Changer de vie : quand la bonne décision, c’est de renoncer (cas client)

Ils avaient tout pour réussir leur changement de vie : un lieu magnifique, un ancien moulin avec 10 hectares de terrain, des bâtiments de caractère aux volumes généreux.

Ils avaient l’envie, l’énergie, et des projets plein la tête.

Nous avons passé des jours sur place, écouté, analysé, et dessiné un projet exceptionnel. Le genre qui aurait pu faire la couverture d’un magazine.

Et pourtant, nous leur avons conseillé de revendre.

C’est la décision la plus rare que nous ayons à accompagner.

C’est aussi, parfois, la plus juste.

Dans cette vidéo et cet article, nous vous racontons ce cas réel et les 3 erreurs qui mènent à cette situation, plus fréquente qu’on ne le croit chez ceux qui cherchent à changer de vie à la campagne.

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Quand le lieu est beau… mais pas le bon

Dans les deux premiers articles de cette série, nous avons parlé des erreurs liées à la conception du projet : un projet flou, une vision globale absente, des décisions prises trop tôt.

Cette fois, le problème était différent et beaucoup plus difficile à accepter.

Ce n’était pas un défaut de conception.

C’était le lieu lui-même.

Un couple nous a contactés pour concevoir et dessiner leur projet sur un ancien moulin : environ 10 hectares de terre, de nombreux bâtiments, des hauteurs sous plafond invraisemblables.

Beaucoup de potentiel et beaucoup de « peut-être ». Peut-être des week-ends, peut-être du maraîchage, peut-être des chevaux, des moutons, des gîtes…

Ces « peut-être », pour nous, c’est toujours une alerte.
Ils signalent qu’un projet n’est pas encore suffisamment cadré pour que le lieu puisse le servir.

Erreur n° 1 : Acheter avant d’avoir défini son projet précisément

Le lieu qui impose ses contraintes au lieu de servir le projet

C’est l’erreur fondatrice celle dont découlent toutes les autres.

Quand on achète un lieu avant d’avoir défini son projet avec précision, c’est le lieu qui finit par dicter ses contraintes.

On se dit :
« Il y a une grange, donc on peut faire de l’accueil. »
« Il y a des hectares, donc on fera du maraîchage. »
« Il y a de l’espace, donc on peut tout faire. »

Mais un lieu avec beaucoup de potentiel est un lieu qui peut devenir un piège si l’on n’a pas de projet assez clair pour le cadrer.

Sur ce cas précis : ils venaient de raser une maison et déposer un permis de construire pour en bâtir une nouvelle.

Mais voulaient-ils y vivre toute l’année ? Juste les week-ends ? Y développer une activité économique ? En tirer un revenu  ? Le revendre un jour  ?

Aucune de ces questions n’avait encore de réponse claire.

Les questions à poser avant tout achat

Avant d’acheter un bien, ou avant de s’engager plus loin dans un projet, voici les questions qui doivent trouver une réponse ferme et précise :

  • Est-ce que je vis ici toute l’année ou seulement une partie ?
  • Est-ce que ce projet doit générer un revenu ? Combien ?
  • Est-ce que je suis prêt à assumer les charges, les travaux, la gestion ?
  • Est-ce que ce lieu correspond aux critères de mon activité, ou est-ce que je construis une activité pour remplir le lieu ?

Sans réponses claires, le mieux devient une contrainte.
On veut tout y mettre, on ne sait plus par où commencer et on finit par appeler quelqu’un comme nous pour dessiner un jardin alors que le vrai problème est ailleurs.

Erreur n° 2 : Croire qu’un beau projet compense un mauvais alignement

Un projet exceptionnel… sur le mauvais lieu

C’est l’erreur la plus douloureuse à identifier parce qu’elle intervient après que l’on a déjà tout investi : l’argent, l’énergie, les rêves.

Nous avons continué à dessiner le projet.

Et nous avons dessiné quelque chose d’exceptionnel.

Le permis de construire prévoyait une maison neuve à notre sens, pas au bon endroit.
Nous avons proposé autre chose : créer la maison à l’intérieur de la grande grange existante, en conservant ses volumes extraordinaires.
Des ouvertures sur le pignon sud pour faire entrer la lumière.
Un potager sur le toit.
Une orangeraie intérieure pour recevoir du monde.
Des gîtes intégrés avec leurs propres jardins.
Du verger, des mares, des poules.
Le genre de projet qui aurait pu paraître dans un magazine.

Mais malgré la beauté du projet, le problème de fond restait entier : le lieu, à l’origine, ne correspondait pas au projet de vie réel de ces clients.

Les deux questions qui révèlent un mauvais alignement

Si vous êtes dans cette situation (vous avez déjà un bien, vous avez commencé à dessiner des idées, mais quelque chose cloche) posez-vous ces deux questions :

1. Si ce lieu n’était pas aussi beau, si je ne l’avais pas déjà acheté ou hérité, est-ce que je ferais encore ce projet ?

2. Le projet que je suis en train de construire va-t-il me simplifier la vie… ou la complexifier ?

Si la réponse à l’une ou l’autre est honnêtement « non » alors c’est un signal d’alarme fort.
Ne pas l’entendre, c’est risquer de perdre des années et beaucoup d’argent.

Erreur n° 3 : Lancer une activité économique sans l’avoir vraiment définie

90 % des personnes en reconversion n’ont pas défini leur activité correctement

C’est le chiffre que nous observons sur le terrain. 9 personnes sur 10 qui nous contactent pour un changement de vie professionnelle n’ont pas encore défini clairement leur activité économique.

Le schéma est toujours le même : « Je vais changer de vie, j’ai un lieu avec du potentiel, donc je vais faire de l’accueil, des ateliers, du maraîchage, de l’artisanat… » souvent tout ça en même temps, seul ou en couple avec de jeunes enfants.

Ce n’est pas possible. Et ce n’est pas un projet, c’est une accumulation de souhaits.

Un bon conseil, simple et efficace : un cerveau = une activité.
Concentrez-vous sur une seule activité génératrice de revenus, maîtrisez-la, rendez-la rentable ensuite vous pourrez diversifier.

Les questions qui définissent une vraie activité économique

Si vous ne savez pas répondre spontanément à ces questions, votre activité n’est pas encore assez définie :

  • Combien dois-je gagner avec cette activité ?
  • À qui est-ce que je vends ?
  • Comment je vends ? Comment je transforme ?
  • Qui fait quoi, entre moi et mon partenaire ?
  • Quel investissement de départ ? Quel retour ?

Tant que ces réponses ne « claquent » pas immédiatement, continuez à travailler le projet.

Et surtout : définissez votre activité économique avant d’acheter votre lieu.

Une fois l’activité claire, vous saurez exactement quels critères doit remplir votre bien : surface, bâtiments, localisation, accès, PLU…

C’est dans cet ordre que les projets réussis se construisent.

Ce que ce cas nous enseigne : savoir dire stop

Un mois après la livraison de notre dossier, le client nous a rappelés.
Nos discussions avaient infusées.

Il nous a annoncé qu’ils allaient revendre le bien et repartir sur un nouveau projet, cette fois avec les bons réflexes : poser les objectifs d’abord, choisir le lieu ensuite.

C’est la décision la plus rare que nous accompagnons.
C’est aussi, parfois, la plus courageuse et la plus juste.

Parfois, dans un changement de vie professionnel ou personnel, savoir renoncer à temps est plus intelligent que forcer un projet qui ne correspond pas.
Que vous envisagiez une reconversion professionnelle à 50 ans ou à n’importe quel autre moment, la question n’est pas seulement « comment changer de vie » c’est aussi « est-ce que ce lieu, ce projet, cette trajectoire sont vraiment les bons pour moi ? »

Avant d’y laisser trop de plumes, posez-vous les vraies questions.

Retrouvez les deux autres articles de cette série :

Changer de vie : les 3 erreurs qui coûtent des dizaines de milliers d’euros

→ Changer de vie à la campagne : les 3 erreurs qu’un couple a failli commettre


Pour aller plus loin avec Permaculture Design

The post Changer de vie : quand la bonne décision, c’est de renoncer (cas client) appeared first on PermacultureDesign.

Micro jardin-forêt : comment bien le concevoir ?

Franck Nathié, c’est plus de 25 ans de recherche sur la forêt-jardin.

Dans cette vidéo, on est retourné le voir chez lui, dans son jardin de 700 m², pour qu’il nous explique comment concevoir un micro jardin-forêt productif, depuis le design des allées jusqu’à la gestion du sol et de la biodiversité.

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Les avantages (et la contrainte) d’un tout petit jardin

« Le gros avantage d’un tout petit jardin, c’est que c’est facile à entretenir.
L’inconvénient, c’est qu’on n’aura pas beaucoup d’espace pour faire des tests et choisir des espèces. »

Dans un petit espace, on ne peut pas se louper sur les espèces qu’on installe. Il faut être plus précis.

Mais la bonne nouvelle : « vu que c’est un tout petit jardin, tu ne vas pas y passer six ans à concevoir. »

Et surtout un jardin-forêt sur petite surface, c’est possible.

Franck le confirme clairement : « Il n’y a besoin que de quelques m² pour commencer à faire de la culture multiétagée. »

Un jardin en permaculture de moins de 100 m², retour d’expérience 5 ans après

Ce qu’est vraiment un bon design

Pour Franck, un bon design de jardin-forêt sur petite surface, c’est un jardin :

  • Productif
  • Joli
  • Facile d’entretien
  • Facile à circuler
  • Qui répond à des besoins réels

« Je vois beaucoup de gens dont les projections ne collent pas du tout à leurs besoins. Ils ne se rendent pas compte qu’ils n’ont pas beaucoup de temps et qu’ils vont se retrouver avec des tonnes de pommes, de prunes, de pêche dont ils ne sauront pas quoi faire. »

La bonne question à se poser avant de concevoir : Je veux quoi ? J’ai combien de temps ? J’ai combien d’espace ?

