit bien que la fertilité est au rendez-vous avec des cultures verdoyantes en pleines formes. ©pacommunitygardens.org

Hugelkultur : une butte permanente à ne pas faire à la légère

Cette technique de la butte Hugelkultur est très intéressante quand on a, à disposition sur site, du bois et des matières vertes en abondance, mais elle reste quand même très énergivore à réaliser au départ et, pour fonctionner correctement, elle devra être bien adaptée à votre contexte propre afin que le jeu en vaille la chandelle ;).

En plus de la profondeur à décaisser qui variera selon votre sol, comme vu précédemment, on peut aussi noter, par exemple, qu’en climat trop sec, elle devra être bien arrosée à la réalisation pour avoir une humidité interne convenable, bien se décomposer et ne pas être trop sèche ! À l’inverse, en climat trop humide, elle pourra nécessiter, avant de mettre les troncs d’arbres, l’ajout d’une couche de pierres en guise de drain pour éviter les saturations en eau qui pourraient asphyxier les racines des plantes et perturber la décomposition des matières organiques qui est meilleure pour les plantes lorsqu’elle a lieu en milieu aérobie (contenant du dioxygène).

La butte Hugelkultur, contenant beaucoup de bois, est une technique de cultures potagères et fruitières atypique popularisée par Sepp Holzer le célèbre permaculteur autrichien.

Illustration montrant l’évolution d’une butte Hugelkultur au fur et à mesure de la décomposition du bois, à 1 mois, à 1 an, à 2 ans et enfin après 20 ans ! ©Paul Wheaton – RichSoil.com

Enfin, contrairement à une culture en lasagne, la permanence de ce type de butte de culture qui peut durer plus de 15 ans (selon le bois qui la compose) nécessite une vraie réflexion sur son emplacement, son orientation, ses synergies avec les autres éléments et fonctions de votre projet en permaculture, le tout mis en perspective avec votre contexte unique (pluviométrie, sol, soleil, vent, disponibilité, etc.)… C’est pourquoi nous conseillons fortement de ne pas se lancer dans la création de ce type de butte sans avoir, au préalable, fait son design global !

Prenez donc bien le temps d’y réfléchir avant de vous lancer et n’hésitez pas à partager vos retours d’expérience en commentaires 😉 !

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

Faire une butte Hugelkultur sera-t-il véritablement adapté à votre terrain et votre projet ? Découvrez-le grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal » qui vous fera gagner du temps pour trouver facilement quel support de culture vous correspond le mieux ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
Hugelkultur, Butte hugelkultur , Hugelkultur en bac,

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

La spirale aromatique en permaculture

Une spirale aromatique en permaculture, qu’est-ce que c’est ?

La spirale est un modèle naturel très répandu, de la coquille d’escargot aux jeunes pousses de fougères en passant par une multitude d’autres formes de vie ou phénomènes naturels (ouragans…). La permaculture s’inspirant de la nature, l’utilisation de formes spiralées pour divers éléments ou fonctions dans un design était incontournable ! C’est donc aujourd’hui un type de culture sur butte très utilisé.

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Exemples de spirales qu’on peut observer sur de très nombreux modèles naturels.

Pourquoi faire une spirale aromatique dans son jardin en permaculture ?

En quelques années, comme la butte de permaculture, la spirale aromatique est devenue un symbole de la permaculture. Mettant en oeuvre plusieurs de ses principes, il s’agit d’une construction, à la fois pratique et esthétique, qui permet, sur une surface assez restreinte (3 à 5 m2 tout au plus) de pouvoir cultiver un très grand nombre de plantes aromatiques différentes qui ne nécessitent pas les mêmes conditions de sol et d’exposition solaire.

Une spirale aromatique, c’est une ribambelle de saveurs et de remèdes à portée de main

En créant une spirale aromatique, qui est un élément en 3D, on crée différents microclimats en fonction, notamment, de la hauteur choisie et de son orientation qui vont déterminer l’ensoleillement sur les différentes zones de la spirale. La présence ou non d’un petit bassin en bout de spirale ou encore la répartition des gravats et de la terre dont on va remplir la spirale, tout cela aura aussi un impact sur les caractéristiques des différentes zones de l’ouvrage.

De manière générale, le sommet d’une spirale aromatique procure le microclimat le plus chaud et sec, car c’est la partie la plus exposée au soleil et la mieux drainée de l’ensemble. Puis, plus on descend vers le sol, plus on va vers des microclimats plus frais et un sol plus humide et humifère.

C’est cette démultiplication des microclimats sur l’ensemble de la spirale aromatique qui permet de mettre en un seul et même endroit toute une ribambelle de plantes aromatiques délicieuses aux besoins pourtant assez éloignés en termes de contexte.

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Une spirale aromatique permet l’implantation d’une très grande diversité de plantes aromatiques et médicinales, il peut vraiment y en avoir pour tous les goûts ;). Source : FreshDesignPedia

La diversité de plantes aromatiques pouvant être installées dans une spirale en fait un véritable atout au jardin qui ravira les gourmets, les amoureux de cuisine comme les amateurs de soins naturels, la plupart des plantes aromatiques étant aussi bien souvent d’excellentes médicinales 😉 !

Une spirale aromatique pour attirer la biodiversité et les pollinisateurs

C’est aussi une construction qui favorise naturellement les effets de bordures si propices au développement d’une grande biodiversité !

De nombreux petits animaux, insectes et pollinisateurs auxiliaires du jardinier trouveront, dans une spirale aromatique, les conditions idéales pour vivre, car elle leur offrira à la fois le gîte et le couvert !

Les bordures en pierres ou briques non maçonnées offriront, en effet, dans leurs interstices, de nombreuses niches et abris, précieux pour la faune sauvage. On pourra d’ailleurs, comme nous le verrons un peu plus loin, agrémenter les bordures d’une spirale aromatique d’éléments dédiés à cela…

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Exemple de niche à biodiversité insérée dans le muret d’une spirale aromatique : une brique dont les trous sont remplis de tiges de sureau pour la nidification des abeilles solitaires notamment. ©Association Vivre avec la nature à Coussac Bonneval

Les plantes cultivées sur une spirale aromatique peuvent offrir, quant à elles, des floraisons mellifères et nectarifères échelonnées sur une bonne partie de l’année, pour le plus grand plaisir de nombreux insectes et notamment des abeilles sauvages et domestiques qui pourront également polliniser vos plants potagers au passage 😉 !

Un petit espace beau et pédagogique

Une spirale aromatique est, en plus, un élément visuellement harmonieux, très agréable à contempler et qui peut donc avoir une grande valeur ornementale et pédagogique !

Pleine de vie, de couleurs, de senteurs, de saveurs, une spirale aromatique est un concentré de petits bonheurs simples au quotidien qu’il s’agisse d’observer la biodiversité présente ou de partager ses surplus avec son entourage !!

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Une spirale aromatique en permaculture, c’est un concentré de vie, de couleurs, de senteurs, de saveurs qu’on a plaisir à observer et à partager avec son entourage. ©contemplavert.com

Comment faire une spirale aromatique ?

Les matériaux et outils nécessaires

Une spirale aromatique mesure, généralement, entre 1,5 et 2,5 m de diamètre pour une hauteur pouvant varier de 80 cm à plus d’un mètre. Pour la réaliser, on essayera, tant que possible, d’utiliser des matériaux présents sur place.

Au niveau des outils, on aura surtout besoin d’une pelle-bêche, une pelle classique, une brouette, un bâton, une corde, un mètre et des gants. Un sécateur et une perceuse avec différentes tailles de forets pourront aussi être utiles pour créer des niches à insectes. Enfin, on pourra s’aider de petits outils à main à la fin pour les plantations même si cela pourra être fait entièrement à la main.

Au niveau des matériaux, les quantités varient en fonction de la taille de la spirale réalisée, ces chiffres sont donc à mettre au regard de l’ouvrage que vous souhaitez faire. Pour une spirale de 2m de diamètre par 1m de haut, il faudra approximativement :

  • 1,5 à 2 m3 de pierres plates ou briques pour constituer les bordures de la spirale
  • 1 brouette de sable
  • 0,5 à 1 m3 de gravats (remblais, galets, pierres de différentes tailles…) pour servir de drain
  • 1,5 à 2 m3 de terre
  • Un peu de compost
  • Divers petits éléments pour création d’abris à biodiversité

Et si vous souhaitez agrémenter votre spirale d’un petit bassin, il vous faudra un peu plus de sable pour le fond du bassin et un morceau de bâche étanche.

Étape 1 : le choix de l’emplacement pour votre spirale aromatique

La construction d’une spirale aromatique nécessite pas mal de déplacement de matériaux et n’est pas de tout repos. C’est un support de culture permanent, de même que la butte Philip Forrer ou le keyhole garden, et qui, une fois en place, ne pourra plus être déplacé. Il vous appartient donc de bien réfléchir à son emplacement dans votre design en vous appuyant notamment sur les principes de permaculture. Vous devrez faire en sorte que cet élément soit le plus possible en synergie avec les autres éléments de votre lieu (par exemple proche du potager pour que vos plants de légumes profitent des pollinisateurs attirés par la spirale, proche d’un approvisionnement en eau si vous avez choisi de mettre un petit bassin afin de pouvoir facilement remplir celui-ci au besoin), qu’il remplisse plusieurs fonctions (culinaire, médicinale, attraction de biodiversité, pédagogique, ornemental… selon vos objectifs) tout en ayant planifié son efficacité énergétique, autrement dit son zoning en plaçant votre spirale sur une zone de passage, proche de la cuisine où les plantes seront majoritairement utilisées, donc, à priori en zone 1 !

Enfin, l’emplacement choisi pour votre spirale aromatique ne doit pas subir d’ombre portée trop importante (ne pas la positionner trop près d’un bâtiment lui faisant de l’ombre ni sous ou trop proche d’un grand arbre). On choisira de préférence un emplacement bien dégagé qui jouit d’un ensoleillement sur l’ensemble de la journée.

Étape 2 : l’orientation de la spirale et le marquage au sol

Les recommandations d’orientations suivantes sont valables pour l’hémisphère nord, dans l’hémisphère sud, ces orientations devront être inversées. Une spirale aromatique s’oriente en mettant la partie basse du bout de la spirale vers le sud. Si vous choisissez de mettre un petit bassin en bout de spirale, celui-ci devra être positionné plein sud comme vous pourrez le voir sur l’illustration ci-dessous.

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Illustration sur l’orientation d’une spirale aromatique selon les points cardinaux dans l’hémisphère nord (dans l’hémisphère sud, ce sera l’inverse 😉 )

Vous pourrez ensuite délimiter le pourtour de votre spirale selon le diamètre choisi à l’aide d’une corde et d’un bâton. Vous pouvez, même si ça n’est pas obligatoire, enlever à la pelle-bêche sur la surface choisie les premiers cm de terre enherbée que vous mettrez de côté pour remplir ensuite votre spirale. On peut aussi recouvrir simplement le sol enherbé de carton comme dans la technique de la lasagne. Puis, marquez la forme de votre spirale au sol, par exemple avec du sable, sachant que la largeur de terre entre deux bordures de la spirale doit plutôt être constante et mesurer entre 30 et 50 cm. Le bâton planté au centre pour tracer le périmètre servira aussi de repère lors du montage des murets.

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

La forme de la future spirale aromatique est matérialisée au sol par une première rangée de grosses pierres. ©Association Vivre avec la nature à Coussac Bonneval

Étape 2 bis, facultative : le petit bassin, un sacré plus pour votre spirale aromatique

Si vous choisissez d’inclure un petit bassin à votre spirale aromatique, celui-ci va rajouter des microclimats et effets de bordure créant un espace encore plus riche de biodiversité ! Si vous le pouvez, on vous conseille vraiment d’en mettre un ! Il suffira pour cela de creuser le trou pour ce bassin sur une profondeur d’environ 40 à 50 cm en conservant la terre décaissée pour le remplissage ultérieur de la spirale. Déposez une couche d’environ 4cm de sable au fond de ce trou et recouvrez-le d’une bâche étanche maintenue en place par une couronne de pierres. Vous n’aurez plus qu’à le remplir d’eau et à veiller, surtout en saison sèche, à remettre de l’eau si nécessaire.

Pour éviter les noyades de petits animaux comme nos amis les hérissons si utiles au jardin, vous prévoirez de mettre dans ce petit bassin une rampe de sortie faite par exemple d’une planche de bois avec des tasseaux en travers pour former des sortes de marches auxquels les animaux pourront s’agripper pour sortir s’ils venaient à tomber dedans.

Étape 3 : le montage des murets avec ajouts de niches à biodiversité

C’est l’étape la plus longue à laquelle il faut apporter un soin tout particulier, car de l’agencement de vos bordures dépendra la stabilité et la durabilité de votre spirale aromatique, mais aussi sa capacité à héberger une biodiversité riche. Les bordures sont le plus souvent en pierres ou en briques, elles ne doivent pas être maçonnées pour laisser des niches à biodiversité et permettre une meilleure implantation des végétaux. Pour plus de stabilité, les hauteurs de pierres supérieures, notamment celles formant la partie centrale de la spirale devront pencher légèrement vers l’intérieur.

Çà et là, dans vos bordures, n’hésitez pas à inclure des refuges pour la faune sauvage. On pourra par exemple ajouter des parpaings dont les trous seront remplis de tiges de bois creuses ou à moelle tendre (sureau, renouée du Japon, bambou…).

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Il est bon d’inclure dans les murets d’une spirale aromatique divers abris à biodiversité pour offrir le gîte et le couvert à un maximum d’insectes auxiliaires du jardin.©Association Vivre avec la nature à Coussac Bonneval

On pourra aussi ajouter des morceaux de bûches de bois dans lesquelles on aura fait des trous à la perceuse de 10 à 15 cm de profondeur pour des diamètres variables allant de 2mm à 10 mm afin d’offrir le gîte à différentes espèces de guêpes et abeilles solitaires notamment. Des empilements de tuiles en terre cuite sont aussi intéressants pour fournir des fentes assez fines qui plairont aux punaises, perce-oreilles, voire coccinelles… Au niveau du sol, on pourra aussi laisser de petits trous dans le mur donnant accès à des cavités formées par exemple par des pots en terre cuite placés sous le substrat de la spirale pour fournir un refuge à des crapauds, des grenouilles, des couleuvres… Soyez créatifs dans la démultiplication des habitats à biodiversité tout en suivant le principe de permaculture « favoriser la diversité » pour accueillir le plus d’espèces différentes possible !

Étape 4 : le remplissage de l’espace de plantation

Pour le remplissage, on commencera par la partie centrale de la spirale aromatique qu’on remplira au moins aux deux tiers de gravats et autres pierres pour le drainage. On pourra y mélanger un peu de sable. Cette étape de remplissage du centre avec les gravats peut se faire avant que les murets extérieurs de la spirale ne soient totalement achevés.

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

On remplit le centre de la spirale aromatique de gravats pour créer un milieu très drainant qui conviendra bien aux plantes de climat chaud et sec comme le thym, le romarin, la lavande, l’origan… ©Association Vivre avec la nature à Coussac Bonneval

On continue de mettre un peu de gravats et de sable dans la suite de la spirale, mais en réduisant les quantités au fur et à mesure qu’on descend dans la spirale pour s’arrêter d’en mettre, à peu près, au niveau de la partie extérieure de la spirale exposée est / nord-est (à adapter à vos besoins selon les plantes que vous voudrez installer) !

Ensuite, on remplit de terre. La terre la moins fertile que vous ayez (terre minérale extraite par exemple lors de la création d’une mare) pourra servir pour le centre de la spirale puis en fine couche en fond de spirale s’il vous en reste. Une couche de mottes de terre enherbées, herbes tournées vers le sol formera ensuite une couche humifère dans la partie sans gravats. Puis vous finirez de remplir l’ensemble de la spirale avec de la bonne terre végétale.

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

On termine en générale une spirale en ajoutant une couche de terre végétale sur l’ensemble de l’ouvrage afin de pouvoir procéder directement aux plantations. ©Association Vivre avec la nature à Coussac Bonneval

Pour la dernière couche de terre végétale, celle ajoutée au centre pourra être mélangée à du sable pour le côté drainant, celle de la partie basse pourra être mélangée à du compost pour augmenter son caractère humifère.

Une fois votre spirale remplie, il n’y a plus qu’à planter !!

Étape 5 : plan de plantation dans votre spirale aromatique

Vous trouverez dans des livres ou sur internet tout un tas de plans pour installer les végétaux dans votre spirale aromatique.

Notre conseil premier sera de choisir les plantes en fonction de vos goûts bien sûr, mais aussi de vos objectifs pour cette spirale. Sera-t-elle essentiellement pour des besoins culinaires, médicinaux, pédagogiques, mellifères, ornementaux…chacun adaptera ses plantations à ses envies !!

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Il n’y a pas un plan de plantation unique dans une spirale aromatique, chacun fera selon ses envies, il suffit juste de bien choisir la zone d’implantation en fonction des besoin de la plante ! Ici, on voit surtout le côté sud-ouest. ©Association Vivre avec la nature à Coussac Bonneval

La spirale aromatique en permaculture est un genre de butte s’inspirant d’un modèle naturel très efficace pour créer, sur un espace restreint, plusieurs microclimats différents permettant l’installation de plantes aromatiques et médicinales très variées.

Exemple de spirale aromatique en permaculture ©Hugues Mouret CC-BY-SA-4.0

Il faudra aussi éviter de mettre dans votre spirale des aromatiques trop envahissantes qui pourraient prendre le pas sur leurs voisines comme la mélisse, la menthe, la bourrache ou encore la tanaisie…

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une spirale aromatique va créer 4 à 5 grandes zones (selon si on fait un bassin ou pas) :

  • la zone centrale, très drainante, offrant un milieu chaud et sec propice aux plantes plutôt méditerranéennes comme le romarin, le thym, la lavande, la camomille, l’hysope, la sauge, la marjolaine, l’origan, la sarriette, mais aussi des plantes de rocaille type sédums…
  • La zone suivante, exposée est/nord-est sera un peu plus humide et conviendra bien à des plantes comme la roquette, la grande capucine, le cumin, la ciboule de chine, les soucis…
  • La zone la plus ombragée, au nord de la spirale, conviendra bien pour l’oignon perpétuel, la ciboulette ail, le persil, la pimprenelle…
  • La zone descendante de la spirale exposée ouest / sud-ouest sera idéale pour l’ail, l’aneth, l’estragon, la plante à curry, la valériane, la ciboulette, le basilic, la reine-des-prés…
  • Enfin, si vous avez créé un bassin au sud, ce dernier pourra accueillir du cresson des fontaines ou de la Véronique des ruisseaux.

Une fois votre spirale avec ses plantations, terminez par une couche de mulch et le tour est joué !!

Maintenant que la spirale aromatique n’a plus de secrets pour vous, on attend vos avis et expériences en commentaire 😉 !

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal », gagnez du temps pour trouver facilement quel support de culture vous correspond le mieux en profitant de nos années d’expertise et travaux de recherches sur les buttes de permaculture ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
Spirale aromatique, Spirale aromatique plan, Spirale aromatique permaculture,

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours en février 2020

Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours destinée aux jardiniers amateurs ou avertis, et aux maraîchers curieux.

Samedi 08 dimanche 09 février 2020
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

L’agriculture naturelle, mise au point par le Japonais Masanobu Fukuoka dans les années 1970, auteur de « la révolution d’un seul brin de paille » est une agriculture basée sur trois principes:
– un sol jamais travaillé et toujours couvert,
– sans engrais ni compost,
– sans pesticide, biologique ou de synthèse.

L’utilisation de couverts végétaux semés entre chaque culture permet d’héberger et de nourrir la vie du sol, qui à son tour alimentera les plantes destinées à la consommation humaine. C’est également ce qui permet l’autonomie en carbone sur une ferme ou un jardin, donc de ne pas déshabiller Paul pour habiller Jacques, de pouvoir se passer d’intrants, de laisser le tracteur au garage, de ne plus éradiquer tous les insectes ou champignons dit « nuisibles », et enfin de cultiver des plantes saines et nutritives. L’agriculture depuis 10000 ans, qu’elle soit bio ou conventionnelle, est cause de pollution, de désertification et de la disparition des espèces. Cultiver en respectant les lois du vivant est un préalable à toute agriculture qui se veut durable.

Formation proposé par Yann Lopez, maraîcher en Haute Vienne.
La ferme des Jardins Sauvages est en agriculture naturelle depuis 2014, et fournie 30 paniers de légumes hebdomadaires. Le maraîchage est certifié AB, n’utilise aucun hybride F1, et propose plus de 60 légumes différents pour 300 variétés.

Le but de cette formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique. Mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.

Site internet de la ferme: https://lesjardinssauvages.jimdofree.com/

Au programme :
Samedi matin : Les bases de l’agronomie
Samedi après-midi : De la théorie à la conception d’un jardin naturel

Dimanche matin : Les couverts végétaux, la solution pour un jardin toujours couvert et jamais travaillé
Dimanche après-midi : Des légumes au Jardin

– Qu’est ce que le sol?
– Revoir les bases de l’agronomie en sol non travaillé et travaillé,
– Revoir tout le vocabulaire et tout ce qu’il y a derrière: qu’est ce que le sol, l’humus, le compost, les bactéries, les champignons, la matière organique, la fertilité, le ver de terre, la permaculture, le label bio,…etc
– L’histoire de l’agriculture sous un autre angle
– Le C/N
– Planifier la fertilité et la fertilisation
– Qu’est ce que l’agriculture naturelle
– Les couverts végétaux : les différentes espèces, savoir définir ses objectifs, faire son mélange et gérer du semi à la destruction
– La gestion de l’enherbement
– La gestion des ravageurs
– Les plantes bio indicatrices
– Itinéraire technique de différentes cultures en sol non travaillé
– Planifier les rotations
– Comment démarrer sur un sol travaillé ou non travaillé

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.

L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 60 euros pour les deux jours.
Un versement de 30 euros d’arrhes est obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

Atelier jardinage durable au jardin Pouplier

Après les engrais verts, la reproduction végétative et les nichoirs : les ateliers jardinage durable continuent en 2020 ! Au coeur de l’hiver, nous vous proposons un atelier sur les différentes techniques de compostage.

Inscription obligatoire auprès de guedas.solen@gmail.com

La ferme en permaculture de Ben Falk à Moretown dans le Vermont, Etats-Unis

Située dans la vallée de Mad River dans le Vermont, un état du Nord-Est des États-Unis, la ferme de Ben Falk (rien à voir avec Peter Falk, si ce n’est sa perspicacité !) comprend deux sites. Le premier, d’une superficie de 4 hectares (10 acres) est cultivé depuis 13 ans alors que le deuxième ne l’est que depuis 4 ans et s’étend sur 70 hectares (175 acres). L’ensemble ne se prêtait pas à la culture et ne ressemblait pas à l’Eden. Mais 10 ans plus tard, le « désert américain » s’est transformé en terre nourricière.

La ferme en permaculturede Ben Falk est un modèle de résilience et d’autonomie, notamment alimentaire.

Source photo : http://www.wholesystemsdesign.com

Pourquoi le choix d’une ferme en permaculture pour Ben Falk ?