La forêt-jardin en permaculture : le guide complet

L’orientation des allées et la circulation

Dans son propre jardin, Franck a dû s’adapter à des allées orientées est-ouest, ce qu’il ne conseille pas.

L’idéal : des haies orientées nord-sud, pour que le soleil touche bien les deux côtés.

Autre contrainte qu’il a intégrée : il reçoit régulièrement des groupes de 15 à 20 personnes en visite.

Il a donc fait des allées relativement larges et conservé une zone ouverte où le groupe peut se poser au détriment de l’espace de culture, mais en accord avec ses besoins réels.

La bâche d’ensilage et le broyat : un choix pragmatique

Franck utilise des bâches d’ensilage récupérées chez des agriculteurs dans ses allées, recouvertes de broyat.

« Certains vont dire : ce n’est pas de la permaculture, tu utilises du plastique. Mais chaque fois qu’il y a une mauvaise herbe, j’ai juste à tirer dessus et, en 5 minutes, je désherbe. »

Les avantages de ce système :

  • Pas de tonte des allées
  • Pas de graines de pissenlits qui envahissent les platebandes
  • Gestion de l’eau : la pluie ruisselle sur la bâche et s’infiltre sur les côtés, créant des réserves d’eau et de nutriments accessibles aux racines des plantes de culture

« En plus de gagner du temps d’entretien, ça va améliorer les productions en même temps. »

Le placement des outils

Détail pratique, mais révélateur : Franck a disposé un plantoir, du fil de fer et un sécateur sur chaque citerne à trois ou quatre endroits dans le jardin.

« Quand j’ai besoin d’un outil, je tends le bras.
Parce que quand tu dois aller récolter et qu’à chaque fois tu as paumé les outils ou qu’ils sont super loin, ça peut vite être décourageant. »

Les strates de culture

Le principe de base, quelle que soit la surface :

  1. Une plante canopée (la plus grande) — ici à 3,50 m dans le jardin de Franck
  2. Des grimpantes qui s’accrochent à ce support
  3. Des couvre-sols aux pieds

Minimum : 3 strates de culture. Plus si la surface et les plantes choisies le permettent.

L’agencement dépend de la morphologie de chaque plante : on choisit des plantes plus ou moins étroites selon l’espace disponible.
L’ail éléphant ou le poireau prennent peu de place ; la poire de terre ou la patate douce s’étalent davantage.

Les 5 clés pour associer vos plantes en jardin-forêt

Comment associer vivaces et annuelles en jardin-forêt

Les strates de végétation en jardin-forêt

Choisir les bonnes espèces (dans l’ordre)

Franck hiérarchise clairement les critères de choix pour un petit jardin :

  1. Résistance aux maladies — en premier, sinon ça n’a pas de sens
  2. Productivité — rendement au mètre carré
  3. Goût — en dernier, très subjectif

« Plus on a un espace réduit, moins on peut faire de tests. Essayez de prendre un cheval de course vu qu’on n’a pas beaucoup d’espace d’expérimentation. »

Les clés du choix variétal selon Franck : « Prendre des trucs qu’on aime, qui se débrouillent bien tout seuls, qui soient rustiques, costauds et productifs. »

Pour un choix concret d’espèces adaptées, retrouvez aussi nos 8 plantes recommandées par Franck Nathié pour un jardin-forêt.

Livre Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Franck Nathié

La Forêt nourricière – 2025.
29,9 €

La Forêt Nourricière

La haie brise-vent fruitière

Si le vent est une contrainte, Franck conseille de faire une haie brise-vent qui soit aussi fruitière.

« Tant qu’à faire, si on peut à la fois produire des fruits tout en brisant les vents… »

Exemple : le noisetier — excellent brise-vent, et bon fruit.

Dans cette haie, l’objectif est aussi d’améliorer la chaîne trophique de l’écosystème :

  • Floraison longue pour les pollinisateurs
  • Espèces à feuillage persistant (comme les eléagnus) pour abriter les oiseaux, fleurir en automne pour les abeilles, et produire des petits fruits au printemps

La haie fruitière comestible en permaculture

Haies fruitières vs patchwork : la position de Franck

C’est l’un des points les plus intéressants de la vidéo qui va à l’encontre de ce qu’on lit souvent sur le jardin-forêt.

Franck est clair : les jardins conçus « tout en vrac », en patchwork, deviennent des friches au bout de quelques années — pleins d’orties, de ronces, de liserons.

« Quand on fait des haies fruitières bien définies, c’est facile de mettre un coup de pression : je retire les racines d’orties, et pendant plusieurs années j’ai juste à faire en sorte que ça ne reparte pas. »

Sa méthode : concevoir le jardin comme un ensemble de haies fruitières. Peut-être moins poétique sur le papier, mais éprouvé en termes de productivité et de facilité d’entretien.

Le micro jardin-forêt productif

Le micro jardin-forêt productif

Apprenez avec Franck Nathié à créer un micro jardin-forêt sur petit terrain. Formation sur le design, les espèces à planter et la gestion d’une forêt comestible productive.

TTC

Biodiversité : nichoirs et hôtels à insectes

Les intérêts des haies de jardin en permaculture

Les nichoirs

Franck a installé des nichoirs tous les 5-6 mètres avec des trous de diamètres différents pour attirer le maximum d’espèces de mésanges (noires, nonnettes, bleues, huppées, charbonnières).

Résultat : ils jouent un rôle réel de régulation des insectes tout au long de l’année.

Observation et accueil des oiseaux du jardin

Comment installer correctement un nichoir à oiseaux ?

Les précieuses mésanges dans un jardin en permaculture

Les hôtels à insectes

La clé, selon Franck : la quantité.

« Si c’étaient des petits fagots par-ci par-là, souvent, ils n’étaient pas habités. À partir du moment où j’avais mis 300, 400, 500 tubes, tout de suite, il y avait une grande population d’insectes dès les premières années. »
Des tubes de diamètres variés (de 1-2 mm à 2-3 cm) pour accueillir osmies, petites guêpes et abeilles solitaires, tous de puissants pollinisateurs.

« Tu fais ton hôtel à insectes en février, au mois de mars elles sont déjà en train de pondre dedans. »

La fertilité du sol

Pour reproduire le fonctionnement d’une forêt, il faut équilibrer les matières carbonées et azotées :

  • Carbonées : broyat, feuilles mortes, paille, foin, mulch
  • Azotées : fumier, fiente de poule

La première année : des lasagnes (tonte de pelouse + feuilles mortes) pour préparer et nourrir le sol.

Ensuite, chaque année : rajouter du broyat issu des tailles du jardin lui-même.

« D’année en année, le sol devient de plus en plus meuble, de plus en plus fertile et facile à travailler. »

Attention à l’équilibre :

  • Trop de carbone → carence en azote → petits légumes
  • Trop d’azote (tonte, fumier, fiente) → excès d’azote → maladies (monilia, tavelure, oïdium, mildiou), fruits pourris avant maturité

BRF de saule : le meilleur paillage pour un jardin en permaculture ?

Ce que le micro jardin-forêt permet, en conclusion

« Faire un micro jardin-forêt chez soi, ça va nous permettre de nous nourrir, de gagner une certaine autonomie dans plein de types de fruits et de légumes.
Ça va permettre de réensemencer l’écosystème en biodiversité.
Ça va permettre de créer du microclimat, et tout ça avec un entretien minimum.
Pour moi, c’est le système le plus simple pour ramener la biodiversité et se nourrir sans que ça prenne tout notre temps. ».

Quoi faire chaque mois dans un jardin-forêt productif ?

Comment créer un potager dans un jardin-forêt ?

The post Micro jardin-forêt : comment bien le concevoir ? appeared first on PermacultureDesign.

Le Sens de l’Humus recrute un.e Chargé.e d’insertion socioprofessionnelle

Changer de vie à la campagne : les 3 erreurs qu’un couple a failli commettre

Un couple d’une cinquantaine d’années nous appelle pour dessiner leur jardin. Ils sont en pleine reconversion professionnelle à 50 ans: ils ont décidé de changer de vie, de quitter leur première carrière et de partir à la campagne pour y construire un nouveau projet, personnel et professionnel.

Ils viennent d’acheter une belle propriété : plusieurs bâtiments, des hectares de terrain, beaucoup de potentiel. Ils ont des projets, de l’envie, de l’énergie.

Et pourtant, dès les premiers échanges, nous savons que nous n’allons pas commencer par le jardin.

Parce qu’il y avait trois erreurs en train de se former : des erreurs humaines, fréquentes, et potentiellement très coûteuses.
C’est ce cas réel, accompagné par notre équipe, que nous détaillons dans cette vidéo et dans cet article.

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Quand on vient pour un jardin… et qu’on repart avec un projet de vie

Chez Permaculture Design, nous sommes paysagistes, architecte, permaculteurs et spécialistes de la conception de projets.
Et dans 100 % des cas, quand quelqu’un nous appelle pour dessiner son jardin, on ne commence pas par le jardin.

Pourquoi ?
Parce que le jardin est la conséquence d’un projet global.
Et changer de vie à la campagne, que ce soit pour une reconversion professionnelle ou un projet de vie personnelle, ne s’improvise pas.
Si le projet global n’est pas suffisamment solide, clair et défini, chaque décision prise trop tôt devient une erreur coûteuse.