Suite à une prise de conscience brutale sur l’alimentation, la société de consommation, les désastres dus aux cultures intensives et les dommages occasionnés à la Nature, Ben Falk, un « banlieusard » américain lambda, architecte de formation, a souhaité trouver un autre modèle de vie. L’objectif de cette conversion est de lui permettre de s’adapter au monde en pleine transition, d’être plus résilient et aussi autonome. Il prend conscience que tondre les pelouses en y dépensant de l’énergie, du temps et en polluant est une « culture » stérile ne procurant aucune nourriture, aucune récompense (si ce n’est de servir de beau « crottoir » à chiens !). Ben Falk décide alors de profiter de cette l’impulsion clairvoyante pour mettre ses idées en action et créer une communauté basée sur les concepts de la permaculture, prête à s’investir dans l’élaboration d’une vie respectueuse de l’environnement et de l’être humain. Son objectif devient alors de s’assurer une survie et une autonomie grâce à la permaculture afin de ne pas être démuni lors du pic pétrolier, des changements climatiques, d’un éventuel contrôle des ressources alimentaires ou même d’un effondrement économique.

La ferme en permaculturede Ben Falk est un modèle de résilience et d’autonomie, notamment alimentaire.

Ben Falk en pleine récolte de riz sur sa ferme en permaculture. Crédit photo : Jeb Wallace-Brodeur

Apprendre à connaître sa terre sur sa ferme en permaculture

Ben Falk n’a pas cherché à imposer des lois et des règles. Son objectif fondamental a été de construire des liens plus étroits avec la terre et les ressources qu’elle peut procurer.

Pour transformer son lieu en magnifique ferme menée en permaculture, Ben Falk s’est appuyé sur son bureau d’études en permaculture : Whole Systems Design et sur la méthodologie de design en permaculture qui permet d’analyser son site et de mettre ses observations au regard de ses objectifs personnels, tout en favorisant le biodiversité de son lieu et son efficacité.

Conscient que le sol n’est pas une machine, qui fonctionne dès que l’on appuie sur le bouton « marche », mais plutôt un « être vivant », Ben Falk a observé ce système en constante évolution pour s’y adapter mois après mois, année après année. Il a testé des réponses, puis a dû évoluer puis encore essayer d’autres solutions en y répondant puis évoluer, répondre, s’adapter… Selon le fermier du Vermont, s’adapter au caractère de la terre, à ses caprices et ses exigences n’est en fait pas plus difficile que d’entrer en relation avec l’être humain.

Une des clés de sa réussite : avoir bien géré l’eau sur sa ferme en permaculture.

Pour retenir l’eau, une si précieuse ressource, sur son terrain que les agriculteurs conventionnels jugeaient indigne, Ben Falk a creusé des terrasses permettant ainsi à la terre de se gorger de nutriments, de se fortifier. Grâce à cette culture étagée, la présence de plusieurs bassins de rétention et étangs, de nombreux arbres fruitiers arrêtant les courants froids, Ben Falk a réussi à opérer de vrais miracles. Qui aurait pu imaginer que 10 ans après son installation, sa terre « ingrate » produirait de façon incongrue dans le Nord-Est, du riz, des abricots et des pêches ?

La ferme en permaculturede Ben Falk est un modèle de résilience et d’autonomie, notamment alimentaire.

Des terrassements ont été faits pour permettre l’installation de rizières en terrasses. Source photo : http://www.wholesystemsdesign.com

Une ferme en permaculture pour plus d’autonomie notamment alimentaire.

Menant de front l’accession à l’autonomie alimentaire par la permaculture et l’autosuffisance, Ben Falk a mis en place divers moyens pour atteindre son objectif. Il a, par exemple, opté pour un poêle à bois qui lui fournit aussi de l’eau chaude gratuite. Afin de prolonger de 4 mois, la culture de certains fruits et légumes, un système de chauffage au compost inspiré de la méthode Jean Pain a été installé dans la serre. Les surplus de production sont stockés dans de la sciure, mis en conserve pour ne pas se retrouver « démuni quand la bise fut venue », c’est-à-dire, les mois sans récoltes. Ben Falk cultive aussi des champignons shiitaké qui se sont acclimatés au Vermont comme d’autres variétés de plantes exotiques ! Son but n’est cependant pas la recherche d’autonomie totale, car il trouve important et enrichissant de conserver des liens humains, des échanges avec les autres producteurs et amis, il troque ainsi une partie de ses productions contre des denrées ou produits qu’il n’a pas le temps de produire ou pour lesquels il n’a pas les ressources nécessaires sur place.

Favoriser la biodiversité pour plus de résilience

Tout, à la ferme de Moretown a été fait pour ne pas agresser l’écosystème et les éléments vivants qu’il abrite, mais pour développer la biodiversité. Pour réussir à cultiver ses propres aliments et ses médicaments (des plantes médicinales), Ben Falk dû continuellement adapter ses objectifs, ses outils et ses techniques pour apprivoiser sa terre. Semant plusieurs années des engrais verts (trèfle) en même temps que des radis et des navets sur un acre de terrain vraiment difficile, il a réussi à recréer un environnement fertile qui aujourd’hui en 3 mois donne plus que ce qu’il pouvait donner en 20 ans. La rotation de moutons sur des pâtures plus digestes permet aussi d’apporter un amendement naturel qui fait décoller les productions.

En 10 ans, Ben Falk est arrivé à guérir cet écosystème meurtri en étant respectueux de la terre et en diminuant son empreinte négative tout en acquérant une autonomie énergétique et alimentaire. Psst, approchez l’oreille : on vous dévoile un secret de ce jardinier-modèle : ses plantes coup de cœur sont les argousiers (pour leur qualité nutritive), le sureau, les noyers (pour leur inlassable source de protéines), les châtaigniers, le pin blanc de Corée (pour ses pignons riches en huile) et le schisandra et l’aronia (pour leurs vertus médicinales).

Aujourd’hui, Ben Falk s’applique aussi à diffuser le concept de permaculture autour de lui, notamment par le biais de formations sur son site, formations que vous pouvez retrouver en DVD ou en streaming comme précisé dans notre article en lien ici.

Si vous voulez en savoir plus sur la ferme en permaculture de Ben Falk, découvrez notre article sur son livre sorti depuis peu en français : « Une ferme résiliente et productive pour vivre à la campagne. »

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 1

Une ferme résiliente et productive pour vivre à la campagne :

une approche innovante de la permaculture et de la conception globale de systèmes conduite avec le regard de l’habitant, du fermier, de l’architecte et du paysagiste.

Ben Falk
290 pages, édité par Imagine un colibri en mars 2013.

Prix : environ 30 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque

Présentation par Ben Falk de son travail sur la ferme. La ferme en permaculture de Ben Falk est un modèle de résilience et d’autonomie, notamment alimentaire. Source vidéo : http://www.wholesystemsdesign.com
Présentation par Ben Falk de son mode de vie sur sa ferme et son adaptation aux hivers rudes. Source vidéo : https://www.possiblemedia.fr

Vous aussi, transformez votre lieu pour plus de résilience et d’autonomie !

Comme Ben Falk sur sa ferme en permaculture, apprenez à concevoir, pas à pas, à votre rythme, votre propre jardin d’Eden résilient et autonome en vous laissant guider par notre formation vidéo en ligne dédiée au design de permaculture. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

Mots clés
ferme, permaculture, autonomie, Ben Falk, alimentaire, production, nourriture, autosuffisance, résilience, durable, soutenable, Etats-Unis, modèles, design, apprentissage, cultures, transition, autonome, pic pétrolier, changement climatique, effondrement, gestion de l’eau, conception, formation, permacultureDesign
#PermacultureDesign #Permaculture #Design #LieuxPermacoles #FermeEnPermaculture #BenFalk #AutonomieAlimentaire #Resilience #ProductionDeNourriture #GestionDeLEau

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

5 bons réflexes d’hiver pour préparer son potager…

En hiver, la plupart des jardiniers se languissent de l’arrivée du printemps pour pouvoir enfin remettre les mains dans la terre et s’activer au potager! Mais ce n’est pas parce qu’il fait froid dehors et que les végétaux sont en dormance qu’il n’y a rien à faire en hiver, bien au contraire ! Car, qu’on se le dise, de notre activité hivernale dépendra beaucoup notre réussite printanière !

Nous avions déjà abordé ce sujet il y a quelques années avec le concours de Romain Georges du blog Tous au potager. Comme cela est de saison, nous avons décidé de refaire un focus sur ces travaux hivernaux au potager au regard de nos expériences des années précédentes. Alors, pour ne pas se planter et être fin prêt le moment venu, voici quelques bons réflexes à adopter en hiver pour bien préparer son potager !!!

Réfléchir et réorganiser l’architecture de votre potager

Peut-être l’architecture de votre potager vous satisfait-elle pleinement telle qu’elle est déjà et tant mieux pour vous ! Mais si ce n’est pas le cas, et que vous n’avez pas pris ou trouvé le temps de faire cela à l’automne, l’hiver vous offre une parenthèse très appréciable pour repenser et modifier en conséquence l’architecture de votre potager en fonction :

  • de vos observations glanées à la saison passée (repérage de zones fortement soumises aux vents, trop ou trop peu ensoleillées, plus ou moins fertiles…),
  • de vos besoins/souhaits en terme de productions
  • de vos envies en terme d’expérimentations permaculturelles (développer l’effet de bordure, mieux gérer l’eau sur votre site, mieux capter et stocker les énergies qui le traversent…) !

Vous pourrez ainsi vérifier que vous avez choisi le ou les supports de cultures les mieux adaptés à votre contexte propre.

Créer dans son potager un mini « piège à soleil », une butte en « trou de serrure », une mare aux bordures sinueuses… Les possibilités d’aménagements sont infinies comme votre imagination et réorganiser l’architecture de son potager peut être une vraie partie de plaisir si on laisse s’exprimer sa créativité tout en tenant compte, comme toujours de son contexte et de ses objectifs 😉

Prenez donc un temps sur le mois de janvier, de vous pencher là-dessus pour améliorer votre « écosystème cultivé ». Vous pourrez ensuite mettre tout en place sur le mois de février pour être opérationnel, en mars avec l’arrivée du printemps !!

Planifier votre saison de culture

Même s’il y a plusieurs « écoles » plus ou moins strictes pour ce qui est de la planification potagère, tous les jardiniers expérimentés s’accorderont à dire qu’un minimum d’organisation de ses cultures à venir est indispensable pour aborder sereinement le début de saison et savoir quoi faire au bon moment !

Les mois de janvier, février sont donc une période idéale pour réfléchir tranquillement à ce que l’on va cultiver, via semis ou plants, à quel emplacement et quand ! Cette planification théorique spatiale et temporelle de la saison potagère sera plus ou moins fastidieuse selon le nombre de contraintes que vous choisirez d’adopter pour la réaliser : tiendrez-vous compte du calendrier lunaire ? Des associations de légumes ? Des rotations par rapport aux années précédentes, en fonction des familles de légumes ou de leurs besoins en nutriments ? Souhaitez-vous prévoir vos successions de cultures jusqu’à l’hiver suivant ou juste commencer par la saison printemps/été…

Tout cela dépendra de vous et nous ne verrons pas ici tous les cas de figure. Ce qui est sûr, c’est que plus vous vous mettrez de contraintes, plus votre planification sera un casse-tête chronophage. Donc, surtout pour les débutants, ne vous dégoûtez pas du potager avant même d’avoir commencé et gardez en tête le principe de permaculture « Commencer petit ». Vous pourrez, avec l’expérience, être plus à l’aise d’année en année pour tester de nouvelles choses et complexifier votre planification !

Pour commencer, prenez simplement le temps de vous questionner sur votre planification spatiale : de combien de surface de culture disposerez-vous cette saison ? Que souhaitez-vous cultiver ? En quelle quantité ? À partir de semis ou de plants ? En listant cela, vous aurez déjà une base de départ ! Puis vous ferez vos choix : allez-vous faire des rangs ou utiliser différemment l’espace  ? Souhaitez-vous porter une attention forte aux associations potagères ou simplement prendre en compte les plus reconnues au niveau des favorables comme des défavorables ? Souhaitez-vous organiser des rotations classiques ou pratiquer des mélanges d’espèces ?

Excepté pour les légumineuses, ne pas remettre au même endroit la même plante d’une année sur l’autre est une base incontournable du jardinage au potager me direz-vous, nous sommes bien d’accord, mais selon comment vous penserez votre potager et le niveau de diversité que vous y introduirez, cela ne sera pas forcément une obligation de planifier ces rotations. Pour exemple, Jean-Marie Lespinasse, auteur de l’excellent livre « Le jardin au naturel  », explique qu’au niveau des rotations de légumes, il est passé, avec l’expérience, de rotations classiques par rangs entiers à un tel mélange d’espèces variées sur ses ados qu’il est très peu probable qu’il remette la même plante au même endroit d’une année sur l’autre, il a donc fait le choix de ne plus tenir compte des rotations et de laisser faire !

jardinage potager buttes diversifiée

Butte potagère avec mélange de végétaux

Vous pourrez ensuite réfléchir à votre planification temporelle : en fonction de votre liste de plantes à cultiver, vous prévoirez lesquelles seront issues de semis en godet à l’intérieur, sous châssis chaud ou froid ou semis en place et vous pourrez en déduire quand vous approvisionner en graines pour commencer ses différents types de semis ! Vous pourrez aussi planifier quand introduire au potager vos 1ers plants issus de vos semis (ou d’achat ou de troc)… Vous tirerez de toutes ces réflexions un « calendrier » de vos activités potagères qui vous permettra de ne pas être pris au dépourvu quand la saison sera venue 🙂

Entretenir vos cultures déjà en place

Si votre potager ne contient pas encore de plantes vivaces, il est temps de réfléchir sérieusement à en introduire, car elles sont formidables par leur rusticité, leur générosité, par le peu d’entretien qu’elles nécessitent et souvent aussi par leur capacité à vous fournir une récolte tôt dans la saison ! Il serait donc dommage de s’en priver ! Un potager en permaculture peut d’ailleurs se faire presque intégralement avec des plantes pérennes et vivaces comme nous le proposons dans notre formation en ligne : Le potager 3P, mon Premier Potager Permanent.

Ainsi, si votre potager contient déjà des plantes vivaces restées en place tout l’hiver, celles-ci nécessiteront votre attention en fin d’hiver notamment pour retirer les diverses protections hivernales (mulch, voile d’hivernage, cloche de forçage…) dès que le temps le permettra (hors période de fort gel !). Toutefois, gardez vos protections à portée de main jusqu’au mois de mai, car il peut être nécessaire de les remettre ponctuellement lors d’épisodes de fortes gelées tardives (possibles jusqu’aux saints de glaces).

Il vous faudra ensuite prendre soin de vos vivaces en retirant les feuilles pourries, noircies ou abîmées pour éviter que ces phénomènes ne se propagent au printemps. La pourriture touche par exemple souvent les feuilles d’artichaut qu’il vous faudra enlever et vous pourrez aussi retirer le mulch au pied pour permettre à la terre de se réchauffer les jours bien ensoleillés.

Pour d’autres cultures, au lieu de moisissures, l’hiver causera des dessèchements, c’est le cas pour les fraisiers par exemple. Il vous faudra alors couper toutes les parties mortes afin de favoriser la pousse de nouvelles feuilles. Vous pourrez aussi en profiter pour sevrer les jeunes plants qui se sont développés sur les stolons si vous ne l’avez pas déjà fait à l’automne, ces simples gestes apporteront un bon coup de jeune à votre fraiseraie.

Enfin, vous pouvez, pour favoriser la reprise, apporter aux pieds de ces cultures du compost bien décomposé ou des purins adaptés comme le purin de consoude qui, apporté au sol, génère un véritable « appel de faune » en attirant énormément de macro-organismes du sol essentiels à sa fertilité (vers de terre, cloportes…) et augmente aussi par conséquent la présence de micro-organismes. Si vous souhaitez en apprendre plus sur les purins, nous vous conseillons le livre « Purin d’orties & Cie » qui vous sera d’une grande aide pour élaborer vous-même différents types de purins et ainsi prendre soin de vos plantes naturellement !

Préparer l’arrivée de vos futures cultures

Tout d’abord, en fin d’hiver, quand le soleil recommencera à prodiguer ses bienfaits et sa chaleur, vous pourrez commencer à enlever les épaisseurs de mulch que vous aviez installées en automne et en hiver afin que votre sol commence à se réchauffer. Ensuite, grâce à votre planification potagère réfléchie en amont, vous allez savoir où semer ou planter tel ou tel légumes, vous pouvez donc anticiper les endroits où seront présents les légumes les plus « gourmands » en nutriments et donc y apporter « à manger » via du compost bien mûr déposé en surface ! Vous pouvez aussi pratiquer par endroit du compostage de surface en mettant directement au jardin vos épluchures et autres déchets de cuisine, cela aura l’avantage d’attirer les limaces sur ces appétissants déchets à décomposer plutôt que sur vos jeunes pousses d’asperges par exemple !

Mettez aussi à profit le temps que vous avez encore pour vous procurer ou fabriquer les différents accessoires dont vous aurez besoin pour conduire vos prochaines cultures. Pensez à valoriser notamment la dimension verticale : fabriquez des treilles, des arches, des tuteurs ou toutes autres structures verticales de votre choix pour vos haricots, vos pois, vos cucurbitacées ou autres grimpantes que vous souhaiterez accueillir au potager…

Enfin, même s’il fait encore froid dehors vous pourrez, dès le mois de février, débuter vos premiers semis au chaud à l’intérieur (tomates, aubergines, piments, poivrons…) ce qui vous permettra de commencer la saison et donc les récoltes plus tôt !!

Bichonner vos outils

On dit souvent que « les bons outils font les bons ouvriers » et il est vrai que nous vous conseillerons plutôt d’acquérir des outils de qualité certes un peu plus chers au départ, mais tellement plus durables et efficaces dans le temps !!! Cependant, acheter de bons outils de jardin n’est pas suffisant, il faut aussi les entretenir et même carrément les bichonner pour prolonger leur durée de vie et leur efficacité. Pour commencer, en fin de saison de jardinage, comme normalement après chaque utilisation, vous devez avoir retiré la terre restée collée sur vos outils, mais peut-être vous êtes-vous arrêté à ça.

Alors l’hiver sera, là encore, une période idéale pour vous consacrer à un inventaire de vos outils, faire le point sur leur état général et procéder aux entretiens qui s’imposent :

  • Nettoyer au papier de verre très fin (pour ne pas rayer les surfaces) toutes les parties métalliques de vos outils pour en retirer la rouille qui se sera formée en surface.
  • Les aiguiser à l’aide d’une simple pierre à affûter pour les petits outils (sécateur, serpette…) ou une petite lime à fer pour le tranchant de votre pelle bêche et si le tranchant est très abîmé vous pouvez aussi utiliser une meuleuse à disque…
  • passer de l’huile de lin (ou autre huile végétale à votre disposition) sur toutes les parties métalliques préalablement nettoyées et affûtées, car cela empêchera la rouille de s’installer.
  • Huilez également tous les manches en bois (grelinette, fourche, pelle-bêche, serpes…) afin de les nourrir, les protéger de l’humidité et prolonger leur durée de vie
  • Si ce n’est pas déjà trop tard, au cas où vous l’auriez oublié, videz l’eau restée stagnante dans vos tuyaux d’arrosage, car le gel pourrait les faire exploser et les rendre inutilisables. Puis stockez-les enroulés pour former un ovale plutôt qu’un rond, car cela limitera, lors du déroulage, la formation de « pinces » (génératrice de fuites avec l’usure).

Puis rangez bien à l’abri des intempéries tous vos précieux matériels que vous serez bien contents de retrouver tous beaux tous propres au printemps prêts à être utilisés !!

Bonne préparation hivernale à tous !

Apprendre à jardiner de façon naturelle pour nourrir sa famille sans produits chimiques dans le respect du vivant.

« Le jardin Naturel »

Livre de Jean-Marie Lespinasse
224 pages, édité par Rouergue, dernière version sortie en 2013

Prix : environ 29 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque   |   Fnac

Purin d'orties & Cie

« Purin d’orties & Cie »

Livre de Bernard Bertrand, Jean-paul Collaert, Eric Petiot

128 pages, édité par Terran Editions, dernière version sortie en 2012

Prix : environ 15,50 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |   Decitre    |   Unithèque

Édité en 2016, retrouvez notre article sur ce livre en cliquant ici.
Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Légumes vivaces pour un potager perpétuel »

Des légumes toute l’année, un potager productif, peu d’entretien

Livre de Xavier Mathias
120 pages, édité par Rustica en mars 2016, collection Conseils d'expert.

Prix : environ 24,90 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre  |  Unithèque  |  Fnac

Etes-vous sûr d’avoir choisi le bon support de culture ?

Pour éviter les échecs, frustrations et pertes d’énergie inutiles, il est important d’avoir un support de culture réellement adapté à vos besoins, vos objectifs et votre contexte propre. Alors, avant de vous lancer au potager, mieux vaut être sûr d’avoir choisi le bon support. Pour cela, faites confiance à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ». Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
préparation, potager, hiver, jardinage, permaculture, entretien, plantes vivaces, pérennes, outils, jardin, aiguiser, affûter

#PreparationDuPotager #potager #jardinage #aFaireEnHiver #hiver #permaculture #PermacultureDesign #TravauxPotager #JardinPotager #PotagerPermaculture #JardinEcologique #JardinNaturel

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

Formation : création d’une mare ou d’un bassin naturaliste

Notions fondamentales pour la compréhension,  l’aménagement et la gestion des milieux aquatiques artificiels à vocation écologique, fonctionnelle ou ornementale.

Samedi 25 janvier et dimanche 26 janvier 2020
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

La gestion et la création des plans d’eau est une problématique majeure aujourd’hui, qui fait écho aux problématiques globales comme à celles beaucoup plus locales.  Ces lieux dont les vocations peuvent être multiples (loisir, écologie, ornement, aquaponie, rétention des eaux pluviales, etc.) sous soumis à toutes sortes de pressions particulières, qu’il s’agisse de la pollution, de l’érosion, de la survenue d’espèces invasives, de la fragilité des berges ou bien encore d’une loi-cadre sur l’eau très contraignante. Leur création peut être techniquement assez facile comme s’avérer un horrible cauchemar si on s’y prend mal.
Ce stage a pour objet d’améliorer la compréhension de ces milieux, et de donner les bases nécessaires avant de se lancer dans un projet de création, ou pour gérer des sites existants. Orienté dans le sens d’une gestion durable et écologique,  il sera étayé par des exemples concrets et comportera un important volet pratique.

Formation proposée par Eric Lenoir,
Eric Lenoir est paysagiste et pépiniériste dans l’Yonne, en Bourgogne, en plein cœur de la France.
Diplômé de l’Ecole Du Breuil, il s’est au fil du temps spécialisé dans les milieux sauvages et aquatiques, tout en ne perdant pas de vue sa formation initiale pour les jardins plus traditionnels. Passionné, très sensible à la notion d’écologie, il propose une approche à l’écart des sentiers battus, avec un regard résolument singulier.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Plantes aquatiques et de terrains humides et Créer simplement un bassin de jardin aux éditions Ulmer, ainsi que le Petit traité du jardin punk (Prix St Fiacre 2019) aux éditions Terre Vivante.

http://www.ericlenoirpaysagiste.com/

https://fr-fr.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7

Au programme :
Samedi :
9h00  Introduction théorique en salle

11h Prise de connaissance du site destiné à accueillir l’aménagement futur (Jardin Fruits Défendus), de celui à réhabiliter (Jardin Pouplier), expression des besoins et contraintes, découverte des matériaux.
 
12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h00 Reprise en salle pour débriefing et établissement d’un plan d’action préalable.
 
17h/17h30 Fin de journée


Dimanche (en fonction de la météo):
9h00 RDV sur le terrain (site défini la veille) avec outils, bottes et vêtements de travail pour mise en chantier pédagogique ou approfondissement des connaissances.