Sur ce cas précis, nous avons passé plusieurs jours sur place.
Nous avons écouté, questionné, exploré le lieu. Et c’est là que les trois erreurs sont apparues.

Erreur n° 1 : Un projet de vie encore flou

Beaucoup d’envies, mais des objectifs mal définis

Quand nous les avons rencontrés, il y avait, comme souvent, beaucoup d’envie et plein d’idées, mais les objectifs n’étaient pas clairement définis.

Pour monsieur : il voulait produire des choses sur le terrain, des légumes notamment.
Mais était-ce une activité économique ou juste un plaisir personnel ?
Cette question, fondamentale, n’avait pas encore de réponse claire.

Pour madame : elle avait un projet autour d’une activité bien-être, probablement des stages.
Mais elle n’avait pas encore mesuré ce que cela allait représenter concrètement dans le quotidien — en temps, en énergie, en investissement.

Le projet était défini… mais encore flou.

Vous voulez voir à quoi ressemble une reconversion réussie ? Découvrez le témoignage d’un photographe devenu producteur de plantes médicinales

Ce que nous avons fait concrètement

Nous avons pris le temps d’écouter.
Avec monsieur, nous avons posé la question directe : qu’est-ce que tu veux réellement faire ?
En déroulant la réponse, il est apparu que la production était avant tout destinée aux usagers du lieu et non une activité agricole ou commerciale à part entière.

Ce n’est pas la même échelle, pas le même investissement, pas le même impact sur la conception de l’espace.

Avec madame, nous avons cherché à clarifier ce que son activité impliquait réellement :
combien de stagiaires ? à quelle fréquence ? avec quelles infrastructures ?
Définir précisément si c’est un projet professionnel ou personnel était indispensable avant toute décision d’aménagement.

Erreur n° 2 : Ne pas séparer vie privée et activité professionnelle

Accueillir des stagiaires chez soi : l’erreur que personne n’anticipe

C’est l’erreur la plus silencieuse et l’une des plus destructrices sur le long terme.

Ce couple imaginait accueillir les stagiaires de l’activité bien-être dans la partie privée de la maison. Dédier des chambres, partager la cuisine, vivre au quotidien avec des personnes venues en stage. L’idée semblait pratique, naturelle même.

Mais en écoutant attentivement, il était évident que ce mélange n’allait pas fonctionner.
Vivre avec des stagiaires tous les jours, sans espace privé préservé, mène à l’épuisement.
Ce n’est plus un projet plaisir.
C’est une contrainte permanente.

Comment nous avons résolu le problème d’espace

Plutôt que de restructurer les bâtiments en profondeur, nous avons réaménagé intelligemment l’usage de chaque espace.

Une zone de rangement sous-utilisée a été transformée en espace cuisine et repas dédié aux stagiaires. Le jardin en cour intérieure, ce beau cloître naturel entre les bâtisses, a été clairement attribué à l’espace privatif du couple.

La salle de yoga, elle, dispose d’une fenêtre sur cette cour ce qui crée une transition visuelle invitante sans que les espaces soient réellement mélangés.
Les personnes en espace privé ne ressentent pas de regards extérieurs. Les stagiaires ont leurs zones. Chacun garde son territoire.

C’est ce qu’on appelle l’intimité du lieu et elle se conçoit, elle ne s’improvise pas.

Erreur n° 3 : Concevoir le jardin sans vision globale

Le potager à l’autre bout du terrain : une belle idée, une mauvaise décision

Avant notre arrivée, monsieur avait déjà une idée sur l’emplacement de sa production nourricière : à l’autre bout du terrain. Sur plusieurs hectares, ça semblait logique — utiliser l’espace disponible au maximum.

Mais nous le savons par expérience : si c’est loin, on finit par ne plus y aller.

Imaginez la scène du quotidien : il faut récolter des légumes pour le déjeuner des stagiaires, qui cuisinent ensuite dans leur espace dédié.
Si le potager est à l’autre bout du terrain, cette récolte journalière devient une contrainte. Une contrainte qui s’accumule.
Et qui, progressivement, tue le plaisir du projet.

La règle de la fréquence

Nous avons introduit un principe simple, mais décisif : plus un espace est fréquenté régulièrement, plus il doit être proche des bâtiments.

Ce principe, en permaculture, correspond au zonage : une méthode de conception qui organise les espaces selon leur fréquence d’utilisation. → Découvrez comment les zones de permaculture vous permettent d’être plus efficace

Application concrète sur ce projet :

Plus la fréquence est élevée, plus la zone doit être intégrée proche du quotidien.
C’est la logique de la conception globale : on ne place pas les éléments en fonction de l’espace disponible, mais en fonction des usages réels.

La logique qui doit toujours guider vos décisions

La règle d’or d’une conception réussie :

  1. Définir le projet — objectifs, activités, mode de vie
  2. Déterminer les besoins — quels espaces, quelles infrastructures, quelles fréquences
  3. Concevoir les bâtiments pour qu’ils servent ce projet
  4. Intégrer le jardin comme prolongement cohérent de l’ensemble

Tout doit s’aligner. Rien ne s’improvise séparément.

Ce que ce cas nous enseigne

Ce couple n’avait ni manque de motivation, ni manque de moyens.
Les erreurs venaient d’un projet insuffisamment clarifié et de décisions prises sans vision globale.

C’est ce que nous observons systématiquement chez ceux qui se demandent comment changer de vie: l’envie est là, le lieu est trouvé mais le cadre stratégique manque encore.

Que vous envisagiez une reconversion professionnelle à 50 ans, un changement de vie professionnelle, ou simplement un nouveau départ à la campagne, les mêmes pièges se répètent.

Nous sommes arrivés pour dessiner un jardin.

Nous sommes repartis après avoir redéfini le projet de vie, réorganisé les espaces dans les bâtiments, et repositionné toute la conception du jardin.

Dans la prochaine vidéo de cette série, nous vous présentons un autre cas client très différent où le bon choix n’a pas été d’ajuster le projet, mais de renoncer au lieu.

Avant d’aller plus loin, avez-vous lu notre article sur les 3 erreurs qui coûtent des dizaines de milliers d’euros lors d’un changement de vie ?
Changer de vie : les 3 erreurs les plus coûteuses

Envie d’un autre témoignage inspirant de changement de vie à la campagne ?
Lisez l’histoire d’Hélène et Philippe, qui ont tout quitté pour vivre de la permaculture dans le Cantal.

Pour aller plus loin avec Permaculture Design

The post Changer de vie à la campagne : les 3 erreurs qu’un couple a failli commettre appeared first on PermacultureDesign.

Mai 2026 au Sens de l’Humus

Retrouvez tous nos ateliers et évènements du mois de Mai ici!

Poêle de masse : le système de chauffage low-tech qui chauffe 24h avec un seul feu

Vous voulez vous chauffer toute une journée avec seulement une heure de feu ?

C’est exactement ce que permet le poêle de masse.

Nous sommes allés en voir un dans la maison bioclimatique de Christophe, cofondateur de Permaculture Design.

Christophe a autoconstruit, il y a plusieurs années, un poêle de masse pour chauffer une grande pièce de 70 m² avec de hauts plafonds et de grandes verrières.

Si vous souhaitez comprendre comment fonctionne un poêle de masse, quels sont ses avantages, ses inconvénients, et comment bien gérer son bois, vous êtes au bon endroit 😉

Découvrez toutes les explications sur le poêle de masse
dans la vidéo ci-dessous. 👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Qu’est-ce qu’un poêle de masse ?

Le poêle de masse, c’est un système de chauffage low-tech et économique.

Le principe est simple : vous faites des feux courts et intenses, et vous stockez toutes les calories dans la masse avant de les relâcher doucement.

D’où le nom – il faut beaucoup de masse pour stocker l’énergie.

Comme l’explique Christophe : « C’est un concentrateur, un peu comme une pile à énergie : tu stockes tout et tu relâches après, doucement. »

À noter : ce type de poêle peut s’autoconstruire, mais ça reste un peu technique.
Si vous n’êtes pas un excellent bricoleur (ou que vous n’êtes pas accompagné), tournez-vous plutôt vers des modèles plus simples, comme le rocket stove.

Un poêle de masse est complètement différent d’un poêle en fonte, où on met du bois toute la journée.

Ici : un seul feu, et une chaleur douce relâchée pendant 24 heures. 👍

Comment ça fonctionne techniquement ?

Le feu se fait dans le bas du poêle, dans un foyer au centre.

La flamme monte, tape contre le haut de la structure.

Au milieu se trouve une énorme partie de stockage : un plafond en brique avec du sable au-dessus — toute cette masse absorbe l’énergie du feu très intense juste en dessous.

Ensuite, les gaz redescendent sur les côtés via une double paroi, et le chemin des fumées passe sous le banc chauffant – ce qui le rend très agréable pour s’asseoir ou s’allonger dessus.

Les fumées traversent ensuite le mur et sont évacuées en toiture.

Le banc chauffant n’est pas obligatoire, mais sur ce poêle, il a été conçu pour pouvoir s’allonger et avoir le dos contre le poêle — très confortable.

Les avantages du poêle de masse

Une combustion propre et écologique

Dès que la combustion est vraiment lancée, on ne voit plus de fumée – seulement de la vapeur d’eau.

Cela signifie très peu de créosote (ce qui encrasse les conduits), et très peu de cendres.

Preuve concrète : en Gironde, à mi-décembre (moitié de la saison de chauffe), Christophe n’avait même pas sorti un seau de cendre.