12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h Reprise du chantier
 
17h/17h30 Retour au bercail

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.
L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 80 euros pour les deux jours.
L’inscription et le paiement global sont obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00-17h30 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

Keyhole garden ou jardin en trou de serrure

Concept de petit jardin productif élaboré à la base par l’ONG « Send a cow » pour les climats africains arides, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure s’est exporté un peu partout sur la planète, notamment grâce au réseau des Incroyables Comestibles ! Économique en eau et autofertile, ce type de petit jardin ultra-productif a, en effet, de quoi séduire sous de nombreuses latitudes.

Le Keyhole garden : un concentré d’ingéniosité

Sorte de butte de culture, le keyhole garden est un support potager qui met en oeuvre, de manière ingénieuse, plusieurs principes de permaculture.

Un trou de serrure : une forme originale favorisant les effets de bordures

Comme toujours en permaculture, il n’y a pas qu’une seule et unique manière de construire un keyhole garden et chacun fera selon ses moyens, son contexte et les ressources qu’il a sur place !

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exemple de keyhole avec bordures faites de briques en terre cuite, réalisé en Ouganda par l’ONG Send a Cow. ©sendacow.org

Sa forme générale reste quand même une constante et c’est de là que l’ouvrage tire son nom de jardin en « trou de serrure » : il s’agit d’une butte de forme ronde dont le pourtour n’est pas fermé, laissant un passage (créant, vu du dessus, la forme d’un trou de serrure) pour pouvoir atteindre son centre.

C’est un support de culture qui favorise les effets de bordures et la création de microclimats propices à la biodiversité et aux plantes cultivées dessus.

En effet, un jardin en trou de serrure est généralement surélevé d’au moins 50 cm (voire plus, parfois jusqu’à 1,50m) grâce à des bordures solides, de préférence non maçonnées pour laisser passer les insectes auxiliaires dans les interstices de ces bordures. Elles peuvent être faites de pierres, de briques, de tuiles en terre cuite, de planches de bois, de pneus, de palettes, de bouteilles en verre…etc.

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exemple de keyhole avec bordures faites en branches de bois juxtaposées. ©concernusa.org

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exemple de keyhole avec bordures faites en pierres sèches. ©arpentnourricier.wordpress.com

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exemple de keyhole avec bordures en planches de bois.©Isabell Schulz – CC BY-SA 2.0

Le choix des matériaux pour ces bordures est à réfléchir par rapport à ce que vous avez sur place, mais aussi à votre contexte, car il aura un impact important sur la capacité de l’ensemble de l’ouvrage à capter et diffuser la chaleur du soleil dans la terre.

En effet, selon le niveau d’inertie thermique des matériaux utilisés, l’accumulation de chaleur et sa diffusion pendant la nuit varieront avec un impact non négligeable sur la levée des semis et la croissance des végétaux : plus de chaleur captée en journée, c’est une terre se réchauffant plus vite dans laquelle on peut planter plus tôt; c’est aussi plus de chaleur diffusée pendant la nuit et moins d’écarts de température entre le jour et la nuit offrant un milieu plus favorable aux végétaux !

Un composteur intégré pour le maintien de la fertilité

L’ingéniosité du keyhole garden tient notamment à son système central : un composteur intégré à la structure globale.

Placé au centre du cercle, il favorise les échanges entre l’espace de compostage et le substrat de plantation tout autour. Les vers de terre et autres décomposeurs du compost peuvent circuler librement entre le composteur central et le substrat, diffusant les nutriments dans l’ensemble du keyhole garden de façon lente et harmonieuse.

On accède au composteur par le passage fait dans le cercle formant le fameux trou de serrure et on peut ainsi l’alimenter facilement et régulièrement avec nos déchets de cuisine et autres matières organiques à disposition !

Un substrat de plantation inspiré de plusieurs techniques en permaculture

Autre point important rendant ce type de petits jardins en permaculture très productifs : un substrat de plantation qui retient bien l’eau et sera riche en nutriments, car on aura favorisé la diversité avec des mélanges de matières organiques variées !!

On pourrait résumer la constitution d’un substrat de Keyhole garden à un mélange entre plusieurs techniques de permaculture et notamment entre la technique de la culture en lasagne et celle de la butte façon Philip Forrer. Nous détaillons cela un peu plus bas dans cet article !

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exposition à but pédagogique d’un keyhole en coupe montrant sa constitution interne au niveau du composteur et du substrat de plantation. ©Isabell Schulz – CC BY-SA 2.0

 

Des cheminées d’humidification pour diffuser l’humidité au coeur du keyhole

Ce type de jardin ayant été conçu au départ pour des climats arides où l’eau est rare, ils ont été agrémentés de « cheminées d’humidification » pour capter au mieux la rosée du matin et lui permettre de descendre naturellement au fond du keyhole. Ces « cheminées » sont faites de fagots de branches en bois imputrescibles de préférence (châtaignier, acacia…), d’environ 3 cm de diamètre et suffisamment longues pour toucher le fond du keyhole garden et dépasser au-dessus de sa surface de terre d’au moins 20 cm. Vous en ajusterez donc la longueur selon la hauteur choisie pour votre keyhole garden.

Bien évidemment, selon la région dans laquelle on fait son jardin en trou de serrure, ces cheminées d’humidification ne seront pas forcément nécessaires ! En climat particulièrement humide, par exemple, on préférera s’en passer 😉 !

Comment faire un keyhole garden ou jardin en trou de serrure chez soi ?

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Composition et aspect général d’un keyhole garden à adapter à son contexte, ses objectifs et ses ressources disponibles sur place pour le construire et l’alimenter en compost.

Étape 1 : choisir l’emplacement de son keyhole garden

Le keyhole garden peut être assimilé à une culture sur butte permanente assez énergivore à créer et qu’on ne pourra pas déplacer facilement après installation. Il est donc primordial de bien réfléchir à son emplacement dans votre design global afin de le mettre en synergie avec les autres éléments de votre projet.

Parmi les différents outils fournis par la méthodologie de design en permaculture, une analyse des besoins et produits de cet élément keyhole garden pourra notamment être utile à votre réflexion pour trouver l’endroit où il sera le plus pertinent de le mettre pour vous ! C’est une étape qu’on vous conseille, par expérience, de ne pas bâcler, car de cela dépendra grandement l’efficacité de votre keyhole…

Par exemple, la pertinence du composteur central sera effective si celui-ci est régulièrement approvisionné en matières organiques et eau…ce type de jardin doit donc plutôt être situé sur un lieu de passage fréquent, dans une zone proche de là où seront produits les déchets organiques allant au composteur…

Étape 2 : matérialiser au sol l’emplacement et la forme de votre keyhole garden

Une fois votre emplacement défini, vous allez le matérialiser au sol. Délimitez le diamètre extérieur de votre choix (généralement entre 2,50 m et 3,50 m, mais peut être adapté selon vos besoins) et le rond central pour le composteur (de 50 cm à 1 m de diamètre selon le nombre de personnes amenées à déposer régulièrement des déchets de cuisine dans le composteur). Puis, marquez également au sol le passage permettant d’accéder au composteur central.

Étape 3 : Fabriquer la colonne qui formera le composteur central

Plusieurs techniques et matériaux sont envisageables pour créer le composteur central. Ce qu’il faut garder en tête, c’est que son pourtour, quel qu’il soit, doit permettre aux vers de terre, mais aussi aux insectes et autres décomposeurs de la matière organique de circuler sans entrave entre le composteur et le substrat du keyhole garden.

Si vous le faites en piquets de bois uniquement, choisissez un bois imputrescible type châtaignier pour une durée de vie plus longue de l’ouvrage ! Plantez vos piquets sur le pourtour matérialisé au sol pour le composteur en les espaçant de quelques centimètres entre eux. Vous veillerez à ce que ces piquets soient suffisamment grands pour dépasser au-dessus de votre keyhole une fois celui-ci achevé. Donc si vous prévoyez de surélever votre keyhole de 1m par exemple, utilisez des piquets d’au moins 1,30 m, ils dépasseront ainsi d’une trentaine de centimètres une fois votre jardin en trou de serrure terminé.

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Construction d’un keyhole: le composteur est en place au centre de l’emplacement choisi et les bordures sont délimitées par des pierres posées au sol. ©arpentnourricier.wordpress.com

Vous pouvez aussi utiliser du grillage type grillage à poule pour former cette colonne de compostage. Plantez alors juste quelques piquets sur le pourtour du composteur et entourez-les du grillage pour former la colonne.

On pourra prévoir un couvercle pour fermer ce composteur central afin de le protéger des intempéries en climat trop pluvieux ou de l’évaporation et de la lumière en climat aride par exemple. Cependant, il faudra alors penser à arroser ce compost de temps en temps pour le maintenir humide.

Étape 4 : Mettre en place les bordures extérieures du keyhole garden

En suivant les délimitations faites au sol à l’étape 2, construisez ensuite vos bordures de keyhole avec le ou les matériaux que vous aurez choisis : pierres sèches, briques, bois…sur la hauteur qui vous conviendra le mieux par rapport à vos objectifs et contextes.

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exemple de keyhole avec bordures en planches de bois dans le jardin partagé Le Nid du 12 (12ème arrondissement de Paris). Crédit photo : Nadine Charvier.

Inspiré de la permaculture, le keyhole garden ou jardin en trou de serrure est un support de cultures astucieux à la portée de tous !

Exemple de keyhole avec bordures faites d’un muret de pierres sèches taillées et composteur central formé avec un rouleau de canisse, réalisé par l’ONG Send a Cow. ©sendacow.org

Certains permaculteurs ajoutent aux bordures intérieures de leur keyhole un géotextile pour éviter la pousse d’adventices dans les bordures qui pourraient fragiliser l’ensemble. Cela nous semble facultatif, mais chacun fera selon sa sensibilité.

Étape 5 : Mettre le substrat à l’intérieur du jardin en trou de serrure

Une fois la bordure réalisée et le composteur en place, voici une des manières possibles pour remplir de substrat la future zone de plantation :

Comme pour une culture en lasagne, placez au sol une couche de carton pour occulter la lumière aux adventices en dessous et éviter qu’elles ne ressortent dans votre keyhole garden, surtout si vous le faites d’une hauteur assez faible.

En climat humide, pluvieux, on prévoira, au fond du keyhole, une épaisseur de cailloux pour servir de drain.

Comme le fait Philip Forrer, on peut mettre ensuite au fond du Keyhole des troncs d’arbres et grosses branches déjà en cours de décomposition, spongieux et humides.

Remplissez ensuite les vides d’air entre les morceaux de bois avec un mélange de matières vertes et brunes, si possible broyées pour pouvoir bien remplir les interstices entre les morceaux de bois. Vous pouvez utiliser pour cela de la tonte, de la sciure, du BRF (Bois Raméal Fragmenté), des feuilles mortes…

Bien tasser pour faire pénétrer ces matériaux broyés dans les trous et combler le maximum de vides.

Mettez, si vous en avez, une couche de fumier ou compost mûr, puis procédez à un empilement de différentes couches de matières organiques vertes et brunes, exactement comme vous le feriez avec une culture en lasagne, sans oublier de bien humidifier entre chaque couche et de saupoudrer un peu de cendre de bois pour enrichir le tout notamment en potassium et phosphore.

Enfin, terminez par une couche conséquente de terreau/terre végétale/compost qui permettra d’accueillir vos plantations et semis, recouverte d’une couche de mulch organique (paille, BRF, foin, tonte…) pour protéger le tout !

Étape 6 : Placer les « cheminées d’humidification »

Si votre climat, trop sec, nécessite l’installation de cheminées d’humification (fagots de rameaux de bois imputrescible), fractionnez mentalement l’espace de culture de votre keyhole en trois parties égales et plantez une cheminée d’humidification au centre de chacune de ces parties. Une fois installée, votre « cheminée » doit toucher le fond du keyhole et dépasser d’au moins 20 cm au-dessus de la terre.

Et maintenant, à vous de jouer ! Mais n’oubliez pas, avant tout observez votre environnement, analysez votre contexte et ne vous lancez pas à l’aveuglette dans ce type de support de culture, certes très intéressants, mais à ne pas placer à la légère dans un design de permaculture !

 

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

Le jardin en trou de serrure vous intéresse ? Mais est-ce un support de culture réellement adapté à vos besoins et contextes ?? Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal », gagnez du temps pour trouver facilement quel support de culture vous correspond le mieux en profitant de nos années d’expertise et travaux de recherches sur les buttes de permaculture ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
Philip Forrer, Butte Philip Forrer, Aiguilles de pin permaculture,
#PermacultureDesign #Permaculture #CultureSurButte #ButteDePermaculture #ButteDeCulture #Butte

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

La butte Philip Forrer : une technique atypique

Parmi les différentes façons de faire une butte en permaculture, certains exemples et certaines « recettes » retiennent tout particulièrement l’attention de par leurs résultats et productivité extraordinaires ! C’est typiquement le cas de la butte façon Philip Forrer qui fait un pied de nez à plusieurs principes agronomiques établis en intégrant dans la composition de ces buttes des éléments dont on dit généralement qu’ils sont mauvais pour le sol…

Philip Forrer : un jardinier aux pieds nus remarquable

Philip Forrer est un personnage hors norme dont l’expérience empirique en terme de jardinage force le respect. Il existe plusieurs vidéos et interviews de ce jardinier aux pieds nus, connecté à sa terre, qui montrent un homme simple, plein de bon sens, qui a su observer la nature, son sol, la vie qu’il héberge, comprenant très tôt qu’il était totalement contre-productif et même destructeur d’utiliser des produits chimiques, des engrais et de travailler le sol de son jardin. 

L’excentricité du personnage qu’on peut souvent voir en vidéo se balader en slip dans son jardin tel un Adam moderne dans son Eden, tranche avec l’image habituelle du jardinier et marque les esprits au point que Philip Forrer est devenu, avec l’engouement grandissant autour de la permaculture, un modèle à suivre, prônant entre autres le non-agir et la confiance en l’abondance naturelle ! 

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Philip Forrer dans son jardin d’abondance, filmé en 2011 par Franck Nathié de l’association La forêt nourricière. ©La Forêt nourricière

Une corne d’abondance : le jardin du Graal

La renommée de Philip Forrer vient notamment des récoltes extraordinaires issues de son jardin avec des légumes aux proportions incroyables, presque surréalistes : des radis et des betteraves de 5kg, des choux-fleurs de 40cm de diamètre, des pommes de terre de plus de 500g…en plus d’une abondance naturelle et une biodiversité étonnante !

Son jardin, appelé le jardin du Graal, se situe dans l’Aude à 620m d’altitude, exposé plein sud et s’étend sur seulement 600m2 d’une abondance végétale époustouflante.

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Couverture du DVD sur le jardin de Philip Forrer disponible à la vente sur le site de l’association La forêt nourricière. ©La Forêt Nourricière

Si vous souhaitez découvrir ce jardin extraordinaire plus en détail, un film de 58 min, réalisé en 2011 par Franck Nathié, est disponible à la vente sur le site de l’association La Forêt Nourricière.

Le jardin de Philip Forrer : un joyeux mélange de permaculture, éléctroculture et agroforesterie !

Philip Forrer est un permaculteur qui s’ignore, tout simplement car par ses observations, son amour de la terre qu’il foule de ses pieds nus et son bon sens, il applique des principes que l’on retrouve dans le concept de permaculture. Donc, même si lui-même ne se revendique pas permaculteur, il met bel et bien ce concept en pratique dans son jardin avec un naturel et une simplicité réjouissante.

C’est aussi un praticien convaincu de l’électro-culture qu’il pratique dans certaines de ces buttes de culture en les entourant de grillage en fil de fer galvanisé (enterré dans le sol à au moins 30cm de profondeur) et en plantant au milieu de ces buttes de long tubes de cuivre d’environ 2,5m (tuyau pour canalisation) terminé, en haut, par des fils de zinc ou de fer galvanisés pour former une antenne. Il crée ainsi un petit courant électrique entre le haut du piquet qui capte l’énergie électropositive de l’air et le sol. Philip Forrer affirme que ce courant, pouvant atteindre les 1,5V profite aux plantes. Il semblerait en effet, qu’une augmentation de la tension dans le sol augmente l’activité biologique de certaines bactéries et micro-organismes du sol.

Philip a, pour sa part, constaté des développements de légumes deux fois supérieurs aux autres dans ces buttes en électro-culture ! Chez PermacultureDesign, nous avons fait, par le passé, des essais de buttes en électro-cultures qui n’ont pas été concluants pour diverses raisons. On ne pratique plus aujourd’hui ce type d’installation en électro-culture mais cela reste un domaine intéressant à explorer ! Si cela vous tente et que vous le faites, n’hésitez pas à nous partager vos observations et avis sur la question en commentaire !!

Les arbres, enfin, sont très présents dans le jardin du Graal et contribuent notamment à la fertilité de l’ensemble, sans être, à proprement parlé, un jardin en agroforesterie classique !

Des buttes de cultures luxuriantes avec aiguilles de pins, laurier cerise et bois pourri !

Comme l’explique Philip Forrer dans une vidéo qu’il a réalisée avec un de ses amis Chris Lunch (à retrouver en fin d’article), tous les bois sont bons pour nourrir la terre et ses habitants et créer l’environnement idéal pour un « jardinage d’abondance » comme il se plait à le dire: naturel, sans traitement chimique, sans engrais, sans travail du sol et même sans arrosage (hormis sur les semis et repiquage de plants) !

Un peu comme pour la culture en lasagne, la butte Philip Forrer va être constituée de différentes couches de matériaux dont certains sont étonnants et très inhabituels. La confection d’une butte façon Philip Forrer va, en effet, à l’encontre de plusieurs principes agronomiques établis ! 

Une butte de culture à la Philip Forrer inclut du bois pourri enfoui !

Comme matière de base, à l’intérieur de ses buttes, Philip Forrer utilise des troncs d’arbres pourris qu’il récupère en forêt en se moquant bien de savoir s’il s’agit de troncs de résineux ou pas…pour lui, ce sont « des trésors » qu’il sélectionne plutôt à l’odeur et au touché : il choisit ainsi des troncs déjà en cours de décomposition, humides, spongieux qui « sentent bon » la forêt !

Ces troncs spongieux sont déposés en fond de butte, légèrement en dessous de la surface du sol; puis tassés à la masse afin de minimiser les espaces vides entres les troncs qui seraient néfastes pour les racines des végétaux.

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Les troncs de bois en cours de décomposition doivent être bien tassés à la masse en fond de butte pour combler au maximum les espaces vides entre les troncs.

Les « vides » restants sont aussi compensés par des ajouts de matières organiques diverses mélangeant des tontes à des branchage ou du broyat de bois divers, le tout tassé en marchant bien dessus, toujours pieds nus évidemment ;).

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Pour encore mieux combler les trous entre les morceaux de bois, on ajoute un mélange de bois broyé et de tonte qu’on tasse bien.

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Pour tasser les matières organiques entre les troncs de sa butte comme pour toutes les activités au jardin, Philip Forrer conseille d’être pieds nus pour se sentir bien, connecté à son jardin ! Image extraite du film de Philip Forrer et son ami Chris Lunch intitulé « Le jardin du Graal ».

Le simple fait d’enfouir des matières organiques sous de la terre est très controversé en agronomie et même très mauvais selon certains spécialistes des sols à commencer par les éminents spécialistes que sont Lydia et Claude Bourguignon dont un des principaux conseils pour favoriser la vie du sol est de ne pas enfouir de matières organiques !!

Mais alors, nous direz-vous, à quel saint se vouer ?? Au saint Contexte bien sûr ! 😉  En permaculture, chacun doit faire ses choix selon son contexte et dans ce cas là, notamment son contexte de sol et son climat (pluviométrie). En cas de sol lourd, très argileux, subissant régulièrement des hydromorphismes par des saturations en eau, il est fort probable qu’appliquer la méthode Philip Forrer avec le bois enfouis, même s’il est en cours de décomposition, ne soit pas pertinente si on n’a pas pratiqué en amont sur la zone voulue, pendant plusieurs mois, une couverture épaisse du sol pour ramener de la vie ! Cette méthode risque en effet d’accentuer les problèmes d’hydromorphismes néfastes aux plantes entrainant des asphyxies et pourrissements de racines !

N’importe quel bois est bon selon Philip Forrer !

Selon Philip Forrer, il n’y a pas lieu de faire une sélection particulière sur le bois qu’on peut utiliser en broyat dans ces buttes. Ainsi, il n’hésite pas à y inclure des résineux (pins, sapin…) ou des plantes réputées toxiques comme le laurier cerise par exemple dont on déconseille habituellement l’utilisation en paillage potager car il contient du cyanure. Pour Philip, n’importe quel bois peut être utilisé en broyat pour combler les vides entre les troncs spongieux formant la base de sa butte ou pour couvrir sa butte. Cela constituera pour certains une hérésie scientifique !

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Pour ses mélanges de bois broyés, Philip Forrer considère que tous les bois sont bons, même le laurier cerise qu’il utilise abondamment depuis des années sans aucun soucis ! Image extraite du film de Philip Forrer et son ami Chris Lunch intitulé « Le jardin du Graal ».

Pourtant, l’expérience empirique de Philip Forrer sur des décennies de pratiques, montre bien que, dans son contexte, avec une très grande diversité de végétaux et de vie du sol, il n’y a aucun impact négatif sur ces cultures à utiliser ce type de bois broyé…bien au contraire vu la luxuriance de son jardin !

 

Un mulch à base d’aiguille de pins, tonte et bois broyés divers !!

En permaculture, on essaye de minimiser les intrants et d’utiliser les ressources biologiques locales. C’est ce que fait Philip Forrer instinctivement en choisissant d’utiliser comme matériaux pour son mulch les ressources présentes sur son site parmi lesquelles on trouve notamment les aiguilles de pins qu’il intègre généreusement à de l’herbe tondue et du bois broyé pour former un épais mulch protecteur sur le dessus de ses buttes de culture.

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Pour la couche finale de mulch sur ses buttes, Philip Forrer utilise un mélange de tonte, de bois broyé et d’aiguilles de pins. Image extraite du film de Philip Forrer et son ami Chris Lunch intitulé « Le jardin du Graal ».

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Pour la couche finale de mulch sur ses buttes, Philip Forrer rajoute une généreuse quantité d’aiguilles de pins récoltées sur place qui sont un met de choix, selon lui, pour les vers de terre. Image extraite du film de Philip Forrer et son ami Chris Lunch intitulé « Le jardin du Graal ».

En jardinage classique, il est assez répandu de dire que les aiguilles de pins acidifient trop fortement les sols pour être utilisées en paillage. On les déconseille donc le plus souvent. Cependant Philip, lui, ne s’en prive pas et pour lui, ça fonctionne vraiment très bien !

Une recette de butte de culture applicable partout ??

La réponse est « non ». La réussite remarquable de Philip Forrer ne signifie pas qu’en appliquant aveuglement sa recette telle quelle, cela fonctionnera immédiatement chez vous !! Cela demandera quand même de réunir les conditions adéquates comme une terre fertile et grumeleuse (résultat d’années de jardinage sans travail du sol, sans engrais, sans pesticides…) riche en microfaune, et micro-organismes, une bonne humidité dans la butte (sans excès), de la variété dans les apports de matières organiques (aiguilles de pin, bois de résineux et autre laurier cerise certes mais aussi tonte diverses, déchets de cuisine en surface, autres types de bois, plantes sauvages coupées et déposées…)  !

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Après avoir bien tassé les troncs en décomposition avec le mélange de tonte et bois broyé, on recouvre l’ensemble avec la terre qu’on avait extraite pour faire le trou de départ de la butte, sur une épaisseur minimum de 20 cm.