Peu de bois consommé

La combustion est hyper optimisée : on consomme peu de bois.

Mieux encore : toutes les essences conviennent, et toutes les grosseurs aussi.

Christophe se chauffe en partie avec ses déchets de taille de jardin – dès qu’un morceau fait au moins 30 cm, même s’il ne fait que 2 ou 3 cm de diamètre, il part au feu.

Low-tech et résilient

Une fois construit, il n’y a rien à entretenir – hormis le ramonage.

Pas de pièces d’usure, pas de dépendance à l’électricité (contrairement aux poêles à granulés qui s’arrêtent en cas de coupure).

Comme le dit Christophe : « Il sera là et opérationnel tant que la maison sera debout. »

Une chaleur douce et continue

La chaleur est diffusée par rayonnement, pas d’à-coup.

Après un feu à 18 h, le lendemain matin à 10 h, le poêle était encore à 65–70 °C à l’intérieur, et les murs de la pièce à 18–20 °C, ils participent eux-mêmes au chauffage global par rayonnement.

Contrairement au poêle classique : « Tu es en slip à côté du feu tellement il fait chaud, et à 10 mètres tu as froid. Dès que le feu s’éteint, tu as froid. »

Sécurité accrue

La masse protège : on peut poser la main sur toute la surface, sauf la partie métallique.

Christophe allume son feu et peut partir sans aucune crainte.

Sur les poêles classiques, on déconseille de laisser un feu sans surveillance.

On peut cuisiner dedans

Plus d’une fonction avec ce type de poêle :

  • 1ère demi-heure : température très élevée — idéal pour la pizza
  • 2ème demi-heure : environ 250 °C — parfait pour le pain
  • Après : cuisson lente — gratins, gigot, mijotés en bac gastro inox

Les inconvénients à connaître

C’est un gros bébé

Le poêle de masse, c’est encombrant et lourd.

Celui de Christophe pèse 3,5 tonnes il a dû rouvrir le plancher et couler une fondation.

On peut l’intégrer avec du mobilier (le banc, par exemple), mais ce n’est pas neutre dans une maison.

Ce n’est pas pour ceux qui aiment les flambées vives

Si vous aimez une chaleur très forte et immédiate, ce poêle ne vous conviendra pas.

C’est une chaleur douce et continue, c’est sa qualité, mais aussi sa contrainte.

Le bois doit être sec

Moins de 20 % d’humidité.

Christophe conseille d’acheter un petit testeur d’humidité (≈20 €) — indispensable pour ne pas perdre de calories à évaporer l’eau du bois.

Bien gérer son bois

La gestion du bois est simple, mais essentielle :

  • Stocker à l’extérieur, protégé de la pluie, avec ventilation — pas de bâche (elle maintient l’humidité)
  • Construire un petit abri près de la maison pour éviter les allers-retours par temps froid
  • Fendre fin : c’est contre-intuitif, mais des bûches fines donnent une bien meilleure combustion qu’une grosse bûche. Elles sèchent plus vite et brûlent mieux.
  • Christophe n’entre plus son bois dans la maison : il va le chercher dehors une fois par jour, directement pour sa flambée

Comment allumer le poêle ?

Dans ce type de poêle, on allume par le dessus — pas comme pour un feu classique.

Pourquoi ? Parce que le poêle à masse fonctionne en postcombustion : il brûle aussi les gaz contenus dans les bûches.

Si on allume par-dessous, ces gaz partent sans être brûlés — c’est une perte d’énergie.

La méthode de Christophe :

Il utilise des allume-feu écologiques (paille avec de la résine) (brûle 2–3 minutes) posés sur le dessus des bûches, entourés de petit bois.

Il a aussi ajouté un cercle métallique qui maintient les bûches droites pour une combustion plus complète — résultat : encore moins de cendres.

Les erreurs à éviter

Mal placer le poêle

Comme c’est un chauffage par rayonnement, l’idéal est de le placer au centre de la maison pour qu’il rayonne tout autour.

Si vous construisez ou rénovez, c’est le moment d’y penser.

Christophe, lui, ne l’a pas mis au centre — mais c’est un choix délibéré : il voulait privilégier la zone détente, et sa maison bioclimatique capte déjà les calories au sud via les verrières.

Une arrivée d’air insuffisante

L’erreur fréquente : une arrivée d’air trop légère.

Christophe a deux arrivées d’air sur son poêle :

  • Une depuis l’extérieur (toujours ouverte, nourrit le foyer sans refroidir le poêle)
  • Une trappe intérieure (ouverte pendant le feu, environ 1 heure, puis fermée)

Sans cette trappe ouverte, la combustion n’est pas assez intense.

Peut-on chauffer l’eau avec un poêle de masse ?

Oui — mais à condition d’y avoir bien réfléchi.

On ajoute un serpentin dans les fumées pour alimenter un ballon d’eau chaude ou des radiateurs.

L’inconvénient : ce sont des calories que vous prenez et envoyez ailleurs.

Si le poêle n’est pas correctement dimensionné pour faire les deux, vous allez mal chauffer la pièce et mal chauffer l’eau.

Le placement est aussi crucial : plus les tuyaux sont longs, plus les calories se perdent en chemin.

Voir l’enregistrement automatique

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

The post Poêle de masse : le système de chauffage low-tech qui chauffe 24h avec un seul feu appeared first on PermacultureDesign.

26 mai – 25 juin : parcours de découverte des métiers verts

Deux informations collectives sont prévues :  28 avril de 14h à 16h 13 mai de 10h à 12h Ce parcours préqualifiant peut permettre de confirmer un projet professionnel dans les métiers de la transition écologique ou d’en découvrir les débouchés. Il permet également de remobiliser les participant.e.s grâce à la synergie du groupe (12 personnes) et de bénéficierLire la suite "26 mai – 25 juin : parcours de découverte des métiers verts"

Jardin-forêt : 8 plantes comestibles et très faciles

Dans votre jardin-forêt, quelle plante choisir parmi les dizaines de candidates exotiques ou insolites qui circulent dans la communauté permaculturelle ?

Frank Nathié, que nous avons retrouvé chez lui dans sa forêt-jardin, a une réponse simple : « La plante bonne idée, c’est celle que tu aimes bien. »

Mais pour vous aider à faire votre choix, il nous présente 8 plantes qu’il trouve particulièrement intéressantes — comestibles, autonomes, productives, et pour la plupart très faciles à gérer.

Découvrez la vidéo ci-dessous où Franck Nathié vous présente
8 plantes intéressantes pour vos jardins-forêts.
👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

1. Le crosne du Japon

La plante ressemble à la menthe — même port, mêmes feuilles.

Mais sous le sol, elle produit des petits tubercules blancs, très bons et très doux.

Son grand atout : elle se débrouille vraiment toute seule. On la plante, on l’oublie presque, et elle produit.

2. L’oca du Pérou

Deux usages avec cette plante :

  • Les feuilles, qui se mangent comme de l’oseille — même goût acidulé.
  • Les tubercules, qui ont eux aussi un goût acidulé, souvent accompagné de poisson.

Une plante double emploi, facile, et originale à table.

3. La poire de terre

Frank la qualifie de « panacée », et pour cause :

Comme la patate douce, une fois sortie du sol, vous pouvez la garder pendant des mois sans aucun frigo, sans aucun traitement.

Son goût est croquant et doux, très proche d’une poire ou d’un nashi.

Facile à conserver, facile à manger — une valeur sûre pour l’autonomie alimentaire.

4. La roquette turque

Celle-là, on ne la mange pas en salade.

On en fait un pesto qu’on utilise à la place de la moutarde.

Frank l’utilise notamment dans ses tartes à la tomate : « On retire juste la tige et on va disposer ça au fond de la tarte — ça donne un vrai goût de moutarde. »

5. La Paederia lanuginosa (plante à camembert)

Son autre nom : plante à fromage. Et ce n’est pas usurpé.

C’est une liane vivace par la racine : la partie aérienne meurt chaque année, mais les racines repartent fidèlement au printemps.

Son goût ? Camembert très prononcé.

La préparation est simple : on l’écrabouille au pilon avec un peu de sel pour faire un pesto végétal.

Frank précise avec le sourire : « Faites goûter ça à n’importe qui les yeux fermés, il va vous dire : du reblochon ? Du camembert ? — Non, c’est un végétal. »

Un inévitable pour les végans en nostalgie du bon camenbert de leur enfance.

6. La chayotte

« Très productif » — c’est le premier mot de Frank sur la chayotte.

On peut manger les pousses et le fruit.

Et comme la poire de terre, le fruit se garde très bien sans frigo, sans aucun traitement.

7. L’ail éléphant rocambole (Allium ampeloprasum)

Frank affectionne particulièrement cette plante, et il distingue deux variétés :

  • L’ail éléphant classique (celui du commerce) : fleur stérile, sans graines.
  • L’ail éléphant rocambole : chaque fleur produit près d’une centaine de bulbilles, et le sol en produit également. « Avec un seul plant, tu peux faire des centaines de plans chaque année. »

C’est donc la variété rocambole que Frank privilégie, bien plus productive.

Double récolte tout au long de l’année :

  • En hiver dès décembre : on récolte la partie aérienne comme de l’aillet, en la retaillant deux ou trois fois dans la saison.
  • En été : on récolte les gousses — très grosses comparées à l’ail classique.

Et un bonus pour les estomacs sensibles : moins de soufre que l’ail traditionnel, donc plus digeste — il suffit juste d’en mettre un peu plus pour obtenir le même niveau d’arôme.

8. Les haricots vivaces (orteils de prêcheur)

Un gros haricot type soissons, très doux — avec l’avantage clé de la vivace : il repousse chaque année tout seul.

Et les annuelles dans tout ça ?

Frank ne les oublie pas.

Tomates, patates, patates douces au pied des arbres — les classiques ont toute leur place dans un jardin-forêt bien conçu.

Le conseil clé de Frank : goûtez avant de planter

« Goûtez-la. Et une fois que vous dites : j’adore ce truc, je le veux chez moi — mettez-le chez vous. »

Parce que le travers du jardin-forêt, c’est la collectionnite : accumuler des plantes qui ne vous conviennent pas vraiment, juste parce qu’elles sont insolites.

La bonne plante, c’est celle que vous aimez manger.

The post Jardin-forêt : 8 plantes comestibles et très faciles appeared first on PermacultureDesign.

Changer de vie : les 3 erreurs qui coûtent des dizaines de milliers d’euros

Vous voulez changer de vie ?

Vous en avez assez de votre vie actuelle et vous rêvez de tout plaquer pour vous installer à la campagne, cultiver votre terre, lancer une activité en lien avec la nature ?

Ce rêve, nous l’entendons chaque semaine depuis des années.

Et dans 100 % des cas, les personnes qui nous contactent ont déjà commis — ou sont sur le point de commettre — l’une de ces trois erreurs.

Des erreurs qui ne se voient pas tout de suite, mais qui peuvent coûter des dizaines de milliers d’euros, voire des années de votre vie.

Chez Permaculture Design, nous sommes paysagistes, permaculteurs et spécialistes de la conception de projets.

Notre rôle n’est pas de dessiner votre jardin — pas encore.

Notre rôle, c’est de vous aider à poser des bases si solides que chaque euro et chaque heure investis ensuite ne seront pas gaspillés.

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi on ne commence jamais par dessiner votre jardin

Quand vous nous appelez, vous avez souvent déjà une idée précise en tête : un terrain à acheter, une maison à rénover, une activité à lancer.
Et votre première demande est presque toujours : « Pouvez-vous nous aider à dessiner notre jardin ? »

Notre réponse est invariablement : pas encore.

Parce qu’avant de concevoir l’espace, il faut concevoir le projet.
Et dans la grande majorité des cas, ce projet global n’est pas encore suffisamment solide, clair et défini.
C’est ce que nous appelons la phase amont — tout ce que l’on fait avant de passer au dessin. C’est là que se joue l’essentiel.

Voici les trois erreurs que nous voyons le plus souvent dans cette phase cruciale.

Changer de vie : programme d'un jardin en permaculture.

Erreur n° 1 : Changer de vie par réaction, pas par vision

Vous savez ce que vous ne voulez plus — mais pas ce que vous voulez vraiment

Le changement de vie par réaction, c’est le piège le plus fréquent.
Vous êtes en burn-out, à bout, vous ne supportez plus votre quotidien.
Et dans cet état de ras-le-bol, vous construisez votre projet futur en opposition à votre situation actuelle.

Un exemple classique : vous travaillez dans un bureau depuis 15 ans, vous étouffez.
Alors vous vous dites : « Je vais devenir maraîcher. »
Pourquoi ?
Parce que c’est l’exact opposé de votre vie actuelle — vous serez dehors, au grand air, maître de vos horaires, les mains dans la terre.

Le problème ?
Vous savez ce que vous ne voulez plus — mais vous ne savez pas encore ce que vous voulez vraiment.

Et le maraîchage est l’un des métiers les plus physiquement exigeants et économiquement fragiles qui soit.
Le temps que vous vous en rendiez compte, vous aurez déjà tout changé : reconversion engagée, déménagement effectué, activité lancée.
Ce sont des années avant de réaliser l’erreur.

Changer de vie : bureau d'études Permaculture Design en plein travail.

Les 3 filtres pour clarifier votre projet avant toute décision

Plutôt que d’entrer par la solution, nous vous conseillons d’entrer par trois questions fondamentales.

1. Votre journée idéale

À quoi ressemble une journée de travail dans votre futur idéal ?
Voulez-vous être dehors toutes les saisons, par tous les temps ?
Être au contact des gens ? Vendre ? Travailler seul ?
Ce n’est qu’en répondant précisément à ces questions que vous trouverez la bonne activité — et non l’inverse.

2. Vos non négociables

Qu’est-ce que vous n’êtes absolument pas prêt à sacrifier ?
Le temps en famille, la santé, un certain niveau de revenu, la proximité d’une ville ?
Ces critères doivent être identifiés avant de choisir une activité.
Si votre projet ne les respecte pas, il ne peut pas fonctionner sur le long terme.

3. Vos contraintes — aujourd’hui et dans le futur

Vos ressources financières, votre forme physique, votre situation familiale : tout cela conditionne votre projet.
Et il faut également penser à l’avenir : si vous devenez maraîcher à 40 ans, quelle sera votre situation à 55 ans ?
Avez-vous prévu une évolution possible ?

Ces trois filtres permettent de construire une vision authentique du futur, et non un simple miroir inversé du présent.

Changer de vie : plan dans jardin en Permaculture Design.

Erreur n° 2 : Décider trop tôt avec un projet encore flou

Terrain, bâtiments, emplacement : les questions que personne ne se pose assez tôt

L’impatience est l’ennemie du changement de vie réussi.
Une fois la vision à peu près posée, beaucoup de personnes passent trop vite à l’acte : elles achètent un terrain, une maison, une ferme — sans avoir vraiment passé ces choix au crible.

Ce que nous constatons régulièrement :

  • Un terrain trop petit ou trop grand pour le projet réel
  • Des bâtiments inadaptés — à rénover entièrement ou au contraire surdimensionnés
  • Des contraintes administratives ignorées : si votre projet nécessite de construire et que le PLU ne l’autorise pas, votre projet est mort avant d’avoir commencé
  • Un emplacement géographique mal analysé : trop loin de la famille, marché économique inexistant ou saturé de concurrents

Quand on achète sans avoir répondu à toutes ces questions, on n’a généralement réfléchi qu’à 80 % du sujet.
Les 20 % restants ont été mis sous le tapis.
Or, ce sont souvent ces 20 % qui ont un impact fondamental sur toute la suite.

L’activité économique : la partie la plus sous-estimée

La plupart des personnes en transition veulent tout faire : de l’accueil à la ferme, du maraîchage, un verger, des ateliers, de la formation…
C’est humain.
Mais c’est économiquement fragile.

La question centrale est : quelle est l’activité qui génère mon premier revenu ?
C’est sur elle qu’il faut se concentrer en priorité, avant de diversifier.
L’activité économique d’un projet de changement de vie doit être pensée avec la rigueur d’un chef d’entreprise : chiffre d’affaires prévisionnel réaliste, analyse du marché local, charges, saisonnalité, besoins en main-d’œuvre.

La règle des 20 % sous le tapis

Revendre un terrain ou une maison que l’on vient d’acheter, c’est presque toujours une perte d’argent et de temps.
Ce sont souvent plusieurs années de perdues, sans parler de l’impact psychologique.

⚠ Règle absolue : ne jamais acheter un lieu si 100 % des questions stratégiques n’ont pas encore trouvé de réponse.

Changer de vie : conception de jardin en permaculture sur un iPad.

Erreur n° 3 : Lancer les travaux sans vision globale

Quand la rénovation mange tout le budget de démarrage

C’est l’erreur la plus douloureuse, parce qu’elle arrive après les deux premières. Vous avez acheté votre lieu, vous êtes enthousiastes — et vous lancez les travaux.
La maison, la grange, la toiture…
Et quand nous arrivons pour travailler sur l’extérieur et la cohérence du projet, le budget est épuisé.

La rénovation d’une maison peut absorber l’intégralité de vos économies.
Si vous n’avez pas pensé la vision globale avant, vous vous retrouvez avec un intérieur rénové… mais un extérieur non pensé, une activité sans infrastructure, et aucune ressource pour aller plus loin.

Le lien intérieur/extérieur : une erreur silencieuse

Un bâtiment ne se conçoit pas seul.
Il doit être pensé en relation avec :

  • Le lieu de vie : comment circule-t-on entre la maison et le jardin ?
    L’interface entre le dedans et le dehors est-elle agréable et fonctionnelle ?
  • L’activité économique : si vous accueillez des clients, le flux entre les espaces a-t-il été anticipé ?

Quand ce lien n’est pas pensé en amont, on le subit pendant des décennies.
Et les corrections coûtent cher — en argent, en temps, en énergie.

La règle d’or : tout doit s’aligner avant d’investir

Avant d’engager le moindre euro de travaux, vous devez avoir une vision globale à 360° de votre projet.
Pas parfaite — les choses évolueront toujours. Mais les grandes lignes doivent être claires, cohérentes et solides.

Ce n’est qu’une fois cette vision établie que vous pouvez investir avec confiance.

Changer de vie : image d'une maison bioclimatique par le bureau d'étude Permaculture Design.

Par où commencer concrètement ?

L’erreur n’est pas de rêver grand.
L’erreur, c’est de décider trop tôt, sans vision globale.

Si vous êtes en train de réfléchir à un changement de vie, prenez le temps de poser les bases avant d’aller plus loin. Interrogez vos proches, bien sûr — mais aussi des personnes qui n’ont pas d’affect sur votre projet et qui disposent d’un vrai savoir-faire en conception.

Choisissez des interlocuteurs qui parlent d’abord de vos objectifs, qui challengent votre projet, et qui ne proposent des solutions qu’ensuite.