Comme toute culture sur butte, elle possède ses avantages et ses inconvénients mais il n’empêche que l’exemple est très inspirant et donnera envie aux plus intrépides de tester la recette et c’est tant mieux car, après tout, rien ne remplace l’expérimentation dans son contexte. 

Attention, quand même, à y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans ce type de réalisation assez énergivore à mettre en place, notamment, comme nous le disions un peu plus haut, pour les contextes avec forte pluviométrie et sols lourds, engorgés en eau ou pour les sols hébergeant peu de vie suite par exemple à de mauvaises pratiques culturales anciennes (labours, pesticides, engrais…) !!

Pour finir, cela sera pertinent si vous avez ce type de ressources en local, sur votre site ou à proximité immédiate car faire venir de plus loin des aiguilles de pins ou du laurier cerise pour tester la butte façon Philip Forrer serait vraiment un non-sens !!

La butte de culture Philip Forrer est une technique de permaculture atypique utilisant des troncs de résineux, du bois broyé et des aiguilles de pin.

Touche finale en cours de réalisation pour former une couche de mulch qui doit faire entre 20 et 30 cm. Si on ne peut pas trouver d’aiguilles de pins localement, on peut compenser en mettant un peu plus de bois broyé et autres feuilles mortes ;).

On attend vos éventuels retours d’expériences sur les buttes façon Philip Forrer en commentaires 😉

Vidéo sur la méthode de Philip Forrer pour créer une butte de culture :

Pour voir ou revoir la vidéo sur la réalisation d’une butte de culture par Philip Forrer lui-même plus d’autres conseils éclairés du jardinier aux pieds nus, c’est ici :

Trouvez rapidement quel type de butte vous conviendrait le mieux !

La technique de Philip Forrer conviendrait-elle chez vous ?? Grâce à notre formation en ligne « Choisissez votre support de culture idéal », gagnez du temps pour trouver facilement quel support de culture vous correspond le mieux en profitant de nos années d’expertise et travaux de recherches sur les buttes de permaculture ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Vous souhaitez produire tout ou partie de votre alimentation en la cultivant vous-même ? Faire des buttes ne sera pas forcément une bonne idée dans votre cas. Trouvez le support de culture le plus adapté à votre contexte et vos objectifs de production grâce à notre formation vidéo en ligne « Choisissez votre support de culture idéal ».

Mots clés
Philip Forrer, Butte Philip Forrer, Aiguilles de pin permaculture,
#PermacultureDesign #Permaculture #CultureSurButte #ButteDePermaculture #ButteDeCulture #Butte

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

Permaculture et construction naturelle : la terre crue de A à Z

Une importante partie du sous-sol français est composé de terre argileuse, une aubaine en permaculture, car il s’agit d’un des meilleurs matériaux de construction, durable et naturel.

La terre est composée de sable, de limons et d’argile. Il faut généralement creuser à 20 ou 30 cm de la surface, sous la terre végétale, pour trouver de la terre utile à la construction.

On note la différence de terre par un changement de couleur net. Pour faire une analyse basique de la terre dont on dispose, on peut faire le fameux « test du bocal ». On prend un bocal, on le remplit d’un tiers de terre et on complète avec de l’eau. On le mélange, puis on laisse reposer environ une heure. Une fois que tout s’est déposé au fond, on remue de nouveau et on laisse reposer environ une nuit, ce qui permet d’avoir une analyse un peu plus précise.

Vous trouverez, à la fin de cet article, une fiche technique PDF gratuite à télécharger qui vous expliquera pas à pas comment effectuer votre test de sol et comment le lire correctement pour déterminer la structure de votre terre.

La première couche qui se dépose au fond du bocal est le sable (il peut y avoir une seule couche de sable ou deux, s’il y a deux épaisseurs de grains), la seconde correspond au limon (parfois en petite quantité qui ne se voit pas dans le bocal) et la dernière couche à se déposer est celle d’argile. C’est par rapport au pourcentage d’argile dans une terre que l’on définit ses caractéristiques (riche en argile ou non).

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Lecture des différentes couches de terre après un simple « test du bocal ».

Le taux d’argile dans une terre va donner la technique la plus adaptée à utiliser, car toutes les terres ne sont pas adaptées à toutes les techniques. Cela dit, les terres peuvent être modifiées. Si une terre est trop argileuse, on peut y ajouter du sable. Si elle est trop sableuse, on y ajoute un liant (chaux).

Pour stocker la terre, le mieux est de la mettre sous un toit avec des courants d’air (un hangar). Par contre, il vaut mieux éviter de la laisser sous une bâche, car elle se transforme vite en boue à cause de la condensation.

Le mélange eau et terre tamisée très liquide s’appelle la « barbotine ».

Les techniques de construction en terre crue : la bauge

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Construction d’un mur en terre crue avec la technique de la bauge.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple de maison traditionnelle construite en terre crue en Basse Normandie. © Pascal Corbierre – SRI Basse-Normandie

En France, la technique de la bauge se retrouve traditionnellement en Normandie.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 20 à 30 % au moins. À plus de 50 ou 60 % d’argile, la terre se casse au séchage.
La terre doit être boueuse lorsqu’on l’utilise. On la jette au niveau du mur et on ne tasse pas (impossible, car elle est boueuse). On monte le mur sur environ 80 cm, puis on le recouvre d’une couche de branches. On laisse sécher et on recommence jusqu’à arriver en haut. La bauge peut être fibrée en y ajoutant de la paille.

Les techniques de construction en terre crue : l’adobe

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Briques d’adobe de différentes tailles : Petites briques retournées après 2 jours de séchage avec leurs moules en bois et grosses briques pas suffisamment sèches.

La technique de l’adobe est d’origine arabe.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 20 à 30 %. Elle se travaille à l’état « plastique », c’est-à-dire avec de l’eau.
Une brique d’adobe est une brique de terre moulée dans un moule en bois à la main et séchée à l’air quelques jours.

Le séchage est déconseillé en plein soleil, car les briques ont tendance à se fendre.

Aujourd’hui, on rajoute de la paille à la préparation ce qui amène de l’isolation en plus, ce qui n’était pas le cas traditionnellement. Cela demande donc une terre avec un taux d’argile plus important. La proportion du mélange est d’environ 60 litres de terre pour 10 litres de paille.


Une brique d’adobe standard fait 43 x 28 x 5 à 10 cm. Mais toutes les tailles sont possibles, à partir de 16 cm de long.
On fabrique les briques d’adobe sur un terrain plat. Mieux vaut ajouter une couche de sable pour que les briques ne se collent pas au sol. On les fabrique généralement de mai à juillet, car il leur faut un mois de séchage.


Mais après seulement 4 ou 5 jours, on les redresse pour que l’air circule. On doit sabler le moule pour qu’il ne colle pas, mettre la terre à l’intérieur et tasser les coins. Puis avec un bâton rond que l’on fait rouler dessus, on égalise la surface de la brique. On démoule alors aussitôt avant de laver le moule immédiatement dans la foulée.

Après 2 semaines, on peut les entasser selon une disposition précise avant de les bâcher pour les protéger de la pluie.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Ziggourat de Tchoga Zanbil en Iran construite vers 1250 av. J.-C. avec la technique ancestrale de la brique d’adobe. © CRATerre – ENSAG

Pour la mise en œuvre des briques, il faut les tremper dans l’eau avant de les poser si elles sont trop sèches. Le mortier est composé uniquement de terre (un peu moins argileuse que celle utilisée pour les briques), sauf sur les premières rangées où il vaut mieux le réaliser en chaux pour éviter les remontées capillaires. Il s’applique à la main, sans aucun matériel.

La proportion du mélange pour le mortier, avec une terre contenant au moins 25 % d’argile, est d’environ 2 volumes de sable pour un volume de terre. Pour les parois intérieures, il est intéressant de remplacer les deux premières rangées par des briques de terre cuite pour éviter les problèmes avec la serpillière, tout en remplaçant les plinthes.
Pour répartir les forces de la charpente, il faut installer des poutres sablières au sommet des murs.

Les techniques de construction en terre crue : le pisé

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Illustration du montage d’un mur en pisé avec la banche.

Le pisé se trouve traditionnellement en Picardie, dans le Poitou, le Lyonnais, en Rhône-Alpes, vers Clermont-Ferrand, dans le Gers, en Midi-Pyrénées et dans le Maghreb.

Le taux d’argile dans la terre doit être de 10 à 15 % : elle ne doit pas être trop riche. Il peut y avoir des cailloux jusqu’à 5 cm de diamètre dans la terre, ce qui est avantageux, car plus la terre est fine, moins il y a de résistance mécanique. L’épaisseur d’un mur est de minimum 60 à 70 cm pour que ça ne s’écroule pas et peut aller jusqu’à 2,20 m (exemple d’une forteresse vu en Midi-Pyrénées). Il se travaille selon une technique « sèche » : on a besoin de très peu d’eau. La mise en œuvre se fait avec des coffrages traditionnellement en bois que l’on appelle des banches qui mesurent en général 2 m de long sur 50 à 60 cm de haut.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple de rendu d’un mur construit avec la technique du pisé.

La terre peut être utilisée sans être préalablement brassée, sachant qu’il lui faut un taux d’humidité de 14 à 15 %. Elle est ensuite tassée à l’intérieur des banches grâce à une « dame » aussi appelée « pisoir » ou « pisou » en commençant par les bords. Il existe plusieurs formats de « pisoirs » selon ce que l’on tasse : les bords ou l’intérieur du mur. En général, on met une couche de 15 cm de terre que l’on tasse jusqu’à qu’elle n’en fasse plus que 10. La mise en place des banches se fait en quinconce. La deuxième rangée s’accroche à la première qui, une fois la terre arrivée suffisamment haut, s’enlève pour être installée en troisième position, et ainsi de suite… Les banches peuvent être enlevées immédiatement.
La densité du pisé est d’environ 1,2 à 1,3.

En général, on n’applique pas d’enduit sur le pisé, car il est très solide grâce à la présence de gros cailloux. C’est aussi très beau, car les strates peuvent être marquées.

Les techniques de construction en terre crue : le torchis

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple de rendu d’un mur construit en torchis en formant des boules – © Florival fr CC BY-SA 3.0

Le taux d’argile dans la terre doit être d’au moins 20 % (un peu comme l’adobe). Le torchis se fixe sur une ossature bois (colombage) plutôt en mélèze ou douglas. C’est un mélange de terre et de paille (tiges longues). Comme les tiges sont longues, le mélange est difficile à brasser. On le prépare donc en superposant différentes couches de terre puis de paille (imprégnée d’eau), en terminant par l’eau. On le brasse ensuite soit à la fourche, soit en le piétinant, soit en le faisant piétiner par des animaux.

L’épaisseur minimale d’une cloison est d’environ 10 cm. La réalisation d’un torchis sera préférable au printemps ou en automne, quand la température est la plus adéquate.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Mur en torchis en cours de réalisation qui laisse voir les tiges de bois obliques entre les poteaux de l’ossature bois principale. © Florival fr CC BY-SA 3.0

Entre chaque poteau de bois, on fixe des tiges obliques qui serviront de soutien au mélange terre-paille. On forme alors des « boudins » de ce mélange que l’on coince entre les tiges, en partant du bas, et dans la direction opposée aux tiges, afin de permettre une meilleure fixation du remplissage dans son ensemble. Il est conseillé ensuite de marquer la terre du bout des doigts afin d’y créer une accroche pour l’enduit qui viendra dessus.
Le séchage dure ensuite 2 à 3 mois. À l’origine, l’enduit que l’on réalisait recouvrait également le bois afin de le protéger.

Les techniques de construction en terre crue : la brique de terre compressée

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemples de brique de terre compressée de différentes tailles.

Il existe deux sortes de briques : la Brique de Terre Compressée (BTC) et la Brique de Terre Compressée Stabilisée (BTCS).

La BTC se trouve principalement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
C’est une technique récente que l’on rencontre surtout sur des projets humanitaires, car les organismes financent les machines utiles à la fabrication des briques.