Envie de voir ces principes appliqués sur un cas réel ? → Découvrez comment un couple a failli commettre ces mêmes erreurs — et comment nous les avons évitées ensemble

Pour aller plus loin avec Permaculture Design

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

The post Changer de vie : les 3 erreurs qui coûtent des dizaines de milliers d’euros appeared first on PermacultureDesign.

Comment créer un potager dans un jardin-forêt ?    

Intégrer un véritable potager dans un jardin-forêt intrigue beaucoup de jardiniers.

Est-ce possible ? Est-ce productif ?

Comment gérer la lumière, les racines, les densités et les variétés ?

Dans cette vidéo tournée chez Franck Nathié, l’expert français du jardin-forêt, on découvre une méthode simple, réaliste et reproductible pour cultiver efficacement des légumes au cœur d’un système arboré.

Vous verrez comment organiser des haies potagères, quelles variétés choisir, comment densifier sans épuiser le sol, et pourquoi certaines associations fonctionnent mieux que d’autres.

Le tout, appuyé par plus de vingt-cinq années de recherche et d’observation de terrain.

Découvrez en vidéo les explications de Franck Nathié sur le potager dans un jardin-forêt 👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi intégrer un potager dans un jardin-forêt ?

L’intérêt des haies potagères

Plutôt que de disséminer des légumes annuels dans tout le jardin-forêt, Franck crée des « haies potagères ».

Ce sont des bandes dédiées où il concentre exclusivement les plantes à cycle court : tomates, salades, betteraves, radis, céleri, haricots…

Ce choix apporte plusieurs avantages :

  • simplicité de gestion ;
  • travail du sol facilité ;
  • circulation de la lumière optimisée ;
  • meilleure maîtrise des associations.

Soleil, clairières et gestion de la lumière

Les légumes annuels, particulièrement les solanacées (tomates, poivrons, aubergines), ont besoin de beaucoup de soleil.

Dans un jardin-forêt mature, ce n’est pas toujours évident.

La solution utilisée ici : créer une clairière, puis organiser les haies potagères dans cette zone lumineuse.

C’est un compromis idéal entre productivité et respect de la structure arborée.

Un système productif, même sur petites surfaces

Avec une bonne organisation des strates et un choix intelligent de variétés, la production peut être bluffante.

Ce type de disposition permet d’utiliser chaque mètre carré au maximum, tout en gardant un système vivant, esthétique et riche en biodiversité.

Récolte cucamelon dans un potager dans un jardin-forêt.

Les bases pour réussir un potager en jardin-forêt

Comprendre l’espace : clairière, haies et zones dédiées

Dans un jardin-forêt, tout ne peut pas être potager.

Franck choisit donc une zone dédiée, où rien ne vient gêner la circulation ou le travail du sol : pas de romarin, de thym ou de vivaces pérennes dans cette bande.

Résultat :

un espace clair, productif, facile à gérer, sans conflits racinaires.

Pourquoi privilégier des annuelles dans ces zones

Les vivaces possèdent des systèmes racinaires puissants et durables.

Les annuelles, à l’inverse, nécessitent de travailler légèrement le sol, d’amender, de repiquer, d’arroser régulièrement.

En les séparant, on évite :

  • la concurrence racinaire,
  • les blessures involontaires sur vivaces,
  • les pertes de rendement.

Respecter la morphologie de chaque plante

Une règle simple : laisser à chaque plante l’espace nécessaire pour s’exprimer.

Une betterave serrée produit une petite racine.

Une laitue écrasée ne donne jamais une belle pomme.

Les plantes grimpantes doivent disposer d’un support clair.

Cette logique structure toute l’organisation de Franck.

Salade potager jardin-forêt.

Ce travail d’observation et d’adaptation progressive reflète directement le principe « observer et interagir », essentiel lorsqu’on installe un potager au cœur d’un jardin-forêt.

Les principes basiques

Observer et interagir.

www.permaculturedesign.fr

Variétés utilisées par Franck : productives, rustiques et sans traitement

Tomates résistantes : Montfavet, De Berao

Franck cultive ses tomates sans traitement, même en extérieur.

Son secret : choisir des variétés rustiques, dont il sélectionne lui-même les graines chaque année. Une acclimatation progressive renforce encore leur résistance au mildiou.

Livre Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs

Franck Nathié

La Forêt nourricière – 2025.
29,9 €

La Forêt Nourricière

Salades polyvalentes : focus sur la Radichetta

La Radichetta est une salade extraordinaire :

  • comestible même montée en graines,
  • presque sans amertume,
  • très productive (équivalente à 3 ou 4 laitues par plant),
  • résistante aux limaces,
  • se ressème facilement.

Un incontournable dans une haie potagère.

Légumes racines : betteraves, céleri, navets, céleri-rave…

Ces légumes occupent bien l’espace, remplissent les « trous » entre les cultures à croissance lente et améliorent considérablement la densité productive.

Lianes et plantes grimpantes : haricots, tomates, cucamelon

Les lianes valorisent la verticalité du système :

  • haricots vivaces ou annuels
  • cucamelon
  • variétés grimpantes de tomates…
Récolte de cucamelons dans une une main dans un jardin-forêt.

Concombres robustes : le concombre d’Arménie

Très résistant, il produit jusqu’aux gelées sans traitement.

Un choix idéal pour les zones en haies potagères.

 

Le choix de variétés adaptées et résilientes s’inscrit dans les principes de permaculture « Obtenir une récolte » et «Utiliser et valoriser la diversité », deux piliers d’un système productif et stable dans un jardin-forêt et jardin en permaculture.

Les principes basiques

Obtenir une récolte.

www.permaculturedesign.fr

Les principes basiques

Utiliser et valoriser la diversité

www.permaculturedesign.fr

Lier productivité et simplicité : mélanger strates, densités et cycles

Organiser lianes, couvre-sol et rotations rapides

Une même zone peut produire en continu si l’on planifie des cycles courts.

Pendant qu’une laitue s’installe, on peut semer radis ou roquette autour pour « boucher les trous ».

Gestion fine de la densité

Le principe : occuper l’espace, mais sans étouffement.

Des cultures trop serrées deviennent sensibles aux maladies.

Des cultures trop espacées laissent de la place aux adventices.

Pourquoi la rotation n’est pas toujours nécessaire

Chez Franck, certaines haies accueillent les mêmes légumes depuis sept ans.

Les associations, la diversité, le sol vivant et le choix des variétés rendent les rotations classiques presque inutiles dans ce contexte.

Légumes dans un potager dans un jardin-forêt.

La disposition intelligente de chaque plante selon ses besoins — lumière, espace, support — illustre parfaitement les 2 principes de permaculture suivant :

Les principes basiques

Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes.

www.permaculturedesign.fr

Les principes philosophiques

Intégrer plutôt que séparer.

www.permaculturedesign.fr

Le retour d’expérience : 7 ans de potager en haies

  • Rendement stable d’année en année
  • Très peu de maladies
  • Aucun traitement
  • Un système qui s’équilibre progressivement grâce à la biodiversité

Un excellent exemple de réussite du modèle « jardin-forêt + potager ».

Ces résultats démontrent aussi le principe de permaculture « Un élément remplit plusieurs fonctions » : l’arbre support joue ici un rôle structurel, microclimatique et productif.

Les principes basiques

Un élément remplit plusieurs fonctions.

www.permaculturedesign.fr

L’importance d’expérimenter (et d’accepter de rater)

Dépasser la culture de l’échec

En France, l’échec est mal perçu.

Mais en permaculture : tester = apprendre.

Cette démarche expérimentale, faite de tests et d’ajustements, incarne pleinement « Accepter les feedbacks et réagir de manière créative », un principe fondamental de la permaculture.

Les principes philosophiques

Accepter les feedbacks, les limites et réagir de manière créative.

www.permaculturedesign.fr

Franck Nathié dans un potager dans un jardin-forêt.

Tester variétés, densités, expositions

Chaque région, chaque climat, chaque sol réagit différemment.

Impossible de réussir sans essais réguliers.

Produire ses plants pour expérimenter sans risque

Faire ses semis, multiplier ses plants, bouturer : cela réduit le coût des tests et encourage la découverte.

Un principe simple et vrai, qui résume parfaitement la philosophie de Franck.

Qui ne se plante jamais n’a aucune chance de pousser !

Aller plus loin : créer votre propre micro jardin-forêt productif

Si vous souhaitez reproduire cette approche, mais avec une méthode complète, structurée et adaptée aux petites surfaces, nous avons développé une formation avec Franck Nathié.

Elle vous aidera à :

  • comprendre les strates,
  • choisir les variétés adéquates,
  • organiser l’espace,
  • éviter les erreurs de débutant,
  • créer un système productif, même sur très petite surface.

👉 Découvrir la formation « Le micro jardin-forêt productif »

Multiplication – Taille & ressources variétales

Multiplication – Taille & ressources variétales

Franck Nathié

La Forêt nourricière – 2022.
28 €

La Forêt Nourricière Librairie permaculturelle

Conclusion

Associer potager et jardin-forêt est non seulement possible, mais extrêmement productif lorsqu’on respecte la lumière, les racines, l’espace et les variétés.

C’est une approche qui récompense la patience, l’observation et l’expérimentation.

À vous de tester, de rater un peu… puis de récolter beaucoup ! 🌱

The post Comment créer un potager dans un jardin-forêt ?     appeared first on PermacultureDesign.

Créer la mare naturelle idéale pour votre jardin : 7 exemples concrets pour vous guider

Créer une mare naturelle transforme un jardin.

Plus de fraîcheur, plus de vie, un paysage plus beau, un équilibre écologique renforcé… mais une question revient toujours : « quelle est la mare idéale ? »

La vérité, c’est qu’il n’existe pas de mare parfaite en général.

En revanche, il existe la mare idéale pour votre jardin, votre sol, votre climat et surtout vos objectifs, bref « VOTRE mare idéale ».

Dans cet article, nous vous emmenons sur notre écocentre, où nous avons déjà conçu et réalisé sept mares différentes, toutes reliées entre elles et chacune pensée pour un rôle précis. C’est la meilleure manière de vous aider à choisir celle qui vous correspond vraiment.

 

Découvrez en vidéo les 7 mares naturelles décrites dans cet article
👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Pourquoi une « mare idéale » n’existe pas (mais la vôtre, oui)

Chaque terrain est différent

Un sol argileux ne se comporte pas comme un sol sableux.

Un terrain en pente n’offre pas les mêmes possibilités qu’une parcelle plate.

Une mare en plein soleil ne réagit pas comme une mare à l’ombre.

Vos objectifs dictent la forme, la taille et la technique

Biodiversité, stockage d’eau, baignade, fraîcheur, esthétique, infiltration, irrigation…

Chaque fonction impose des choix différents : profondeur, pente, étanchéité, volume, emplacement.

Les 4 erreurs classiques

  • copier un modèle sans tenir compte du sol ou du climat
  • sous-estimer la gestion des trop-pleins
  • mal anticiper les usages futurs du jardin
  • creuser trop petit (l’une des erreurs les plus courantes)

Visite guidée : 7 mares réelles, 7 objectifs différents

Nous avons réalisé ces ouvrages sur notre écocentre près de Bordeaux en moins de deux ans.

Chacun répond à une intention spécifique et illustre un principe simple : la mare idéale est celle qui sert votre projet.

1. La mare contemplation & biodiversité

Cbjectif : créer un espace vivant, esthétique et apaisant.

  • étanchéité en EPDM pour garder l’eau toute l’année
  • connexion à une toiture pour l’alimenter
  • filtration par gravier + pompe silencieuse pour une eau très claire
  • proximité des bureaux pour profiter du bruit de l’eau
  • ponton et transats pour observer la faune

Dès les premières semaines : libellules, notonectes, amphibiens, plantes aquatiques… la vie s’installe immédiatement.

Mare naturelle magnifique vue du ciel

2. La mare de stockage pour irriguer le verger

Objectif : stocker 15 m³ d’eau placés juste au-dessus du verger.

  • étanchéité indispensable pour garder l’eau en permanence
  • irrigation gravitaire (économie d’énergie)
  • zone en partie ombragée pour limiter l’évaporation
  • petite plage plantée pour la faune et les sorties d’animaux

Une mare sobre, technique, pensée pour la fonction.

Mare naturelle avec stockage eau.

3. La mare esthétique reliée à une rivière

Objectif : créer un paysage vivant et un milieu complémentaire.

  • rivière artificielle avec bruit d’eau façon torrent
  • oxygénation permanente
  • esthétique très intégrée dans le terrain
  • reconnexion à une seconde mare

Le son de l’eau change littéralement l’ambiance du lieu.

Mare naturelle proche maison.
Passage sur rivière

4. La zone de filtration naturelle

Objectif : obtenir une qualité d’eau baignable.

  • bassin peu profond en surface, mais 1,40 m de profondeur totale remplie de graviers
  • rôle des bactéries + circulation douce de l’eau
  • eau claire comme celle du robinet

C’est un exemple parfait de filtration naturelle : simple, durable et incroyablement efficace.

Mare de filtration, eau pure.

5. La mare pour les hirondelles

Objectif : aider ces oiseaux à nidifier sur le site.

  • zone de boue accessible pour la construction des nids
  • emplacement en bord de prairie pour favoriser l’alimentation en insectes
  • forme allongée pour permettre un passage rapide en vol
  • connexion aux autres mares pour garantir l’eau

Peut-être nidifieront-elles cette année ; en attendant, toute la faune profite de cet habitat.

Mare naturelle pour les hirondelles.

6. La mare sans étanchéité : fonctionnement, limites et contexte

Objectif : infiltrer, rafraîchir, accompagner le paysage.

  • sol argilo-limoneux qui retient assez bien l’eau
  • variations de niveau importantes selon les saisons
  • faunes différentes des mares étanches
  • rôle clé dans le maintien de la fraîcheur estivale

Une mare vraiment naturelle, mais qui demande un apport d’eau régulier si vous souhaitez qu’elle reste pleine.

7. La noue d’infiltration

Objectif : réinfiltrer l’eau avant restitution au ruisseau.

  • simple creux dans le sol
  • récupère les trop-pleins des mares amont
  • remplit puis infiltre
  • excès d’eau redirigé vers un ruisseau existant

Un ouvrage minimaliste, mais indispensable dans un réseau cohérent.

Permaculture Design devant une noue d'infiltration.

🔍 Comment choisir la mare qui vous convient vraiment ?

Identifiez vos objectifs

Biodiversité, stockage d’eau, baignade, fraîcheur, esthétique, régulation thermique…

Selon votre priorité, la conception change complètement.

Analysez votre sol et vos apports en eau

  • argile = bonne rétention
  • sable = perte rapide
  • toiture = alimentation fiable
  • pente = opportunité de créer un réseau

Pensez aux trop-pleins et aux connexions

Une mare sans trop-plein mal géré peut devenir un problème.

Un réseau bien conçu, au contraire, amplifie l’efficacité de chaque ouvrage.

Intégrez la mare dans votre projet global

Une mare seule fonctionne, mais une mare intégrée au potager, au verger, aux haies ou aux zones d’ombre transforme entièrement le lieu.

🌱 Les principes de permaculture à l’œuvre

Les principes de permaculture aident à faire des conceptions de lieux très efficaces et résilients.

Voici quelques-uns des principes mis en œuvre sur ce réseau de 7 mares

Les principes basiques

Collecter et stocker l’énergie.

www.permaculturedesign.fr

Ici, l’énergie = l’eau. Chaque mare capture, stocke et redistribue.

Les principes basiques

Utiliser et valoriser la diversité

www.permaculturedesign.fr

Plusieurs ouvrages = plusieurs habitats, donc plus de résilience.

Les principes philosophiques

Intégrer plutôt que séparer.

www.permaculturedesign.fr

Les mares communiquent entre elles. C’est ce qui crée un système. De plus, chaque mare a été prévu pour s’intégrer au mieux dans son contexte immédiat.

Les principes philosophiques

Travailler avec la nature et non contre elle

www.permaculturedesign.fr

Sol, pente, apports naturels… tout est utilisé plutôt que contraint.

Les principes philosophiques

Faire de petites actions pour de grands changements.

www.permaculturedesign.fr

Une seule mare suffit à transformer un jardin dès le premier jour.

💧 Étanchéité ou pas ? Le bon raisonnement

Quand l’étanchéité est indispensable

  • stockage d’eau
  • irrigation
  • mare baignable
  • maintien d’un niveau constant
  • mare à forte valeur de biodiversité

Quand l’argile peut suffire

  • sols argileux riches
  • zones humides naturelles
  • mares à vocation écologique
  • mare avec une source toute l’année

Attention aux pertes d’eau inattendues

Sol hétérogène, racines, animaux fouisseurs… l’étanchéité (et une bonne conception et réalisation) résout beaucoup d’aléas.

Biodiversité : des différences majeures

Les mares étanches offrent plus de diversité, car elles maintiennent l’eau toute l’année et permettent à la faune et flore des conditions optimales.

Les mares naturelles attirent d’autres espèces, adaptées à la fluctuation.

Si vous avez le choix, plutôt que choisir entre étanchéité « OU » pas d’étanchéité, préférez le « ET » et faites les 2 mares.😉

Deux mares c’est mieux qu’une !

Mare naturelle avec un ponton et des plantes aquatiques.

🌼 Une mare transforme votre jardin dès le premier jour

  • première faune dans les heures qui suivent
  • fraîcheur sensible dans un rayon large
  • régulation thermique du microclimat
  • paysage subitement plus vivant et plus cohérent

Ce n’est pas un simple bassin : c’est un pivot écologique.

Fleur de nénuphar dans une mare naturelle.

🎓 Aller plus loin : créer votre mare en toute sécurité

La formation en ligne « créer une mare naturelle de A à Z »

Dans ce programme, vous trouverez :

  • comment définir précisément vos objectifs
  • comment dimensionner votre mare
  • comment préparer votre chantier (matériaux, volumes, logistique)
  • toutes les étapes filmées, du creusement à la plantation
  • les erreurs qui coûtent le plus cher
  • l’entretien long terme

🎓 Découvrez notre formation complète

Formation permaculture Créer une mare naturelle

🌿 Conclusion : choisissez la mare qui servira le mieux votre lieu

Il n’existe pas de mare idéale pour tout le monde.

Mais il existe votre mare idéale, adaptée à votre terrain, votre climat et vos objectifs.

Visionnez la vidéo, explorez les différentes possibilités, et si vous voulez aller plus loin, appuyez-vous sur la formation ou un accompagnement personnalisé.

Une mare bien pensée change tout.

The post Créer la mare naturelle idéale pour votre jardin : 7 exemples concrets pour vous guider appeared first on PermacultureDesign.

Installer une ruche dans son jardin : bonne idée ou fausse bonne idée ?

Beaucoup de jardiniers rêvent d’avoir une ruche chez eux.

C’est beau, symbolique, on imagine le miel maison… et l’idée de « sauver les abeilles » revient partout.