Le taux d’argile dans la terre doit être de 15 à 20 %. Il peut y avoir des cailloux jusqu’à 1,5 cm de diamètre dans la terre.

Pour la BTCS, on stabilise en général à 3 ou 4 % de chaux hydraulique ou de ciment. La proportion du mélange avec une terre à 25 % d’argile est donc d’environ 80 kg de terre et 20 kg de sable pour 4 kg de ciment.

Les dimensions de briques que l’on trouve le plus fréquemment sont :
– 29,5 x 14 x 9,5 : 8 kg la brique pour 33 briques au m² ;
– 22 x 10,5 x 6,8 : 4 kg la brique pour 50 briques au m² ;
– 30 x 20 x 10 : 13 kg la brique pour 26 brique au m².

La compression moyenne d’une brique est d’environ 25 kg/cm². Sa densité est d’environ 1,9. Contrairement à la BTC, la BTCS contient un stabilisant, un liant : de la chaux ou du ciment.
L’avantage de la BTC comme de la BTCS est que, pour les mêmes caractéristiques que les autres techniques, on réduit considérablement les épaisseurs de mur. La BTCS est moins fragile, plus dure que la BTC. La fabrication des BTC se fait à l’aide d’une machine spécifique.

Avec la compression des briques, 2 m³ de terre se transforme en 1 m³ de BTC. Pour les BTC,on peut les mettre en place tout de suite, même s’il est préférable de les laisser sécher quelques jours pour ne pas abîmer les angles, car une
BTC est assez fragile.

Pour les BTCS, on les stocke, empilées et bâchées, sur des palettes. On réalise alors une « cure humide » : on arrose les briques tous les 2-3 jours pendant un temps plus ou moins long selon le liant utilisé :
– pendant 6 semaines pour la chaux hydraulique,
– pendant 2 semaines pour le ciment.
Puis le séchage dure entre 2 et 6 mois (sans les bâches). La fabrication des briques à la chaux ou au ciment est déconseillée en été, car il fait trop chaud et il est alors difficile de réaliser correctement la cure humide.

Un mur porteur doit faire au minimum 20 cm de largeur.Avant de les poser, il faut mouiller les briques afin qu’elles se collent plus facilement. Le mortier peut se faire à la terre ou à la chaux. Mais le joint final se fait toujours à la terre pour un aspect esthétique, car les BTC ou BTCS sont rarement enduites. Dans ce cas, il est intéressant de passer (au pinceau) une cire d’abeille incolore pour protéger des poussières.

Pour faire les joints, il est conseillé de laisser dépasser le mortier lors de la pose. Puis à l’aide d’une truelle, on gratte ce qui dépasse. Pour terminer, avec d’une éponge, on régularise les surfaces pour rendre homogène les joints.
La BTC (ou BTCS) a l’avantage de permettre de nombreuses formes : niches, arcs, frises…
Tout comme pour l’adobe, mieux vaut remplacer les premières rangées par des briques de terre cuite.

Les techniques de construction en terre crue : le damier

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Mur réalisé avec la technique du damier qui alterne des blocs de terre et des galets.

Le damier est une technique importée d’Italie, de la région des Abruzzes. On en trouve dans le sud du Gers.
C’est une alternance de blocs de terre et de gros galets qui donne un rendu particulièrement esthétique et original.

Les techniques de construction en terre crue : le terre-paille

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple d’un mur construit en terre-paille avec une ossature en bois.

La technique terre-paille est une technique moderne réalisée sur une ossature en bois.
Le mélange utilisé comprend plus de paille que dans le torchis. Pour le préparer, on tamise la terre à 1,5 cm, puis on la jette dans la bétonnière avec de l’eau. Il est important de toujours remuer pour que l’argile reste en suspension.

On sort la boue que l’on met dans une remorque dans laquelle on rajoute la paille imprégnée d’eau.

On laisse alors le mélange s’imprégner une nuit avant de l’utiliser. Il faut faire un coffrage entre les poteaux d’ossature et y tasser la terre-paille. Puis les banches sont retirées immédiatement. L’intervalle entre les poteaux peut être plus grand que dans le torchis et, comme on n’installe pas de tiges en bois, on utilise beaucoup moins de bois.

La largeur moyenne d’un mur est de 28 cm pour un poids de 200 à 300 kg/m³.

Voilà un bel aperçu des différentes techniques possibles pour construire en terre crue, alors pensez-y pour vos projets d’écoconstruction !!

Et pour vous former à l’écoconstruction, nous proposons des formations sur site sur ce thème, alors n’hésitez pas à consulter notre calendrier des formations pour en savoir plus !

À bientôt.

L’équipe de PermacultureDesign

Fascicule des conditions de levée de dormance des plantes bio-indicatrices

Traité de construction en terre

Hubert Guillaud
355 pages, édité par Parenthèses Editions en 2006.

Prix : environ 38 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |    Decitre     |    Fnac

Fascicule des conditions de levée de dormance des plantes bio-indicatrices

Manuel de construction écologique

Clarke Snell, Tim Callahan
360 pages, édité par La Plage en 2006.

Prix : environ 35 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon    |    Unithèque

Testez vous-même la texture de votre sol !

Téléchargez gratuitement notre fiche technique pour apprendre à déterminer vous-même, facilement, la texture de votre sol en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Tester facilement votre sol

Cette fiche gratuite vous indiquera comment analyser de façon simple et empirique les principales composantes minérales de votre sol. Connaître votre sol sera une des clés pour mettre en place des stratégies et techniques permacoles véritablement adaptées à votre contexte.

Mots clés
construction, terre crue, technique, terre, écoconstruction, écoconstruire, construire, bâtir, fabriquer, torchis, bauge, pisé, adobe, brique de terre compressée, damier, terre paille, naturelle, paille, argile, limon, sable, pierre, brique, bâtiment, maison, abri, isolation, mur, banche, coffrage, formation, permaculture, design, permacultureDesign

#PermacultureDesign #Permaculture #ConstruireEnTerreCrue #EcoConstruction #ConstructionNaturelle #StrategiesEtTechniques #Torchis #Bauge #Pise #TerrePaille #FormationEcoconstruction

Sur le même thème

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à nos ressources

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

Bulletin Permaculture Calvados -Pays d’Auge et environs

2019_Oct_Bulletin_page001Tags:  Brin de Paille Normandie, corres, normandie Del.icio.us Facebook TweetThis Digg StumbleUpon Comments:  0 (Zero), Be the first to leave a reply!You might be interested in this:    Brin de Paille prend son […]

Tags:  , ,

Del.icio.us
Facebook
TweetThis
Digg
StumbleUpon



Copyright © Brin de paille [Bulletin Permaculture Calvados -Pays d'Auge et environs], All Right Reserved. 2020.

Situs Judi Slot Online Terpercaya

Cara memilih sebuah situs judi slot online yang aman dan terpercaya itu memang tidak banyak diketahui oleh banyak pemain judi online.

Padahal, ketika memilih situs judi yang aman dan terpercaya merupakan hal utama yang wajib dilakukan sebelum bermain judi slot online.

Situs Judi Slot Online Terpercaya

Lalu, cara apa saja yang mesti dilakukan oleh para pemain untuk bisa memilih situs judi slot aman dan terpercaya untuk berjudi?

Memiliki Fitur Canggih dan Terkini

Cara pertama yang bisa Anda gunakan sebagai pemain dalam memilih situs judi slot aman dan terpercaya yaitu dengan melihat fitur yang disediakan oleh situs itu sendiri.

Untuk bisa melihat fitur yang disediakan tersebut, maka pemain tidak perlu mendaftar terlebih dahulu.

Sebab biasanya situs judi slot online itu memberikan pada calon anggotanya untuk mencoba beberapa jenis permainan dengan gratis.

Dengan memanfaatkan permainan gratis tersebut, maka pemain bisa menilai apakah fitur yang diberikan sekiranya bisa mendukung pemain dalam bermain judi online atau tidak.

Tersedia Banyak Permainan Judi Slot

Bila Anda sebagai pemain sudah yakin bahwa situs judi slot online terpercaya tersebut bisa memberikan fitur yang canggih dan terkini yang akan membantu pemain dalam berjudi.

Maka cara kedua yang bisa Anda lakukan yaitu melihat jenis permainan judi slot apa saja yang ditawarkan oleh situs judi slot online tersebut.

Jika situs judi slot online tersebut telah memberikan variasi permainan judi slot online yang lengkap dari dalam hingga luar negeri.

Atau minimal, situs judi slot  online tersebut juga mempunyai salah satu jenis permainan judi yang bisa dikuasai oleh pemain.

Maka Anda sebagai pemain bisa mempertimbangkan untuk berjudi di situs judi online tersebut.

Akan tetapi bila sebaliknya, maka pemain bisa memilih situs judi online lainnya yang bisa lebih lengkap.

Memberikan Batasan Nominal yang Wajar

Cara memilih situs judi online terpercaya selanjutnya yaitu dengan melihat nominal yang diterapkan oleh situs judi online tersebut yang mesti Anda sebagai pemain patuhi dalam melakukan deposit maupun penarikan.

Beberapa situs judi slot online memang akan memberikan batasan nominal yang cukup rendah jika dibandingkan dengan situs judi slot online lainnya.

Akan tetapi banyak juga dari situs judi online yang memberikan batasan nominal cukup tinggi sehingga lebih terkesan tidak wajar.

Dapat Dimainkan secara Mobile

Cara berikutnya yang bisa dijadikan patokan dalam memilih situs judi slot online terpercaya yaitu melihat dukungan mobile situs itu sendiri.

Dukungan mobile ( Contoh : APK Joker123 Mobile. ) ini memang cukup banyak ditawarkan oleh banyak situs judi slot online.

Hal ini karena akan sangat memudahkan para pemain dalam berjudi kapan saja dan dimana saja.

Akan tetapi, ada beberapa situs judi online yang tidak memberikan dukungan mobile ini.

Hal seperti ini tentunya akan sangat menyulitkan para pemain dalam berjudi karena mesti harus menggunakan perangkat komputer.

Biasanya, situs judi online itu memberikan informasi mengenai dukungan mobile ini di halaman awal situsnya.

Namun bila tidak, maka pemain bisa langsung mencoba untuk mengetikkan alamat situs judi casino online tersebut di smartphonenya.

 

Cara memilih situs judi slot online terpercaya dan terjamin aman itu sebetulnya tidaklah sulit untuk dilakukan.

Beberapa cara yang ada di atas memang terkadang terdengar menyusahkan, namun bila para pemain melakukan setiap caranya dengan tepat dan teliti.

Maka Anda sebagai pemain akan nyaman dalam berjudi serta menghasilkan banyak keuntungan dengan mudah.

Petit marché de Noël au jardin Pouplier

Au Sens de l’Humus c’est Noël avant Noël… en mieux
sans les vitrines surchargées et les cadeaux suremballés ! 

Pour fêter la fin d’année et rêver la prochaine, 
retrouvons-nous pour un moment convivial et festif !

L’occasion aussi d’échanger avec des acteurs locaux et de (re)découvrir leurs créations artisanales : seront présent·es les associations Abeille Machine (apiculture urbaine), les Herbes Libres (herboristerie, tisanes) les laines de Marie ainsi que les oeuvres de Sylvie Zampolini et Béatrice Turpin !

Brin de Paille recherche un lieu pour les RNP 2020 !

photo RNPTags:  association permaculture, brin de paille, festival permaculture, lieu rencontres nationales de permaculture, lieu RNP, permaculture, rencontres nationales de permaculture, RNP 2020 Del.icio.us Facebook TweetThis Digg StumbleUpon Comments:  0 (Zero), Be the […]

Tags:  , , , , , , ,

Del.icio.us
Facebook
TweetThis
Digg
StumbleUpon



Copyright © Brin de paille [Brin de Paille recherche un lieu pour les RNP 2020 !], All Right Reserved. 2020.