Mais une ruche, c’est aussi environ 40 000 abeilles qui arrivent d’un coup dans un écosystème parfois fragile.

Alors… est-ce vraiment une bonne idée ?

Ou une fausse bonne idée qui pourrait nuire aux autres pollinisateurs de votre jardin ?

Dans cet article, nous faisons le point avec Thierry Masson, spécialiste de l’apiculture naturelle, et deux familles qui ont installé une ruche chez elles.

Vous aurez ainsi une vision claire pour décider en conscience.

Découvrez cet article en vidéo
👇👇👇

Si vous ne visualisez pas notre vidéo sur cette page, 3 solutions :

Une envie esthétique, symbolique… ou écologique

Pour beaucoup, la ruche représente un geste pour la nature.

C’est aussi un objet rassurant : on imagine les abeilles comme des alliées, utiles et douces.

Les idées reçues à dépasser

  • « Avoir une ruche, ça aide forcément les abeilles. »
  • « Ça améliore la pollinisation partout. »
  • « C’est simple à gérer. »

Dans la réalité, ces affirmations ne sont vraies qu’à certaines conditions.

Les bonnes questions à se poser

  • Mon jardin peut-il vraiment nourrir une colonie ?
  • Y a-t-il déjà des ruches près de chez moi ?
  • Suis-je prêt à observer, apprendre, m’adapter ?
Ruche dans un jardin en permaculture.

Les principes de permaculture utiles pour décider d’installer une ruche

Observer et interagir

www.permaculturedesign.fr

Avant d’installer une ruche, il est essentiel d’observer son lieu : diversité florale, pollinisateurs présents, ressources disponibles, continuité des floraisons, dynamique générale du vivant.

Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables & biologiques

www.permaculturedesign.fr

Les abeilles — domestiques et sauvages — fournissent un service essentiel : la pollinisation. L’objectif n’est pas d’ajouter artificiellement plus d’abeilles, mais de soutenir un écosystème équilibré.

Utiliser et valoriser la diversité

www.permaculturedesign.fr

La diversité végétale et structurelle du jardin conditionne l’équilibre : arbres, arbustes, herbacées, haies, friches, zones humides… Plus la diversité est forte, plus la ruche trouve sa place sans pression sur les autres espèces.

Utiliser et valoriser l’effet de bordure.

www.permaculturedesign.fr

Lisières, haies, zones non tondues et micro-habitats sont des espaces extrêmement riches en pollinisateurs. Ils améliorent la disponibilité des ressources tout au long de la saison.

Les principes philosophiques

Intégrer plutôt que séparer.

www.permaculturedesign.fr

Une ruche n’est pas un objet isolé. Elle doit s’intégrer dans un système complet : floraisons étalées, refuges pour pollinisateurs sauvages, zones de friche, points d’eau, diversité d’essences.

Le problème est la solution.

www.permaculturedesign.fr

Manque de pollinisateurs ? Le réflexe n’est pas d’ajouter une ruche, mais de refleurir, laisser des zones sauvages, planter des espèces endémiques et restaurer les habitats.

Travailler avec la nature et non contre elle.

www.permaculturedesign.fr

Privilégier des abeilles locales, éviter la surdensité, respecter le rythme naturel des colonies : l’apiculture naturelle s’aligne avec les dynamiques du vivant.

Les bénéfices réels d’une ruche au jardin

Pollinisation et production de fruits

Une colonie active peut booster la fructification, surtout dans un jardin déjà riche en plantes mellifères.

Dynamique du vivant : énergie et présence

Les abeilles apportent une énergie unique au lieu.

Observer leur activité crée un lien fort avec le vivant.

Un outil pédagogique pour toute la famille

Une ruche, c’est un formidable support d’apprentissage pour petits et grands.

Témoignage n° 1 : diversité végétale et impact positif

Dans un terrain de 20 ha pensé en permaculture, la ruche cohabite parfaitement avec d’autres pollinisateurs : floraisons étalées, diversité d’arbres, habitats multiples…

Bourdon qui butine une fleur dans un jardin en permaculture.

Les limites qu’on oublie (et qui changent tout)

Une ruche = 40 000 abeilles

C’est un apport massif. Sans ressources suffisantes, cela met en difficulté les pollinisateurs sauvages.

Le risque de sur concurrence

Une trop forte densité de ruches entraîne une compétition directe pour les ressources.

Les dérives de la transhumance

Ramener 40–50 ruches pour la miellée crée une pression énorme sur l’écosystème local.

Témoignage n° 2 : cohabitation, émotions et équilibre

Une famille raconte comment la ruche a trouvé sa place grâce à un jardin riche en diversité, sans conflit entre insectes.

Réchauffement climatique : un contexte qui complique l’équilibre

Des floraisons qui se compactent

La saison de butinage est plus courte, avec des floraisons plus rapprochées.

Sorties précoces → manque de nourriture

Les abeilles sortent plus tôt, mais les fleurs ne sont pas encore là.

Réserves en baisse

Moins de butinage, plus de consommation : les colonies sont fragilisées.

Ce que dit un spécialiste de l’apiculture naturelle

Le bon nombre de ruches

Pour Thierry :

  • chez un particulier : 3 à 5 ruches max
  • chez un professionnel : 20 ruches max en sédentaire, avec refloraison active

Quels types d’abeilles privilégier ?

L’abeille locale, croisée naturellement, reste la meilleure option.

Ne pas opposer abeilles domestiques et pollinisateurs sauvages

Les deux cohabitent si l’environnement est équilibré.

Le rôle essentiel des plantes locales

Plus les floraisons sont variées, étalées et adaptées au climat, plus l’écosystème est résilient

Ruches dans un jardin en permaculture.

Comment savoir si votre jardin peut accueillir une ruche ?

Ce qui compte réellement

Pas la taille du jardin, mais sa richesse : haies, zones humides, friches, arbres, fleurs…

Présence d’autres ruches dans le voisinage

La pression s’accumule.

Capacité florale

Le jardin offre-t-il du nectar et du pollen de mars à juillet ?

Le test simple

Observer les pollinisateurs sauvages déjà présents : bourdons, papillons, abeilles solitaires.

Abeille charpentière qui butine une fleur dans un jardin en permaculture.

Que faire si votre lieu n’est pas prêt ?

Planter pour étaler les floraisons

Prunellier, pissenlit, amélanchier, saule, noisetier, châtaignier…

Créer des habitats pour pollinisateurs sauvages

Souches, hautes herbes, bois morts, zones non tondues.

Repenser la gestion du jardin

Moins de contrôle, plus de vie.

Alternatives à la ruche

Bandes fleuries, hôtels à insectes, micro-habitats.

Plantes mellifères pour accueillir une ruche dans un jardin en permaculture.

Si vous installez une ruche : les bonnes pratiques essentielles

Bien placer la ruche

À l’abri du vent, hors du passage, exposition douce.

Observer plutôt qu’intervenir

Approche respectueuse et centrée sur le vivant.

Rester modéré

Une ou deux ruches suffisent largement.

Se former

Indispensable pour ne pas fragiliser le système.

Ruche tronc dans un jardin en permaculture.

Conclusion : la ruche peut être une bonne idée… à certaines conditions

Installer une ruche n’est ni une évidence ni une erreur.

C’est un geste puissant — à condition d’être préparééclairé, et d’avoir un jardin qui peut réellement soutenir une colonie.

Si l’équilibre est là, l’expérience peut être magnifique.

Avant tout : pourquoi veut-on une ruche ?

Abeille qui butine une fleur dans un jardin en permaculture.

À bientôt 👋
L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

Retrouvez Thierry Masson sur son site web :
https://lesbutineursdubonheur.com

The post Installer une ruche dans son jardin : bonne idée ou fausse bonne idée ? appeared first on PermacultureDesign.

Réunion physique au Battement d’Ailes : RNP, site internet et design de Brin de Paille

Une dizaine de membres de Brin de Paille se sont retrouvé.es pour avancer sur les différents projets de l’asso ! Site internet, RNP, temps plenière...

Tags:  , ,

Del.icio.us
Facebook
TweetThis
Digg
StumbleUpon



Copyright © Brin de paille [Réunion physique au Battement d’Ailes : RNP, site internet et design de Brin de Paille], All Right Reserved. 2024.

Rencontres Nationales de Permaculture 2023

Brin de Paille et Le Battement d’Ailes organisent avec vous la 9ème édition des Rencontres Nationales de Permaculture qui auront lieu cet été du 17 au 20 août 2023 !

Tags:  , , ,

Del.icio.us
Facebook
TweetThis
Digg
StumbleUpon



Copyright © Brin de paille [Rencontres Nationales de Permaculture 2023], All Right Reserved. 2024.

Weekend de réunion BDP Avril 2023

Nous voulions aujourd’hui célébrer la puissance d’utiliser les outils de la permaculture selon le prisme social et humain notamment dans sa dimension Politique*. Nous pensons que si l’on veut respecter les éthiques et les principes de la permaculture, cela nécessite d’interroger en permanence nos relations aux autres (dominant.e/dominé.e, marchand/non marchand, exploité.e/exploiteur.ice, égoïste/altruiste, méritant.e/rejeté.e-rabaissé.e, etc.), nos idéologies, nos préjugés mais aussi interroger les mécanismes moins visibles que sont les structures sociales, les institutions, les pratiques culturelles qui génèrent les privilèges et les oppressions.

Tags:  , , , ,

Del.icio.us
Facebook
TweetThis
Digg
StumbleUpon



Copyright © Brin de paille [Weekend de réunion BDP Avril 2023], All Right Reserved. 2024.